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 Retrouvailles familiales

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Luce
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MessageSujet: Retrouvailles familiales    Jeu 16 Avr - 0:14

Le chemin à suivre était devenu clair, sa direction correspondait à la destination de Luce et Winglece. Ils étaient enfin arrivé aux portes de Calameth. Sur leur route, des apprentis forgerons, des étudiants et leurs maîtres, des marchands ou de simples pèlerins avaient pris place dans leur marche. Preuve, encore, qu’ils n’étaient plus très loin du village. Le brouhaha de la foule se fit plus imposante et elle grossissait, grossissait, jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus entendre le vent bourdonner dans leurs oreilles. Le chemin s’était coupé en deux parties pour laisser place aux personnes qui sortaient de Calameth. La ville était autant un lieu de repos et de confort pour les voyageurs qu’une intersection sécurisée vers d’autres contrées. La grande porte Sud de Calameth, comme toutes les autres, restait ouverte la journée et lorsque le soleil se couchait, plus personne ne pouvait y entrer, ni en sortir. C’était ainsi, seuls quelques rares exceptions parvenaient à obtenir des traitements de faveur et franchissaient un passage des portes du campement des chasseurs ou bien à l’extrême inverse, le camps des miliciens. Par chance, le soleil n’était pas encore couché, ils arrivaient alors juste à temps pour entrer et se diriger vers le domaine Hastianno. Au-dessus des portes se trouvait des gardes, raides comme des bâtons, ils observaient les entrants et les sortants avec une lassitude déconcertante, sans doute s’ennuyaient-ils. C’est alors que le regard de l’un d’entre eux se figea sur Luce, il se pencha vers son collègue pour lui souffler quelques mots avant de descendre en trombe. La jeune fille ne l’avait pas repérer immédiatement. Ce ne fut qu’une fois l’entrée franchit que deux gardes de Calameth héla la jeune Luce. Elle lança un regard vers Winglece, le rassurant de Evènement à suivre et rejoignirent les gardes.

« Bonsoir mademoiselle, nous avons eu pour ordre de vous mener jusqu’au domaine Hastianno. »

Luce acquiesça lentement, ces paroles, bien que dites avec plus de dureté lui rappelait la poursuite à Lüh, elle ignorait jusqu’aux noms des victimes, elle serrait les dents en suivant les deux gardes dans le territoire des Hastianno, comme beaucoup l’appelait. La demeure était immense, si bien qu’il n’avait pas fallut longtemps pour en apercevoir la toiture malgré le voisinage. La demeure, teintée de couleurs sombres et séparé du monde par un mur l’entourant avec son jardin savaient se faire discrètement repérable. La nuit commençait à pointer le bout de son museau lorsque les gardes sonnèrent au portail par la cloche. Une femme leur ouvrit la grille. Dame Penasel, tel est son nom, était une femme grassouillette, aux joues bien rosées et à la chevelure terne et débraillée. C’était une femme aimable et doucereuse qui a toujours pour habitude de faire tout rapidement, malheureusement, cela lui apporte quelques soucis, notamment de maladresse. Dame Penasel posa son regard sur Luce, un regard plus étonné que ravie de la revoir. Il fallait dire qu’elle les avait quitté avec une longue chevelure blonde et que cette enfant-là avait des cheveux dépassant à peine ses épaules. Elle ne put contenir une profonde inspiration, un hoquet en comprenant les conséquences de ses actes. Dame Penasel invita les garde à partir une fois leur mission accomplie et retourna son attention sur l’enfant.

« Mademoiselle, je suis surprise ! Je ne vous avez pas reconnue ! »

Luce baissa légèrement la tête, honteuse de ses actes face à la réaction de Penasel, elle qui est si ouverte et accueillante d’habitude peu importe l’accoutrement de l’enfant la faisait sentir comme une souillon. Dame Penasel comprit qu’elle l’avait vexé et se contenta alors de l’inviter à la suivre jusqu’à la demeure en se mordillant la lèvre inférieure. Luce profitait de cet instant pour contempler à nouveau les jardins de la demeure, certaines plantes qu’elle avait vu comme de jeunes pousses avaient grandit et refermaient doucement leurs pétales à la levée de la nuit.

Une fois arrivée à l’entrée du manoir, Penasel demanda à l’une des domestiques de trouver Dame d’Ôrbison au plus vite en lui intimant que Mademoiselle était revenue.

