A Simple Tale

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Cheshire
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Aventure #1 écrite Dim 28 Aoû - 20:23

Ancien Monde,
Location inconnue,
Date inconnue,


Perte de mémoire

Le feu de ma lanterne commençait lentement à s'affaiblir pendant que je finissais d’écrire les dernières lignes de mes mémoires . L'astre de la nuit brillait haut dans le ciel et ce fut d'un soupir que je reposais la plume dans son encrier, tout en posant mes lunettes sur le bureau. C'était dont tous ce que je pouvais me souvenir ? Je ne sais même pas qui est cette Élisa. Les mains tremblantes, je me levais, saisissant les quelques lignes que je venais d'écrire. Des souvenirs, rempli d'erreur et de mauvaise interprétation. Rien de fiable. Il n'y avait donc rien dans ma mémoire qui pouvait m'aider à savoir quels sont ces murmures que j'entends ?

Il y avait bien quelque chose mais cela n'avait ni queue ni tête, une phrase en particulier me venait à l'esprit à chaque fois que je pensais à ces fichus murmures, et pourtant je n'arrivais pas à me souvenir de son origine, comme si une partie de mon passé avait complètement disparu, sans pour autant que je ne le sache. Cette phrase que j'écrivais en boucle, en espérant y trouver un sens, sans pour autant y arriver. « Notre cœur est lié. »

Rassemblant quelques rondins de bois dans la cheminée, je saisissais la lanterne et ses dernières lueurs pour ensuite faire prendre le feu au bois. Restant immobile quelques secondes, je soupirais une nouvelle fois. Savant parfaitement ce qui m'attendais, je m'asseyais sur le bord du lit, avant de finalement poser ma tête sur l'oreiller. Fermant les yeux ce fut dans un dernier soupir que je dis :

« Tu me manque Élisa, qui que tu sois. »

Le craquement du bois, me tenu éveillé un court instant, mais à peine une minute plus tard, je commençait à tomber dans les bras de Morphée. Et encore une fois les mêmes murmures. Ces mêmes murmures qui me hante depuis la disparition d'Alice, la même phrase répété constamment, comme pour me l'imprimer dans le crâne.

« Notre... Cœur... est lié »

Cette nuit allait encore être longue.

La petite fille

Un bruit sourd me réveilla en sursaut, cela venait de l'entrée. Quel imbécile allait encore vouloir entrer par effraction ici ? Me levant de mon lit je m'approchais de la porte, saisissant un poignard planté sur la table. Entrouvrant la porte, tous ce que je vis fut une petite tête blonde, les larmes aux yeux, ses vêtements déchiré. Même si je ne saisissais pas la gravité de la situation, j’eus d'abord l'envie de fermer violemment la porte, mais ce fut après que je perçu l'homme, une arme dans la main. La petite fille aperçut elle aussi au coin de la rue, et son regard se fit encore plus implorant. Sachant que j'allais amèrement regretter cette décision, j'ouvris grand la porte, sans un mot, laissant passer la jeune fille, la refermant aussitôt. Les dernières flammes de la cheminé commençait à lentement dévorer les derniers morceau de bois, tandis qu'à peine je refermais la porte, j'entendais déjà venant de dehors la voix de deux hommes, se rapprochant dangereusement de la porte de ma demeure.

On frappa à la porte une première fois. A peine eus-je le temps d’emmener la jeune fille à l'étage supérieur que l'on frappa une deuxième fois. Redescendant lentement les marches, je resserrais mon poing sur mon poignard, et m'approcha de la porte avant de l'ouvrir. Deux hommes, une bouteille d'alcool dans une main et une de ces nouvelles armes à feu dans l'autre. Rien de bien méchant en soit. Le mieux était de ne pas alerter tout le voisinage. L'un d'eux commença à s'adresser à moi, les idées plutôt clair pour quelqu'un qui venait de boire.

« Bien le bonsoir, mon bon monsieur. Vous n'auriez pas vu ma fille par pur hasard ? Cette  idiote s'est encore enfui, et la dernière fois que je l'ai vu elle se dirigeait vers chez vous. »

« Aucun signe de votre fille, néanmoins si elle s'est enfui, elle doit avoir de bonne raison n'est-ce pas ? »

« … Et qu’insinues-tu donc, Étranger ? »

« Que vous n'êtes pas son père. »

