La Dame Commerçante

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 La Dame Commerçante

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Aventure #1 écrite Dim 4 Jan - 21:47

I) Identité
Nom: Montrevel
Prénom: Aldrine (Zelda sur la fiche des prédéfinis)
Sexe: Féminin
Age/date de naissance: 29 ans, née en 29 de l'ère Lühienne


II) Caractère

Aldrine passait à cette époque beaucoup de temps à dessiner des robes et des parures. Dans son atelier, au-dessus de la boutique très élégante de son mari, elle toisait du haut de sa fenêtre la foule de Lüh. Elle détestait cette ville, viscéralement. Cette masse grouillante de plébéiens et de nobles à l'ascendance douteuse qui se vantaient d'être les libérateurs du peuple qu'ils maintenaient allègrement le nez dans le caniveau. Et ces invocations ! Enormes ou minuscules, humaines ou monstrueuse qui se pavanaient à côté de leur « maître ». Etrangement, Aldrine avait une certaine empathie pour ces créatures réduites en esclavage. Elle en avait connu une, il y a si longtemps...
Mais elle avait choisi de l'oublier ! Histoire de ne pas regretter la vie qu'elle aurait pu avoir. Essayer de ne pas se noyer dans sa propre bile et sa haine pour ceux qui l'avaient jetée ici, comme une banale commerçante pour riches. Riches qui étaient friands du travail d'Olaf et ses conseils à elle tant ils avaient d'argent et manquaient de goût. Oui ! Elle était amère. Amère de son existence, de son mari, du monde entier à commencer par ces dieux qui s'étaient bien joués d'elle. La faire naître dans une famille illustre, grandiose, et puis l'enlever alors qu'elle n'était qu'une enfance pour l'amener ici... Qu'est-ce qui l'animait lorsqu'elle leurs adressait ses prières? Aldrine n'aurait su le droit, un respect atavique peut-être. Car le sentiment d'injustice lui broyait le cœur à chaque fois qu'elle songeait à sa condition. Décidément, il y avait bien une proximité entre elle et les invocations. Peut-être devrait-elle essayer de retrouver... non. Cela faisait déjà suffisamment longtemps qu'Aldrine essayait de s'habituer à être une créatrice de vêtements. Elle devait faire avec. Abandonner tous ces rêves relégués au placard. Elle devait faire bonne figure à la cour, sembler être heureuse d'y paraître, donner l'impression d'être honorée qu'on l'y convie encore, continuer à parler avec grâce et courtoisie. Et même face à ses clients stupides, elle devait être avenante. Toutes ces années avaient été des cours de théâtre, faisant d'elle une excellente menteuse, une hypocrite et une femme respectable. Tout cela à la fois. Elle pouvait remercier les dieux – pour une fois! - de l'avoir dotée d'une intelligence froide et d'un pragmatisme à toute épreuve. C'était aussi une femme créative et créatrice, qui savait animer des conversations, distribuait des compliments avec esprit et se sortaient des situations délicates avec panache. La seule chose qu'elle n'était pas parvenue à oublier, c'était le meurtre de son père et la disparition d'Ymaël. Ces seules obsessions qu'elle prenait grand soin de taire aux yeux de tous.

Aldrine savait s'adapter, c'était sans doute la plus grande de ses qualités. Quant à ce que le commun des mortels considéraient comme des vertus, elle n'en possédait que très peu. Elle n'était ni clémente, ni généreuse. Elle ne pardonnait jamais, et portait un regard cynique et désabusé sur son entourage. Elle considérait comme une bêtise le courage et la témérité, trouvait pathétiques les gens qui se laissaient aller à la colère en public. Toujours garder le contrôle de ses mots et de ses gestes constituait une véritable obsession face aux effusions des courtisans.

Pour être ainsi une femme de glace, Aldrine avait trouvé des occupations pour passer ses nerfs. Tout d'abord la création et le dessin. Elle concevait elle-même les vêtements féminins que son mari réalisait. Elle passait aussi de longues heures à passer des commandes personnelles aux orfèvres et tanneurs de Lüh. Les comptes et les mathématiques n'avaient pas de secrets pour elle, si bien que les comptes de la maison Montrevel ne s'étaient jamais aussi bien portés. Cela faisait aussi d'elle une excellente joueuse de cartes ou de plateaux lors de salons organisés à la cour. Bonne cavalière, elle s'était achetée un cheval personnel, trouvant cet animal plus noble que les reptiles répugnants que tout le monde s'était mis en tête de domestiquer. Les poils ne juraient pas avec ses cheveux comme le faisaient les écailles sales de destriers bipèdes. Enfin, dernière de ses activités, Aldrine aimait chasser. Plutôt bonne archère et cavalière habile, les parties de chasse la détendaient. Elle devait admettre que lorsqu'elle plantait ses flèches dans l'échine d'un monstre, elle avait l'impression de tuer le prince ou Ymaël. Et cela lui faisait un bien fou.

