Cinq épreuves, Un humain. Une libération.

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Aventure #1 écrite Lun 26 Aoû - 15:48

 
 
«  Regarder le ciel de sa prison est peut-être pire que de ne pas le voir du tout… »  



    La tête levée vers le ciel, je fixais le soleil éclatant de cette matinée, et les quelques nuages qui l’entouraient, plissant les yeux pour ne pas être trop aveuglé malgré tout. Je regardais cette voûte céleste avec une envie non dissimulée dans mon regard. J’avais envie d’être là-haut et voler librement, affronter les cieux et défiant les lois de la gravité. Mais cela m’était impossible. Pas maintenant, pas sans humain. C’était à présent la condition pour que nous autres, Demi-dieux, puissions sortir de notre prison. Mais même une fois dehors, je n’étais pas même sûr de me sentir libéré. Après tout, qui me disait que mon futur Maître, ou Maîtresse, ne se me traiterait pas comme un simple esclave ? Je pouvais envisager toutes les possibilités sans problème. En effet, dans l’Ancien Monde, les Hommes s’étaient montrés aussi gentils que cruels. Certains avaient été tendres avec moi, même si j’étais resté à ces moments très distant. Et puis d’autres, comme la majorité, avaient révélé leur nature ambitieuse et destructrice. C’était ce côté des mortels qui m’avait le plus marqué, et que je gardais le mieux en souvenir. Je craignais donc le pire une fois que je serais sorti d’ici. En supposant qu’un jour quelqu’un arrive jusqu’à moi et triomphe des épreuves… Ce qui n’était jamais arrivé jusqu’à présent. Quelques uns étaient parvenus à résoudre une ou deux épreuves, mais après… disons simplement qu’ils avaient fini par y perdre la vie. J’aurais presque pu les plaindre. Mais la raison pour laquelle ils étaient morts en ce lieu était simple, il avait échoué à une épreuve. Et chez moi, personne ne sortait d’ici vivant.Cet endroit était d’un ennui mortel. C’était une cellule, comme les autres. Lorsqu’on entrait dans cette pièce, on remarquait en premier lieu sa banalité, et son état pittoresque. Le sol et les murs étaient recouverts de poussières, et, dans ma position, je n’étais guère en mesure de nettoyer. En effet, j’étais actuellement entravé par des chaînes de fer reliées à mon cou, et à mes  pattes. J’étais coincé sur une plate-forme à environ vingt mètres du sol, et qui n’était accessible que par la voie des airs. De cette manière, je pouvais observer tous les mouvements des Hommes entrant ici, sans pourtant être capable de lui venir en aide, même si l’envie me prenait. Mais autant être franc, jamais le désir de donner un coup de main à l’intrus ne m’était venu à l’esprit. J’étais rancunier de nature, alors bon. Je devais mettre ma fierté de côté pour pouvoir être libre un jour, alors ma rancune de côté, ce n’était plus dans mes cordes. La porte qui permettait d’entrer ici était assez grande, elle devait bien faire dix mètres au moins, et était faite simplement de bois et de poignets en anneaux de métal, ce qui la rendait assez lourde. La pièce était circulaire, rappelant ainsi ce que les humains avaient appelé « arène » dans l’Ancien Monde. J’étais bien heureux que ma prison et les Arènes n’aient pas la même fonction. Quant au toit, eh bien… il n’y en avait pas. Je me trouvais certainement sur l’étage le plus haut du Temple, et on m’avait laissé la possibilité de voir le ciel. Au début, j’avais trouvé cela bien. Mais maintenant, je trouvais cela assez stressant. Voir les cieux sans jamais pouvoir le rejoindre… c’en devenait même frustrant.J’étais couché à plat ventre, la tête sur mes pattes, ma queue se balançant lentement dans le vide, à la manière de celle d’un chat. Cinq chaînes me retenaient prisonnier, je concluais donc qu’il y avait cinq épreuves. Honnêtement, je n’en connaissais que trois. Les deux autres m’étaient inconnues, et pour cause, jamais personne n’était allé plus loin sans perdre la vie. D’ailleurs, je me demandais quand viendrait le prochain inconscient désireux de faire sien mon pouvoir… A dire vrai, j’étais lasse de les voir mourir les uns après les autres. Seul un petit espoir restait en moins, un petit espoir qui ne tarderait pas à s’éteindre si on me décevait encore une fois. Après tout, des siècles d’attente pouvaient réduire à néant tout espoir mieux que quelques paroles bien placées. Et je le savais par expérience. Hm… A quand le prochain ? pensais-je simplement
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Aventure #2 écrite Lun 26 Aoû - 15:49


La demoiselle ne devrait pas être là. Oh non. Elle le savait et le ressentait de tout son corps. Mais s'il y a bien une chose qui peut faire oublier à Aënaelle tout sens du raisonnable, c'est bien la curiosité associée à une bonne occasion. Peut être la contrariété aussi... Un peu.
Contrariée. Et tellement d'autre chose ! Frustrée, confuse, agacée ! Et pourquoi cela ? Elle-même ne le savait pas. Ce n'était pas son genre de l'exprimer ainsi : par une telle prise de risque...

La jeune Litios était partie vers le nord, dans les Landes Luxuriante suite à la requête d'un vieil ami. Ce dernier l'assurait que ses recherches et témoignages recueillis indiquaient la présence de ruines à seulement quelque kilomètre à l'Est du temple de l'air. En temps normal, elle aurait refusé de partir avec si peu d'information. Mais en temps normal, elle ne devait pas la vie à la personne qui lui demandait service et puis, le vieil aventurier n'était pas du genre à se tromper et ne l'aurait pas envoyée à l'autre bout de l'île pour rien.
La jeune femme s'était mise à en douter. Voyageant seule, comme à son habitude et, profitant des trop rares rencontre en chemin, elle était parvenue au village le plus proche en moins d'une semaine.

Il faut dire qu'elle n'avait pas perdu de temps. S'efforçant de parcourir une quarantaine de kilomètres par jour, le plus dur restait d'éviter les ennuis typiques d'une longue randonnée. Heureusement, que ce soit par concours de circonstances ou par total hasard, Aënaelle était toujours parvenue à trouver compagnons quand il lui fallait traverser les zones réputées dangereuses.
Là, elle avait caressé l'espoir de trouver les fameuses ruines. Où étaient-elles? Leurs tailles? Formes? Époque? Avec entrain, la chercheuse avait exploré l'endroit où théoriquement, quelque chose aurait dû demeurer. Grande avait-été sa déception quand, après de nombreux jours et plusieurs extensions du périmètre de recherche, elle n'avait même pas trouvé la moindre trace, le moindre indice. Pour la demoiselle, une erreur était la seule explication. Une erreur de taille. C'est donc en rentrant, énervée, qu'elle avait aperçu un peu plus loin le temple.


Si près ? Je ne m'en suis même pas rendu compte !


Alors, quitte à perdre son temps, la demoiselle pensait qu'une petite visite, un simple coup d'œil, la calmerait. Ce n'est pas tous les jours qu'elle avait la chance d'observer une création architecturale d'Aer. Une fois aux pieds de l'édifice, elle commença par longer le mur extérieur. L'endroit était vieux, mais tenait toujours, siégeant au milieu des montagnes, sa magnificence semblait défier quiconque d'atteindre son sommet.

Quelle vue magnifique il doit y avoir la haut !

Son entrée se fit maladroitement, intimidée qu'elle était par l'endroit et tout ce qu'on lui avait racontée.

Un pas... elle pensa aux affreux combats narrés par certains détenteurs du pouvoir des demi-dieux

Un deuxième... aux épreuves et à ceux qui étaient morts en échouant.

Un autre... le calme uniquement troublé par l'écho produit par ses chausses sur le sol.

Encore un... le vent soufflait maintenant.

Troublée par ses craintes, obnubilée par ses pensées, Aënaelle avait finit par butter sur une haute et large porte. Faisant un tour sur elle-même, l'égarée se rendit compte de ses gestes : étage par étage, montant toujours plus haut dans la tour, là voilà désormais devant la plus haute salle. Hésitante, elle se décida à pousser l'immense porte qui, à sa grande surprise, s'ouvrit sans demander de grands efforts.
En premier lieu, la jeune Litios crut à une deuxième erreur : la pièce était déserte! Puis, elle remarqua l'ombre sur le mur et leva la tête. Comprenant alors la situation. Oh ça oui, elle n'aurait pas dû venir. Oui, elle craignait tout ce qui pouvait arriver ici. Et, oui, elle maudissait sa curiosité, cette expédition et tout ce qui l'avait amenée ici. S'efforçant de garder son calme, la demoiselle chercha à s'occuper l'esprit. Une créature attendait en hauteur si elle se fiait au peu qu'elle en voyait et cinq chaînes semblaient la retenir là-haut. Dans quel autre but sinon?. Elle ne put s'empêcher d'admirer le miracle que représentait cette plate-forme flottante malgré la toute autre signification pour l'invocation... Comme pour elle à vrai dire.

Une prison mais à la fois une véritable forteresse. Aucun moyen de s'en enfuir et pas plus d'espoir d'y mettre les pieds. Seul restait les énigmes. Aënaelle s'interrogea sur quelles étaient les épreuves à passer ici. Pourrait-elle les surmonter ? Le voulait-elle seulement ? Et maintenant, que devait-elle faire ?


Il ne me parle pas... a-t-il au moins senti ma présence ? Si c'est le cas, il n'en laisse rien paraître. Peut-être qu'il connaît mes peurs et qu'il attend que je me décide ? A moins que je ne fasse que le déranger ?

Elle chassa ces questions de son esprit : ça ne l'aidait en rien. Inspirant un bon coup, serrant le poing pour ne pas trembler, elle redressa la tête et s'adressa à la créature inconnue d'une voix douce, mais suffisamment audible.

- Enfant d'Aer ! Je me présente humblement devant toi !

Moi qui ne devrais même pas être ici. Et maintenant je fais quoi ? Je dis quoi ?

- Je me nomme Aënaelle Litios et espère être capable de te libérer de tes chaînes. Acceptes-tu de me faire passer tes épreuves ?


Voilà, le sort en est jeté, elle n'était nullement certaine que les choses devaient se passer ainsi. Théoriquement oui, mais en réalité ? Le temps qui suivit ses mots lui parut une éternité.

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Aventure #3 écrite Lun 26 Aoû - 15:51


    J’entendis quelques bruits de pas, lointains, furtifs, légers. Si bien que je crus même avoir rêvé au début. Après tout, à force de passer des siècles et des siècles dans le silence me rendait perméable à chaque bruit. La moindre goutte d’eau qui tombait pouvait me faire sursauter et me sortir de mes rêveries. Mais cette fois-ci, le son persistait. Je tendis l’oreille. Oui, j’étais persuadé que quelqu’un s’approchait. Lentement, mais sûrement. Malgré moi, je sentis mon cœur s’accélérer. Cette personne allait-il venir dans ma prison ? Je le souhaitais très fort. J’avais hâte de sortir d’ici, presque au point que je me fichais sur quelle type de personne je tomberais. Enfin, presque. Je n’avais pas envie de tomber sur quelqu’un d’avare, de prétentieux, et tous les défauts qui allaient avec… Et puis, si c’était une femme ? Après tout, même si la majorité des gens qui venaient étaient des hommes, cela n’empêchait pas cette possibilité. Je relevais la tête, fermant les yeux, attentif au moindre bruit me parvenant. La porte de ma cellule grinça. Je soulevais mes paupières, sans trop y croire. Est-ce que je rêvais ?

    J’examinais l’intrus de haut en bas, de bas en haut, sans trop y croire. Une fille. Assez jeune, semblait-il. Elle avait la peau blanche, et était assez grande. Plus que moi en tout cas. Je pouvais apercevoir ses yeux noirs, remplis de curiosité et… d’appréhension ? C’était peut-être quelque chose comme cela. Ses cheveux étaient coupés assez courts, et arboraient une belle couleur noire. Ses habits étaient assez simples, c’était ceux d’un voyageur, si mes souvenirs de l’Ancien Monde ne me faisaient pas faux bond. Je la fixais longuement, le regard dans le vide, ayant d’abord un peu de mal à croire que quelqu’un ait enfin eu le courage de grimper tout en haut de ce temple et d’entrer dans ma prison. Courage ou insouciance, peu m’importait. La personne qui me libérerait peut-être était actuellement en face de moi, ou plutôt en dessous, pour être plus précis. Seul me dérangeait un petit détail : elle ne semblait pas confiante du tout. La peur, peut-être ? Autrefois, j’avais remarqué les Hommes étaient des êtres assez lâches, pour la plupart du moins. Etait-elle comme eux ? Ou bien avait-elle plus de cran ?

    - Enfant d'Aer ! Je me présente humblement devant toi !

    Ses paroles me coupèrent dans mes pensées. Bon, je ne devais pas rêvasser. Plutôt me concentrer et lui expliquer comment se déroulerait les épreuves, afin d’en finir au plus vite. Je notais cependant que sa manière de parler était correcte, digne des gens ayant été élevés dans la noblesse d’autrefois. Mais j’ignorais si ce langage était banal ou bien soutenu dans ce Monde. Je devenais soudain bien curieux au sujet de cette nouvelle Terre, sûrement parce que quelqu’un venant de là-bas était… ici. J’avais toujours du mal à me faire à cette idée. Les visiteurs étaient tellement rares.

    - Je me nomme Aënaelle Litios et espère être capable de te libérer de tes chaînes. Acceptes-tu de me faire passer tes épreuves ?

    Hm… Je laissais passer un petit silence, pendant lequel je la jaugeais du regard. Elle ne semblait pas être trop corrompue par quoi que ce soit. Et sa manière de parler me plaisait. Elle restait polie, et humble. Premier bon point à mes yeux. Un sourire étira mes lèvres, un sourire gentil, dénué de méchanceté.

    « Tu me vois ravi de ta venue ici, Aënaelle. Je suis Hélios, Fils d’Aer. Et je t’autorise avec joie à te faire passer les épreuves destinées à me faire sortir d’ici. »

    Le mouvement de balance de ma queue cessa, et je pris la peine de me relever, pour me retrouver debout. Les chaînes cliquetèrent, mes membres se faisaient douloureux. Mais j’ignorais cette souffrance, ce n’était rien à côté de ce que je ressentais maintenant. J’étais incroyablement excité à l’idée de pouvoir sortir de cette prison. Je me faisais sûrement encore trop d’espoir. Mais c’était décidemment plus fort que moi. Je repris la parole, d’une voix grave et douce à la fois :

    « Je vais faire simple. Tu vas devoir passer cinq épreuves, mais je ne connais que les deux premières, car ces dites épreuves n’ont pas été choisi par ma personne. Je pourrais donc t’assister oralement au début, mais la suite risque d’être un peu plus compliquée. » Je fis une petite pause, observant la réaction de l’humaine « Chaque épreuve réussie te mènera à une clé, normalement. La première épreuve est assez simple, en fait. Mais il va falloir être rapide. Une bonne dizaine de souris sortiront de nulle part, j’espère pour toi que tu n’en as pas peur d’ailleurs. »

    Tous en disant ces derniers mots, je me remémorais l’affolement d’un humain qui était passé dans ma prison quand il avait vue les souris. Cela avait au moins eu le mérite de me faire rire.

    « Chaque souris possédera une clé, il faudra que tu trouves la bonne. Tu le sauras aussitôt, elle se mettra à briller et une de mes chaînes disparaîtra. Mais prends garde, ces souris sont grosses, et peuvent se montrer agressives si tu les titilles trop. Dès que tu seras prête, dis-le. Elles apparaîtront. Ais-je été assez clair ? »

    J’attendais la réponse d’Aënaelle, espérant ne pas avoir à me répéter deux fois. Je pensais avoir été on ne peut plus clair dans les consignes et démarches à suivre, me faire répéter signifierait que cette humaine n’était pas aussi intelligente qu’elle en avait l’air.