Un petit accrochage

Nos mouvements furent simultanés, mais mon poignard atteignait son torse en premier, projetant celui-ci au sol avant même qu'il n'eut le temps de tirer son premier coup de feu. Le second homme braqua son arme vers moi et ce fut en refermant violemment la porte que j’eus la chance de bloquer son premier coup de feu. L'homme donna un grand coup de pied dans la porte pour l'ouvrir et chercha sa cible, qui venait de disparaître à l'instant dans la chambre. Récupérant la seule arme à feu que je possédais, un vieux revolver qui tenait bon grâce à un miracle, j'attendis que la cible se présente dans l'ouverture de la porte pour tirer. La balle fila droit vers son bras, mais un mouvement vif lui fit esquiver le projectile, tandis que le sien traversa une côte dans un bruit sourd de craquement, me faisant faire tomber mon arme au passage . Me tenant douloureusement celle-ci, je vis s'approcher l'homme, un sourire au visage. En même temps qu'il braqua son arme sur ma tempe, il ramassa le revolver tombé au sol et le rangea dans sa poche, hors de portée. Sachant que cela allait être horriblement douloureux sans être mortel, je fermais les yeux.

Ce fut le choc du métal contre la tête de l'homme qui me les fit rouvrir, celui-ci s'abattit au sol sur le coup, sonné. A peine eus-je le temps de voir mon possible sauveur que je dégageais les armes à feu de son emprise d'un coup de pied et tira deux coup dans la poitrine de l'homme, l'achevant. Regardant vers l'ouverture de la porte, tout ce que je vis fut une jeune fille apeuré, tenant dans ses petites mains un plat en argent, maintenant cabossé par l'impact. Un sourire me vint, tandis que je me déplaçais vers la salle principale. M'étirant légèrement, ce fut d'un signe que je l'invitais à se rendre une nouvelle fois à l'étage. Mon action fut interrompu par le bruit d'un coup de feu, accompagné par l'éternel odeur de la poudre, et lentement, en même temps que ma vision faiblissait, je sentis le liquide chaud couler son mon visage et mon corps s'écrasant au sol, avant d'apercevoir dans un dernier soubresaut de conscience, l'homme que j'avais poignardais, son arme à la main, se dirigeant lentement vers la chambre où essayait désespérément de s'enfuir la petite fille.

Ce fut de multiple cri d'aide et de douleur ainsi que des pleurs qui me firent sortir de mon inconscience. Rampant sur le sol je récupérais une nouvelle fois mon arme avant de me déplacer comme je le pouvais vers la chambre, apercevant alors la scène. L'homme avait tiré dans les deux jambes de la petite fille, et celle-ci essayait de se débattre de l'emprise de l'homme tandis que celui-ci, l'arme pointé vers un œil de l'enfant, essayait tant bien que mal d'assouvir ses pulsions sur ce fragment d'innocence.

Ce fut dans un cri enragé que je me relevais et m'écrasa lourdement sur l'homme, le sang giclant encore de la plaie béante en plein milieu de mon front. Balayant d'un coup l'arme à feu de l'homme, nous nous débattîmes jusqu'à ce que finalement mes mains enserrent son cou et le serrèrent de toute ma force. Celui-ci dans un mouvement de panique, retira le poignard planté dans sa poitrine pour commencer à le planter à répétitions dans l'abdomen, sans pour autant que je ne lâche prise. Finalement, l'homme manquant d'oxygen, il s'arrêta de bouger au sol avant qu'une balle dans la tête viennent l'achever.  Je m’effondrais en même temps que son corps rendait son dernier soubresaut de vie. Les multiples plaies ouvertes commençaient à déverser mon sang sur le sol de la chambre. Je fermais lentement les yeux, demain cela devrait aller mieux.

Réveil Douloureux

Ce fut une nuit sans murmures qui s’offrit à moi, enfin une nuit où je pouvais vraiment me reposer. Mais celle-ci fut de courte durée quand je sentis que l'on tentait vainement de me réveiller avec précipitation. Ne souhaitant en aucun cas me réveiller, je dus finalement m'y contraindre et je finis par ouvrir lentement les yeux pour tomber sur le visage à moitié soulagé à moitié paniqué de la petite fille que j'avais sauvé la nuit passé. Je vérifiais rapidement que mes multiples blessures ce soit refermer pendant la nuit et fut soulagé de constaté que la régénération de mon corps était toujours aussi effective, même en étant humain. Les événements me revinrent en mémoire et c'est avec quelques efforts que je me redressais pour ensuite fixer mon regard sur les jambes de la petite fille. Elles étaient bienheureusement bandé, sûrement par elle, ayant sans doute trouver le matériel médical qui devait se trouver dans un quelconque placard.

Je pris quelque seconde pour émerger de mon sommeil avant de poser mon regard perçant dans celui de la petite fille. Je soupirais une nouvelle fois, avant de lentement prononcer ces quelques mots :

« Quel est ton nom?»

