L'espoir est ma déraison

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 L'espoir est ma déraison

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Aventure #1 écrite Mer 13 Mai - 19:26



L'espoir est ma déraison
Du monde

Chapitre 8: Déraison

Elle regardait le mur en face d'elle, toujours plus sombre. Pourquoi ? Pourquoi fallait-il qu'à la fin de ce tournois, son âme soit rappelée ici ? Un voeux d'Edvah ? Lui était-il arrivé malheur sinon ? Pourquoi ? La tigresse regarde le mur et ne dit mot, elle le fixe, comme si elle arrivait à voir les vertes prairies du dehors, comme si elle pouvait observer chaque brin d'herbe, chaque animal les parcourant. Son silence pèse dans la salle, sombre, reflet de son humeur. Et dire qu'elle allait aller chasser un maskur pour gagner des tsuris... Ajouter à cela le fait qu'elle ai repris forme originelle, une forme qu'elle haissait de plus en plus. Les Dieux... ses pères... Mais cela les amusaient-ils donc que d'enfermer pendant des millénaires leurs enfants ? La punition n'avait-elle pas été assez longue ? Ne pouvait-ils pas retrouver leur liberté ? Pourquoi vivre en esclave... Pourquoi vivre si l'on ne pouvait être libre qu'aux dépents d'un autre ?

Ephy ferme les yeux puis entend, elle entend tous ces sons qui avaient été les symboles de sa liberté si courte. Que les humains étaient fragiles... Il leur suffisait d'un peu pour mourir ou pour changer d'idée. La divinité n'en pouvait plus, sans cesse la même boucle, condamnée à revivre cela pour l'éternité. Faire passer une épreuve à un humain, une pseudo épreuve pour le choisir, puis s'enivrer de sa liberté nouvelle avant de revenir au point de départ... Pourquoi exister ? Si cette existence n'est faite que de cycles et de recommencements ? Pourquoi se donner la peine de vivre ? Si sa vie n'est faite que de malheur ? Le malheur d'avoir perdu son amour, sa liberté, ses pouvoirs, sa joie de vivre. Le malheur d'être condamnée à vivre éternellement la même histoire avec pour changements seulement quelques mots.

Edvah... cette femme qu'elle avait aprécié à sa juste valeur... Que s'était-il donc passé ? Jamais elle ne saura, ou alors, il lui faudrait chercher la raison de son retour ici. chose qu'elle ne voulait pas faire, car chose inutile. A quoi bon chercher quelque chose qui se reproduira de toute façon ? Elle hurle, hurle à mort, se met à pleurer, sa liberté perdue, sa raison envolée. L'espoir n'est plus que le fruit de sa déraison, le fruit de sa folie. elle n'en peut plus, elle a si mal, mal de toujours vivre les mêmes choses, mal d'être sans cesse enchainée à ce destin qu'elle ne contrôle pas.
Elle ne fera plus d'épreuve, les humains n'auront qu'à venir, elle choisira l'un d'eux lorsqu'elle voudra sortir à nouveau, affronter cette liberté éphémère et mensongère. Faites moi honneur, libérez moi de ma folie, donnez moi envie de vivre, tels auraient été les mots qu'elle voulu prononcer, hélas, elle n'avait plus la force pour ces balivernes. Il lui faudra du temps pour retrouver sa force, cette force qui faisait sa renommée, cette force qui n'était autre que sa joie de vivre et sa force de caractère. Elle était au bord du gouffre...

L'espoir est ma déraison. Déraison que l'Homme ne connait pas. Déraison qui pousse à sourire au monde, une déraison qui n'est autre que la folie.
Laissez moi libre ! Libre d'aimer, libre de désespérer, libre de vivre !

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Aventure #2 écrite Dim 17 Mai - 20:13

Quittant la Cellule d’Old Georgie, je prenais la route de la sortie du Temple, fort de ce que les épreuves m’avaient apporté. Faisant ressurgir de floues images, souvenirs incertains de la sombre nuit qui me changea à jamais. J’y redécouvrais la mise à mort de mes parents après que ma mère fut souillée par ceux qui emmenèrent avec eux mon innocence, laissant à la place cette inconnue émotion que l’on appelle colère et cet inexplicable besoin d’enfoncer dans le corps d’êtres humains l’acier d’une lame. Puis celle d’un homme élevé par sa fortune au titre de Prince, refusant de son hautain regard à apporter la Justice pour l’enfant en larme l’implorant, le renvoyant dans l’impitoyable dureté de la vie, à la merci des terres de non-droits. Là où je m’étais lié pour l’éternité à cette délicieuse amie nommée Haine. Tournant le dos à ces murailles se voulant les gardiennes de l’élite humaine, je m’étais juré d’appliquer par moi-même la Justice. Ma, Justice. Et elle passerait par le sang, les entrailles et les os brisés des hommes.

Je prendrai bientôt la route menant à ce village qui me recueillie alors que j’étais en perdition, et je marcherais au milieu des cadavres de ceux luttant à mes côtés, rependant leurs entrailles au soleil pour régaler les Bicéphales, laissant la Mort recouvrir leur visage de son pâle manteau. Ouverture d’une partie d’échec se jouant sur un morbide échiquier qui me mènera coup après coup dans cette cité qui me rejeta, qui fit de moi une proie. J’érigerai jusqu’à elle une route dont les pavés seront les os encore craquants de ceux s’étant élevés contre moi, j’avancerai dans ses rues devenues chaos, les flammes la ravageant de toutes parts, respirant avec un sourire aux lèvres la nauséabonde odeur de putréfaction imprégnant son air, venant des peaux des hommes encore saignantes servant de murs aux bâtisses. J’allais assombrir le ciel agacement bleu, je serai pour cette île de sombres nuages, déversant ma pluie glaciale et torrentielle de sang sur ses verts pâturages. J’allais être le fléau d’Arcane, l’impitoyable ombre amenant la plus terrifiante des peurs, la plus sauvage des anarchies, rependant la plus totale des insécurités comme la Reine repend ses Pions.

Ma détermination n’avait jamais été aussi grande. Elle fut telle, que je fis halte dans l’un des couloirs, ouvrant sans prendre le temps d’y réfléchir une nouvelle porte. La laissant se refermer dans un lourd claquement, je m’avançai de quelques pas avant de me stopper. Je me tenais aussi droit qu’il m’était possible de l’être, le regard brillant d’une détermination sans failles, les mains parfaitement sereines sous l’absence de tout doute. J’étais redevenu celui que je m’étais juré d’être. J’étais redevenu celui que je me devais d’être.      
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Aventure #3 écrite Dim 17 Mai - 21:35



L'espoir est ma déraison
Du monde

Chapitre 8: Déraison

Laissez moi... Laissez moi vivre ! Laissez moi espérer ! Ces mots tournaient en boucle, résonnant avec un étrange silence dans la salle sombre, si sombre que seuls filtraient quelques rayons du soleil venant de ce plafond fissuré. Elle avait mal, elle en avait marre de tout ça. Mais que pouvait-elle faire ? Pleurer ? Hurler ? Se plaindre ? Rien ne changera, jamais. Et elle était condamnée à vivre ça éternellement, une boucle sans fin... Elle comprennait enfin le vrai sens de cette punition, punition qui consistait à rendre fou celui qui comprennait, celui qui apprenait la vérité. Elle hurle, à nouveau, ne faisant pas attention à la porte qui s'ouvre puis se ferme. Un lion en cage, un esprit fou dans une boite, si petite. Une furie qui ne pouvait sortir, démente. Une personne désespérée qui était enchainée à son destin, un destin lourd à porter. Un destin... qui finissait par vous rendre fou de douleur, incapable de vous tuer.

Une vie de souffrance, non, une éternité de douleur. Un éternel recommencement. Un autre hurlement et c'est sa tête qui vient frapper le sol, suivie de son corps s'affaissant, incapable de rester debout. Affaiblie par le désespoir, par la haine... Laissez moi libre ! Mots incessants qui vrillaient ses tympans. Sa gorge se nouait alors qu'elle hurlait à nouveau. La poussière se soulevait au tour d'elle, se mêlant à ses larmes chaudes, abandantes. Sa fourrure s'emplissait de saleté, la elle couleur blanche devenait sale. Ses griffes se plantaient dans le sol, a défaut de pouvoir extraire ce coeur qui lui faisait si mal. Si mal de ne pas pouvoir être libre, de devoir vivre en esclave. Sa beauté s'était envolée, elle n'était plus que l'ombre d'elle même. Toute sa fierté, sa dignité, avaient disparues en même temps que sa raison. Ombre d'elle même, elle n'avait même plus la force de tourner la tête pour regarder l'humain qui était entré et devait assister à un spectacle bien effrayant et pitoyable. Une divinité, réduite à hurler et à pleurer son désespoir au lieu de se montrer fière, imposante. Réduite à se prosterner devant son destin, affalée sur le sol, geignant, incapable de parler.

Réduite à obéir aux dieux, sans possibilité de choisir. Magnifique illusion que de croire en la liberté, magnifique illusion que de croire en ce rêve qui s'appelait espoir. Mes rêves sont ma réalité, mais ma réalité n'est qu'un doux rêve... Fouttaises que de se croire capable de raison alors que l'on est que folie depuis des millénaires. Fouttaises que de croire qu'il nous aimera encore alors que sa mémoire l'a quitté. Fouttaises que de croire en un avenir pour ce monde devenu prison. Fouttaises que de vouloir vivre au lieu de survivre. Fouttaises que de croire en les humains, erreurs de leur passé, chaines de leur présent...

Elle hurle, à nouveau, mais cette fois, c'est une parole, presque incompréhensible qui s'en échappe. Une parole emplie de colère qui ferait fuir toute personne trop peureuse, si peu tenace.

"DEGAGE !"

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Aventure #4 écrite Ven 22 Mai - 12:28

"DEGAGE !"

Depuis toutes ces années à prendre le chemin des Temples, j’avais amassé un grand nombre d’accueilles différents. Il y avait les agressifs, gonflant leurs muscles. Les amicaux, vomissant des politesses à ne savoir qu’en faire. Les mystérieux, jouant de l’ombre. Et même les expéditifs, lançant directement leurs épreuves. Mais jamais, je n’avais rencontré une divinité refusant jusqu’à la simple présence de l’Homme. Ce qui en un sens, étrangement, lui donnait plus d’intérêt, démontrant avec certitude qu’elle n’était pas de Celles qui cherchaient des amis chez mes semblables, ni même ne leur portait estime. Peut-être même, qu’en tuer quelques uns la laissait dans une parfaite indifférence. Ma décision fut prise. Je la sortirai d’ici et de ses actes, déciderai de la garder sur nos terres ou de la renvoyer dans sa solitude qu’elle réclamait.    

