Un petit village à l'orée des bois [PV Arthuria]

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 Un petit village à l'orée des bois [PV Arthuria]

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Aventure #1 écrite Dim 25 Jan - 17:40

A l'orée nord des bois de Terra vit une tranquille bourgade. Subsistant en grande partie grâce à son agriculture et regroupé autour des terres d'un petit propriétaire terrien, le hameau peut aussi compter sur sa proximité avec les routes de Lüh pour lui apporter voyageur et commerçant. Mais si cet amas de maison nous intéresse ce n'est pas tant pour qualité de son blé ou le pis de ses vaches que pour les deux aventuriers qui y ont établi leur domicile depuis maintenant prêt d'une semaine. Occupant deux des chambres de l'auberge du coin, ils se lèvent souvent tôt et disparaissent toute la journée pour ne revenir qu'au soir couvert de boue, de bleu et de courbature. Ce qu'ils font de leur journée est sujet aux rumeurs les plus folles néanmoins seuls ceux qui ont pris le temps de s'aventurer un peu plus en avant dans la forêt en connaissent la réponse.

Lorsque l'on veut entrer dans les bois depuis le village, il existe deux chemins. Le premier est celui des bûcherons, assez large pour laisser passer une carriole il leur permet de se rendre au cœur des bois chaque matin et d'en revenir au soir, leur carriole chargé de bois vert prêt à mettre à sécher. Le second est presque trop petit pour porter le nom de chemin. Sans doute issu d'un cours d'eau tari depuis longtemps il serpente au milieu des bois et emmène très probablement dans les montagnes qui jouxtent la petite forêt. Une vingtaine de minutes de marche le long de ce sentier suffisent à atteindre une modeste clairière. Maintenant que l'hiver commence à quitter Arcane, l'herbe verte se parsème peu à peu de différentes couleurs, au rythme de l'éclosion timide des premières fleures. De plus avec les premiers rayons du soleil viennent maintenant le chant des oiseaux, plutôt qu'un vent froid et mordant. C'est dans cette clairière que l'on pouvait retrouver nos deux compères, occupés à tout autre chose que la venue du printemps.

Aldvin fit un pas sur le côté pour éviter le bout du bâton d'Arthuria, avant de dégager ce dernier d'un coup violent et de faire un bond en arrière. Il avait failli se faire avoir par la technique de la jeune femme et il refusait de continuer à danser à son rythme plus longtemps. Il se mit donc à faire tournoyer son propre bâton autour de lui, afin de forcer son adversaire à reculer.

Le mercenaire avait beau ne pas faire un très bon professeur, il se sentait fière de voir la progression qu'avait accomplie la chasseuse en moins d'une semaine. En lui proposant de l'entrainer à la lance il ne s'attendait pas à ce qu'elle progresse aussi vite. Néanmoins, contenu de l'expérience qu'elle avait déjà accumulée en combat réel, il ne s'étonnait pas vraiment qu'elle assimile rapidement les bases, d'autant plus qu'elle travaillait dur et ne rechignait pas devant l'effort. S'il savait qu'une semaine ne serait pas suffisante pour faire d'elle un lancier aguerri, il ne doutait plus qu'elle soit capable de se débrouiller seule pour parfaire sa formation une fois leur entrainement terminé.

Le bout de son bâton frôla l'épaule d'Arthuria, ce qui lui arracha un léger sourire. Il en profita pour s'approcher d'elle, essayant de venir lui heurter le plexus solaire avec son épaule. Il dût néanmoins commettre une quelconque erreur puisqu'il éprouva aussitôt une violente douleur à la mâchoire. Perdant son équilibre pendant quelques secondes il sentit ses jambes se faire faucher et s'écroula au sol en maudissant le concepteur des lances ainsi que celui des femmes par la même occasion.

Il se releva sur les fesses jetant un regard oblique à sa camarade d'entrainement. Il ne doutait pas qu'elle jubilait intérieurement, mais il préféra prendra la parole avant qu'elle commence à se moquer.

« Tu te débrouilles de mieux en mieux à ce que je vois. J'ai encore quelques tours à te montrer et il ne te restera plus qu'à rôder tout ça pour rejoindre le régiment des lanciers royaux. »

Tout en souriant, il entreprit de se remettre debout et de retrouver le bon côté de son bâton. Afin de simuler des lances, le bâton des deux combattants possédait un côté marqué qui indiquait l'extrémité normalement pointue. L'autre côté était considéré comme seulement lesté d'un morceau de métal ce qui le rendait moins perforant, mais guère moins dangereux. Faisant tourner son arme autour de lui, le guerrier reprit.

« Fais-moi tomber encore une fois et je paye mon coup ce soir. »


Celui qui ne pense pas à éviter la lame est coupé et celui qui y pense sera coupé.
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Dernière édition par Aldvin le Lun 2 Fév - 18:59, édité 1 fois
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Aventure #2 écrite Lun 2 Fév - 18:55

Arthuria esquiva alors le coup d’épaule d’Aldvin, l’ayant tout à coup anticipé. Ce réflexe l’étonna mais sa réaction ne s’arrêta pas à ce moment-là pour autant. Elle vint lui flanquer un coup de coude au niveau de la mâchoire. La chasseresse profita du fait qu’il soit désorienté pour venir lui faucher les jambes de son bâton et le mettre à terre par la même occasion. Tout aussi rapidement, elle fit tourner une fois son arme pour la remettre en place, bout marqué sous le visage du mercenaire, le menton haut et fière. Elle était pourtant un peu essoufflée et son buste accompagnait les mouvements de ses poumons. Elle n’eut alors le temps de ne rien dire avant que son professeur n’enchaine.

« J’ai autre chose à faire que d’être lancier royal pour sa majesté… Mais je veux bien voir les nombreux tours que tu dissimules sous ton cache-œil. » Lui répondit-elle alors qu’il se relevait.

Cela faisait en effet un petit moment qu’il s’entrainait. Et Arthuria avait finalement trouvé le mercenaire pour qu’il lui apprenne à se servir convenablement d’une lance. C’était quelque chose qu’Aldvin lui avait proposé quelques temps auparavant.  Et pour le coup elle avait le temps et l’envie de supporter le guerrier. La jeune femme avait du mal à recevoir des enseignements depuis qu’elle avait fui sa maison. Malgré la vie qu’elle mena avec son ami Gorveholt qui avait réussi à la rendre docile. Il fallait plutôt la caresser dans le sens du poil…
En tout cas, Aldvin avait le mérite d’avoir choisi un bel endroit pour l’entrainement. Une belle foret au milieu de nulle part. La chasseresse faisait tout de même attention à toutes créatures potentiellement dangereuses qui pouvaient sortir des buissons. A part Aldvin évidemment… Quoi que, il fallait se méfier.

« Est-ce que tu as assez d’argent au moins pour faire une telle proposition ? De toute façon j’imagine que tu vas me sortir un de ces coups spécial auquel je ne peux réagir sans connaitre… »

Arthuria se préparait déjà à devoir riposter. Elle fut la première à réengager le combat. Coup de taille ou d’estoc, à l’aide de la « pointe » ou bien du manche. Elle tentait tant bien que mal de lui faire vivre un enfer, comme lui pouvait le faire. Elle faisait concorder les mouvements de ses mains et de ses pieds, jambes fléchies, avec souplesse. C’est à ce moment qu’elle passa à l’attaque, passant sa lance dans le dos d’Aldvin pour tenter de le faire chuter en poussant vers le bas avec son arme. Elle se demandait surtout si cela pouvait fonctionner, et à vrai dire elle pensait que c’était plus qu’inefficace, néanmoins elle voulait le vérifier.
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Dernière édition par Arthuria Veliwys le Lun 16 Fév - 17:54, édité 1 fois
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Aventure #3 écrite Ven 13 Fév - 12:55

Il semblait clair que le mercenaire eut sous-estimé le goût de sa camarade d'entrainement pour la boisson gratuite et il dut faire appel à toutes ses ressources pour contrer efficacement l'assaut de la jeune femme. Alors qu'il venait tout juste de commencer à prendre le rythme de son assaillante celle-ci changea de tactique et essaya de lui frapper le dos. D'instinct il bondit sur Arthuria, afin de couper son élan et lui enfonça l'embout de sa lance dans l'estomac. Sans lui laisser l'occasion de reprendre son souffle il la projeta avec sa hanche, lui laissant alors tout le loisir de s'écraser sur le sol. Le mercenaire essuya la sueur qui perlait sur son front tout en reprenant sa respiration. Il laissa une vingtaine de secondes à sa victime pour qu'elle puisse se relever avant de prendre la parole, la voix entre-coupé par sa respiration.

« J'ai jamais entendu parler d'une technique qu'il faudrait connaitre pour pouvoir l'éviter. Lorsque tu te bas tu dois apprendre à réagir en fonction de ce que fait ton adversaire, pas de ce qu'il pourrait faire. »

Bien que l'air soit encore un peu frais, Aldvin était trempé de sueur à cause du rythme de leur entrainement. Le pauvre homme avait l'impression d'avoir couru un marathon alors qu'ils s'entraînaient depuis à peine trois heures. Répondant à l'appel de son gosier, il se dirigea vers leurs affaires bien décidé à puiser dans leurs ressources en eau.

« Quand j'étais gamin j'ai demandé à Ircas de m'apprendre une technique imparable à la lance, histoire de pouvoir frimer un peu. »

Il ne termina pas sa phrase tout de suite trop occupé à se désaltérer. Lorsqu'il referma le bouchon de l'outre le guerrier balaya de son oeil unique la clairière où il se trouvait. Les fleurs naissantes, le bruit des feuilles d'arbre baladée par le vent, la chaleur douce du soleil, c'était vraiment un endroit magnifique qu'ils avaient trouvé là. Ils n'en avaient pas l'usage exclusif à la vue du couple qui se promenait à quelques centaines de mètres d'eux. Une jeune femme blonde, vêtue d'une robe simple et marron clair, tenait la main d'un jeune homme brun d'une vingtaine d'année, vêtu pour sa part d'une chemise bleue et d'un pantalon noir et une rapière battait contre son flanc, car même peu éloigné d'un village on n'était jamais trop confiant. Le garçon portait un panier dans sa main libre aussi le mercenaire supposa qu'ils cherchaient un endroit au calme pour pic-niquer.