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Aventure #4 écrite Lun 26 Aoû - 15:53


Elle avait attiré l'attention du Fils d'Aer. Ce dernier bougea et Aënaelle put mieux voir à quoi il ressemblait. Mais la silhouette resta floue de par la distance et la configuration de la salle quant à la lumière du soleil. Pas de doute permis, il la détaillait de tout son long depuis son perchoir et la jaugeais. La jeune femme sentait un regard peser sur elle et fit en sorte de fixer le demi-dieu droit dans les yeux, lui montrant par là, sa détermination somme toute relative.
Maintenant qu'elle était là, qu'elle s'était présentée, elle savait pertinemment qu'il lui était impossible de reculer. Restait à se lancer. Et puis, relativisons, elle était tout aussi capable qu'un autre. Le silence était long. Très long. Peut-être ne voulait-il pas de son aide? Ou qu'il n'attendait pas à ce qu'une femme arrive jusqu'à lui ?

Hélios, puisque qu'il s'agissait de son nom, desserra les crocs et se présenta. Il semblait enjoué à l'idée d'être libre... à moins qu'il ait juste besoin de distraction. Focalisant son attention sur les détails que lui étaient donnés, l'invocation l'aiderait. Au début du moins. Ne connaissant pas la suite du programme, la jeune Litios serait alors livrée à elle-même. Surtout que seulement deux épreuves étaient connues, cela voulait dire que d'autre avait tenté... et échoué. Elle pinça les lèvres à cette idée.


Ça n'arrivera pas.

Elle avait retrouvé son calme. Il en était toujours ainsi. Les défis lui faisaient peurs, elle craignait les conséquences. Mais n'ayant plus d'autre échappatoire, seule sa capacité de raisonnement lui permettrait de s'en sortir. Et ça n'en était que plus simple en sachant garder un calme olympien. Maintenant, elle allait pouvoir travailler.

Aënaelle fut tout de même surprise quand la première épreuve lui fut décrite. Des souris ! N'ayant rien contre ces rongeurs, la chose n'en sera que plus aisée. Une épreuve d'agilité ? Peut-être. Mais, déjà, une autre idée germait.
Une clé. Voilà son premier objectif : trouver la bonne. Le plus intéressant, c'est que les chaînes n'avaient aucun cadenas, rien qui ne nécessite l'utilisation d'une clé. La demoiselle avait donc hâte de voir le phénomène magique à l'oeuvre.


- Bien, un instant.

Ne se voyant pas courir après les petites bêtes avec ce qu'elle portait, la jeune Litios alla poser ses sacs : celui de voyage ainsi qu'un l'étrange sac longiforme. Fouillant ses affaires, elle en sortit un quart de pain.

- Je suis prête.

Ah peine ces trois mots prononcés, la prédiction de fils d'Aer se réalisa. Une portée de rongeur apparu, courant en tout sens. Non pas tant que ça à bien y regarder. La jeune femme esquissa un sourire, se rappelant les phénomènes de foule à Lüh. Beaucoup n'apprécierais pas la comparaison, mais comme seule sa conscience était au courant, qui irait le lui reprocher ?

Les rongeurs étaient bien plus gros que de simple souris, bien qu'ils en partageaient les caractéristiques. Sûrement un moyen simple d'intimider. Quant à leur fuite, il était facile de deviner la raison : une humaine inconnue au milieu de la salle. Cette dernière n'avait pas envie de courir. Qui plus est, attraper violemment un animal, c'était risquer une morsure. Pas que la chose soit insoutenable, mais si c'est évitable, évitons ! Par contre, les amadouer semble envisageable.

La suite fut la simplicité même. Les animaux n'avaient aucune raison de l'attaquer et aucune clé ne semblait se différencier, c'est donc la chance qui déterminerait le temps que durerais l'épreuve.
Rompant le pain en plusieurs morceaux et s'accroupissant, elle approcha lentement du plus proche rongeur, lui tendant la nourriture. Une fois le murin attiré, il était facile l'immobiliser en douceur pour se saisir de la clé qu'il portait. Restait à répéter l'opération jusqu'à tomber sur la bonne.

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Aventure #5 écrite Lun 26 Aoû - 15:54


    L’humaine demanda un petit instant avant de commencer, ce que je pouvais comprendre. Bien que cette première épreuve n’ait jamais été bien compliquée à réussir, le reste risquait de se compliquer. Et pas qu’un peu. La deuxième épreuve demandait plus de réflexion et moins de pratique. Quant aux autres, eh bien… je n’ignorais, mais je ne doutais pas de leur difficulté. Et puis, mieux valait être prudent afin de ne pas faire d’erreur fatale. Je tentais cependant de ne pas trop dramatiser, car la jeune femme n’avait pas même encore commencé. Celle-ci déposa son sac dans un coin de la prison, et en sortit quelques bouts de pain. Oh, elle comptait user de ruse plutôt que de courir partout après les souris ? Ingénieux, de la part d’un mortel. Au moins prenait-elle le temps de réfléchir avant d’agir, une qualité que j’appréciais à savoir chez elle.

    Ce ne fut que lorsqu’elle annonça qu’elle était prête qu’une bonne dizaine de rongeurs de grande taille apparurent, chacun accompagné d’une clé. Ces dernières étaient toutes identiques, du moins à première vue, et il était apparemment impossible de savoir laquelle était la bonne. Aënaelle se pencha, et déposa une miette de pain. Une souris fut attirée, et elle en profita pour lui prendre la clé, tout en douceur. Rien ne se produisit, j’en conclus rapidement que ce n’était pas la bonne. Elle recommença donc le procédé deux fois, sans résultat. Puis, à la troisième clé dérobée, celle-ci s’illumina aussitôt. D’une lumière blanche, aveuglante, qui me força à plisser un peu les yeux pour ne pas me faire éblouir. Puis ce fut au tour de la chaîne entravant ma patte avant droite de briller d’une lueur blanche, et quelques secondes plus tard, mon membre était libre. Je poussais un petit soupir de soulagement : cela me faisait du bien d’être libéré, même si ce n’était que d’une seule chaîne. J’observais l’humaine avec un petit sourire satisfait. Cette épreuve était relativement simple, mais elle l’avait réussi assez rapidement. Coup de chance, certainement. Mais cela était aussi dû à sa méthode plus douce et intelligente. Qui demandait également un peu de patience, maintenant que j’y pensais. Hm… J’appréciais son caractère, du moins celui qu’elle semblait avoir lorsque je la jugeais d’ici. Je fis cependant attention à ne pas m’attacher inconsciemment à elle, ni à me faire trop d’espoir. Comme toujours.

    « Bien, Aënaelle. Cette épreuve était à ce que je vois d’une grande facilité pour toi. Mais seras-tu capable de survivre à la suivante ? Elle est beaucoup plus périlleuse. »

    Je laissais passer un silence, comme pour appuyer mes propos.

    « Encore une fois, lorsque tu auras annoncé que tu es prête, l’épreuve commencera. Un monstre apparaîtra, un monstre que vous, les mortels, appelez… Lubius, il me semble. Je suppose que tu dois savoir ce qu’est un Lubius, puisque les derniers mortels qui sont passés ici m’ont dit en connaître l’existence. Vu la belle journée qui s’annonce, tu as de la chance, il sera aujourd’hui incapable d’user de sa magie. Un bon point pour toi, n’est-ce pas ? »

    Un petit sourire amusé naquit sur mon visage quand je repensais que je parlais de ‘bon point’, alors que l’humaine s’apprêtait à faire face à un monstre qui, ici, avait été programmé pour être agressif envers elle.

    « Le principe sera le même, tu devras récupérer la clé qu’il détient. Elle est reliée par une ficelle à son cou, et vu qu’elle est très petite, tu risques d’avoir à la récupérer si le monstre est vivant. Je te conseille donc de n’avoir aucune pitié pour lui. Il n’en aura aucune pour toi, de toute façon… »

    Je réfléchis un instant. Je pouvais très bien aider cette jeune femme, à ma manière… Elle me plaisait, à dire vrai, et j’aurais apprécié qu’elle devienne mon Maître, même si elle restait une mortelle. Allez, un petit effort une fois tous les siècles n’allait pas me tuer. Je m’assis sur ma plate-forme étroite, l’air tranquille.

    « Reste attentive durant le combat. Quand tu m’entendras te crier une direction, tu bougeras dans celle que je t’ai indiqué. Ainsi, tu pourrais esquiver plus facilement les attaques du monstre. J’espère que tu as de bons réflexes, cependant. »

    Sur ces mots, j’attendis patiemment que l’humaine se prépare à ce combat. Jusqu’à maintenant, je n’avais guère fait d’efforts pour aider les mortels venus tenter de me libérer. Et tous étaient tombés un jour de pluie, me semblait-il, ce qui avait conféré au monstre de la magie en plus de sa force brute. C’était compréhensible qu’à chaque fois ils y perdaient la vie, donc. Je me demandais comment elle allait se débrouiller…


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Aventure #6 écrite Lun 26 Aoû - 15:56


L'épreuve se déroula tout ce qu'il avait de plus sereinement. Chance, la troisième tentative fut la bonne. Il n'empêche qu'Aënaelle en avait profité, à chaque fois, pour caresser le doux pelage des rongeurs, comme un remerciement de se laisser aussi facilement approcher.
Tout a coups, suite à l'aveuglante lumière produite par la clé, les animaux disparurent. De même que l'une des chaînes retenant le demi-dieu. La jeune femme se releva alors, les yeux vers le ciel, attentives aux remarques et conseils qui lui étaient prodigués.


- Un combat ?

Un doute s'immisça en elle.
Des années d'entraînement étaient une chose, mais en réalité, la demoiselle n'avait connu aucun vrai combat. Pas même contre des monstres et autres animaux sauvages. Quand aux gêneurs, son imposante arme, accompagnée d'un regard froid et faussement déterminé suffisait à calmer bien des ardeurs.


Heureusement que tout cela ne s'enchaîne pas. Je n'aurais eu aucune chance si le Lubius était apparu tout de suite.


Aënaelle avait espéré de tout son cœur ne pas avoir à affronter pareille épreuve. Elle haussa les épaules, résignées. La petite tentative d'Hélios pour la rassurer échoua lamentablement. Une créature magique, même privée de ses pouvoirs, restait dangereuse. Qui plus est, celle qui allait se manifester ne serait pas dans son élément... Et en plein soleil. Impossible d'espérer une attitude calme et joueuse comme précédemment. Non. Le monstre se jetterait sûrement sur elle, cherchant une vengeance illusoire.

Pas de pitié hein ?


Toutefois, la jeune Litios sera celle qui subira la première attaque : Parce qu'elle risquait de toute manière, de ne pas avoir l'initiative, mais surtout parce qu'il était hors de question d'attaquer sans raison. Tant que sa vie ne serait pas menacée, elle n'en prendrait pas. C'était partir avec un handicap ? Sans nul doute. D'un autre côté, observer son adversaire et trouver la faille dans ses gestes, restait une bonne stratégie. Même appliquée à la faune pas si locale. Oh ! Et elle pourrait profiter des sens aiguisés de l'invocation. L'idée était intéressante, mais mieux valait cependant ne pas trop s'y fier. Non pas qu'elle n'ait pas confiance, loin de là ! Le tout serait de suivre. De plus, se focaliser sur les mouvements de la bête, c'était risquer de ne pas entendre, voir d'être gênée par les avertissements de la divinité. A double tranchant donc. Il lui fallut cependant relativiser.

Allons, si je parviens au bout de ces épreuves, il y a fort à parier que nous ferons équipe. Autant commencer maintenant.

Comme pour la première fois, Aënaelle alla fouiner du côté de ses affaires. Cette fois-ci, elle ôta son manteau de voyage duquel elle retira son poignard, enfila une paire de mitaine et sortit le trésor contenu dans son long sac : un fourreau sombre d'où dépassait un pommeau blanc et gravé de courts reliefs dont elle-même ignorait la signification. Si tant-est qu'il y en est une !
Elle en retira une lame noire peu banale et parfaitement entretenu.
Ses deux armes aux clairs, là voilà parée. Le plus possible du moins. Que le spectateur se rassure, bien que joliment décorée, le tranchant de l'acier restait acéré. Malgré le peu de fois où la jeune noble les avaient utilisées, il ne s'agissait pas là, d'armes d'apparat.


Bien. Et maintenant ? Je suis un peu perdue... par où va-t-il arriver?

La future combattante se plaça alors à quelques pas de ses affaires, fixant le centre de la salle, Deux mètres en arrière et son dos heurterait le mur. Une marge suffisante. Elle se rendit alors compte à quel point cette pièce n'était autre qu'un petit Colisée. Les dieux avaient vraiment un humour particulier.
Ses mains serrèrent ce qu'elles tenaient tandis que son corps se campait sur ses appuis. Ça serait son premier vrai combat... Pas tout à fait. Dans tous les cas, ici aussi, elle ne voulait pas y rester.


- Je suis prête.

Cette fois, sa voix était bien plus sérieuse, ayant compris que l'enjeu n'était autre que sa vie.
Le Lubius apparut par une nouvelle magie. Le félidé au corps reptilien commença par humer l'air et tourner la tête tout autour de lui avant de fixer Aënaelle dans un grondement chargé de reproche. Le monstre s'approcha lentement, puis repartit, revint et s'éloigna à nouveau.


Il me teste, cherche à endormir ma vigilance, je dois rester alerte et vive.

L'animal intimidait la jeune femme par cette traque accompagnée de feulement. L'attaque serait pour bientôt.
Soudain, le corps de la créature se ramassa sur lui-même tandis qu'une voix lui cria de se jeter sur la gauche. Elle s'exécuta et frappa maladroitement de son katana sur sa droite. Aucun résultat à espérer. Se tournant vers son adversaire, la jeune femme remarqua l'étrange comportement du monstre. Le mur était pourtant à un bon mettre encore. Pourquoi c'est empressement exagéré à freiner sa course ? Même dénué d'intelligence et vu ses réaction, le fauve n'en était pas dépourvu, il était facile de comprendre le désavantage de l'humaine.

Une deuxième charge, un deuxième avertissement. Mais les réflexes ne suivirent pas, la voilà projetée contre le mur, le choc lui coupant le souffle et faisant lâcher son épée. La mort ne vint pas pour autant. A croire que le Lubius attendait qu'elle se relève.


Il me faut cette clé. Je n'ai même pas besoin de le battre, il suffit que j'arrive à lui enlever. De toute façon, je n'ai aucune chance si ça continu comme ça!

De nouveau sur ses jambes, elle prit cette fois l'initiative de lancer son poignard lors de l'avancée de son adversaire animalier, s'efforçant de viser un point vital avant d'esquiver de nouveau.
La lame s'enfonça dans l'épaule du monstre, ne le ralentissant nullement malgré un cri aigüe. Surprise et sans rien pour se protéger, la jeune femme écopa d'une lacération sur le long de son avant-bras gauche. Elle cria de douleur à son tour. Cependant, les mouvements du demi félidé se faisait plus lent et surtout, il bondit sans raison vers le centre de l'arène dès qu'il s'était trop approché du mur.


J'ai l'impression qu'il évite quelque chose. Un répulsif sur le mur ? Avec un tel effet ? Non, autre chose.

Un mouvement de recul, elle se rapprocha lentement de son katana, reposant toujours à terre. Les grondements se faisaient toujours plus menaçants. Le monstre crachait sa colère. Encore vingt centimètres et la noble serait de nouveau armée. Reculant toujours lentement, elle finit aveuglée un court instant par les rayons du soleil qui tapaient sur les murs et un peu en avancée du sol...

Est-ce ça qu'il évite ?