Posant mon regard sur la Création des Dieux, je lui donnai une apparence de félin, plus ou moins proche de l’Oboro. Le pelage d’origine blanc devenu grisâtre par la poussière, était marqué par de noires rayures formant divers arabesques, sur lequel se posait une sorte d’étrange collier. Ne daignant m’accorder un regard, je ne pus en savoir d’avantage sur cet Être. Cette Créature qui m’intriguait autant qu’elle me donnait envie de rebrousser chemin, ne perdant pas de temps avec. Mais comme à chaque fois, ma curiosité était vainqueur.    


-  Je suis venu chercher un Enfant de Terra. Intelligent. Féroce. Désireux de régler quelques comptes avec mon espèce. Répondis-je Mais peut-être es-tu plutôt douce, sage et docile. Bondissant, cherchant à faire de tous tes amis.
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Aventure #5 écrite Dim 31 Mai - 20:47



L'espoir est ma déraison
Du monde

Chapitre 8: Déraison

Tout tourne autour de toi. Le silence devient assourdissant, tu es perdue, tes pensées t'envahissent en même temps que la douleur. Tu ne comprends pas cet imperceptible besoin d'avoir mal, ce besoin si fort de foncer dans un mur, de sauter d'une falaise, de s'immoler par le feu. Tu ne comprends pas cette douleur. Tu te prends la tête entre les pattes, nouveau grognement, une migraine sans nom t'envahit. Toute la douleur de ton passé remonte, comme il n'a cessé de le faire depuis. Ton regard de turquoise se pose sur cet homme encapuchonné. Ainsi, il n'est pas encore parti et ose même te défier. Mais tu n'en as que faire, oui, tu t'en fout, royalement. Tu te fous de ce qu'il veut, de ce qu'il pense de toi. Tu veux souffrir mais... Non, tu ne voulais plus souffrir mentalement, c'en était trop pour toi... Tu voulais voir le monde avec insouciance, tu ne voulais plus de ce passé qui te poursuit, tu ne voulais plus de toute cette honte qui te hantais, de ces souvenirs, pareils à des couteaux, qui s'enfonçaient dans ta chair à chaque instant. Tu voulais être libre, d'une vraie liberté. Mais... La vraie liberté n'existe pas, chaque être est esclave de lui-même...

Elle le fixe, comme si elle sondait son âme. Mais son regard, d'ordinaire malicieux, froid, n'était que souffrance et plainte infinie. Ecrire sa vie sur un bout de papier, sur une feuille tombée ou sur le sable mouillé... Mais l'avait-elle déjà fait ? Ecrire sa longue vie quelque part ? Une vie emplie de guerres, de sentiments qu'elle n'aurait jamais voulu connaitre, mais aussi de beauté, de douceur. L'avait-elle déjà fait ? Voulait-elle le faire ? Pourquoi s'encombrer d'écrits quand on se souvenait de tout ? De chaque instant de sa vie ? De ses actions ? Fardeau insoutenable, fardeau enchainé, longue plainte étouffée. La tigresse ne dit rien, elle reste à le fixer, longuement, sans répondre à ses questions, sans réagir à ses propos. Un seul mot fusait dans sa tête: liberté. Un seul désir faisait bouger ses muscles contractés: liberté. Une seule chose lui permettait encore de rêver, d'espérer: liberté. Une vraie liberté, une vie libre où elle ne serait pas enchainée à un humain, où les seuls ordres qu'elle recevrait seraient les siens. Une vie à gambader dans cette si belle nature, sous le soleil, sous la pluie. Sans se soucier des Humains, des Dieux, de ce qu'elle était. En reniant ses origines, en ne vivant que de ses rêves dans une réalité bien présente. Liberté.

Deux pupilles turquoises dans l'immensité de la salle sombre. On ne distinguait plus rien, la nuit tombant doucement mais sûrement. Deux pupilles qui ne cessaient de fixer cet homme, sans sourciller, sans bouger. Deux pupilles où l'on pouvaient lire les mots souffrance, douleur mais aussi rêve, espoir et liberté. Deux pupilles pareilles à des joyaux de Turquoise. Deux pupilles lasses de se battre sans cesse pour une chose qu'elles n'obtiendront jamais. Deux pupilles qui lui appartenaient, à elle, cette divinité déchue, cette tigresse effondrée, sans étincelle de vie. Elle ne cesse de le fixer, aucun bruit, seulement deux souffles parfaitement synchronisés. Et les minutes passent, puis les heures, un jeu de patience s'installe, une épreuve qui n'en était pas une. Elle ne faisait que le fixer, encore. Puis elle ferme doucement les yeux et se souvient de Nephylim, un souvenir comme un autre, mais un souvenir qui lui était venu subitement, sans raison. Puis doucement elle souffle, ces quelques mots qu'il lui avait dit ce soir là, avant de la quitter, les derniers mots qu'elle avait pu entendre de lui:

"Aligner les pensées
Comme on aligne les mots,
Sans sens, aucun,
Juste en laissant le crayon sur le papier
Marquer
Mille mots d'espoir et de liberté
Avant de réaliser
Qu'il ne s'agit que d'un rêve éveillé.
Recommencer, maintes fois,
Avec ce crayon mal taillé
A écrire avec espoir
Que ce rêve ne finisse jamais."


Tu ouvres les yeux, deux pupilles de turquoise embuées de larmes salées. Tu regardes l'homme qui se tient devant toi, depuis si longtemps, et tu ne dis rien, pas pour le moment. Tu as trop mal, si mal de devoir supporter cette douleur psychologique qui te rend folle. Si mal de devoir endurer ces souvenirs que tu voudrais oublier. Si mal d'être toi, tout simplement. Puis tu murmures, doucement, une douce brise, un léger vol de papillon, tu murmures, seule chose audible dans cette grande salle noire d'où ne filtrait même plus les rayons de la lune, tu lui murmures ces quelques mots suppliants, une plainte déchirante. Tu lui murmures, à lui qui devait entendre, t'écouter. Tu lui murmures:

"Sauves moi, aides moi à ne pas plonger dans la folie... Libères moi de ces souvenirs qui m'oppressent, humain. Libères moi de ces chaines !"

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Dernière édition par Ephylix le Mer 22 Juil - 17:38, édité 1 fois
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Aventure #6 écrite Dim 14 Juin - 19:38

De cet étrange échange, nous ne nous adressions plus qu’un imperturbable silence. Par déformation professionnelle, si je puis ainsi m’exprimer, je répondais par le miens au regard qu’Elle posa sur moi. Par toutes ces années d’expériences, je pouvais me vanter d’être devenu un fin observateur pouvant juger d’un état d’esprit en fixant la profondeur des pupilles. Je m’étais en effet dessiné un inexistant tableau regroupant les divers regards sur la dernière décennie. On pouvait y trouver l’hautain des grands nobles, le menteur des plus modestes, le docile des soldats, l’affamé des femmes, le belliqueux des tavernes, l’apeuré des proies traquées ou, mon préféré, le suppliant du condamné. Pourtant, je ne parvenais pas à cerner les pensées de la divinité. Notre commun mutisme laissa le temps au Temps lui-même, de prendre le temps, de s’écouler. Et si je ne perçai pas son humeur, le soleil tombant me fit venir une suite d’hypothèses.

Pour avoir combattu auprès de Demi-dieux, je connaissais ce à quoi ressemblait l’étincelle de la colère, de la provocation et de l’appel du sang. Lueur que je ne retrouvai pas dans les reflets turquoise qui ne me lâchaient pas. Peut-être étais-ce simplement Son épreuve, jugeant des réactions et de la patience de l’Homme avant de lui offrir ses Dons. Moins intéressante mais moins dangereuse. Suivant les consignes muettes, je gardai mes lèvres closes, retenant la douleur d’un corps tenu aussi longtemps dans une presque constante immobilité. Les muscles tendus résistaient à l’avancée inaudible de l’ombre au sein de la Cellule, mais rencontraient leur limite déjà repoussée par les nombreuses heures à guetter d’anciennes cibles. La douleur contenue allait bientôt être trop forte ou du moins, gênante pour la suite. Il me fallait soit mettre fin à l’épreuve, soit à la tentative elle-même. Mais qu’importait mon choix, je devais bouger, et de plus en plus vite.


"Aligner les pensées
Comme on aligne les mots,
Sans sens, aucun,
Juste en laissant le crayon sur le papier
Marquer
Mille mots d'espoir et de liberté
Avant de réaliser
Qu'il ne s'agit que d'un rêve éveillé.
Recommencer, maintes fois,
Avec ce crayon mal taillé
A écrire avec espoir
Que ce rêve ne finisse jamais."


Si je ne comprenais pas le sens de Ses propos, je la remerciai silencieusement d’y mettre un terme. Faisant trois pas vers elle, je soulageai des jambes qui, bien que reconnaissantes, réclamaient tout de même le repos. Retournant dans Son mutisme, je craignais que ces mots ne soient la nouvelle épreuve et que je me doive d’y dénicher une quelconque compréhension dans ce bout de poésie. Voila un autre domaine où je n’excellai pas pour un Tsuri. Pour mon plus grand soulagement, Elle souffla un murmure qui lui, m’inspirait bien plus.

"Sauves moi, aides moi à ne pas plonger dans la folie... Libères moi de ces souvenirs qui m'oppressent, humain. Libères moi de ces chaines !"

Peu attentif, j’eu presque raté ce qu’Elle me dit, soudainement préoccupé par ce qui semblait apparaître comme une arrivée prochaine de larmes chez la Fille de Terra. Pouvaient-ils pleuraient ? Bien que je ne m’y étais jamais intéressé, la souffrance de sa demande me mit le doute. Mais cela devrait attendre, car je me devais de trouver les mots qui lieraient son destin au miens, le temps d’une vie humaine. La libérer. Une demande bien étrange lorsque l’on connaissait la sournoise vérité. Qu’Elle marche à mes côtés ou non, je ne pouvais lui apporter ce qu’Elle demandait. Au mieux, une simple illusion de liberté, son seul moyen de sortir de sa Prison étant de devenir mon Invocation, obéissant par devoirs divins au moindre de mes ordres. Néanmoins, cela me donna à réfléchir..

Qu’allais-je lui offrir ? Ce qui était certain, c’est que je ne m’encombrerais pas à la faire me suivre comme une Maskur colle les pas de son mâle. Depuis ma première, je n’avais jamais donné tel ordre et je ne comptai pas, au vue des résultats, changer d’opinion. Elle irait où bon lui semblera, n’ayant aucun besoin de contrôler ses faits et gestes. Après tout, c’était une Fille de Déesse ! Autant dire, qu’au vue de son existence se comptabilisant en siècles, Elle était suffisamment grande pour se débrouiller seule. Mes seuls Appels, laissant s’écouler jusqu’à plusieurs mois entre chaque à de nombreuses reprises, n’étant que pour quelques services précis et rapides. Après quoi, Elle retournera à ses occupations. Occupations qui, en y pensant, me laissait dans une indifférence similaire. Dans ces terres, Elle fera ce que ses envies lui guideront. Dormir, explorer, discuter, tuer.. Quelle importance ?        