Son regard fini par tomber sur Arthuria, visiblement dans l'attente de quelque chose et il se rappela alors qu'il avait commencé une histoire sans la finir. Un peu gêné il passa une main dans ses cheveux mal coiffés et émit un léger rire avant de reprendre.

« Et donc ... ouais donc il a passé un peu de temps à me montrer une technique. Je me suis ensuite entrainé dessus pendant des heures et des heures jusqu'à être certains de la maitriser. Puis j'ai fait ce que font tous les gamins quand ils se croient malin. Je suis allais provoquer l'archer de la compagnie en combat singulier à la lance. Techniquement ce n'était vraiment pas son arme de prédilection alors je m'étais dit que contre lui je ne pouvais pas perdre. »

Aldvin s'interrompit un nouveau, pour ramasser son arme d'entrainement. Cela lui permit de gagner un peu de temps afin de trouver le meilleur moyen de terminer son histoire sans trop se ridiculiser. Il ne devait toutefois pas faire trop attendre son interlocutrice car la patience n'était pas l'une de ses vertues principales.

« Et bien ce jour-là j'ai appris deux choses très importantes. Tout d'abord que dans un combat tu te bas contre un adversaire et pas contre une arme ou une technique. Un regard, un pas ou n'importe quoi de ce genre, sont autant de signaux qu'il t'envoie et qui doivent t'aider à le cerner. Mon adversaire m'a défait, non pas parce qu'il connaissait ma technique mais parce que, un mouvement en impliquant un autre, il a déjoué mes coups sans se laisser entrainer dans mon piège. »

Le mercenaire adressa ensuite un large sourire à la chasseuse. Son explication était probablement un peu trop alambiquée pour ce qu'il voulait démontrer, mais il n'avait jamais sût s'expliquer simplement.

« La seconde chose que j'ai appris c'est qu'il ne fallait jamais parier sa paye sur un duel, même si on est certains de l'emporter ... c'est compliqué de se nourrir convenablement après. »

Son discours leur ayant laissé le temps de souffler un peu, le guerrier borgne fit tournoyer son bâton et se remit en garde. Ils avaient encore une longue journée devant eux et beaucoup de choses à travailler et à apprendre. Cependant, le destin semblait en avoir décidé autrement puisqu'un cri de femme retentit soudainement dans la forêt, non loin des deux combattants.

« Au secours ! »


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Aventure #4 écrite Lun 16 Fév - 19:10

Son hypothèse fut vérifiée, et sa « technique » contrée. En quelques coups, Aldvin la poussa par terre avec autant de subtilité qu’un agnosaure. Ce n’était pas la première fois de la semaine que cela arrivait et son popotin commençait à supporter les chutes de moins en moins. Arthuria se releva et frotta son séant, reprenant son souffle et ramassant son bâton. Elle écouta son commentaire puis le suivit à leurs affaire pour pouvoir se rafraîchir elle aussi.

« Oui c’est une façon de penser. Mais pour moi c’est comme pour la danse, si tu connais la passe que ton partenaire peut exécuter, tu seras moins surpris et pourra réagir plus rapidement. Et pourtant tu dois te laisser guider par ton cavalier. »

Elle but l’eau de sa gourde tandis que le mercenaire commença à raconter sa petite histoire. Il ne la poursuivit pas tout de suite, néanmoins la chasseresse était habituée à la lenteur d’Aldvin. Elle eut le temps de faire un signe de tête au couple qui passait là. Les deux combattants s’entrainaient peut être à leur endroit favoris pour déjeuner. Ils devraient chercher un autre endroit pour le faire en paix.
Enfin le borgne reposa son regard sur Arthuria qui leva un sourcil, le questionnant alors sur la suite de son histoire. Cette dernière avait le mérite d’être intéressante et d’apprendre une leçon à qui l’écoutait. Bien que la chasseresse connaissait cela, depuis un moment. Les adversaires n’étaient jamais les même, et leur expérience était leur plus grand atout.

Elle sourit à sa dernière remarque, le mercenaire avait dû en baver quand il était jeune à cause de son caractère. Au moins il avait un sacré bagage de vécu, pas comme ces nobles de Luh.

C’est alors qu’ils allaient reprendre l’entrainement qu’un cri retentit. Arthuria s’arrêta un instant pour en connaitre la provenance puis jeta son bâton au sol et se précipita pour rejoindre son épée, son arc et ses flèches avant de courir dans la direction que le couple avait pris quelques minutes auparavant.
Après un court instant, elle rejoint la jeune femme qui tentait de se cachait tant bien que mal derrière son avant-bras. Et une scène de plus étrange s’offrit à elle tandis qu’elle comptait quatre apis gigas dont l’une s’apprêtait à piquer le jeune homme. Arthuria dégaina alors son arc, chargea une flèche et visa l’apis qui s’en prenait à lui.

« Aldvin ! Par ici ! » Cria-t-elle pour ne pas perdre du temps à regarder s’il l’avait bien suivit.

La flèche fusa vers la bête. Elle enlevait déjà une autre flèche de son carquois.
Qu’est-ce que ces bestioles faisaient ici ? On les croisait généralement uniquement dans la foret de jade. Avec un peu de chance, elles n’avaient pas l’intention de tuer le jeune homme, mais le paralyser pour l’emmener dans un trou et y pondre leurs œufs, ce qui leur laissait plus de temps pour le sauver. A cette idée Arthuria frissonna, elle ne voulait pas finir dévorer par des larves d’abeilles tueuses, sans pouvoir se débattre, dans le noir et manquant d’air. Elle tira nerveusement sa deuxième flèche sur l’une des créatures, voulant en finir au plus vite.
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Aventure #5 écrite Jeu 26 Fév - 13:29

La première flèche de la chasseuse vint empaler sa cible contre la terre humide, à quelques pas de l'homme allongé. Ce dernier, dont la main empoignait encore son épée, ne bougeait plus probablement à cause du venin des insectes géants. Il était difficile pour Aldvin de savoir si la victime respirait encore, mais il n'eut de toute façon pas le loisir de s'inquiéter plus longtemps puisque l'une des bêtes décida de venir s'occuper de lui. Du coin de l'oeil le guerrier pût apercevoir les deux autres insectes qui se dirigeaient vers Arthuria, en train d'encocher une nouvelle flèche.

Se plaçant en garde, son épée dressée entre son corps et son adversaire, le mercenaire borgne essaya de ne pas perdre de vue l'insecte, au bourdonnement incessant, tandis que ce dernier lui tournait autour. L'apis ne résisterait probablement pas au tranchant d'acier de son arme, cependant la créature était rapide et très dangereuse, car la moindre de ses piqûres entraînait une paralysie rapide. Lorsqu'il pensa avoir réussi à anticiper le mouvement de son opposant Aldvin abatti sa lame, qui siffla en fendant l'air. Malheureusement il n'était pas le seul à avoir anticipé l'attaque et son épée manqua de peu le corps chitineux. Alors que le dard de son ennemi se rapprochait dangereusement de sa tête, il se déroba à son tour dans une roulade vers l'arrière, puis vint se remettre en garde. Il aurait aimé finir rapidement son combat, pour venir en aide à sa camarade, mais l'Apis ne semblait pas très ouvert à l'idée d'un abandon. Il le lui prouva d'ailleurs pendant la minute suivante en évitant chacun des coups de lame qui pleuvaient sur lui et en répliquant avec vitesse et précision. Il était difficile de déterminer lequel des deux adversaires se fatiguerait le premier, mais l'humain n'avait pas envie d'être celui là. Il décida alors de changer de technique et relâcha ses muscles tout en abaissant doucement sa garde, afin de laisser la guêpe géante se sentir en confiance. Durant quelques secondes rien ne se passa puis la bête passa à l'offensive. Le borgne fit alors un pas en arrière tout en relevant son arme, ce qui coupa le corps d'insecte en deux, mettant ainsi fin au combat.

Tandis que les morceaux de l'Apis tombaient dans l'herbe de la forêt, le mercenaire se mit à courir vers Arthuria. La chasseuse avait raté son second tir et elle semblait du coup en difficulté face aux deux terribles Apis qui lui tournaient autour. Au moins maintenant ils n'avaient plus l'avantage du nombre, mais c'était probablement la seule bonne nouvelle pour le moment.


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Aventure #6 écrite Mar 3 Mar - 12:49

La première flèche fit mouche, si on pouvait dire cela comme ça quand la cible était un apis gigas… Le jeune garçon était sauvé ou presque. L’insecte avait eu le temps de le piquer… Mais pour le moment elles étaient toutes occupées à faire de même avec les deux autres humains, qu’à se préoccuper de l’emmener dans un trou pour pondre leurs œufs.
Dans son élan, Arthuria réussit à atteindre sa deuxième cible lors de son second tir. Plus qu’un Apis se dirigeait vers elle, le quatrième préférait s’occupait du borgne. La chasseresse aurait pu rire en se disant qu’il y avait eu autant d’adversaire qu’ils avaient d’yeux. Néanmoins vu la situation, elle n’était pas d’humeur à faire de l’humour. Elle laissa tomber son arc pour dégainer de nouveau son épée. Face contre l’une de ces créatures, elle ne pouvait s’empêcher de s’imaginer ces images de nid, de ponte et de larve. Elle effectuait néanmoins une danse avec l’insecte, prêtant attention à ne surtout pas créer une ouverture à l’abeille géante. Cette-dernière était comme prise de rage, sur l’offensive, c’est à peine si Arthuria pouvait trouver une ouverture. Elle se défendait, tentant de n’en créer aucune de son coté, attendant le bon moment pour passer à l’attaque.
La fatigue de l’entrainement ne rendait pas les choses simples, aussi finit-elle par faire une erreur. La piqure lui fit un mal de chien et elle cria, rauque, de douleur et d’horreur et de rage. La jeune femme ne voulait pas finir ici sa vie d’une manière aussi ridicule, et elle espérait fortement que son compagnon ne s’était pas fait avoir ! Elle ne pouvait même pas vérifier si c’était le cas ou non. Elle continuait de se battre coute que coute jusqu’à ce que le venin agisse, quelques secondes plus tard. Dans un dernier espoir, et se fichant de prendre d’autres coups au vu de ce qui lui arriverait bientôt, la jeune femme s’élança pour venir couper la créature en deux, poussant un dernier cri violent. Puis, soudainement Arthuria sentit son bras se raidir et retomber le long de son corps, s’ensuivit de l’autre puis de ses jambes. Son corps tomba alors mollement sur le sol, dans un bruit sourd, comme un cadavre. L’impuissance l’envahit, elle ne pouvait plus rien faire ! Encore quatre piqures et elle mourrait. La chasseresse ne pouvait que prier les dieux qu’elle avait rejetés, pour qu’Aldvin réussisse de son côté. Ou bien il ne lui resterait plus que son esprit pour imaginer le pire et ce serait la fin pour tous les deux.
La sensation étrange de son corps était vraiment dérangeante. Plus rien ne répondait, le mouvement le plus simple, comme celui de bouger le bras, était impossible à effectuer. Elle ne pouvait pas parler non plus, comme si sa gorge était serrée. Et pourtant elle voulait bien entendre des nouvelles du borgne. Pour une fois qu’elle avait hâte de l’entendre déblatérer tout un tas d’histoires !
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Aventure #7 écrite Jeu 2 Avr - 13:13