Possible. Mais le temps lui manquait pour s'en assurer. Saisissant le pommeau de son arme, elle faisait face à son épreuve. Il ne lui fallait qu'une occasion, une petite diversion. Et ce magnifique temps allait la lui offrir.
L'acier pointait vers le bas, le revers de lame tournait dans le vide sans raison apparente et le monstre chargea une nouvelle fois, Aënaelle espérait qu'il s'agissait de la dernière. Encore un avertissement que, cette fois, elle n'écoutât pas, restant désespérément immobile, inflexible, jouant toujours à tourner son poignet. Le Lubius bondit et la jeune femme releva sa lame, orientant le reflet du soleil directement dans les yeux de son adversaire. Par réflexe, ce dernier chercha à s'en protéger. Sans un cri, sans un bruit, la demoiselle fit un pas de côté, mit un genou à terre et balaya l'air devant elle de son épée.

La manœuvre lui permit d'être suffisamment éloignée des griffes de la créature tandis que le tranchant de sa fine lame visait le cou. La chair se déchira et le sang s'écoula. Pas suffisamment pour blesser. Encore moins pour tuer ! Mais la cordelette, elle, céda sans effort. Emporté par sa course, l'animal s'éloigna involontairement de sa proie qui en profita pour se jeter sur la clé désormais au sol. La jeune Litios mit avidement la main dessus et se remit sur pied aussi vite que possible. Son bras la faisait souffrir, mais pas autant que ce jour maudit. Non, comparé à cet instant du passé, la blessure était superficielle et la douleur, une formalité.


- J'ai obtenu ton trésor gardien ! Ce combat n'a plus lieu d'être!

Haletante, ses yeux restaient fixés sur le félidé blessé, elle exhiba la clé. Impossible de savoir si cela suffisait où si sa phrase changerait quoi que ce soit.

Il ne s'agit tout de même pas d'un combat à mort ?


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Aventure #7 écrite Lun 26 Aoû - 15:56


    L’humaine mis un peu de temps avant de se décider à commencer cette épreuve. Chose que je comprenais très bien, au fond. Un combat n’était jamais rassurant quand on se savait moins expérimenté que son adversaire, et je savais cela par expérience. Néanmoins, elle allait devoir faire preuve de beaucoup de courage et de sang-froid pour surmonter cette épreuve. Une épreuve dont aucuns mortels n’était sortie. Pas vivants du moins. En effet, tous –ou presque- avaient eu le malheur de tomber un jour de pluie dans ma cellule. Je ne savais pas dans quelle région nous étions, ni même dans quel type de Monde, mais une chose était sûr, le Temple de l’Air ne devait pas être placé près de terres arides. Car il pleuvait assez régulièrement. Enfin, qu’importe. Si cette jeune femme parvenait à triompher de ces épreuves, j’aurais tout le temps qu’il me faudrait pour lui poser des questions sur ces nouvelles Terres et ses habitants.

    Aënaelle, en s’annonçant prête, débuta donc l’épreuve. Le Lubius apparut. En fait, je n’avais jamais trop compris quel pouvait être son rôle dans la nature. C’était simplement un reptile assez grand, qui pouvait être comparé à un dragon, tant qu’on oubliait qu’il n’avait pas d’ailes. Il y avait encore beaucoup de choses que je devais apprendre…
    Le monstre resta un moment immobile, à regarder autour de lui, à renifler, puis il aperçut la mortelle. Il adopta alors un comportement visant à baisser la garde de celle-ci, en tournant autour d’elle, en s’approchant un peu ou en reculant. Puis il lança sa première attaque, sans crier gare. Je criais à l’humaine d’esquiver sur la gauche, ce qu’elle fit donc assez rapidement. Pendant que je regardais les deux combattants, je sentais un certain stress monter en moi, tandis que le doute s’insinuait dans mon esprit. Elle avait déjà réussi la première épreuve, chose qui n’était pas très difficile, mais réussirait-elle la seconde ? Je tentais de refouler ces questions au plus profond de mon être. Non, il fallait que je croie en elle. Et surtout, que je reste concentré sur cet affrontement. Tout pouvait arriver.

    Le Lubius chargea, une fois de plus. Je criais à la jeune femme d’esquiver à droite, cette fois-ci. Malgré mon avertissement, elle ne parvint pas à réagir suffisamment vite et fut projetée contre le mur avec force. Le monstre se jeta sur elle, et lui lacera le bras tandis que l’épée à la lame noire d’Aënaelle s’enfonçait dans son épaule. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine. Il fallait qu’elle se relève, rapidement… Mais quelque chose d’étrange se produisit. Au lieu de lui asséner un coup fatal, la créature attendit que la combattante se relève. Tiens, étrange… Je me mis à observer un peu plus attentivement son comportement. Il y avait quelque chose qui clochait dans sa manière d’attaquer… Plusieurs hypothèses naquirent dans mon esprit, mais je balayais la plupart d’entres elles, qui ne tenaient pas la route. Puis un petit éclair d’illumination passa dans mon esprit. Est-ce qu’il… évitait quelque chose ? C’était possible. Mais quoi ? Qu’est-ce qui pourrait l’intimider au point de l’empêcher d’achever cette mortelle ?

    L’affrontement reprit, non sans violence. Je ne pouvais m’empêcher de balancer ma queue, qui pendait dans le vide. De temps à autre, je me relevais brusquement, remarquant qu’un coup de la part du monstre n’était pas passé loin d’un point vital de la jeune femme. Je me rendis compte que tous mes muscles étaient tendus au maximum, à cause de la tension qui régnait en moi. J’étais toujours dans cet état-là quand j’espérais profondément qu’un humain triomphe de ce duel…
    Le Lubius lança une nouvelle attaque. J’indiquais à l’humaine dans quelle direction elle devait esquiver. Elle ne bougea pas. C’était trop. Je me levais d’un coup sec, ouvrant grand les yeux. Qu’est-ce qu’elle faisait ? Elle abandonnait le combat ? Non, elle s’en sortait encore plutôt bien, ce n’était que le début ! Je ne pouvais pas croire qu’elle allait faire cela. Elle ne voulait tout de même pas mourir, si ? Je serrais les dents avec force en regardant, impuissant, la créature se jeter sur sa proie. C’était fini. Une grande déception se lut sur mon visage, pendant que je m’écroulais à nouveau sur la plate-forme.

    Du moins, je croyais que c’était fini. Car Aënaelle leva soudainement la lame, et je compris brusquement ce qu’elle faisait. Elle orientait les reflets du soleil dans les yeux de son adversaire… Pendant que celui-ci était aveuglé, elle en profita pour lui lacérer légèrement le cou. Elle ne l’avait pas même blessé. Mais la ficelle qui retenait la clé céda, et je pus entendre le bruit que sa chute provoqua sur le sol. La mortelle fit une roulade vers ce petit objet de métal, et s’en empara avant de le brandir vers le ciel, l’air triomphante. Je restais immobile, bouche bé.

    - J'ai obtenu ton trésor gardien ! Ce combat n'a plus lieu d'être!

    Le Lubius bondit sur l’humaine, profitant de cet instant de distraction. Il disparut en plein saut. Une seconde chaîne s’illumina, celle de ma patte arrière droite. Je la levais légèrement en l’observant longuement. J’avais du mal à me mettre dans la tête que quelqu’un avait enfin réussi à passer la deuxième épreuve. Et vu la manière dont elle l’avait emporté, j’aurais presque pu croire que celle-ci était en fait d’une facilité enfantine. Presque.

    « Eh bien… Félicitation à toi, Aënaelle. Tu viens de triompher de cette deuxième épreuve, avec brio. Mais souviens-toi qu’il te reste encore trois épreuves à passer… Et que j’ignore ce qu’il se passera une fois que tu auras annoncé une fois de plus être prête. Je ferais de mon mieux pour t’aider, à ma manière… »




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Aventure #8 écrite Lun 26 Aoû - 15:57


Le combat ne s'arrêta pas immédiatement et le monstre se jetait déjà de nouveaux sur elle. Cette fois, s'en était fini. Aënaelle savait qu'elle n'aurait pas le temps d'esquiver. Son seul geste de survie fut de placer bras et lame devant son corps avant d'encaisser le coup... qui ne vint pas. Le Lubius avait disparu. La jeune femme cligna plusieurs fois des yeux. Comme si elle venait de se réveiller d'un mauvais cauchemar. Hélios restait silencieux, profitant une nouvelle fois de cette petite liberté que représentait la disparition d'une chaîne. Le premier geste de l'éprouvée fut de récupérer son poignard. Il lui paraissait bien plus lourd maintenant. Ensuite, elle alla s'asseoir a côté de ses affaires. Un court répit lui était offert. Pour la demoiselle, la pire épreuve était passée. Même sans savoir ce que réservait la suite.
Elle respirait avidement l'air autour d'elle, de large mouvement d'inspiration soulevait sa poitrine. Son corps se réadaptait lentement à l'accalmie, se détendait. Et le demi-dieu la félicita.

- Encore trois...

Répétât-elle. Ses nerfs se relâchèrent un peu trop, elle éclata de rire. Certainement pas parce qu'elle trouvait cela amusant. Non, plutôt parce qu'elle n'y croyait toujours pas. Ce n'était pas la première fois quelle réagissait ainsi. Retrouvant peu à peu son sérieux, mais affichant toujours un large sourire des plus déroutant, Aënaelle commença à fouiller de nouveau son sac et en sortit une gourde d'eau.

- Je dois dire que je me passerais bien de retomber sur une autre créature du genre...

Elle but une petite gorgée.

... Et cela jusqu'à la fin de mes jours.


Puis elle utilisa son poignard pour arracher à sa chemise, le reste de la manche pendante et ensanglantée, découpant le tissu en bandes. Son bras gauche tremblait, ce qui ne cessait de raviver la douleur. Elle avait froid aussi. Le contre coup sûrement. Rinçant sa plaie, elle ajouta.

- Enfin, ni toi ni moi n'avons ce pouvoir de décision.

Beaucoup de choses dépendait d'un choix : sa venue et le fait quelle reste en sont de bons exemples. Mais une rencontre ne dépend pas des choix d'une unique personne. Loin de là. On pouvait aussi penser que les dieux soient parfois responsables... Quoi que, dans le cas des vraies coïncidences, le seul dieu à blâmer serait celui des aléas et du hasard et la jeune Litios doutait que l'un des quatre ne revendique ce titre.

Elle continuait son oeuvre : sa blessure était impressionnante, mais peu profonde, un mince filet de sang s'écoulait. Il fut facile de le stopper. Le bandage improvisé se tinta alors de rouge. Il lui faudra trouver rapidement un vrai soigneur. Une fois fini, la jeune femme s'épongea le front de son bras valide et utilisa ce qui lui restait de textile pour enlever les fluides s'agrégeant sur ses deux lames. Elle resta en admiration devant le noir de son katana et commenta avec amusement.


- Qui aurait cru que pareille couleur pouvait briller ?

Elle se releva, s'aidant des parois du mur pour cela. Bien que cherchant à le cacher, elle se sentait faible.

- J'ai eu de la chance Hélios. Aujourd'hui je m'en sors de justesse grâce à une parade, ton aide et un net désavantage de mon adversaire.


La demoiselle sous entendait l'incapacité du monstre à utiliser la magie. Elle s'approcha du centre de la pièce, toujours armée, mais acier pointée vers le sol. La chose était inutile pour un nouveau combat. Seul la proximité du métal la rassurait.

- J'aurais une question pour toi, mais d'abord : je suis prête pour la suite.

Encore une fois, un flash lumineux aveugla la chercheuse, qui avait à peine la force de lever une main devant ses yeux.

Aller, reprend toi, plus vite j'en aurais fini et plus vite je pourrais rentrer, me reposer.

Actuellement, c'était le seul avenir qui lui convenait.
Un lutrin de pierre était apparu et sur lequel reposait une petite boite du même matériau. La jeune femme prit l'objet, l'échangeant avec sa plus petite arme. Des gravures figuraient, des lettres voluptueusement sculptées, une magnifique calligraphie. Le tout, dans un langage qu'elle comprenait.

Une énigme !

Voilà enfin quelque chose de simple à résoudre. Pour peu d'y réfléchir suffisamment. Une idée traversa l'esprit de la jeune femme qui souhaitait en savoir d'avantage sur l'invocation et surtout sur ses pensées.

-Fils d'Aer, j'aimerais te proposer un petit jeu. J'ai devant moi une énigme. Si je la résous, j'aimerais que tu répondes à une de mes questions.


Une fois l'assentiment d'Hélios obtenue, elle ajouta :


-Tu as dû le voir, je ne suis pas médecin et encore moins guerrière, autant que possible, je souhaiterais éviter d'avoir à les réutiliser. Pas parce que je ne veux pas, mais bien parce que je sais que je ne suis pas douée pour ça. Alors voilà ma question : me trouves tu faible ?


La question n'était pas complète et Aënaelle se fichait bien d'être où de paraître fragile. Ce qui comptait, c'était la façon dont répondrait le demi-dieu. Cette simple réponse lui permettrait de se faire un semblant d'idée sur son futur partenaire pour peu que celui-ci soit sincère. Mais pourquoi mentirait-il ?
Silence ce fit et la jeune femme se pencha alors vers la tablette de pierre.


- Maintenant, je vais résoudre cette énigme. J'ai hâte d'entendre ta réponse.


Quelque chose bougeait dans l'objet. Il était donc creux. Surement la clé. La réponse permet donc de desceller le sort qui maintient cette fameuse clé inaccessible. Sans nul doute qu'il s'agissait d'un sort. Il aurait été tellement facile de forcer, briser le morceau minéral pour s'emparer du trésor. La jeune Litios sourit pour elle-même. La personne ayant imaginé cela ne laissait aucune triche possible.
Citation :

~Personne ne me veut, mais quand on m'obtient, on ne veut pas me perdre. Qui suis-je ?~

Personne ne me veut. Donc, ce n'est pas quelque chose de conscient. Pas même un animal. La phrase serait personne ne veut de moi autrement. C'est donc quelque chose dont on ne veut pas mais qu'on fini par obtenir... Si je ne veux pas de quelque chose, pourquoi ne voudrais-je pas le perdre ?

La jeune femme s'appuya sur le lutrin, la tête au-dessus des écrits, lèvres pincées, la mine pensive.


Une chose qui apporte le malheur, mais dont la perte est bien plus grande... Un sentiment alors ?Elle réfuta cette idée.
Non, peut importe le sentiment, aucun ne convient. Qui garderait un sentiment douloureux dont on il n'a pas voulu ?

Elle était bien placée pour parler de ces émotions, celles que l'on ne veut pas perdre. Mais celle-ci sont toujours désirées.


Qu'est-ce que je ne voudrais surtout pas perdre ? Ma mère, mes amis...
Elle réalisa alors ce qu'elle pensait il y a encore quelques minutes : la vie... je ne veux pas mourir et cette idée me fait peur. Tout comme je ne veux pas que ceux qui me sont cher disparaissent... pas de nouveau.
Et pour ma vie, je viens de me battre... en étant plus forte, j'aurais peut-être tué le Lubius qui lui non plus ne doit pas vouloir mourir. Le combat... quelque chose dont on ne veut pas ? Non, certains aiment ça. C'est quelque chose de plus important... quelque chose qui existe et donc que l'humanité a connu... Mais bien sur !


- Personne ne veut de toi car tu apportes le malheur sur tous ! D'un côté comme de l'autre, ils craignent la mort, car peu importe les rangs et les ambitions tu la traines toujours derrière toi. Mais plus encore, ce qu'ils redoutent, c'est d'échouer, mettant alors ceux qui leurs sont cher en danger. Pour les protéger, ils sont prêts à tous : à ce battre et à tuer. Tu es la guerre !