-  Si vous marchez à mes côtés, je vous mènerai hors de cette Geôle. Commençai-je avec l’argument le plus banale, mais qui pouvait garder son effet si Elle n’avait jamais quitté le Temple encore. Dehors, je vous promet de vous laisser aller et agir selon votre convenance, et de ne vous retenir lors des rares Appels qu’une poignée de minutes. L’heure entière au plus long. Continuai-je en faisant un nouveau pas dans Sa direction. Je briserai vos chaînes et ferai taire vos souvenirs si vous me les confiez. La renseignai-je avec une certaine retenue, ne sachant pas ce qui La troubait. Si les Dieux Eux-même m’empêche de vous accorder la Liberté, je vous certifie qu’avec moi, vous irez au plus près d’elle. Plus près qu’aucun autre Enfant des Quatre n’a été. Si proche, que vous pourriez douter de ne l’être.  Mes mots raisonnaient dans l’antre, donnant de l’aplomb à ma voix que je ne faisais pourtant pas bien forte, ne prenant pas le risque de me faire menaçant.
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Aventure #7 écrite Mar 30 Juin - 17:20



L'espoir est ma déraison
Du monde

Chapitre 8: Déraison

Des promesses, encore, toujours. Elle en avait marre. Elle ne voulait plus de promesses qui n'étaient que le fruit d'Aer. Elle voulait du concret, elle voulait une réelle délivrance. Elle voulait quitter cette prison, pas cette prison physique, non, elle voulait quitter cette prison qu'était son immortalité. Elle n'avait que trop vécu, elle n'avait que trop vu de choses. Elle voulait oublier, tout, ou alors, elle voulait mourir, faire place au vide. Elle voulait abandonner, encore une fois. Elle avait perdu son unique amour, elle avait vu tant de gens mourir. C'en était trop pour la tigresse qui était las de survivre dans ce monde qui n'était qu'une immense geôle...

Ephy ferme les yeux et se replonge, encore une fois, dans ses sombres souvenirs. A nouveau, elle laissait le silence se faire. Il n'y avait pas d'épreuve, elle ne mettait pas à l'épreuve cet humain. Elle ne voulait juste pas sortir d'ici... Ou alors si, c'était ça l'épreuve, lui redonner l'envie de croire en la vie, de croire en le monde de dehors. De se battre à nouveau pour celle qu'elle eut été. Il fallait la convaincre, et pas qu'avec des mots. Elle ne savait plus ce qu'elle voulait... Des preuves ? Des preuves qu'elle existait bel et bien ? Des preuves qu'elle était là, entité à part entière de ce monde ? Entité mutilée, blessée, détruite. Mais bien là.
L'imposant tigre ne bouge plus. Il n'a plus la force de bouger. La mélancolie l'envahit, le doute l'envahit, la solitude l'envahit. Elle ne veut plus tuer, elle ne veut plus voir les autres. Elle veut voyager, découvrir, grimper sur les hauts pics de l'île. Ephy veut bouger, se sentir libre, avec pour seules limites celles de son imagination débordante. Elle veut sentir le vent d'Aer entre ses poils, ressentir la fraîcheur de l'eau d'Aqua sur sa peau et regarder chaque jour que fait Ignis avec son astre brillant. Elle veut fouler la terre de Terra, vivre à travers les âges, sans jamais être mêlée à des histoires, sans jamais devoir retourner dans sa cellule. Elle veut retourner en arrière, dans cet ancien monde où la liberté n'existait pas puisque l'emprisonnement non plus.

Oui, elle était indécise, aussi bien sur cette pseudo épreuve que sur ce qu'elle voulait réellement. S'enfermer dans son monde fait de rêves ? Des rêves où nulles barrières ne venaient entraver sa soif de liberté ? Elle regarde l'homme qui se tient face à elle, immobile. Combien de temps pouvait-il rester là ? Avait-il réellement une volonté de fer ? Cette volonté de vouloir l'obtenir ? Car derrière tous ces beaux mots se cachaient mensonges et vils sentiments. Les humains, ces gorhodaruodeh, nos gorho, nos erreurs, ne vivaient que pour le pouvoir, pour se battre, pour asservir les autres.

« Rlavos... Ze ryisa xem rlavos fuh ze yklosa al valiys odeh... »
murmura-t-elle dans cet ancien dialecte qu'elle parlait jadis avec ses confrères. Une langue qui fut si vite oubliée... Seuls quelques mots lui revenaient de temps à autre. Pourtant, il y a de cela si longtemps, elle parlait l'Aeryh couramment. Mais il était comme sa liberté : disparu désormais...

« Xem ilval kowoda xem valiys » dit-elle ensuite avant d’enchaîner, mélangeant Arcanien et Aeryen cette fois-ci : « Aerys aera fuh xem aoida, et j'ai senti mes pensées s'envoler »

Son regard turquoise, dépourvu de volonté, se plonge dans celui de cet homme. Cet homme qu'elle ne pouvait pas appeler son libérateur, car il n'était que mensonges. Cet homme qu'elle ne reconnaissait pas. Mais reconnaissait-elle seulement ? Cet homme qui n'avait ni réussit, ni échoué. Cet homme qui ne faisait qu'attendre, stupidement, en lançant des arguments qu'elle avait maintes fois entendus. Des arguments sans valeur, sans profondeur. Des arguments stupides.


(c) Ephy








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Aventure #8 écrite Mer 1 Juil - 15:22

"L'espoir est ma déraison"

dit le tigre esseulé


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Roderik Mortier avait fait une halte au Mont Olympe durant le trajet qui devait le conduire jusqu’aux terres de non-droit les plus redoutables. Turil IV, son variquan avait été attaché non loin de ce dernier bien que cela ne lui plaisait guère de laisser ce monstre seul et condamné à servir de repas à un carnivore. Etant jeune, il était impétueux et, par moment, difficilement domesticable. Apprendre à répondre au sifflement d’un maître faisait parti des actions intelligentes que Roderik souhaitait exécuter, en vain. Il était de toute façon périlleux de domestiquer un variquan à faire quoi que ce fut d’intelligent. Il emporta par précaution l’équipement attaché à la selle du variquan. Il aurait été ennuyeux de perdre le monstre mais il en serait d’autant plus avec l’ensemble des fournitures fourrées dans le sac sans fond. Le conteneur en toile serait gênant pour se battre, si combat il y a, mais une simple pression sur le nœud accrochant les deux extrémités et celui-ci tomberait au sol. Une fraction de seconde n’aurait pas raison du lieutenant de la garde dorée néanmoins il n’était jamais assez prudent sur les épreuves fortuites qui pouvaient l’attendre. Résolu à se dépêcher dans sa tâche, le garde doré s’engouffra dans le temple de la Terre.

Son trajet le mena sans plus attendre dans l’une des cellules des invocations, enfants de Terra. La scène qui suivit faisait office d’exemple pour le moins éducatif : L’invocation, semblable aux monstres féroces menant les meutes à la dévastation, engagea un langage pour le moins étranger à tout ce qu’il avait pu entendre. Pas un son, pas une syllabe ne rappela ceux d’une autre langue d’Arcane. Il eut par ailleurs un sérieux doute sur la compréhension de sa dernière réplique. L’individu se trouvant face à elle était difficilement identifiable : le dos tourné, la capuche relevé, il pouvait néanmoins estimer que son accoutrement l’approchait à la fois d’un balafré comme d’un hors-la-loi quelconque, c’était là une sorte de tradition utile chez eux chez l’un comme chez l’autre. Si bien que l’on ne parvenait parfois pas à discerner les deux à la Milice, dans la plus grande consternation du lieutenant. Pourtant, il était loin d’être un exemple : son casque à visière fermé empêchait à quiconque de voir son visage. Six traits, deux horizontaux et quatre verticaux, permettait à Roderik de voir et de respirer. De même, son armure lourde imposait une morphologie plus large que le réel à la vue de tous. Aucun détail, si ce n’est la couleur or de son armure et les insignes de Lüh sur son bouclier permettant de désigner cet homme comme serviteur du prince, n’identifiait précisément Roderik.

Immobile, à l’allure des armures décoratives, le lieutenant contemplait l’œuvre des Dieux, la prison comme sa prisonnière. Cette dernière apparaissait dans ses songes comme le fantôme d’un souvenir vague, il l’avait déjà vu quelque part.

« Je vous interromps. » affirma-t-il de sa voix caverneuse. Ses lourdes bottes en acier inoxydable frappaient le sol avec force au point que personne ne doutait de sa présence en ces lieux. Son regard s’était perdu sur la divinité, où avait-il bien pu la rencontrer ? Ses méninges fusaient à mesure que ses pas emportaient au loin le silence du groupe. Dans un tilt, il laissa un large sourire de loup éclairer son visage. Personne ne verra cette expression nouvelle.

Il arriva à la hauteur de l’individu, oubliant jusqu’à son existence le temps de sa réflexion, après tout il était ici pour la divinité. Et, au dernier écho de sa botte, Roderik dit :

« Je ne suis pas mécontent de voir pour la première fois l’invocation à cinq mille tsuris derrière les barreaux. Quoi qu’étonné, tout de même.»


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Aventure #9 écrite Mer 22 Juil - 13:26


Le temps continuait de s’écouler, en même temps que ma patience. Silencieux, je m’interrogeai sur cette Invocation. Etait-Elle celle qui me fallait ? Etait-Elle différente de toutes celles que j’avais déjà libérées et qui n’avaient fait que montrer leur inutilité et incapacité ? Je commençai à en douter. Comment ne pas le faire, lorsqu’on la voit muette depuis plusieurs heures, ne lâchant pour seuls mots que des paroles que l’on devinait à l’intonation de pathétiques pleurnicheries. Avant de former une requête incohérente. Comment lui démontrer notre capacité à lui apporter la liberté, physique comme psychologique, au sein d’une prison où il n’y avait que ces quatre murs reliant le plafond au sol ? Comment espérait-elle que je puisse lui démontrer la véracité de ce qui n’était que des mots au final pour Elle ? A moins qu’Elle ne soit en mesure de communiquer avec ces semblables, questionnant alors ceux à qui j’eu apporté tout ce qu’ils désiraient et plus encore, je me retrouvai à ne pouvoir que décrire ce qui serait. Ce qui n’avait aucun effet, à en croire sa réaction.    

De son langage je ne compris que la fin, unique partie en  Arcanien. La présence de Luce m’aurait probablement été utile. Je ne savais pas pourquoi, mais je lui accordai de grandes connaissances dans tous les domaines possibles et imaginables. Probablement sa place à la Grande Bibliothèque. Quoi qu’il en soit, la mélancolie qui imprégnait son état était flagrante. Le doute me prit alors. Devais-je me lier à Elle ? Pouvait-Elle être celle qui avait les capacités nécessaires pour intégrer le groupe de ceux qui allaient mettre un terme à la tranquillité de l’île ? Etait-Elle à la hauteur, ou comme tous ceux avant Elle, juste à la hauteur de suivre un simple humain. Pouvait-Elle appartenir aux grands projets à venir qui influenceront chaque peuple, ou simplement à suivre et n’agir que dans celui d’un Homme comme les dizaines de ses semblables « libres » ?  