Elle fut à moitié surprise de la question et se recroquevilla sur elle-même, hésitante. Un sourire se dessina sur mon visage tandis que je continuais :

« Juste ton nom, rien de plus, tu pourrais au moins avoir la décence de répondre à ton sauveur, jeune fille. »

Elle hésita quelque seconde de plus, avant de finalement se redresser faiblement sur ce qu'il restait de ses jambes et de dire, la voix fébrile :

« Ly... Lyna. Je m'appelle Lyna. »

Elle ne tenait pas debout, et elle pouvait à peine maintenir sa pose. Je partis saisir une chaise, avant de l'inviter humblement à s'asseoir dessus, ce qu'elle fit sans rechigner.  Je m'agenouillais devant elle avant de dire, ce même sourire sur mon visage :

« Je suis Cheshire, un écrivain, tu n'as rien à craindre de moi. »

J'aurais été elle, j'aurais tout à craindre de « l'écrivain » qui venait de tuer deux personnes quelques heures plus tôt. Mais j'avais autre chose à faire que de penser à un quelconque alibi justifiant le meurtre de ces hommes. Les idées me revenant enfin en place, je saisissais mes lunettes avant de me redresser et de commencer à traîner les 2 corps ensanglanté vers la cave, les plaçant dans le premier placard qui je vis. Je verrouillais la cave avant d'en jeter la clé dans l'égout le plus proche. Saisissant balais et seau d'eau, je nettoyais tant bien que mal les tâches de sang incrusté dans le sol et plaçais les différents tapis par dessus celles qui refusait de partir. Tous cela sous les yeux ébahis de Lyna, qui me vit finalement récupérer provision et vêtements avant de lui tendre la main et de dire.

« Je ne te forcerai à rien, mais ce n'est qu'une question de seconde avant que les autorités locales n'arrivent et que l'on finisse sans tête dans la soirée, fait comme tu le veux, soit tu me suis dans ma fuite, soit nos chemins se séparent.»

Un voyage incertain

Plusieurs jours plus tard

Le passage de la frontière ne fut pas des plus aisés, ce pays n'étant pas le plus conciliant a laisser partir ses habitants, mais il fut couronné de succès. Maintenant il ne restait plus qu'à trouver un endroit ou se reposer pour la nuit avant de trouver un nouveau foyer. Cela pris quelques heures pour trouver une auberge qui n'était pas pleine à une heure si tardive et dont les prix n'était pas excessivement chère. Déposant valise et manteau sur le lit, je m'asseyais dans le fauteuil le plus proche, avant de lâcher un soupir d'exaspération. Si cette partie du pays devait être la plus calme, le bruit ambiant montrais parfaitement le fait que le pays se préparait à une longue et coûteuse guerre d'usure avec l'un de ses voisins ; la divergence d'opinion faisait monter le ton jusqu'à ce que, bien évidemment, une bagarre éclate. Du verre brisé, des tables renversées, du sang versé, rien de bien particulier en somme. Me déplaçant vers le lit, je me laissais tomber sur le matelas avant de me recouvrir du tissu chaud. Je ne fit pas long feu puisque mes yeux se fermèrent d'eux même, mais ce fut une nouvelle nuit de cauchemars qui s'offrit à moi. Toujours ces mêmes murmures, ces mêmes phrases répétées inlassablement.

Ce sommeil était tout sauf réparateur et ce fut presque aussi fatigué que j'ouvris une nouvelle fois les yeux. Souhaitant replacer mes lunettes correctement ce fut presque avec surprise que je réalisais que mon bras était dans l'impossibilité de bouger. Un regard rapide fit transparaître un léger sourire sur mon visage fatigué. Je l'avais presque oubliée, Lyna était accroché à mon bras, son souffle se répercutant sur celui-ci. Me résignant à sortir de ce lit tout de suite, je restait quelques temps à fixer le plafond, attendant le réveil de la jeune fille.

Celui-ci ne tarda pas trop, quand je vis s'ouvrir l'un après l'autre les yeux de la jeune fille et sentis son étreinte sur mon bras se desserrer soudainement. Tandis que je ne bougeais toujours pas, Lyna se leva lentement du lit avant de faire quelque pas pour se réveiller complètement. Tout en me tournant le dos, elle s’éclaircit la voix avant de m'appeler, la voix timide.

« Cheshire ? »

D'abord surpris, je pris quelques secondes avant de lui répondre.

« Lyna? »

Elle se retourna vers moi, ses yeux se fixant dans les miens.