Sa réponse était donnée. Sur d'elle, n'imaginant même pas les conséquences d'une mauvaise réponse. Personne ne veut la guerre, uniquement la récompense qui la suite quand on la gagne... et y survie.

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Aventure #9 écrite Lun 26 Aoû - 15:58


    L’humaine s’en alla s’asseoir contre le mur, sûrement épuisée par ce combat. Puis, sans que je comprenne pourquoi, elle éclata de rire. Simplement. Je me demandais pourquoi elle réagissait ainsi. Je n’avais rien dit d’amusant, je n’étais pas du genre à faire le pitre pour distraire les gens. J’étais plus dans un rôle très sérieux, actuellement. Et elle, elle trouvait quelque chose de comique dans cette situation, alors qu’elle frôlait la mort ? J’inclinais la tête sur le côté, le regard songeur. Les Hommes pouvaient être très intrigants parfois. J’étais encore loin de les avoir totalement cerné.
    Aënaelle finit par reprendre son calme, non sans garder un grand sourire aux lèvres. Un sourire assez déroutant, d’ailleurs. Elle était assez surprenante, en fait. Tantôt elle était concentrée et ne laissait rien transparaître dans son regard, si ce n’était son sang-froid, tantôt elle éclatait de rire sans raisons apparentes. Elle prit une gourde apparemment remplie d’eau dans son sac, et en but une gorgée pendant qu’elle annonçait ne plus jamais vouloir affronter de pareils monstres. Au fond, je la comprenais parfaitement sur ce point. Contre toute attente, elle était parvenue à le vaincre, mais cela s’était joué de peu. J’étais néanmoins soulagé pour elle.

    Elle arracha ensuite une partie de sa chemise, et versa de l’eau sur sa blessure. Son bras tremblait. Je notais dans ma tête que, si jamais elle réussissait toutes les épreuves et me libérais, je devrais récupérer au plus vite mes pouvoirs de guérison. Elle semblait tellement fragile, comme tous les mortels, d’ailleurs… J’avais l’impression que d’une simple bourrasque de vent, on aurait pu les briser en mille morceaux. Ce n’était sûrement qu’une impression. Mais tout de même, il n’avait pas été créé pour résister aux coups dévastateurs de monstres sanguinaires.

    Enfin, ni toi ni moi n'avons ce pouvoir de décision.

    Mon regard s’assombrit légèrement sur ces paroles. Non, ni elle, ni moi, n’avions le pouvoir de décider. C’était aux Quatre Grands de choisir quel serait notre Destin… Honnêtement, je n’arriverais jamais à comprendre pourquoi ils furent aussi sévères dans leur punition envers nous, les Demi-dieux, leurs propres enfants. Qu’ils soient en colère, je le concevais sans peine. Mais de là à nous enfermer pour l’éternité dans un Temple pour n’être libéré que par des Hommes… C’était un châtiment bien cruel, qui touchait même ceux qui n’étaient pas à l’origine de la Création des humains. Si un jour j’avais l’immense honneur de pouvoir parler à Aer, ce serait sûrement l’une des premières choses que je lui demanderais. Mais je doutais que cette occasion se présente un jour.

    La jeune femme continua de soigner comme elle pouvait sa plaie. Elle utilisa le tissu qu’elle avait arraché à son vêtement pour l’enrouler autour, ce qui devait normalement stopper le saignement. Le bandage se teinta de rouge malgré tout, et je pensais que si jamais elle s’en sortait vivante, mieux vaudrait trouver quelqu’un de compétent pour la guérir. Je ne doutais pas que dans ce Nouveau Monde existait également des gens qu’on appelait soigneurs, et à juste titre…
    L’humaine nettoya son épée, et observa ensuite sa lame noire avec une certaine admiration son éclat. J’étais moi-même assez surpris que son katana puisse briller de la sorte, malgré son étrange couleur. Encore un mystère des Hommes…

    J'ai eu de la chance Hélios. Aujourd'hui je m'en sors de justesse grâce à une parade, ton aide et un net désavantage de mon adversaire.

    De la chance ? Non, les Dieux eux-mêmes auraient pu intervenir dans ce combat et décider qu’Aënaelle gagnerait qu’il n’y aurait pas eu de grandes différences. Pour ma part, ils étaient sûrement ce qu’elle avait nommé « la chance ». Peut-être en faisais-je trop de cette victoire, mais… je commençais à vraiment croire qu’elle pourrait être mon premier Maître. Enfin, Maîtresse, dans ce cas-là.

    J'aurais une question pour toi, mais d'abord : je suis prête pour la suite.

    J’inclinais ma tête sur le côté. Une question ? Quel genre ? Et pourquoi voulait-elle continuer l’épreuve avant tout ? Cette jeune femme m’intriguait de plus en plus…
    Il y eu un léger flash, et une sorte de tablette de pierre apparut. J’allongeais mon cou et plissais les yeux pour mieux voir. Quelque chose semblait écrite dessus. Quand la mortelle s’en empara, j’entendis quelque chose bouger avec un son aiguë. Tout comme la clé était tombée par terre il y avait quelques minutes. Je ne tardais pas à comprendre que cette clé était coincée dans cet étrange objet, et que ce qui était inscrit dessus permettrait d’ouvrir cette tablette.

    Fils d'Aer, j'aimerais te proposer un petit jeu. J'ai devant moi une énigme. Si je la résous, j'aimerais que tu répondes à une de mes questions.

    Je réagis aussitôt lorsque le mot « jeu » parvint à mes oreilles. Voilà qui était fort intéressant. Si elle était capable de résoudre cette énigme, alors je devrais répondre à sa question. J’hochais la tête avec un sourire amusé. Ce n’était pas souvent qu’on me faisait de telles propositions.


    Tu as dû le voir, je ne suis pas médecin et encore moins guerrière, autant que possible, je souhaiterais éviter d'avoir à les réutiliser. Pas parce que je ne veux pas, mais bien parce que je sais que je ne suis pas douée pour ça. Alors voilà ma question : me trouves tu faible ?

    Je fus surpris. Je m’attendais à pas mal d’interrogation, mais pas à celle-ci, cela était clair. Est-ce que je la trouvais faible… ? Voilà qui me donnait matière à réfléchir, pendant que l’humaine se concentrerait sur sa propre énigme.

    Maintenant, je vais résoudre cette énigme. J'ai hâte d'entendre ta réponse.

    Je méditais la question d’Aënaelle. Faible ? C’était dur à dire. Elle était un Homme, donc elle était à mes yeux faible, oui. Mais est-ce que, parmi sa race, était-elle plus forte que la moyenne ? Non… ce n’était pas qu’une simple question de force. Beaucoup de choses pouvaient jouer dans ce qui était faible ou ne l’était pas.
    Elle avait du courage à revendre, je n’en doutais pas. Sinon, elle n’aurait même pas mis les pieds ici. Elle avait du sang-froid, aussi, car quelqu’un d’affolé n’aurait jamais pu battre de cette manière un Lubius. Il était vrai qu’elle ne semblait pas faite pour soigner, ni pour se battre, cela me paraissait évident. Mais sa détermination lui avait permis d’arriver jusqu’ici.
    Je pesais pour le pour et pour le contre, pendant plusieurs minutes, jusqu’à ce que la jeune femme vienne me tirer de mes pensées en annonçant d’un air triomphant ce qui pourrait être la réponse à cette énigme. La guerre ? Ce qu’elle disait tenait la route, même si moi-même je ne connaissais pas la nature de cette énigme. C’était sûrement pour être sûr que je ne l’aide pas dans son raisonnement. Je ne l’aurais pas fait de toute façon, sinon cela aurait été trop simple.

    Ma chaîne à la patte avant gauche brilla comme les autres fois, avant de clignoter, puis de revenir à la normale. La tablette de pierre s’illumina, et, de loin, je crus voir les mots et les lettres s’inverser entres eux pour laisser place à une nouvelle énigme. Ah, ce n’était pas une, mais deux énigmes qui étaient demandées ? Intéressant. Je ne doutais pas que la seconde énigme serait encore plus compliquée que la précédente. Un petit sourire se dessina sur mon visage.

    « Corsons un peu le jeu, veux-tu ? Si tu réponds également à cette nouvelle énigme, je te donnerais une réponse franche et sincère de ma part. Cela te convient-il ? »

    Non pas que je comptais mentir, mais je voulais seulement montrer à cette humaine que je serais honnête dans mes propos. Je l’étais toujours de toute manière, de même que je me montrais parfois trop franc, j’en étais conscient. Mais cela, la mortelle l’apprendrait bien assez tôt si elle parvenait à triompher de toutes les épreuves.



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Aventure #10 écrite Lun 26 Aoû - 15:59


Sa réponse était juste, mais le résultat attendu ne vint pas de suite.

J'aurais dû m'en douter. Une énigme, ça serait trop simple.

Il n'empêchait qu'elle était contente et cela se lisait sur son visage. Enfin une épreuve qui lui plaisait, qui l'amusait. C'était simple : peut importe de quoi il s'agit : chercher et trouver, elle aimait ça.
La chaîne n'avait donc pas disparue et la clé restait enfermée dans la petite tablette. Hélios en profita pour ajourner sa réponse. La jeune femme vit bien qu'il s'amusait au moins autant qu'elle en ce moment. De bonne humeur, voir moqueuse, elle lui répondit.


- Oh... tu m'aurais menti sinon ? ... Rassure-toi, je n'ai aucune raison de mettre en doute tes propos. Mais j'accepte cette nouvelle clause. De toute façon, cette épreuve n'est pas finie n'est-ce pas ?

La jeune noble s'empara une nouvelle fois de la petite boite en pierre et alla s'asseoir.

- Autant être le plus confortablement installé pour réfléchir.

L'invocation avait un caractère qui lui plaisait. Espiègle apparemment, curieux aussi. Les sons des chaînes bougeant suite aux réactions du prisonnier témoignaient de son activité quand la jeune femme l'avait questionné.
''Les petits détails Naelle, fais-y toujours attention! Souvent, ce n'est pas facile, en fonction des circonstances. Mais si tu es capable de les relever, ils t'apprendront bien des choses''


Elle lança un dernier regard vers le ciel et la plateforme retenant le demi-dieu. Aurait voulu mieux pouvoir le détailler. Le soleil qui l'avait sauvé auparavant l'empêchait de bien voir à cause du contre-jour. Inspirant un bon coup, elle se ré-intéressa enfin à la question posée :
Citation :

~Je suis ce que je suis mais je ne suis pas ce que je suis car si j'étais ce que je suis, je ne serais pas ce que je suis. Qui suis-je ?~


Mhm... beaucoup de répétition... et si je change de temps ? Remplacer suis par étais. Ça ne m'avance pas beaucoup plus... ce qui est sur c'est que ça dépend du sens que je donne au verbe. Quand je suis... être ou suis : suivre ?


Elle soupira. Comment séparer un sens d'un autre ?

Répondons indépendamment. Je suis ce que je suis, tu es toi. Tu n'es donc pas autre chose que toi. Mais si tu es toi tu ne l'es plus... Corsé comme réflexion. Et ça ne veut rien dire ainsi. Que reste-t-il ? Tu vas être quelque chose que tu suivras. Tu lui ressembles donc sans être l'objet... où la personne. C'est le fait que tu suives quelque chose et que tu sois proche de lui que tu es important. Un jumeau? Mais pourquoi suivre le deuxième ? Ça n'a pas de sens !

- Eh bien, celui qui a inventé cela était bien retord.

Il lui arrivait de marmonner, pensant à voix haute. Pas suffisamment audible pour un autre humain, mais pour une invocation ? Elle n'en savait rien et de toute façon cela n'avait pas important actuellement.

Et appliqué à soi qu'est-ce que ça donne ? Quelque chose qui est moi sans l'être et qui me suit. Comment me suit-il ? Pourquoi ? Est-il proche de moi ? Est-ce que je le vois à chaque pas, sans forcément y faire attention. Qu'est-ce qui serait toujours avec moi depuis ma naissance ?


La demoiselle se gratta la tempe de frustration. Il lui manquait quelque chose... mais quoi ? Elle déposa la tablette sur le sol, enserra ses genoux de ses bras et bascula sa tête légèrement en arrière. Le ciel restait d'un bleu pur, troublé parfois par de petits nuages blanc qui, de temps à autre, cachaient le soleil et assombrissaient son visage. Son combat avait duré quoi ? Deux minutes ? Et maintenant, tout était si calme. Quant à Hélios, avait-il déjà vu le monde ? Eut un autre maître ? Depuis combien de temps attendait-il ici ? Seul... Quel horrible tourment. Quel était le plus dur dans sa punition ? Elle ne le lui demanderait jamais... Pas avant un long moment en tout cas. Difficile d'aller contre ses interrogations.

Aënaelle se reprit. Son esprit déviait. Il lui devenait difficile de bien se concentrer tant d'autre pensée l'envahissait. En particulier celles concernant la solitude.

Je me demande bien comment l'esprit d'une divinité résiste à ça... Je ne me suis sorti de mes problèmes uniquement grâce à mon entourage. Mais qui est resté aux côtés d'Hélios ? Le veillant, le suivant comme son ombre ?


Personne. Elle ne put s'empêcher d'avoir de la compassion pour lui qui avait vécu, vu et certainement appris tant de choses à travers les âges et les mondes.


Bon ! Tu es moi sans l'être et tu me suis partout comme... mon ombre...


Elle tenta de faire le rapprochement, relut plusieurs fois la phrase.

Tu me ressembles beaucoup, mais si tu étais moi tu ne pourrais exister. Si c'est vraiment mon ombre, une allusion à la lumière n'aurait vraiment pas manquée ! La suite : par contre, tu es obligée de me suivre car sans moi, tu n'as pas raison d'être... devrais-je dire : je suivais ce que j'étais mais n'étais pas ce que je suivais ? La suite devient plus claire comme ça.

En effet, une ombre pouvait coller à la définition. Mais c'était tellement vague, comment être véritablement persuadé de la véracité de sa futur réponse ? Elle finit par se lever et revint vers le lutrin avec la tablette.

Aller ma belle, il faut parfois savoir se lancer vers l'inconnu.


Elle annonça de claire voix :


- Es tu une ombre ?

Faites que ce soit ça...


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Aventure #11 écrite Lun 26 Aoû - 16:00



    L’humaine avait un air radieux sur son visage, sans nul doute. Elle souriait jusqu’aux oreilles, elle semblait s’amuser. Sûrement à cause des énigmes. En effet, elle semblait être le genre de personne qui travaillait plus avec son cerveau qu’avec son corps, et c’était tant mieux : je n’aimais pas les gens qui fonçaient dans le tas sans réfléchir. Bon, il y avait des exceptions, évidemment. Comme certains Demi-dieux à l’air brute et irréfléchi au premier abord, mais qui pouvaient se révéler être de bons amis, parfois alliés, lorsqu’il le fallait. En somme, il ne fallait jamais arrêter son jugement sur l’apparence des personnes et l’impression qu’elles donnaient au début. Raison pour laquelle je me demandais bien quel genre de caractère pouvait enfouir Aënaelle tout au fond de son être… Je sentais qu’elle pourrait me surprendre, de biens des manières. Je n’attendais qu’à voir, qu’à découvrir. Mais je ne devais pas m’emballer trop vite à son propos : il fallait d’abord qu’elle parvienne à triompher des épreuves. De toutes les épreuves. Même si elle faisait un début assez prometteur, il valait mieux pour elle qu’elle reste sur ses gardes, car les prochaines épreuves pourraient être bien plus compliquée à gérer. Mais cela, elle devait sûrement déjà le savoir.