La voix rauque rapidement suivie des sons métalliques sur le sol m’extirpa de mes pensées. Sortant des ombres du couloir, un membre de la Garde Dorée se tenait désormais à mes côtés. Son armure poussée à l’excessif me fit sourire. La prétention de la Garde Dorée par excellence. Une cuirasse aux couleurs de l’or, si ce n’en était tout simplement, aussi large et imposante que possible pour se sentir plus grand et plus fort. Je l’imaginai parfaitement en train de déambuler ainsi vêtu, crachant la richesse et la nourriture abondante du Prince, ainsi que les privilèges lui étant accordés, à la tronche des appauvris, des affamés et des oubliés. Traversant les villages sans leur porté attention. Et aujourd’hui, en ce début de soirée, il venait dans la Cellule de l’Invocation que j’ai choisi, sans même avoir la politesse élémentaire de me saluer. S’il connaissait le rang que j’occupe, il baisserait la tête en signe de respect et par crainte de ne se voir réprimander par le Commandant en personne. Mais me pensant vulgaire homme du peuple, il s’octroie le droit de venir interrompre un moment aussi solennel qu’une libération d’un Demi-dieu, sans même accorder le moindre instant d’intérêt à celui déjà présent. L’arrogance et le mépris propre à tous ceux de la Garde Dorée qui se pensent meilleurs que les autres par leur place de petits pions dociles du Prince. Cela ne m’étonnerait pour le moins du monde qu’il fasse de surcroit partis de ceux s’imaginant être la loi, tandis qu’ils ne sont que des pantins n’ayant pour seule utilité que de permettre à un homme d’assujettir le reste de la populace.

J’hésitai à le ramener à sa place tandis qu’il réveillait la haine que je ressentais pour le Prince, ses soldats peint en jaune et les trouffions de la Milice, avant qu’il n’évoque les cinq milles Tsuris. Mon regard retourna sur l’Invocation. C’était donc Elle. La Semi-déesse, la Tigresse Blanche recherchée pour Kidnapping et divers troubles de l’ordre. Finalement, Elle était peut-être celle qu’il me fallait. Celle qui était différente de ses semblables. Celle qui en était capable.  


- Ephylix. Fis-je avec l’intonation, qui ne masquait pas le sourire naissant sur mes lèvres, et l’intérêt que je lui portais alors, loin de lui en faire reproche.  
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Aventure #10 écrite Mer 22 Juil - 17:32



L'espoir est ma déraison
Du monde

Chapitre 8: Déraison

Un nouvel arrivant... Un nouveau candidat... Si seulement elle n'avait pas à choisir... Oui, elle n'avait pas envie de choisir... C'était fatiguant, lassant et elle n'avait pas la tête à ça... finalement, elle avait bien fait de déclarer que sa liberté était son hasard. Car elle n'arrivait à voir sa liberté ni avec l'encapuchonné, ni avant le garde doré. Quoi qu'elle risquait moins à partir avec le garde. L'avis de recherche qui avait été collé sur sa tête partirait sûrement. Mais... elle soupire en regardant l'homme en armure, elle n'avait sûrement pas envie de devenir un toutou. La douleur venait de faire place à la lassitude, et son regard l'exprimait bien, très bien même. Elle ne cessait de regarder l'un puis l'autre, indécise. Mais avait-elle vraiment à décider ? Maintenant qu'elle venait de mettre sa liberté aux mains du hasard. Hasard qui serait symbolisé par ces deux dés.

Dés qui venaient doucement de sortir de terre, sculptés dans le sol même de la prison. On pouvait sentir toute la magie de la cellule se concentrer sur ces deux petits cubes parfaits. Là où ils avaient jailli demeuraient deux cratères de quelques centimètres de diamètre et de profondeur. Dans l'ancien monde, il auraient appelé ça « alchimie », créer à partir d'autre chose, car l'on ne pouvait créer à partir de rien, du moins... presque. Mais ici, il n'était que question de magie, la magie des quatre, diluée, faible, mais présente dans ces prisons gigantesques. Les deux petits dés, qui avaient une couleur de pierre et une auréole légèrement turquoise autour, lévitaient à quelques centimètres du sol.
Ephy ne cessait de les fixer alors que l'assassin prononçait son nom. Un nom qu'elle avait à moitié oublié, comme tout le reste. Elle voulait oublier, son passé, la douleur, l'immense souffrance et la lassitude. Elle voulait la liberté, la vraie... Pas cette pâle illusion...

La tigresse soupire puis se redresse, se lève, imposante créature, énorme félin au pelage blanc neige mais sale en cet instant. Son collier, qui, emplit de magie, lévitait autour de son cou, diffusa une légère lumière bleuté, illuminant le visage des deux hommes et les alentours, n'allant cependant pas jusqu'aux murs de la cellule. La lueur bleue formait un cercle autour de la tigresse, un petit cercle qui englobait les deux hommes et les dés. La nuit était noire, sans lune, ou alors les nuages la cachaient...
Elle fit un pas, puis deux, se rapprochant des deux inconnus qu'elle se refusait à reconnaître comme ses égales. Elle leur était supérieure, elle était divine, ils n'étaient qu'erreur de son passé. Des choses abjectes tout comme les agissements de ses créateurs qu'elle reniait désormais. Elle n,'était plus fille de Terra, elle n'était plus fille des quatre, non, elle était juste elle, Ephy, tigresse perdue, déité déchue pour une faute qu'elle n'avait pas commise. Elle n'était plus qu'elle, chose insignifiante dans l'immensité du monde, monde auquel elle appartenait.

La déité les dominait par sa prestance. Aussi grande qu'un cheval par moments, elle abordait les dimensions d'une énorme tigre, près de deux fois la taille d'un félin normal. Son regard, bien que las, offrait cependant des éclats hautains. Les dés se mirent à voler jusqu'à devant son visage, puis ils tournèrent sur eux même avant de s'arrêter. Elle avait choisit, ou c'est ce qu'elle se laissait croire. Mais tout cela n'était que mascarade, elle avait déjà choisit. Elle savait qui il serait. Les dés tombèrent, deux chiffres apparurent. Le trois de la perfection et son double, le six. Elle trouvait ça étrange, un tel résultat. Mais elle ne commenta pas et arrêta d'y penser. Son regard se plongea dans celui de Kris puis de Roderik. Elle les regarda tous deux avec insistance.
Puis sa voix s'éleva dans la cellule, claire mais murmure, comme si elle ne voulait pas briser le silence qui s'était instauré là.

Toute cette cérémonie était pathétique, inutile. Elle n'était là que pour impressionner, déstabiliser, faire peur, faire fuir le moins courageux des deux. Mais la patience avait déjà perdu contre l'assassin et le courage du garde pouvait se lire dans ses mouvements fermes et parfois brutaux. Aucun ne partirait, pas sans le trophée. Trophée qui était elle. Elle n'était qu'un vulgaire objet désormais, instrument du désire de pouvoir des Hommes, tout comme les autres, ses frères. Du moins, comme elle les aurait appelés jadis, mais elle ne peut plus. Elle les a reniés, eux, ses créateurs et par conséquent les pseudos liens de famille aussi. Elle était solitaire, sans famille, juste accompagnée de ses pensées et parfois d'un insecte qui ne restait jamais bien longtemps. Ses rêves étaient sa réalité, réalité utopique où elle était libre.

« Choisissez un chiffre, prenez le bon dé. Le trois de la perfection ou son double, le six impossible et rare. Trouvez le chiffre que j'ai choisis, moi, trouvez celui qui trotte dans mon esprit. Puis tirez les dés, ce sera peut-être votre dernière chance de vous départager. Al gu guradu. Je servirais ce chiffre, je servirais celui que le hasard m'aura offert. »

Tout n'étais que mascarade, elle avait déjà choisis.


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Aventure #11 écrite Sam 25 Juil - 12:43

"L'espoir est ma déraison"

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Le garde doré n’était pas le seul à connaître la notoriété que s’était construite cette invocation, selon ce qu’imaginait ce dernier. Ephylix l’enfant de terra avait fait beaucoup de grabuge et personne n’était réellement sourds aux rumeurs à son sujet. Certains doutaient sur la véritable innocence de l’invocation exécutant les ordres d’un monstre ou plutôt de la liberté relative dont ce dernier aurait pu faire preuve avec elle. Le seul moyen de le savoir serait sans doute de la questionner sur son dernier lien. Il fallait pour cela avoir le privilège de se lier à elle ou alors de le faire sous l’accord de l’autre homme. Roderik ne s’étonnerait même pas que ce dernier refuse, après tout ce serait comme lui mettre sur le dos un crime qu’il n’aurait jamais commis. Autres détails intéressant à conserver sur l’inconnu : Il ne s’est pas enfuit et semble même un peu plus déterminé à l’obtenir. Chercherait-il un quelconque intérêt dans les désordres publics d’Ephylix ou… ?

Néanmoins le doute subsistait puisqu’étant arrivé en pleine discussion entre l’invocation et le prétendant où cette dernière aurait très bien pu donner son nom. Ce n’était de toute façon pas une information capitale pour la suite des évènements. Son arrivé avait sans doute changé la donne pour le choix de l’invocation qui se trouvait à présent face à deux prétendants.

Roderik Mortier ne pouvait cependant pas prédire la suite des évènements, qu’est-ce que le tigre allait leur faire faire ? Au vu de ce que les miliciens avaient rapporté de ses méfaits, il était puissant. Il n’était donc pas négligeable d’envisager un combat de force entre elle et les deux humains. La tâche pouvait pourtant être insurmontable voire mortelle. Ses protections ressemblaient presque à un emballage de papier face à l’invocation. Cette pensée était terrifiante. Aussi terrifiante que la taille de la divinité déchue se trouvant face à eux.

C’est alors que sortant de terre comme la poussée des plantes en accéléré. Deux dés de terre et de joyaux. Roderik prit la peine de les ramasser avant que son concurrent ne le fasse.* Les scrutant, les tournant entre ses doigts gantés rapidement, avec négligence. Si la Déité avait fait son choix sur le chiffre voulu, Roderik, lui, avait fait son choix quant à son action sur cette épreuve. Tournant sa tête casquée vers son concurrent et lui tendit les deux dés.

« Je ne me fis jamais aux jeux de hasard. » Finit-il par répondre.

Peut-être était-il en train de perdre toutes ses chances auprès de la Déité. Peut-être avait-il fait le bon choix en pensant au contraire qu’il n’avait aucune chance sur un jeu de dés et que le refuser était sans doute le mieux à faire. Il a agi comme Roderik Mortier agissait en général, c’est-à-dire, sur tout sauf le hasard. Son refus décisif et implacable dévoilé à tous, il n’avait plus rien à perdre. Cela laisserait le temps à son concurrent de cogiter sur les dés.