« Suivez-moi » reprit la femme en l’invitant, elle et son ami à rejoindre les appartements. Elle qui ne connaissait pas beaucoup les invocations interrogea Luce du regard dans l’attente d’un accord qu’elle lui donna. Winglece allait rester avec Luce.

« Mademoiselle. » appela une voix derrière la porte, suivit d’un frappement de porte assuré. Luce ne pouvait s’empêcher de sourire à la reconnaissance de la voix. Celle d’une personne chère qu’elle avait longuement regretté d’abandonner. Elle s’empressa d’ouvrir la porte à une vieille dame, le dos légèrement courbé, une canne à sa main droite, des yeux vairons causés par un œil aveugle et une cicatrice le long de son visage. Pétronille Fleck D’Orbison était habillé d’une toute autre façon que les domestiques qu’ils avaient pu voir, une longue robe sombre et un tailleur assorti rendait à cette vieille dame un certain rang par rapport aux autres. Son visage fermé, tendu ne laissait transparaître aucune émotion particulière. Du moins pas avant que Luce ne l’invite dans la chambre et la serrer contre elle. Un sourire s’étira doucement sur ses lèvres de la vieille femme, caressant doucement la chevelure de l’enfant entre ses doigts. Malgré son regard satisfait, elle ne put s’empêcher de tirer l’oreille de l’enfant qui poussa des plaintes de mécontentement et des « Pétronille ! » de supplication. Si Winglece voulait s’interposer, Pétronille lui lançait un regard désapprobateur, il n’avait pas à se mêler de cela. Celle-ci se mit à sermonner l’enfant :

« Tu n’es qu’une petite enfant insouciante ! Comment as-tu pu te mettre en tête de partir ainsi sans tsuri, sans vêtements propres ni de quoi te permettre de te loger ?! Tu vas avoir de gros problèmes mon enfant et je ne parle pas de tes vêtements, de tes cheveux.(elle posa un regard las sur sa chevelure manquante) Comment vais-je pouvoir te sortir d’un pétrin pareil ? Peux-tu me le dire ?! »

Pétronille l’avait lâchée, se lamentant de la situation présente. Elle était très heureuse de retrouver sa petite protégée saine et sauve mais comment pouvait-elle dorénavant vivre en société dans Calameth sans ressembler à une bonne dans cet accoutrement ? L’éducation des Hastianno était clair, la longue chevelure était signe de beauté et les Hastianno tenait à cette coutume plus que quiconque bien que ce ne soit rien de plus qu’un symbole vague et sans intérêt. Luce avait passé trois mois à travailler et à vivre comme une moins que rien, cela entachait beaucoup la réputation de la famille. « Donnez-vous du mal pour les élever et les voilà parti sans vous dire un mot ! » marmonnait la vieille femme en soupirant.

« Pardonnez-moi ma bonne Pétronille, je n’aurais pas du partir sans vous prévenir mais je ne voulais plus revenir ici. » Luce baissa la tête tristement, elle ne voulait nullement ennuyer sa préceptrice ni quiconque d’ailleurs, la faute aurait sans doute du être attribué à son frère qui partit en l’abandonnant à Lüh, seulement elle était toute aussi fautive de n’avoir donner aucune nouvelle. Elle alla poser son épaule sur son ami, Winglece pour le rassurer de ce qu’il venait de voir, personne ne lui ferait de mal et elle remerciait silencieusement d’un sourire l’invocation de n’avoir pas fait de geste pour les séparer.

« C’est pourquoi je préfère vous le dire dès à présent pour ne pas vous ennuyer : Je suis revenue pour demander l’autorisation de rester à Lüh, je ne veux nullement revivre ici. » Voyant sa préceptrice hausser les sourcils, elle continua « J’ai un travail vous savez et je ne vis pas dans les rues comme vous l’imaginez, je vis dans la bibliothèque, ils m’ont généreusement donné le logement pour que je puisse économiser pour un lieu où vivre. Winglece, mes amis, sont présents pour m’aider en cas de besoin. Tu n’as pas à avoir peur pour ma sécurité ma bonne Pétronille, je vais bien. »