« Es-tu humain ? »

Même si j'attendais de pied ferme cette question, je fus quand même surpris qu'elle ai pris autant de temps avant de s'inquiéter du fait que je puisse guérir de blessures mortelles en une soirée. Je n'avais aucune raison de lui mentir, de toute façon, qu'elle prenne peur ou non,  elle ne pouvait rebrousser chemin ni se débrouiller seule dans ce nouveau pays. Ainsi je répondais à sa question sans hésitation.

« Je fais partis de ceux que ton peuple appelle Demi-dieux, ou Créatures des Enfers au choix. Si tu te demande pourquoi je n'ai pas tout simplement utilisé ma forme originelle, disons tous simplement que cette époque ne le permet pas, du moins pas sans faire paniquer la moitié du pays. »

Elle ne répondit rien et détourna son regard du mien. Je fit de même et partis enfiler des vêtements propres avant de saisir mes bagages et de commencer à sortir, si elle voulait me suivre, elle le fera. Je n'eut pas besoin d'attendre très longtemps avant d'entendre les pas de la jeune fille, accourant vers moi. Saisissant ma main avec les siennes, son regard traduisait fermement le fait qu'elle n'avait pas peur du demi-dieu que j'étais.

Violente retrouvailles

Quelques jours avaient passé depuis que nous avions franchi la frontière, et nous nous reposions comme nous pouvions dans une énième auberge. Les nuits étaient courtes, et toujours remplis de ces mêmes murmures qui se faisait de plus en plus agressif et insistant, et je me devais de trouver une source de revenue pour éviter d'être un nomade pour le restant de mes jours. Même si je déteste les humains, qu'ils sont la cause primaire de la perte de mes pouvoirs et que les chaînes alimentaires n'ont jamais été au plus mal, vivre comme l'un d'eux s'avère agréable, la plupart du temps. La nuit passa et je me retrouvais une nouvelle fois à errer dans les rues d'un village, seul, à chercher une énième fois rémunération. Je ne savais même pas pourquoi je m'étais engagé la dedans, j'aurais très bien pu la laisser au prise de ses deux agresseurs, et je n'aurais pas eut autant de soucis. Je pourrais très bien me faciliter la tâche et faire un carnage dans tout le pays, mais quelque chose me poussait à faire le contraire.

M'asseyant finalement sur le banc le plus proche, je soupirais longuement, alors que lentement une voix étouffé s'éleva dans mon esprit. Et je connaissais cette voix, c'était une voix si familière et pourtant pas l'ombre d'un souvenir. Je regardais autour de moi, vérifiant que personne n'essaye de me jouer un tour, avant de ré-entendre, plus clairement cette fois, la même voix, qui semblait se rapprocher inexorablement, et pourtant, aucun moyen de me souvenir à qui appartenait cette voix. Sans aucune raison je me mis à déambuler dans les rues, comme cherchant à chercher la provenance de cette voix, mais peu importe vers où je me dirigeais, la voix se faisaient de plus en plus insistante, et ses paroles de plus en plus claire. Ce petit manège dura pendant près d'un quart d'heure pendant lesquelles je ne fis que marcher à travers ce village avant que finalement je n'abandonne et ne m'écroule au sol tandis qu'une nouvelle fois, la même voix recommença à dire la même phrase qu'elle avait répété pendant ce quart d'heure.

« Je t'aime, Cheshire »

En rouvrant les yeux, ce n'était plus le sol froid de la rue du village qui m’accueillit mais au contraire une douce chaleur qui m'enveloppa. Si je mis quelque seconde à m'accoutumer aux ténèbres ambiantes, c'est véritablement à ce moment précis que je compris l'étendue de ma situation. Si être dans un lit ne m'étonnais pas plus que ça, c'était plutôt le regard flamboyant de la jeune femme ayant glissé sa main dans mes cheveux qui m'interpella. Ses yeux croisèrent les miens tandis que lentement sa bouche s'ouvrit pour dire, presque inaudible.

« Dormir en plein milieu d'une rue est assez inhabituelle, surtout de ta part.»

Un sourire sincère vint remplacer sa mine narquoise avant qu'elle ne dise, tout en m'enserrant dans ses bras.

« Tu m'avais manqué Cheshire. »

En pleine incompréhension, je ne pu que la laisser m'étreindre, essayant encore une fois de me souvenir d'une quelconque rencontre avec cette femme. Ses cheveux étaient marqué d'un rouge profond, et ne semblait faire preuve d'aucune imperfection de teinture ou autre, comme si ses cheveux étaient naturellement de cette couleur. Ceux-ci lui tombait jusqu’à la fin du dos, tandis que ses yeux semblaient être comme deux flammes dansantes et marqué d'un jaune ambrée. Si à vu d’œil, on ne pouvait apercevoir d'imperfection sur sa peau, on y prêtant un peu plus d'attention, on pouvait voir apparaître des marques de fatigue, signalant clairement que les dernières années vécu par cette femme furent des plus mouvementés. J'allais tenter de répondre, mais ce furent des sanglots qui m’arrêtèrent, tandis que la voix étouffé de la jeune femme s'éleva.