« Je n’aurais jamais cru qu’une déité serait aussi désespérée au point de laisser un dé décider de sa vie. A moins que ce n’est parce que cette dernière n’ait aucune raison de choisir l’un ou l’autre. Dans ce cas autant se laisser mourir comme cet âne pâté qu’un gratte-papier a présenté comme l’exemple type du choix impossible. »

Roderik s'était retenu de dire tout haut ce qu'il aurait dit à n'importe quel individu qui l'ennuyait. Son intonation ne trahissait pas, il n'était pas hypocrite pour autant. Il n'était pas entièrement sincère non plus sur sa plus profonde pensée. Si l'invocation était curieuse, elle pourrait sans doute lui demander d'argumenter qu'il le ferait sans une once d'hésitation. La déité les surpassait sûrement en taille et en grandeur. Il était même convaincu que face à elle, le garde doré n'était qu'un moucheron dont les années d'expériences et le grade n'équivaudrait jamais à elle. Peu importe ! Il n'était pas là pour se mettre en valeur ni même se prévaloir. Il suivait des codes comme tout bon chien de garde qu'il était et se contentait d'attendre un sucre de ses maîtres en pensant avoir agit de façon sage et réfléchie. Ce ne sera jamais suffisant pour une invocation. Mais d'eux trois, c'était elle la prisonnière. Il soupirait intérieurement, il avait déjà vécu ce genre de situation ou les choix se mêlaient l’un à l’autre mais qu’au bout du compte ils se différenciaient d’un seul point. La vie des snob (pardon, ma langue à fourché : « des nobles »)  qu’il a dû suivre était décidément bien compliquée. Lui-même aurait sans doute abandonné entre le choix d’un mouchoir rouge à pois blanc et celui d’un mouchoir blanc à pois rouge.


« A moins que vous, monsieur, vous souhaitiez participer à cela. Dans ce cas je vous souhaite la bonne chance pour que vous puissiez trouver ce chiffre. »





*Bien que Kris ait eu plus de chance d’obtenir les dés avant moi, je suis la première à répondre à cette épreuve et à choisir mon action. Je prends donc les dés Wink
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Aventure #12 écrite Sam 25 Juil - 18:04


Ephylix. La première Invocation recherchée par la milice au sein de la Capitale, et la Garde Dorée hors de Lüh. Celle que l'on racontait si puissante, qu'aucun chasseur de prime n'avait osé partir à sa poursuite, même pour une demie dizaine de milliers de Tsuris. L'intérêt que je doutai à son égard devint certitude. Non seulement elle ne semblait pas être de celles qui préfèrent courir à travers les prairies à chasser les Sifflets, mais elle possédait une puissance qui fit murmurer son nom en plusieurs lieux. Connaissant cela, sa grandeur qu'elle nous dévoila en se rapprochant se faisait plus impressionnante. Sa taille n'était pas aussi ogresque que celle d'Old, mais elle restait menaçante. Mieux valait tenir la laisse, qu'être son adversaire.         

Sortant du sol, des dés se présentèrent à nous. Choisir un chiffre.. Le trois de la perfection ? L'objectif étant de la qualifier, il était difficile de le prendre. Sur le plan physique, la poussière qui l'a recouvrait répondait à la question. Le fait qu'elle soit sur une affiche de recherche, démontrait que dans la discrétion elle avait encore à faire. Et pour sa capacité à veiller sur son Libérateur, sa place face à nous indiquait son incompétence. Non, la perfection n'était pas ce qui la caractérisait le mieux. Mais l'idée flattant grandement son égo, ce chiffre pouvait être le bon. Autre choix, le rarissime six. La rareté.. Au vue du nombre de portes, fermées comme ouvertes, elle n'était pas ce qui manquait sur l'île en tant que Fille de Terra. Néanmoins, son niveau de puissance retrouvée la rendait pour le coup exceptionnelle. Pris dans mes réflexions, j'en fus extrait par la main tendu du Garde Doré.    

Pour qui me prenait-il ? Pensait-il que j'avais besoin qu'il décide de se sacrifier pour que je puisse avoir une chance ? Que j'avais besoin de son aide, lui, un petit sbire du Prince sans intérêt, un homme sans la moindre once de respect pour ses semblables ? Qu'il se les garde ses dés. De toute façon je n'arrivai pas à me décider duquel choisir. Je n'avais pas besoin de sa bienveillance, de sa clémence ou de quoi que ce soit qui puisse venir de ce cliché ambulant. Si il décidait de m'affronter pour cette Demi-déesse sans dés, alors j'en ferai autant. Nous combattrons à armes égales, et c'est sans qu'il ne puisse avoir le moindre argument, que je l'écraserai si j'en venais à réussir. Il ne me volerait pas ma victoire en se faisant passer pour l'homme plein de vertu qui a accepté de se sacrifier afin de me donner une chance. Qu'il se les garde les dés, et sa bonne chance qu'il me souhaitait. Il n"y aurait pas la moindre once de pitié entre nous dehors, lorsque dans les prochains jours je bougerai mes premières pièces, et il n'en aurait pas plus dans cette Cellule. 


- Je n'ai pas pour habitude de me reposer sur la chance. Fis-je sur un ton ferme. Je n'en choisirai aucun, tout comme vous. Terminai-je en laissant mon attention sur cet homme, qui prenait autant de place à cet instant dans mon esprit, que la divinité elle-même  
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Aventure #13 écrite Ven 31 Juil - 17:19



L'espoir est ma déraison
Du monde

Chapitre 8: Déraison

Elle ne l'aurait jamais imaginé, non, jamais. Les sentiments sombres de la déité laissaient doucement place à de la surprise et presque de la joie. Finalement, cela allait être plus intéressant que ce qu'elle imaginait. Mais une pensée sombre la rattrapa, ainsi, même le hasard ne voulait plus d'elle. Preuve encore qu'elle était bien minuscule dans ce monde... L'orgueil de la tigresse en pâtissait grandement... Ephy resta un moment silencieuse face aux mots de l'homme doré. Pourquoi avait-il tant raison ? Pourquoi ses mots, en cet instant, faisaient monter en elle le doute ? Oui, elle n'avait aucune raison de choisir l'un ou l'autre. Mais pourquoi abandonner sa chance alors ? Ses pensées s'embrouillaient... Elle ne savait plus où donner de la tête et une migraine, qu'elle croyait pourtant impossible pour les gens de sa race, commença à poindre...
Se laisser mourir, ah, si seulement elle pouvait se laisser mourir... Oui, son monde n'avait plus aucun sens, tout comme l'épreuve qu'elle leur imposait. Rien n'avait de sens. Elle avait déjà choisis, du moins c'est ce qu'elle croyait. Maintenant elle ne savait plus.

Car tous deux avaient la réponse à l'énigme dissimulée. Car tous deux, inconsciemment, avaient répondu aux attentes de la déité. Le hasard n'existait pas et tout n'était que mascarade, même pour elle. Ephy se mentait à elle même en se prétendant mal, en se prétendant perdue. Alors qu'elle n'était que désespérée de voir encore et toujours ces murs, jours après jours, les mêmes briques vieillies par le temps mais miraculeusement pas encore pourries. La demi-déesse à l'orgueil démesuré venait de perdre à son propre jeu. Car jamais elle n'aurait cru qu'ils choisissent tous deux le zéro, la négation du hasard. Elle secoua imperceptiblement la tête. Comment rester crédible face à cet échec ?

La tigresse reste muette, désespérément perdue, en contradiction avec ce qu'elle affirmait plus tôt. Ses yeux papillonnent entre le sol, les murs et le trou dans le plafond. Entre la sûreté, l'enfermement et la liberté. Elle devait être bien perdue pour penser encore ainsi alors qu'elle prétendait avoir déjà choisit. Oui mais qui ? Son orgueil avait encore frappé...
Qui de l'homme encapuchonné aux arguments poignants ou de l'homme doré aux arguments frappant avait conquit son désir de liberté ? Son choix s'était d'abord porté sur l'assassin, car il avait été le premier venu et ses dires l'avaient conquise, mais ce que disait maintenant le garde doré avait la même valeur si ce n'était plus par moments...

Ephy se mit à regarder les dés. Ils semblaient si stupides, si futiles et pourtant ils reflétaient ce qu'elle était vraiment : prisonnière de ce temple et de sa bêtise au point de vouloir laisser un hasard inexistant décider pour elle.
Le félin touchait du doigt la liberté, mais plus elle s'en rapprochait, plus cette dernière s'éloignait. Elle s'emprisonnait toute seule avec ce dilemme. Il n'était pourtant pas compliqué de prendre le premier arrivé et de balancer l'autre. Mais son cœur, son état d'âme profond se réveillait et elle ne pouvait décevoir l'un ou l'autre...

Elle soupire, longuement, nouvelle épreuve de patience pour ces deux hommes sûrement lassés de la lenteur des événements. Elle se devait d'enfermer toute état d'âme et de choisir avec réflexion. La garde dorée et la garantie d'une traque interrompue ou l'inconnu au visage caché et le risque de se faire attraper ? Pas comme si finir derrière les barreaux l'inquiétait vraiment mais c'était jamais plaisant d'être dans une prison, divine ou pas.

Puis finalement elle fini par comprendre ce qu'elle veut réellement. Sa tête se redresse et ses yeux de turquoise étincellent dans la sombre cellule. Elle a choisit, définitivement. Un sourire narquois vient remplacer cette expression perdue, déroutée. Elle sait ce qu'elle veut. Elle sait comment arriver à ses fins et avec qui. Mais cela n'explique en rien sont sourire narquois, non, c'est l'idée qu'elle a derrière la tête qui l'explique. La tigresse fixe l'un et l'autre avant de se reculer et de s’asseoir. Son sourire ne cesse de grandir et il atteint son paroxysme au même niveau que la lune dans le ciel étoilé lorsqu'elle prononce ces quelques mots :

« Donnez moi un ordre, et j'obéirais à mon maître. »

Son regard se fait moqueur. Jamais elle ne montrera sa défaite, du moins, plus maintenant. Des dés avaient été lancés, et elle avait choisit, le hasard n'existait pas, seuls les choix étaient les garants de la destinée.

(c) Ephy








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Aventure #14 écrite Sam 1 Aoû - 22:40

"L'espoir est ma déraison"

dit le tigre esseulé


The man who hunts down criminals.






