Première leçon : les Hommes.

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Aventure #1 écrite Mer 9 Sep 2015 - 20:54

Nous arrivons d'ICI


Erine avait arrêté sa couse. Agrippant un morceau de sa cape, elle sécha son visage trempé de sueur. La silhouette méticuleusement taillée de la citée fortifiée se dessinait enfin devant elle.  Perchée du haut de sa colline, la rouquine devinait l'Ivre serpentant dans la plaine derrière la construction humaine. L'archère ne put retenir un sourire taquin alors qu'elle s'élançait à nouveau à petite foulée le long du chemin de terre. A quoi pouvait bien penser les Hommes ? A cette distance les murailles de Rorn étaient bien ridicules face à l'immensité de la lande.

La rousse jeta un coup d’œil vers le ciel. Rathjar planait en cercle parfait au dessus de sa position. La femme plaça ses doigts en visière pour mieux distinguer la divinité. Elle s'était montrée assez sarcastique lors de leur dernière conversation. Cependant la déité semblait avoir accepté de suivre son conseil maintenant qu'elles étaient arrivées au portes de la ville.

"Si tu veux, tu peux t'installer sur mon épaule pour te poser, proposa Erine. Tant que tu ne me lacères pas la chair avec tes griffes ça ne dérange pas. J'te propose de faire un p'tit tour avec visite guidée puis tu as carte blanche jusqu'à demain matin.  Nous reprendrons la route à l'aube comme aujourd'hui. Je profiterai de la journée pour combler au mieux tes lacunes sur notre monde. "

Lors du trajet Erine n'avait céssé de penser à ce premier jour en sa compagnie.  Son attention concernant ses explications sur Arcane ne l'avait pas échappées. Heureusement son père avait été un professeur compétant sur de nombreux domaine. Grâce à son éducation, la jeune femme ne se sentait pas complètement inutile. C'était d'ailleurs lors de ces rares moments que l'invocatrice oubliait cette distance froide que Ratjhar s'appliquait à maintenir. De plus ce n'était pas non plus dans l’intérêt du faucon que de retourner dans sa cellule à cause d'une mauvaise rencontre.

Alors qu'elle attendait une réponse de la demi-déesse, la rousse s'était avancée sur les larges lattes de bois épaisses du pont levis surmontant l'eau saumâtre encerclant la ville. La vision d'ensemble de l'allée principale qui s'ouvrait à elle n'avait pas perdu de son activité depuis sa dernière visite. Cependant l'atmosphère festive des derniers mois  s'était volatilisée troquant ses chants, ses rires et ses couleurs chatoyantes pour les meuglements des bestiaux de ferme et la monotonie des besognes d'été. Ici personne oubliait que l'hiver serait bientôt de retour.

"Alors, tu viens?  demanda Erine en se retournant vers la concernée. Ta première leçon ne va pas tarder à commencer !"
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Aventure #2 écrite Dim 13 Sep 2015 - 10:22

Une douce euphorie se répandait dans le corps de Ratjhar. Elle volait. Des siècles durant, elle avait porté le deuil de sa liberté perdue sans soupçonner à quel point les murs de sa prison lui pesait plus que la sentence. Cette légèreté enivrante ne pouvait que trancher avec la douleur hachée qui ne manquait pas de se réveiller à chaque mouvement d’aile trop audacieux. Mais l’oiseau n’en avait cure. Erine l’avait sorti du temple et l’avait emportée avec elle, plutôt que de s’en défaire dédaigneusement comme d’un trésor pioché dans l’ombre qui exposé en pleine lumière, aurait plus eu l’éclat du verre poli que celui des joyaux.

La rouquine semblait pressé. Elle avait couru une bonne partie du chemin, à tel point que Ratjhar s’était vue contrainte de voler à bon allure pour se maintenir, plutôt que de se laisser paresseusement porter par les courants. La cité apparut, tel un monstre de pierre grignotant les cieux et l’oiseau frémit à sa vue. L’intérieur des murailles lui évoquait la gueule béante d’un monstre tapi dans la poussière, prêt à dévorer le malheureux qui commettrait la sottise de s’y aventurer. Mais Erine ne semblait ni surprise, ni prête à renoncer, c’était là ce qu’elle s’était attendue à trouver, et pis que cela, c’était là qu’elle comptait se rendre. Ratjhar retint de justesse un glapissement de détresse.

Ratjhar descendit vers Erine avec précaution. Son avertissement l’inquiéta. Elle ne parvenait pas à savoir s’il s’agissait là d’un reproche ou d’une moquerie, et Ratjhar avait grand peine à manoeuvrer son vol avec une précision parfaite. Loin des courants d’air chaud qui l’aidaient à planer, elle était à la merci de son propre poids, et ne pouvait adopter un vol stationnaire à la manière d’une petite mésange.