Aldrine repoussait grâce à cela, une certaine peur de sa perte d'influence, de ne pas pouvoir tenir son rang et ternir le nom de son père. Quant à imaginer que son assassinat reste impuni... Aldrine ne veut même pas l'envisager.


III) Physique

(parce que je trouve assez maladroit de mettre des mesures exacte dans un texte : 1m85 pour 70kg)

Parée de ses atours, Aldrine était la plus belle femme d'Arcane. Du moins, à son avis. Lorsqu'elle se regardait dans le miroir de sa chambre, elle ne voyait que sa lourde et épaisse chevelure rousse. Même si elle les coiffait avec soin et attention, ils semblaient presque vivants et d'une brillance impressionnante. Magnifiques, ils encadraient avec force et douceur son visage ovale à la délicate couleur rosée. Ses traits étaient nobles, exprimant son haut lignage avec la sévérité qui lui était dû mais aussi avec des arrondis et des pleins, soulignant la puissance de la famille Rochefort. Son regard était de bronze, brun, profond et froid, dardant derrière de lourds cils noirs ses adversaires et amis. Quant à sa bouche épaisse et pulpeuse, elle se tordait souvent dans un sourire méprisant ou amer, dont elle avait du mal à se départir face aux clients de sa boutique.

Ses épaules étaient larges, et ses membres sveltes, comme ceux d'une combattante. D'une taille haute pour une femme, elle était presque plus grande que son époux. Tout en elle évoquait son rang d'héritière quand son mari illustrait piteusement la bourgeoisie ambitieuse. Mais commençons par son port de tête: fier et élégant à la fois. Jusque dans ses gestes, elle était princière : elle ordonnait comme reine, négociait avec la fermeté d'un chef de guerre et s'exprimait à l'aide d'un vocabulaire riche et châtier. Sa voix était puissante et profonde, douce et mielleuse la plupart du temps, glaciale lorsque l'agacement la gagnait.  

Sachant de vêtir avec soin, et bénéficiant fatalement d'une garde robe parfaitement taillée, Aldrine se targuait d'être la femme qui dictait les tendances et les modes au sein de la noblesse. N'allant jamais sur le terrain du mauvais goût ou du vulgaire, elle portait ses parures d'or fin, forgés par les meilleurs orfèvres de la Capitale. Ses oreilles étaient percées, arborant des boucles aux formes complexes, son front était souvent orné d'un diadème délicat, ses colliers étaient d'une beauté fragile et résultaient d'un long travail de conception de sa part. Mais bien sur, c'était ses corsages et ses manteaux qui faisaient sa célébrité. Toujours dans des gammes de couleurs particulièrement chaudes – ocre, vermeille, or, brun – Aldrine avait du goût et souhaitait le faire savoir. Peu lui importait que les années passent. Elle saurait rester la plus superficielle des dames de la cour.


IV) Vie
Famille:

Olaf Montrevel, son mari. Elle s'entend relativement bien avec lui, mais ne se considère que comme son associée. Au fil des années, Aldrine supporte de plus en plus ses frasques. Mais elle ne l'aime pas pour autant.

Cicéron Rochefort de la Bessière, son père assassiné pour des raisons encore confuses. Elle n'a que peu de souvenirs de lui, comme si Aldrine essayait de l'effacer de sa mémoire. En revanche, elle se rappelle très bien:
Ymaël: Invocation d'eau, dont son père était le dernier possesseur.
Khéops Rochefort de la Bessière, sa mère. Pendant longtemps, Aldrine a entretenu de nombreux liens affectifs avec sa mère. Mais le mariage arrangé que celle-ci lui a imposé il y a 6 ans, en a défait un certain nombre. Maintenant, Khéops fait partie des nombreuses personnes que méprise la rouquine.

