Le chant de la fleur de lune ~

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Aventure #1 écrite Mar 30 Déc - 22:18


Combien de temps s'est il écoulé déjà ? Tu en as perdu le compte tant il te semble long. Le museau posé dans la terre infertile, qui couvre le sol de la grande pièce, tu attends. Qu'attends tu au juste ? Qu'un de ces stupide humain vienne et réussisse les épreuves que ta mère Terra t'as confiées ? Un long soupire romps le silence monotone qui trône dans ta tour désertique. Si seulement tu pouvais atteindre cette liane de lierres en retrait d'une des fenêtre. Tu as déjà essayer de briser la matière translucide des milliers de fois, t’épuisant, te baissant même ! Sans aucun résultat, et résignée tu as regardé les ronces, seule végétation abritée par la prison, envahir les murs. Leurs épines se mêle souvent à ton poil rendu terne par la tristesse et les multiples traces d'agression de cet ennemi orne ton corps pour toute les fois ou tu a voulu le maitriser. Le détruire.
Tu observes la salle. Grande. Vide, hormis les ronces. Cette dernière est de forme octogonale et un mur sur deux est composé d'un immense panneau de verre couvrant toute sa surface. Cela ressemble à une serre. Mais la terre présente ici est incapable de faire pousser le moindre végétal. Tu roule sur le dos et regarde avec envie la fresque fleuries de milliers de corolles colorées qui orne le plafond en dôme. Ta forêt te manque tant. Chaque brin d'herbe, chaque fleur, chaque arbuste, ou arbre, toutes ces créations de Terra que tu ne reverra sans doute plus jamais. Tu roule de droite a gauche, salissant d'avantage ta belle fourrure blanche, tu t’ennuie tellement. Toi qui aime tant t'amuser, découvrir de nouvelles choses, faire de nouvelle rencontre et expérience, ainsi isolée, tu dépéris.
Ton regard se pose sur la porte scellée, tu te rappelle vaguement à quoi elle ressemble de l’extérieur, tu l'a vue le jour ou Terra t'a amenée ici et tu as bonne mémoire. Tu sais qu'elle est composée d'un bois sombre et qu'elle est entourée d'une végétation luxuriante, ce qui t'avais fais espérer que la salle en était remplie. Quel faux espoir. En haut de la porte est gravée une couronne de fleur avec au centre, tes armoiries, une fleur de lune épanouie dans un cerce d'argent. Ce dernier avait surement perdu son éclat depuis le temps que tu étais enfermée en ces lieux.  Une mélodie mélancolique traversa ton esprit et ta voix s’éleva dans la pièce, résonnant contre les parois ().

~
Le bourgeon de nos rêves fleurit et s'élève vers le ciel,
Remplissant nos cœurs d'un doux parfum.
J'entends le rythme de l'amour
Qui a transcendé les saisons pour venir me voir. 

Si je murmure "Je t'aime",
Le monde entier l'entendra-t-il ? 
J'ai baissé les yeux par embarras
Mais tu as pris ma main et couru.
~
Ta voix cristalline, rendu rauque par les larmes que tu retenais, au souvenir du jour ou tu avais créé ces paroles avec des fillettes du village, s'estompa, rendant le silence encore plus lourd et pesant qu’auparavant. Le chant des oiseaux et de la faune extérieure ne t'atteint même pas dans ta cage. Tu ferme les yeux. Absorbée aussitôt par des milliers de souvenirs heureux. Peut être y a t il encore une chance. Tu te promets de leur laisser une chance.
Des pas résonnent soudain dans le temple, proche du couloir ou se trouve ta porte, est ce encore une de ces chimère que créer l'esprit pour se consoler ?
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Yuurei Akuma
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Aventure #2 écrite Mer 31 Déc - 19:29

Le Rôdeur venait de sortir du temple, ayant fini par réussir l'éprouvant épreuve de Sylvecroc. Cet être était mythique mais son épreuve était beaucoup plus difficile qu'il ne l'avait envisagé au départ. Le Rôdeur respirait enfin de l'air frais hors du temple de la Terre, regardant son invocation retourner à sa liberté après presque trente ans d'exil forcé bien qu'involontaire. Le Rôdeur allait repartir quand il senti quelque chose de différent, comme un oubli.

Le Rôdeur ne mit pas longtemps a constaté quel était l'oubli en sentant ce poids en moins sur ses épaules : Yuurei avait oublié son sac à dos dans la cellule de Sylvecroc. Tandis que le Rôdeur redescendait seul les marches quatre à quatre, essayant de ne pas se tromper dans les tournants permettant d’accéder à la cellule de Sylvecroc. Bien sur ce fut au bout d'un très long moment que le Rôdeur fut perdu, à savoir environ cinq minutes.

Ce fut pendant ses pérégrinations, ses détours hasardeux et ses retours dût au hasard que le Rôdeur tomba nez-à-nez devant une porte en bois. c'était une belle porte massive, en bois sombre mais chaud, sans doute de l'hêtre ou du merisier. Cette magnifique porte se trouve une fleur de lune en métal clair, sans doute de l'argent. Autour de la porte, il y avait diverses plantes grimpantes, clématites, jasmins, lierres.

Derrière la porte, un petit bruit se fait entendre, comme une complainte, un chant triste d'une personne triste. Le Rôdeur écoutait la complainte de la créature enfermée dans ses lieux. C'était une voix qui se devait être claire et pure que des sanglots rendaient rauque par moments. Le rôdeur était derrière la porte, la main posée sur le bois, et le front contre la porte, attendant que la mélodie finisse.

Une fois le chant tût, le Rôdeur tapât à la porte, demandant à la créature enfermée ici de sa voix grave mais douce d'un homme rassurant sur bien des points.

" Vous êtes la ? Tout vas bien ou vous avez besoin d'aide ? "

Derrière cette porte devait se trouver une autre invocation de la terre, ou une autre créature de la terre. Mais peu importe, ce que le Rôdeur a entendu derrière cette porte est avant toute chose la mélancolie d'une personne d'une tristesse qui le dépassait. Instantanément, le Rôdeur pensait que cette personne aussi avait besoin d'être libéré d'une prison qui la retenait depuis trop longtemps.



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Aventure #3 écrite Jeu 1 Jan - 4:09


Une voix résonna soudain. Grave et chaleureuse à la fois, cette dernière résonna dans la salle vide, se répercutant contre les murs en un échos qui se tue rapidement. Devait elle répondre. Diya hésita, se demandant quelle personne se trouvait derrière la porte de sa prison. Une peur irrépressible de voir la personne partir en l'abandonnant à nouveau à ce silence qui la rongeait chaque jour d'avantage fit battre son cœur plus fort. Beaucoup de ses frères et sœurs auraient ignorés l'humain ou lui aurait ordonné d'entrer ou de partir, mais la fille de Terra ne pouvait se résoudre à laisser passer une chance de savoir ce qu'il se passait dehors. Alors la petite créature décida de répondre à l'humain sans tenter de l'influencer afin qu'il entre dans sa chambre. D'une voix rongée par l'ennui et la solitude elle déclara :
" Ou pourrais-je être d'autre, humain. Contrairement à toi je ne suis pas libre de mes mouvements. Je ne peux ni sortir de cette pièce, ni y faire importer de quoi la détruire. "
Sa première réponse, plus triste qu’agressive, révélait à quel point le désespoir avait envahit la faible demi-déesse. Elle qui aimait tant jouer, rire, et profiter de la vie, avait tout perdu depuis l’emprisonnement. Son village, ses créations aux parfums enchanteurs et aux corolles chatoyantes, les villageois qui lui apportaient autant de joie que de problèmes, tout avait disparut. Ne restait pour la déité que cette pièce ou seule les ronces parvenaient à pousser. Envahissant chaque centimètres de sa prison ou la lumière peinait à entrer. Une larme, amère, roula sur le pelage de la boule de poils bicolores alors qu'elle ajoutait de sa voix fluette, habituellement douce et enjouée, que le chagrin rendait rauque et monotone :
" Dis moi humain. Si l'on t'enlevait tout ce à quoi tu tenais pour t'enfermer dans une pièce sinistre et déprimante pendant des siècles, comment irais-tu ? J'ai cessé de me demander si je devais sombrer dans la folie ou continuer à espérer. J'attends que quelqu'un pousse cette lourde porte. C'est tout."
Les yeux à présent tournés vers l'unique entrée de la cellule, la demi-déesse écoute, attentive. Elle tente d'imaginer à quoi ressemble cet humain. Est il grand ? Petit ? Musclé ou aussi fin qu'une brindille. La petite créature poilue voudrait qu'il entre. Juste pour voir à quoi il ressemble, quelques instants, pas plus. Si seulement. La voix brisée de la déité reprend face au silence :
" Je suppose que tu as déjà fait ici ce pour quoi tu es venu, sans quoi tu ne perdrais ton temps à parler à une enfant des dieux depuis l’extérieur de sa cellule. Ne t'inquiète pas pour moi. J'attendrais mon tour. Va et prend soin de celui qui t'accompagne désormais, mes frères et sœurs sont rarement méchant, parfois juste un peu maladroits."
Un sourire tendre vient faire briller les yeux de la petite chimère, mi féline mi canine, dont le cœur serré, attend que l'humain parte pour se dissoudre dans la fureur libératrice du chagrin. Non ce n'est pas encore son tour, pas aujourd'hui pense t elle alors que tout son être se tend vers le panneau de bois, à l'affût du moindre mot. Si seulement l'homme connaissait la couleur du silence, il saurait, non, il comprendrait, qu'elle a peur. Peur qu'il parte et laisse à nouveau ce dernier régner sur son éternelle prison de ronces.
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Yuurei Akuma
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Aventure #4 écrite Jeu 1 Jan - 14:55

Le rôdeur attendait, le front posé contre la porte en bois. Le Rôdeur attendait la réponse à sa question. Réponse apportée par la voix triste et solitaire, si solitaire elle est vraiment. Cette réponse ne tarda pas, les mots étaient incisifs mais la voix n'était pas agressive. Elle contenait de la mélancolie, de la tristesse mais pas de violence.

" Ou pourrais-je être d'autre, humain. Contrairement à toi je ne suis pas libre de mes mouvements. Je ne peux ni sortir de cette pièce, ni y faire importer de quoi la détruire. Dis moi humain. Si l'on t'enlevait tout ce à quoi tu tenais pour t'enfermer dans une pièce sinistre et déprimante pendant des siècles, comment irais-tu ? J'ai cessé de me demander si je devais sombrer dans la folie ou continuer à espérer. J'attends que quelqu'un pousse cette lourde porte. C'est tout."

Yuurei réfléchit un instant. La consigne était claire et la créature derrière cette porte se détruisait à petits feux à cause de sa solitude et de sa tristesse. Pauvre enfant de Terra qui se retrouvait enfermée ici bas. Yuurei empoignait la poignée de la porte et essayait de l'ouvrir, en tirant : pas de résultats, en poussant, pareil. Le rôdeur commença à regarder si la porte était bien réelle et non pas simplement dessinée tellement elle ne bougeait pas. Le Rôdeur soupira et répondit à la question, essayant d'être honnête en imaginant l'horreur que serait pour lui ce châtiment.

" Et bien, si on me privait de ma famille, de mes amis, de ma forêt... Et si on me condamnait à rester enfermé dans une cellule vide. Je pense qu'il ne me faudrait que quelques jours pour devenir fou... Et mort en moins d'un mois. Je ne pense pas vivre sans les miens, et encore moins sans ma Forêt. Je suppose que tu es la depuis très longtemps du coup, je comprend ta tristesse. Mais je ne suis pas un ennemi".

Le rôdeur attendait derrière la porte, espérant un bruit, un mouvement, n'importe quoi indiquant qu'il pouvait réessayer d'ouvrir cette massive porte de bois. Devant l'absence de signal, le Rôdeur repris simplement sa position, la main droite et le front posé sur les planches d'hêtre. Yuurei attendait une réponse de la créature mélancolique, enfermée dans cette cellule depuis plus longtemps qu'une mémoire d'hommes. Ce fut une voix brisée, pleine de chagrin qui répondit au Rôdeur à travers les panneaux de bois.

" Je suppose que tu as déjà fait ici ce pour quoi tu es venu, sans quoi tu ne perdrais ton temps à parler à une enfant des dieux depuis l’extérieur de sa cellule. Ne t'inquiète pas pour moi. J'attendrais mon tour. Va et prend soin de celui qui t'accompagne désormais, mes frères et sœurs sont rarement méchant, parfois juste un peu maladroits."

Yuurei soupira. En effet il avait délivré Sylvecroc, l'invocation de Lilith, mais cela n’empêchait pas de libérer celles qui en avait besoin ou n'avaient pas mérité leur sort. Le Rôdeur resta un moment immobile et attendit une autre phrase de la créature au ton esseulé, réfléchissant lui-même  à quoi lui répondre. Voyant que rien ne se passait, Le rôdeur répondit à la créature derrière la porte.

" En effet j'ai délivré Sylvecroc, peut-être le connais-tu. Cela n’empêche pas que je puisse te libérer aussi... Si  toutefois tu souhaite sortir. Le ton de ta voix, bien plus que tes paroles, me fait penser que tu ne veux pas rester enfermée ici."

Yuurei marqua un instant de pose, avant de reprendre de plus belle. De son timbre de voix se voulant rassurant, il ne voulait pas effrayer la créature derrière cette porte mais bien l'aider. Peut-être fallait-il qu'il la mette en confiance ? Yuurei entrepris de faire ce que les personnes socialement aptes font pour socialiser.

" Ecoute, mon nom est Yuurei Akuma, je suis un Rôdeur vivant dans la Forêt Faste. Je serais enchanté d'ouvrir cette porte mais elle ne veux pas bouger d'un pouce. Tu as une astuce qui pourrait m'aider à l'ouvrir ? "

Tandis que le Rôdeur confiait ceci à l'invocation, il tournait la poignée et essayait de tirer ou de pousser la porte voir si elle bougeait un peu.



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Aventure #5 écrite Jeu 1 Jan - 16:38

[Je commence à partir du premier rp de Diya puisque nous ne sommes censé nous croiser avant la décision finale.]

Le mont Olympe se situait non-loin de Calameth, c’était même l’un des territoires de prédilection des villageois qui dans l’espoir de fleurir les champs et d’améliorer les récoltes, traversaient la montagne jusqu'au temple de la Terre. Luce était arrivée à son village natal dans l’espoir de convaincre Caïn Hastianno, son père, de rester à Lüh sans qu’il n’envoit Barry, son ami et associé à sa recherche. Malheureusement, il fut absent lorsqu’elle arriva dans la demeure Hastianno. Luce, ainsi que Winglece durent passer quelques temps dans les lieux en espérant que son père reviendrait bientôt. Son retour dans la demeure, les retrouvailles avec sa famille ainsi que Pétronille, la préceptrice de Luce, raviva ses souvenirs et par la même un de ces souhaits d’enfant avant que son départ précipité ne brusque les choses. Luce voulait aider les invocations.

Il arrive à Calameth que l’on choisissent un groupe de jeunes adultes, considéré comme digne d’obtenir une invocation, pour les conduire vers le temple de la terre dans l’espoir de rentrer chez soi avec un nouveau coéquipier pour son avenir. Les invocations, pour Calameth, était un moyen nécessaire d’assurer une bonne vie professionnelle au sein de la société. Pour d’autres, il s’agissait simplement d’une mode qui cessera bien vite une fois que l’on aura puiser toute leur énergie. Luce avait rejoint l’un de ces groupes vers le temple de Terra. Elle ignorait jusqu’aux raisons mêmes de son départ avec le petit groupe de jeunes adultes qu’elle ne connaissait que de vue. La bibliothécaire ne se souvenait presque d’aucun d’eux si ce n’est de Liina Dauser, la petite-fille d’un vieux chasseur qui livrait ses proies à l’auberge pour qu’il puisse le cuisiner le soir. Elle était très souvent dans les nuages et peinait à suivre les traces de son grand-père. Liina espérait qu’avec l’aide d’une invocation, elle pourrait sans doute améliorer sa chasse. Luce ne disait rien. Elle ne voulait pas se fâcher avec son amie d’enfance. Les Hommes avaient tous leur façon de voir les divinités et elle était elle-même une marginale par rapport à la pensée de l’opinion commune. Les invocations n’étaient en rien un objet de mode ou un grigri garantissant une bonne vie: C’était des êtres vivants.

Le guide, un homme d’une quarantaine d’année au sourire franc et aux cernes colorés expliqua au groupe les diverses consignes à suivre lorsque l’épreuve commençait. Les invocations se permettaient par moment d’en faire voir de toutes les couleurs aux participants, certains arrivaient mêmes à faire regretter l’humain de sa décision. Les âmes sensibles se devaient de tenir le coup et de prendre sur eux puisqu’une invocation connaissant la limite de l’humain pouvait très certainement le manipuler à sa guise sans une once de pitié. Les jeunes gens suivaient attentivement ses instructions, posant même par moment des questions à ce dernier durant le voyage. L’homme s’arrêta devant une structure ancienne dont on pouvait cerner au dessus de la porte le sigle de Terra.

“Mes amis, je vous présente votre destin.”



Luce s’était séparée du groupe. Chacun avait emprunté des chemins différents, ils s’éparpillèrent au fur et à mesure que leurs instincts les guidaient sur une voie qui leur semblait meilleure. Liina avait également prit un autre chemin, elles s’étaient séparées, se souhaitant de réussir avant de partir chacune de leur côté. Elle ignorait vers qui se tourner, peut être se retrouvera-t-elle devant une cellule vide, une invocation hargneuse, endormie, à l’esprit rêveuse ou non. Elle faisait confiance en son destin, ses pas l’avait mené il y a des mois de cela vers Winglece, sans doute trouvera-t-elle une toute autre invocation. Elle appréhendait déjà, sans même avoir commencé les épreuves, la première impression que l’être aura d’elle. Il était sans doute trop tard pour y songer, ses pas la menèrent au chant cristallin et quelque peu morose. Sa voix transperça son cœur d’une douce lame, il se pinça à l’écoute des paroles de l’invocation. Ce chant mélancolique et cette voix brisée lui rappelait tristement ses souvenirs d’enfants, ceux dans lequel, une petite fille baisait respectueusement la main de sa mère sans qu’aucun regard ne fut lancé. Ceux de l’enfant qui n’avait su comprendre pourquoi ses parents ainsi que son frère se refusaient de lui offrir ne serait-ce qu’un sourire, une tendresse, un regard affectueux envers elle. Luce ferma les yeux, un sourire triste sur ses lèvres, la paume de sa main contre la porte. D’une voix entrecoupée par sa gorge serrée, elle se força à répondre d’une voix claire.

“Ce fut une belle mélodie.”


Le silence reprit, un silence respectueux face à la performance de l’invocation. Luce cherchait ses mots, se voulant rassurante et paisible.


“Ta voix était cependant remplit de tristesse. Si je pouvais t’offrir la liberté, saura-t-elle s’épanouir ?”
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Dernière édition par Luce le Jeu 8 Jan - 19:34, édité 5 fois
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Aventure #6 écrite Jeu 1 Jan - 22:28

La petite créature écouta le soupire de l'homme fendre le silence. C'était une douce mélodie à ses oreilles tant le silence lui était pesant. La déité conserva son calme, amenant les battement de son petits cœur à se calmer lentement. Sa dignité semblait avoir disparut avec le temps. Le piètre état dans lequel elle se trouvait avait anéantis toute fierté dans ses yeux. La voix chaleureuse reprit :

" En effet j'ai délivré Sylvecroc, peut-être le connais-tu. Cela n’empêche pas que je puisse te libérer aussi... Si  toutefois tu souhaite sortir. Le ton de ta voix, bien plus que tes paroles, me fait penser que tu ne veux pas rester enfermée ici."