Tandis que l'humain rejoignait sa camarade, celle-ci, ne l'attendant guère, triomphait du dernier insecte géant encore en vie avant de s'écrouler par terre. Sans s'occuper de l'autre humaine, qui commençait à comprendre qu'elle ne mourrait surement pas aujourd'hui, il se pencha avec hâte au-dessus de la chasseuse. Il posa un genou sur le sol de feuille, près du visage de la combattante, tout en priant n'importe quel dieu pas trop exigeant pour qu'elle soit encore en vie. L'inquiétude pouvait se lire clairement sur son visage lorsqu'il posa deux doigts sur le cou de son amie afin d'en prendre le pouls. Même s'il doutait que l'Apis ait pût piquer plus de deux fois en un aussi court laps de temps, il restait possible que la jeune femme soit peu résistante au poison, ou que la créature soit particulièrement venimeuse. Toutefois, il fût rapidement rassuré, le coeur d'Arthuria battait encore, elle se relèverait sous peu. Courbatures et vertiges devraient être les seules séquelles que lui laisserait ce combat. Enfin si on ne prenait pas en compte le fait qu'Aldvin la raillerait pendant quelques jours pour s'être fait piquer ainsi.

L'humain se releva promptement pour se diriger vers l'autre victime des Apis. La jeune rescapée était déjà aux côtés du blessé, prenant son pouls d'une main fébrile. Avisant le regard interrogateur du mercenaire, elle pris la parole d'une voix inquiète et faible.

« Son cœur bat encore, mais son pouls est très faible et il ne respire presque plus, j'ai peur qu'il ne s'asphyxie rapidement. »

Elle cessa de compter les battements du cœur pour commencer à fouiller dans un vieux sac en cuir brun, maintenant tâchée de feuille et de boue, qu'elle portait.

« Pouvez-vous m'aider messire ? Il faudrait lui relever la tête. »

Aldvin obéit sur-le-champ, de toute façon on ne pouvait rien refuser à une femme qui vous appelait "messire". Le temps qu'il s'agenouille et relève la tête de l'humain, son interlocutrice avait dans sa main un flacon en verre, pas plus gros qu'un doigt. Elle vint le placer, après avoir pris soin de le déboucher, sous le nez du comateux. Des fragrances étranges parvinrent aux narines du mercenaire, bien incapable de reconnaitre les matériaux dont elles provenaient. Il fallait de toute façon reconnaitre que, en dehors du sang et de la sueur, ses connaissances olfactives étaient plus que limitée. Bien qu'il eu d'abord cru que la fiole n'aurait aucun effet, il se ravisa rapidement. Petit à petit la cage thoracique du blessé recommença à se soulever. Bougeant d'abord par saccade limitée elle revint, en deux ou trois minutes, à un rythme normal et constant. Même si les yeux de l'homme restaient clos, il avait une chance de vivre maintenant. Son amante sembla elle aussi se détendre un peu et elle reprit la parole, la voix plus posée cette fois.

« Merci beaucoup. Je ne sais pas dans combien de temps il va se réveiller, mais nous vous devons beaucoup à vous et votre amie.

- Faut se serrer les coudes à notre époque. Dès qu'Arthuria sera debout, on vous aidera à porter votre copain jusqu'au village. »

Tandis que la tension retombait enfin dans la forêt, le guerrier en profita pour détailler un peu plus son interlocutrice. Ses cheveux long, probablement bien coiffé avant qu'elle ne soit attaqué, lui descendait jusqu'au milieu du dos. Ce n'était probablement pas la taille la plus pratique pour se battre, mais ça avait un certains charme. "Un certains charme" pouvait d'ailleurs qualifier la jeune femme. Sans être une beauté, elle savait probablement assez bien se mettre en valeur pour attirer le regard des hommes, ou au moins d'un homme en particulier. Laissant choir l'humain, Aldvin se redressa tranquillement. Il se dirigea ensuite vers leurs affaires afin de les remettre en ordre et de les préparer pour le transport.La chasseuse comateuse aurait probablement plus envie de rentrer que de reprendre l'entrainement.


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Aventure #8 écrite Sam 11 Avr - 22:35

Les yeux écarquillés, ne pouvant les fermer, elle vit arriver le borgne près d’elle. Elle en fut soulagée, et la panique laissa place au calme. L’inquiétude se lisait sur son visage, elle espérait qu’il ne l’enterre pas trop vite. Il vérifia alors son pouls pour remarquer qu’elle était encore en vie. Ce fut à son tour d’être soulagé. Le fait qu’il soit si inquiet lui mis du baume au cœur. Elle ne pouvait certes pas bouger, mais elle avait pu voir cela, et cela valait de l’or. Si jamais Aldvin lui faisait des remarques, elle pourrait parait en lui décrivant son pauvre visage pale s’approchant de son corps inerte. Ensuite, le mercenaire partit de son champ de vision. Il devait surement aller s’occuper de l’autre victime. Arthuria espérait qu’il soit encore vivant, avant de s’occuper de son propre souffle, évitant de manquer d’air et de mourir étouffer par le venin…

La chasseuse entendu ensuite le mercenaire discuter avec la jeune fille. Elle ne comprenait pas tout, elle ne faisait qu’attendre que tout veuille bien se passer.

Enfin la jeune femme sentit que sa respiration était de plus en plus facile et elle put cligner des paupières. Puis elle put bouger ses doigts et ses orteils. Ensuite, sa tête et ses bras. Elle finit par pouvoir se relever, elle resta au sol un petit moment néanmoins profitant de ce moment paisible, dans l’herbe, où elle se sentait revivre. Elle voulait capter un petit moment de tranquillité après ce stress intense qu’elle venait de subir. Sentant la brise sur son visage, et le soleil l’éblouir un peu à travers les arbres. Qu’il était bon d’être vivant, elle sourit. Néanmoins, il fallait se remettre en route.

Arthuria se releva enfin, chancelante, elle s’approcha d’un arbre pour s’y tenir un peu. Puis elle se dirigea vers Aldvin. La charmante jeune fille qui s’occupait de son fiancé lui demanda si elle allait bien en passant et la chasseresse répondit que c’était apparemment le cas…
Arrivée à la hauteur du borgne, elle lui lança :

« Je vais bien, ça va toi ? Tu n’es pas blessé ? Je crois qu’il va falloir un moment pour m’en remettre. C’est-à-dire au moins une journée ! Je vois que le couple ne va pas trop mal. »

Elle ramassa ses affaires avec difficulté avant de reprendre :

« Je ne sais pas à quel point tu connais la faune de l’ile. Mais ces Apis n’avaient rien à faire ici. On les trouve habituellement dans la foret de jade. Alors je sais que c’est à coté mais… C’est vraiment exceptionnel de les rencontrer ici. »

Sur cette remarque, ils repartirent tous les quatre vers le village, Aldvin soutenant le jeune homme, l’aidant à marcher. Arthuria ne pouvait pas vraiment aider, ayant subi le même sort. Elle avait l’impression que s’il y avait un coup de vent un peu trop fort, elle s’envolerai.
Ils arrivèrent à la taverne et ils y laissèrent l’homme accompagné de sa fiancée, le temps que l’une de leur famille vienne les chercher.

La jeune femme était fatiguée, alors que la journée avait à peine commencée. Mais le combat et ce venin avait été plutôt épuisant pour son corps. Sans compter qu’ils s’étaient entrainés juste avant avec Aldvin.

« Je crois bien que pour aujourd’hui, l’entrainement est fichu. Enfin, je ne t’empêche pas d’y aller seul, fais juste attention aux insectes que tu croises…
Mais vraiment j’ai une mauvaise impression, et si il se passait des choses étranges dans la foret qui poussait les Apis à venir dans la région ? Cela pourrait être un véritable problème pour les habitants des différents villages. Bon, il est vrai qu’il faille toujours faire attention quand on se balade en pleine nature sur cette ile, mais cela reste surprenant.»
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Aventure #9 écrite Mer 3 Juin - 11:54

Le mercenaire borgne ne pût qu'opiner du chef à la remarque de sa camarade sur les Apis. Ayant grandi à l'orêt de la forêt de Jade il savait que les Apis vivaient normalement là-bas. Qu'un groupe d'insecte ait décidé de changer d'habitat n'était pas une bonne nouvelle pour les habitants du coin. Le trajet du retour, à porter l'humain comateux sur son dos lui donna le loisir de réfléchir en détail à la question, mais il ne trouva guère de réponse satisfaisante. Afin d'éviter de trop ruminer ses pensées, il décida de s'intéresser plutôt aux couples qu'ils avaient sauvés. Bien que son amant soit toujours endormi, la jeune femme se montra plus loquace qu'auparavant. Elle lui appris qu'elle se prénomée Elizabeth et qu'elle et son compagnon, Samuel, se promenaient souvent dans la clairière qui n'avait jamais été bien dangereuse. Arthuria, pour sa part, resta silencieuse et Aldvin mit cela sur le compte du venin d'Apis. Après tout, elle devait avoir l'esprit un peu embrumé maintenant.