Arman Rochefort de la Bessière, son oncle et héritier du titre familiale. Elle a peu de liens avec Arman, et ne tient pas à en avoir.
Sophie Rochefort de la Bessière, sa tante. Encore une fois, Aldrine n'a côtoyé ce membre de la famille que pendant son enfance et n'entretient pas de lien particulier avec.
Ulrich Rochefort de la Bessière, son cousin (il a une faute dans sa fiche xD). Aldrine l'apprécie c'est sans doute la personne qui se rapproche le plus d'un ami dans son entourage.
Margaux Rochefort de la Bessière, sa cousine. Aldrine aurait aimé que leurs rôles soient échangés. Malgré une rivalité qui date de l'enfance, elle l'apprécie assez et tente de l'aider à se forger une réputation solide à la cour.

Histoire:
(je suis désolée pour la longueur de l'histoire, je place en italique les passages les plus importants)

Aldrine est née dans la Vallée Sereine, dans le manoir familial des Rochefort de la Bessière. Fille unique de Cicéron et Khéops, elle se rappelle d'une enfance calme et agréable. Aînée de sa génération, elle ne côtoya que peu ses cousins Margaux et Ulrich. Pourtant, aucune once d'ennui dans ses souvenirs lointains. Il y avait ses frères de lait, avec qui elle vécut ses bêtises de gamins, voler à la cuisine, dessiner au charbon sur les dalles du hall, se promener pleine de boue sur les tapis des salles. Toutes sortes de choses qu'on oublie et que les parents rappellent à votre mémoire lorsqu'ils en ont l'occasion.
Très tôt, Cicéron prit en main son éducation avec l'aide d'un précepteur et s'émerveilla de longues années devant les talents multiples de sa fille. Il lui semblait que dès qu'elle abordait une science ou un art, elle y développait des talents précoces. Certainement, ces observations étaient perçues à travers le prisme d'un homme n'ayant pas eu le plaisir d'avoir un second enfant, mais elles avaient leur part de vérité. Aldrine était déjà une petite fille curieuse et pourvue d'un esprit logique redoutable. La géométrie, l'algèbre virent leurs bases maîtrisées rapidement. Les lettres furent ingérées en quelques semaines et un an plus tard, la fillette pouvait déchiffrer un poème ou une carte. Mais ce fut l'Histoire qu'Aldrine préféra. Savoir sa famille si illustre gonfla son orgueil naissant et ce même orgueil l'encouragea davantage à se cultiver.
Les ennuis ne commencèrent que lorsqu'on lui apprit à monter un destrier, cheval ou variquan. Elle offrit une grande résistance vis à vis de ces créatures. Non, elle n'avait pas confiance en quelques choses dont sa vie dépendait. Même brièvement. Aldrine mesura à 5ans environ que chevaucher quelques choses ne reposait pas uniquement sur son propre talent, mais aussi à la bonne volonté d'un tiers. Or les animaux qu'on lui désignait semblaient aussi stupides et inconfortables l'un que l'autre. A force d'acharnement de la part de Kheops et Cicéron, on parvint à l'asseoir à une selle. Contrainte, Aldrine prit le parti de trouver cela agréable et amusant. Ce fut la première fois qu'elle fit montre de sa qualité première: son adaptabilité.
Bien entendu, elle n'en pensait pas moins. Et quand des années plus tard elle eut le caprice de s'offrir un cheval, ce fut plus pour amuser son mari et faire montre de son originalité à la cour plutôt que par satisfaction personnelle.

Parallèlement aux cours d'équitation - si "équitation" s'applique aussi aux gros lézards - elle commença à manier l'arc. Dès qu'elle fut suffisamment à l'aise, elle accompagna son père et son oncle aux parties de chasses. Trop frêle pour abattre quoique ce fut, elle restait fascinée devant la mise à mort des cerfs et des monstres. La cruauté qu'affichaient les chasseurs était codifiée, comme domestiquée, et cela lui plu. Du raffinement dans la barbarie. Comme c'était élégant...


Avec sa mère, Aldrine passait de nombreuses journées enfermée. Celles où son père n'était pas disponible pour encadrer son apprentissage, étaient dédiée à une éducation pratique par Khéops. Coudre ou plutôt broder était loin d'être une occupation qu'elle affectionnait, même si elle le plaçait loin devant l'équitation. C'était surtout les poèmes et les odes dédiés aux invocations que la fillette appréciait. Non seulement parce que ces chants rencontraient l'Histoire qu'on lui enseignait d'autre part, mais aussi parce que cela touchait à une certaine créature qu'elle connaissait très bien.