Ce nom n'évoquait rien à la fille de Terra, mais ses frères et sœurs étaient nombreux et il était impossible de tous les connaitre, tant à cause du passé que de leur emprisonnement. Un bref instant de vide s'interposa, rapidement mis à mal par le ton soudain doux et réconfortant de l'humain se trouvant derrière la porte. Les oreilles de Diya se tendirent vers la lourde porte de bois, attentive à chaque tonalité, à chaque prononciation des mots qu'il prononçait. Buvant ses paroles comme l'eau claire qui aurait pu la remmener à la vie.

" Écoute, mon nom est Yuurei Akuma, je suis un Rôdeur vivant dans la Forêt Faste. Je serais enchanté d'ouvrir cette porte mais elle ne veux pas bouger d'un pouce. Tu as une astuce qui pourrait m'aider à l'ouvrir ? "


Qu'était un rôdeur ? Ou encore, ou se trouvait la forêt faste ? De quels végétaux était elle constituée ? Ces espèces étaient elles similaire à celle qu'avait connu la demi-déesse dans l'ancien monde ? Tant de questions se bousculaient dans son esprit mais la boule de poil devait rester sérieuse. Elle se racla la gorge discrètement, ne voulant pas faire pitié à l'humain, et tenta de prendre une voix plus assurée :

" Je me nomme Diya, fille de la grande Terra, Mère de la vie. Je ne connais ni ce que tu nommes Rôdeur, ni le lieu que tu appelle la Forêt Faste mais si un jour je sors de cette cellule alors je serais ravie d'en apprendre plus. Avant de t'ouvrir cette porte je voudrais te poser une question. Pourquoi vouloir me libérer ? Tu possède déjà un de mes frères, que pourrais je t'apporter de plus ? Es tu de ceux qui se servent des enfants des Quatre pour assouvir leur soif de pouvoir, de violence, ou de richesse, ou bien es tu de ceux qui sont venus ici car ont leur a dit que nous pouvions être "utile" ? Quel est ton but, humain ?"

Une fois la question posée l'air devint lourd, asphyxiant pour la demi-déesse. Elle voulait croire que cette voix agréable et engageante était celle d'une personne correcte. Quelqu'un qui vivait dans ce monde sans tirer profit des autres pour accroitre sa bonne condition. Ces personnes existaient elles encore après la grande tragédie ? C’était la première fois depuis bien longtemps qu'elle parlait à un humain et chaque information prenait instantanément des disproportions gigantesques dans son esprit. Diya attendit la réponse, sa tête au pelage terne posée sur ses petites pattes qu'elles avait recourbé sous son ventre.

“Ce fut une belle mélodie.”

La voix avait ouverte une nouvelle porte dimensionnelle à la demi-déesse se trouvant dans la salle de la fleur de lune. Sans bouger elle attendit, se demandant si l'être ayant prononcé ses paroles allait partir son compliment fait. Comme aucun son ne perça la déité attendit. Alors à nouveau la voix, fluette, celle d'une femme sans doute, résonna :

“Ta voix était cependant remplit de tristesse. Si je pouvais t’offrir la liberté, saura-t-elle s’épanouir ?”

Diya sourit tristement. C'était elle qui autrefois était responsable de l'épanouissement des villageois vivant sur sa montagne. Son petit paradis perdu lui manquait tant. Serait elle capable de vivre sans ses vieilles habitudes ? Sans dire bonjours à chacun des garnements, des vieillards, ou des adultes motivés offrant tout leur temps afin de rendre la vie toujours plus douces et riches de bonne humeur sur les terres de la déité.

Sans répondre à la question, sortant de ses rêveries à contrecœur, la boule de poils pointa une oreille vers la porte de bois. Elle voulait lui demander à quoi ressemblait le monde extérieure, ce dont il était composé, Diya ne voulait pas qu'on lui pose des questions, mais elle voulait des réponses. Tant de réponses à un liste infinie de questions. Attentive, sentant un lien puissant émanant de la faible créature et rejoignant sans doute un de ses frères ou une de ses sœurs, la demi-déesse lâcha d'une voix amère mais pas agressive pour autant :

" Ainsi tu pense être capable de me délivrer de ma prison de ronces humaine ? Qu'est ce qui te fais croire qu'une fille de Terra pourra t'aider ? Dis moi humaine ... Pourquoi as tu besoin de moi ? Que puis je t’apporter que tu n'as déjà ?"


Le silence profita de cet interstice pour envahir chaque millimètre disponibles se trouvant entre les deux être vivants. La petite boule de poils se recroquevilla sur elle même. Elle avait peur de faire fuir l'humaine si elle était trop sévère, et ce comportement ne lui convenait pas. Elle qui était autrefois si joyeuse, emmenant partout avec elle son rire cristallin et son sourire réchauffant même les cœurs les plus meurtris. Qu’était elle devenue ?
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Aventure #7 écrite Ven 2 Jan - 1:24



Le Rôdeur dut rapidement se rendre à l'évidence. Cette porte de bois massif, qu'ils soit hêtre ou merisier, ne bougerait pas d'un pouce tant que le Rôdeur n'aura pas réussit à découvrir l'énigme de cette cellule et la résoudre. Ceci s'annonçait déjà difficile sans qu'en plus l'invocation ne semble pas réellement vouloir être libérée de par ses mots, malgré que sa voix dise le contraire.

Ce fut une voix légèrement différente, légèrement plus assurée qui répondit au Rôdeur. Cette voix appartenait toujours à la même créature mais elle semblait moins assujettit à la tristesse, même si, en tendant l'oreille, on se rendait compte que ce sentiment était toujours présent.

" Je me nomme Diya, fille de la grande Terra, Mère de la vie. Je ne connais ni ce que tu nommes Rôdeur, ni le lieu que tu appelle la Forêt Faste mais si un jour je sors de cette cellule alors je serais ravie d'en apprendre plus. Avant de t'ouvrir cette porte je voudrais te poser une question. Pourquoi vouloir me libérer ? Tu possède déjà un de mes frères, que pourrais je t'apporter de plus ? Es tu de ceux qui se servent des enfants des Quatre pour assouvir leur soif de pouvoir, de violence, ou de richesse, ou bien es tu de ceux qui sont venus ici car ont leur a dit que nous pouvions être "utile" ? Quel est ton but, humain ?"

Le Rôdeur plaqua le dos à la porte de bois puis fléchit les genoux doucement, descendant peu-à-peu jusqu'à être assis sur le sol, le dos plaqué contre la porte. Notre aventurier écoutait calmement l'invocation, inspirant profondément et réfléchissant aux réponses qu'il allait donner à l'invocation à la fille de terra prisonnière derrière cette porte. Le rôdeur repris d'une voix grave mais apaisante, de sa voix habituelle, dénudé d'agressivité et plus enclin à la compassion.

" Enchanté Diya. Je veux te libérer car tu sembles en avoir besoin, cette cellule semble te rendre plus malheureuse qu'il est humainement possible de supporter. Là-dessus, le son de ta voix est plus parlant que ce que tes mots semblent vouloir le dire.  En ce qui concerne Sylvecroc, je ne possède pas un de tes frères. J'ai libéré Sylvecroc de sa cellule mais il n'appartient et n'appartiendra jamais qu'a lui-même. Libre de faire ce qu'il veux et d'aller ou bon lui semble. Je n'attend pas à ce que vous m'apportiez quelque chose en contrepartie de votre liberté. Je veux juste vous libérer car j'estime qu'il est juste que vous le soyez."

Yuurei repris son souffle un cours instant, traçant du bout du doigt des fresques sur la poussière recouvrant le sol. Pour Yuurei il était important que cette invocation, cette Diya, comprenne qu'il voulait la libérer pour elle et non plus lui. Notre Rôdeur n'avait pas pour but d'atteindre les hautes sphères de la société par la force et l'esclavagisme n'était pas vraiment dans son état d'esprit. Yuurei repris simplement, toujours de la même voix doucement grave.

" Je serais ravis de te montrer ces choses que tu ne connais pas, Diya. Les Rôdeurs sont, en général, des humains vivant en harmonie avec la Nature, l'élément de Terra. Et bien souvent, ils vivent en pleine forêt, ce qui est mon cas. Pour répondre à ta question, mon but est simplement de faire ma vie tranquillement, voyager, découvrir ce que le monde a à offrir. Mais je n'ai pas besoin d'armes et n'utiliserais personne comme tel."

Le Rôdeur se taisait, levant les yeux vers le plafond et laissant l'arrière de sa tête posée contre la porte de bois. Le Rôdeur attendait simplement une réponse de la créature enfermée ici. Une créature isolée du monde depuis tellement d'années qu'elle ne connaissait même plus le monde extérieur.  Yuurei attendait simplement une réponse de Diya, espérant que cette triste semi-divinité accepterait qu'un humble errant des bois accepte de l'aider à se libérer de sa prison enroncée.




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Aventure #8 écrite Ven 2 Jan - 13:19

Luce émit un léger rire, un rire jaune qui libéra sa gorge de son noeud trop serrée. L’invocation venait de lui demander ce qu’elle voulait d’elle. Tant de fois elle avait dû entendre les désirs d’hommes trop ambitieux et trop avares pour arracher sa magie pour transformer ses doux rêves en une déroutante réalité. Luce n’a jamais réellement souffert dans sa vie si ce n’est de la solitude par moment. Pétronille avait sû attirer son attention avant qu’elle ne tombe elle-même dans la noirceur des affaires familiales. Elle voulait lui ressembler, elle voulait aider son prochain et tout simplement aider cette invocation à sortir de cette cellule.

“En quoi peux-tu m’aider dis-tu ?” fit-elle écho à l’enfant de Terra sous un ton plus doux.

Luce se permettait de rester devant la porte, encore silencieuse. Elle n’osait pas entrer. Pas encore. Il y avait là une certaine forme de respect à rester au bas de la porte à attendre qu’on l’invita à franchir son seuil. Elle n’était pas chez elle et elle voulait tout particulièrement lui montrer une certaine forme de respect quant à ce qu’elle souhaitait.

“Tu ne peux rien faire pour m’aider puisque je ne souhaite rien. (elle réfléchissait un temps) Ou plutôt, il y a bien une chose que j’aimerais mais ce n’est ni pour moi, ni pour d’autres humains. Je le fais pour toi, enfant de Terra. Si je dois te souffler un souhait, ce serai de garantir ta liberté. Garantir le fait que je ne t’utiliserai pas contre ton gré, que je ne chercherai nullement à puiser de ton pouvoir ou de ton asservissement involontaire. Si je dois souhaiter une chose, c’est au moins d’oser entrer et de prétendre pouvoir t’offrir ce que je viens de t’énumérer pour que plus jamais ta si jolie voix ne s’étouffe dans la tristesse.”

Elle glissa sa main sur la porte, attendant patiemment qu’on l’invita à entrer dans la cellule pour rendre compte de ce qui s’y cachait derrière. Aussi curieuse que maniérée, elle se retenait de ne pas l’ouvrir sur l’instant. Luce prit une grande inspiration et à mi-voix, elle demanda:

“Puis-je entrer et tenter ton épreuve, enfant de Terra ?”
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Dernière édition par Luce le Jeu 8 Jan - 19:35, édité 3 fois
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Aventure #9 écrite Sam 3 Jan - 20:49

Un frottement de tissus contre le bois de la porte fit frémir l'oreille de la petite créature. L'humain devait être assis dos à la porte à présent. La déité se demanda à quoi il pensait. Ses paroles étaient elles sincères jusqu'à maintenant ? Roulée en boule, la truffe sur la terre desséchée, elle écouta sa réponse, en proie à une transe ou la chaleur contenue dans la voix de l'homme semblait s'insinuer dans la pièce pour faire fuir la solitude.
L'homme expliqua qu'il voulait la libérer car elle semblait malheureuse ainsi enfermée, sur ce point la demi-déesse ne pouvait le contredire. Il déclara ensuite que la fils de Terra précédemment libéré n’était pas sa possession, et en insistant sur ce point il alla même jusqu'à sous-entendre que ce dernier était libre. La petite boule de poils eut du mal à croire en ces mots. Les humains avaient tous en eux une part de cupidité, du moins ceux qu'elle avait connu avant la Punition. Mais elle continua à écouter, calmement, sans bouger.
" Je serais ravis de te montrer ces choses que tu ne connais pas, Diya. Les Rôdeurs sont, en général, des humains vivant en harmonie avec la Nature, l'élément de Terra. Et bien souvent, ils vivent en pleine forêt, ce qui est mon cas. Pour répondre à ta question, mon but est simplement de faire ma vie tranquillement, voyager, découvrir ce que le monde a à offrir. Mais je n'ai pas besoin d'armes et n'utiliserais personne comme tel."
Diya sourit, cet humain avait l'air d'avoir le cœur sur la main, et la vie qu'il lui proposait était le reflet de ses propres pensées. C'est à ce moment qu'elle décidé de lui accorder une chance. Sa voix, soudain légère et accueillante lâcha dans un murmure tandis ce que la porte s'ouvrait sur la chambres de ronces :
" Bienvenu dans ma prison Humain. Tu as mérité le droit d'y entrer."
Cachée dans un recoin, à l’abri du regard de l'humain, tu attendis que ce dernier entre. Une ronce s'enroula autour de sa cheville et y enfonça ses épines. Et tandis ce que le poison se répandait dans le sang de l'homme cette dernière disparue dans la terre. Les plaies, peu profondes se refermèrent si rapidement que l'humain du se demander s'il avait rêvé et au moment ou il pénétrerait la pièce sa vison se brouillerait et il sombrerait dans un lourd sommeil sans en avoir conscience. Tombant lourdement sur le sol, la terre, aride, amortirais le choc, ne laissant lieu à aucun dommage physique. La petite demi-déesse s'approche du corps inerte et pose sa patte sur la tête de Yuurei. Diya regarda l'esprit de l'humain plonger dans son pire souvenir, en revivant les moindres détails. La première épreuve avait débuté.
La nuit tombe, la première étoile, déjà, illumine le ciel de ses rayons nacrés. Tout est trop silencieux, quelque chose cloche. Un sifflement aigu retentit soudain, c'est un signal ! Une dizaine d'homme armé et entrainé bondit de la végétation et entame un bref combat avec la caravane marchande. Bientôt les dix membres du convois sont à terre, surpris par la rapidité d’exécution des pillards ils sont impuissants. Un homme cours à sa mort, voulant empêcher un des mercenaire d'emmener une femme. Une épée lui transperce le torse, froidement, et les pleurs de la femme sont seuls à briser le silence. Le cadavre, encore chaud, est emmené auprès d'un milicien mort durant le premier assaut, à l'écart. La femme, elle, disparait dans une tante de fortune. Tous savent ce qu'ils va se produire, mais la survie prime et aucun ne bouge. Les jours passent sous les coups de fouets des pillards qui bientôt décident de vendre les captifs. La pièce de métal chauffe dans le feu, bientôt elle chante, rougeoyante tandis ce qu'elle brûle la chair et torture les marchands. Ceux qui tentent de se défendre goute du fer jusqu’à l’évanouissement afin d'être marqués à leur tour. Une femme meurt d'une infection du sang quelques jours plus tard. Trop faible et affamée pour survivre. Une autre, courageuse, tente en vain de les sortir de ce mauvais pas, prenant d'énormes risques. [La vision se brouille un instant et le temps se tord] La femme finit par être repérée par les bandits, qui même affaiblit par les poisons sylvestre restent dangereux. Elle est menée à un arbre ont l'on a noué une corde, puis pendue. Dans les jours qui suivent, battus et affaiblis par la faim et la soif le reste des captifs meurent un par un jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un jeune homme. Un milicien, celui pour laquelle la femme pendue a prit tant de risques. Au matin les derniers bandits sont morts, le poison semble avoir rongé jusqu’à leur âme. Le survivant est libre, mais tant ont péris pour qu'un seul puisse regagner sa liberté. Ses yeux vides et éteints se ferment soudain.
La voix de la demi-déesse résonne : " Change ton destin."
Le jeune homme ouvre les yeux. La vision recommence, mais cette fois, il sait ce qu'il va se produire. La déité observe. Comment va t il changer les choses ?

La jeune femme eut un rire malhabile, comme incontrôlé, puis sa voix douce lui renvoya sa question. La demi-déesse attendait, curieuse de savoir ce que cette femme qui semblait encore très jeune, allait bien pouvoir lui répondre. Elle posa sa tête sur la terre sèche et attendit, les oreilles pointée vers la porte. La femme restait debout derrière cette dernière, immobile, elle déclara de cette voix caressante et rassurante dans laquelle se noyait la solitaire :
“Tu ne peux rien faire pour m’aider puisque je ne souhaite rien.  Ou plutôt, il y a bien une chose que j’aimerais mais ce n’est ni pour moi, ni pour d’autres humains. Je le fais pour toi, enfant de Terra. Si je dois te souffler un souhait, ce serai de garantir ta liberté. Garantir le fait que je ne t’utiliserai pas contre ton gré, que je ne chercherai nullement à puiser de ton pouvoir ou de ton asservissement involontaire. Si je dois souhaiter une chose, c’est au moins d’oser entrer et de prétendre pouvoir t’offrir ce que je viens de t’énumérer pour que plus jamais ta si jolie voix ne s’étouffe dans la tristesse.”
La déité prit le temps de laisser son esprit s’imprégner de ce que sous entendaient ces paroles. Ainsi donc cet être vivant lui garantissait la liberté sans rien attendre en retour que le fait de la voir heureuse ? Curieuse promesse que voilà. La petite boule de poils sentait cependant la sincérité coulant dans ces mots et elle n'en doutait pas. Elle voulait lui permettre de tenter son épreuve. Diya prit une voix mesurée, à la fois encourageante et menaçante :
" Ta sincérité me touche humaine. Entre, je t'en donne la permission."
La porte s'ouvrit, permettant à l'humaine de voir l’intégralité de la salle envahie par les ronciers. Une racine épineuse sortit de terre au moment même ou la femme pénétrait dans la pièce sombre. Enfonçant ses dards dans la chair et introduisant son poison dans le sang de sa victime elle disparut ensuite comme elle était apparut, dans les méandres du sol. Les petites plaies laissées par la plante se refermèrent si vite que la femme du se demander qui elle n'avait pas rêvé. Mais déjà, son corps soudain lourd s'affaissait sur le sol dont la terre absorba le choc. La demi-déesse s'approcha et posa délicatement sa patte sur la joue pâle de la demoiselle. La jeune femme se retrouva projeté dans une vision déformée du monde que seule la déité pouvait contrôler.
La bibliothèque est calme et quelques nobles de Luh y sont entrain de lire tandis ce que deux femmes, sans doutes les bibliothécaire y discutent. Soudain des hommes en armes y entrent et demande à voir une des deux femmes. Cette dernière s'avance et une discussion animée commence. Ces derniers tente de l'obliger à les suivre afin de retourner chez un certain Mr. Hastianno, la femme aux cheveux d'or refuse et immédiatement un des homme attrape son amie par les cheveux afin de lui planter une dague dans le cœur. S'ensuit ensuite un véritable massacre des gens présent devant les yeux figés d'horreur de la femme. Un des humain, caché sous une cotte de maille sort une torche de son bagage et l'enflamme avant de rependre l'ardente invocation sur les étagères et les livres, les rideaux et les tapis. Bientôt tout n'est plus que cendres et cris de douleur. Ceux qui ne sont pas morts agonisent. Les hommes envoyé par son père disparaissent ensuite, laissant la bibliothèque sous le joug des flammes et la jeune fille en leur cœur, seule. Cette dernière s'évanouit soudainement.
La petite créature murmure à l'oreille de l'humaine : " Change ton destin."
Les yeux de la femme s'ouvrent à nouveau, elle discute avec son amie quand soudain des hommes armés entrent dans la grande bibliothèque de Luh, alors que tout recommence comment va t elle régir en sachant le fin mot de l'histoire ...
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Aventure #10 écrite Lun 5 Jan - 15:49

Luce perçut derrière la porte l’accord de l’invocation quand à sa présentation pour l’épreuve. Elle ne savait ce qui l’attendait très exactement. Contrairement à d’autres personnes dont elle eut connaissance le savoir n’avait sans doute aucune valeur lors d’une épreuve. Elle pouvait aiguiller un chasseur sur le lieu de sa proie, sur son rapport en groupe ou en solitaire, son poids moyen, sa taille ou même le type de sort qu’il employait. Cependant, pour Luce, un livre ne permettait de connaître une personne. On donnait des indications, on donnait une trame de la vie de l’être mais pouvions nous cependant dire si elle était une bonne ou mauvaise âme ? Les circonstances, un détail pouvait tout changer et Luce ne le savait que trop bien pour avoir été éduqué dans l’espoir d’une gratuité dans la vie par sa préceptrice. Elle espérait également que par sa gentillesse et ses bonnes manières elle pouvait rassurer l’invocation sur ses intentions et ainsi peut être l’inviter à la choisir comme invocatrice pour être libre.