La déité s’était plongée dans ses profondes pensées. Roderik ne préféra pas imaginer quelles autres drôleries l’invocation avait en tête. Toujours droit comme un piquet, immobile et planté sur ses positions, le garde doré s’attendait sans doute à voir les dés ou la déité réagir. L’homme à ses côtés venait lui-même de refuser la sélection du hasard, tout comme lui. La question venait alors se heurter à ses dents serrées, à quoi jouait-il ? N’avait-il pas plus d’intérêt à choisir un dé ? À moins qu’il n’ait trouvé la réponse astucieuse à l’énigme malicieuse s’étant faufilée entre les dés ensorcelés. A l’instant d’après, Ephylix se détourna d’eux pour retourner à son point de départ, s’amusant de la situation sans doute au timbre de sa voix, elle proposa un tout nouveau jeu à ses prétendants. Un jeu toujours aussi hasardeux pour eux mais dont la déité tirait les ficelles. Attendre l’ordre d’un des hommes, sans doute pour obtenir d’eux leurs véritables identités, leurs plus profonds désirs ou tout simplement la tentation de la contrôler. Etait-elle de ce genre d’invocation à vous tourmenter de son désespoir pour ensuite vous inviter à la faire vôtre ? Roderik n’était certainement pas du bord à se faire embobiner dans un manège sordide. Ainsi, il ne put s’empêcher d’imposer son premier ordre si ce n’est un ordre dans le vent.

« Si c’est ce que tu souhaites. Voici mon ordre :



C’est tout. »


Rien. Un souffle seulement s’échappa des lèvres de Roderik. Bien qu’il ne semblait exprimer rien de tel, il souriait doucement. Un sourire sans joie, un sourire amusé, un simple sourire. Avait-il simplement compris ce que l’invocation lui avait demandé ? Très certainement. Son audition était impeccable et sa mémoire auditive remarquable. Il avait cependant décidé de ne pas donner d’ordre. Car, c’était là sans doute l’ordre qu’il avait choisi. Chose étrange, sans doute pour un homme dont la bouche est toujours ouverte pour cracher son venin à tout va. La raison de son silence était tout autre : Il n’avait rien à lui ordonner pour le moment. Tant qu’elle restait sage et que ses agissements n’exprimaient ni hostilités, ni haine quelconque elle pouvait bien faire ce qu’elle souhaitait. Même les insulter de tous les noms si elle le voulait. Tant qu’elle ne s’en prenait pas aux lois d’Arcane, aux lois de Lüh, elle était assez grande pour se gérer seule. Mieux, il espérait que son rival ne vienne lui-même à lancer le premier ordre pour être fixé sur les désirs de l’invocation. Si toutefois elle avait choisi l’un d’entre eux. Les dés toujours au sol le secouaient de beaucoup de questions ; autant sur l’invocation que sur son propre avis sur ce choix. Qu’est-ce qui pouvait pousser une invocation à jouer sa vie aux dés ? Qu’est-ce qui pouvait pousser un homme à faire de même ? Le désespoir, la folie des jeux, le charisme des autres, la peur des autres peut-être. Roderik n’en savait rien, il avait appris à vivre sans les divertissements de la sorte, trop vulgaire, trop provocateur pour intéresser un instant le garde doré. C’était une perte de temps que les criminels aimaient gâcher. Roderik, lui, préférait au loin l’idée de les attraper et rendre Arcane plus sûr ne serait-ce qu’une année entière. Alors là, peut être songera-t-il à lancer les dés, juste pour se distraire. Pour le moment, il abattait ses cartes aux yeux de tous, de nouveau avant de léguer la main à l’homme encapuchonné qui, espérons-le proposerait un jeu intéressant.


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Aventure #15 écrite Dim 2 Aoû - 12:09



L'espoir est ma déraison
Du monde

Chapitre 8: Déraison

Ephy regarde le garde, dubitative. A quoi jouait-il ? Pourquoi avoir donné pour ordre le silence lui même de ses paroles ? Pourquoi n'avoir rien demandé ? La tigresse, vraiment surprise et déconcertée par cet homme se redresse et lui fait face. Elle veut comprendre, comprendre ses motivations, comprendre ce qu'il veut. Oui, elle ne sait toujours pas qui choisir et si ça avait été lui, elle n'aurait pas réagi. Mais pour l'instant, rien n'avançait, tout était au point mort et elle n'arrivait à se décider entre deux hommes qui avaient tous deux des traits qu'elle recherchait. Du moins... Elle connaissait plus ou moins les motivations de l'un, mais ne savait rien de cet homme à l'armure dorée.

La déité se rapproche encore de cet homme au visage impassible. Elle oublie complètement l'assassin qui n'a plus aucune place dans ses réflexions pour le moment. Elle devait savoir, connaître ses motivations pour pouvoir trancher définitivement. Ce qu'elle voulait, après tout, c'était la liberté, oui, mais également un chemin intéressant à suivre. Elle voulait dominer, se battre tout comme elle voulait cesser d'être en conflit avec elle-même.
Alors elle regard cet homme à peine plus grand qu'elle. Son visage n'est plus qu'à trente centimètres du sien. Son regard turquoise le fixe, sans ciller. Son souffle est lent. Elle le toise, l'observe, apprend. Mais elle ne saura rien tant qu'elle ne lui aura pas demandé...

« Que veux-tu réellement ? Pourquoi ces réponses illogiques ? A quel jeu joues-tu ? Qui es-tu ? »

Elle avait parlé avec calme, sa voix résonnant dans la pièce circulaire. Le silence se fit à nouveau, seules les respirations se faisaient entendre. Ephy tourne la tête vers l'homme encapuchonné, elle ne lui dit rien, elle le regarde juste. Puis au bout de ce qui semblait être deux minutes, mais qui n'étaient que quelques secondes tant la tension était palpable, elle parle, elle lui souffle un ordre. Le monde à l'envers, enfin, si tant est à penser qu'il était déjà à l'endroit.

« Silence, ne parle pas. Ne proteste pas. Tu n'as pas ton mot à dire maintenant. Je veux connaître ses motivations alors attends... ou pars si tu en as marres, tu auras alors répondu avec exactitude à ce que j'attendais. »

Sur ces mots, elle reviens planter son regard sur le garde. Elle savait pertinemment que cela allait énerver l'assassin, son premier choix car arrivé en premier. Mais elle n'avait plus de choix, désormais, il l'avait remise en doute, encore une fois. Et ses agissements l'intriguait, grandement. Au final, peut-être qu'elle voulait lui laisser sa chance. Chance qu'il n'avait pas eut car son choix avait été fait avant d'être brisé par quelques gestes, par quelques mots.

HRP: Avec l'accord de Kris, je poste maintenant pour te laisser ta chance Smile

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Aventure #16 écrite Dim 2 Aoû - 22:16

"L'espoir est ma déraison"

dit le tigre esseulé


The man who hunts down criminals.






L’homme au visage couvert d’un casque à visière fermée entrapercevait dans les ouvertures la démarche d’Ephylix vers lui. Avait-il dit quelque chose qui l’avait ennuyée ? Il n’avait rien dit pourtant.  Ses pattes de velours semblaient affaisser le sol et soulever la poussière. Son silence obsédant l’esprit du garde, il resta de marbre, planté sur ses positions lorsque la face de l’animal se plaça devant lui. Il fallait l’avouer, il n’avait jamais vu une invocation aussi imposante. Lorsque la pluie de question s’abattit sur Roderik, il se reprit par deux fois à soupçonner qu’il l’avait intéressé. Il ne valait mieux pas faire de suppositions trop hâtives qui pourraient perturber les réponses à ses questions. Une fois le silence revenu. Il se permit de répondre de sa voix caverneuse.

« Je ne répondrai qu’à une question à la fois. »

Reprenant petit à petit les réponses dans sa tête, l’invocation profita de l’instant de silence pour sermonner son rival. Pourquoi avoir tant envie de connaître le garde doré au point d’en envoyer promener le premier venu ? Il n’allait nullement s’en plaindre, bien sûr car cela était une opportunité de répondre aux interrogations de la déité tout en se présentant à elle. Ephylix aura ainsi toutes les armes nécessaires, en partant du principe que l’invocation ait fait la même chose avec son concurrent, pour se décider.

« Pour ce que je veux, je présume que cela te correspond aussi : Je veux l’impossible.»

Il n’avait rien de plus à dire pour résumer ce qu’il souhaitait. Bien évidemment, Roderik aurait pu s’évader dans des tirades pour raconter son histoire et le mode de vie qu’il souhaiterait voir sur Arcane tout comme la fin de la misère des Hommes dont la vie s’estime à une poignée de Tsuris. Il aurait aimé sans doute avoir un variquan intelligent à ses côtés qui se ruerait à ses pieds lorsqu’il siffle. Une petite femme qui lui ferait des plats et une cabane dans les bois. Et puis pourquoi pas un animal domestique qui lui lècherait le visage chaque matin au réveil ? Le garde doré aurait pu décrire ses plus profonds fantasmes également mais il considéra que « l’impossible » sonnait mieux en ces circonstances. La deuxième question lui revint en mémoire et il y répondit par :

« Pour ce qui est de mes réponses, je n’ai rien fait d’illogiques en soit. J’ai simplement repris ta demande sous un autre angle, l’angle que j’ai toujours choisi. A moins que tu ne t’imagines que ce que je pense est « illogique » sur ta conception du monde, si ce n’est des Hommes. »

Illogique était le mot traitre. A preuve du contraire, l’invocation s’attendait à autre chose de sa part ce qui a pu alors l’interroger, comme maintenant, et peut-être l’invité à s’intéresser à son cas. La chance lui souriait d’une certaine manière mais jusqu’où aura-t-elle la tolérance nécessaire pour accepter sa différence à ce en quoi elle croit ? La question du jeu ou du numéro qu’il interprétait venait ensuite :

« Je ne joue aucun rôle si c’est ce que tu penses. Je ne fais que jouer aux jeux que tu nous proposes. Je n’ai aucun intérêt à me plonger dans le hasard de tes choix et pour ce qui est des ordres, je n’en ai aucun à te donner. Ce serait montrer de la faiblesse d’esprit que de te lier à des chaînes supplémentaires et je ne suis pas effrayé de ce que tu pourrais dégager de tes forces divines. J’aurai mieux fait de quitter ce monde depuis bien longtemps si je ne les acceptais pas.»


La pensée qu’il développait ici était assez complexe. Elle n’avait rien fait qui demandait un ordre précis. Si elle avait attaqué Roderik ou même le concurrent l’ordre lui serait sans doute venu sur-le-champ. De plus, l’ordre semblait avoir une importance capitale pour le choix de son partenaire. S’il se trompait il aurait échoué. Il était sans doute mieux de ne rien dire. La question la plus essentielle pour lui vint enfin dans le fil de ses pensées. Prenant son temps pour réfléchir à ce qu’il allait dire, Roderik croisa ses bras autour de son plastron. Il réfléchit à voix haute.

« Tu te moques de qui je suis, je pense. Ça ne t’apporterai rien d’avoir un nom sur mon armure.»


Ses bras retombèrent le long de son corps, droit comme un i, le garde doré songea à proposer une toute autre alternative en réponse à sa question.