Si Aldrine ne s'interrogeait jamais sur ce que faisaient ses parents lorsqu'ils n'étaient pas avec elle, elle fut obsédée de longues années par les allées et venues d'Ymaël. Cette invocation, demi-dieu de l'eau, n'était pas particulièrement rassurante. Probablement mue par un instinct de survie quelconque, Aldrine tenait toujours, aussi loin que remontent ses souvenirs, à savoir où était cette créature et ce qu'elle faisait. Son entourage prenait cela pour une fascination enfantine ou naïve, ou peut-être même pour de l'affection vis à vis de cette chose. Mais il n'en était rien. Aldrine se méfiait de lui. Cela avait valu quelques compliments énigmatiques d'Ymaël à son maître Cicéron. Sans doute ce dernier n'en fit jamais cas, car il n'interrogea pas sa fille... Cette dernière n'arrivait pas à faire confiance à ce démon tout caparaçonné de glace. Le filtre de sa candeur enfantine avait toujours laissé entrevoir à Aldrine un certain double sens aux discours qu'il lui tenait parfois. Même si elle devait avouer ne l'avoir jamais vu mettre en oeuvre ses pouvoirs devant elle, Ymaël lui semblait tellement puissant qu'elle doutait qu'on puisse vraiment le contrôler. Malheureusement cet instinct ne protégea pas sa famille car alors qu'elle était à la cour depuis moins d'un mois son père fut assassiné dans des circonstances troubles et là s'arrêta son enfance.


L'année de son 7ème printemps ne fut pas facile pour l'enfant qu'elle était encore. D'abord, on l'envoya de force à Lüh, la capitale. Tribue des enfants de la branche collatérale de sa famille, elle y était promise à une éducation plus noble que celle dont elle avait bénéficié pendant sa prime jeunesse. Pourtant, cela n'eut pas l'air de ravir sa mère qui montra à l'approche de ce départ de grands signes d'inquiétude et de nervosité. Lorsqu'on vint l'enlever à sa famille, elle apprit qu'on avait tenté pendant des années de cacher son existence à la cour. Mais que, visiblement, cela n'avait guère eu l'effet escompté. Par la suite, Aldrine découvrit aussi que pendant 10 ans, Khéops n'avait eu de cesse de supplier le prince de la renvoyer à la Vallée Sereine.

A Lüh, Aldrine retrouva sa cousine, minuscule parmi les autres pupilles et enfants nobles. Plus âgée, elle s'aperçut qu'elles étaient rarement conviées aux mêmes études et ne bénéficiaient pas toujours des mêmes traitements. Malgré la beauté grandissante qu'Aldrine déployait ainsi que nombre de qualités et de savoirs dont elle faisait montre, c'était Margaux qui l'éclipsait sans même le vouloir. Enfant déjà, elle sut qu'elle n'était promise qu'à un rôle secondaire, mais elle ne s'imaginait pas, alors, à quel point. Seule et solitaire malgré ses efforts, elle trouva du réconfort auprès de son cousin Ulrich. Dès que celui-ci fut en âge de comprendre ce qui était arrivé à son oncle, il prêta son aide à sa cousine pour tenter de résoudre ce meurtre. Ce que, visiblement, personne n'était prêt à faire à la cour. De même, Margaux, bien qu'ignorant en grande partie ce qui se passait hors du monde satiné de Lüh et du palais , était une source d'affection pour Aldrine. Ce fut celle qui recueillit ses pleurs à l'annonce de la mort de Cicéron. Un père dont la petite rouquine avait été si proche.

Les années à la cour furent à la fois difficiles et pleines d'enseignements pour Aldrine. Elle put rapidement se targuer de n'y avoir que des amis. Bien qu'ami fut un bien grand mot. Son esprit et son élégance attirait les regards, et le fait qu'elle fut issue d'une branche collatérale des Rochefort joua longtemps en sa faveur. Elle n'était pas aussi dangereuse que ses cousins. Elle se hissa ainsi à 20ans, au sein d'un certain cercle d'influence qu'elle n'avait de cesse d'étendre. On l'invitait aux bals, on la conviait même aux évènements où son rang n'était pas toujours indiqué. Elle visitait les demeures de certaines courtisanes pour bavasser et jouer aux cartes. Sa logique et son habitude de ces jeux lui permettaient de perdre ou de gagner avec autant de finesse qu'elle le souhaitait. Ce qui faisait d'elle la joueuse idéale. Sachant quand se laisser vaincre, mais surtout, sachant parfaitement comment le faire. Ainsi s'écoulèrent les années à la cour.