La porte s’ouvrit, Luce put voir d’un balayage rapide de la pièce, les ronces devant la porte, tels des griffes acérées pointaient dans toutes directions, l’immonde noirceur au fond de la pièce, elle semblait se mouvoir, se frotter à l’intérieur des troncs à épine, la lumière, engloutie entre les racines semblait s’osbtiner à rejoindre le centre de la pièce d’un point lumineux.  Sans même avoir franchit la pièce, Luce imaginait ce que pouvait ressentir un être vivant durant des siècles dans cet endroit. Le sombre lieu s’élargissait à vue d’oeil. La noirceur offrait cette impression d’immensité, une noirceur implacable qui marquait autant la vue que le coeur de la bibliothécaire. Il se pinçait et s’affolait pour éloigner le trouble de son imagination, le coeur hurlait contre sa poitrine, troublait sa vue, son esprit, ses pensées. Un monstre fait de tentacules et de dents pointues se trouvait devant elle. L’illusion du mouvement des ronces, inquiétait. Les sifflements de l’air entre les racines, surprenait. La lumière bien que faible, vint à lui montrer qu’il ne s’agissait que d’une hallucination. L’étroitesse du lieu et les multiples aiguilles ne laissait place qu’au centre même de la prison. L’enfant de Terra s’y trouvait-elle cependant ? Elle ne pouvait le certifier avec exactitude. L’ambiance était si différente soudainement, elle déglutissait nerveusement, songeant enfin à entrer avant que la porte ne se referme derrière elle en un claquement sec, elle effleurait les épines qui suivirent le mouvement et, une fois bloquée à leur limite, crissèrent. Il n’y eut dorénavant que l’echo incessable du dernier battement de la porte. Elle fut plongée dans cette pièce sombre, froide et dangereuse. Face à la punition divine.

La femme pénétra alors d’un pas peu assurée dans la prison de ronce. Si petite, si étroite qu’une épine vint à déchirer le tissu sur son épaule, effleurant sa chair de peu comme d’une caresse à l’ongle. Sa progression dans l’antre de l’invocation fut à chaque fois plus inquiétante. Les ronces semblaient s’approcher au même rythme, resserrant de plus en plus leurs étreintes vers Luce. Elles étouffaient de leurs parfum brûlé de sève, s’élargissaient sous le regard craintif et la démarche timide de la demoiselle. Une seule question vint seulement à Luce. Comment un être pouvait-il vivre dans un tel endroit aussi longtemps et ne faire ressentir dans sa voix qu’une profonde mélacolie ? Elle tourna sur elle-même, progressant encore de deux pas vers le centre de la pièce. C’est alors que son corps se figea. Elle baissa son regard lentement vers sa jambe droite, elle venait de se faire piquer. Du moins c’est ce qu’elle cru saisir alors que les plaies se refermaient au moment même où la pointe creusa sa chair. Il n’y eut plus qu’un long silence. Sa jambe ne répondait plus, elle ne la sentait quasiment plus comme solidifiée au sol. Toujours ce silence. Son autre jambe suivit sa voisine. Elle s’ankylosa, s’immobilisa, se congela. Elle eut beau forcer sur ses appuis elle ne put se défaire de cette force invisible. Silence. Le reste de son corps s’abandonna au silence. Elle cru même sentir son coeur, ses poumons se dysfonctionner, s’accélerer puis s’apaiser pour enfin ralentir encore et encore. Silence. Sa voix ne portait déjà plus ses hurlements d’effrois à ses lèvres, ni même ses appels, ni rien. Silence. Sa respiration se coupa en silence. Les battements de ses cils, les derniers mouvements de ses doigts, de ses lèvres s’accomodèrent au silence. Son corps, totalement inhibé, se laissa tomber au sol comme une vulgaire poupée de chiffon.
Silence.

****

“ Je pense rester ici cette nuit, je m'occuperais de l'inventaire.”

Elle s’éveilla sous cette voix familière, suave mais particulièrement fade avec son entourage. Cette voix qu’elle entendait tous les jours depuis son apparition entre les quatre murs de la bibliothèque. Cette voix c’était…

Mila ?

Ses yeux, grand ouvert à présent traçait les traits du visage de la jeune bibliothécaire au cheveux rose. Celle qu’elle avait formé il y a peu et dont elle s’était attachée malgré sa légendaire neutralité. Elle savait par moment qu’elle s’efforçait de sourire pour lui faire plaisir, Luce n’était pas dupe. Elle avait jouer à ce jeu bien avant elle si ce n’était dans les mêmes temps. Luce écarquillait les yeux, surprise de se retrouver dans un tel endroit à cet instant précis. Avait-elle rêvée ? Son regard balaya l’ensemble du lieu, ces étagères, ces livres, ces personnes paisiblement occupées à leurs lectures, les rayonnages qu’elle avait tant visité… Tout était comme dans son souvenir. Pourtant elle savait qu’elle ne devait pas être ici, pas maintenant.

“Tu es d’accord ?”

“Oui.”

Sa voix se porta à ses lèvres d’une façon si naturelle qu’elle s’étonna elle-même de prendre en considération la situation sans même demander à Mila ce qu’il se passait. Tout semblait comme d’habitude, Mila hocha la tête signifiant qu’elle comprenait et remerciait la bibliothécaire avant de poursuivre sur la liste des diverses déteriorations de la bibliothèque. Elle crut ne serait-ce un instant avoir rêvé son départ à Calameth, son arrivée dans le temple, la voix de l’invocation…

“Me suis-je absentée pour aller à Calameth ?”

Mila fronça les sourcils, surprise face à cette question, elle ne semblait pas connaître le village. Celle-ci se contenta de s’éloigner de quelque pas de Luce. C’est à ce moment précis qu’elles entendirent une voix venant du fin fond des cavernes.

“Mademoiselle Luce Hastianno ?” dit la voix caverneuse,
Mila s’était également arrêtée pour les écouter, il n’était pas commun de voir de tels hommes à forte carrure entrer à la bibliothèque sans raison apparente, il reprit: “Je vais devoir vous demander de nous suivre. Mr. Hastianno, votre père vous cherche.”

Elle fixait cet homme du regard, lui aussi souhaitait prendre part à la traque de la Hastianno et espérer toucher les Tsuris sans comprendre les raisons de sa fuite ? L’homme se fichait sans doute de ce qu’elle était, ils se fichaient tous très généralement des raisons pour laquelle une personne se trouvait sur un bout de parchemin. Le plus important était de récupérer l’argent. Et cette fois, personne ne lui viendrait en aide. Elle aura beau fuir, encore et encore, cela ne changera en rien le désir des Hommes à se faire de l’argent facile. Cela ne changerait en rien le fait qu’elle était traquée, ni même le fait que son père souhaitait la retrouver. L’idée lui aurait été touchante la première fois, se retrouver sur un avis de recherche placé par Barrick, un allié de son père, si toutefois elle ne connaissait pas si bien ses intentions. Elle ne voulait plus fuir, elle était fatiguée d’échapper à la réalité. Pour la première fois de sa vie, Luce sentit en elle un élan de courage qui lui permit de parler franchement.

“Non.” Souffla-t-elle péniblement, la gorge serrée et le regard perdu. “Non, je refuse.” Répéta-t-elle une nouvelle fois. “J’ai passé bien trop de temps dans cette cage pour me séparer aussi rapidement de ma liberté. Je mérite plus qu’un regard condescendant, bien plus qu’une caresse sous le menton et encore bien plus pour refuser de faire un baise-main ! Je fus docile, obéissante et gentille. Qu’avons-nous offert à la petite Luce pour cela ? Le plus sombre des mépris. Celui pour lequel on s’est battu pour le voir disparaitre du regard d’un homme qui s’isole ! Celui que j’ai tenté de faire oublier à une femme qui s’idole et celui que j’ai voulu faire regretté à un enfant qu’on enrôle. Je suis Luce Hastianno, j’ai été marqué, j’ai été ignoré, et cette fois-ci, j’ignorerai les appels de ma famille. Quoi que cela m’en coûte !”

“Non. Est-ce cela votre réponse ?” questionna ce dernier alors qu’il redressa son menton et son corps, se voulant menaçant.

“Ma décision est prise.” s’efforça de siffler la jeune femme entre ses dents. “Partez et dite à mon père que je resterai ici, que cela lui plaise ou non.”

L’homme en armure face à elle souriait. Il n’avait pas ajouté un seul mot ni même tenté de la faire taire. Son sourire avait une toute autre signification et alors qu’il reprenait une toute autre expression, celle d’un homme découvrant pour la première fois l’agacement, il pointa du doigt une direction que Luce suivit du regard. Figée, elle vit dans le dos de Mila l’ombre menaçante du coéquipier de l’homme plantant sans hésitation sa lame dans le dos de sa collègue.  Luce voulu s’approcher, la défendre, la sauver mais l’homme près d’elle vint à l’attraper par la taille, la maintenant fortement contre elle, lui laissant ainsi le privilège de voir toute la scène. Elle réprima un cri sourd, étouffé par les doigts boudinés de son assaillant. La lame s’enfonçait un peu plus jusqu’à ce que la pointe transperce son tronc en un craquement dégoûtant. Ensanglantée et bloquée, elle resta en elle un moment, s’amusant à s’enfoncer un peu plus en elle avant de se retirer brusquement, arrachant à la femme un nouveau cri, une expiration maladroite et un long filet de sang.

“Tu aurais peut être dû nous écouter tant qu’il en était encore temps.”

Luce se tourna vers lui, stoïque tout à coup en reconnaissant le visage reconnaissable d’un des chasseurs de prime, retrouvé mort dans une ruelle, le second se rapprocha de lui, traînant le cadavre de Mila au sol par les cheveux, il fut également l’une des victimes qui tenta de l’attraper. La main sur le manche de son Ach, soigneusement enfermée dans son fourreau, lui rappelait de bien mauvais souvenir.

Sa main se posait sur sa bouche, elle masquait les tremblements de sa lèvre inférieure vis-à-vis de la situation dans laquelle elle fut confrontée. Deux Hommes, Viktor et Zackarian, qui tentait de la retrouvé et avait payé le prix de leur vie en laissant derrière eux un jeune chasseur de prime en larme se trouvait devant elle tels des revenants. Les hommes, prenaient soudainement sous ses yeux un visage pâle, se décomposant peu à peu devant elle, creusant soudainement leur chair des blessures qui avaient causé leur perte, l’une à la gorge, l’autre remplit d’hématome, une crevasse ouvrant son pied droit en deux, séparant orteils et pied sous ses yeux. Elle-même se décomposa, son visage brisé par une ignoble grimace de douleur. Une douleur mentale qui s’imprégna en elle, dans son coeur, dans son corps, dans sa tête. Ses larmes montaient, elle était prête à hurler face à cela alors que l’immonde Zackarian rapprocha son visage d’elle, laissant à la bibliothécaire la possibilité d’humer à plein poumon l’odeur de sa chair en putréfaction. Il lui souriait, le sourire éclatant de la Mort face à elle soufflant presque le désir d’offrir ce doux baiser nauséabond, celui dont elle ne survivrait pas. Celui qu’elle méritait en laissant ces hommes mourir pour une liberté égoïste. Luce fit tomber sa main de ses lèvres, laissant la Mort s’approcher dans une lenteur insoutenable d’elle. Peu à peu, elle se perdit dans ses songes, ses angoisses dans un simple regard croisant celui de Zackarian.

“Ignore les crimes de ton égoïsme. D’autres le paieront pour toi.” Ses lèvres craquelées, son haleine de mort donna une violente remontée d’acide à Luce. Se retenant de vomir, se retenant de sangloter, se retenant de fuir, encore. Il vint lécher de son immonde langue le visage de Luce, marquant à jamais son visage d’une trace rougie par le sang craché ce soir-là. La trace s’impreigna en elle, devenant plus qu’une couleur, une cicatrice, le marquage des coupables.

Elle n’avait vu les autres hommes en armure venu à la suite de Zackarian et Viktor, tuant, saccageant la bibliothèque. Des femmes virent leurs enfant se faire éventrés, hurlant comme leurs premiers nés, elles succombèrent peu après à l’étranglement des hommes. La chair, le sang, les boyaux, les organes. Tout ne fut que porcherie et carnage dans le sang et les larmes. Les hommes se virent perdre leur dignité, au sol, ils supplièrent qu’on les épargnent. On ne put répondre à leur appel, les loups venaient déjà de peindre le sol de leurs sang. La mort entourait la pauvre enfant qui dans l’incapacité de réagir, de sauver ces hommes ou de se sauver soi-même hurlait encore et encore l’arrêt du massacre. Ses yeux ne purent se résigner à s’éloigner du désordre qu’elle venait de provoquer, hommes, femmes, enfants. Tous s’écroulèrent au sol sans exception. Les flammes allumées dans la bibliothèque conssuma les derniers espoirs de l’enfant, voyant les livres récoltés depuis tant d’années, tant de souvenirs, tant de récit optimiste sur la race humaine détruite en un instant.

“Win..glece..!”

Son visage enfuit dans ses mains, elle appelait son invocation, priant qu’il la sauve de la détresse et de la mort. Elle ne pouvait bouger, Zackarian debout devant elle l’en empêcherait, il la maintenait en place du regard, un regard éteint depuis longtemps déjà.

“C’est inutile. Personne ne te viendra en aide, petite. Plus personne ne le fera.”

Zackarian se pencha vers elle, lui aggripant une tignasse blonde lui arrachant un cri de douleur à l’instant même et lui força à le regarde à sous la menace de lui tordre la nuque. Ses dents pourries grinçaient face à son regard. Ses dents rouges. Ses crocs pourpres.

“Je te laisse à présent puisque c’est ce que tu as demandé.”

Relachée, elle resta au centre de la pièce, entourée des flammes, des cadavres et des cris de désespoir, de l’agonie, des plaintes sourdes que son esprit accumula en elle. Un regard, faible, vide et animal autour d’elle, les couleurs chaudes s’emmélèrent dans son esprit, brûlant de près ses pupilles, trop fragiles. Sa tête tomba sans que le corps ne suive, Luce fixa malgré elle le reflet d’elle qu’elle observait dans la mare de sang, le sang de Mila. Et doucement, sous la mélodie des cris externes et internes et le bruissement des gouttes de sang tombant sur la mare, elle se laissa choir au sol.


****

“Change ton destin.”

La voix s’était imposée sur toutes les autres. Plus un son, plus un bruit ne manifesta. Plus de douleur, plus de larme ne franchissait ses remparts. Elle ouvrit brusquement les yeux.

“Tu es d’accord ?”

Luce revit le visage de Mila, toujours aussi terne mais au teint radieux. Sa voix, si elle fut un peu trop fade lui semblait soudainement bien plus agréable à son oreille que n’importe quelle mélodie. Elle ne put s’empêcher de sourire bêtement, aussi bêtement qu’elle ne l’aurait fait jusqu’à présent. Ses larmes coulèrent à flot et elle ne put s’empêcher de prendre Mila dans ses bras.

“Oui Mila, Oui.” Son visage s’enfouit dans sa chemise, elle ne put se contenir. Pleurant face à cet horrible cauchemar dont elle se réveillait enfin. Mila, en revanche, dressée comme un I, surprise par la réaction plus qu’excessive de Luce se contenta, comme sans doute l’aurait fait bien d’autre de poser ses mains sur ses épaules, l’éloignant d’elle. Elle espérait, au fond d’elle, que Luce n’était pas en train de se moucher dans ses vêtements.

“Est-ce que tout va bien ?” s’enquit-elle de demander, bien que ce ne fusse pas son problème.

Luce ne répondait pas, trop occupée à se réconforter de tout ce qu’elle venait de voir. Ces morts, ce sang… Elle se redressa, reniflant un bon coup pour faire disparaître la morve coulant le long de ses narines. Mila venait de la réveiller. Non, tout n’allait pas si bien. Elle était certaine d’avoir vécu la pire journée de sa vie et la voilà de nouveau là, près de Mila, quelque chose clochait et si sa pression avait subitement chutée, elle ne pouvait se défaire des images qu’elle venait de voir.

*“Tu aurais peut être dû nous écouter tant qu’il en était encore temps.”*

*“C’est inutile. Personne ne te viendra en aide, petite. Plus personne ne le fera.”*

Ces paroles raisonnaient encore dans son esprit comme un refrain ou un slogan de marchand ambulant. Elle ignorait ce qu’il se passait ni comment elle avait pu vivre cet instant et revenir au début. Le seul indice qu’elle eut de cette mascarade fut ce “Change ton destin.” Soufflée d’une voix mélodieuse. Celle qui chantonnait un air triste au temple de la Terre. Celle de l’invocation. Luce voulait passer l’épreuve. Elle était servie.

D’un oeil rapide, une fois la situation comprise, elle empoigna Mila et la guida vers le fin fond de la bibliothèque, elle ne savait ce qu’elle devait faire ni même comment elle allait s’y prendre. Le plus important était que les hommes ne la retrouve pas. Une fois assez éloignée, Luce s’approcha de Mila pour lui souffler un :

“Ils me cherchent.”

“Qui donc ?”

“Les Hommes en armure ! Ils me cherchent car ils veulent me ramener chez moi, à Calameth !”

Mila l’observait attentivement, elle passa soudainement sa main sur son front, son pincement de lèvre ne signifiait rien de bon. “Tu as le front brûlant, Luce. Tu ferai mieux d’aller te reposer, je m’occupe du reste.”

“Non…!” Elle la força à rester à sa place “Si tu te découvres, ils vont te repérer…!” Luce se tut, elle savait qu’ils étaient là, tout près. Elle bloqua la respiration de son amie, espérant que leur passage fussent rapide. Mais alors qu’elle osa un regard, gênée, elle relâcha son emprise sur Mila; Ce n’était qu’un noble quelconque.

“Tu devrais vraiment te reposer Luce. De nous deux, tu devrais avoir plus peur pour toi tu sais.”

“Mila !” Elle tentait à nouveau de la garder près d’elle mais rien ne fut, elle sortit de l’endroit isolée, se faisant à l’instant même interpellée. Elle partit à la rencontre de cette personne.

Luce, définitivement perdue prit sur elle pour sortir, elle devait trouver une solution avant que…

“Mademoiselle Luce Hastianno ?” héla une voix caverneuse à la bibliothécaire.