« Pourquoi m'as-tu abandonné Cheshire ? »

J'étais encore plus perdu par les paroles de la jeune femme. Je l'avais abandonné ? Je ne savais même pas qui elle était. Il était temps que cette mascarade cesse. Ainsi, une mine sévère sur le visage, je la repoussais et m'époussetais les vêtements avant de dire :

« Écoutez, même si ça me semble étrange que vous connaissiez mon nom, je n'ai pas la moindre idée de qui vous êtes, expliquez-vous. »

Ses sanglots s’arrêtèrent net, et c'est un visage marqué par la surprise qui balbutia quelque parole, tandis que les larmes continuaient à couler.

«Tu... Tu m'as... vraiment oublié ? »

« Bon, je n'ai pas que ça à faire, quand vous serez décidé à me dire qui vous êtes, vous viendrez me trouver, je loge dans...»

« Non ! Ne pars pas ! Je t'en pris !  Je... »

Elle voulu s'approcher de moi comme pour me retenir, tandis que mes yeux captèrent le reflet argenté de la lame à sa ceinture et comme un mécanisme d'autodéfense, alors qu'elle n'avait manifestement rien fait, je repris soudainement ma forme originelle et ce fut une onde de choc qui fit passer la femme au travers du mur pour la faire s'écraser dans la rue, un étage plus bas. Je suivis la jeune-femme jusqu'à dans la rue, à l'endroit ou elle était tombé, m'arrêtant à quelques mètres d'elle, le regard emplis d'un grain de folie et un sourire carnassier se dessinant sur celui-ci. Le même sourire carnassier que j'avais réussi à éliminer de mon existence il y a de cela des années avait soudainement réapparu au simple contact de cette femme.

Lentement, la poussière se dissipa pour afficher la jeune femme en piteuse état mais toujours vivante, même si sa jambe gauche faisait un angle peu commun. Comme si je ne contrôlais pas mes actions malgré le fait que je sois en total accord avec celle-ci je sortais une à une mes griffes, prêt à m'en servir pour massacrer ma pauvre victime. Son visage traduisait une peur certaine qui se mêlais à une horrible douleur de laquelle je me délectais. Me rapprochant de celle-ci petit à petit, sa peur se fit grandissante, mais au moment même ou j'allais commencer le massacre de son corps innocent,  une phrase lui échappa tandis que la douleur lancinante de sa jambe la plongea dans l'inconscience.

« Notre...Cœur...est lié... »

Mon geste s'arrêta net. Mes yeux de félins s'écarquillèrent tandis que je reposais ma patte au sol. Des humains commençaient à se rassembler autour de la scène et je vis même Lyna pendant l'espèce d'un instant dans la foule. Je tenais à peine debout tandis qu'un mal de crâne s’empara de moi. Souhaitant m'enfuir de cette endroit au plus vite, je m'approchais du corps de... d’Élisa et l'instant d'après, nous avions tous les deux disparus.

La vérité

« Donc si je récapitule tout, nous nous sommes rencontrés tandis que nous étions tous les deux entrains d'essayer de faire respecter nos ordres divins malgré le flot grandissant d'humain, nous avons agis ensemble, combattu ensemble, nous sommes devenus amis, et beaucoup plus a la fin. Nous aurions pu vivre d'un amour idyllique et tous le blabla inintéressant a part que j'ai rencontré Alice, la sauvant au passage. J'ai eu une obsession malsaine pour celle-ci, au point de ne plus faire attention à toi. Au bout d'un moment tu n'as pas supporté le fait que mon attention soit porté sur une humaine et tu m'as donc éloigné de celle-ci et tu as engagé quelqu'un pour la faire tuer pour pouvoir me récupérer. Sauf que j'ai pété un plomb et que j'ai tué tout ce qui me passa devant les yeux pendant une bonne année pour finir par m'auto-effacer la mémoire pour ne plus avoir ni à faire face a mes responsabilités envers toi, ni à avoir affronter la réalité qu'Alice était morte. Et dés lors tu m'a cherché à travers toute la planète jusqu'à ce que l'on soit enfin réuni... C'est bien ça ? »

La jeune femme acquiesça de la tête tandis qu'elle recommença une énième fois à appliquer un sort de soin sur sa jambe brisé. Mon regard perdu se plongea quelques instants dans son regard de braise alors que j'essayais encore de prendre au sérieux ses dires.