« Mais comme j’ai sans doute plus d’intérêt à te répondre qu’à me taire : Considère que je ne suis rien de plus qu’un exécutant de la loi.  Je suis « l’invocation » des lois d’Arcane. Aussi soumise à elles que vous, les invocations, pouvez l’être à vos maîtres si tu m’en passe l’expression douteuse.»

Le garde doré se dit soudainement qu’il était insultant pour une invocation d’entendre un homme se mettre à son niveau. Une expression sans doute de très mauvais goût qu’il se chargea bien de rattraper. Sa tête casquée se leva pour observer les alentours de la pièce. Il était sûr à présent, il n’échangerait sa vie pour rien au monde.

« Moins soumise, si j’en crois l’état de ton habitat. »




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Aventure #17 écrite Lun 3 Aoû - 10:53


La patience que je me flatte d’avoir continuait de vaciller. Des heures que je me présentai à cette divinité qui semblait s’intéresser bien plus au plaisir de la soumission à un pion, qu’à la domination auprès d’un décideur. Il lui fallait tant de temps. Tant de temps pour se décider face à un choix où il n’y avait pourtant que deux possibilités. Combien lui en faudrait-il pour des questions plus stratégiques où les axes d’approches seraient en bien plus grand nombre ? Pour des complots qui demandent de prendre en compte une grande quantité de données ? Pour diriger troupes ou fief ? Si nous étions testés, elle l’était tout autant. Et son incapacité à savoir prendre une décision rapidement était un grave handicape pour moi. Je n’avais pas pour projet de la tenir en laisse et de lui dire constamment quoi et comment faire. Il me fallait une invocation capable d’indépendance, et de savoir ce qu’elle veut. Déterminée à obtenir satisfaction, qu’importe le moyen.    

L’échange qu’ils eurent ne fit pas vibrer mon attention, occupée à essayer de savoir si l’Invocation était à la hauteur de ce que je venais lui proposer, ou si elle n’avait pas ce qu’il fallait. Elle qui demandait à ce que je lui apporte la liberté pour finir par s’intéresser à celui qui l’enfermera dans une cage aux barreaux fais de lois. Elle qui demandait à ce qu’on l’aide à oublier en début d’après-midi pour ne plus avoir cette requête à la soirée tombante. Elle, qui n’était que contradiction. Une compagnie certainement distrayante lors de voyages, mais peu recommandable à placer sur l’échiquier que j’eu mis en place. J’étais venu dans ce saint Temple pour y trouver ma pièce maitresse, celle qui serait décisive dans la plupart de mes déplacements de pions. Celle qui briserait les défenses adverses, contournerait les pièges tendus pour finalement, prendre ceux de l’adversaire, un à un.


- Voici mon ordre. Fis-je en revenant dans la partie, que cela soit toléré ou non. Choisis.

Tel était mon ordre. Tel était le seul ordre qui avait du sens. Le seul, qui devait être donné. Mais plus que cela, le seul qui, par ce qui en découlerait, répondrait à mes interrogations à son égard. Allait-elle changer Arcane comme personne ne l’avait encore fait, ou n’être qu’un larbin de plus dans les rangs de la Garde Dorée ?  Il étant temps pour elle de choisir. Les ordres avaient été donnés.


L’inconnu au visage masqué, membre de la Garde Dorée, sauveur de la veuve et de l’orphelin, sans véritable futur bien différent de ce qu’il était aujourd’hui.

Kris, Maître Assassin dans les prochains jours, connu comme le Seigneur Akelar, dernier des Katar, Haut Noble de Lüh, dirigeant de commerces, membre du Conseil de la Noblesse et aventurier à ses heures perdues, principale menace et futur fléau d’Arcane.

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Aventure #18 écrite Mer 5 Aoû - 17:26



L'espoir est ma déraison
Du monde

Chapitre 8: Déraison

Pourquoi cette erreur aussi stupide ? Il avait pourtant réussi le reste alors pourquoi cette erreur ? La tigresse, désolée par ces mots, se recule un peut et baisse la tête. Elle n'a plus envie de jouer, non. Il l'avait déçue, celui en qui elle portait ses espoirs. Il l'avait vraiment déçue. Elle ne pouvait certes pas choisir sur un seul mot alors que tout le reste n'était que tromperie et mascarade, pourtant... Oui, c'est ce qu'elle allait faire. Ephy releva la tête et planta ses yeux brillants sur Roderik.
C'était l'homme en qui elle portait le plus d'espoir, droit, fier, fidèle à lui-même. Un homme de justice. Malheureusement, c'est aussi ce qui le perdra. Elle ne pouvait détacher son regard du sien mais se devait de faire un choix final.

La déité ne pouvait se permettre de choisir quelqu'un dont la liberté était aussi enchainée que la sienne. Elle ne pouvait choisir quelqu'un qui ne volait pas hors de sa cage. Elle voulait briser ses chaines, du moins, en avoir l'illusion. Et avec lui, ce garde doré, elle n'aurait pas ce qu'elle voulait. Pourtant, tout la poussait à aller vers lui. Il inspirait la confiance, la droiture, pas comme cet autre homme sûrement au sommet de la pyramide criminelle.
Pourtant, bien qu'elle voulait se détacher de son passé houleux et sombre, elle ne pouvait s'empêcher d'être attirée par cette aura sombre que dégageait l'homme encapuchonné.

A vrai dire, elle voulait tout à la fois. Elle voulait la malhonnêteté et elle voulait la vérité. Mais par dessus tout, elle désirait la liberté. Une liberté qui incluait l'oubli de son passé. L'oubli de son unique amour, Calann n'ayant été qu'un amusement sur ce chemin qui la mena au temple. Et elle voulait la richesse. L'avidité dont elle faisait preuve ne lui était habituel que depuis qu'elle avait rencontré Edvah, cette pirate aux yeux intelligents. Mais voilà qu'elle s'égarait à nouveau, se cherchant excuses sur excuses pour justifier ce choix qui n'avait aucune logique. Oui, parce qu'elle désirait aller avec le garde, ne serait-ce que par curiosité. Mais elle ne pouvait se permettre ce choix, pas après cette erreur.

Elle se recule, doucement. Sa tête se baisse doucement puis son regard va brutalement fixer l'imprudent qui venait de lui crier son ordre. Elle grogne, énervée que le silence soit brisé, énervée qu'elle eut dû choisir entre la justice et la criminalité, énervée d'avoir ce choix à faire, choix qu'elle n'avait pu se résoudre à laisser au hasard, inexistant. Ephy n'aimait pas ça, choisir entre deux parties d'elle-même, choisir pour une stupide liberté qu'elle avait avant qu'ils ne décident de la leur ôter. Ses créateurs, qu'elle ne pouvait plus appeler pères depuis le temple de l'eau. Ils avaient osé lui ôter ses souvenirs, ils avaient osé le faire souffrir et elle par la même occasion. Elle n'en pouvait plus, de devoir se soumettre à une punition qui ne la regardait pas. Où était l'égalité dans tout ça ? Ah mais c'est vrai, l'égalité était une valeur qui n'existait que partiellement pour eux, enfants des dieux. Ils n'avaient d'égale que leur force physique et leurs pouvoirs...

La tigresse grogne plus fort, ses crocs se découvrent et ses griffes se plantent dans le sol fait de terre tassée au fil des années, comparable à de la pierre désormais. Elle n'aimait pas être pressée, être obligée de faire quelque chose. Elle aimait prendre son temps et cet homme venait de briser deux de ses règles.
Un dernier coup d'oeil vers le garde. Il avait tous les arguments pour lui, mais un mot peut tout changer, particulièrement lorsqu'il s'agissait du terme invocation qu'elle haïssait. Il la reléguait à un rang inférieur à celui des esclaves. Eux pouvaient désobéir, pas elle.
Et ce qu'il y avait d'illogique dans sa réflexion était qu'elle pouvait changer d'avis devant un simple mot mais qu'un comportement hautain l'indifférait complètement. Elle n'était pas normale, elle était elle, une source illogique et  contradictoire.

Ephy se met à pousser un grognement si fort qu'il en vint à faire vibrer les murs de la cellule. Tous ses muscles se bandèrent, ses griffes s'enfoncèrent plus profondément dans le sol. Et elle bondit en direction de l'assassin, ne lui laissant pas le temps d'esquiver. Plus de cent kilos de muscles qui s'échouèrent sur le pauvre homme sans pour autant le tuer. A la limite lui faire quelques bleus et lui casser quelques os, mais c'est tout.

Le félin qu'elle était, babines retroussées, approcha sa tête proche de celle de Kris et le fusilla de son regard turquoise. Oui, bien que certains pensaient le contraire, elle se plaisait à dominer les autres, à être au sommet de la pyramide.
Elle fit claquer sa mâchoire, histoire de bien lui faire comprendre qu'elle avait sa vie entre ses pattes. Puis elle redressa la tête et le toise de façon hautaine. Stupide humain, stupide créature fragile incapable de survivre sans l'aide d'une déité.

« Tu as de la chance que je ne puisse pas te tuer, humain. Mais sache que je ne ferais rien pour t'arranger la chose. Tu es venu m'imposer un choix, et j'ai horreur de ça » puis elle se retourne vers le garde, l'air énervé bien que ses yeux trahissaient un certain regret, « pars avant que je ne décide de te tuer. J'ai envie de meurtre, vous m'avez énervée, petits insectes. »

(c) Ephy








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Aventure #19 écrite Mer 5 Aoû - 22:17

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L’action avait été comme un jet d’eau sur le visage après une soirée bien arrosée. L’invocation n’avait eu de cesse de la regarder, buvant chacune de ses réponses qu’il s’en serait convaincue d’être captivant. Gardant son attention sur le fauve, il ne s’attendait absolument pas à ce que l’invocation se jette sur ce pauvre homme. L’instant de panique avait fait que Roderik en posa sa main sur le manche de son arme. Que pouvait-il faire si ce n’est abattre son arme sur un Demi-Dieu dont la mort semble se désintéresser ? Il serait d’ailleurs malvenu sans doute de charger comme un bœuf. L’once d’hésitation se justifia, l’invocation ne pouvait tuer son nouveau maître.

L’homme se redressa, relâchant lentement l’arme de sa poigne. Il avait échoué et il ne pourrait rien faire au calvaire de cet homme. Sans plus de cérémonie, accordant les dernières faveurs d’une invocation dont la libération sera de nouveau présentée sur les avis de recherche du territoire et d’un homme encapuchonné sûrement l’être le plus malchanceux d’Arcane. Et encore, il pesait ses pensées. Sans un mot de plus, sans un regard porté sur l’invocation, Roderik gagna l’entrée devenue sortie de la demeure de l’être damné. Un sourire mesquin gagna ses lèvres, personne ne le verra jamais, il avait déjà tourné le dos à cette journée qui lui fit perdre bien plus de temps qu’il n’en gagna. Des criminels venaient sans doute de tuer une famille de plus pendant qu’il traînait ici à rêvasser. Il ne put s’empêcher de souffler un dernier au revoir en franchissant la porte. Une dernière parole sifflant entre ses lèvres comme une menace amicale.