L'auberge n'était pas très remplie, quand bien même l'heure du déjeuner approchait. C'était un modeste établissement qui n'avait pas cette odeur de vinasse et fumé accroché à son plancher, à l'inverse de la plupart des auberges que l'on pouvait trouver dans une ville. Elle sentait bon le bois fraîchement vernis et le lard fumé, qui ne laissait aucun doute sur sa présence dans le repas du midi. Lorsque les quatre jeunes gens entrèrent dans le bâtiment les visages se tournèrent aussitôt vers eux et quelques sourcils se froncèrent lorsque les occupants détaillèrent les nouveaux arrivants. Cependant, le tavernier ne laissa pas le silence s'installer et désigna une table vide de la tête tout en expliquant que le repas était en préparation.

Aldvin hésita quelques instants à allonger son paquet sur la table, puis il fini par se raviser et l'assit plutôt sur l'une des chaises vides. Le mercenaire avait l'impression d'être une de ses petites filles qui s'amusaient avec des poupées en chiffon. Sauf que sa poupée à lui était fait de chair et de sang plutôt que de chiffon. Elizabeth fila pour aller chercher de l'aide laissant le guerrier et Arthuria seuls pour discuter. Elle semblait d'ailleurs tout aussi concerné que lui par cette histoire d'insecte, peut être même plus puisque c'était son métier de déloger ce genre de créature.

« Et bien c'est vrai que si des Apis ont décidé de venir essaimer ici, ça ne va pas être facile à vivre pour les villageois. D'un autre côté à nous deux, je ne suis pas sûr que nous soyons en mesure de nettoyer toute cette forêt, sans compter qu'il doit y avoir d'autre bestiole que je n'ai pas vraiment envie de déloger de cet endroit. »

Il afficha ensuite un visage pensif pendant quelques secondes avant d'ajouter.

« Je vois mal comment des Apis auraient pu voyager seules jusque ici. Et il faudrait être sacrément cinglé pour vouloir les aider à faire le voyage. Suspectes tu quelque chose ? »

En attendant la réponse de la chasseuse il fouilla dans sa poche pour sortir de quoi payer le repas. Son estomac grognait et après leur aventure il méritait bien un peu de lard fumé.


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Aventure #10 écrite Dim 14 Juin - 13:59

Arthuria était restée plutôt silencieuse après sa remarque, écoutant la conversation entre le couple et Aldvin. Ils avaient appris un peu plus de choses sur les deux individus, mais rien qui ne puisse donner quelques indices sur l’apparition des Apis dans les parages.

La chasseresse était fatiguée, et aller à la taverne la soulageait quelque peu. Elle remarqua que les clients les avaient regardés d’un mauvais œil lorsqu’ils étaient rentrés. Elle se demandait bien pourquoi. Ce n’était pas comme s’ils avaient fait un boucan en rentrant. Ce n’est pas parce qu’ils aidaient un homme à marcher qu’il fallait forcément recevoir ce genre d’attitude…
Le tavernier au moins, ne crachait pas sur de la clientèle de plus et vint les installer à une table où Aldvin tenta tant bien que mal de déposer l’homme blessé sur la chaise.

Elizabeth partit alors, laissant les deux compagnons discuter. Samuel devait être encore plus amorphe qu’Arthuria pour pouvoir participer à la conversation.

La chasseresse hocha à ses dires :

« Comme je le dis souvent, il a de toute façon pleins de créatures dangereuses sur cette ile. Donc quoi qu’il arrive il faudra affronter une grande difficulté. Alors finalement je me dis, une espèce de créature dangereuse de plus ou de moins qu’est-ce que ça change ? Ils arrivent bien à vivre les villageois de la forêt de Jade, n’est-ce pas ?
Mais il est vrai que ça reste étrange, et que la cause de cette migration pourrait causer encore plus de souci, que je suis chasseresse et que c’est mon boulot de tout remettre en ordre, que c’est curieux et que j’ai envie d’enquêter.
Tu sais, la forêt n’est pas si loin que ça d’ici. Quelqu’un aurait pu trouver un moyen de les ramener vivante mais inoffensive le temps du voyage. On peut faire plein d’hypothèse sans que pour autant cela nous amène à la solution. Il va falloir inspecter les environs et c’est tout. La bois de Terra à l’air d’avoir quelques mystères… »


Arthuria sortit elle aussi de l’argent de sa poche pour payer l’aubergiste lorsqu’il viendrait les servir. Elle se sentait pas vraiment de très bonne humeur et se demandait si le poison n’était pas la cause de ce souci…

L’aubergiste arriva alors, servant quatre assiette de lards et de pommes de terre sautées aux petits oignons. Il avait ensuite ramené du vin et une carafe d’eau.

« Bon appétit ! » Avait-il dit.

La jeune femme tendit donc son argent à l’aubergiste et posa son regard sur son assiette, ne voulant pas vraiment attendre que Elizabeth soit revenue pour pouvoir se mettre à manger.
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Aventure #11 écrite Mar 8 Sep - 8:58

Aldvin passa son unique œil des quatre assiettes à Samuel, puis de leur infortuné compagnon à l'aubergiste. Pour le guerrier il y avait fort peu de chance que Samuel sorte de son état et puisse manger quelque chose avant plusieurs heures, voir plusieurs jours. Ceci dit peut-être que le tavernier le croyait simplement endormi . C'est l'impression que l'homme aux yeux fermés devait donner aux autres après tout. Haussant un peu les épaules il chassa la question de ses pensées pour se concentrer sur le plus important, le repas était servi !

Il mangea en silence, se demandant si Arthuria demanderait un salaire aux villageois pour s'occuper de cette histoire d'Apis. Après tout chasser ce genre de créature était dangereux et cela méritait surement un salaire. Néanmoins, la chasseuse semblait trop intéressée par ce mystère pour ne pas s'en occuper, même gratuitement. De l'avis du mercenaire pour une personne dont le but était de devenir chasseuse dorée sa camarade passait beaucoup trop de temps à travailler et pas assez améliorer sa réputation. Ceci dit il avait plus d'estime pour les travailleurs que pour les chasseurs dorés aussi évita il de le lui faire remarquer.

Pendant une bonne quinzaine de minute rien ne troubla le repas, puis dans un fracas, fort peu agréable, la porte de la taverne s'ouvrit. En moins d'une seconde le silence se fit et tous les visages se tournèrent vers l'entrée. Un homme blond aux cheveux coupés court se tenait sur le seuil. Il avait un visage carré, brutal, mais pas agressif et semblait fraichement rasé. A sa ceinture pendait une épée longue et au-dessus de sa tunique il arborait un tabard vert foncé au centre duquel était représenté, en fil d'or, une feuille de chêne. Il contempla un moment les gens présents, puis s'avança dans la pièce. Derrière lui deux autres gaillards le flanqué. Ils portaient le même uniforme, mais semblaient un peu moins imposant. Un quatrième homme en tabard fermait la marche, dans sa main gauche il tenait une chaine, qu'il tirait sans ménagement. Au bout de cette chaîne était accrochée une Elizabeth en fort piteux état. Le visage de la jeune femme arborait maintenant un large hématome et sa lèvre inférieure était couverte de sang séché. Elle marchait derrière les hommes, les deux mains attachées à la chaine et courbée, que ce soit sous la douleur ou sous la honte.

Tandis que la procession s'approchait de leur table, la main d'Aldvin descendit doucement sur la poignée de son épée. Il évita toutefois de dégainer, espérant qu'une issue ou il ne se ferait pas passer à tabac soit envisageable. Il recula tout de même légèrement sa chaise, afin de gagner un peu en liberté de mouvement. Lorsque le grand blond s'arrêta devant eux et commença à les dévisager tour à tour. Le borgne soutint son regard, attendant que l'inconnu s'explique et espérant qu'Arthuria ne causerait pas de soucis. Elle aussi devait savoir qu'attaquer des types en uniforme était rarement une bonne idée, mais l'état de leur prisonnière pouvait très bien lui avoir faire oublier les précautions d'usage en la matière. Après avoir fini son inspection l'homme pris la parole.

« Je suis Julius, capitaine de la garde de la famille Desteban. Si les informations que l'ont m'a rapportée son exacte je vous remercie d'avoir protégé le seigneur Samuel Desteban de l'embuscade qui lui a été tendu dans les bois. Cependant, je le reprends maintenant sous ma garde afin de l'emmener voir un vrai médecin. »

Il claqua ensuite dans ses doigts et l'un des deux hommes disponibles qui le suivait s'approcha de Samuel.


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Aventure #12 écrite Sam 12 Sep - 16:03

Arthuria mangeait tranquillement, bien que le silence à la table était presque gênant. Pas évident de lancer une conversation avec un homme à moitié mort de toute façon… Quoi que ce fut étonnant qu’Aldvin ne commence pas à faire des blagues ou raconter ses histoires. D’ailleurs, la chasseresse lui lança quelques regards pour voir s’il était malade…
Mais, comme si quelqu’un l’avait entendu, la porte du bâtiment fut fracassée par une personne aux caractéristiques physiques plus que spéciales. Elle aurait bien voulu un peu plus d’animation, néanmoins elle ne voulait pas non plus d’ennuie ce qui pouvait semblait être le cas à première vue. Les habits de cet homme étaient aussi spécifiques, surement d’un groupe de personne mais elle ne le reconnut pas. Quelque chose lui dit qu’elle devait poser gentiement ses couverts car elle devrait avoir les mains libres et rapides pour attraper ses armes.

L’homme était suivit par ses deux clampins, et quelle fut la désagréable surprise d’Arthuria de voir qu’Elizabeth était avec eux, attachée à une chaine. Elle réprima l’envie de se lever pour aller arrêter ses porcs, ils étaient trois, elle était seule. Seule, pas forcément, elle lança un regard à Aldvin mais n’arriva pas à traduire l’expression sur son visage. Enfin, son œil fut attiré par un mouvement de son bras qui descendait à sa ceinture, tandis que le groupe d’homme s’approchait de leur table, trainant Elizabeth derrière eux. Au moins, elle savait que son compagnon avait les mêmes intentions qu’elle.

Avant d’agir, il fallait d’abord savoir ce qu’ils leur voulaient, bien que la vue de cette mascarade était insoutenable pour Arthuria. Elle le disait souvent, il y a bien trop de créatures dangereuses sur l’ile pour qu’en plus les humains se martyrise entre eux. Cependant, l’Homme était toujours empreint de haine et de violence.