« Tu te rends bien compte qu'on dirait le mauvais scénario d'un roman de vampire ? »

« C'est toi qui m'a demandé de tout te raconter, si tu ne me crois pas c'est ton problème, pas le mien... »

« Plutôt froide pour une personne qui m'a aimé... »

Si je savais pertinemment que cette petite pique ne passerait pas inaperçu, je fus quand même surpris de voir la lampe de chevet me passer à trois petit centimètre de l'oreille droite. Soupirant, je fus encore plus surpris du flot de reproche qui jaillit de cette âme enflammé.

« Ça fait cent ans Cheshire ! J'ai ruiné cent ans de ma vie à te courir après, tous ça pour qu'au final la première parole que tu m'adresse soit « Qui es-tu ? ». Tu te rends compte a quel point ça peut-être frustrant pour l'être qui à passé des milliers d'années en ta compagnie de savoir que tu es maintenant qu'une parfaite inconnue pour lui ! Ça... Ça fait... Ça fait cent ans Cheshire ! C...Cent ans de recherche a...acharnée sans la m...moindre aide ! Et... Et ta première r...réaction en me voyant, c'est de me c...casser la jambe ?! »

Des sanglots accompagnés de pleurs se firent entendre à travers la pièce. Si j'avais du mal à croire son histoire, ce n'était pas pour autant que j'étais incapable de discerner de la sincérité dans des propos... et dans des pleurs. De plus les multiples marque de fatigue sur son visage montraient parfaitement qu'elle avait passé plusieurs années, une centaine apparemment, à me courir après. Un sourire de compréhension s'afficha sur mon visage, et je voulu m'approcher pour la réconforter. Idée qui fut vite abandonné quand un couteau vola droit dans ma direction.      

Happily ever after

Le mois d'après

Je rentrais une nouvelle fois de ce pseudo-travail pour rentrer une nouvelle fois dans cette maison, pour y vivre une nouvelle fois cette pseudo-vie de famille. Et ce n'était pas du tout désagréable, c'était comme se sentir entier une nouvelle fois, même si, malheureusement, je ne me souvenais toujours de rien et basé ma vie entière sur les dires d’Élisa...qui prenait un malin plaisir à me rappeler constamment qu'elle me connaissait mieux que je ne me connaissais. Mais ces petites espiègleries ne sont que le quotidien d'un couple un tout petit peu spécial. Je franchissais enfin le pas de la porte, me faisant accueillir par un sourire par celle qui me servait de fille et peu après par celle qui me servait de femme. Étonnamment, Élisa accepta volontiers de s'occuper de la jeune fille, quand au contraire j'ai cru qu'elle aurait voulu la tuer instantanément, en voyant que je 'étais une nouvelle fois lié d'affection pour une créature humaine. Cette vie était si simple et tellement plus agréable que je commençais presque à ne plus regretter l’existence des humains. Plus besoin de se soucier du monde, ni de devoir se donner corps et âme pour maintenir un quelconque équilibre. Il suffisait juste de profiter des aléas de la vie, tout en détruisant tout ce dont nos créateurs nous avaient égoïstement demandé de faire.

L'heure d'aller se coucher sonna enfin tandis que je rejoignais Élisa dans notre chambre. Elle était assis sur le bords du lit, semblant plongé dans ses pensées. Ce ne fut que quand je me fus assis à ses côtés que je remarquais la mine triste sur son visage. Déposant ma main sur mon épaule, ce fut circonspect que je m'enquis de la situation.

« Il y a un problème, Élisa ? »

Elle ne répondit pas pendant un court instant, avant de me fixer de ses yeux flamboyants et de me saisir les mains avec les siennes, tandis qu'elle commença à articuler quelques paroles.

« Je... Je n'ai toujours pas l'impression que tu sois toi Cheshire. J'ai l'impression de n'avoir à faire qu'à une pale copie, un être sans émotion, quelqu'un... quelqu'un que je ne connais pas, et qui ne m'aime pas et... et c'est frustrant de ne pas pouvoir te parler de notre passé commun, car tu ne sais même pas de quoi je parle et... et je... Je n'ai pas l'impression de revivre l'amour que je t'ai porté. »


Je restais quelque seconde sans rien dire, ce sujet revenais souvent, et la plupart du temps cela se finissait par soi elle, soi moi qui décidait d'aller dormir sur le divan. Néanmoins cette fois-ci, quelque chose semblait différent, elle semblait avoir un objectif bien précis, tandis que je ne faisais que répété une nouvelle fois ma sempiternelle excuse.