«En espérant que ta libération ne t’invite pas à retrouver le chemin des ténèbres, Ephylix. Auquel cas Nous aurons l’occasion de nous revoir dans de mauvaises circonstances. »


Turil IV ruminait dans son coin, attendant que son cavalier ne daigne à le récupérer. L’air qu’il avait à son arrivée lui donnait un air plus abruti qu’à son achat. Il fallait croire que son éducation était encore à faire. Roderik installa de nouveau ses affaires sur la selle de son variquan, il ne tarda pas à s’éloigner sur son dos par la suite.

En chemin, le cavalier ne pouvait s’empêcher une dernière fois de repenser à ce qu’il s’était produit au temple. Devrait-il se remettre en question ? Etait-ce réellement une bonne idée que de vouloir une invocation pour le seconder dans ses enquêtes ? Il n’avait plus le temps de douter. Le temps lui manquait et il devait consacrer sa vie et ses journées à retrouver des criminels en cavale. La question des projets d’Ephylix puis sur l’identité de cet homme lui vint en mémoire. Qui était-il exactement et saurait-il brider les intentions de cette invocation ? A moins que ses actions passées ne soient que les ordres d’un criminel. Ses discours et ses menaces semblaient porter vers la première hypothèse. Ephylix était un être dangereux pour l’Ile d’Arcane et ses habitants, sa libération ferait très certainement de son maître un homme mort dans les prochaines semaines si son intelligence ne dépasse pas celui de Turil IV. Rien de tout cela n’était réellement fondé et prendre son grade comme supérieur aux Invocations et à l’idiotie humaine serait signe d’une grande, d’une très grande inconscience. Il n’avait pas les forces nécessaires pour se mesurer aux Dieux mais ses ambitions, trop folles et trop grandes ne l’empêchait pas de penser à ce qu’il pourrait faire pour Arcane. Le Garde doré, pardon, Roderik Mortier, s’était avancé seul sur l’échiquier sans s’en rendre compte. Il ne restait plus qu’à savoir si sa traversée le mènera au pied du prince des ombres ou bien à sa tête.




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Aventure #20 écrite Dim 9 Aoû - 17:32


En quelques secondes, la situation changea. Son intérêt plus que grand pour le Garde Doré, la servitude et l’ennuie qu’il représentait, changea brusquement. Bondissant pour écraser lourdement mon corps contre le sol, je dû à la chance de garder relever mon visage, sans quoi sa petite surprise plus que déplacé aurait causé au mieux de lourds dégâts mentaux. Claquant ses babines près de mes yeux, elle essaya sans doute de m’avertir de sa capacité à me tuer. Et si elle était plus qu’impressionnante ainsi, mon inconscient me fit n’éprouver aucune crainte quant à ma survie. Si elle me choisissait, elle ne pourrait pas. Et si c’était le chevalier jaunâtre, elle ne pourrait jamais ôter la moindre vie, ou seulement après de longues procédures qui, de toutes manières, réclameraient la corde et non le meurtre par Demi-dieu. Bien que certain de cela, je ne pouvais empêcher ma mâchoire de se serrer avec force. Il me fallut quelques instants pour comprendre ses mots, comprendre que j’étais désormais son Maître. Temps durant lequel le justicier des temps modernes prit congé.

Désormais, s’offrait à moi trois possibilités. La première, écraser cette tigresse. Lui rappeler qu’elle n’était qu’un larbin au service des Hommes et que ce serait silence et docilité si elle ne voulait pas que je lui fasse se ridiculiser et devenir une plaisanterie au service du premier venu. Actuellement, c’était une option très tentante, pour avoir osé porter la patte sur moi et me ridiculiser de la sorte face à un sbire du Prince. Pour lui apprendre que chacun des gestes commis contre moi à de lourds conséquences. La seconde, était de plier genoux. Chose que j’aurai sans doute fait, reconnaissant sa toute puissance et son titre bien supérieur au miens en Fille de Terra. A la condition bien entendu, qu’elle eut fait preuve de respect et qu’elle ne soit pas venu réveiller mon égo par son geste et sa menace futile. Elle ne désirait pas me rendre la chose facile ? En me l’avouant, il ne me suffisait plus que de lui donner l’ordre de me rendre les choses les plus faciles au possible. Pourtant, c’était la troisième voie que j’envisagerai pour commencer.  

Je n’étais pas venu chercher ici un pantin. Cela, je peux le dénicher à la première auberge venu. Ce que je désirai, c’était une pièce maitresse sur mon morbide échiquier. Le pion secret, celui qui réaliserait les objectifs avec une efficacité improbable tout en ayant une parfaite autonomie, ne m’obligeant pas à lui consacrer plus de temps que nécessaire. J’optai ainsi pour un mélange des deux. Je lui laisserai agir selon son bon vouloir et lui apporterait l’aide qu’elle me demanda à mon arrivée. Mais si elle osait de nouveau se tourner contre moi, si à la place de se contenter d’un titre d’égale elle se faisait stupidement gourmande à réclamer être au-dessus de moi, ne se satisfaisant pas de chercher cette domination chez tous les autres humains de l’île, alors je cesserai les politesses.  


-  Eloigne toi de moi, sur le champs ! Lui ordonnais-je dans un premier temps pour réussir à me relever, bien que difficilement. Si jamais tu oses de nouveau, je n’aurai que faire de ce qui te plaît, et te rappellerai à la sentence qui est tienne ! L’informais-je, la douleur paraissant se réveiller davantage. Prenant une profonde inspiration, je me résignai à me calmer, conscient que l’un de nous devait être capable de faire le premier pas. Il semblerait que nous sommes tous deux dotés d’une force de caractère qui ne tolère pas que qui que ce soit se proclame supérieur. Alors voila ce qui va se dérouler, je n’userai pas de mon titre légitime de Maître qui me revient des Quatre Eux-mêmes, et ne te traiterais pas comme une Invocation, mais comme la divinité que tu es. Et toi, tu ne me causeras pas le moindre tords, de près ou de loin, physique ou autre.  Lui expliquais-je. Je t’ai promis la plus grande liberté, outre celle de t’en prendre à moi, si ton choix venait à se poser sur moi. Je tiens chacune de mes promesses. Va où bon te semble, fais ce qu’il te plaira. Mais jamais, ne te fais prendre par la Garde Dorée ou la Milice de Lüh. Ma voix était devenu calme avec le temps, tandis que je me dirigeais vers la porte pour l’atteindre sans lui avoir donné l’occasion de répondre. Pour ce qui est de mon engagement à propos de l’aide à ton oublie, nous en discuterons. Mais pas avant quelques jours où j’ai plusieurs affaires à régler et toi.. Des envies à assouvir.

Je quittai alors la geôle millénaire, ne lui donnant pas de droits de réponses si elle en éprouvait le désir, comme elle, me l’avait interdit. Notre alliance n’allait probablement pas être la plus simple, mais peu m’importait. Je ne recherchai pas une amie, mais une alliée. De toutes manières, je ne la pensai pas capable de parvenir à être ce qu’aucune n’avait réussie à devenir.  
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Ephylix
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Aventure #21 écrite Lun 10 Aoû - 12:40



L'espoir est ma déraison
Du monde

Chapitre 8: Déraison

Elle regarda le garde doré partir, sans pouvoir lui répondre quoi que ce soit. Bien qu'il l'eut énervée, elle ne pouvait s'empêcher d'avoir de la pitié pour cet homme qui venait sûrement de perdre sa seule chance de faire régner l'ordre à Lüh. Mais que voulez vous, Ephy était déjà une hors la loi et courir lui allait mieux que rester assise à regarder les fleurs chanter. A moins que ce ne soient les sylvebec ? Quelle importance ? Quoi qu'il en soit, la déité soupira. Ce qu'il ne savait pas, c'est qu'avec son esprit tordu, elle allait très sûrement comploter dans le dos de son nouveau maître. Elle n'avait jamais réellement aimé ni l'un ni l'autre parti. Le bien ? Le mal ? Elle prônait la liberté...

La gardienne des souvenirs de la terre, nouvelle mission qu'elle venait de se donner à l'instant parce qu'elle trouvait que le titre avait une certaine connotation majestueuse, replonge son regard dans celui de son nouveau maître. Et dire qu'elle préférait de loin Edvah et son détachement... Elle grogne à son premier ordre mais s'exécute sans autre forme de protestation. La tigresse s'asseoit et fixe l'encapuchonné. Seule une personne ayant un ou deux pieds dans des affaires louches se cachait ainsi des autres. Il était clairement pas net et ce fut confirmé par son long discourt ennuyeux qu'il fit en quittant la cellule.
Elle ne put s'empêcher de se moquer de lui en l’imitant grossièrement. Puis elle s'étira, prit le temps de dénouer chaque muscle et bailla un grand coup. Et son regard fixa cette porte qui était liberté. Ephy resta un instant dans sa cellule, à ruminer les mots de son nouveau maître à l'orgueil démesurée. Cela lui donnait une raison valable de vouloir l'embêter et faire capoter tous ses plans. Elle n'aimait pas, mais alors pas du tout, qu'on lui donnât de tels ordres. Car oui, c'étaient des ordres dissimulés et elle ne pouvait s'y soustraire, enfin, normalement. Car ils n'avait pas précisé qu'il ordonnait, il conseillait juste avec autorité.

Elle se lèche les babines et rit doucement tandis qu'un fin sourire vient s'étirer sur son visage de félin. Le jeu pouvait commencer, un beau jeu qu'elle se plairait à mener avec le plus grand des sérieux. Voilà qu'elle entrait sur l'échiquier, voilà qu'elle entrait en tant que fou, fou qui allait détrôner le roi et devenir reine. Son but, désormais, était de se hisser en haut de la pyramide, de contrôler cet irrespectueux maitre et de montrer à tous que les demi-dieux n'étaient pas des esclaves. Elle avait renié ses pères, renié sa famille et elle haïssait les Hommes. Quoi de mieux que de tous les défier dans la même partie ? Nouveau rire puis l'agacement des paroles de Kriss revient et elle ne put s'empêcher de prononcer à voix haute quelques moqueries sarcastiques :

« Gnia gnia gnia, et voilà que je me proclame môsieur le maitre du monde... Tss, tu vas voir, humain, de quoi est capable la déité folle que je suis ! »

Sur ces mots, elle se lève et sort à son tour de la cellule puis emprunte les longs couloirs de cette prison nommée temple. Sur son chemin, elle croise d'autres déités enfermées mais n'en a que faire. Elle est seule, désormais, seule maîtresse de son jeu, jeu qu'elle comptait remporter. Ainsi, ses idées folles se mettaient en place tandis qu'elle avançait avec calme vers la sortie, vers sa fausse liberté retrouvée.

Le fou venait d'avancer.

[Fin du RP]

(c) Ephy








Prendre le temps de ne rien faire.
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L'espoir est ma déraison

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