    - Oh... tu m'aurais menti sinon ? ... Rassure-toi, je n'ai aucune raison de mettre en doute tes propos. Mais j'accepte cette nouvelle clause. De toute façon, cette épreuve n'est pas finie n'est-ce pas ? dit-elle avec une pointe de moquerie dans la voix

    Je l’observais d’un œil amusé. Ce côté joueur d’elle me plaisait assez. Et me rappelait au passage un de mes frères, également Fils d’Aer, qui était lui aussi joueur, quoi que bien plus que n’importe qui d’autre. Je me demandais d’ailleurs ce qu’il devenait… Et pas seulement lui. Tous les Demi-dieux que j’avais rencontrés jusqu’à maintenant, amis ou ennemis, où étaient-ils en ce moment même ? Etaient-ils toujours prisonniers de leur Temple respectif ? Je levais la tête vers le ciel avec une certaine nostalgie. Le temps où nous étions libres était révolu… J’allais devoir me faire à cette idée, presque malgré moi. Même à cet instant, je me rendais encore difficilement compte du sort auquel nous avions été condamnés les Quatre Grand. Peut-être que tout deviendrait plus clair pour moi une fois que je serais enfin sorti d’ici.

    La jeune femme, maintenant assise contre le mur, était totalement perdue dans ses pensées. Cela se voyait à sa mine concentrée. Je la fixais ainsi sans trop m’en rendre compte, pendant qu’à mon tour je divaguais dans mes souvenirs les plus lointains. Elle murmurait de temps à autre quelques phrases presque inaudibles, mais dont j’arrivais parfois à percer le sens. Elle regardait autour d’elle, comme si les éléments autour d’elles pourraient l’aider à trouver une réponse censée.
    Je me posais quelques questions à son propos. Mais pas trop non plus, je ne devais pas m’attacher à elle avant qu’elle ait réussi à passer les épreuves vivantes et à me libérer. Mais de nombreuses questions me brûlaient les lèvres. Comment était le Nouveau Monde ? Comment y vivait-elle ? Qu’est-ce qu’elle faisait de sa vie ? Avait-elle un rêve, un but à accomplir ? Tant de questions que je me refusais de poser, pour le moment du moins.
    Puis la mortelle se leva lentement, hésitante, et annonça d’une voix peu assurée :

    - Es tu une ombre ?

    Nouvelle lumière, ma chaîne clignota, et brilla plus intensément que la première fois. La chaîne disparut. Troisième patte libérée. Un grand soulagement m’envahi. Plus que deux. Deux épreuves. Et je serais libre. Rien qu’à cette idée, je sentais l’adrénaline et l’euphorie me gagner. Mais il fallait tout de même que je me calme. Rien n’était encore joué. Tout pouvait basculer avec la prochaine épreuve.

    « A ce que je vois, les énigmes ne t’ont pas posé trop de difficulté. Qu’en sera-t-il de la prochaine épreuve, je me le demande… » lançais-je sur un ton énigmatique mais curieux

    Puis, après une pause, je me souvins du petit jeu que j'avais proposé Aënaelle. Je me devais de répondre à sa question à présent.

    « Quant à ta question, eh bien… Elle n’a pas vraiment de réponse. Faible est un mot bien vague, et tout dépend dans quel domaine tu veux que je te juge, et même là je serais bien incapable de te donner une réponse objective. J’ignore quel est le niveau des Hommes à ce jour, je n’ai pas encore pu découvrir le Nouveau Monde de mes propres yeux. »

    Je me doutais bien que cette réponse laisserait l’humaine sur sa faim, raison pour laquelle je continuais :

    « Néanmoins, à mes yeux, tu n’es pas faible. Tu es venue en sachant pertinemment que tu peux y laisser la vie. Tu as gardé ton sang-froid lors des épreuves, tu n’as pas cherché à précipiter les choses, tu t’es montré patiente. Ce sont des qualités appréciables. Et si ton manque d’expérience en combat te gêne, sache que la maîtrise viendra avec le temps. Et que tu combles cette lacune par ton sang-froid et les stratégies que tu peux élaborer en plein duel. Non, décidemment, Aënaelle, tu n’es pas faible. » finis-je avec un petit sourire




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Aventure #12 écrite Lun 26 Aoû - 16:01


La troisième chaine disparue comme ses deux sœurs : sans un bruit. Il n'en restait que deux. Que lui réservait encore cette salle ?
Cette question aurait bientôt ses réponses, dès qu'elle aura annoncé être prête. Pour l'heure, Aënaelle avait obtenu de précieux renseignement sur Hélios. Un commencement vague et diplomate qui aurait pu lui faire croire que la divinité allait se défiler. Mais une promesse est une promesse, c'est pourquoi un développement fut apporté. Une réponse qui conforta la jeune femme dans son idée qu'elle s'entendrait bien avec l'invocation. Analyste, appréciant la réflexion, ne respectant pas uniquement la force brute, prodiguant même de petits conseils.
Parfait n'est-ce pas ? Un peu mielleux cependant. La demoiselle aurait pu sentir l'égo du premier noble venu gonfler à l'extrême devant tant de louanges. D'ailleurs, venu d'un humain, elle n'y aurait pas crue. Persuadée que le demi-dieu n'avait pas besoin de faire dans la demi-vérité et s'exprimait franchement, comme il l'avait annoncé, pourquoi ne pas y croire ? Pour une des rares fois dans sa vie, elle apprécia le compliment qu'elle jugeait sincère.


- Ahah, si tu connaissais la raison de ma venue, peut-être réévaluerais-tu ton jugement. Cela dit, je souhaite véritablement te libérer de tes chaînes. Merci de ta réponse.

Elle se replaça alors au centre de la pièce et s'annonça parée pour l'avant dernière épreuve. La magie s'activa encore une fois, mais sans manifestation physique visible. La jeune Litios chercha ce qu'il s'était passé, le visage marqué par l'incompréhension. Se demandant ce qu'on pouvait bien attendre d'elle si l'objectif restait imperceptible. Enfin si, il y avait bien quelque chose. Une odeur inconnue mais forte. Sa vue se brouilla, sa tête tournait tandis qu'une irrépressible envie de s'allonger s'emparait d'elle. Calmement, sans même s'en rendre compte, Aënaelle s'endormit, son katana serré près de son corps.
Une brume recouvra alors la salle et des formes vaporeuses se condensaient, se modélisant petit à petit pour au final planter un décor... Hélios serait aux premières loges : une humaine apparue, de la même apparence que le décor, grise, instable et floue.

.........

Pour Aënaelle, il en fut tout autrement, se retrouvant debout, dans le noir complet.


- ...Où- suis-je ? Pourquoi ce noir ? Qu'est-ce que je fais ici ?

Persuadé d'être toujours dans la forêt, sa mémoire temporairement occultée, elle attendit que ses yeux s'habituent à la pénombre avant de commencer à marcher au hasard. Ses pas se faisaient dans un silence le plus total et elle ne parvenait pas à déterminer sur quoi elle posait les pieds. Soudain, un geste apparu. Une fillette en pleure, courant au loin. Pourquoi pleurait-elle ?
La demoiselle commençait à douter qu'elle se trouvait toujours en forêt. Ce qui lui fut confirmé quand elle parvint à rejoindre l'enfant... le visage enfoui dans la robe d'une personne qui devait être sa mère. Cette dernière examina le visage de son enfant avec étonnement.


- Mais que t'es t'il arrivé ?
- C'est Tico... il m'a griffé !
- Ti... Je t'avais dit d'abandonner cette sale bête !
- Mais maman ! Il était blessé !
- Et maintenant c'est toi qui viens pleurer ici.

La dame soupira et essuya les larmes de sa fille. Quant à Aënaelle, elle assistait à la scène sans mot dire. Personne ne l'avait remarqué malgré qu'elle soit arrivée en courant et arrêtée juste derrière la gamine. La mère soigna et réconforta son enfant avant de lui demander où était l'animal en question.

- Il est parti... Sans dire au revoir.

La scène se figea. La demoiselle ne le remarqua qu'après quelques secondes.
De quel maléfice suis-je la prisonnière ?
Une ombre apparut. Son ombre.

- Qui êtes-vous ?
- Voyons, je te suis pourtant depuis ta naissance, c'est assez insultant que tu ne me reconnaisses pas.
- Je n'ai pas pour habitude de... parler à... ce que tu es. Que veux-tu ?
- Moi ? Mais rien du tout ! C'est toi qui dois avancer. Disons que comme toujours, je ne serais pas loin.
- Tu ne m'aides pas, je veux sortir, dis moi comment faire !

Un sombre rictus s'afficha sur la silhouette. Seule chose que la jeune femme pouvait voir.

- Tu ne comprends pas ? C'est toi qui as choisi d'être ici, de voir tout ça. Dis-moi, Aënaelle, sais-tu la chance que tu as eue ce jour là ? Tu savais que le rapace serait agressif, il ne se laissait pas faire même blessé et une fois soigné, il t'a fait comprendre qu'il ne t'aimait pas. Tu aurais pu y perdre un œil. Une serre, deux centimètres plus bas. ... Je me demandais, pourquoi cette attirance envers les aigles ?

Décontenancée, la jeune femme ne répondit pas de suite. Son visage lui faisait mal, en y portant sa main, elle écopa d'une tache pourpre. Une impression lui vint. Elle ne savait pourquoi, mais cette fille, ça devait être elle... Pourquoi lui était-il impossible de se reconnaitre ?

- Oh, bien sûr, tu as persévéré et as fini par en apprivoiser un que tu as fini par relâcher d'ailleurs.

Cette fois, la chercheuse saisit l'allusion.


- La liberté... Si j'avais été un animal, j'aimerais pouvoir voler majestueusement comme eux. Si je l'ai libéré, c'est parce que je me suis rendu compte que je n'avais pas le droit de le retenir pour mon plaisir.
- Quels sont tes regrets ?
- C'était idiot.
- C'est tout ?
- J'y ai appris que je ne pouvais pas tout avoir.
- Je vois, tu devrais faire attention à tes coupures, la suite arrive.
- La suite ? Que veux-tu dire ?

Un nouveau décor. Deux adolescentes, les gestes fusent, les mots s'ensuivent. Cette fois si, il fut simple de reconnaitre les protagonistes. La raison de cette dispute aussi. Aussitôt, le coeur de la jeune femme se chargea de remord.

- Pourquoi ce souvenir ?

- Qu'en sais-je ? Je ne sais même pas pourquoi je vois ça.
- Je vais te le dire : parce qu'ils sont importants pour toi et qu'ils sont encore d'actualité. N'ai-je pas raison ?
- ...
- Oui ou non ?
- Si...
- Je te le demande alors : à ton avis, pourquoi ce souvenir ?
- Parce que... les années passent et je ne me suis toujours pas excusée pour les mots que j'ai pu avoir ce jour.
- Et alors ?
- Alors, Rowena est mon amie ! Elle était là quand... quand.

Ses yeux s'écarquillèrent, l'ombre ricana.

- Oh, je vois que tu as deviné la suite du programme, félicitations, que penses-tu de le revoir une dernière fois ?

Le regard de la jeune femme se fit suppliant.

- Ne fais pas ça, pitié.

Le rire s'amplifia alors que la terreur s'emparait d'Aënaelle. Elle savait ce qui allait se passer, ce qu'elle allait voir. L'inconnu ? Comment son esprit allait réagir à ce traumatisme du passé ?
Une vieille douleur réapparue. Appuyer ses paumes contre sa poitrine n'atténuait en rien la sensation. Respirer lui devint difficile et ses jambes se dérobèrent sous elle.


- Tu devrais en profiter, personne n'a pu voir cette scène dans son ensemble.
- Arr...éte. Dit-elle faiblement
- Regarde !
- Non...
- REGARDE !

Ce jour maudit et ceux qui suivirent défilèrent alors, parfois en ralentit, parfois en accéléré. Dans les moindres détails. Sans omettre un seul passage de sa vie... Passage qui lui avait fallu tant de temps à surmonter. Tout s'arrêta dans sa chambre à Lüh. L'ombre l'observait, d'un ton neutre cette fois-ci.

- ...Laisse-moi partir.
- Hélas, ce n'est pas à moi d'en décider. Sais-tu pourquoi tu es ici. Tu dois t'en souvenir maintenant. Rassure toi, ton calvaire prendra fin... d'une manière où d'une autre.

Pourquoi serait-elle ici ? A revivre ça ? Qui pouvait y voir un intérêt ! Pourquoi ? Une silhouette... une plateforme...

- Hélios... cinq épreuves...
- Bien, comment te sens-tu ?
- J'ai... mal...
- Compréhensible. Autre chose ?
- Ma santé n'avait pas l'air de te soucier tout à l'heure ! Crachât-elle.
- En effet, après tout, je ne suis qu'un exécutant.
- Tu es immonde.
- Tu vas me vexer, je n'ai pas choisi d'être celui qui te fait subir pareil tourment.
- Tu es autant blâmable ! Ton rôle t'amuse !
- Je me demande bien pourquoi. Ai-je été crée pour ça? Maintenant, répond, que ressens-tu ? De la tristesse sans doute. Oui, il suffit de te regarder pour le voir. Le désespoir ? Non moins, tu as fini par réussir à faire ton deuil apparemment. Mais ce qui m'intéresse, c'est ce que je représente.
- Où veux-tu en venir ?
- Ton côté sombre, celui que tu as côtoyé durant un an. Ta honte, ta colère, ta haine ! Qu'en est-il?
- Tu devrais le savoir ! Toi qui prétends être toujours avec moi ! Tes questions n'ont pas de sens !
- Vraiment ? Tu n'as pas tout à fais tord remarque. Tes autres souvenir t'ont rappelé quelque chose, celui-ci, tu en as déjà beaucoup appris. Il ne reste qu'une interrogation.
- Laquelle ?
- Ne souhaites-tu pas venger ton cher amant ?

Aënaelle n'avait pas de réponse à offrir. Elle n'y avait jamais réfléchi auparavant. Pour elle, le meurtrier de celui qui aurait dû devenir son époux était mort dans sa fuite. D'après Cylain, on ne survivait pas à pareil hémorragie.

- Je ne sais.
- Vraiment?
- Ça ne les ramènera pas !
- Une réponse un peu facile !
- Facile ? FACILE ?! C'est toi qui me demande de répondre à une question qui n'a pas de sens !
- Le fait est que si j'en ai l'idée, c'est que tu l'as eu toi aussi.
- Ça et beaucoup d'autres !
- Et maintenant ? Les dernières années t'ont peut-être permit de trancher ? Dis-moi tout. Et tu pourras partir ensuite.
- Je crois... Je m'en suis voulu longtemps. J'ai survécu. Marqué jusqu'à la mort, dans ma tête et sur mon corps. Je me suis demandé pourquoi j'étais encore vivante et pas eux. J'ai maudit les responsables, les ai haïs. Mais à quoi bon ? De toute façon, ils sont morts. Mais même sans cela je ne chercherais pas la vengeance.
- Et pourquoi ?
- Je n'en veux pas comme mission d'une vie.
- Alors, dit moi... qu'elle est-elle ?

Cette fois-ci, ce fut à la suppliciée de rire.


- C’est donc la que tu veux en venir ? Savoir mon but ? Où plutôt me faire prendre conscience que je n’en ai pas ?

- Qu’en penses-tu ?
- Je suis les traces de mon père mais c’est sa passion avant tout.
- Et donc ?
- J’en ai fais mon métier… Mais je ne vais pas assez loin. Je manque de moyen, d’ambitions pour monter les expéditions auxquels j’ai participé.
- Et pourquoi cela ?
- Parce que… Parce que je n’ai personne a qui demander de m’accompagner.
- Tu sais quoi faire ?
- Oui… trouver du soutient, des compagnons, des amis… peut-être plus.
- Tu en seras capable ?
- Vas savoir.
- Cette réponse ne me plait pas.
- Il faudra t’en contenter, mais si ça peux te rassurer, pour le moment j’ai au moins un but définit : Je vais libérer Hélios.
- Je ne vois pas le rapport.
- C’est pourtant limpide pour moi.
- Tu m’as l’air sur de toi.