Le capitaine Julius leur adressa donc la parole, pour leur annoncer des inepties. Ce qu’il disait n’était pas forcément faux, mais cela sonnait comme du vide aux oreilles d’Arthuria. Cette dernière se leva pour lui adresser la parole, c’était un noble, et il fallait lui témoigner du respect si elle voulait obtenir ce qu’elle voulait. Ou en tout cas c’était le minimum à faire.

« Bonjour Capitaine Julius. Je suis une chasseuse du nom d’Arthuria. C’est un honneur d’avoir pu aider la famille Desteban, que ce soit volontaire ou non… Dites-moi… Vous parlez d’embuscade, mais il ne s’agissait que d’Apis Gigas, avez-vous plus amples informations ? Quant à en juger par l’apparence de votre prisonnière, vous pensez sans doute qu’elle était dans le coup. Avez-vous des preuves ? Dans tous les cas, ce n’est pas de cette manière que l’on traite les jeunes femmes… Qui est réellement Sire Desteban ici présent pour qu’une telle sentence lui soit infligée ? »

Evidemment, Arthuria était sur ses gardes. Elizabeth avait l’air d’une femme trop gentille pour avoir voulu piéger volontairement son compagnon. En tout cas, elle voulait bien en être sure avant que ces hommes lui fasse davantage de torts. Après tous les apparences pouvaient être trompeuses. Néanmoins, Samuel n’était pas dans un état correct pour défendre son aimée. Soit, elle avait devant soit trois parfaits hommes qui ne faisaient que leur travail. Soit, ils avaient eux-mêmes crée un coup monté pour faire accuser Elizabeth… Eux ou d’autres qui étaient dans le coup d’ailleurs… La chasseresse s’imaginait là plusieurs hypothèses, tout dépendait des réponses de ce Julius.
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Aventure #13 écrite Dim 20 Sep - 11:04

Elle n'avait tué personne pour le moment, le mercenaire ne pouvait qu'en être soulagé. Il se leva à son tour, afin de soutenir la chasseuse. Leur action avait visiblement suffit à ne pas donner envie aux autres gardes de se saisir de Samuel et ces derniers attendaient de nouveaux ordres à côté du jeune noble, ne voulant sans doute pas lancer un conflit dans l'instant. Julius, pour sa part, esquissa un sourire à Arthuria avant de lui répondre.

« La famille Desteban s'occupe de la gestion de ce village et des terres environnantes. Je ne vous tiens pas rigueur de votre ignorance, car les terres ne sont pas si importantes, et aussi je vous pardonne de la même manière votre impertinence. »

Le capitaine arrêta de parler un instant et dévisagea sa prisonnière. Aldvin en profita alors pour détailler un peu mieux leur principale opposant. Avec sa silhouette forte et sans surplus de graisse, le blond était définitivement bâti comme un guerrier. Il gardait toujours une main proche de son arme, prêt à passer à l'assaut s'il le fallait et sur sa joue une légère cicatrice indiquait qu'il avait dû faire plus que de simples entraînements. Quelque soit la longue liste de ses défauts, il n'était certainement pas un arriviste et l'affronter ici en infériorité numérique ne faisait pas du tout envie au borgne. Lorsque Julius reprit la parole, sa voix était plus sec et tranchante qu'à l'accoutumé.

« Quand aux preuves qu'il me faut contre cette catin, j'en ai bien plus qu'il ne m'en faut. Tout d'abord, il est de notoriété publique que c'est une sorcière. Tout le monde dans le village le sait et personne ne viendra le contester. A partir de là il est évident qu'elle a attiré sire Samuel dans la forêt en utilisant d'un quelconque maléfice afin de lui tendre une embuscade. Je ne doute pas qu'une maléficienne comme elle soit capable de contrôler ce genre d'animaux, d'ailleurs vous pouvez constater qu'elle n'a subi aucune blessure. Il n'y a pas eu d'Apis dans cette forêt depuis des dizaines d'années et d'un coup l'héritier des Desteban tombe sous leurs piqûres ? Tout ceci est un coup monté et elle en est la principale instigatrice voilà tout ! »

Le soldat cracha ses derniers mots comme une sentence et balaya l'ensemble de la foule du regard défiant quiconque de remettre en doute son raisonnement et son autorité. Avec une légère grimace Aldvin ne put s'empêcher de mettre à son tour les deux pieds dans le plat. Il avait bien assez voyagé pour connaitre le sort que l'on réservait aux pseudo-sorcières, et voir le joli visage d'Elizabeth sur un bucher ou une potence ne lui faisait pas particulière envie.

« Ton raisonnement est pas si stupide capitaine, mais je vois pas ce que cette jeune femme aurait à gagner dans l'affaire. Mise à part sa propre exécution, ce qui ne doit pas l'enchanter plus que ça.

- Le père de sire Samuel, le seigneur Rodrick est particulièrement pieux et qu'il n'accorde aussi aucun crédit cette sorcière. A plusieurs reprises il la menacée de la bannir du village, ou de la faire exécuter, bien que dans sa grande clémence il ne l'ait pas fait. Cette attaque est juste une vengeance et une manière de plus de répandre le chaos, car le chaos est dans sa nature d'être maléfique. »

Doucement, le capitaine de la garde posa la main sur la poignée de son épée. La moindre affabilité, si tant est qu'il y en ait jamais eu une, disparu de son visage et il parla d'une voix ferme et posée.

« Maintenant je vous le demande une dernière fois, êtes-vous disposez à nous remettre le seigneur Desteban ou devrons nous le récupérer de force ? Si le cas de la sorcière vous inquiète, vous pourrez toujours la défendre a son procès. »

Aldvin pris une longue inspiration et adressa un petit hochement de tête à Arthuria. Quoique décide son amie, il l'aiderait jusqu'au bout.


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Aventure #14 écrite Lun 9 Nov - 13:25

Le capitaine Julius n’avait pas l’air de plaisanter. Arthuria savait bien que c’était le cas avant qu’elle ne vienne mettre son nez dans ses affaires, néanmoins, il des plus fermes concernant cette histoire. C’était comme s’il était mal à l’aise, ou bien qu’il était bête... De toute façon, vu son comportement envers Elizabeth cela pouvait bien être le cas.

Il avait l’air d’être persuadé que la demoiselle était le point central de toute l’affaire. D’après ce qu’il disait ce n’était pas la première fois qu’il voulait la bannir du village. La chasseresse se demandait bien pourquoi, mais vu où se trouvait la main du Garde, il ne valait mieux pas lui demander.
Il avait parlé d’un procès qui aurait lieu. Au moins ils appliquaient quelques règles, choses étranges pour des têtes de mules pareilles. Mais cela arrangeait bien Arthuria.

Elle avait d’ailleurs bien remarqué qu’Aldvin l’avait regardé. Bien que cette situation lui déplaisait beaucoup, elle ne voulait pas mettre à sac cette auberge dont le gérant n’avait rien demandé. Donc, malgré son soutient, elle décidait de ne rien faire.

« Mais voyons, Capitaine, dit-elle avec un sourire. Je ne vous empêche pas de récupérer ce pauvre Seigneur Desteban. Il va lui falloir un peu de temps pour s’en remettre. Je ne vous posais que de simples questions. D’ailleurs j’en ai deux dernières avant que vous partiez puisque vous nous invitez à ce procès : Pourquoi dit-on q’Elizabeth est une sorcière ? Et quand est-ce qu’aura lieu le procès ? »

Arthuria s’écarta un peu de la table si c’était nécessaire pour que ces bœufs puissent accéder à leur protégé, tout en attendant la réponse du Capitaine Julius.

Ils étaient venus ici pour s’entrainer, mais ils allaient avoir beaucoup de travail s’il fallait enquêter sur l’affaire. Surtout si la famille Desteban décidait de leur mettre des bâtons dans les roues. Il faudrait revenir sur les lieux en espérant que personne ne l’aurait fait avant eux et interroger les villageois, dont elle doutait qu’ils seraient très bavards.
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Aventure #15 écrite Dim 31 Jan - 11:40

Les quelques mots d'Arthuria permirent à la tension de se relâcher et ce fût comme si d'un coup l'ensemble de l'auberge cessa de retenir sa respiration. Petit à petit le brouhaha des conversations repris, sans doute que beaucoup d'entre elles portaient sur ce qui venait de se produire.

Les deux hommes d'armes soulevèrent, en essayant d'être le moins brutal possible, le pauvre Samuel et commencèrent à l'emporter vers la sortie tandis que Julius, dont la main avait quitté son épée, répondait aux dernières questions de la chasseuse.

« Comme je vous l'ai dis, c'est une chose de notoriété commune au village. Elle connait l'art des plantes. Elle vit seule dans sa cabane à l’orée des bois. Et celui qui a le malheur de dire du mal d'elle fini maudit, comme ce pauvre Michel, notre meunier.
- Qu'est-il arrivé à ce meunier ? Demanda Aldvin d'un air dubitatif.
- Une fois, il a eut le malheur de dire tout haut que cette chienne portait malheur au village et qu'il fallait se débarrasser d'elle. Peu après il est tombé malade et il l'est resté pendant plusieurs jours. Depuis le seul à oser la critiquer c'est sire Desteban. Mais ça n'empêche pas les villageois d'avoir peur d'être le prochain, ou bien de la voir refuser de fournir un remède. »

Il était facile de constater qu'Elizabeth, dont les yeux brillaient de colère tandis que le capitaine parlait d'elle, hésitait à ouvrir la bouche pour se défendre. Toutefois elle dût finir par se résigner car elle baissa à nouveau la tête sans dire un mot.

«Quand à la date du procès, probablement d'ici trois ou quatre jours. Julius dévisagea un moment ses deux interlocuteurs et rajouta, je dois dire que si vous voulez la défendre ça nous arrangerai bien. J'ai rien contre la justice expéditive, mais je voudrai pas que la ville nous reproche cela par la suite. Et je doute que aucun villageois soient prêt à essayer de plaider son cas.
- D'accord nous allons nous occuper de la défendre, répondit alors directement Aldvin.»

Le mercenaire tandis ensuite une main vers le capitaine afin de conclure l'accord. Il n'avait aucune envie de laisser Elizabeth y passer. La poignée de main entre les deux hommes scella le marché et l'homme blond ajouta une dernière phrase avant de tourner les talons.