Lorsqu'elle eut 22ans, Aldrine s'aperçut avec amertume qu'elle ne disposait guère de prétendants. Cette fois, son nom jouait contre elle. S'il faisait d'elle une dame de compagnie charmante, elle n'était pas digne de faire partie d'une grande famille. Cela la blessa. Quoiqu'elle fasse, quelque soit son niveau d'influence ou ses relations, elle était née dans une famille au ban de la société. Trop tristement célèbre pour être recherchée, et provenant d'une branche moins prestigieuse que la principale. Alors que Margaux pouvait espérer devenir une princesse, elle n'était qu'un poids pour ses parents. Les occupants du palais se mirent à lui faire savoir, insidieusement, qu'elle finirait vieille fille. Qu'elle devait quitter la cour. Qu'elle n'était plus une pupille. Sans pour autant pouvoir retourner à la Vallée Sereine sans être mariée.

Contre toutes attentes, Aldrine reçut un jour une lettre de sa mère, alors que ses soutiens s'effilochaient à Lüh. Elle était promise à un riche commerçant. La jeune femme n'en crut pas ses yeux. Comment Khéops avait-elle osée l'engager dans une alliance arrangée sans même lui en parler? Bien sur, elle recevait depuis des mois les présents d'un certain Olaf, mais elle n'y avait jamais prêté attention. Pas à ce point tout du moins.

Pendant les semaines qui précédèrent la cérémonie, Aldrine songea à s'enfuir ou à s'ouvrir les veines. Peut-être à avaler du poison. Elle se laissa peu à peu sombrer dans le désespoir. Elle ne laissa plus Margaux approcher, n'ayant pas besoin de ses regards tristes et sa pitié de petite mieux née. Elle n'avait plus que faire des remarques acerbes de la cour et ne les relevait même plus. Cloîtrée dans ses appartements au Palais, elle maudissait sa mère et ce futur mari. Ses ancêtres d'avoir perdu la guerre et ce prince pathétique qu'elle aurait dû épouser. Les lettres d'Ulrich était les seules qui lui offraient un temps soit peu de distraction, occupé qu'il était à enquêter sur l'autre drame de sa vie. Trois jours avant le mariage, alors qu'on la forçait à essayer une robe d'un blanc répugnant, Aldrine prit le parti d'accepter ce qu'on attendait d'elle. De toutes façons, avait-elle le choix ? A quoi cela lui servirait-il de mourir ? Et s'enfuir pour aller où ? Battre la campagne comme ces mercenaires qu'elle méprisait ou les aventuriers pouilleux ? Hors de question. Par contre, elle comptait bien faire valoir ses exigences.

Sa mère fut bannie de la cérémonie, de même que la partie la plus pauvre des Montrevel. Un faste majestueux devait s'afficher aux yeux des convives. Margaux était fermement priée de participer, même aux dépends de son cousin chéri. Quant à Olaf, sans doute fut-il quelque peu surpris par la nuit de noce. Aldrine n'avait jusqu'à maintenant eut que faire de la pureté souhaitable chez une dame. S'arrangeant simplement pour ne pas porter d'enfants. Mais ce ne fut pas tout, elle s'octroya la moitié du fond de commerce d'Olaf et d'une liberté en matière d'amourettes si elle en avait envie. Elle disposerait d'autant d'or qu'elle le voudrait et en dépenserait selon sa convenance. En échange, elle s'engageait à entrainer son pitoyable parvenu de mari à s'attirer une cliente plus aisée encore que la précédente. Elle participerait à l'élaboration des vêtements si Olaf le souhaitait et travaillerait à l’échoppe. Cela parut convenir à l'homme gros et gras qui se tenait maladroitement sur le lit nuptial. Sans doute ne voyait-il dans ce mariage qu'une façon de s'anoblir. L'absence d'amour et d'affection dans le discours enflammé d'Aldrine ne semblait ni le décevoir ni l'émouvoir.