Elle ne pouvait plus reculer, ni fuir, ni répondre de peur qu’ils ne s’en prenne à d’autres encore. Luce se tourna vers eux. Ils avaient l’air tout à fait normal, en théorie. Luce les voyait autrement. Leurs corps se consummait à chaque pas, redevenant les immondes cadavres de Zackarian et Viktor, s’approchant d’elle avec leurs blessures, leurs hématomes, leurs regard vide, leurs vêtements déchirés…

“Je vais devoir vous demander de nous suivre. Mr. Hastianno, votre père vous…”

“Je vous suis.”

“Pardon ?” Reprit l’homme, les cadavres avaient disparus. Il ne restait plus que deux hommes, deux chasseurs de primes face à elle.

“Je vous suis, vous dis-je.” Répéta-t-elle alors.

Il regarda son coéquipier, étonné de voir que cela fut plus simple qu’il n’y paraissait. Ils s’écartèrent alors que Luce prit le chemin derrière eux, se dirigeant vers la porte. Elle croisa Mila, la bibliothécaire et première victime de ses souvenirs, elle ne voulait s’arrêter de peur de changer d’avis. Lui esquissant un simple sourire chaleureux. Mila était mature, elle saurait se débrouiller sans elle. L’épreuve était terminée pour elle. Elle l’avait presque oublié. Sa pensée alla vers toutes les personnes qu’elle avait croisé, Aënaelle, Le noble Katar, l’homme du quai, la compagne de voyage et tant d’autres qui avait bercé sa vie, lui rappelant finalement qu’elle était loin d’avoir fait le mauvais choix jusqu’à ce jour. Seulement le destin qui lui avait été offert était sans doute le seul qu’elle pouvait suivre. Quoi qu’il arrive il faudra qu’elle retrouve un fragment de cette réalité sur sa route. Si elle prenait des parcours différents, si elle souhaitait prendre sa vie entre ses mains. Il semblerait qu’un rien, qu’un tout, viendrait lui remémorer qu’elle était une Hastianno. Une Croc pourpre. Une marquée, une maudite. Le destin l’avait voulu ainsi. Le destin qu’elle voulait fuir se dressait encore devant elle. Elle s’était battue et tout ne mènerait qu’à la mort et à la destruction. Son choix présent, elle ne le regrettait cependant pas. Si elle pouvait laisser derrière elle les squelettes qu’elle avait fait naître à Lüh de part le détour et le dénie de sa destinée alors elle reprendrait cette route. Priant chaque jour que ses amis, ses connaissances et cette bibliothèque reste éternellement belle. Qu’un sourire apparaisse à chaque instant de leur vie car c’était tout ce qu’elle pouvait faire. Et elle le savait depuis longtemps.

Peut être n’a-t-elle pas changé son destin, finalement. Elle n’a fait que revenir vers lui en changeant celui qu’elle aurait souhaité. Et elle souriait.


HRP :Je voulais remercier Mila de m’avoir aider à mettre des mots sur la bouche de son personnage ! Smile
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Dernière édition par Luce le Jeu 8 Jan - 19:40, édité 3 fois
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Yuurei Akuma
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Aventure #11 écrite Mar 6 Jan - 0:59


Le Rôdeur attendait patiemment assis par terre et le dos appuyé contre la porte scellant la prison de l'invocation de la Terre nommée Diya. Yuurei attendait patiemment que l'invocation lui réponde. La voix était soudainement plus fluette, plus légère, plus accueillante un peu comme-ci la créature était de bonne humeur.

" Bienvenu dans ma prison Humain. Tu as mérité le droit d'y entrer."

La magie retenant la porte céda soudainement, laissant celle-ci dont le loquet avait déjà été baissé s'ouvrir en grand tandis que le Rôdeur était encore appuyé contre. Ce fut donc un Rôdeur qui fit une entrée fracassante, tombant donc à la renverse dans la chambre de l'invocation, ce qui, nous devons l'avouer, à du laisser une première impression assez pittoresque. Ce relevant doucement, pestant contre sa propre maladresse, le Rôdeur épousseta la poussière sur le dos de sa veste et sonda la chambre, cherchant l'invocation des yeux. Ne voyant pas ou se trouvait la petite semi-déesse à la voix triste Yuurei lança d'une voix inquiète.

"Diya, ou es-tu ? Je ne te vois pas. N'ai pas peur, je ne te veux aucun mal"

Soudainement, presque trop soudainement pour que le Rôdeur puisse jurer que ceci fut réel, une liane de ronce enserra sa jambe jusqu'au genou. Les ronce injectèrent leur venin dans l'organisme du Rôdeur qui voyait déjà sa vue devenir floue et son esprit de brouiller. Yuurei compris ce qui était en train de se tramer tandis qu'il se sentait partir, ce fut pendant qu'il s'évanouissait que le Rôdeur lâcha une simple sentence, en soupirant avant de tomber au sol. Après tout, Sylvecroc lui a fait le même coup il y a quelques heures.

"… Encore … Tomber … Inconscient."


Yuurei émerge doucement de son sommeil forcé. La brume ayant envahit son esprit se dissipe peu à peu tandis que sa vue  regagne peu à peu toute ses capacités. Le Rôdeur regarde autour de lui, découvrant son paysage. Un paysage au combien familier, il s'agit de la Forêt Faste. Autour du rôdeur se trouvent cinq marchands sur deux caravanes, avec quatre Miliciens, que Yuurei connaît bien, en guise d'escorte. Logiquement, il doit être le cinquième Milicien.

Le Rôdeur connaît bien ce jour, vieux de plus de dix ans. Ceci est le jour de sa descente aux enfers. Autour de lui se trouvent quatre Miliciens, tous montés sur chevaux. Aënor est fin et agile, expert à la dague de lancé et très bon au fleuret. La finesse est son apanage et la rapidité sa force. A côté de lui se trouve Bohort, toujours aussi bruyant et bon vivant. Une véritable armoire de deux mètres de haut entièrement bâti en muscles et pouvant manier une claymore d'une seule main et maniant actuellement un puissant marteau entièrement en métal et se maniant à deux mains. La touche féminine de la Milice était chez Alündrill, une femme fluette en apparence, combattant à l'arc et ayant une précision et une rapidité mortelle même à grande distance. Le dernier de la Milice, en dehors de Yuurei qui était spécialisé dans le maniement de l'épée longue et du bouclier,  était Arkos. Un Milicien entraîné au maniement de la lance et de la hallebarde, assez nouveau dans le groupe. Yuurei le connaissait encore assez mal.  

Concernant les marchands, il y avait un couple d'inconnus, marchands de breloques de "valeurs" avec leur fils d'une vingtaine d'année. Mais également Akhran, le forgeron, habitué de ces convois et Elys l'ébéniste, une femme fine et forte à la fois. Yuurei regardait tout ce petit monde, ne sachant pas encore ce que l'invocation lui réserve comme épreuve. Peut-être est-ce un moyen de gommer ce mauvais souvenir qui lui à marqué le dos et le creux de la main droite que Diya lui offrait.

Ce fut sans surprise réelle que le jour maudit se déroula une nouvelle fois sous les yeux du Rôdeur. Arrivé de nuit au niveau de la Forêt Faste, alors que les étoiles commencent à briller une à une, voici que la flèche enflammée des brigands fend le ciel sur le chemin à la lisière de la forêt. L'assaut des pillards se passe exactement comme la dernière fois. Mortellement précis, ils attaquent par derrière en sortant des fourres, attachant à la corde les quatre mercenaires, puis tuant Aënor d'un coup d'épée en plein cœur pour éviter que les liens ne soient tranché lorsqu'ils le virent prendre ses dagues dissimulées dans sa ceinture. Pour Bohort, ce fut directement les chaines de fer car sa musculature suffirait pour détruite les cordages. Il fallut au total quatre pillards sur lui pour le maîtriser, et pas les quatre plus faibles. L'attaque avait été quasi-instantanée, et personne n'eut le temps de réagir  

Il y eut quelques morts parmi les marchands, l'ébéniste Elys et l'enfant du couple inconnu eurent le mauvais réflexe de prendre leurs armes et furent tuer par l'archer des pillards avant qu'ils ne puissent s'en servir. Le mari des marchands inconnus fut tuer sadiquement bien après lorsqu'il voulu sauver la pureté de sa compagne, traînée de force dans une tente. Les survivants, ayant une certaine valeur marchande, sont fouetté et marqué au fer pour les rendre impuissant. Bohort est drogué pour être embrumé car même attaché, il semble être une menace potentielle pour eux.

Les jours passent, des jours de torture et de soumission. Alündrill fini par nous quitter, ses blessures ayant provoquer une infection du sang et elle disparu dans les larmes de ses compagnons. Ce fut également l'arrivée de Lilith, fine et discrète qui empoisonna les pillards, attendant que le poison fasse effet. Ce moment signifiant la délivrance des survivants, cependant le temps subit comme un changement, une distorsion de sa matière et et Lilith fut repéré, chose n'arrivant pas normalement dans le souvenir de Yuurei. La Botaniste est traînée par les cheveux à un arbre et pendue.  Yuurei hurla sa détresse en voyant celle qu'il aime comme une mère se faire capturer. Il se leva, chargeant les pillards pour sauver celle qui est comme une mère pour lui. Malheureusement, affaiblit et attaché, il ne réussit qu'a se faire assommer et rouer de coups au point de ne pouvoir assisté qu'a sa mort, impuissant et en pleurs.  

Lorsque Yuurei se réveille, les bandits sont presque tous morts des suites du poison. Il ne reste que deux d'entre eux et coté prisonniers seul Yuurei, Bohort et Arkhan sont vivants, tout les trois attachés sur des fers bien plus résistants que leurs os. Le temps passe et fauche Arkhan, par la soif et la faim, puis Bohort par la colère des gardes malades qui le tuent à coup d'épée. Yuurei désespère de plus en plus, attaché sadiquement devant le corps balançant de Lilith en punition de sa rébellion. Les pillards faiblissent, le poison de Lilith est le plus fort et bientôt les deux brigands meurent également. Ce fut le dernier d'entre eux qui se dirigea vers la pauvre pendue, cherchant encore une dernière fois si elle n'avait pas sur elle la fiole d'antidote avant de mourir au pieds du Rôdeur affaibli.

Yuurei pris l'arme du pillard et se libéra de ses chaines dans un dernier effort, puis il décrocha Lilith, pleurant sa mort de toute son âme et lui offrant une tombe descente. Le Rôdeur était seul actuellement, seul au milieu d'un champ de morts, seul au milieu de ceux qui furent ses amis avant de mourir. Yuurei s'allongea sur le sol et ferma les yeux laissant le désespoir l'envahir une dernière fois...

Au creux de la nuit, au cœur des ténèbres, le Rôdeur laisse son souffle s'arrêter, son âme dépérir et son corps mourir. Soudainement la voix de la demi-déesse le sauve de sa mort certaine, résonnant dans sa tête.  

" Change ton destin."

Le Rôdeur ouvre les yeux. Yuurei est au milieu du convoi, assis sur son cheval, tandis qu'Aënor et Alündrill le regardent l'air inquiet tandis que Bohort rie bruyamment à l'avant-garde avec Arkhan plaisantant dans sa carriole, une bouteille de vin à la main. Une larme coulait sur la joue du Rôdeur tandis qu'Aënor puis  Alündrill lui parlèrent alors que Yuurei les voyait encore en train de mourir.

"Hey Yuu, on dirait que tu as vu un fantôme, qu'est-ce que t'as ? "
"Lâche-le Aënor. Yuurei si tu as un souci, on peut en parler tu sais ?"

Le Rôdeur respirait mal, encore sous le choc. Il voyait le convoi autour de lui et revoyait chacune de leur mort. Aënor pris les rennes des destriers de Yuurei et Alündrill tandis que ces deux la mettaient pieds à terre puis montèrent dans la dernière carriole du convoi, celle réservée aux Miliciens. Une fois que Yuurei eut repris son souffle sous le regard inquiet d'Alündrill, celui-ci lui dit d'une voix sure, bien que aigue dut à son jeune âge de l'époque tandis que la Foret Faste approchait.

" Des bandits, il y a des bandits lourdement armés et près à nous attaquer attendent à la Foret Faste, quelques lieux après la rivière. Il faut détourner le convoi"


Alündrill  posa sa main sur le front du futur Rôdeur, vérifiant s'il n'était pas fiévreux. Une fois qu'elle vit que son front n'était pas chaud Alündrill  reprit, se voulant rassurante malgré son propre trouble.

"Ecoute Yuu, je ne sais pas ce qui c'est passé mais tu sembles avoir eut tout simplement ce qu'on appelle une hallucination".

Yuurei regardait Alündrill dans les yeux saisissant sa main droite de la demoiselle Milicienne entre ses deux mains et lui dit simplement, les yeux suppliants de lui faire confiance.
""Fais-moi confiance. Qu'est-ce que ça te coûtera d'envoyer quelqu'un en éclaireur pour vérifier? Je suis certain qu'il y a dix pillards qui nous attendent."


Alündrill  soupira, elle savait qu'elle n'y couperait pas. Et Puis elle pouvait laisser Bohort seul avec le forgeron. A eux deux, ils pouvaient largement défendre le convoi. Cependant elle ne le ferait pas, elle partira seule, avec Aënor et le reste attendra ici même. Ce fut en regardant le Rôdeur dans les yeux qu'elle se leva et sortie, regardant son air plein de désespoir. Alündrill  appela la tête du convoi,  
"Bohort ! Arrête le convoi ! "
"Mais nous sommes à quelques lieux de l'entrée de la Forêt Faste!"
"Fait ce que je te dis Bohort !"

Le convoi s'arrêta et les miliciens se réunirent dans la carriole leur étant attribuée, attendant que Alündrill  et Aënor reviennent de leur infiltrations. Ce fut presque une heure après qu'ils regagnèrent la carriole des miliciens, dans le campement improvisé. Alündrill  était étonnée et Aënor regardait Yuurei comme s'il avait vu un extra-terrestre. Après un long silence, ce fut finalement Aënor qui prit la parole.

"Neuf brigand embusqués à deux lieux après la rivière dans la Forêt Faste, une Archère une lieu avant avec des flèches de poix à embraser. Ils nous attendent sans aucuns doutes... Nous savons ou ils se trouvent et nous pouvons les éliminer avant qu'ils nous voient si nous tuons l'archère."

Yuurei leva la main en protestation. Il y aurait affrontement, donc sangs, morts, blessés et une perte tragique dans les deux camps. Le Rôdeur ne voulait pas les voir mourir, pas une seconde fois.

"Non, dévions de notre route et revenons en arrière.  Nous ne sommes pas très loin d'un village, nous pourrons y déposer les marchands, qu'ils ne risquent rien, et prendre en renfort la Milice Locale pour les arrêter."

Oui car Yuurei ne laisserait pas le convoi courir ce risque, pas encore. Cependant, il était inconcevable de laisser les brigands en liberté, après tout ils feraient à d'autres ce qu'ils ne leur feront pas. Et puis Lilith... Cette femme que Yuurei aimait comme un fils aime une mère, cette femme des forêts, cette femme de cœur courait encore un risque avec ces êtres dans les parages.

Il y eut un débat animé dans la carriole, un débat ou on entendait Bohort promettre de les défoncer à coup de Maillet, seul s'il le faut, un débat ou on entendait Alündrill  lui promettre de l'attacher à l'essieu en acier de la carriole s'il le fallait pour l'empêcher de se faire tuer bêtement . Mais le Rôdeur n'est pas ici uniquement par ses talents d'épéiste. Yuurei est aussi une des deux personnes les plus adeptes en stratégie de groupe, la seconde était Alündrill  qui dut se ranger du coté du côté du Rôdeur de peur d'avoir une perte dans son escouade. La solution des renforts était la plus simple et la plus sure. Yuurei, Bohort et Arkos restaient sur place, histoire d'empêcher d'autres victimes, tandis qu'Alündrill et Aënor allaient conduire le convoi vers le village passé et ramener des renforts.

Le temps passe au milieu de la route, du temps à regarder les étoiles apparaître une à une dans la nuit. Le Rôdeur veille, attendant le retour des ses amis et collègues pendant que le Lancier et le Guerrier se reposent. Le temps passe sur quelques heures tandis qu'un bruit de nombreux pas sur les pavés s'approche. Yuurei réveille Bohort et Arkos en voyant qui arrive. Alündrill et Aënor avec dix unités en renforts, tous équipés pour être furtif et efficaces, tous équipé de fers pour les arrêter. Visiblement le chef de la Milice de ce village les voulait vivant pour remonter jusqu'à la tête pensante de ce crime organisé.

Laissant les chevaux en arrières, les cinq miliciens de Lüh avec les dix Miliciens en renforts coupèrent dans la forêt, cherchant à prendre l'archère par surprise à coup de corde et de bâillon selon la stratégie mise au point par le Rôdeur pendant l'attente. Une fois celle-ci neutralisé sans un bruit, dans le feutré. Les neufs autres brigands ne les verraient jamais approcher. Aënor guidait le groupe à travers la forêt, guidant les hommes sur leurs positions respectives et les emprisonnant un par un, dans le calme, le feutré, le silence d'une nuit noire ou les torches sont éteintes et ou la nature permet de surprendre les brigands embusqué. Cette nuit ces chasseurs d'hommes sont devenu les proies.

Une fois les brigands arrêtés, enchaînés, bâillonnés. ils sont traînés de force vers le village ou ils seront jugés. Le convoi peut reprendre sa route et se prépare pour repartir le lendemain matin, sans aucunes pertes, sans aucuns blessés. Ce soir, ils dorment dans des lits à l'auberge, cadeau du chef de la Milice. Cependant Yuurei est dehors, sur le toit de l'auberge à scruter le ciel, regardant sa main ou il sait qu'il y aura une marque de fer rouge quand il se réveillera.

Alündrill  arrive dans son dos tandis que le Rôdeur appelle l'invocation, sous le regard médusé de la Milicienne le croyant fou.

"Diya, est-ce que tu es la ? Que dois-je faire maintenant ?"



"  Ci Vis Pacem. Para Bellum ! ."
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Aventure #12 écrite Jeu 8 Jan - 16:39

[Ce post est similaire pour Yuurei et Luce même s'il se déroule toujours dans deux cases temporelle différentes, toutes les réactions par rapport aux épreuves seront dévoilées à la fin, donc ne vous étonnez pas si je n'en parle pas trop ici. Il est de toute façon logique que vous ayez réussi l'épreuve si vous êtes invités à continuer. :3]

Le noir engloutit les deux humains, avalant leurs états d'esprit après cette dure vision qui les avaient poussés à faire des choix. Chacun d'entre eux se retrouva dans un immense jardin fleuri. Partout des corolles chatoyantes dispensaient aux vents leur parfums sucré et envoutant. Au loin le glouglou d'une rivière apportait la fraîcheur sur le lieu que le soleil dardait de ses rayons aveuglant. Cet endroit, situé au sommet d'une imposante montagne, semblait un sanctuaire de joie, de sérénité et de simplicité. En son plus haut point, encadré par la masse de la bambouseraie se trouvait un grand édifice couvert de végétation. Vouée au culte de Terra, on retrouvait sur certaines pierres le symbole de cette dernière, tracé à l'aide de mousses. La demi-déesse choisit une apparence qu'elle n'avait jamais utilisé, car chaque situation donne lieu à une nouvelle part de réel et d'imagination. Vêtue d'un yukata court blanc, portant une broche fleurie dans sa logue chevelure d'ivoire, ce fut comme à son habitude sous les traits d'une enfant qu'elle parut devant les humains. Sa chevelure formait comme un halo lumineux autour d'elle mais son aura enflammé témoignait de son impatience, après tant d'années à s'ennuyer elle voulait profiter de cet instant, laisser place à la folie naïve qui dansait au fond de ses entrailles. Son regard amusé se posa sur l'humain(e) et sa voix joyeuse mais fatigué exposa la situation :

" Humain, si tu me trouve alors tu gagnera l’accès à la dernière épreuve : voici le premier indice."