«Nous payerons vos frais ici pour la durée de votre enquête. Et nous ferons passer le mot pour que les villageois répondent à vos questions sans s'inquiéter. Si vous voulez voir la sorcière, elle sera sous bonne garde dans le grenier de la propriété des Desteban.»

Tandis qu'il sortait de l'auberge pour rejoindre ses gardes, le guerrier borgne se retourna vers Arthuria. Il ne lui avait pas demandé son avis avant d'accepter l'accord et il n'y avait pas vraiment pensé non plus. Restait à espérer qu'elle ne lui en tiendrait pas trop rigueur. Esquissant un sourire il passa sa main dans ses cheveux.

«Et bien je crois que les vacances sont terminées. Il fit claquer sa langue dans sa bouche avant de reprendre, est-ce que tu as une bribe d'idée de plan ?»

Pour sa part le mercenaire ne savait pas vraiment par ou s'y prendre pour sauver la jeune femme. Mise à part rentrer en force dans le bâtiment et la faire s'échapper. Mais ça ne semblait pas forcément l'option la plus appropriée pour débuter.


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Aventure #16 écrite Dim 3 Avr - 17:55

Arthuria emmagasina les informations et salua le Capitaine Julius avant de se rasseoir pour finir son repas, à présent froid. Aldvin venait de passer un accord avec le haut personnage. C’était dans son idée, même si elle n’aurait pas vraiment voulu rendre les choses si officielles. Après tout, s’ils ne trouvaient pas assez d’indices sur ce qu’il se passait dans le village, était-ce vraiment la peine d’aller participer au procès ? En plus, trois quatre jours uniquement, c’était peu. Et puis ils n’étaient ni de la garde, ni enquêteur de métier.

«Et bien je crois que les vacances sont terminées. Il fit claquer sa langue dans sa bouche avant de reprendre, est-ce que tu as une bribe d'idée de plan ?»
- Ce n’est pas très compliqué. On pourrait interroger tous les gens de ce village mais ça prendrait beaucoup trop de temps. Nous avons deux pistes : Le meunier, s’il n’est pas mort mais à priori ce n’est pas le cas, et la maison d’Elizabeth. Je propose d’aller voir la maison d’Elizabeth en premier lieu. Julius a dit qu’elle se trouvait à l’orée des bois, au moins nous savons où elle est, et on pourra trouver quelque chose. Enfin… C’est dommage que l’absence de preuve physique de sa culpabilité soit négligeable dans ce procès. »

Arthuria se demandait ce qu’il se passerait si jamais ils échouaient. Adieu Elizabeth… A moins qu’ils décident de l’aider de force, mais se mesurer à toute la famille Desteban signerait leur arrêt de mort… Il fallait d’abord se concentrer sur l’enquête.

« Rhaa, je n’aime pas me mêler des affaires des autres, dit-elle en alignant ses couverts dans son assiette. Mais, allons-y, pas de temps à perdre. Nous avons maximum quatre-vingt-seize heures. »

Elle n’aimait pas se mêler des affaires des autres, oh ça non. Mais elle détestait encore plus l’injustice. Dans la même situation que la jeune fille, la chasseresse aurait bien voulu de l’aide.
Elle prit ses affaires et sortit de l’auberge pour aller demander la clé de la maison d’Elizabeth aux gardes Desteban puis se dirigea vers l’orée de la forêt. Là-bas, la cabane ne fut pas bien difficile à trouver.
La jeune femme, accompagnée d’Aldvin, glissa la clé dans la serrure et pénétra dans la chaumière.

« Plus qu’à fouiller… » Dit-elle en se mettant au boulot.

Arthuria préféra fouiller au niveau du bureau d’Elizabeth, de sa table de chevet et essayer de dénicher des petits endroits cachés, comme une petite bourse dans la bibliothèque ou ce genre de choses.
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Aventure #17 écrite Sam 30 Avr - 10:58

La chaumière d'Elizabeth se trouvait à l'orée de la forêt et donc en retrait du village. Les bruits de la vie quotidienne avaient donc peu à peu laissé place à ceux des oiseaux, nichés dans les arbres, et du vent, qui passait entre les feuilles. Le toit de chaume, qui recouvrait les épais mur de pierre de l'édifice, commençait à se faire vieux et la prochaine tempête lui laisserait probablement de lourdes séquelles. Aldvin supposa que la jeune femme voulait attendre le plus longtemps possible avant de demander de l'aide aux villageois. Il aurait sans aucun doute fait la même chose si les gens passaient leur temps à le prendre pour un sorcier. Toutefois, le guerrier passait plus souvent pour un vagabond ou un ivrogne que pour un sorcier. Et cela malgré ses compétences pour faire disparaître le vin ou la nourriture.

L'humain borgne pénétra à la suite d'Arthuria dans la maison de la sorcière, s'attendant à y trouver des chaudron, des balais et des carcasses d'animaux. Il ne pût donc cacher un soupire de déception lorsqu'il balaya enfin l'unique pièce du domicile de son regard. Il n'y avait là rien de bien anormal. Un lit de paille posée dans un coin, une table au milieu de la pièce, quatre vieilles chaises et un poêle des plus ordinaires. A dire vrai les seules choses détonant un peu pas rapport à la maison du paysan moyen devaient être la petite bibliothèque, sur laquelle trônaient moins d'une dizaine de livres, et ce qu'il convenait d'appeler un bureau sur lequel s'éparpillaient parchemins, plantes et fioles diverses. Bien que la plupart des meubles paraissent âgés, l'intérieur de maison ne sentait ni le moisi ni la poussière. La seule odeur perceptible était celle de la lavande séchée, accrochée aux murs. La pièce manquait toutefois de lumière, car elle ne portait qu'une modeste fenêtre. Une chance pour les deux apprentis détectives, le soleil était encore là pour quelques heures et ils allaient donc pouvoir se passer d'un autre éclairage.

« Je dois dire que pour une maison de sorcière, elle aurait pût faire des efforts. »

Tandis qu'Arthuria commença à farfouiller autour du lit, faisant grincer les lattes du plancher à chacun de ses pas, Aldvin se dirigea vers la bibliothèque. Il pris l'un des ouvrages au hasard et commença à le feuilleter. Il s'agissait d'un herbier sur les plantes de la région. A chaque plante était attribué une liste de propriété que le mercenaire n'était pas toujours sûr de comprendre. Il abandonna vite son livre aux pages jaunis pour un regarder un autre, puis encore un autre. Il finit par ranger le troisième et reprit la parole.

« Si tu veux mon avis cette femme est autant une sorcière que je suis un noble. Il semblerait que deux ou trois connaissances en plante et en médecine suffise à faire de toi un individu peu recommandable par ici. Mais je doute qu'elle ait trouvé tout cela toute seule, c'est peut-être une sorte d'héritage. Il faut dire que lorsqu'on voit Elizabeth on ne l'imagine pas vraiment danser le sabat nue à la pleine lune. »

Passant une main dans ses cheveux, il se retint d'ajouter que c'était surtout la partie sur le sabbat et la lune qu'il avait du mal à imaginer. Il se tourna ensuite vers la chasseuse, entrain de fouiller partout.

« Alors, ton nouveau travail de cambrioleuse te plaît ? As-tu trouvé quelque chose ? »


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Aventure #18 écrite Dim 1 Mai - 15:56

« Hum, mais ils peuvent se dire qu’elle cache bien son jeu justement. Quand tu es un criminel tu n’as pas toutes tes armes chez toi. »

C’est justement après qu’il eut parlé du fait qu’il pourrait être un noble que les dires d’Arthuria se confirmèrent. La chasseresse n’était pas noble mais une bourgeoise, elle ne voulait pas le faire voir aux autres donc elle le cachait. Cela pouvait être le cas d’Elizabeth, ou du moins c’est ce que pensaient les autres.
Alors qu’Aldvin déblatérait des bêtises, comme à son habitude, Arthuria continua de chercher. Elle lisait les nombreuses lettres de la table de chevet.

« Nous ne sommes pas des cambrioleurs, nous n’allons rien voler. Et puis c’est pour sauver la propriétaire que nous sommes présents. Enfin, si elle est innocente. J’avoue que cela me surprendrait beaucoup qu’elle soit coupable, mais il faudrait se résigner.
Bon, ici il y a de nombreuses lettres d’amour d’Esteban. Il n’y a pas à dire, il l’aime énormément. Il serait prêt à renoncer à son nom pour elle. Une famille noble n’autorisait jamais ses enfants à épouser du « mauvais sang ».
Hum ? Il y a aussi des lettres de sa sœur qui s’inquiète pour elle. Tout le monde déteste cette pauvre fille. Il faudrait la trouver. »


Arthuria regarda si jamais il y avait une quelconque adresse ou un quelconque endroit écrit sur la lettre provenant de chez sa sœur. Sinon, elle irait interroger les villageois quand ils iraient retrouver le bonhomme qui avait eu le malheur d’être mal soigné par Elizabeth.
La chasseresse décida de se rendre au bureau pour lire en diagonal les documents qui s’y trouvaient. Elle observa les plantes, elle ne s’y connaissait pas tout à fait, avant de regarder plus en détail les parchemins.

« Tu trouves quelque chose de ton côté ? Il faudrait peut-être regarder à quoi correspondent les plantes qui se trouve ici et qu’elle fait pousser. Si ce sont des plantes plutôt bénéfiques ou plutôt maléfiques. »
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Aventure #19 écrite Lun 16 Mai - 13:20

« Je ne trouve pas grand chose pour le moment, mise à part des livres sur les plantes. Tu peux les consulter si tu veux plus d'information sur les végétaux qu'elle connaît. Quant à ceux qu'elle fait pousser, il m'a semblé apercevoir un début de clôture tout à l'heure, sans doute un jardin. »

Maintenant que le mercenaire en avait enfin terminé avec la bibliothèque, il ne voyait guère ou porter son attention. Arthuria avait déjà fouillée une bonne partie de la maison et à moins qu'elle n'arrive à trouver plus d'information sur leur nouvelle amie dans la paperasse de son bureau il faudrait sans doute commencer à chercher ailleurs. Aldvin laissa échapper un soupire tandis qu'il laissait sa main glisser machinalement le long de la poignée de son épée. Vivre et mourir étaient des actes si simple que parfois il se demandait comment les Humains réussissaient à compliquer autant les choses.