A défaut de se poser avec délicatesse, elle visa la zone où les habits les plus épais couvrait la peau de l’épaule d’Erine et s’y agrippa, poinçonnant malgré elle le cuir de ses serres. Une fois posée, il lui était plus facile de répartir son poids au mieux, et de faire attention à la manière dont elle plaçait ses serres. Sans la blessure récoltée auprès du lion sans visage, cette posture forcée aurait presque pu être confortable.

Visiter la ville l’intriguait. S’en échapper jusqu’au petit matin était une proposition tentante. Seulement, Ratjhar était peu désireuse de laisser Erine seule entre ces murs. A voir ce qui rôdait dans les bois de la lande, il était aisé d’imaginer que la ville serait plus dangereuse encore. Elle avait acquiescé concernant la visite. Elles n’avaient pas fait tout ce chemin pour s’en écarter maintenant, même si Ratjhar l’eut préféré. Après un instant d’hésitation, elle posa la question qui la tiraillait :

° Les humains d’ici… Que penseront-ils de moi ? °

Jadis, elle se serait inquiétée du regard qu’il portait aux dieux. A présent qu’elle n’était plus que l’enfant reniée d’Aer, elle ne se sentait pas le droit de les juger. Les humains ne l’avaient pas moins piégée bien avant que ne s’impose la terrible décision divine, et Ratjhar avait grand-peine à l’oublier. Elle voulait bien admettre qu’Erine ne ressemblait pas à ceux qui l’avait trompé, mais l’âme honnête de la rouquine ne pouvait suffire à racheter son peuple entier, et surtout pas en si peu de temps.

° Sommes-nous des monstres ou des trophées ? ° insista l’oiseau, explicitant son propos d’un ton acerbe.

Elle regretta ses mots, redoutant qu’Erine put croire qu’elle s’imaginait qu’elle put la voir ainsi. Mais les humains lui avaient joué d’assez mauvais tours pour qu’elle n’osât plus leur manger dans la main. Ce point réglé, elle se plia de mauvaise grâce à la visite imposée par Erine. Ce n’était pas la promesse d’un exposé qui l’ennuyait, mais l’éventualité d’une menace à venir.

Un péril dont elle ignorerait l’existence et dont elle serait, incapable, par essence, de protéger Erine, pas plus qu’elle n’avait pu prédire l’attaque des lions. Perché sur l’épaule d’Erine, elle se sentait en relative sécurité. Il lui suffirait de s’envoler si la situation l’exigeait. Alors que la rouquine mettrait un temps infini à courir jusqu’aux portes.

Elle enviait l’insouciance d’Erine. N’avait-elle pas vu le piège ? L’eau qui ceignait les murailles ? Ne venaient-elles pas de franchir avec insouciance le seuil d’une prison ?

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Aventure #3 écrite Mer 16 Sep 2015 - 13:22

Erine était soulagée que la déité accepte sans rechigner de s'installer sur son épaule. Même si la mise en pratique n'avait pas était une expérience très agréable, Ratjhar avait fait attention à ne pas la blesser. La rousse réalisa soudain qu'elle n'avait jamais été aussi proche du faucon. Cette sensation nouvelle rassurait quelque peu l'invocatrice sur lien qu'elle tissait avec son alliée. Un sourire satisfait se blottit sur ses lèvres. Peut-être que la divinité ne la détestait pas au point qu'elle se l'imaginait !

" Tu sais Rathjar, commença t-elle alors qu'elle s'avançait vers la rue principale, humains d'ici ou d'ailleurs je me fiche complètement de leur avis te concernant. Tu n'as pas à avoir honte de qui tu es."

La jeune femme était étonnée que la divinité puisse se soucier de ce genre de détail. D'après la façon dont elle avait prononcé ses derniers mots Erine avait facilement compris qu'elle ne portait pas spécialement l'espèce humaine dans son cœur. La rousse se promit de bientôt éclaircir ce sujet si elle voulait mieux cerner l'être avec qui elle s'était liée. Seulement, elle avait déjà le pressentiment que ces informations seraient compliquées à soutirer.

" De nos jours les Hommes se sont partagés entre deux grandes idées religieuses qui influent beaucoup sur leur façon d'aborder les enfants des Quatre. Ces dernières années beaucoup de personnes se disent différentistes. Ces gens ont perdu la foi et ils s'imaginent que jamais plus les Créateurs fouleront à nouveau les terres d'Arcane. Certains pensent même que dans l'hypothèse ou Ils revendraient, cela signifierait la fin de la race humaine car la Grande Punition serait enfin levée et les Hommes n'aurait plus aucune utilité. Ceux sont majoritairement eux qui, comme tu l'as si bien dit, véhiculent cette image de monstre ou de trophée concernant les tiens.