Aënaelle ne répondit pas et l’ombre se moqua d’elle.

- Non, tu ne l’es jamais vraiment mais te jeter ainsi dans l’inconnu… Je te reconnais bien là… Très bien, comme promis tu vas pouvoir partir.
- Je ne saurais surement jamais qui tu es mais… peux-tu me dire quel était l’utilité de cette épreuve?
- Mmh… il est vrai que tu ne sais pas tout. L’ennuie c’est que seul celui qui a imaginé cette suite de challenge pourrais te répondre. Je vais quand même te dire une chose.
Le spectre se pencha et murmura à l’oreille de la jeune femme qui parut très surprise.
- Une dernière chose : ici tu te sens bien, ça ne sera pas le cas quand ce rêve prendra fin.

.......

Les brumes disparurent de la même façon qu'à leurs arrivées, les fantômes de vapeur aussi. Seul restait la jeune femme allongée par terre qui s'éveilla en sursaut dans un cri de surprise et de peur, comme si elle sortait d'un mauvais rêve... ou pire. Tremblotante, saisi d'effroi, elle n'avait rien de son clone brumeux qui était globalement insensible aux émotions. Difficilement, serrant toujours son arme dans une main, elle se traîna contre un mur pour finir assise et recroquevillée sur elle-même, son autre main soutenant son crane. Sa poitrine restait douloureuse, le corps se souvenait. Une sensation de brulure. Vive et étouffante. Et cela, même Hélios qui avait vu beaucoup de choses ces dernières minutes ne pouvaient le deviner.
Aënaelle resta ainsi, immobile et silencieuse, pendant une dizaine de minutes, ne pensant à rien, où plutôt, tentant de faire le vide, d'éliminer le choc et la peur. Imperméable à ce qui pouvait se passer autour d'elle. Quand elle se sentit prête, du moins, un peu mieux, elle s'aida de son fourreau pour se relever. Sa démarche restait trébuchante.


- Ça va... mon état c'est stabilisé...





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Aventure #13 écrite Lun 26 Aoû - 16:02


    - Ahah, si tu connaissais la raison de ma venue, peut-être réévaluerais-tu ton jugement. Cela dit, je souhaite véritablement te libérer de tes chaînes. Merci de ta réponse.

    J’observais l’humaine d’un œil curieux. La raison de sa venue… Au fond, cela avait-il tant d’importance ? J’en doutais. Si jamais elle survivait aux dernières épreuves imposées, je n’oublierais pas de lui poser la question concernant sa présence ici. Néanmoins, le fait qu’elle souhaite réellement me libérer me touchait. La plupart des Hommes venaient dans le but de trouver gloire et honneur avec un Demi-dieux à leur côté, et pensaient plus à l’argent qu’ils gagneraient par la suite qu’au sort que subissait l’Invocation. Elle n’était pas comme ceux que j’avais vu avant, et cela me réconfortait encore dans l’idée que si elle parvenait à briser les chaînes restantes, nous ferions un bon duo. Un duo qui s’entendait bien, en somme. Car si deux êtres ne s’appréciaient pas et devaient malgré tout combattre ensembles, eh bien… l’équipe n’allait pas faire long feu. C’était évident.

    Aënaelle se posta au centre de la salle, et annonça qu’elle était prête, une fois de plus. Je m’attendais à voir des monstres surgirent, de nouveaux éléments apparaîtrent, mais rien. Je parcourais la salle du regard, sans trop comprendre pourquoi rien ne se passait. Je doutais que ce soit un petit problème technique, il n’y en avait jamais. Que se passait-il ?
    Puis je la vie. Une brume qui recouvrait progressivement toute la salle. Je la regardais avec méfiance. Qu’est-ce que cela pouvait bien être… Je pensais d’abord à une créature malfaisante qui tentait de s’en prendre à la jeune femme, mais l’hypothèse fut bien vite balayée lorsque je vis cette dernière enveloppée sans qu’elle semble souffrir. Puis le décor changea petit à petit, pour former un tout nouvel endroit. Un tout nouveau Monde. Il y avait de l’herbe, des arbres, mêmes quelques animaux. Je redécouvrais ce paysage avec un mélange d’appréhension et curiosité extrême. J’aurais pu me sentir heureux de retrouver la nature et d’avoir l’impression de ne plus être enfermé, pourtant ce n’était pas le cas. Pour la simple raison que je savais être encore emprisonné, je sentais encore ces chaînes me retenir sur cette plate-forme. Puis j’aperçus la mortelle, qui découvrait les lieux avec une étrange expression sur le visage. Elle devait être troublée. Ce qui ne l’empêcha pas d’avancer jusqu’à un certain point de la forêt, où je vis avec surprise une petite fille qui pleurait dans les bras de ce qui devait être sa mère. J’inclinais ma tête sur le côté. Quel genre d’épreuve était-ce donc ?

    Les deux humains échangèrent quelques paroles assez touchantes, avant que la scène se fige. Les oiseaux eux-mêmes avaient cessé de chantonner. J’eus presque une pointe de regret. Pendant un instant, j’avais ressenti à nouveau le vent caresser les plumes de mes ailes, j’avais vu un paysage que depuis longtemps je n’avais pu contempler.
    Une ombre apparut auprès de la mortelle, et engagea même la discussion. Bien que surpris, je restais silencieux. Si j’avais bien compris, j’étais devenu invisible, c’était comme si je n’étais pas là, comme si on m’avait oublié… J’observais donc la scène, heureux de pouvoir à nouveau détailler un décor autre que celui de ma prison. C’en était presque apaisant.

    Puis il y eut une nouvelle scène. Deux femmes se disputaient, l’une des deux ressemblaient énormément à Aënaelle. Mais d’un autre côté, c’était impossible, puisque la « vrai » se trouvait à deux pas de là… Et elle semblait peut-être un poil plus grande, même si je n’étais sûr de rien. C’était une copie parfaite. L’ombre et la jeune femme parlèrent encore un peu, et je les écoutais attentivement. Apparemment, la suite ne serait pas agréable à voir pour elle.

    Nouveau décor, nouvelles personnes que je ne connaissais évidemment pas. Je fus extrêmement surpris de la tournure que prenaient les évènements. J’étais incapable de quitter cette scène des yeux. Même si pour moi, la cruauté dont faisait preuve ces… brigands n’était pas surprenante, elle devait être atroce à vivre pour cette mortelle. J’avais déjà participé à des combats et des guerres bien plus sanglantes, mais je savais que peu importe c’était terrible, cela marquait toujours les esprits. En particulier lorsqu’on y perdait des êtres chers. Je poussais un soupir. Elle n’avait pas vécu des choses très faciles…

    Il y eut à nouveau une longue discussion, auquel je prêtais une attention toute particulière. Hm… Cette ombre m’intriguait énormément. Qui était-elle ? Quel était son but ? Elle était nimbée de mystères, de beaucoup trop de mystères à mon goût. Ne pouvait-elle pas en dire plus à son sujet ?
    Tout cessa, d’un seul coup. Après que l’ombre ait murmuré quelques mots inaudibles, la salle revint à son état d’origine. Je fronçais les sourcils, un peu déçu que tout cela s’arrête maintenant. Je n’avais pas encore réussi à comprendre exactement ce qu’il s’était passé. Même si la dernière scène sous-entendait clairement que c’était une partie de la vie de l’humaine. Donc, chaque passage avait été un court moment de sa vie ? J’ignorais qu’il était possible qu’une épreuve soit aussi… puissante. Même autrefois, nous les Demi-dieux n’aurions jamais pu user d’un tel artifice sans connaître précisément le passé des Hommes. Etrange, étrange… J’aurais tellement voulu avoir une petite discussion avec l’ombre.

    Aënaelle semblait… exténuée. Elle s’appuya contre le mur, assise. Je me penchais vers elle, le cou tendu et l’air désolé. Je ne savais pas trop que dire. Même s’il n’était pas rare qu’on se confie à moi, j’avais toujours eu du mal à consoler les gens qui perdaient un être cher. Peut-être parce que je n’en avais eu que peu l’occasion, puisque moi et mes frères étions censés être immortels. Quelques minutes passèrent dans le silence. Je supposais qu’au fond, lui reparler de la mort de ses proches ne l’aideraient pas beaucoup. Je ne dis donc rien.
    Elle se releva finalement, à l’aide de son sabre, même si elle restait encore faible. Je voyais d’ici ses tremblements.
    Je remarquais à peine la chaîne, attachée à ma patte, disparaître à son tour.

    Ça va... mon état c'est stabilisé...

    Je hochais la tête, tout en l’observant prendre encore un peu de repos. Elle se dirigea à nouveau vers le centre de la prison, sabre à la main, et prit une grande bouffée d’air avant d’annoncer qu’elle était prête.
    Tout se passa très vite.

    A mon cou était placé le collier, relié à la chaîne qui m’entravait. Cette même chaîne se détacha soudainement, et me traîna de force hors de la plate-forme. J’atterris tant bien que mal, plutôt mal, mais n’eus pas le temps de me stabiliser qu’elle me traîna presque par terre jusqu’à la mortelle. Elle semblait animée d’une volonté propre, une volonté auquel j’étais incapable de lutter. Je fus pris de panique lorsque je vis la chaîne foncer vers le cou d’Aënaelle. Mais elle s’arrêtait à quelques centimètres de sa gorge, et un collier apparut, nous scellant tout deux par ce même lien. Nous étions à présent séparés d’à peine huit mètres, la longueur maximale de la chaîne. Je restais immobile longtemps, incapable de comprendre ce qui se passait maintenant.
    Nouveau chamboulement. La prison trembla, et sembla s’agrandir encore. La plate-forme disparut, et du sable commençait à recouvrir le sol de la salle. Puis je vis deux ombres naîtrent, hautes de trois mètres au moins, elles aussi reliées par une chaîne en métal. Leur forme se concrétisa bientôt, et les créatures prirent vie. Rien qu’à leur regard, je compris qu’elles étaient extrêmement hostiles. Instinctivement, je me rapprochais de la jeune femme et me plaçais un peu devant elle, prêt à la protéger en cas de besoin. Oh non, je ne la laisserais pas mourir alors que nous étions aussi proches du but.

    Qu’est-ce que c’était que cette épreuve ?

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Aventure #14 écrite Lun 26 Aoû - 16:04


Aënaelle avait donc lancée la cinquième et dernière épreuve. Vu tout ce qu'elle avait déjà du faire et subir en si peu de temps, elle aurait légitimement pu se demander en quoi allait consister ce nouveau défi. Elle n'en fit rien. Uniquement pressé d'en finir et d'oublier. Oh, elle pouvait aussi en vouloir à l'invocation qui n'était nullement responsable. Et c'est bien pour ça qu'elle ne reporta pas sa colère sur autrui. Seule chose qui l'intriguait était de savoir qui avait imaginé tout cela et possédait de pareil pouvoir. Non, en fait, il lui était facile de répondre à cette question. Restait la le doute sur cette ombre : illusion ? Ou véritable manifestation d'une partie de son inconscient ?

La suite se déroula extrêmement vite : une force inconnue parvint à trainer le demi-dieu à terre jusque devant la demoiselle. Le contact aurait pu être très douloureux, mais là, n'était pas le but de la démonstration. La chaîne se contentait de rapprocher les deux êtres pour les lier. Pourtant, la jeune femme manqua de réaction et ne compris pas tout de suite les enjeux... Jusqu'à ce que deux créatures deux fois plus grandes qu'Hélios apparurent. Une sensation de malaise se fit sentir. Un combat en équipe. Et le temps manquait. La divinité s'était placée en avant, protégeant Aënaelle de son corps, mais cette dernière appréhendait le premier mouvement. Ce collier était autant un lien qu'une gène, Un mouvement brusque, un saut et ses vertèbres seraient disloquées de part la force de son partenaire. Elle n'en doutait pas. Il lui fallait donc rester près de lui. Voilà pourquoi elle s'en approcha.


Un petit dragon doré... J'espère qu'il... Non, il nous faut le faire ensemble.


L'humanité a cela de particulier : une capacité à oublier tout problème et retrouver une certaine vigueur devant un danger mortel. Pour Aênaelle, cela se caractérisa par une montée d'adrénaline lui permettant de moins trembler et surtout, d'analyser la situation:
Un genre de grand chien... très grand chien. Elle en avait vu dans les livres. Deux Maskurs. Un duo de prédateur particulièrement efficace... Et ordonné. D'ailleurs, ils se séparaient déjà partant sur chaque flanc de son protecteur. La moindre erreur de sa part lui sera certainement fatale. Sans parler cette chaine qui restreignait ses gestes.


De toute façon, esquiver, c'est exposer Hélios...

La jeune femme apprêta ses armes et se plaça à gauche de l'invocation, lui tournant le dos.

- Ce doit être un test de synchronisation... Mais je ne pourrais pas faire grand-chose face à ça.

Ils leur seraient impossible de trop s'éloigner l'un de l'autre, ce qui voulait dire que son katana ne pourrait frapper autre chose que la tête bardée de cornes métalliques des animaux... Peu utile.

- Il vaut mieux que tu mènes l'assaut. Je ferai en sorte de te suivre sans te gêner et de couvrir tes arrières. Commençons par celui à ta droite. Préviens-moi si tu dois bouger brusquement.

Elle sentait le regard du demi-dieu sur ses épaules alors qu'elle tournait légèrement l'orientation de son collier. Au moins, ce n'est plus les cervicales qui prendront, elle sera juste étouffée.


- Je vais faire de mon mieux pour maintenir le deuxième à distance.

La douleur n'avait pas disparue, loin de là. Elle était juste atténuée, ce qui avait pour avantage de la maintenir sur le qui-vive. Prévoyant d'avoir à sauter en arrière pour suivre Hélios et se rapprocha encore un peu de lui, se mit en garde et murmura.

- Je l'ai déjà dit mais... je suis prête.


La divinité lui répondit et passa à l'attaque, ce qui sembla surprendre sa cible. Aënaelle n'en vit pas beaucoup plus, elle se concentrait particulièrement sur les dérangeant balancement de la chaine pour prévoir les directions qu'elle aurait à prendre tout en s'assurant que le deuxième monstre ne représentait pas un trop grand danger en s'approchant. Pour cela, elle effectuait de large et menaçante frappe dans le vide, montrant à l'animal qu'elle n'hésiterait pas à le frapper, d'ailleurs deux ou trois attaques atteignirent la cible sans le blesser toutefois. La petite technique marcha le temps pour Hélios et son adversaire d'échanger coups de griffes et de crocs.

Hélas, le monstre ne comptait rester inactif plus longtemps et pouvait profiter de sa masse imposante pour prendre l'avantage. Une frappe verticale crissa sur son excroissance métallique, il en profita pour contre attaquer. Rapide, la jeune femme eut tout juste le temps de ramener sa longue lame devant elle pour parer mais n'avait pas la force de faire plus. Rien que par le poids d'une des pates de la créature, elle fut repoussée et préféra se laisser tomber à terre, de grandes griffes passant à quelques centimètres au-dessus d'elle. L'ennuie c'est qu'elle empêchait encore plus les mouvements de son partenaire ainsi. Ce dernier du se retourner et charger le Maskur menaçant l'humaine.

Ils avaient alors changé d'adversaire... retour à la case départ. Son nouvel adversaire avait écopé de quelques blessures et nuls doutes qu'elles avaient été bien rendues à l'invocation. A ce rythme, le combat était perdu d'avance. La jeune femme ignorait les capacités du demi-dieu, mais doutait qu'il puisse tenir longtemps s'il doit combattre le duo en plus de la protéger.
Sans parler d'une insidieuse fatigue qui commençait à faire effet sur la chercheuse. Le premier combat, la quatrième épreuve et maintenant cette dernière, ça commençait à faire beaucoup pour quelqu'un de non entrainé.