Bien sur, en devenant la Dame Commerçante comme on l’appelait désormais à la cour,  la vie quotidienne d'Aldrine connut un grand bouleversement. D'abord, elle passa de longs mois à apprendre son nouveau métier. Mais comme toujours, elle y parvint, et se révéla douée, bien qu'acerbe dès qu'une cliente avait le dos tourné. Ensuite, elle perdit en quelques semaines son influence. Les bals et les salons se tenaient sans elle, tandis qu'elle ne posait plus le pied au palais. Ses amis d’antan n'avaient visiblement jamais entendu parlé d'elle et de ses qualités, jusqu'à en oublier la présence d'une belle boutique de costumes. Aldrine souffrit grandement de cette situation, malgré la descente vers la disgrâce qu'elle avait déjà amorcée le jour de ses 22 ans. Elle déversa sa bile sur Olaf qui prit le parti de ne jamais trop l'écouter. Pourtant, alors qu'elle fustigeait tout ce que le négociant et créateur était, il lui donna une idée qu'elle n'aurait jamais soupçonné. Et alors que jusqu'à maintenant, Aldrine n'avait eu que du mépris et du dégoût pour Olaf, elle commença à construire une certaine complicité avec lui. Loin d'être stupide comme elle l'avait d'abord pensé, il lui apparaissait comme un homme ayant mérité son ascension. Certes il était avide et calculateur, mais il était aussi rusé comme un renard. Même s'il le cachait sous des débauches de boissons et des frasques ridicules dans les tavernes, cet époux tombé de nulle part était peut-être le meilleur dont elle ait pu bénéficier.

Olaf lui conseilla en effet de profiter de ce qui lui était offert. Elle avait la primeur des nouvelles tendances puisque désormais, elle les créait. Elle serait la Dame la plus élégante. Elle vivait maintenant parmi les bourgeois et les petits nobles. Alors pourquoi ne pas faire souffler un vent d'originalité sur cette cour ? Aldrine pouvait aussi attiser la convoitise d'une vie plus libre dans les rues de Lüh que celles des Dames confinées au Palais. Elle cachait ses amants, pourquoi ne pas lancer ses propres rumeurs? Etre un mari trompé ne lui posait visiblement pas de problèmes particuliers, temps que cela profitait à ses affaires. Il lui imposa tout de même de lui donner un ou une héritière. Ce qu'Aldrine accepta facilement, compte tenu des idées qu'il venait de lui donner.

Grâce à Margaux, Aldrine fut invitée pour la première fois depuis 1an et demi à la cour. A l'occasion du Bal donné pour l'anniversaire d'un quelconque nobliau. Elle y entra magnifiquement parée. D'une élégance criante et sublime, un regard brillant et des traits d'esprit plein la bouche. Elle joua de tous ses charmes et de tous ces talents. Les déployant en éventail devant elle, comme son arme de prédilection. Cela ne fut pas une chose aisée, encore moins que ce qu'elle avait prévu. Mais avec l'aide de sa cousine et véritable amie Margaux, Aldrine parvint à reconquérir quelques coeurs.

Six ans plus tard, Aldrine est une personne appréciée à la cour et tenancière, avec son mari, d'une affaire prospère et célèbre. Conviée à la cour en de nombreuses occasions, elle n'est pourtant que la Dame Commerçante. Bien loin de sa gloire d'antan. Elle n'a plus qu'une influence réduite - du moins en surface. Elle poursuit ses investigations quant à la mort de son père et la recherche d'Ymaël, son ennemi de toujours.    


V) Autres
Métier: Associée de son mari, créatrice de vêtements pour la noblesse.
Signes particuliers: Toujours parfaitement vêtue, sans doute plus que devrait lui permettre son nouveau statut social. Elle a les oreilles percée et les doigts ornés de bagues en permanence.
Rêve, ambition: Aldrine veut retrouver Ymaël, savoir si c'est vraiment l'assassin de son père et pourquoi (pour qui ?) il a agit de cette manière.


VI) Hors Jeu
● Comment avez vous découvert ce forum? Imaginarium
● Comment trouvez vous l'intrigue de ce forum? … Bien mais elle ne me parle pas plus que ça xD
● Comment trouvez vous le design de ce forum? Superbe !
● Avez vous lu le règlement? [Validé par Plume]
● Avez vous vu le tchat? Oui !
● Savez vous comment voter pour le forum? Ca devrait aller
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Dernière édition par Aldrine Montrevel le Sam 10 Jan - 20:47, édité 14 fois
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Aventure #2 écrite Ven 9 Jan - 22:41

Plop!