Cependant, à l'opposé du mouvement indifférentiste il y a le précautionisme. Personnellement je partage plus volontiers cette vision de l'avenir. Je ne crois pas que les Dieux Orignaux nous exterminerons une fois votre calvaire terminé. J'aime imaginé qu'Ils récompenseront plutôt ceux et celles qui auront fait de leur mieux pour préserver le monde qu'Ils ont créé. J'ignore si j'aurai la chance d'assister à leur grand retour mais même si ce n'est pas le cas je leur ai fait une promesse que je ne compte pas rompre.
"

Tout en parlant, la jeune femme continuait de remonter la rue. Dans la bouches des passants on pouvait encore entendre les récits mouvementés du grand festival. La course de variquans, les différents concours et surtout la venue du Prince en personne avait fait jouir Rorn d'une popularité sans pareil.

Erine fronça les sourcils et secoua la tête alors que dans la coin d'une rue elle crut apercevoir une tignasse rousse familière. Kamaël, ici ?!! Non c'était impossible, son imagination devait lui jouer des tours. Elle dut d'ailleurs redoubler d'effort pour ne pas se laisser submerger par sa colère. Son ancien compagnon l'avait laissée tomber en disparaissant durant ces longs derniers mois. Erine s'était sentie dupée et le seigneur de la foudre n'était plus qu' à ses yeux une amer et glaciale désillusion. Même si jusqu'à présent le chemin parcouru au coté de Rathjar semblait affreusement identique à celui emprunté à ses cotés, la fille d'Aer était bien différente de son frère alors pourquoi était-il si difficile de tourner la page?

" Je dois admettre que cette ville fait bien pâle figure face à Lüh, la capitale de l'ïle, termina t-elle après une petite heure de vadrouille et d'explications dans le cœur de la ville. Cependant je pense qu'elle représente déjà assez bien ce que les Hommes sont capables d'accomplir seuls. Désires-tu que approfondisses d'autres sujets ou préfères tu aller dégourdir tes ailes jusqu'à demain? "
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Aventure #4 écrite Dim 20 Sep 2015 - 16:54

Perchée sur l’épaule de la rouquine, bercée par les remous réguliers de sa marche, Ratjhar s’émerveillait de comprendre combien l’existence pouvait être simple du point de vue de son invocatrice. Simple et effrayante. Tant de périls et d’inconnues. Mais il était tellement apaisant de se laisser porter par la voix réconfortante d’Erine.

L’oiseau n’avait pas honte, il avait peur. Mais cela, Ratjhar se défendit de l’exprimer clairement, préférant acquiescer d’un croassement ravi aux mots de la rouquine. Ratjhar voulait bien être fière, et camoufler dans les tréfonds de son âme les terreurs d’un passé révolu. Les humains n’en recelaient pas moins mystères et morts à ses yeux etincelants.

Elle se sentait comme une statue qui aurait soudainement pris vie pour se rendre compte que son créateur avait disparu depuis des siècles, et que seuls se souviendraient d’elle les pigeons à l’avoir choisi comme perchoir.

Un frémissement parcourut le corps de Ratjhar lorsqu’elle lui expliqua que certains humains croyaient les créateurs partis à jamais. Il lui sembla néanmoins, que les humains ne donnaient pas à jamais la même portée que les anciens demi-dieux. Si « jamais » signifiait « pas de leur vivant », Ratjhar ne pouvait pas leur donner complètement tort. Si « jamais » signifiat « jamais »… Cette seule éventualité tournait la tête de l’oiseau.

L’oiseau garda ses pensées pour elle. Elle avait l’intime conviction qu’ils n’étaient que des condamnés en sursis, tous deux condamnés à périr. Erine avant elle, assurément. Mais une part plus lumineuse de l’esprit de Ratjhar voulait croire que ces pensées amères n’étaient que le fruit pourri de ses longues années d’isolement.

Ratjhar avait pris le soin de lustrer ses plumes qui n’en avaient nul besoin. Cette activité anodine lui permettait de ne pas se focaliser sur les gens qui les entouraient. Aucun ne semblait s’intéresser véritablement à eux, des regards les frôlaient sans s’attarder. Par chance, les badauds étaient pour la plupart des adultes, et le souvenir douloureux de l’enfant qui l’avait dupée demeurait assoupi dans l’esprit de Ratjhar.

°Cette ville n’est pas bien effrayante.° concéda Ratjhar.