Si je pouvais au moins atteindre son cou où ses flancs...

Elle remarqua que c'est aussi ce que son équipier divin avait tenté de faire et espéra que cela avait au moins un peu calmé la bête.
Le combat continua, un combat stérile, tous se retrouvaient maintenant avec diverses estafilades et entailles à part Aënaelle qui avait été relativement épargnée. Il n'empêche que le sang qui gouttait à ses pieds était le sien. Cependant, elle restait assez fière d'elle : Hélios n'avait eu à intervenir qu'une deuxième fois, le Markur avait au moins autant souffert qu'elle et une attaque réflexe suite à une ombre dans sa vision périphérique avait même couvert le demi-dieu d'un coup porté sur son flan droit.
Enfin, malgré la douleur, elle s'était efforcée de ne pousser aucun cri, aucun gémissement pour ne pas inquiéter celui qui restait dans son dos. Malgré tout, elle atteignait ses limites. Ses gestes étaient plus lents et moins assurés.


- Ça ne mène à rien... Il faut trouver autre chose.

Ce lien d'acier lui pesait. Sans ça, le combat aurait-été tellement plus simple. Son co-équipier devait penser la même chose. Sans aller jusqu'à se traiter de boulet, la jeune femme restait un poids pour l'invocation.
La jeune Litios s'autorisa un regard sur l'échine du dragonnet et eut soudainement une idée qui pourrait leur être salutaire... si réalisable.


- Hélios ! Tes ailes ! Nous pourrions prendre l'avantage en hauteur!


Restait à savoir si la punition d'Aer empêchait son fils de voler à quelque mettre de haut pour fondre sur ses ennemis.


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Aventure #15 écrite Lun 26 Aoû - 16:05


    Un combat, hein ? J’en avais des frissons partout rien que d’y penser. Même si je n’avais jamais été spécialement bagarreur, après un emprisonnement aussi long, une perspective comme celle-ci me paraissait réjouissante. Je n’aimais pas plus que cela tuer des êtres vivants, encore moins quand à la base ils ne s’en seraient pas pris à moi. Mais là, c’était une question de vie et de mort. Enfin, pour l’humaine c’était cet enjeu qui avait été mis en place au moment où elle avait franchi la porte de ma prison. Mais pour moi, c’était une question de liberté. Et on pouvait me croire, en cet instant, je la voulais ma liberté… Suffisamment pour être prêt à combattre deux genre de chiens géants tout en restant coincé au sol à cause d’une chaîne qui me reliait à Aënaelle. L’épreuve devenait tout de suite bien plus difficile quand la synchronisation était de mise. Et affronter des monstres en duo parfait n’avait jamais été mon fort, moi qui étais si solitaire. C’est pourquoi, lorsque la jeune femme me donna des instructions, je ne bronchais pas et l’écoutais attentivement. Même en ayant vécu plus longtemps qu’elle, je me doutais qu’elle avait sûrement déjà eu affaire à ce genre de situation où le seul moyen de survivre était de rester coordonner.
    Je pliais légèrement mes pattes, attendant le signal pour lancer l’assaut sur nos adversaires. Ma queue s’agitait malgré moi, et je tentais d e ne pas trop gêné la mortelle avec ces mouvements, puisqu’elle était dos à moi et donc proche de ma queue.

    - Je l'ai déjà dit mais... je suis prête.
    « Parfait. On y va ! »

    Aussitôt après prononcé ces quelques mots, je me jetais sur le chien géant en un rugissement dévoilant ma rangée de dents acérées. Je le mordis de toutes mes forces à la jambe, ayant pris soin de ne pas sauter trop haut et d’éviter de tirer mon alliée en arrière. Je sentis que la patte bougeait dans tous les sens, pour que je relâche ma prise. Je restais stoïque, bien décidé à ne pas libérer son membre tant que je ne l’aurais pas décidé. Soudain, la chaîne à mon cou se tendit un peu trop, et je compris qu’il était temps que je cesse cette attaque si je ne voulais pas emporter l’humaine avec moi. J’atterris sur le sol un peu maladroitement. Ah… Une petite séance de remise en forme serait la bienvenue si jamais je sortais d’ici.
    J’avais à peine égratigné le monstre, ce qui me déçu un peu. Sans mes Pouvoirs, je ne pouvais décidemment pas faire grand-chose. Je devais déjà me montrer heureux d’avoir des griffes et des crocs pour attaquer, sinon j’aurais été totalement impuissant…
    Notre affrontement se poursuivit à coup de pattes et de crocs, et je ne comptais plus le nombre de fois où j’avais failli finir écraser ou dans la gueule de cette créature. En revanche, j’avais été effleuré ou touché à plusieurs reprises par ses attaques, ce qui expliquait les nombreuses et fines blessures parcourant mon corps, et parfois le sang doré qui en coulait.

    Quand je sentis à nouveau la chaîne se tendre au point de me tirer légèrement, je me retournais et aperçus notre adversaire qui commençait à donner quelques difficultés à la jeune femme. Je n’hésitais pas une seule seconde et fonçais, prenant presque par surprise cette bête. Nous avions maintenant échangé d’adversaires, et le combat repris de plus belle. Toujours aussi acharné, et sans que l’un d’entre nous prenne l’avantage de la situation. Les deux chiens géants, tout comme moi et la mortelle, étions couverts de blessures plus ou moins graves. Mais elle semblait avoir été un peu plus épargné que moi, chose qui me rassurai. Je remarquais cependant que ses gestes devenaient plus lent et moins précis au fur et à mesure du temps qui passait. Mauvais signe. Nous ne pouvions pas laisser le combat s’éterniser encore trop longtemps.

    - Ça ne mène à rien... Il faut trouver autre chose.

    J’étais d’accord avec ce que disait Aënaelle. Si on continuait de cette façon, nous courrions à notre perte. Il aurait fallu atteindre une partie plus exposée et vitale de l’adversaire, et là nous aurions une chance de gagner… Mais pour faire cela, il aurait fallu que je vole. Et avec l’humaine à mes côtés, je ne pouvais me le permettre.

    - Hélios ! Tes ailes ! Nous pourrions prendre l'avantage en hauteur!

    Je tiquais. Evidement que j’y avais pensé, et…

    Je comprenais tout juste ce qu’elle voulait dire par là. Je la regardais, indécis. Monter sur mon dos, hein… ? Je n’étais pas certain de vouloir laisser quelqu’un se servir de moi comme une vulgaire monture. D’une part à cause de ma fierté, de l’autre parce que je n’étais même pas encore sûr de pouvoir voler. Après tout, je serais peut être incapable de décoller, soit parce que je n’avais pas pris mon envol depuis plusieurs siècles, soit parce qu’Aer aurait trouvé un moyen de m’en empêcher dans cette salle. Mais que valait ma fierté à côté de la liberté, au fond ? Pas grand-chose.
    J’esquivais rapidement un coup de patte d’un de nos adversaires et me rapprochais encore de mon alliée. Je m’accroupis, et la laissais monter sur mon dos. Une fois que je la sentis plus ou moins bien installée, je déployais mes ailes bien haut. Je sentais l’adrénaline et l’excitation monter en moi. Depuis combien de temps n’avais-je pas senti le vent caresser mes plumes et mes écailles ? Oh, depuis trop longtemps, sans aucun doute. Un sourire satisfait se dessina sur mon visage.

    Je décollais brusquement, satisfait de voir que je n’avais en rien perdu de ma force et de mes muscles dans mes membres aériens. Je battais des ailes avec puissance, pour monter aussi haut que je le pouvais, sans trop m’éloigner non plus. J’observais rapidement nos ennemis depuis le ciel. J’appréciais beaucoup ce point de vue, plus générale et plus utile lorsque je souhaitais établir des plans tactiques. Après quelques secondes de réflexion, j’avais trouvé un bon moyen de leur asséner de nombreux coups au flanc ou au cœur sans toutefois risquer de me faire toucher. Mais… la mortelle avait intérêt à bien s’accrocher à moi si elle tenait à la vie.

    « Accroche-toi bien, Aënaelle. »

    Je piquais vers un des deux chiens géants à toute vitesse. J’effleurais suffisamment son flanc pour le toucher et le griffer de façon à lui infliger une blessure plus profonde que toutes les autres, supposant que l’humaine avait également dégainé son katana pour l’attaquer. Quoi que, peut-être se tenait-elle juste à moi pour ne pas chuter. Je l’ignorais, et n’allais pas me tordre le cou pour le vérifier.
    Je fonçais droit sur le mur, puis, au dernier moment, ralentis et m’appuyais dessus pour rebondir avec force et m’élever à nouveau dans les hauteurs et repiquer. Et je recommençais cette méthode à plusieurs reprises, toujours en visant le flanc ou le cœur –quoi que plus souvent le flanc, puisqu’il était plus facile à atteindre-, et changeant de cible régulièrement. Pendant plusieurs minutes, je procédais de cette manière, sans m’arrêter, sans me laisser le temps de souffler, tout en priant pour que la jeune femme ne glisse pas de mon dos pour faire une malencontreuse chute.

    Au bout d’un certain temps, épuisé, je fus forcé de m’arrêter, mais par précaution je restais bien en hauteur, hors de portée de nos adversaires. Mon souffle était irrégulier, je sentais la douleur envahir mes muscles. Ma vue se brouilla sur un cours instant, et m’empêchait de vérifier l’état des monstres. Etaient-ils beaucoup blessés ? L’étaient-ils au moins un peu plus ? Etaient-ils déjà à terre ? J’étais encore incapable de le voir.


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Aventure #16 écrite Lun 26 Aoû - 16:06


Haletante, Aënaelle continuait de fixer son adversaire tout en attendant la réponse de son allié. Si ses yeux étaient emplis de détermination, son corps, lui, brulait d'une autre flamme. Et pas la bonne : ses jambes tremblaient sous la fatigue et les efforts imposés, ses bras brûlaient sous les blessures sommes superficiels mais nombreuses. Trop nombreuses. Ce combat touchait à sa fin et, le vainqueur pourrait bien être le couple de Maskur. Restait sa volonté à ne pas mourir, seule chose la maintenant encore debout. Dans le passé, l'espace de quelques secondes, elle avait accepté sa mort. Pas maintenant. Plus jamais.

La jeune femme ne dit rien. Sachant pertinemment que l'invocation avait compris de quoi il était question en abordant la possibilité de voler... ensemble. Une créature divine servant de monture. Elle était certaine qu'Hélios ne voyait pas ça d'un bon oeil. D'un autre côté, avaient-ils vraiment le choix ? D'autant que la jeune femme n'était pas forcément plus à l'aise. Elle savait chevaucher, du moins, ne pas tomber de sa selle, mais là : nous parlons de voler !

Et puis, finalement, la divinité finit par mettre sa fierté de côté, ce qui sauva la vie de l'humaine. Etait-ce vraiment elle seule qui était mise à l'épreuve ? La demoiselle commençait à ce dire qu'elle apprenait beaucoup de choses en peu de temps sur le demi-dieu. Ce qui n'est pas plus mal en réalité, mais, elle avait du mal à saisir pourquoi les dieux mettaient autant à l'épreuve l'humain que le divin ?


Arrête de te poser tant de questions et grimpe !

Le plus rapidement possible, Aënaelle monta sur le petit dragon, essayant de trouver une prise. Hélas, c'est une peau écailleuse qui recouvrait Hélios, ses mains ne trouvaient nul endroit ou s'agripper. Sans parler de ses armes. Son poignard était serré entre ses dents, mais son katana lui, il était bien plus difficile de le tenir. Et il était hors de question de blesser son allié. Même par inadvertance. Au final, la meilleure solution restait d'enserrer du mieux possible le fin cou du dragonnet de son bras gauche tandis que sa main droite maintenait son sabre, lame contre sa cuisse, le tranchant dirigé vers l'extérieur.

Quand ils décollèrent, par la puissance de l'envole et la surprise associée, La jeune femme faillit être désarçonnée, se rééquilibrer pour ne pas chuter lui demanda de nouveaux efforts dont elle se serait bien passée. La voilà forcée de crisper ses membres pour éviter d'être ballottée par le mouvement des ailes de l'invocation.
Malgré ces quelques désagréments, et le fait que la nouvelle cavalière ne se sentait pas assez hardie pour tenter d'attaquer telle une héroïne de compte pour enfant. La stratégie de l'attaque aérienne était des plus efficaces. Les deux monstres subissaient coup sur coup sans pouvoir riposter.

Au point où elle en était, Aënaelle fermait les yeux. Voir ne lui servait à rien. Tout ce qu'elle devait faire, c'était attendre. Attendre, mais surtout tenir. Une crampe s'empara de sa cuisse en plein milieu d'une attaque en piqué et il n'y avait rien à y faire. Elle mordit encore plus fort le pommeau de sa courte lame. Hélios stoppa sa série d'attaque, soufflant bruyamment. Cette technique leur avait donné un avantage, mais ne pouvait être maintenu : l'un comme l'autre, épuisé, n'en pouvaient plus.


Il leur fallait maintenant espérer que les coups portés par Hélios avaient été suffisant pour gagner.
Un long et puissant cri ce fit entendre. Un cri à vous glacer le sang. Même porté par un animal. Apparemment un des Maskurs avait du périr. Et si ce qu'elle avait lu était vrai, le deuxième n'en serait que plus agressif, uniquement dirigé par l'envie de venger son compagnon avant de se laisser dépérir. Comme le demi-dieu restait en vol suffisamment stable, la demoiselle sur son dos pouvait se maintenir uniquement grâce à ses jambes et retirer son poignard de sa bouche.


- Fais attention, si l'un d'entre eux est gravement blessé, voir tué, l'autre n'en sera que plus coriace.

Elle ne put s'empêcher de poser sa main sur les écailles dorées du petit dragon, sentant à quel point sa respiration était saccadée. Que faire ? Elle ne se sentait pas plus utile qu'au sol et regrettait de ne pouvoir plus aider son allié.

- Tu m'as l'air épuisé. Nous pouvons peut-être redescendre ? Il faudra être prudent, mais nous devrions y arriver à deux contre un, non ?

La jeune femme ne saura jamais si elle avait tort ou raison et, ne connaissait pas davantage l'état de sa future invocation. Toujours est-il qu'ils finirent par mettre pied à terre sans subir immédiatement le courroux de la bête. Surprise, c'est le moins qu'on puisse dire, Aênaelle observa la triste scène jouée devant elle : l'un des deux chiens géants était allongé et un liquide pourpre se répandait partout autour de lui. Oui, Hélios l'avait mortellement blessé, Oui, la créature n'en avait plus pour très longtemps et oui, il le savait. Tout comme son compagnon. Il est souvent dit que les animaux n'ont pas conscience de leur mort, ici, la preuve du contraire leur était donnée. Le Maskur restant semblait veiller sur ce qui serait le dernier soupire de sa partenaire. Cette dernière gémit une dernière fois avant de poser sa tête sur le sable chaud recouvrant la cellule et de clore ses paupières définitivement.


Ce qui suivit se déroula tellement vite que sans l'intervention de la divinité, La demoiselle aurait été massacrée sans autre forme de procès.
Le rescapé s'était retourné et poussa ce qui s'apparentait le plus à un hurlement de colère, de rage, voir de haine. Oui, le monstre leur crachait sa rancoeur, exprimait sa tristesse et comptait bien venger celle qu'il avait perdu. En un éclair, il s'élança, patte armée, l'humaine n'avait aucune chance jusqu'à ce que l'invocation à ses côté n'utilise les cornes sur son crane pour repousser le monstre quelques mètres en arrière. Le combat concerna alors essentiellement les deux créatures tandis que la jeune femme restait en retrait. Que faire ? La bête furieuse attaquait sans relâche, sans réfléchir, cherchant uniquement à tuer.