Et tandis qu'elle disparaissait dans la forêt de bambou encadrant le lieu féérique en effectuant des sauts et des cabrioles, se fondant dans cette réplique du lieu qu'elle connaissait dans les moindres détails, sa voix voix résonna, chantante, impossible à situer.

Même si je peux plier,
ma force est dans le sceau,
car sans moi la flamme du savoir s'éteindrait.
Qui suis-je ?

Attrape moi humain, poursuit moi ! La déité voulait jouer, elle voulait s'amuser de ces maigres instants, car si aucuns des deux joueurs ne remportaient la partie elle serait à nouveau seule. Bondissant de rocher en branche et d'arbre en parterre de fleurs, Diya respirait le bonheur, ici, même si ce n’était qu'un songe, elle pouvait être elle même ! Et en ce moment c’était tout ce qui lui importait. Elle envoya plusieurs fois des visions faire croire à l'humain(e) qu'il/elle allait l'attraper, mais à chaque fois la main se refermait sur le vide dans un bruissement de feuillage et un nuage de poussière tandis ce que résonnait un " Raté !" ou un " Essaye encore !" cela allait même jusqu'au " Tu es bien trop lent ! Comment espère tu m'attraper ?!". La petite boule de poil espérait au fond d'elle même que l'un des deux participants résoudrait l'énigme et la trouverait, dans sa cachette, tandis ce que les visions leur jouaient des tours. Mais s'amusaient ils seulement ? Elle focalisa son attention sur l'homme/la femme. 
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Aventure #13 écrite Jeu 8 Jan - 19:09

cachons la réponse a Luce :
 



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Aventure #14 écrite Dim 11 Jan - 14:05

Au loin, le carré de lumière l’appelait. Ses bords s’illuminaient et s’intensifiait à chaque pas que Luce fit vers elle. Elle l’appelait et la bibliothécaire ne put se défaire à cela. Ses pieds avaient prit un tout autre rythme que le lourd, le lent et le pesant pas d’un retour à la réalité. Luce n’eut pas besoin de se tourner pour savoir que le boulet qu’elle imaginait ralentir sa marche avait disparu avec toute l’incompréhension du monde. Cela n’était en rien de son propre chef. Entonnée plus qu’inquiète de ce changement soudain, elle ne s’était toujours pas défaite de la lumière éclatante de l’extérieur. Même lorsque celui-ci prit un tout autre contraste. Alors qu’elle franchit le pas de la porte de la grande bibliothèque, la jeune Luce, encore sonnée par les troublantes visions de ses songes, fut de nouveau emportée dans les ténèbres. La lumière ne lui caressa pas le visage, elle la gifla brutalement à son passage. Aveuglée, ses yeux clos, elle n’aurait put se résoudre à continuer sa route, et pourtant, ce fut le contraire qui se produisit. Ses pieds continuaient à avancer dans l’ombre, dans l’incertitude d’une fin qu’elle aurait espéré percevoir une fois la porte franchit. N’aurait-elle pas dû se réveiller une fois l’épreuve accompli ? Était-elle sauvée ? Était-elle en danger ? Avait-elle fauté ? Son cœur palpitait de nouveau sous l’angoisse naissante d’un nouveau malheur sans qu’un objet, sans qu’un semblant de réalité ne la réconforte dans son voyage. Il n’y avait sans doute que son corps, son cœur et ses souvenirs présent comme seule preuve qu’elle n’était pas folle. Toutefois c’est ce qu’elle se forçait à croire.

Puis, alors qu’une étrange lumière brûlait ses paupières, Luce put entendre des crépitements, de l’eau ? Était-ce de l’eau qu’elle entendait au loin ? Elle concentra son écoute sur les divers sons qu’elle pu saisir. Ses yeux étaient toujours clos, elle ne voulait gâcher ce moment apaisant. Elle ne voulait pas ouvrir les yeux de peur que les sons lui rappelant ceux de la rivière blanche. Ceux qu’elle s’efforçait à garder en elle pour se remémorer les instants passés avec Virgil, son frère. Ils venaient souvent ici malgré les recommandations de Pétronille de ne pas s’éloigner. Ils savaient qu’ils risquaient une fessée en rentrant, ils s’en moquaient car ce bon moment avait été le prix de celui-ci. Virgil s’approchait souvent du bord de la rivière pour venir poser ses mains dans l’eau et boire le breuvage clair de la rivière. Il aidait sa jeune sœur, âgée de 6 ans à faire de même. Ses bras enroulant sa taille de peur qu’elle ne s’approche trop près, il la laissait boire à son tour, ce sourire tendre qu’il avait toujours eut à ses lèvres. La journée se passait souvent de la même manière, un jeu de cache-cache. Virgil, les yeux clos comptait tandis que Luce se cachait. Son cœur palpitait toujours à l’instant même où son frère criait “Le Lupus arrive !” dans une voix déformée se voulant plus virile et brutale qu’elle ne l’était réellement. Elle ne savait pourtant pas ce que signifiait un cœur battant à cet instant présent: La peur justifierait-elle les douleurs dans sa poitrine ? La joie celle de son ressentit ? Elle s’en moquait presque. Le plus important était de ne pas se faire repérer. Les yeux clos, elle s’imaginait à cet âge qu’elle était invisible. Le cri des amphibiens et des oiseaux accompagnait le chant continu de l’eau. Il y eut un craquement, celui d’une branche brisée soudainement, il y eut des pas se rapprochant peu à peu. Un sourire naissait sur les commissures de ses lèvres et par mégarde, elle laissa échapper de ses lèvres le nom de son frère.

“Virgil ?”

Elle ouvrit les yeux. Ce n’était pas Virgil, ni même le territoire de la rivière blanche. Son regard se perdit dans l’immensité du paysage. Magnifique. Aurait-elle sû donner des mots sur ce qu’elle ressentait en cet instant dans son être ? Non, sans doute pas. Elle se laissa à la contemplation sans qu’un mot ne soit prononcé, sans qu’un simple son soit émis entre ses lèvres si ce n’est un petit soupir, un trop plein d’air qui s’échappa d’elle comme si tout ses songes, ses troubles, ses angoisses s’étaient éjecté au loin, hors d’elle ou dans un coin caché de son esprit. Luce le pouvait, elle l’avait toujours fait, sa concentration était-elle qu’elle ne pensait plus à rien. Rien du tout. Les arbres perçaient le ciel de par leurs branchages et feuillages. La mousse recouvrait les pierres où elle mettait les pieds. Devant elle, enfin, il y eut un temple, sa structure était différente de celle du temple de Terra, elle était colorée, dissimulée autour des arbres. Luce découvrit soudainement face à elle une jeune enfant, les cheveux blancs, le rire éclatant comme la lumière qu’elle eut perçut. L’enfant, qui n’était autre que l’invocation, disparut. Sa voix s’élevait dans le paysage bucolique, lui proposant une seconde épreuve dont le but était simplement de la retrouver. L’épreuve était simple, oui. Le doute subsistait toujours cependant, allait-elle à nouveau donner à Luce ces ignobles visions ? Chercherait-elle de nouveau à la nuire ? Hésitante, elle finit malgré elle, sans qu’elle ne sache réellement pourquoi, à la poursuivre. A chaque fois qu’elle cru pouvoir l’attraper, elle manqua de peu l’enfant. Ses vaines tentatives, le rire de la jeune fille tout cela additionné au trouble et à la sensation de n’avoir aucun contrôle sur ses gestes ni même sur ce qu’il se passait, la perturbait.

Une fois alors que la fille eut totalement disparut dans les fourrets, Luce reprit le cours de ses pensées. L’énigme qu’elle lui posait n’était en rien là part hasard, si elle avait eut la moindre chance de la capturer à l’instant alors pourquoi avoir proposer cette énigme qui devait lui permettre de la retrouver ? N’avait-elle pas réfléchit en courant à sa poursuite ou était-ce encore là l’étrange rêverie qui lui imposait des gestes qu’elle n’aurait eut ? Luce prit une grande inspiration, tentant de calmer peu à peu le trouble même de n’être maîtresse d’elle-même. Le souvenir de Pétronille, sa préceptrice, lui revenait en mémoire “La gratuité du monde, voilà sans doute la seule chose que nous avons. Un monde complètement libre où nous avons le choix, le libre choix de vivre ou de mourir. D’être bonne ou mauvaise, d’être libre ou captive.”Ce monde dans lequel elle était bloquée ne correspondait en rien à cette définition. Elle n’était ni vivante ni morte. Ni bonne ni mauvaise. Ni libre ni captive. Luce laissa une nouveau soupir s’échapper de ses lèvres, peut être avait-elle trouvée la solution, elle n’était sûre de rien dans ce monde-ci. Le regard perdu vers sa direction, elle se décida enfin à traverser le territoire vers le temple.

L’idée qui lui venait était sans doute folle et amusante compte tenu de son métier. Lorsqu’une énigme comme celle-ci liait au savoir, Luce ne pouvait s’empêcher d’y voir un livre, une page. Le sceau pouvait représenter à la fois le sceau du temple comme celui d’un titre, d’une signature ou d’une écriture. Le sceau de la bibliothèque lui revint en mémoire. L’invocation était-elle adepte à la lecture également ? Avait-elle puisée dans son esprit ou ses pensées pour en tirer le goût prononcé, l’importance même de la lecture pour Luce ? Elle était tout simplement brouillée dans ses propres songent. Elle s’imaginait simplement que la réponse se trouverait dans le temple, si elle avait tord alors elle ne trouvera nullement des livres mais autre chose sans doute. Elle ne verrait peut être pas des bibliothèques mais un autre décor. La bibliothécaire gravissait les marches une à une, souhaitant au plus profond d’elle connaître le fin mot de l’histoire. Essoufflée si ce n’était de appréhension, Luce attendit un temps avant de franchir l’antre du temple. Elle ignorait si son choix était le bon ni même si sa résolution à entrer dans le temple était correcte. Luce sentait seulement, simplement, que l’enfant de Terra se trouverait à cet endroit. Elle fermait de nouveau les yeux, laissant ses lèvres murmurer une petite phrase magique qu’elle gardait au cas où rien ne pouvait la sauver et entra.

Son cœur se gonflait de douceur et de plaisir à la vue de l’intérieur du temple. Elle avait su deviner sa contenance mais avait-elle eut raison ? Elle avançait d’un pas lent à l’intérieur.
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Aventure #15 écrite Mer 14 Jan - 17:14


Le changement d'humeur de l'homme fut immédiat, il sauta à la suite de la petite boule de poil sous cette forme humaine pâle et fantomatique qui disparaissait et réapparaissait à intervalle régulier pour le narguer. Elle s'amusait, cela lui avait tant manqué, un rire éclatant lui échappa lorsque l'humain tomba dans la rivière, croyant qu'il réussirait cette fois, à se saisir de l'enfant. La fillette s'assoit momentanément sur une branche, bien en évidence devant les yeux de l'homme. Ce dernier, qui semble aussi amusée que la fille de Terra lui envoi soudain de l'eau qu'elle évite de justesse en faisant une cabriole et en criant :
" Raté ! "

Avant de s'enfuir entre les immenses arbres composant cette partie du jardin. Tantôt caché dans les feuillu, tantôt agenouillé dans un bouquet de fougères, elle regarde l'homme la suivre, la chercher, tenter de l'attraper, encore et toujours, avec cette fougue qu'on les jeunes enfant quand ils jouent. Bientôt ce dernier fatigue néanmoins, n'ayant pas l'endurance de la demi-déesse.

Tandis ce qu'il se laisse tomber dans l'herbe pour reprendre son souffle la déité prend le temps d'admirer son ancien chez soi, pensive. Elle aimerait tant pouvoir recréer un tel lieu de paix et de recueil sylvestre. Ce fut la voix de l'humain qui vint troubler ses réflexions, il semblait à nouveau sérieux. Peut être avait il comprit que le jeu à lui seul ne lui permettrait pas de réussir l'épreuve ? Il sembla se concentrer sur l'énigme et en tira ses premières réponses. Au moment ou l'homme se leva, la petite fille crut déceler dans son regard une once de déception, comme si le temps du jeu, maintenant terminé, lui manquait déjà. Elle disparut tandis ce qu'une nouvelle résolution s'imposait à l'humain. Il se dirigea à grands pas vers le temple.

La demi-déesse apparait dans la première pièce du temple, sa main caresse les étagères poussiéreuse, tout est disposé comme dans ses souvenirs, mas elle sait que l'endroit à brulé avant d’être détruit par le jour de la grande punition. Toutes ses recherches, ses créations, ses notes, ses connaissances, qui étaient contenues dans les quelques milliers de carnet qui ornent les étagères ont été réduit à néant. Et avec eux la petite créature à perdu le pouvoir de les recréer. Cette dernière saute en haut d'une étagère de bois sombre et attend sagement que l'humain arrive. Quand l'homme apparut, lançant son ombre sur la faible illumination de la pièce qu'offrait une fenêtre aux carreaux colorés dessinant des fleurs sur le sol, la fillette l'observa puis, alors qu'elle aurait voulu jouer à nouveau, elle lança la dernière énigme après l'avoir félicité d’être venu jusqu'ici :

" Bien humain, tu es aussi joueur que perspicace, il semblerait que tu sois parvenu à trouver la solution de ma précédente question. Oui effectivement c'est bien la feuille de papier, celles qui composent les milliers de carnet se trouvant dans les quatre pièces composant le rez-de-chassée de ce petit temple dans lequel je vivais autrefois, en paix. Il est maintenant l'heure pour toi d'affronter la deuxième partie de cette épreuve. Voici ma nouvelle énigme, il s'agit cette fois de trouver un carnet bien précis dans lequel se trouve décrite une plante particulière à laquelle j'attache beaucoup d'importance, et de me le ramener sans l'ouvrir :

Le printemps m’accueille en sa douce chaleur,
Tandis ce que la journée je me fait discrète,
C'est la nuit que je révèle ma beauté,
Nul doute que je pousse entre les racines de mes confrères les Grands
J'incarne le sceau de ma créatrice."

La demi-déesse balaya la pièce du regard, puis elle disparut, sans toutefois quitter l'humain du regard un seul instant. Les quatre pièce possédaient une unique fenêtre représentant des motifs particuliers. La première, celle dans laquelle l'homme se trouvait, renvoyait sur le sol des feuilles aux couleurs chaudes, la deuxième, dans la pièce de droite représentait l'éclat immaculé de petit flocon gravé avec soin dans le verre, la troisième, dans la pièce de gauche, envoyait la luminosité d'un immense soleil,chauffant la pièce de ses rayons, tandis ce que la dernière, se trouvant dans la pièce du fond, colorait la pièce de millier de fleur chatoyantes. Dans chacune de ces pièce, une étagère se trouvait pile dans le rayon lumineux tandis se que les autres se trouvaient en son ombre. Sur ses étagères qui semblaient être des arbres tordu dont les branches formaient le support et les racines disparaissaient dans le sol, cachant les derniers livres au ras du sol, des milliers de livres fins portant différents dessins marqués dans la couverture de cuir. Si l'homme ouvrait un livre et que son esprit s’arrêtait sur le croquis d'une plante aux couleurs étonnantes alors cette dernières prendrait vie, comme toutes ses sœurs, puisant dans la magie anciennement possédées par la demi-déesse pour pousser et prendre forme dans cette réalité, allant jusqu'à dévoiler son parfum. Certains livres enchanté par des sorts spéciaux, prenaient une teintes dorées une fois plongé dans l'obscurité, mais qui eut la présence de chercher un livre dans le noir ?

La fillette se demanda quel était le nom que la jeune femme avait appelé, peut être lui demanderait elle plus tard. Lorsque cette dernière commença à la poursuivre, la fille de Terra ne ressentit nulle joie, nul amusement en ses gestes, cela la contraria , elle se fit plus rapide, plus imprévisible, apparaissant tantôt en hauteur, tantôt juste derrière 'humaine avant de disparaitre sans qu'elle puisse ne serais que l'effleurer. Pourquoi ne s'amusait elle pas ? La petite fille voulait crier, elle voulait se mettre face à cette femme et lui demander, pourquoi ? Pourquoi ne s'amusait elle pas alors qu'ici elle était aussi libre que protégée, qu'elle ne risquait rien d'autre que de chuter dans la mousse ou de se mouiller auprès de la rivière qui éclaboussait de ses rires les rochers alentours ? Pourquoi pressentait elle en cette humaine un trouble plus grand encore que celui qu'avait créé pour elle cet enfermement solitaire ?

Alors que la demi-déesse venait de disparaitre pour se placer en hauteur, camouflée par les branches touffues d'un grand feuillu, elle observa l'humaine qui s’était arrêté en semblait en proie à de profondes réflexions. Quand cette dernière se décida à prendre le chemin menant au temple Diya la suivit discrètement. Des milliers de questions se bousculaient dans sa tête. Cette femme l'intriguait. Quand elle fut devant l'entrée de l’édifice, d'étrange paroles qui ne remontèrent pas aux oreilles de la déité résonnèrent dans le silence, puis elle entra. Et ses yeux s'illuminèrent, des milliers d'étoiles y dansaient soudain alors qu'ils semblaient éteints auparavant. La petite fille l'attendait, perchée en haut d'une étagère, balançant ses pieds dans le vide en chantonnant. Quand l'humaine s'avança en face d'elle un sourire vint flâner sur les lèvres de la demi-déesse et elle déclara, tout en la félicitant :


" Bien humaine, tu as l'air perspicace mais ton esprit semble cependant embrumé, il semblerait que tu sois parvenue à trouver la solution de ma précédente question. Oui effectivement c'est bien la feuille de papier, celle se qui composent les milliers de carnets se trouvant dans les quatre pièces composant le rez-de-chassée de ce petit temple dans lequel je vivais autrefois, en paix. Il est maintenant l'heure pour toi d'affronter la deuxième partie de cette épreuve. Voici ma nouvelle énigme, il s'agit cette fois de trouver un carnet bien précis dans lequel se trouve décrite une plante particulière à laquelle j'attache beaucoup d'importance, et de me le ramener sans l'ouvrir :

Le printemps m’accueille en sa douce chaleur,
Tandis ce que la journée je me fait discrète,
C'est la nuit que je révèle ma beauté,
Nul doute que je pousse entre les racines de mes confrères les Grands
J'incarne le sceau de ma créatrice."