« On devrait aller parler à sa sœur en premier je pense. Tout d'abord, pour savoir si elle est aussi charmante que notre supposée sorcière et ensuite parce que ses informations seront sûrement plus neutres que celles des autres habitants. »

Il se dirigea ensuite tranquillement vers la porte, laissée ouverte, pressé de retrouver la lumière du soleil. Tandis que le bruit de ses bottes résonnait sur le plancher il ajouta.

« Je vais aller jeter un œil au jardin, rejoins moi là-bas lorsque tu auras fini d'innocenter notre sorcière. Et si tu ne m'y trouves pas c'est que les plantes sont définitivement maléfiques. »

A l'extérieur l'après-midi commençait à toucher à sa fin, laissant les ombres de la forêt s'étirer à l'infini comme si elles tentaient, elles aussi, de rejoindre les habitations. Aldvin ramassa négligemment un brin d'herbe qu'il porta à sa bouche pour le mâchonner. Il lui fallu moins d'un couplet de chanson grivoise pour atteindre l'entrée du jardin d'Elizabeth.

Le carré de terre était entière fermée par une petite clôture en bois, probablement pour repousser les animaux sauvages. Un épouvantail modeste était d'ailleurs planté au milieu du terrain. De vieux gobelets en acier étaient pendus à ses bras et dès qu'il y avait un coup de vent ils s'entrechoquaient entre eux repoussant ainsi les volatiles de l'enclo. Dans des sillons de terre travaillées s'étalaient une grande diversité de plante et de fleur. Certaines provenaient probablement de la forêt mais d'autres semblaient avoir voyagé jusque ici depuis des contrées lointaines. Le tout formait un amas hétéroclite de verdure et de couleur plutôt agréable à l'œil. Franchissant la barrière le mercenaire commença à déambuler dans les allées. Parfois il reconnaissait ici un végétal pour le sommeil et là un autre pour la cicatrisation. Mais dans la grande majorité des cas il ne voyait que des feuilles aux formes plus ou moins amusantes et des fleurs à l'odeur plus ou moins agréable. Tournant la tête vers un arbre voisin en haut duquel devait se loger un merle moqueur, dont le chant commençait à ressemble de plus en plus à des ricanements devant son incompétence en matière de végétaux, il lui répondit.

« Je suis un mercenaire moi, pas un botaniste. Quand un chat aura mis une prime sur ta tête on verra si tu te moques toujours mon gars. »


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Aventure #20 écrite Mer 18 Mai - 12:10

« D’accord » Dit-elle plus préoccupée par les parchemins, lorsqu’Aldvin annonça qu’il serait dans le jardin.

Tant qu’il ne se tournait pas les pouces.
Il y avait d’autres lettres, dont une qui avait plus retenue son attention. C’était une lettre écrite par Elizabeth à sa sœur qui n’avait pas été envoyée dans laquelle elle disait que peu importe les rumeurs et les insultes à son sujet, elle resterai pour l’homme qu’elle aimait. C’était du même niveau que les lettres d’amour de son compagnon. En tout cas, les villageois ne la portaient pas dans leur cœur, et ils en venaient au harcèlement. Finalement, c’est elle qui aurait dû porter plainte. Ce n’était pas quelque chose d’utilisable lors du procès car cela touchait un autre dossier. Il faudrait en refaire un autre juste pour cela. Et dire « C’est normal qu’elle a tué des gens voyez donc ce que vous lui avait fait vivre » ne passera pas.

Arthuria se retourna pour observer la pièce, en mettant les mains sur les hanches. Il n’y avait pas beaucoup de choses à fouiller dans cette maison, ils avaient vite fait le tour. Elle décida de conserver la lettre qu’Elizabeth avait écrite à sa sœur pour aller la voir, puis elle sortit pour aller rejoindre Aldvin dans le jardin.

Quand elle aperçut toutes les plantes dans le potager, la chasseresse se dit qu’ils en auraient pour la journée s’ils devaient chercher à quoi elles correspondaient toutes. Elle soupira et s’avança dans le potager.

« Alors tu as trouvé quelque chose ? Tu ne machouille pas une herbe qui vient de là-dedans j’espère ? »

Arthuria, bien que chasseuse de métier, n’y connaissait pas grand-chose en plante verte. Elle avait bien croisée une herboriste un jour mais elle n’avait pas le temps de lui demander de lui apprendre quelques petites choses. Elle savait néanmoins reconnaitre les plus importantes. Les plus connues qui n’étaient pas dangereuses, et celle qui permettait de désinfecter les plaies. Et il n’y avait pas de choses qui avaient l’air dangereux dans ce potager.

« Il n’y a rien qui à l’air particulièrement incroyable ici… De toute façon on peut créer des poisons avec les plantes qui ont aussi des facultés de guérison… Bon et bien je te propose d’aller voir la sœur d’Elizabeth à présent. » dit-elle en tendant la lettre au borgne.
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Aventure #21 écrite Mar 31 Mai - 13:29

"Ça me va. Mais tu fais la conversation parce qu'il parait que je met les jeunes femmes mal à l'aise."

Crachant son brin d'herbe Aldvin sortis du jardin, non sans une dernière remarque.

"C'est vraiment dommage qu'il n'y est rien à se mettre sous la dent là dedans. Faudra en parler à Elizabeth quand on l'aura sauvé."

Arthuria ayant trouvée l'adresse de la sœur de la sorcière, il ne fut pas bien compliqué pour les deux détectives improvisés de s'y rendre. Tandis qu'ils parcourais la terre battu des rues du village, ils purent constater que malgré l'accident survenu la vie semblait continuer pour les habitants. En tendant un peu l'oreille Aldvin put remarquer que le sujet principal des conversations était tout de même l'avenir d'Elizabeth et de Samuel. Par contre il ne doutait pas que les villageois ne partagent pas son avis quant à la fin que devait avoir cette histoire. Il distingua aussi clairement les regards en coin que leur jetaient les passants. Toutefois, en tant que mercenaire, il avait plutôt l'habitude de ce genre de traitement, aussi ne s'en souciait il pas vraiment. Puis ils finirent par arriver devant la maison qu'ils cherchaient et Aldvin ne pût retenir sa surprise.

"Qu'est-ce que c'est que ce bordel !"

Il fallait reconnaître que la demeure de la sœur d'Elizabeth avait fière allure avec ses quatre ailes symétriques qui tournoyaient au gré du vent. Il fallait aussi reconnaître qu'il était fort probable que cette habitation soit le moulin du village.

"Tu crois qu'elle travaille au moulin ? Au moins ça devrait nous faciliter la tâche si on veut interroger le meunier par la suite."

Aldvin semblait avoir reprit de l'aplomb, maintenant que la surprise était passée. Il adressa un petit sourire à Arthuria avant de se diriger vers la porte d'entrée. Il frappa trois coups forts sur le battant de bois et déclara d'une voix forte.

"Nous cherchons Naïsse, nous aimerions nous entretenir avec elle au sujet de sa sœur."

Il eut tout juste le temps de retourner aux côtés de sa camarade d'investigation lorsqu'un bruit de clanche se fit entendre et que la porte s'ouvrit sans un bruit. Sur le pallier se tenait une femme, aux yeux rougis, vêtue d'un tablier de travail couvert d'une épaisse poussière blanche. Elle devait avoir la trentaine et elle portait des cheveux blonds et court. Derrière elle se tenait un homme brun à la barbe épaisse. Tous deux ne semblaient pas particulièrement de bonne humeur et cela se confirma lorsque la femme pris la parole d'une voix sèche.

"Que voulez vous à ma sœur ?"


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Aventure #22 écrite Mer 1 Juin - 12:38

Arthuria leva les yeux aux remarques du borgne qui se plaignait qu’il n’y ait rien à manger.

« Crois-moi, on ne va pas s’arrêter pour aller manger de si peu. »

Et puis ils firent tous deux la route pour revenir dans le village et traverser les petites rues. Ce n’était pas un très grand village, alors cela avait au moins le mérite de raccourcir les voyages entre toutes les personnes qu’il fallait interroger ou les lieux qu’il fallait voir. Et puis tout le monde se connaissait aussi, c’était un petit plus pour l’enquête. Avec un peu de chance cela allait les aider plus que les ralentir.
La plupart des discussions tournaient autour de l’arrestation d’Elizabeth et de l’état de Samuel. Visiblement ils n’avaient rien d’autres à faire.

Ils arrivèrent dans la rue de l’adresse, et il n’y avait que très peu de maisons ainsi qu’un moulin. Plus ils continuaient dans cette direction, plus la chasseuse se disait qu’ils allaient s’arrêter à ce moulin. Et ce fut le cas. Aldvin jura en arrivant devant. Arthuria se retourna vers lui avec un air perplexe.

« C’est étrange que cela te paraisse aussi bizarre. Pourquoi tu réagis comme ça ? Il n’y a qu’à demander si elle est bien là. »

Elle trouvait que sa réaction était trop poussée pour ce que c’était. Peut-être qu’il perdait déjà patience ? C’était étonnant de la part du borgne. Mais celui-ci alla taper à la porte pour réclamer Naïsse. La porte s’ouvrit sur une femme et un homme derrière elle. Ils étaient en habits de travail et la femme avait les yeux rougis. Est-ce qu’elle avait pleuré ? En tout cas elle demanda d’un ton sec ce qu’on voulait à sa sœur. Est-ce que cela arrivait souvent que des gens viennent insulter sa sœur devant elle pour qu’elle réagisse de la sorte ? Ou bien c’était juste en fonction de ce qui venait de se produire.

« Bonjour à vous. Je m’appelle Arthuria et voici Aldvin. Nous sommes ici pour parler de ce qui vient de se passer. Nous croyions qu’Elizabeth a le droit d’avoir un jugement équitable et nous avons décidé de mettre l’affaire au clair. Pour cela il nous faudrait des preuves de son innocence. Chez elle nous n’avons rien trouvé de particulier sauf une lettre qu’elle avait prévu de vous envoyer. C’est pour cela que nous sommes ici. Permettez-nous de vous poser des questions ? –Naisse acquiesca- Bien. Pour commencer, est ce que vous sauriez quelque chose à propos d’elle, à propos des gens qui lui en voulaient ? Il y en a beaucoup nous le savons mais, comment tout cela a pu commencer ? Peut-être que quelqu’un voulait lui mettre le tout sur le dos par jalousie ou que sais-je. Et si vous pouviez aussi parler de la famille de Samuel s’il vous plait. »

Cela faisait beaucoup de questions d’un coup mais ils avaient peu de temps pour résoudre l’affaire. Et Naisse devait avoir beaucoup de travail, même s’il s’agissait de sa sœur.
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Aventure #23 écrite Jeu 2 Juin - 13:48

Naïsse avait écouté avec attention les questions de la chasseuse. Puis lorsque la jeune femme eu fini de l'interroger elle pris la parole d'une voix plus douce qu'auparavant.

