Prison et tempérament de feu.

Partagez | .
 

 Prison et tempérament de feu.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Ushiran
avatar
Membres


▼Afficher le Profil▼
Masculin
Crédit Avatar : Ryu !
Date d'inscription : 21/08/2013
Messages : 53
Elément : Feu
Métier : Dragon à temps plein
Invocateur : Edvah
Sorts :
Liste des sorts:
 
Inventaire▲

Aventure #1 écrite Lun 26 Aoû 2013 - 20:03

Un empilement de pierres mal dégrossies formant un rectangle à peine plus grand que moi, enfoncé aux quelques endroits où j’avais essayé sans succès de le briser, surplombant un sol fait de dalles de tailles et de formes irrégulières agencées pourtant parfaitement et rayées d’innombrables traces de griffe, le tout éclairé – et accessoirement chauffé - par un plafond qui était le seul élément intéressant de l’endroit : une dalle d’un minerai transparent recouvert de lave en fusion. Voilà ce qui constituait mon quotidien depuis… depuis trop longtemps. Je n’avais pas compté les jours (je ne voyais de toute façon pas la lumière du soleil), mais j’avais l’impression que j’en avais passé bien plus dans ce temple qu’à l’extérieur. Probablement parce que je ne pouvais rien faire pour tromper l’ennui ici.

En dehors des tas de cailloux qui constituaient ma prison et du plafond brûlant qui la recouvrait, ma seule vision était celle d’une grille solide, forgée par un jeu du sort – à moins que ce ne soit là une petite piqûre de punition supplémentaire de mon créateur – dans le même alliage noir que mon armure, comme pour me rappeler que jamais plus je ne pourrais manier le Feu comme avant. Derrière celle-ci se trouvait une salle beaucoup plus vaste, construite dans la même configuration que ma cellule, dans laquelle se déroulaient les épreuves que j’y concevais à l’intention des humains cherchant à me libérer.

Ah les humains… Ils en seraient presque venus à me manquer. Oh, bien sûr, j’en voulais particulièrement à leur espèce pour la perte de mon affinité avec le Feu disparue en même temps que la nature de l’ancien monde qu’ils avaient pervertie, mais d’une ils n’y pouvaient rien si mes frères leur avaient infligé la vie – je dis infliger pour ce qu’ils en faisaient – ; de deux les humains vivant actuellement n’étaient en rien responsables de ce qu’avaient fait leurs prédécesseurs ; et de trois, j’avais rarement vu source de distraction plus efficace. Ils trouvaient toujours une chose à faire à laquelle on ne s’attendait pas, et le tout armés de convictions venues d’on ne sait où.

C’est bien simple, aucun de ceux qui étaient venus jusqu’à maintenant dans ma prison ne m’avait ennuyé. Et en plus ils avaient toujours aussi bon goût qu’avant. Cependant aucun n’avait non plus réussi mes épreuves. Peut-être étaient-elles trop difficiles ? Ou peut-être que je m’amusais trop avec eux ? Peut-être que je devrais en faire de plus faciles… Mais bon si on ne pouvait même plus rigoler un peu… Enfin il est vrai que le temps devenait long ici, il était peut être possible de s’amuser sans les confronter à des situations insurmontables… Oui j’avais ma petite idée là-dessus, ce serait pour le prochain rosâtre qui viendrait. Un sourire vint se dessiner sur mon visage alors que je me représentais la situation. Après tout ce ne serait que leur faire passer la même épreuve que celle que je devrais moi-même surmonter.

Mais bon, cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un humain, je n’avais même plus sur la langue le goût raffiné du dernier qui était venu, un riche marchand escorté de quelques guerriers, souhaitant faire de moi son moyen de pression sur ses concurrents. C’était dommage pour lui qu’il n’ait pas résisté à la pression du combat contre moi que je lui avais donné comme épreuve… Pourquoi n’y avait-il plus personne qui venait ? S’étaient-ils donné le mot ? N’étais-je plus assez bien pour eux ?