La demi-déesse balaya la pièce du regard, puis elle disparut, sans toutefois quitter la femme du regard un seul instant. Les quatre pièce possédaient une unique fenêtre représentant des motifs particuliers. La première, celle dans laquelle l'homme se trouvait, renvoyait sur le sol des feuilles aux couleurs chaudes, la deuxième, dans la pièce de droite représentait l'éclat immaculé de petit flocon gravé avec soin dans le verre, la troisième, dans la pièce de gauche, envoyait la luminosité d'un immense soleil,chauffant la pièce de ses rayons, tandis ce que la dernière, se trouvant dans la pièce du fond, colorait la pièce de millier de fleur chatoyantes. Dans chacune de ces pièce, une étagère se trouvait pile dans le rayon lumineux tandis se que les autres se trouvaient en son ombre. Sur ses étagères qui semblaient être des arbres tordu dont les branches formaient le support et les racines disparaissaient dans le sol, cachant les derniers livres au ras du sol, des milliers de livres fins portant différents dessins marqués dans la couverture de cuir. Si l'homme ouvrait un livre et que son esprit s’arrêtait sur le croquis d'une plante aux couleurs étonnantes alors cette dernières prendrait vie, comme toutes ses sœurs, puisant dans la magie anciennement possédées par la demi-déesse pour pousser et prendre forme dans cette réalité, allant jusqu'à dévoiler son parfum. Certains livres enchanté par des sorts spéciaux, prenaient une teintes dorées une fois plongé dans l'obscurité, mais qui eut la présence de chercher un livre dans le noir ?
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Yuurei Akuma
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Aventure #16 écrite Ven 23 Jan - 17:05


Le Rôdeur s'approche doucement mais surement du temple au sommet de cette montagne, un temple entouré par la forêt de bambou, un temple paisible donc la mousse et les diverses plantes grimpantes fusionnaient amoureusement avec les parois de pierres tenant l'édifice debout. Yuurei arrive devant le temple au bout de cette longue marche. Lorsqu'il pénètre à l'intérieur de ce lieu saint, allant au bout d'un long couloir, le Rôdeur voit avec plaisir la demi-déesse devant la première pièce du temple.

Cette pièce est une grande pièce, poussiéreuse aussi bien au sol que sur les étagères de bois sombre recouvrant ces murs clairs, affichant un nombre incalculables de livres en leur sein. Une seule fenêtre semble éclairer cette pièce, une simple fenêtre riche en couleur dont les carreaux colorés dessinaient une assemblée de fleurs multicolores sur le planché de la pièce ajoutant une certaine chaleur dans ces lieux de par ses couleurs chaudes.

La demoiselle  nommée Diya félicite le Rôdeur d'être arrivé jusqu’à son temple et continue son épreuve sur une nouvelle énigme. Yuurei écoutait calmement, l'heure n'était pas au jeu et la demi-déesse devait sans doute se languir de pouvoir respirer l'air frais extérieur de nouveau.


" Bien humain, tu es aussi joueur que perspicace, il semblerait que tu sois parvenu à trouver la solution de ma précédente question. Oui effectivement c'est bien la feuille de papier, celles qui composent les milliers de carnet se trouvant dans les quatre pièces composant le rez-de-chaussée de ce petit temple dans lequel je vivais autrefois, en paix. Il est maintenant l'heure pour toi d'affronter la deuxième partie de cette épreuve. Voici ma nouvelle énigme, il s'agit cette fois de trouver un carnet bien précis dans lequel se trouve décrite une plante particulière à laquelle j'attache beaucoup d'importance, et de me le ramener sans l'ouvrir :

Le printemps m’accueille en sa douce chaleur,
Tandis ce que la journée je me fait discrète,
C'est la nuit que je révèle ma beauté,
Nul doute que je pousse entre les racines de mes confrères les Grands
J'incarne le sceau de ma créatrice."


Yuurei réfléchit à l'énigme, fronçant les sourcils l'air songeur et se tenant le menton de la main gauche, réfléchissant. Ainsi donc la réponse est dans un carnet qu'il ne doit pas ouvrir et ramener à la demoiselle. Dur de répondre à une énigme sans y répondre mais Yuurei va se prêter au jeu. Le Rôdeur pense à une fleur, la fleur de lune pour être exact. Cette fleur printanière n'éclos qu'une à deux nuits par ans et fane ensuite. Mais ses plans étant très fertiles, nous pouvons avoir de nouvelles fleurs de lunes à partir de l'ancienne. Une espèce d'hommage à la nuit, à l'éphémère et à la renaissance en quelque sorte. Cette plante pousse aux pieds des grands arbres et la fleur de lune et le sceau que le Rôdeur a vu sur la porte d'entré de la cellule de la semi-divinité et aussi dans le temple ou ils se trouvent tout les deux. Ce qui donne donc cinq bonnes réponses aux cinq parties de cette énigme.

La Fleur de Lune est une plante unique et magnifique, nommée aussi Belle de Nuit. l'Epiphyllum à large feuilles dispose de quelques fleurs qui ne fleurissent à la tombée de la nuit et se fanent dès le lendemain matin et cela, une a deux nuits par ans, avant de fanée le lendemain matin. Ce spectacle que de voir cette fleur ouverte et de sentir son doux parfum est donc exceptionnel. Elle libère un parfum subtil et très odorant pendant les quelques heures de sa floraison nocturne, un parfum de rêve rappelant les milles senteurs de la forêt et la liberté des voyages dans la nature.

Spoiler:
 


Le Rôdeur devait donc trouver un carnet représentant la Fleur de Lune parmi les carnets de ses quatre salles. Yuurei lança un grand sourire à la demoiselle gardienne de ses lieux et lui lança sur un ton agréable un simple petit mot, reflétant sa bonne humeur en retroussant ses manches.

"Il faut donc que je trouve le bon carnet et que je te le ramène sans l'ouvrir ? Le carnet contenant la fleur répondant a ton énigme. Et bien allons-y demoiselle Diya'

Le Rôdeur regarde les différentes salles autour de lui, allant de l'une a l'autre. Il y a en tout quatre salles, La première était celle ou ils se trouvaient tout les deux et devait représenter l'Automne. La deuxième, située à droite de la première, avait son unique fenêtre gravée de milles flocons de neige d'un blanc immaculé, représentant sans doute l'hiver, une fleur du printemps ne s'y trouverais pas. La troisième pièce, située à gauche de la première, était extrêmement lumineuse. Elle dorais la pièce d'un immense soleil, chauffant la salle de ses rayons d'été. La dernière pièce, la pièce se trouvant dans au fond de la pièce principale, se colorait d'elle même de millier de fleurs chatoyantes. Cette pièce devait, sans aucun doute, représenter le printemps, la floraison et le renouveau. C'est dans cette pièce que le Rôdeur a des chances de trouver le carnet représentant la fleur de lune.

Yuurei se dirigea donc calmement vers cette pièce, toujours sous le regard de la demi-déesse. Dans cette pièce, comme dans les trois autres d'ailleurs, se trouvait une étagère dans le rayon lumineux éclairant la pièce. Cette étagère de bois naturellement tordu pour que les branches fassent office de rangements baignait dans un halo lumineux, invitant ainsi quiconque entrerait dans la pièce a consulter le contenu des livres dissimulés dans les rayons de cette étagère.

Le Rôdeur consulta la couverture de chacun des livres et carnets de cette étagère, mettant en haut ceux donc le titre ou le dessin ne correspondait pas à la plante et mettant en bas certains bouquins qui, curieusement, n'avait aucun titre ou aucun dessin sur leur couverture. Le rôdeur était tenté de les ouvrir pour voir le contenu mais ceci symboliserait l'échec de l'énigme. Le temps passait, imperceptible mais long tandis que le Rôdeur, assis sur le sol, faisait son tri. Le temps passait mais Yuurei ne trouvait pas le bon carnet, aucuns de ceux avec symboles ne pouvaient correspondre à une Fleur de Lune et il ne pouvait ouvrir les carnet sans symboles ni inscriptions. Yuurei posa le dernier livre et réfléchissait, regardant l'étagère devant lui baigner dans son rayon lumineux.

Tandis que Yuurei piétinait dans sa recherche, tandis qu'il regardait autour de lui, cherchant quel carnet il devait choisir, le Rôdeur eut un déclic, une idée, un tilt dans l'esprit du Rôdeur qui lui laissa échappé une expression de joie.

"Ah mais j'ai trouvé !"

Yuurei pris tout les carnets qu'il avait trouvé qui ne comportaient ni mot ni dessin sur leur couverture. Le Rôdeur se leva, les carnets sous le bras et se dirigea vers le coin le plus sombre qu'il pu trouvé dans cette pièce. Le Rôdeur posa les carnets au sol et s'interposa entre la source de lumière et la réponse à son énigme. Plusieurs carnet prenaient une teinte dorée dans l'obscurité, mais un seul parmi eux avait une Fleur de Lune qui se dessinait dans cette teinture dorée. Logique après tout,  la fleur de lune ne se réveille que la nuit donc son carnet en fait de même.

Yuurei saisit ce carnet qui révèle la réponse sur sa couverture, une fleur de lune qui ne se dévoile que dans l obscurité. Le Rôdeur prend le carnet sans l'ouvrir et l'emmène à l'invocation, la semi-déesse qui a tant besoin de se libérer de sa cellule pour pouvoir vivre et être heureuse. Yuurei regarde Diya dans les yeux et lui sourit, espérant ne pas avoir fait fausse route.



"  Ci Vis Pacem. Para Bellum ! ."
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Aventure #17 écrite Dim 25 Jan - 0:38

Elle n’en croyait pas ses yeux; devant elle se dressait un tout autre monde à celui qu’elle avait traversé, un monde qu’elle connaissait bien: Des rangées de livres se serraient les uns aux autres dans les cases des bibliothèques. La richesse des couleurs laissait entrevoir les années de recherches et de travaux pour parvenir à faire d’un temple un lieu aussi impressionnant que la grande bibliothèque de Lüh. Son cœur s’apaisait à la vue des formes familières des livres de la pièce. Enfin, elle se sentait en sécurité face à tout ce savoir à porté de main dont elle pouvait sans doute user encore et encore. Un détail troubla cependant la pauvre bibliothécaire: Le sol était recouvert de feuille colorés, des feuilles dont elle ne connaissait ni la provenance, ni l’apparence. Elle craquait sous ses pas, si la nouveauté l’effrayait un peu dans ce monde-ci, il semblerait que le rapprochement avec les feuilles d’arbres que l’on pouvait voir sur L'Ile en plein automne la rassura.

Si l’envie d’approcher les murs de livre lui plaisait, elle se fit des plus hésitantes. Luce le sentait à présent, un regard s’était posé sur elle. Ce regard, c’était celui de cette petite fille qui l’incitait à jouer en possédant son corps. Luce s’approcha d’elle, la bibliothécaire ne voulait pas lui répondre tout de suite, elle appréhendait ses réactions, ses folies qu’elle pouvait avoir envers elle. Que lui réservait-elle cette fois-ci entre manipulation et possession ? La petite fille était assise en haut d’une étagère. Sa bonne volonté aurait fait que Luce se serait étonnée voire étranglée en la voyant à cet endroit. Cependant ce monde était différent de la réalité, elle n’avait nullement à s’en faire pour l’enfant du haut de son étagère.

La nouvelle épreuve fut annoncée, encore une fois, Luce se devait de répondre à une épreuve. Ses lèvres murmurèrent inlassablement l’énigme pour l’intégrer dans son esprit. Au vu de ce qu’elle demandait, il était certain qu’elle aurait besoin de se souvenir de l’énigme.

“Le printemps m’accueille dans sa douce chaleur. Tandis que la journée je me fait discrète, C'est la nuit que je me révèle. Nul doute que je pousse entre les racines de mes confrères. J'incarne le sceau de ma créatrice.”

Il était évident que sa mémoire lui jouait des tours, les phrases n’étaient pas exactes mais cela suffirait sans doute à la jeune femme pour repérer les mots-clés. Dans sa malchance, elle n’avait aucun moyen d’écrire l’énigme dans l’idée où l’écriture aurait pu l’éclairer, il lui fallait répéter de nouveau l’énigme.

“Le printemps m’accueille dans sa douce chaleur. Tandis que je me fais discrète la journée, c’est la nuit que je me révèle. Nul doute que je pousse entre les racines de mes confrères les Grands, j’incarne le sceau de ma créatrice.”

La pièce qu’elle emprunta, celle à droite de sa position était recouverte d’un voile blanc. Toute la façade principale semblait s’être recouvert d’un manteau blanc, ce même drapé se confondant sur le bois des étagères où se rangeait les livres. Ses pas craquaient sous la formation de poudreuse de la pièce. Luce put voir la formation gelée de son souffle entre ses lèvres s’évaporer en une multitude de grain opaque. Instinctivement, Luce referma ses mains contre elle. Elle n’avait cependant pas froid. Elle n’eut aucune rougeur sur sa peau et son corps ne frissonnait pas. Était-ce un rêve ? Une de ces illusions qu’elle avait cru voir ? Son esprit se butait sur des pensées que sa vision contredisait. S’approchant alors des rangées de livres, la bibliothécaire posa sa main sur l’un d’entre eux mais ne put les sortir de leur emplacement. Comme s’ils refusaient de se faire approcher, la blancheur et la froideur de la pièce avait déteint sur eux. Seulement certains d’entre eux se laissèrent ouvrir offrant alors à la vue de la jeune bibliothécaire une multitude de plantes hivernales. Elle ouvrit une page au hasard pour y voir sortir un bourgeon à la page droite du livre qui s’éleva et éclot sous le regard médusé de Luce. Une telle sorcellerie la fit sursauter, lâchant alors le livre qui tomba au sol sur son dos. Luce, elle, agrippa ses mains sur son collier de naissance qu’elle frictionnait entre ses doigts, nerveuse. La plante était fièrement déployée devant elle. Ses pétales ouvertes, exposées dans le fond hivernale était d’une splendeur époustouflante. Luce s’en approcha doucement sur ses quatre pattes. Ses mains engouffrées dans la poudreuse, les genoux de son pantalon de voyage s’humidifiait également. La plante était là, délicate et merveilleuse. Son regard n’avait pas quitté sa couleur pétillante. Doucement, sa main quitta sa position pour s’approcher de la fleur qui se rétracta doucement à l’approche de celle-ci. Elle vivait. elle bougeait. Luce hésita, devait-elle l’attraper ? la prendre pour la libérer ? Ses doigts attrapèrent délicatement la tige de la plante pour l’en détacher. Un crack suivit, la fleur redevint un simple origami, une feuille de papier déchirée. La bibliothécaire écarquillait les yeux, croyant avoir rêvée tout d’abord, elle fixa l’origami un instant avant de refermer le livre dans lequel elle était prisonnière. Il y avait dans ce monde une magie éphémère, une charmante illusion et elle en était sûre à présent. Dans la pièce se trouvait un bureau recouvert de cette même poudreuse. Elle s’empara de l’encrier et de la plume posé dessus pour écrire sur la feuille dépliée l’énigme. Cependant, l’encre se trouvant à l’intérieur était gelée et la plume, coincée à l’intérieur. Il faudrait alors trouver de quoi réchauffer l’objet pour s’en servir.

Luce quitta la pièce avec sa feuille et son encrier en main à la recherche d’un espace chaud. Elle se dirigea alors vers la seconde pièce du temple mais aussi la plus proche de sa position: la pièce du fond. Celle-ci était bien différente de la pièce blanche; un champ de fleur s’y trouvait. Toute différente les unes des autres, elle coloraient la pièce de couleurs vives et chatoyantes. Le parfum des fleurs les plus imposantes se mélangeaient entre elle et à chaque bouffée d’air Luce put sentir une toute autre odeur. Elle n’osait entrer dans la pièce sans craindre de piétiner par mégarde quelques fleurs à son passage. Il lui faudrait marcher sur des œufs et elle ne se sentait pas prête à explorer la pièce en profondeur en risquant d’avoir les foudres de l’enfant de Terra si toutefois c’était bien d’elle qui s’agissait. Elle se dirigea vers la quatrième et dernière pièce qu’elle n’avait pas encore visité. Au loin elle pouvait percevoir la puissante lumière qui émanait de la pièce. Elle plissa les yeux et son nez comme dérangée de la trop forte intensité. Elle passa l’une de ses mains au dessus de ses yeux pour atténuer la douleur et prendre le temps de s’accommoder un peu à la forte luminosité de la pièce. Elle y entra pensant, une fois de plus, que ce qu’elle voyait correspondait à la réalité : La lumière générait de la châleur qu’elle ne ressentait pas concrètement. La chaleur de la pièce n’avait certes aucun effet sur Luce mais elle suffisait à l’encrier pour reprendre sa composition liquide. La plume put se libérer et Luce put enfin écrire l’énigme de la petite fille sur l’origami déplié, du moins ce dont elle se souvenait:


Le printemps m’accueille de sa douce chaleur.
Tandis que la journée je me fais discrète,
C’est la nuit que je me révèle.
Je pousse entre les racines de mes confrères
J’incarne le sceau de ma créatrice.


Une fois ceci fait, elle prit un temps pour la relire en soulignant à la suite les mots-clés de l’énigme:


Le printemps m’accueille de sa douce chaleur.
Tandis que la journée je me fais discrète,
C’est la nuit que je me révèle.
Je pousse entre les racines de mes confrères
J’incarne le sceau de ma créatrice.


Le printemps, la discrétion au soleil, la révélation de la nuit était des détails explicites de la plante recherchée. . Sans doute poussait-elle au printemps et que ses pétales s’ouvraient la nuit. Certaines fleurs d’Arcane sont ainsi faite. A moins qu’elle ne parlait du carnet, bien que cela lui semblait étrange d’imaginer tel fantaisie Était-ce seulement le cas dans l’ancien monde, celui que la petite fille lui montrait ? L’enfant l’avait laissé ainsi, une énigme comme repère. Au-delà où son regard pouvait observer, Luce redécouvrit au travers de l’ouverture de la pièce la formation d’une intersection: Une pièce au centre et deux autres respectivement à gauche et en face de sa position. La solution à cette dernière épreuve se trouvait sans doute dans l’une de ces pièces. Mais laquelle ? Il y avait une autre chose qui clochait dans cette énigme : Si les trois premières répliques représentaient la fleur, que représentaient les deux autres ? “Le sceau de ma créatrice” pouvait justifier de l’importance de ce carnet pour la jeune fille mais était-ce seulement le but de sa présence ? Quand au fait de “pousser entre les racines de ses confrères” que pouvait bien signifier cette phrase ?

Alors qu’elle se plongea dans l’énigme même de l’enfant, elle se souvint brusquement de l’une des recommandations de celle-ci : “Il s'agit cette fois de trouver un carnet bien précis dans lequel se trouve décrite une plante particulière à laquelle j'attache beaucoup d'importance, et de me le ramener sans l'ouvrir”.

L’énigme se corsait: Comment reconnaître le dit carnet où se trouve décrite la réponse de l’énigme sans l’ouvrir ? La voilà plongée dans un paradoxe dont elle ne se sentait pas apte à ressortir vainqueur. Il était sans doute évident de comprendre pourquoi la demoiselle demandait à ce qu’elle ne soit pas ouverte. Une fois éclose il serait presque impossible de lui rendre une forme papier sans la cueillir. Elle nota cependant cette indication au dos de la feuille pour ne pas l’oublier pendant ses recherches.