« Excuse moi d'avoir perdu la mémoire Élisa, ce n'était pas comme si je pouvais la retrouver quand je voulais, donc à moins que tu ais la moindre idée, on ne pourra pas faire grand chose. »

« Eh bien... »

Je m'en doutais, elle avait trouvé quelque chose, mais cela n'allait sûrement pas me plaire du tout.

« Comme tu as perdu la mémoire suite au meurtre d'Alice, peut-être que... Par un quelconque hasard, si une autre humaine mourrait, cela pourrait... tu vois ? »

Son regard se voulu aussi calme que possible, mais je sentais bien qu'elle ne souhaitait qu'une chose, la mort de Lyna. Mon regard se fit dur et sévère, tandis que je libérais mes mains de l'étau des siennes me levant du lit avant de dire, tout en l'avertissant.

« Ne t'avise même pas de lever le petit doigt sur Lyna, Élisa, ou tu pourras dire adieux à ton chère Cheshire .»

Son visage exprima une nouvelle fois la tristesse, tandis qu'elle commença à s'enfouir sous la couette, ce fut un chuchotement presque inaudible qui me servit de réponse.

« D'accord... Cheshire. »

Happily Never After

Le lendemain

Je rentrais une nouvelle fois de ce pseudo-travail pour rentrer une nouvelle fois dans cette maison, pour y vivre une nouvelle fois cette pseudo-vie de famille. Mais cette fois-ci, les paroles d’Élisa me pesait sur la conscience. Elle ne reculera devant rien pour que je retrouve la mémoire, et je craignais pour la vie de Lyna. J'espérais juste que ma menace l'avait dissuadé de commettre l'irréparable. J'arrivais enfin en face de la porte, et mes pires craintes se réalisèrent. Du sang. Sur la fenêtre, qui coulait à travers la porte. Un vrai carnage. S'en était presque trop, même pour un demi-dieu tel que moi. Les mains tremblantes j'ouvrais la porte, pour tomber sur le spectacle le plus inimaginable que j'aurais pu penser. Lyna couteau ensanglanté à la main, qui se tenait, apeuré à ma vue, devant le corps gisant et se vidant rapidement de son fluide vitale, d’Élisa.
 


Ce fut presque instantanément que je me ruais vers le corps d’Élisa, lui sommant de tenir le coup, lui disant que j'allais la soigner, qu'elle ne mourrait pas, mais par dessus tout, je lui hurlais de dénoncé le coupable. Dans un soubresaut de conscience sa bouche forma ce qui pouvait ressembler à un sourire, tandis qu'un filet de sang coulait de celle-ci. La plaie béante dans son ventre continuait de déverser tout le contenu du corps d’Élisa tandis que lentement sa main gauche pointa dans une direction bien précise, elle pointait Lyna.

La petite fille lâcha le couteau dans un sursaut tandis qu'elle voyait la main d’Élisa la désigner comme coupable. Et pourtant, malgré toutes les preuves qui la désignait, je ne la croyais pas capable d'une tel atrocité. Mon regard divaguait entre le cadavre de ma bien aimée, et celle de ma prétendue « fille » qui semblait être la meurtrière. Ce fut une toux ensanglanté qui me provoqua le premier choc. Une bribe de mémoire, des mémoires de moment joyeux, de moment ou je passais mon temps avec celle que j'aimais. Et pourtant impossible de me résoudre à accuser Lyna. Ce fut le bruit métallique du couteau sur le sol qui me provoqua le second choc. Encore une fois, des souvenirs, de plus en plus clair. Des souvenirs plus clair de l'amour passionnel entre le chat psychotique et la flamme vivante. Ma volonté se raffermi radicalement, tandis qu'un regard carnassier fixa la petite fille à la robe couverte de sang. Elle l'avait fait.

La petite fille commença à reculer, à chercher des issus. Elle n'était que des problèmes ambulant et par deux fois ses actions ont menacés ma vie tranquille et sans soucis. La petite fille se retrouva acculé contre un mur son regard apeuré. Elle devait disparaître. Je m’apprêtais à asséner un premier coup, un premier parmi des milliers qui suivrait. Mais quelque chose retint ma jambe, le regard implorant d’Élisa, qui avait utilisé ses dernières forces pour me retenir. Son regard traduisait la pitié pour l'enfant. Et pourtant... et pourtant... Elle l'avait fait.