Lorsqu’Erine lui propoa de se dégourdir les ailes, l’oiseau ne refusa pas cette opportunité de se défiler sans froisser l’humaine. La blessure à son flanc avait cessé de suinter. Elle avait bon espoir de pouvoir retirer les croûtes ensanglantées sans raviver le saignement.

Les humains ne s’éloignaient jamais trop des points d’eau. Au delà des douves, il y aurait forcément une fontaine, un ruisseau ou un puits où Ratjhar pourrait accomplir ses abblutions à l’abri des regards.

° Je préférerais observer la ville d’en haut .°  

Ce n’était même pas un mensonge. Ratjhar se demandait bien comment Erine pouvait supporter de rester plantée au sol. Le ciel l’appelait, et les bâtisses de la cité l’enserrait et l’étouffait. A peine relevait-elle les yeux qu’elle avait le sinistre sentiment que tout ceci n’était qu’un guet-apens.

° Demain, ce sera bien assez tôt pour découvrir ce que tes pairs peuvent bien avoir la folie de bâtir de plus vaste que ces lieux. °

D’un bond gracile, le rapace s’envola pour gagner les cieux.
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Aventure #5 écrite Mar 22 Sep 2015 - 12:26

Erine sourit à la remarque de Ratjhar. Il était vrai que Rorn n'était pas un lieux effrayant. Lüh était bien plus impressionnante et déstabilisante. La capitale était le cœur de l'évolution acquise des Hommes. Technologie derniers cris comme la grande horloge de la place centrale, mixité etniques qui se croisent chaque jour, repaire des plus grandes nobles maisons de l'île et cette familiarité à côtoyer les Enfants divins offrait sans conteste aux Lühniens une richesse de vie non négligeable.

Toutefois  l'ayant appris de ses propres expériences, la rousse savait aussi que cette ville étincelante gardait en ses rues une part de noirceur qui elle, était vraiment effrayante. Lüh était rongé par un mal que la milice locale n'arrivait pas à éradiquer. Ici, à Rorn, le combat était différent et l'atmosphère, bien que tendue, plus saine. Le danger se trouvait directement au pied des murailles en direction des terres du nord.      

L'oiseau s'était envolé. Erine l'avait suivit du regard avant de se concentrer sur les alentours. La jeune femme connaissait bien la ville et avait suivit de loin l'évolution des travaux qui avaient tant fait parler d'eux durant ces dix dernières années. Même si aujourd'hui un sentiment de sécurité planait dans les rues, la vie n'était pas plus facile qu'avant.

Les provocations d'un homme connu sous le nom d'Azog le Sanguinaire était à chaque fois de plus en plus agressives et barbares. Des rumeurs bien fondées racontaient que de féroces guerriers s'étaient ralliés sous la bannière d'un certain Keizer gouvernant le farouche et fier Peuple Libre.

Alors même si le Prince Reyson avait autorisé que la milice soit généreusement doublée à la frontière nord est de ses terres, cela ne suffisait toujours pas. Les rorniens savaient que sa Majesté ne portait pas l'attention nécessaire à leurs problèmes et que les épaisses murailles de la forteresse n'était pas une solution vraiment efficace. Ils gagnaient du temps mais n'étaient pas prêt à encaisser la guerre qui s'annonçait.

Heureusement, pour soutenir le moral des troupes, une femme charismatique prénommée Esméra Zuriel avait pris les choses en main et menait de front un combat sans merci contre ces brutes sans pitié. Une fois l'archère avait la chance de la rencontrer. La rousse avait été séduite par sa détermination à protéger ces gens au périls de sa propre vie.

Après avoir fait quelques achats nécessaires, Erine s'était instinctivement rendue à  l'auberge de la chimère bleue. Cet établissement était le lieux à ne pas manquer si l'on voulait ses mettre à jours sur les événements récents. On lui raconta qu'un noble, pourtant accompagné d'une femme chevalier et son invocation,  avaient été enlevé il y a peu alors qu'ils revenaient du temple. Evidemment, Esméra avait assuré le coup en sauvant le duo de leurs ravisseurs.

Une fois sa curiosité assouvie, la jeune femme n'avait pas traîné devant sa choppe. Son périple pour sortir sa nouvelle  alliée de sa cellule l'avait exténuée. Son esprit, proie à toutes les émotions ressenties dans la journée, était confus. Elle avait besoin de dormir, de se déconnecter. Remerciant l'aubergiste pour son hospitalité chaleureuse, elle s'était levée et avait rejoint sa chambre. Le lit était là promesse de quelques instants de répit avant de bientôt reprendre la route.
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Aventure #6 écrite

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