Elle prit le temps de retourner dans la pièce blanche pour y déposer l’encrier. C’est alors que l’évidence lui sauta au yeux. Luce reprit la lecture de l’énigme: “Le printemps m’accueille de sa douce chaleur”. Chaque pièce représentait une saison : la pièce centrale et ses feuilles représentait l’automne, la pièce dans laquelle elle se trouvait, l’hiver, la pièce ensoleillée, l’été. Tout ça signifiait que la seule pièce où elle n’osa entrée était…

Luce claqua des talons, l’encrier toujours en main vers la pièce du fond où se trouvait le champ de fleur. Le printemps n’était que le lieu où se trouvait le carnet. Il fallait maintenant voir dans les autres répliques ce qui pourrait aiguiller la recherche.
Elle entra d’un pas lent et méticuleux dans la pièce aux fleurs. Elle fronça de nez de dégoût quand à la sur-composition odorante de la pièce. Le chemin était encore long mais il lui faudrait trouver rapidement le carnet sous peine d’avoir des migraines à la sortie. Alors qu’elle s’était approchée du centre de la pièce, Luce découvrit un tout nouveau phénomène, celui-ci se faisant plus étrange que l’apparition des fleurs hors des livres. Dans l’ombre, des formes rectangulaires scintillaient et d’autres non. Qu’était donc cette sorcellerie ? Luce s’approcha des formes brillantes d’un pas prudent en faisant attention à ne pas écraser les fleurs tandis qu’elle attrapa l’un d’entre eu pour les mener à la lumière. Il s’agissait d’un simple carnet en apparence qui une fois mit dans la zone obscure semblait devenu toute autre. Étonnée, elle se demanda si cela pouvait avoir un lien avec l’énigme. Elle reprit de nouveau la feuille dans ses mains pour y lire les deux indications suivantes: “Tandis que la journée je me fais discrète, / C’est la nuit que je me révèle.”  Le jour et la nuit. Voilà de nouveau une nouvelle indication quand au livre sans doute: Celui-ci se révélait la nuit. Le problème présent était que si certain d’entre eux étaient éclairé, d’autres se trouvait dans le champ de la lumière. Il fallait donc récolter les livres éclairés et distinguer ceux qui ne l’était pas. La pièce était bien éclairé, il serait donc difficile de passer chaque livre dans l’obscurité pour les distinguer les uns des autres. Ainsi devrait-elle sans doute trouver un moyen de cacher la zone éclairée un temps pour repérer les livres éclairés des livres non-éclairés…


***



Elle avait mit un temps à placer tous les carnets dont elle n’avait pas l’utilité près de la zone lumineuse. Pour couvrir la fenêtre elle avait utilisé certains carnets qui ne s’éclairait pas à la lumière, des feuilles de la pièce centrale ainsi que son manteau qui permettait d’assombrir un peu plus la pièce pour discerner les livres lumineux des autres livres. Luce avait passé un long moment à placer tous les livres restants de la pièce en son centre et s’était même griffé la peau avec l’une des branches des arbres-étagères en glissant, elle n’avait pas mal à proprement parlé ce qui était d’autant plus étrange car la plaie était rouge et saignait quelque peu sans que ce ne soit grave. La lumière avait été réinstauré dans la pièce. Si il restait encore beaucoup à faire, elle avait néanmoins réduit les possibilités et augmenté ses chances. Il ne restait plus que deux phrases, peut être l’aideraient-elle à trouver parmi le tas présent le bon carnet. Elle s’était assise près de la pile en relisant encore et encore la feuille sans grand résultat.


Le printemps m’accueille de sa douce chaleur.
Tandis que la journéeje me fais discrète,
C’est la nuit que je me révèle.
Je pousse entre les racines de mes confrères
J’incarne le sceau de ma créatrice.


“Les racines de mes confrères…” répétait-elle en silence alors que sa tête bouillonnait sous le mystérieux message. Que voulait-elle dire par là ? Était-ce si évident qu’elle n’en voyait pas le bout ? Elle chercha une signification fantasque avant de repartir sur quelque chose de plus basique mais rien ne vit sur l’instant. Elle s’allongea dans le champ de fleur regardant les étagères en arbre qu’elle trouvait tout particulièrement fascinant. Un nouveau flash. Si on changeait chaque pronom personnel par “la plante” on pouvait voir ceci :

La plante pousse entre les racines de mes confrères
La plante incarne le sceau de ma créatrice.

Le carnet se trouvait “entre les racines de ses confrères” qui pouvait donc être les confrères dont elle parlait ? Luce en avait peut être la réponse. Si l’on considérait que la seule plante capable de correspondre à ce critère se trouvait dans la pièce alors il serait évident de dire que les arbres servant de bibliothèque était le plus à même de l’être. Le problème était cependant de taille, il n’y avait pas de racine à proprement parler. On ne les distinguait pas. Elle supposa donc sans vraiment croire avoir trouvé la réponse que les livres les plus proches des racines pouvaient être ce fameux carnet. Une nouvelle fois, elle allait réduire les effectifs. Il fallait cependant trier de nouveaux les livres.

Suite à cela, elle barra fièrement une énième phrase de l’énigme. Luce se sentait rapprocher de son but, bientôt elle aurait fini cette épreuve et elle pourrait enfin retourner dans son monde d’origine si toutefois elle avait la possibilité d’y retourner après cela. La dernière phrase était d’une évidence même qu’elle ne put se résoudre à autre chose. Il lui fallait cependant ressortir pour avoir un œil sur le sceau du temple. La bibliothécaire se leva, laissant les livres de la pièce seul un instant alors qu’elle croqua les détails du sceau se trouvant à l’extérieur du temple. Les carnets étaient composés d’étranges dessins et l’un d’entre eux seraient sans doute similaire à celui-ci. Elle espérait cependant que le sceau qu’elle dessina ne serait qu’un exemplaire unique.

De retour dans la pièce du printemps Luce prit une dernière fois son mal en patience pour trouver le livre correspondant. Après quelques minutes _si on pouvait cependant trouver une temporalité dans ce monde_ Luce leva en l’air sa main avec le carnet dont l’image correspondait avec celui qu’elle avait croqué. Elle n’avait pas vu la petite fille depuis le début de l’épreuve mais elle sentait néanmoins son regard peser sur elle. Avec son peu d’assurance, par peur du ridicule, elle demanda finalement.

“Est-ce celui que vous cherchez ?”

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Aventure #18 écrite Mer 28 Jan - 20:45


L'homme se concentra, ses traits se tendirent, comme si ça réflexion le poussait dans ses retranchement. La fillette resta à sa place, son imperturbable sourire sur les lèvres, elle voulait voir de quoi les humains étaient capable dans ce nouveau monde. L'homme possédant l’âme d'un enfant serait il capable de percer l'énigme ? Il lança sur un ton doux tout en se retroussant les manches :

"Il faut donc que je trouve le bon carnet et que je te le ramène sans l'ouvrir ? Le carnet contenant la fleur répondant a ton énigme. Et bien allons-y demoiselle Diya."

Elle regarda l'homme se diriger d'une salle à l'autre tout en observant leur contenu. Il semblait concentré et étonné de l'ambiance que renvoyait le temple, la demi-déesse, elle, s'y sentait si bien qu'elle aurait voulu rester coincée dans cette réalité alternative. C’était chez elle. L'homme venait de s’arrêter dans la pièce réservée à la saison nouvelle, il était plutôt bien partit. La déité sortit de ses pensées pour l'observer avec plus d'attention. L'humain se dirigea rapidement et naturellement vers l'étagère mise en valeur par le vitrail coloré. Il observa les différents livres et carnets qui y étaient entreposés, il les tria, séparant ceux qui ne se referaient pas à la bonne plante, qu'il avait l'air de connaitre, de ceux qui ne possédait aucun renseignement extérieur. Soudain alors qu'il semblait coincé dans l'avancement de la résolution de l'énigme il s'écria, surprenant la petite fille qui se cacha derrière la porte de la salle hivernale.

"Ah mais j'ai trouvé !"

L'homme prit tout les carnets qu'il avait mit de coté et les déposa dans un coin de la pièce que l'éclairage naturel n'atteignait pas, il se planta devant la source de lumière et observa avec fascination certain livre se parer d’inscription ou de motifs floraux. Quand il réussi à trouver le bon lire, qui comportait exactement le même motif que la porte de la cellule dans laquelle elle était enfermée depuis si longtemps. Il se releva, abandonnant la salle tel quel et empoignant le carnet luminescent qu'il apporta à la jeune fille, tout sourire. Lorsqu'il lui tendit le livre la demoiselle le recueillit dans ses petites mains tremblantes et le serra contre son cœur, lâchant un bref mais doux :

" Merci."

Elle ouvrit ensuite le livre en son milieu et aussitôt une plante en jaillit, offrant ses feuilles dont le vert tendre se déploya dans la pièce, couvrant les murs, les étagères, la fenêtre et soudain des fleurs s'ouvrirent, illuminant la bibliothèque transformée en jardin magique et dispensant leur doux parfums qui enveloppait les sens de l’humain présent, le tirant doucement vers un sommeil profond. La fillette en yukatta s'approcha de l'homme et posa sa petite main douce et froide sur sa joue. Il perdit aussitôt connaissance.

La jeune femme semblait sereine, les livres semblaient avoir des propriétés magique sur l'humaine mais la fillette sentait en elle une sorte de crainte. Sa précédente épreuve semblait avoir eut de lourde conséquence sur l'humeur de la femme. Après avoir écouté l’énigme cette dernière commença ses recherche, son esprit, plus ouvert aux visions, déployait des trésors de détails dans les quatre bibliothèques sujette aux saisons. L'enfant la regarda observer la salle dédiée à l'automne, puis entrer dans celle de l'hiver ou elle se saisit de l'encrier gelé et de la plume qui y était emprisonnée après avoir ouvert un des carnet dont le croquis avait prit vie, la surprenant. En essayant de cueillir la fleur qui en était née la jeune femme avait déchiré la page, ramenant la fleur à un vulgaire morceau de papier. Elle conserva celle ci et gagna finalement la pièce la plus chaleureuse. Celle qui renfermait les chaleureux rayon de l'été. L'encre redevint liquide et la demoiselle utilisa la plume pour noter l'énigme sur la feuille arrachée au carnet hivernal avant d'aller remettre l'encrier et la plume à leur place.

C'est à se moment sans doute qu'elle comprit l'importance des saisons que renfermaient les quatre salles car elle se dirigea vers la pièce aux corolles chatoyantes, s'imposant leur lourd parfum, alors qu'elle l'avait évité la première fois, comme intimidée à l'idée de marcher au milieu des graciles pétales. Après avoir soulignés les mots clefs de l’énigme elle pénétra dans la pièce fleurie et se replongea dans les éléments que composait la devinette. finalement elle remarqua d'elle même qu'il émanait une étrange lueur de certain livre. Elle utilisa les carnet qui ne brillaient pas ainsi que des feuilles et sa propre veste pour masquer la fenêtre et ainsi trier les carnets et livres qui pourraient potentiellement être celui qu'elle cherchait. En triant ces derniers l'humaine s’était entaillée le bras, mais cette blessure superficielle n'existait que dans cette réalité alternative et elle n'en aurait aucun souvenir une fois réveillée.

La femme murmura une phrase, la répétant à plusieurs reprises, la petite fille l'observait, cachée derrière la porte de la précédente pièce, elle l'intriguait, cette personne rationnelle qui faisait tout avec tant de minutie, de curiosité et de mesure. Elle aurait voulu lui poser pleins de questions mais l'heure n’était pas à la discussion. L'humaine finit par s'allonger à même les fleurs, qui s'écartèrent d'elle même afin de l'entourer, comme la berçant, leur parfum se fit moindre, cherchant à l'apaiser. Ses yeux erraient sur les étagère végétales et elle finit par comprendre que le carnet se trouvait au bas de celles ci, écartant de nouveaux écrits pour ne garder que ceux qui provenait de cette zone. Une fois ceci fais elle barra la ligne impliquant ce tris et se leva, gagnant la porte du temple. La fillette se demanda d’abord si elle abandonnait, mais quand elle la vit dessiner le motif présent à l'entrée du temple elle comprit que la femme cherchait maintenant le dit carnet en utilisant le dernier détail de l'énigme, à savoir, le sceau dont la gardienne était la demi-déesse, celui là même qui représentait la fleur de lune.

Quand elle eut trouvé le carnet elle l’éleva pour vérifier son motif. Ce dernier, similaire à celui se trouvant sur la porte de la cellule et à celui se trouvant à l'entrée du temple luisit d'un éclat doré tandis ce que la femme se convainquait qu'il s'agissait de celui-ci. Elle émit d'une voix hésitante, qui résonna dans la pièce :

“Est-ce celui que vous cherchez ?”

La demi-déesse sortit de sa cachette et rejoignit l'humaine qui lui tendait désormais le carnet. Elle lui prit délicatement et le serra contre son cœur, une larme de joie coula même de sa joue et tendis ce que l'émotion l'envahissait elle murmura d'une voix douce :

" Merci humaine, tu n'imagine pas l'importance qu'à ce livre pour moi."

La déité ouvrit ensuite le livre en son milieu et il en sortit aussitôt une plante dont les feuille tendre couvrirent bientôt le sol et les murs. Il ne resta plus une parcelle de la pièce qui ne fut couvert par la végétations et après quelques secondes les corolles blanches s'ouvrirent en dispensant leur doux parfums enchanteur dans la pièce, bibliothèque, maintenant transformé en jardin invitant au calme et à la détente. L'atmosphère, chaleureuse, mena la femme vers le sommeil et alors que ses yeux se fermaient, l'enfant vint poser sa petite main froide et douce sur la joue de l'humaine, lui faisant perdre connaissance.



Résultats de l'épreuve
~♣~

Lorsqu'ils rouvrirent les yeux ils se trouvaient l'un à coté de l'autre, allongés sur l'herbe grasse qui recouvrait désormais le sol de la cellule. Les murs de pierre étaient cachés par des fleurs de lunes qui se balançaient harmonieusement comme au rythme d'un chant muet qui émanait de la demi-déesse. Cette dernière sous son apparence originelle attendait que les deux être s'éveillent. Les dimension avaient fusionnés, leur permettant de comprendre qu'ils avaient été deux à tenter de libérer la petite boule de poils. Diya se tenait fièrement au cœur de la salle, assise de façon princière, dominant la salle de son regard malgré sa petite taille, elle déclara :

" Bravo humain. Vous avez tout deux réussi les épreuves visant à me faire quitter cette prison qui m'a gardé bien trop longtemps prisonnière. Cependant je ne peux accompagner que l'un d'entre vous. Je dois donc faire un choix. "

Un long silence s'installa, les deux humain attendait que la demi-déesse rende son verdict. Cette dernière voulait cependant prendre le temps d'y réfléchir avec le plus grand soin. Elle devait accompagner celui qui méritait le plus son aide, celui qui en avait réellement besoin, mais également choisir celui qui lui apporterait le bonheur, qui lui permettrait de vivre la vie dont elle rêvait. Son regard se porta vers l'homme, Yuurei, puis vers la femme, Luce. Sans quitter cette dernière des yeux elle lâcha avec douceur :

" Tu es une jeune femme surprenante, l'énigme ne semble t'avoir posé aucun problème cependant il y a quelque chose de sombre en toi, et cette chose prend possession de ton esprit trop facilement, t’empêchant de profiter de ce qui t'entoure. Ta réaction face à la vision que je t'ai imposé m'a cependant convaincue que tu était capable de vaincre cette peur. Tu as cherché à protéger cette personne, dans cette immense bibliothèque qu'il me faudra visiter un jour, au péril de ta vie et quand tu as compris que tu ne le pourrais pas tu t'es sacrifiée pour la survie de ces gens. Peu de personnes sont suffisamment courageux pour offrir leur vie pour sauver celles des autres, cependant il te faudra affronter cette personne que tu fuis tant et tu n'as pas besoin de mon aide pour cela. Mon frère qui t'accompagne saura te protéger quoi qu'il arrive, j'ai sentit le puissant lien qui vous unit et je suis persuadée que tu réussira à changer cette vision en un avenir radieux."

Elle plongea ensuite ses prunelles émeraudes dans les yeux de l'homme et déclara sur le même ton, quoi qu'un chouia amusé lorsqu'elle aborda leur partie de cache cache :

" Yuurei tu es quand à toi une personne étonnante qui semble capable de s'amuser de tout et cette course folle en forêt m'a rappelé les enfant qui vivaient aux abords de mon temple autrefois, je me suis vraiment amusé, j'ai faillit oublié que ça n’était pas réel. Cependant il y a une chose que je ne comprend pas, pourquoi avoir voulu sauver cette femme à tout prix ? Elle semble très importante pour toi et c'est cette pulsion protectrice qui t'as poussé à convaincre le reste du groupe par tout les moyens possible. Tu as en toi une âme de meneur. J'aimerais également comprendre ce qui te lie à mon frère, fils de Terra, le lien entre vous est bien différent de celui qui unit cette femme au fils des Dieux qui l'accompagne. Tu semble considérer que ce dernier est lié à la femme de ta vision et non à toi, je ne comprend pas vraiment cela. Cependant j'ai put entrevoir la façon dont tu vivais et elle me semble aussi amusante qu'imprévisible, cependant avec cette maladresse dont tu semble avoir hérité il me semble nécessaire que quelqu'un te suive ou que tu aille. Penses tu pouvoir me faire visiter ce monde dont tu semble si fier, me permettre de vivre avec toi cette vie éphémère ou les rôdeurs vagabondent ou bon leur semble sans que personne ne leur en tienne compte ?"

La question resta en suspens, la déité avait fait son choix, elle avait trouvé en la personne de Yuurei la vie qu'elle voulait mener, d'aventures en péripéties. Jouant et riant là ou bon leur semblait, son caractère et celui de la petite boule de poils lui semblaient plus apte à s'entendre et se comprendre mais c'est toutefois avec tristesse qu'elle déclara en reportant son regard sur l'humaine :

" Je suis désolé mais je vais choisir d'accompagner cet homme. Je serais cependant ravie que tu me montre le lieu de ma vision s'il existe vraiment, tant de connaissances réunies en un seul lieu cela doit être fort impressionnant et intimidant. Je suis navrée de t'avoir fait vivre ce potentiel futur douloureux, je devais savoir ce qui se cachait au fond de ton âme, j'espère que tu me pardonnera. Je vais maintenant t'inviter à quitter cette pièce, les fleurs te guideront jusqu'à la sortie au cas ou les dédales de couloirs chercheraient à te garder prisonnière, j'ai été contente de te rencontrer et j’espère que nous pourrons nous revoir Luce." 

Une liane fleurit se détacha du pan du mur encadrant la porte tandis ce que cette dernière s'ouvrait sur un bref mouvement de patte de la demi-déesse, l'invitant à quitter le lieu avec regret, elle détestait faire des choix. Diya regarda la femme partir en suivant le filament végétal. Quand elle eut disparut elle se tourna vers l'homme et déclara d'une voix calme :

" Terra à décidé que tu était la personne la plus à même de m'offrir une nouvelle vie au travers de ses épreuves. A compter de ce jour je serais ton arme et ton bouclier mais aussi ton amie et alliée face à ce que nous croiseront dehors. A compté de ce jour je suis une part intégrante de ton existence et j’espère que nous sauront nous comprendre quelque soit les épreuves qui se mettrons en travers de notre route. "

Elle alla ensuite poser sa petite patte poilue mais toute douce sur la main de l'homme afin de créer le lien qui les unirait pour, l’espérait elle, très longtemps. Tandis que celui-ci se tissait entre eux, la demi-déesse sentit son cœur se gonfler de joie et transfuser à son corps une énergie nouvelle. Ses poils redevinrent brillant, ses oreilles se mirent à remuer en tout sens, et sa truffe retrouve son humidité naturelle. Ce fut quand l’éclat joyeux caractérisant la petite demi-déesse illumina ses yeux verts qu'elle comprit que le lien qui les unissait était à présent réel et indestructible. Elle devrait maintenant veiller sur cet humain comme sur sa propre vie car il était le garant de sa liberté. Un sourire ému accompagné d'une larme prit possession de son visage tandis ce qu'elle fixait Yuurei en attente de sa réaction.
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Aventure #19 écrite Jeu 29 Jan - 8:27


La petite fille s’était approchée. Le livre que Luce maintenait entre ses doigts se défit peu à peu, il changea de main, revenant tout droit à sa propriétaire. Les dernières paroles de l’enfant furent les dernières paroles qu’elle put saisir avant que sa vision ne se trouble, se ternissent, s’évanouisse dans le noir complet.