J'ai fini ma fiche! Désolée pour les fautes d'orthographe et de frappe. Etant dyslexique j'ai du mal à me relire >.>

J'ai pris des libertés avec les autres prédéfinis, j'espère que ça ne nuit à personne...

Voilu! Bonne lecture!
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Aventure #3 écrite Sam 10 Jan - 19:07

Hey ! Bienvenue dans le monde merveilleux d'Arcane Aldine ! 

Je m'attaque au premier passage sur ta fiche dés à présent. Pour commencer, bonne réponse pour le règlement. Ensuite après une première lecture je peux dire que les critères demandés pour le prédéfini sont respectés. Maintenant plus en détails :

II Caractère

Pour moi il ne manque pas grand chose ici, son comportement en société est finement décrit, ses qualités et défauts bien abordés, toutefois il faudrait ajouter ses rêves, ses peurs aussi. Ensuite bien que tu donne un bref avis sur la condition des invocation en les comparant à la place de ton personnage tu n'aborde pas ton point de vue sur les dieux et la religion.

Aldrine a écrit:
et plus l'enlever 
Et "puis" l'enlever. Non ?

III Physique

Rien à redire, tout est abordé et correspond.

IV Famille

Les liens sont abordés avec soins et permettent d'établir sa position vis à vis de sa famille, rien à redire.

IV Histoire

L'ensemble est correct le niveau de rp est très bon selon moi, tout les points notés sur la fiche prédéfini sont abordés et je ne pense pas que les quelques implications des autres prédéfinis posent problèmes. Encore une fois je n'ai rien à dire, c'est magnifique ~

Voici néanmoins quelques petits chipotages :

Aldrine a écrit:
alors qu'elle était à la cour depuis un moins d'un mois 
Le "un" est en trop il me semble.
Aldrine a écrit:
avait été osée l'engager 
Le "été" est en trop aussi je pense.
Aldrine a écrit:
 Par contre, elle comptait bien faire valoir ses exigences. 
Pour moi il manque le "elle" ici.
Aldrine a écrit:
Mais à/avec l'aide
E là il manque soit le "à" soit le "avec".
Aldrine a écrit:
Rêve/ambition : [...]  savoir ce si c'est vraiment l'assassin
Le "ce" est en trop.

Bien je crois avoir fait le tour des petits changements à apporter. Bonne chance ~
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Aventure #4 écrite Sam 10 Jan - 20:45

Merci Plume c'est très gentil de ta part!

Voilà les corrections sont apportées (niveau orthographe xD)

Pour le caractère, j'ai précisé qu'elle priait les dieux auxquels elle imputait déjà son sort (grosso modo, en filigranes, elle les perçoit comme une fatalité). Pour les invocations, même si elle s'identifie à elles, elle les trouve laides (elle est peu intéressée par le sujet). En effet, elle est tellement obsédée par Ymaël en particulier qu'elle ne perçoit pas vraiment les autres (je peux rajouter un passage dessus mais j'ai peur que ça soit redondant avec le paragraphe dédié à ce perso dans l'histoire, qu'en penses-tu ?)

Alors, comme ses rêves sont relégués au placard, j'ai mis une ligne pour introduire son but: enquêter sur le meurtre de son père. Histoire d'insister sur ça^^

Voilu!
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Aventure #5 écrite Sam 10 Jan - 20:54

Me revoilà !

Bien dans ce cas ça me conviens, déjà que j'avais pas grand chose à dire à la base ~
Je vais donc mettre ta fiche dans les mains d'Ariez-sama et je te souhaite une vie longue et palpitante sur l'île d'Arcane. Peut être viendrais-je t'acheter une robe un jour, enfin, quand j'aurais rénové ma maison que je n'ai même pas encore acheté... bref 8D
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Aventure #6 écrite Sam 10 Jan - 21:32

Merci encore pour ton aide et ta relecture Very Happy
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Aventure #7 écrite Lun 12 Jan - 22:37

Coucou !

Je viens de lire la fiche, et je la trouve très bien ! Je n'ai strictement rien à redire, alors tu es officiellement validée.

BON JEU
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Aventure #8 écrite Mar 13 Jan - 19:44

Merci beaucoup Very Happy
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