- Merci de prendre la défense de ma sœur. J'aurais aimé en faire de même, mais je ne suis que la femme du meunier personne ne m'aurait écouté.
- Voilà pourquoi !

L'intervention d'Alvin fusa comme un éclair tandis qu'il tapait en même temps sa main droite dans la paume de sa main gauche. Il se tourna ensuite vers Arthuria, un grand sourire sur le visage, lorsqu'il remarqua qu'il venait de couper la parole à leur témoin. Son expression passa alors rapidement d'enjouée à peinée et il effectua une petite grimace, comme pour s'excuser, à Naïsse. Cette dernière fronça les sourcils puis reprit tout de même ses explications.

- Il faut savoir que ma sœur n'a pas choisi sa vocation par hasard et qu'elle a reprit le travail de feu notre mère. Cela malgré mes vaines tentatives pour l'en dissuader. Nous avons grandi dans la maison que vous avez dû visiter ou notre mère nous a appris tout ce qu'il y avait à savoir sur les plantes et la forêt, ainsi qu'un tas d'autres choses hétéroclites. Néanmoins cette vie n'était pas faite pour moi et j'ai rejoint le village dès que j'en ai eu l'occasion, à l'inverse d'Elizabeth.

Elle baissa les yeux lorsqu'elle termina sa phrase, une profonde tristesse dans la voix. L'homme derrière elle posa affectueusement sa main sur son épaule, ce qui sembla lui redonner un peu de courage. Relevant la tête elle reprit alors.

- Vous me demandez si elle a des ennemis et bien figurez vous que non. Bien sûr elle vit en solitaire et elle effraye bien souvent les villageois, mais aucun d'entre eux n'oserez porter la main sur elle. -Elle tourna la tête vers son mari- N'est-ce pas ?
- Bien sûr ! Elle est un peu effrayante avec ses plantes et tout le tintouin, mais on n'oublie pas les gens qui rendent service par ici.
- Elizabeth et son jardin font parti du village, comme ma mère avant elle. C'est sans doute une partie un peu étrange et éloignée mais personne ici ne voudrait la voir partir. Enfin personne sauf les Desteban.

Une lueur de colère traversa ses yeux et lorsqu'elle reprit la parole ce fût d'une voix plus agressive.

- La femme de Rodrik est une croyante qui préfère que nous restions dans la misère plutôt que de risquer de déplaire aux dieux. Quant à son mari, il sait pertinemment que si elle le voulait ma sœur pourrait avoir plus d'autorité sur les villageois que lui.
- Ma chérie, tu vas un peu trop loin dans tes explications. Nous ne voudrions pas offenser le seigneur Desteban.
- Ne vous inquiétez pas, il n'est pas là et on risque pas de lui rapporter vos propos. Il veut pendre la pauvre Elizabeth tout de même ... j'aurai pas dû dire ça hein ... désolé.
- Il n'a jamais osé s'en prendre à ma sœur parce qu'il ne pouvait rien lui reprocher de plus que de cultiver un jardin ! Seulement maintenant il a trouvé l'ouverture qu'il lui fallait et croyez moi il va en profiter. Il n'y avait bien que Samuel pour rattraper cette famille et hélas...

Naïsse ne termina pas sa phrase, la situation du pauvre Samuel étant déjà connue de tous. Elle se contenta de poser son regard sur Arthuria, attendant de voir si la jeune femme avait d'autres questions.


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Aventure #24 écrite Lun 6 Juin - 14:59

Alors que Naisse commençait tout juste de répondre, Aldvin commença à mettre son grain de sel avec son « voilà pourquoi ! » enthousiaste. Arthuria lui fit un regard en coin, c’était en effet probable que ce soit la femme du meunier. Il aurait pu s’en rendre compte au moment où il s’était dit que ce serait plus rapide pour aller le voir après avoir interrogé la sœur d’Elizabeth et que comme par hasard elle travaillait au moulin. La chasseresse soupira et dit à Naisse de ne pas faire attention et de reprendre son récit. Par contre il y avait effectivement quelque chose d’étrange d’après ce qu’avait dit le capitaine Julius mais Arthuria y reviendrait plus tard. D’abord, elle écoutait tout ce qu’avait à dire Naisse.

Ce qui était étrange c’est que le meunier justement avait l’air de supporter sa compagne et sa sœur, même s’il avait utilisé le mot « effrayante », sur lequel, d’ailleurs, Naisse n’avait pas réagi alors qu’une minute plus tôt, on parlait de sa sœur et elle mordait.

La discussion tourna sur les Desteban c’était un peu la cible facile de l’enquête. Même si Arthuria les avait dans son viseur, pensant à un complot pour faire juger la jeune Elizabeth, il fallait trouver les preuves. Et d’un seul coup, la chasseuse se méfiait aussi des deux jeunes gens face à elle. C’était surement le bon comportement à avoir pour un détective, alors c’était tant mieux.

« Hum je vois. Dit-elle quand Naisse eut fini. En fait je vous posais la question à propos des possibles ennemis d’Elizabeth car c’est ce que le capitaine Julius nous avait dit : Qu’Elizabeth était une sorcière et que c’était de notoriété au village. Il m’a aussi rapporté que le meunier Michel –elle fixa l’homme derrière Naisse par déduction- était tombé malade après avoir clamé qu’Elizabeth portait malheur au village et qu’elle devait partir. D’ailleurs, en quoi pourrait-elle porter malheur ? »

Bon il était possible que ce meunier si ne soit pas Michel. Une part d’Arthuria espérait qu’il le soit car elle n’avait pas envie de courir après ce Michel toute la journée. Elle se demandait ce que pouvait penser le borgne.

« Sinon, chose peu courante dans les parages, nous avons été attaqué tout à l’heure par des Apis Gigas. C’est là-bas, à la lisière de la forêt, que nous avons sauvé votre sœur et son amoureux. Des explications à ce sujet ? »

D’ailleurs, elle n’y avait pas encore pensé et c’était une erreur qui allait peut être couté cher. Admettons que ce soit un plan fait par les Desteban, ils seraient repartis sur les lieux fissa pour tout ramasser et cacher. Bref, les deux détectives improvisés auraient dû y retourner en premier. Elle s’en voulait, et avait prévu d’y repartir rapidement après en avoir fini ici.

« Et hum… Autre chose sinon sur les Desteban ou n’importe quoi qui pourrait nous fournir des indices et des preuves qu’Elizabeth est innocente ? Il devait bien y avoir des gens qui la portaient dans leur cœur et à qui on pourrait aller parler, non ? »

Bon certes, elle demandait un peu à ces gens de faire leur travail. Mais les deux aventuriers venaient d’arriver dans le village, ils n’étaient pas venus pour ça à la base, et ils n’étaient pas détectives non plus. La pauvre Elizabeth… Elle n’avait pas de chance.
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Aventure #25 écrite Mer 15 Juin - 13:08

"Alors, comme ça tu as dit que ma sœur portait malheurs au village ?"

Aldvin ne pût s'empêcher de frémier en entendant le ton énervé que venait de prendre Naïsse et il fût bien content de ne pas être le meunier, à la vue du regard noir qu'elle lança au pauvre homme. Ce dernier devait d'ailleurs être conscient de la précarité de sa position puisqu'il sembla d'un coup perdre plusieurs centimètres de hauteur. Dommage pour lui c'était encore trop grand pour qu'il puisse disparaître hors de la vue de sa femme, aussi dût il bafouiller un mélange entre des explications et des supplications.

"Moi ? Non ! Allons tu connais le village ils exagèrent toujours un peu.
- Alors, expliques moi donc ce qui les a poussés à exagérer, Michel.
- Et bien, peut être qu'un soir, après avoir trop bût ... mais pas trop, parce que tu n'aimes pas quand je bois trop, j'ai pût dire que ta sœur allait nous apporter des malheurs. Mais je ne pensais pas à mal ! C'est juste que, ben tu connais les gens, parfois certains n'aiment pas trop les sor... enfin les personnes comme Elizabeth. Donc j'ai dit qu'un de ces jours ils en viendraient sûrement pour s'occuper d'elle et que ça serait mauvais pour nous."

L'explication sembla suffire à la femme du meunier puisqu'elle cessa de s'occuper de son mari pour se retourner vers les deux enquêteurs, et plus particulièrement vers Arthuria.

"Je pense que vous avez votre réponse madame. Michel parle un peu trop parfois, mais ça je suis sûr que vous comprenez."

Elle termina sa phrase en regardant cette fois Aldvin, qui émit un léger rire avant de passer une main dans ses cheveux, visiblement gêné d'être la cible de l'attention de Naïsse. Il se détendit lorsqu'elle se retourna vers Arthuria en reprenant la parole.

"Vous trouverez plein de monde redevable à Elizabeth, mais personne qui soit assez courageux pour témoigner contre monsieur Desteban si vous voulez mon avis. Il faut les comprendre, vous dans quelques jours vous serez parties, mais la famille Desteban elle restera ici pendant encore des siècles."

Une ombre passa à nouveau sur son visage, comme pour indiquer que cette perspective ne l'enchantait guère, puis disparu lorsqu'elle répondit à la dernière question de la chasseresse.

"Je connais mal la forêt, mais ma mère ne m'a jamais parlé d'Apis Gigas dedans. Et c'est bien la première fois qu'on subit une attaque de ce genre.
- Y aurait il quelqu'un qui soit responsable de la gestion des bois dans le village ? Cette fois Alvin supposa que Arthuria ne lui en voudrait pas pour sa question.
- Oui, il y a Martial le garde forestier. Il habite rue des bois avec sa famille. C'est peut-être la seule personne à connaître aussi bien la forêt d'Elizabeth, même s'ils ne la traitent pas vraiment de la même façon."


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Un petit village à l'orée des bois [PV Arthuria]

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