Impuissante devant ce déchainement de force brute, Aënaelle ne pouvait que regarder et admira l'agilité et l'endurance du demi-dieu : bien qu'épuisé, ses sens restaient en alerte et ses réflexes lui permettaient d'éviter la quasi-totalité des attaques portées. Elle serait bien incapable d'en faire autant. Et puis, elle s'aperçut qu'on ne faisait pas attention à elle, était-ce là une ouverture ? Une occasion à saisir ? Voulant aider son allié, elle se lança.

Un second cri bestial, de douleur cette fois. Profitant de l'inintérêt qui lui était portée, l'humaine du match venait de planter son katana dans le flanc du Maskur. Oh sa victoire fut bien courte, ce devait être la rage qui permettait au monstre de continuer. Il se détourna rapidement de son premier adversaire pour corriger l'insolente qui n'eut d'autre choix que de plonger à terre, abandonnant son arme à moitié fichée dans le corps de son agresseur. Tant bien que mal, la chercheuse parvint à revenir auprès d'Hélios.

- Je crois que je l'ai mis encore plus en colère.

Et cette fois, elle n'avait que trop raison. Ce baissant du mieux possible, elle parvint à éviter une nouvelle attaque. La suivante l'avait déséquilibrée et elle évita la troisième uniquement en parvenant à planter son poignard dans un des coussinets du chien géant. Action qui la fit tourner sur elle-même alors que la sensation de se faire arracher un bras se faisait ressentir. Elle n'avait pas vraiment évité l'attaque en réalité, mais au moins la bête ne pouvait plus poser sa patte. Pendant ce temps, le demi-dieu continuait son assaut, bien qu'il ne semblait pas réussir à attirer l'attention. Cela lui permit d'infliger à nouveau de sévères dégâts, mais laissait désespérément l'humaine à la merci du monstre. Finalement, le coup inattendu fut quand le Maskur frappa de tout son poids sur la chaine reliant humain et divin...

Aënaelle fut alors violemment projetée par-dessus la patte responsable de l'attaque et heurta Hélios. Quand le monstre se recula pour se préparer à charger de nouveau, elle restait au sol, sonnée, une main cherchant frénétiquement à se défaire du collier d'acier autour de son cou et l'autre sur sa poitrine. La panique l'envahissait tandis que ses poumons cherchaient l'air dont sa trachée malmenée interdisait l'accès...


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Aventure #17 écrite Lun 26 Aoû - 16:08


    Petit à petit, je retrouvais une vision des choses plus normale. Ma vue était moins brouillée, et je pouvais à présent voir dans quel état se trouvaient nos deux adversaires. L’un d’entre eux était à terre, entouré d’une grande flaque de sang et recouvert de nombreuses blessures. Son partenaire semblait presque pleurer à ses côtés, poussant quelques gémissements déchirants. Mon regard s’assombrit. Jamais je n’avais apprécié d’ôter la vie, que ce soit à des bêtes ou à des Hommes. Je ne le faisais que lorsque cela était nécessaire. Et même si cela l’était en cet instant, je n’éprouvais pas beaucoup plus de plaisir. A dire vrai, j’appréciais uniquement de me battre quand il n’y avait pas de morts à la fin de l’affrontement… Je poussais un petit soupir, me doutant que la mort du chien géant ne mettrait que plus en colère son allié, et les dires de l’humaine ne firent que confirmer cette théorie.

    - Tu m'as l'air épuisé. Nous pouvons peut-être redescendre ? Il faudra être prudent, mais nous devrions y arriver à deux contre un, non ?

    Je hochais la tête d’un signe positif, puis descendit lentement jusqu’au sol, où je me posais aussi délicatement que possible pour ne pas déstabiliser Aënaelle. Elle glissa de mon dos se mit en place, prête à combattre le survivant. Ce dernier poussa un cri plein de haine et de tristesse, puis tout se passa très vite.
    Il chargea à toute vitesse, et je fus forcé de foncer à mon tour tête baissée pour protéger la jeune femme. Mes cornes bloquèrent celles de la bête enragée, et je contractais mes muscles pour ne pas être repoussé trop rapidement. Ce face à face était sacrément épuisant, et je me savais incapable de résister très longtemps dans cet état. J’avais déjà été bien épuisé par mon attaque aérienne, et le chien géant semblait totalement ignorer la douleur. Savait-il au moins qu’il était gravement blessé, ou l’envie de vengeance l’aveuglait à ce point ?

    Le combat reprit un peu plus naturellement, et j’esquivais et contre-attaquais du mieux que je pouvais, tout en tenant le monstre à distance. Il n’était pas question qu’il attaque la mortelle, qui représentait ma seule chance de sortir d’ici. Oui, j’étais prêt à tuer pour retrouver la liberté. Voilà qui pouvait sembler cruel et bien égoïste, et pourtant… je voulais juste revoir le ciel, me déplacer comme je le souhaitais, faire ce que bon me semblait. Comme dans l’Ancien Monde… Cette simple pensée me fit redoubler d’efforts, et je parvins même à faire reculer de quelques pas mon adversaire.

    Un cri de douleur déchira mes tympans, et j’aperçus que l’humaine avait profité du fait que nous avions oublié sa présence pour attaquer le chien géant. Rusé. Mais en observant le blessé, je compris que planter un katana dans son flanc ne le ferait sûrement pas beaucoup plus souffrir que maintenant. La perte de sa compagne était certainement une douleur bien au dessus de celle qu’il ressentait en ce moment.
    Après avoir esquivé de justesse quelques coups de pattes, Aënaelle revint à moi, en me soufflant entre deux attaques :

    - Je crois que je l'ai mis encore plus en colère.

    Ce n’était pas faux. L’adversaire n’attaquait qu’avec plus de force, avec beaucoup de répétitions. Il ne pensait plus qu’à nous tuer.
    La suite des évènements, je ne la compris que très peu. Je me contentais de me défendre, juste après avoir jeté un coup d’œil à la jeune femme qui semblait assez bien se débrouiller. Puis soudain, la bête enragée avait posé sa patte sur la chaîne, et je parvins tout juste à ne pas me faire traîner par terre. Je fus néanmoins forcé à me coucher sur le sol, tandis que mon alliée était ramenée avec puissance contre moi. Le choc fut bref, quoi qu’assez violent. Après quoi, j’entendais son souffle irrégulier. Elle suffoquait, elle devait être coincée. Et je percevais dans la terre quelques tremblements. Le chien géant chargeait à pleine vitesse, prêt à nous écraser. Je me relevais tant bien que mal, un peu emmêlé dans la chaîne rattachée à mon cou et à ma partenaire de combat.

    J’attendis un peu, j’attendis le bon moment. Je levais la patte bien haut, pendant qu’une sensation étrange mais familière parcourait tout mon corps. Des petits traits jaunes sortirent de mes griffes, rapides et courts. J’abattis mon ‘bras’ sur le monstre lorsque je le pensais suffisamment proche. Ce ne fut qu’à cet instant que je compris.
    Je venais de retrouver une partie de mes Pouvoirs. Une infime partie de mon Pouvoir. Mais suffisante pour paralyser en partie la créature, qui poussait un gémissement de douleur, incapable de bouger pendant une ou deux secondes au moins. Je profitas de ceci pour me jeter sur elle, sans savoir si j’avais traîné ou non la mortelle derrière moi : je ne devais pas rater cette chance. J’ouvris ma gueule en bondissant sur le cou du chien géant, et refermais mes crocs dessus. Je serrais aussi fort que je le pouvais, sentant par la même occasion le sang s’infiltrer dans ma bouche. Mon emprise se raffermit encore quand mon adversaire reprit le contrôle de son corps et commença à se débattre avec force. Je ne lâchais pas. Et espérais que l’humaine résiste à ce qui me paraissait être une ultime attaque sans se faire étouffer par la chaîne. Peut-être même serait-elle capable de porter un nouveau coup à notre ennemi. Qui sait ?


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Aventure #18 écrite Lun 26 Aoû - 16:09


Pour Aënaelle, le combat était bel et bien fini. Cela dit, un autre commençait : celui pour faire parvenir un peu d'air ses poumons prêts à exploser. A chaque contraction de son corps, un peu d'oxygène lui parvenait. C'était insuffisant et la panique pouvait s'emparer d'elle à tout moment, causant alors bien plus de dommages.
Elle ne voyait pas ce qu'il se passait autour d'elle, sa vue était brouillée, son esprit ne faisait plus attention à rien. Seul comptait ce collier qui l'empêchait de respirer correctement.
Une gêne dont elle essayait désespérément de se débarrasser. Un geste futile, mais elle ne pouvait s'empêcher de l'exécuter. Une nouvelle tension attirait la jeune femme vers le combat. Son esprit saisi immédiatement la cause et la future conséquence, son corps réagit tout aussi promptement. Bougeant par spasme pour faire disparaître le plus possible ce poids sur sa nuque. En réalité, elle donnait plutôt l'impression de se traîner lamentablement par terre. Une scène pitoyable dont personne ne se venterait.

Elle finit par enfin pouvoir inspirer suffisamment fort pour que sa trachée se maintienne ouverte correctement et arrête de se contracter anarchiquement. La bouffée d'air frais qui suivit la ramena légèrement à la réalité. Hélios n'en avait pas encore fini... du moins, le lien qui les unissaient était toujours là et les grognements du monstres continuait de se faire entendre. A tout moment, elle aurait pu écoper d'une attaque perdue. Elle le savait et s'en remettait à celui qui serait et était déjà son protecteur. Quel autre choix lui restait-il ? Sa respiration était encore chaotique, une sensation de pression écrasante sur la poitrine l'empêchait de bouger, sa gorge lui brulaît. Sans parler de ses blessures par lesquelles s'ex-filtraient son sang, maculant ses vêtements déchirés.

La divinité qu'elle était venue libérer était maintenant seul maître de leurs destins à tout deux.
Aënaelle n'avait plus la force de bouger, ne souhaitait que dormir et regrettait presque d'être venue.
Quel regret ? On ne regrette pas sa mort et je ne regretterais pas mon action si je survie.
La vie est vraiment un étrange paradoxe dont la mort met fin. Puisant dans ses faibles réserves, elle fit tout pour rester éveillée. Ne pouvant tourner la tête, elle se concentrât sur son ouïe et les vibrations du sol. Elles se faisaient moins nombreuses, plus lourdes Qui gagnait ? La demoiselle n'avait même pas vu l'assaut porté par le dragonnet.

Se laissant bercer par les bruits sourds, la chercheuse blessée attendit.
Jusqu'à ce qu'un visage doré apparaisse. Elle souffla de soulagement, s'exprimant avec difficulté, Ne remarquant même pas la disparition de la chaîne d'acier.

- Je ne te connais pas... Mais je savais pouvoir te faire confiance... C'est... Etrange.

Une brève inspiration la souleva, inspiration qui mourut tout aussi vite dans la douleur. Cependant, elle affichait un petit sourire. Heureuse d'en finir ? D'avoir réussi ? Non, il était le même que celui qu'avait pu apercevoir le demi-dieu auparavant. Une fois de plus, une ombre était passée près d'elle. Trop souvent en un seul jour, mais, cette fois encore, elle l'avait ''repoussée''.

Péniblement, elle parvint à lever son bras vers l'invocation.


- Regarde-toi, tu es couvert de blessure par ma faute. Je n'ai pas été très utile

Elle ferma les yeux un instant.

- Mais ça va aller maintenant.


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Aventure #19 écrite Lun 26 Aoû - 16:10


    Le monstre vacilla longtemps, cherchant à prendre appui sur ses pattes. Mais les forces lui manquaient. Et je ne l’avais pas électrifié qu’à moitié, au contraire, j’y avais mis toute mon énergie. C’était d’une certaine manière ce qui me déconcertait le plus : je ne pensais pas posséder une aussi petite quantité de magie… Mais au moins j’en avais encore une. C’était rassurant, de ne pas avoir perdu la totalité de mes pouvoirs, et de me sentir capable de les retrouver petit à petit. Cela viendrait, avec le temps… Car maintenant j’étais libre. J’avais compris que mon adversaire était voué à mourir au moment même où les petits éclairs avaient atteints son organe vital, son cœur. A présent, malgré sa lutte, je le savais perdu. Au moins rejoindrait-il sa compagne dans la mort, pensais-je. C’était l’une des seules pensées réconfortantes qui me vinrent à l’esprit en prenant conscience du fait que j’avais dû ôter la vie à des animaux qui ne m’auraient certainement pas attaqué en d’autres circonstances.
    Seulement, j’étais libre, à présent.
    Totalement libre.

    La chaîne qui me reliait à l’humaine s’illumina, et disparut à son tour. Aussitôt que ce phénomène fut passé, je me précipitais vers celle qui était désormais ma nouvelle Maîtresse, et me penchais légèrement vers elle. Ce qui était certain, c’est qu’elle avait connu des jours meilleurs. Des blessures parcouraient son corps, parfois plus profondes que d’autres. Du sang coulaient tout autour et tâchait le sol de sa couleur rouge si caractéristique des Hommes. Je priais intérieurement pour qu’elle ne se soit pas évanouie, ou pire, morte. Je refusais d’accepter l’idée d’avoir lutter si longuement pour rien.
    Je fus rassuré d’entendre un soupir à peine perceptible de la part d’Aënaelle. Je soufflais à mon tour, soulagé et rassuré. Elle était vivante.

    - Je ne te connais pas... Mais je savais pouvoir te faire confiance... C'est... Etrange.

    Elle s’était exprimée avec beaucoup de difficulté, témoignant de sa faiblesse actuelle. Mais les paroles qu’elle avait prononcées m’intriguaient autant qu’ils me charmaient. J’étais assez touché de savoir qu’elle m’avait fait confiance sans même me connaître. Et en même temps, je me demandais comment il était possible qu’elle ait été capable de placer sa vie entre mes griffes avec autant de facilité. Elle ne semblait pas le moins du monde naïve, à dire vrai.
    Usant de ce qui devait être ses dernières forces, elle leva son bras vers moi, sans être capable de m’atteindre pour autant. Par habitude, je reculais légèrement, peu habitué aux contacts physiques, pas plus qu’aux marques d’affections. Après quelques nouvelles secondes passées dans le silence, je me rapprochais finalement de sa main et la laissais m’effleurer doucement mon front recouvert d’écailles.

    - Regarde-toi, tu es couvert de blessure par ma faute. Je n'ai pas été très utile.

    Ces mots donnaient l’impression qu’elle n’allait pas tarder à mourir. Je refusais cependant de croire à cette théorie, me persuadant qu’elle ne ferait que s’évanouir dans le pire des cas. Elle n’avait pas le droit de perdre la vie après tout ce qui venait de se passer. Ce serait trop stupide.
    Elle ferma les yeux, accentuant mon inquiétude quant à son état.

    - Mais ça va aller maintenant.
    « Oui, à présent tout va bien… »

    La main de la jeune femme glissa et retomba par terre, mais comme sa respiration se faisait toujours présente et assez régulière, j’étais rassuré. Elle allait bien.
    Je m’accroupis un peu, et pris entre mes crocs un bout de tissu de la mortelle pour la porter jusque sur mon dos. Une fois ceci fait, je la stabilisais tant bien que mal, plutôt mal d’ailleurs. Lorsque je la considérais suffisamment stable sur moi, je commençais à marcher vers la porte d’un pas lent et léger, de façon à ne pas trop la secouer dans son sommeil. Je passais le seuil de la porte encore entrouverte, décidant de la ramener dehors en attendant son réveil. Après tout, peut-être que quelqu’un l’attendait près du temple, inquiet de savoir ce qu’elle était devenu.
    En fait, c’était surtout un prétexte.
    Pour voir au plus vite ce qu’était devenu le Nouveau Monde.
    Pour enfin pouvoir jouir de la liberté.


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