La jeune fille se voulait rassurante, plusieurs mois avait passé depuis son arrivée à Lüh, elle avait du se gérer seule pour faire face à de nombreux problèmes, Winglece, Alba, les chasseurs de prime, les monstres. Tout cela avait été une tension pour l’enfant qui dorénavant se sentait bien plus forte qu’auparavant. Jamais elle ne se serait mise en tête de dire à son père ce qu’elle voulait à présent ni même de désobéir ou d’aller contre les envies de ses parents. Si elle était resté pendant longtemps dans son mutisme, elle voulait devenir forte et faire face à eux même si cela été dur, cela serait déjà un grand pas vers sa liberté. Pétronille la contemplait longuement comme elle aurait contemplé une fleur éclore sous ses yeux, elle adoucit et ses mains vinrent caresser les deux joues rondes de l’enfant.

« Alors je n’ai plus rien à t’apprendre, Luce, ma grande fille. Je te fais confiance.»


***


Au lendemain, Luce avait suggérer, non sans dire ordonné, à Winglece d’aller se promener dans Calameth où un autre endroit qui pouvait lui plaire pendant qu’elle se chargerait seule de régler cette sombre affaire d’avis de recherche. Elle s’étonnait même d’imaginer un quelconque lien entre son père et l’avis de recherche à son propos, qui aurait bien pu vouloir la récupérer après tout en sachant que quelques jours après son père lui avait fait parvenir une missive lui ordonnant son retour à Calameth. Il n’y avait qu’une façon de le savoir tout comme il y avait qu’une seule façon de pouvoir retourner à Lüh sans problème : Avoir un entretien avec Monsieur Hastianno.

On frappa à la porte à son réveil, en prenant l’habitude de se lever tôt depuis des mois elle pouvait même anticiper la venue quotidienne d’un domestique à sa chambre pour lui tendre des vêtements propres. Ce dernier fut étonné de percevoir dans l’expression de sa supérieure un léger agacement mais il ne prit pas la peine de le faire remarquer, saluant bien bas l’enfant il partit aussi vite qu’il fut venu en lui rappelant toutefois l’heure du déjeuner.


Madame Hastianno, comme à ses habitudes, était la première attablée dans la salle à manger du manoir. Sa gourmandise faisait défaut à la noble dame qui s’impatientait quant à l’attente des convives devant se joindre à elle : Son fils aîné, Virgil et sa fille, Luce. Il y avait des mois de cela, elle était seule ou bien en compagnie de son époux ou de ses amies et jamais aucun d’eux n’avait manqué à leur devoir de présence à table à l’heure du déjeuner. Chose que ses enfants peinaient à concevoir malgré leur âge. Virgil était un homme très attentionné quand il s’agissait des principes familiaux et de ses tâches en tant que futur héritier au commerce mais avait tendance à vouloir trop bien faire à tel point qu’il se retardait sur bien d’autres choses comme le mariage. Dans le cas de sa jeune fille, Luce, elle suivait respectueusement à la lettre l’emploi du temps qui lui est imposé sans pour autant donner le moindre cœur à l’ouvrage, par moment Madame Hastianno se demandait si cette enfant n’était pas en pleine crise d’adolescence. Sa fugue serait une preuve supplémentaire à l’imprudence dont elle faisait preuve. Elle espérait que Pétronille sache faire preuve de poigne vis-à-vis de l’enfant bien avant qu’elle n’entache la réputation de la famille. La femme releva son regard à l’arrivée de Luce, la robe qu’elle avait choisi convenait à sa chevelure dorée comme espéré, sa maigreur et sa fatigue s’évanouissait sous les soins, les maquillages et la parure qu’elle portait à son cou. A ce jour, elle était bien moins belle qu’elle n’aurait pu l’être si elle avait conservé ses longs cheveux et sa vie au manoir, encore là une preuve de sa sottise qui ne manquait pas de faire sourire la mère de famille.

« Mon enfant ! Que votre éclat rayonne sous ces vêtements ! » S’exclamait sans sincérité madame Hastianno. « Il est dommage que vous n’ayez pu conserver votre si douce chevelure, vous a-t-on agressé dans les rues de Lüh ? »

Elle contemplait les joues creuses et les cernes bleutés de l’enfant comme d’une merveilleuse chose. Il fallait dire qu’elle enviait sa jeunesse tout comme elle la maudissait pour la gâcher si bêtement dans une capitale des plus infectes. Silencieusement, elle se félicitait d’y avoir mener son vieux serviteur grincheux dont les jérémiades lui donnait des rides.