Son réveil fut brutal. Ses yeux s’ouvrirent, son corps instinctivement tendu et redressé sur ses paumes. Manquant de s’évanouir, il lui fallut un temps d’adaptation pour reprendre une respiration stable. Son regard allait et venait sur des points précis de son environnement. Elle ne reconnaissait pas l’endroit, son souffle se faisait de plus en plus profond et s’arrêta net. Un homme se trouvait à ses côtés. Un homme dont elle reconnaissait vaguement le visage. Si leur lien était inexistant, cela lui suffit pour reprendre son calme. L’une de ses mains vint se poser sur la joue de cet homme, son corps était chaud, elle sentait sa chaleur humaine sous sa paume, un fin sourire brisa le visage pâle et morne de la douce bibliothécaire. Elle était de retour à la réalité.

Depuis trop longtemps enfermée dans un monde inconnu et illusoire, elle avait fini par croire qu’elle y resterait coincée à jamais. Luce referma ses bras contre elle, attendant les yeux clos que l’angoisse cesse. Sentir sa peau se pincer sous les crispations de ses doigts était une souffrance rassurante. De nouveau fixé sur le lieu présent, Luce vit autour de la pièce les fleurs, tels des soleils blancs aux pétales ouvertes et torsadées illuminant le lieu de pierre grège. L’homme s’était éveillé à son tour, elle ne le remarqua que lorsqu’il fit un mouvement pour se redresser. Face à eux, se trouvait la fameuse déité au chant envoûtant. Elle faisait enfin son apparition devant elle. Son apparence mignonnette et ses grands yeux donna du baume au cœur de Luce. Peut être que son charme fit effet à présent qu’elle se trouvait à nouveau en territoire connu. La peur s’était estompée. Une chose revint cependant à l’esprit de la bibliothécaire alors que l’enfant de Terra remercia le courage des deux humains pour l’avoir libérée. C’était une épreuve. Elle n’avait pas totalement rêvée; tout avait été orchestrée.

“Quelque chose de sombre…” répéta-t-elle dans un souffle à peine audible.

Elle ne comprenait pas les propos de l’enfant de Terra, ou bien elle était trop en colère pour avoir souffert de tant de maux de par l’égoïsme-même de cette invocation. Elle l’avait fait pleurer, hurler, implorer et alors que le sang, les larmes et l’effroi jaillissait dans la bibliothèque imaginaire, son corps se crispa au souvenir de cet instant. Et qu’avait-elle fini par faire en retour ? Qu’espérait-elle voir qu’elle a vu en cet homme ? L’espoir d’un enfant ? La course effrénée dans la forêt ? S’amusait-il de tout ? S’amusait-il vraiment de la première épreuve qu’il dût subir et qu’elle supposait similaire à la sienne ? Son regard se changea brutalement, d’abord effrayée de voir la terrible vérité dans le visage apaisé de cet homme et le souvenir de cette enfant au sourire niais et à l’amusement facile l’éccoeurait. Se rendaient-ils au moins compte de ce qui s’était passé jusque là ? Son regard se tourna de nouveau vers les deux êtres, un profond mépris dans ses yeux bleu, virant aux bleu barbeau.

“Je prie pour que cette sombre chose que vous ayez vu en moi soit le symbole de la raison. Vous avez décidé de jouer sur les peurs, vous m'avez fait voir ces cadavres, ces morts et ces flammes dans un lieu que j’aime comme un lieu de repos. Qu’attendez-vous exactement, Invocation ? Que je passe outre mes propres sentiments, que je passe outre ce que j’ai vu et ressentit pour une partie de Lupus ? Je n’ai pas adhéré à vos choix et je vous soupçonne même d’avoir user de vos pouvoirs pour commander mon esprit et mes actes pour votre propre plaisir, par égoïsme. vous étiez sans doute l’un des êtres les plus à même de saisir la souffrance et la peur, dois-je comprendre que vous haïssiez autant nos “ancêtres” comme vous nous le soufflez sans cesse pour nous détruire ? Ou est-ce que ce regard brillant n’est qu’un masque bénin que vous présentez pour mieux nous manipuler.” Elle pesta, cracha son venin sur l’enfant de Terra avec une telle puissance que son corps fut secoué de tremblement, sa mâchoire était serrée mais elle parvenait malgré la difficulté à articuler.
“Quant à vous, qui que vous soyez” grinça-t-elle à Yuurei “L'enfant de Terra annonce que vous vous amusiez durant ses épreuves. Dois-je comprendre que votre coeur est si dur qu’il arrive à passer outre tes peurs les plus cher ? Quel genre d’être êtes-vous pour vous amuser alors que vous avez vu sous vos yeux la détresse de ces êtres, Les avez-vous laisser mourir ? Les avez-vous laisser pleurer à leur triste sort jusqu’à ce que leur voix ne soit que murmure ? Avez-vous eu une once de pitié pour ces êtres ou avez-vous prit ce jeu trop à la plaisanterie pour imaginer que cela aurait pu réellement arriver ?”

La vision des morts était si présente qu’elle cru, un instant sentir à nouveau l’odeur de putréfaction atteindre ses narines. Elle déglutit en se dirigeant péniblement vers la sortie.


“Je n’ai aucun remord, aucun regret vis-à-vis de vos choix, s’il n’en tenait qu’à moi vous resteriez à jamais enfermé dans cette prison. Néanmoins, vous avez raison, peu de personnes sont suffisamment courageux pour protéger la vie des autres, moi de même. Mais je considère que vous êtes dangereuse, vous pourriez nuire à mon peuple tout comme vous l'avez fait pour nous lors de vos épreuves. Je refuse alors fermement votre souhait de me revoir car il ne sera pas partagé.”

Elle était proche de la porte à présent, son regard était toujours aussi colérique, son visage devenu rubicond elle adressa une dernière fois son attention envers Yuurei.

“ Si votre choix se porte sur la libération de cet être: Je vous conseille fortement de ne pas franchir les portes de la bibliothèque avec cette être malfaisant à vos côtés, je serai contrainte, si j’ose vous y voir, de vous faire sortir par la force s’il le faut.”

A ces mots, Luce qui venait de passer le bas de la porte disparu dans les couloirs du temple. Si l’on avait voulu la poursuivre, il était trop tard à présent: Elle était déjà loin.


[Luce sort du RP]
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Aventure #20 écrite Mar 3 Fév - 1:10


La petite fille aux cheveux blancs, l'avatar illusionnel de l'invocation les ayants entrainé dans cette illusion, attrapa le livre tendu par le rôdeur avant de le presser contre son cœur, d'un air heureux. Elle semblait tellement contente d'avoir son livre que ses mains en tremblaient.

"Merci."

Tel fut le mot, unique mais remplit de significations cachées, que l'invocation lâchât au Rôdeur. Yuurei lui répondit avec un sourire franc tandis qu'elle ouvrait le livre. Ce fut avec l'émerveillement d'un enfant que le Rôdeur regardait le spectacle qui s'offrait à lui lorsque l'invocation nommée Diya ouvrit le livre. Une plante jaillit du milieu du livre, une plante que le Rôdeur connaissait : une Fleur de Lune. Cette pièce se transformait petit-à-petit en un jardin aux milles fleurs et aux milles senteurs qui entraînaient une torpeur anormale chez le Rôdeur.

Yuurei sombra dans l'inconscient à ce moment la. Durant son sommeil provoqué par les plantes, le Rôdeur sentit une main se poser sur sa joue, mais le sommeil le tenait encore dans ses songes et il ne sut jamais si cette sensation était réelle ou juste un rêve.

Yuurei ouvre doucement les yeux, allongé sur une épaisse couche d'herbe au sol, l'esprit du rôdeur est encore embrumé  et il n'est pas encore complètement réveillé malgré que ses yeux s'ouvrent petit à petit. Pour la seconde fois, une main se posa sur sa joue, pour la seconde fois, le Rôdeur ne put dire s'il s'agissait d'un songe ou de la réalité, mais ce contact était plus froid, moins doux que le premier.

Le Rôdeur entendait deux personnes discuter, ou plutôt l'une discuter pendant que l'autre semblait s'emporter. Ce qu'ils disaient ? Le Rôdeur n'en sait rien. En position assise, Yuurei essayait tant bien que mal de faire passer cette torpeur embrumée de son esprit, torpeur troublant ses sens et sa vision, si bien que lorsque la silhouette à côté de lui, lui parlât, il ne savait ni de qui il s'agissait, ni ce qu'elle disait.

Un claquement de porte, lorsque la porte se claqua derrière la personne discutant d'un ton énervé, l'esprit du Rôdeur semblait déjà plus réveillé. Il commençait a discerner les mots et voyait maintenant la petite demi-déesse devant lui.

" Terra à décidé que tu étais la personne la plus à même de m'offrir une nouvelle vie au travers de ses épreuves. A compter de ce jour je serais ton arme et ton bouclier mais aussi ton amie et alliée face à ce que nous croiseront dehors. A compté de ce jour je suis une part intégrante de ton existence et j’espère que nous sauront nous comprendre quelque soit les épreuves qui se mettrons en travers de notre route. "

Yuurei, encore mal réveillé, souriait à la petite invocation. Une telle créature qui avait, autrefois, une voix et un chant aussi triste que mélodieux, semblait désormais lui faire confiance. Elle se propose d'être son arme et son bouclier, chose que le Rôdeur se refusera. Mais elle se propose également d'être son amie, ainsi que son alliée, chose que Yuurei adorerait partager avec la petite créature, fille de Terra. Le Rôdeur répondit d'un ton solennel et emprunt de respect tandis qu'il voyait Diya poser sa patte sur la main du Rôdeur, qui instinctivement posa sa seconde main sur sa tête, comme il le ferait avec un chat.

"Je serais ravie de t'accueillir dans ma vie. Tu seras libre d'aller ou bon te semble, de vivre comme bon te semble. Je te montrerais ce qu'est devenu le monde, la forêt et la ville. J'espère pouvoir t'emmener dans des endroits aussi beaux et féeriques que celui que tu m'a montré. Mais je ne veux pas que tu soit mon arme, je ne te demanderais jamais de blesser en mon nom. Ne soit pas non plus mon bouclier. Ta vie est trop précieuse pour que tu retournes t'enfermer dans ta cellule récupérer de tes blessures. Soit mon amie, soit mon alliée si tel est ton souhait, mais n'oublie jamais de profiter comme tu souhaite de ta liberté."

Pendant ce discours, la petite invocation avait changé. Ses poils étaient redevenus brillant et son regard , à travers ses petits yeux verts, transpirait la joie. Une petite larme coula le long de sa joue, et Yuurei regarda la petite invocation, lui disant d'un air rassurant, d'un ton limite protecteur.

"Hey demoiselle, ne pleure pas. Sortons d'ici, je suis sur que tu as hâte de quitter cet endroit."

Le Rôdeur sortit de la pièce, regardant la petite demi-déesse faire son premier pas hors de la cellule depuis un long moment. Ce petit moment d'émotion, ce petit pincement au cœur passé, le Rôdeur regagna la surface, non sans avoir récupéré son sac sans fond dans la cellule de Sylvecroc juste avant. Le Rôdeur regardait la lumière éblouissante du soleil faire baigner la forêt naturelle autour du temple d'une douce lumière hivernale Puis il se tourna vers la petite créature pour la voir faire ses premiers pas dans ce nouveau monde.



"  Ci Vis Pacem. Para Bellum ! ."
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Aventure #21 écrite Mer 4 Fév - 1:02

La petite créature plongea ses émeraudes dans les yeux de l'humain. Ce dernier avait posé sa grande main sur sa tête. Le contact était agréable, chaleureux, et réconfortant pour la créature qui n'en avait pas eut depuis d’innombrables années. Diya se mit à ronronner tout en agitant sa queue bicolore avec joie. Enfin elle allait pouvoir partir, un frisson d'excitation la parcourue. Elle voyait déjà de grandes aventures se dérouler sous ses yeux, des paysages inconnus et verdoyant, des villes grouillant de vie, tout cela lui avait manqué ! Mais cette île serait elle a la hauteur de son ancienne vie ? La voix grave s’éleva dans la cellule que la demi-déesse voyait maintenant comme un jardin, le fruit de son passé, et la porte comme son chemin vers une nouvelle ère de sa vie :

"Je serais ravie de t'accueillir dans ma vie. Tu seras libre d'aller ou bon te semble, de vivre comme bon te semble. Je te montrerais ce qu'est devenu le monde, la forêt et la ville. J'espère pouvoir t'emmener dans des endroits aussi beaux et féeriques que celui que tu m'a montré. Mais je ne veux pas que tu soit mon arme, je ne te demanderais jamais de blesser en mon nom. Ne soit pas non plus mon bouclier. Ta vie est trop précieuse pour que tu retournes t'enfermer dans ta cellule récupérer de tes blessures. Soit mon amie, soit mon alliée si tel est ton souhait, mais n'oublie jamais de profiter comme tu souhaite de ta liberté."

Les paroles de l'humain lui allèrent droit au cœur, et elle comprit pourquoi Terra l'avait désigné, cependant pour protéger son sauveteur elle était prête à blesser et être blessée s'il le fallait. Toutefois elle n'insista pas sur ce point, préférant se concentrer sur la dernière partie de la tirade. Elle ferait tout ce qui fallait pour remercier cet homme comme il se devait. Nostalgique elle verse une nouvelle larme et le rôdeur déclara d'une voix rassurante :

"Hey demoiselle, ne pleure pas. Sortons d'ici, je suis sur que tu as hâte de quitter cet endroit."

L'humain se leva, rompant la magie du moment sans pour autant attrister la divinité. Au moment de franchir le pas de sa cellule Diya hésita. Et ci ça n’était qu'une illusion, un rêve, et qu'en traversant la ligne invisible de sa prison elle se réveillait ? La petite boule de poil prit une grande inspiration et bondit au travers de l'espace restant, atterrissant dans le long couloir de pierre. Puis elle s'enfonça une griffe dans la patte jusqu'à ce qu'une goutte écarlate forme un dôme parfait et minuscule fait d'écarlate. Ce n’était pas un rêve, c’était réel. Elle était libre. La créature pose une patte après l'autre délicatement, comme si cela était douloureux puis d'un coup, aussi soudainement qu'un rayon de soleil fend les nuage, elle se mit à bondir en tout sens, comme un chiot amusé et totalement fou. Des odeurs terreuse et inconnues lui parvenaient à la truffe et elle avait déjà hâte de quitter le sous sol pour revoir la lumière du jour.

Pendant ce temps l'humain nommé Yuurei avait récupéré un sac de voyage contenant sans doute ses effets personnels et l'avait rejoint devant la sortie. La demi-déesse resta sous la voûte du porche un moment, comme si elle craignait que le soleil illuminant la vaste forêt qui se présentait à ses yeux ne la brûle. Elle fut saisit par la beauté des paysage et la végétation luxuriante qui le composait. D'une voix douce Diya lança au rôdeur :

" Mère Terra ne vous a pas encore abandonné Humains, elle veille sur vous depuis l'immensité invisible et chaque plante composant cette île est la preuve qu'elle croit encore en vous."

Ayant dit ces paroles elle plongea dans la lumière, quittant le couvert de son passé, l'enfermement du temple, chaque once de regret, pour avancer sur ce nouveau chemin au coté de l'homme qui l'avait libéré. Elle fit quelques bonds au milieu des végétaux, reniflant ici et là leur fragrance douce et sucrée. Elle avait cru ne jamais revoir une fleur un jour et quand elle tomba sur un parterre de bouton d'or elle s’émerveilla des reflets que renvoyaient les petites corolles d'or sur les arbres alentours. Elle chassa ensuite un papillon jusqu'à ce que celui-ci disparaisse de sa vue après l'avoir nargué. Puis soudain, se retournant elle questionna Yuurei :

" Dis qu'est ce qu'on va voir en premier ? Montre moi ce que contient cette île Yuurei, je suis tellement pressée de voir les merveilles qu'elle contient !"

Puis fronçant les sourcils un air faussement contrarié et les oreilles rabattues elle lança soudain, passant à un sourire angélique que sa frimousse rendait imparable tandis qu'elle penchait la tête vers la droite :

" Je peut t’appeler Yuu-Yuu diiiit ? C'est plus facile à retenir et je trouve cela bien plus mélodieux. Oh mais n'y vois surtout pas une critique, ton prénom est très bien aussi !"
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Yuurei Akuma
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Aventure #22 écrite Jeu 5 Fév - 1:21


La petite créature nommée Diya observait la nature un moment, sous le regard bienveillant du Rôdeur. Ce fut à la fin de ce petit moment qu'elle déclara d'une voix douce.

" Mère Terra ne vous a pas encore abandonné Humains, elle veille sur vous depuis l'immensité invisible et chaque plante composant cette île est la preuve qu'elle croit encore en vous.

Le Rôdeur acquiesça de la tête et regarda la petite créature faire ses premiers pas dehors, ces premiers pas dans ce monde Rapidement la petite créature situé entre le canindé et le félidrae fit quelques bonds au milieu de la végétation ambiante. Le Rôdeur regardait cette petite invocation avec tendresse, bien qu'il lui voue également le plus grand respect. Cette petite invocation découvrait un monde nouveau et s'émerveillait de tout, pour le plus grand plaisir du Rôdeur.

La petite invocation se retourna, Diya posa une question simple à Yuurei, avec toute l'excitation d'un enfant plongé dans un magasin de jouets.

" Dis qu'est ce qu'on va voir en premier ? Montre moi ce que contient cette île Yuurei, je suis tellement pressée de voir les merveilles qu'elle contient ! Je peut t’appeler Yuu-Yuu diiiit ? C'est plus facile à retenir et je trouve cela bien plus mélodieux. Oh mais n'y vois surtout pas une critique, ton prénom est très bien aussi !"

Le Rôdeur riait avec éclats. Yuu-Yuu ? Voila qui était original ! Si c'est ainsi que Diya voulait l'appeler, alors pourquoi pas après tout. Le Rôdeur répondit à la demoiselle, voyant quelqu'un arriver vers eux au passage. Quelqu'un de connu du Rôdeur et que la petite Diya allait devoir apprendre à connaitre.

" Yuu-Yuu ? Oui si tu veux, bien sur. Je comptais t'emmener chez moi, dans la Forêt Faste, histoire que je rende certaines choses à Lilith et que tu puisses la rencontrer." faisant un geste du bras vers l'être connu du Rôdeur venu les rejoindre "Je tiens également à te présenter Sylvecroc. Il est également un fils de Terra et quelqu'un de particulièrement bien."

Se tournant vers Sylvecroc, Yuurei montra la petite invocation d'un geste du bras puis chercha quelqu'un du regard avant de faire les présentations et de poser sa question.

"Sylvecroc, je te présente Diya, une enfant de Terra qui va voyager avec nous également. Au fait ou est passé Mila ? Je ne la vois pas."

Sylvecrocs toisa d'un air amusé la petite Diya, avant de lui faire un signe de salutation empli de respect et de répondre, aussi bien à Diya qu'a Yuurei.

" Bonjour Diya, Fille de Terra. Je suis enchanté de faire ta connaissance. Yuurei, je crains que Mila ne soit partit pendant que tu délivrais Diya."

Le Rôdeur soupira, puis demanda a Sylvecroc l'air gêné.

"Pourrais-tu la raccompagner à Lüh s'il te plait ? Je ne veux pas t'obliger mais, j'ai peur qu'il lui arrive malheur."

Sylvecroc fit un geste affirmatif de la tête et pris congés. Yuurei se tourna vers la petite invocation et lui proposa simplement de partir. En bas de la montagne se trouve sa carriole, traînée par le cheval de son père et contenant ses affaires. Ils pourront voyager confortablement jusqu’à la Forêt Faste grâce à cela.




"  Ci Vis Pacem. Para Bellum ! ."
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Le chant de la fleur de lune ~

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