Me libérant violemment de l'emprise d'Elisa sur ma jambe, tous ce que je vis fut une dernière gerbe de sang s'étaler sur le sol avant qu'elle ne sombre dans l'inconscience une nouvelle fois. Mon regard regarda une nouvelle fois l'enfant apeuré, qui avait saisi une nouvelle fois le couteau ensanglanté, comme pour se défendre. Un rictus nerveux apparu sur mon visage. Elle allait payé. Ils allaient tous payé. Payé pour ce qu'il m'ont fait, ce qu'ils ont fait à ma pauvre Élisa. Les gémissements apeurés de la jeune fille me firent un troisième choc. Des souvenirs d'Alice, des souvenirs que je balayais simplement. Cette enfant ne subirait pas ma pitié, elle l'avait fait. Elle avait commis l'irréparable.

Je fis un nouveau pas dans sa direction, ses bras tremblants tenaient l'arme et la pointait dans ma direction tandis qu'elle osait dire qu'elle n'avait rien fait. Mais je savais, je le savais. Elle l'avait fait. Et elle allait payer. Je repris lentement ma forme originelle, tandis que je faisais un troisième pas. Un quatrième. Un cinquième. Et lentement l'enfant hurla de terreur. J'arrivais presque à la toucher tandis qu'elle voulu asséner un coup de couteau. Le couteau vola, vola et se brisa contre le mur suite à la puissance déployé. Lentement ma patte commença à écraser la gorge de l'enfant sans défense. Celle-ci chercha à retrouver son souffle en me repoussant, mais je ne bougeais pas d'un poil. J'appuyais de plus en plus fort, voyant peu à peu les tissus céder face à la pression. Ce fut en appuyant de toute ma force que ma patte passa au travers de toute résistance, allant jusqu'à défoncer le mur.

La petite fille perdit toute trace de vie tandis que ses fluides vitaux repeignaient ma fourrure, et le corps inerte de ma pauvre Élisa. Mais je n'en avais pas finit. Tous ces humains répugnant allaient tous payer, aucun d'entre eux ne sortira indemne de cet affront, personne ne sortira vivant de cette acte d'hérésie, pas un seul de ces animaux ne survivra à la colère du dieu-chat. Le sol se mit à trembler, mais c'était plus qu'un simple tremblement de terre, c'était bien plus que ça. La terre se fissura, tandis que du magma commençait à jaillir des entrailles de la terre. Les habitation tombaient une à une et des centaines, non que dis-je, des milliers de ces animaux périssaient dans ce qui pouvait s'apparenter à l'ouverture même de l'enfer. La destruction s'étendu rapidement et en une fraction de seconde, il ne restait plus qu'un pan de terre de ce village, sur lequel on pouvait apercevoir un corps de femme et un chat.

Mais cela ne s’arrêterait pas la, aucun humain sur cette misérable planète ne survivrait à ma colère, je réparerais l'erreur commise par les demi-dieux dans le sang et la mort. Je redoublais d'effort, animant le sol de puissante magie. Les villages alentours commençaient lentement à se détruire un à un, leurs milliers d'habitant sombrant, brûlant vers leur inexorable perte. Un grand sourire se dessina sur mon visage, cela faisait longtemps. Les quelques villages aux alentours étaient réduit en cendre, mais il fallait que je continue. Un violent fou-rire me prit tandis que je continuait d'étendre l'immense faille, qui allait bientôt atteindre la capitale de ce foutu pays. Les centaines de voyageurs sur les routes furent tous rattraper dans leur fuite par la puissance destructrice qui était déployé.

Mon rire se fit plus intense tandis que je poursuivais mon acte vengeur, mais soudainement, une étrange chaleur se fit ressentir, non c'était plus que de la chaleur. C'était un trait de feu qui m'avait traversé de part en part à deux reprises. Tournant lentement la tête, mon rire continua tout de même tandis que je titubais, essayant de parler malgré mon fou-rire.

« Ooooh... Élisa... Tu es si belle comme cel... »

Je n'eut le temps de continuer que je chutais au sol et sombrais dans l'inconscience en même temps que l'énorme Manticore.

Un simple rêve

Le félin se réveilla enfin, quel étrange rêve était-ce la ? Malheureusement pour lui, le Chat y croyait dur comme fer, pensant que cela été des souvenirs, que Lyna avait existé, qu’Élisa avait existé. Et pourtant ce n'était qu'une création de son esprit. Une création d'un être brisé par des millions d'années de meurtres, et qui ne pouvait supporter de vivre. Les dernières émanations de son être lui implorait de courir après ce rêve, pour pouvoir vivre une nouvelle vie.


Alice (Forme Humaine):
 


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A Simple Tale

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