« Quand viendra père, ma tendre mère ? » s’enquit de demander Luce alors qu’elle s’installa avec l’aide d’un domestique qui lui tira une chaise. « Je dois lui parler. »

« Il s’est absenté, vous connaissez son emploi du temps. » Et elle émit un soupir las, « Je ne sais quand il rentrera, il faudra attendre quelques jours, sans doute. Peut être vos cheveux pousseront en ce laps de temps, la punition n’en sera que plus douce. » Conclu-t-elle en glissant elle-même sa main dans ses cheveux noirs de jaie dont la longueur fit pâlir Luce à vu d’œil.


Le soleil était monté de quelques centimètres à l’œil lorsque Virgil entra à son tour dans la pièce. Son allure et sa stature rappelait fièrement celle de son père, ses mains se croisant dans son dos et sa posture droite correspondait à celle d’un grand homme qui portait sur ses épaules tant sans sourciller un seul instant : Son héritage, ses engagements, son destin. Il semblait tout supporter, même le regard fuyant de sa jeune sœur. Il était resté loin d’elle pour contempler au loin, des yeux d’un grand frère inquiet et soulagé, Luce dans la nouvelle robe que Mère lui avait offerte. La jeune enfant devait sans doute lui en vouloir de s’être emporté lors de leur dernière rencontre mais elle devait comprendre que rien ne serait comme avant, même s’il en souffrait tout autant. Il s’approcha d’un pas lent mais assuré vers les deux femmes qu’il salua silencieusement d’un hochement de tête en s’asseyant à sa place. Madame Hastianno, ravie de pouvoir annoncer le début du déjeuner frappa dans ses mains pour faire appel aux domestiques chargés d’apporter les repas. Ils n’étaient que trois et les tensions se faisaient déjà sentir au sein même du trio.

« Vous avez coupés vos cheveux… » fit remarquer Virgil, son regard redevenu aussi ferme que ce qu’on lui avait enseigné. Il n’avait pas besoin d’en dire plus pour faire comprendre à Luce ses pensées.

« Il m’a fallu m'accommoder au changement d’environnement, je n’aurai pu m’attarder à soigner ma chevelure sans ressources, je les ai donc coupé. » rétorqua-t-elle d’un ton amer, « Je n’ai que faire de ne plus être aussi séduisante qu’on me le demande. »

Extrêmement calme malgré la pique lancée par Luce, Virgil se contenta d’attraper sa cuillère et de la tremper dans son bol, sans même poser un regard à sa sœur.

« La chevelure n’est rien si le comportement n’y est pas. Je considère au contraire que votre nouvelle coiffure correspond parfaitement à votre impertinence. »

Le choc de la cuillère contre l’assiette en verre détourna les deux parents vers Luce, le visage déformé par le dégoût du comportement de sa famille la ramena tristement à la réalité. Elle n’était pas la bienvenue ici tant que son comportement ne suivrait pas le leur. Soufflant des excuses, elle quitta la table, puis la salle à manger.


***

Les larmes coulèrent le long de ses joues, Luce s’attendait à bien plus que des reproches à répétition. Elle aurait préféré agir autrement face à son frère, l’étreindre et lui demander pardon sur ses agissements mais il n’était sans doute plus aussi sensible à son humeur pour pouvoir la pardonner. Peut être avait-il raison après tout d’agir ainsi, peut être avait-elle raison de vouloir retourner à Lûh, là-bas tout est tellement plus simple comme plus compliqué. Il suffisait qu’elle sourit pour qu’on lui rende la pareille, qu’elle parle pour qu’on l’écoute et qu’elle vienne en aide pour qu’on la remercie mais il fallait qu’elle mente, qu’elle feint ne pas connaître certaines choses que les nobles connaissaient, qu’elle se contente de quelques vêtements, d’une poignée de nourriture et de quelques heures de sommeil pour survivre. Et elle aimait ça car elle se sentait vivre auprès de personne qui la considérait comme étant une enfant des quartiers populaires. C’était à peine si on la considérait comme un membre de la famille à Calameth, dans ce quartier-ci, on s’attarde bien plus au poids de votre bourse et à la longueur de vos cheveux* bien plus qu’à votre gentillesse et votre sincérité. L’enfant s’était assise sur un banc du jardin fleurit des Hastianno, loin des regards indiscrets et où l’arôme des fleurs se faisait la plus sucrée et apaisante. Les pas rapprochés d’un visiteur fit taire les sanglots de Luce.

« Tu n’es pas le bien le bienvenu ici, Virgil. » Tonna-t-elle d’une voix tremblante.

« Vous êtes bien la seule à encore accepter de me tutoyer, ma chère soeur. » fit-il en s’arrêtant une fois sa présence démasquée. Il regarda de tous côté avant de clarifier sa voix d’un raclement de gorge. « Ecoute, Luce… » Commença-t-il « Je viens m’excuser. Pardonne-moi si je t’ai blessé d’une quelconque manière. »

Il s’arrêta de nouveau lorsqu’un long soupir vient entacher sa réplique.

« Tu n’as pas de raison de t’excuser, je n’ai pas été tendre avec toi. Que ce soit maintenant ou il y a de cela quelques mois. J’ai brisé tes flèches et je sais que cela signifiait beaucoup. Et pourtant je l’ai fait. »

Virgil acquiesça énergiquement : « C’est bien que tu le reconnaisses. »

« Pour autant, je ne regrette pas ce geste. Je me refusais avoir affaire à tes parties de chasse ou à quoi que ce soit d’autres. Tes intentions étaient justes et ton envie de me faire devenir une Hastianno, noble, mais vois-tu, je ne suis pas digne de cela. Je ne suis qu’une enfant faiblarde et…»

Une main se posa sur la tête de Luce, elle s’était tue, profitant de ce moment de calme. Elle savait que son frère faisait de son mieux pour subvenir aux demandes de tout le monde. Le désir égoïste de retrouver un frère aimant et attentionné était pourtant plus fort que la raison.

« Tu es sans doute plus forte que tu ne le penses, Luce. Ne laisse pas tes émotions s’imposer à toi, tu es maître de toi-même et c’est en contrôlant tes émotions que tu pourras te considérer comme forte. (Il s’assit sur le banc à côté d’elle) Pétronille m’a dit pour ton départ, tu comptes en parler à père ? »

Luce hocha la tête, elle ne savait que faire d’autre à cet instant alors qu’elle séchait ses larmes.

« Il ne sera pas là avant quelques jours, tu n’as qu’à te promener à Calameth et reprendre tes forces. Je ne pense pas que tu ais pu te reposer durant ton voyage. Si tu dois refaire la même chose dans quelques jours, j’aimerais au moins que tu ne sois pas épuisée. »

Elle releva la tête vers son frère, le regard perdu dans la beauté des fleurs du jardin, lui demandant confirmation sur ses dires. Il acquiesça, lui aussi considérait qu’elle n’était pas vraiment destinée à Calameth, sans aucune volonté de la vexée, Père était trop préoccupé par son travail et par l’éducation de son fils pour empêcher sa propre fille de faire quoi que ce soit. A vrai dire, il avait espérer avoir un deuxième fils qu’il n’a finalement pas eut.

« N’ayant rien à te confier, il ne pourra pas te refuser ton départ. A la condition que tu ne salisses pas le nom des Hastianno à Lüh. »

Son accord et ses encouragements réchauffaient le cœur de la bibliothécaire qui souriait bêtement à sa tirade. Enfin, elle pouvait reconnaître dans ce regard gelé la gentillesse de son frère, elle aurait aimé ne l’avoir jamais fâché, vraiment. Elle aurait souhaité être une petite sœur plus conciliante et aimante également, il semblerait qu’il lui était difficile d’accepter le comportement de sa famille pour l’imiter. Bien qu’elle aurait aimé l’enlacer, elle se retint alors que Virgil se releva quittant le banc pour reprendre l’allure fière et forte du Hastianno qu’il était, la saluant d’un vouvoiement dont elle n’était pas habituée, il quitta le jardin. La laissant alors seule entourée d’un cercle fleurit.

A Suivre…

















*A Calameth, la longueur des cheveux est souvent signe de richesse car seul des personnes dotés d’une poignée de Tsuri peuvent se permettre de les entretenir. Il est possible que les personnes à la chevelure mal entretenue soient alors considéré comme en faillite ou comme étant des usurpateurs.
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