Ou peut-être que les humains étaient de nouveau tous morts, qui sait ? Ou qu’ils n’étaient pas assez courageux pour aller jusqu’aux étages supérieurs du Temple, où les escaliers se faisaient plus raides et la chaleur plus étouffante. Ou encore pour pousser la haute porte à double battants qui les séparait de mon antre. Il est vrai qu’étant toujours faite du même alliage sombre, avec la chaleur qu’il faisait ici, elle devait être aussi agréable à toucher qu’un bout de métal qui serait resté toute la journée au soleil dans le désert, mais ce n’était pas une raison pour m’ignorer…

J’avais hâte que l’un d’eux pousse ces portes, plein de rêves et d’ambitions, pour qu’enfin je sois libéré de ma petite prison… Pour celle à peine plus grande où se déroulaient les épreuves, certes, et si l’humain finissait dans mon estomac, cela durerait aussi longtemps que je résisterais au sommeil, avant de me réveiller de nouveau dans ma minuscule cellule, toutes portes à nouveau fermées, mais c’était mieux que rien… Et puis qui sait, peut-être que cette fois le candidat serait à la hauteur ? Peut-être que je pourrais enfin voir autre chose que des grosses pierres et un plafond de lave ?
▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Edvah
avatar
Membres


▼Afficher le Profil▼
Féminin
Crédit Avatar : Commission Rhea by Zippora
Date d'inscription : 21/08/2013
Messages : 150
Double Compte : Tarec'Mah
Liens vers la fiche : Fiche
Résumé des Rp
Métier : Capitaine de l'Atropos
Invocation(s) : Ushiran et Ephylix
Inventaire : Un tricorne, un sabre, une poignée de Tsuris.
Inventaire▲

Aventure #2 écrite Lun 26 Aoû 2013 - 20:04

"- Donc là c’est l’Désert Ambré. C’est dangereux ma p’tite dame m’enfin à six et en f’sant bien gaffe on devrait bin y arriver !
- Arrête de baver, limace, et emmène moi jusqu’au temple où vous verrez jamais la couleur de votre argent !"


Edvah baissa l’épée qu’elle avait pointé sur le mercenaire, gardant néanmoins un visage tendu et contrarié. Bon sang, mais pourquoi est-ce qu’elle avait voulu essayer de trouver un autre mercenaire que celui pour les Oboros ? Même si ça n’avait pas forcément été un succès, au moins le courant passait davantage qu’avec cette épave mouvante et son groupe de "mercenaires professionnels". De plus ils avaient une désagréable odeur de vinasse, de sueur et si elle ne les avait pas vu affronter un Lubius sous ses yeux elle aurait eut des doutes en ce qui concerne leur capacité à se battre. Mais cela ne les faisait pas remonter dans son estime. Ils avaient surpris l’animal par temps sec et apparemment le félin aquatique venait déjà de sortir d’un combat éprouvant.
Elle soupira, rangea son arme dans son fourreau et fit avancer son cheval un peu plus vite. Devant eux le désert s’étendait comme une mer d’or aride. Mais elle savait que le sable était maculé de sang. A chaque pas de sa monture, Edvah devenait de plus en plus méfiante, la main toujours sur son pommeau, guettant le ciel anxieusement. Elle ne savait pas exactement combien de temps il lui faudrait pour atteindre le Temple de feu, mais elle espérait que les mercenaires ne l’a menait pas en bateau car il faisait chaud. Edvah remercia d’ailleurs sa prévoyance quand elle s’aperçut qu’à côté d’elle, les mercos suaient comme des fontaines sous leurs épaisses armures de cuir… Ceux-là, c’étaient sans doute les mercenaires les plus pathétiques qu’elle n’avait jamais vu.
Elle portait un short en cuir gris et une chemise en lin crème ample nouée pour laisser voir son ventre plat et clair. Elle portait néanmoins une paire de cuissarde en cuir gris qui lui portaient extrêmement chaud. Et elle voyait dans les regards dégoulinants qu’avec des talons à ses chaussures, elle aurait été leur fantasme pendant tout le voyage… Heureusement qu’Edvah souhaitait toujours avoir des vêtements pratique… Elle avait d’ailleurs mit le tricorne de Drake, enfoncé sur ses cheveux retenus dans une longue natte. Son poignard était caché dans une de ses bottes, son épée pendait à sa ceinture au côté d’une petite bourse pleine d’or… Le salaire des cinq qu’elle espérait pouvoir ne pas leur donner.
Un bruit sourd de chute se fit alors entendre. Un des cheval venait de s’écrouler sur le sol, épuisé par le voyage, la soif et la chaleur. Son cavalier, le plus petit mais le plus sale des cinq commença à lui donner des coups de pied rageur, essayant de le faire se relever. Edvah sauta de sa monture, dégainant, elle s’avança vers l’homme.

"- Achève-le crétin au lieu de le frapper comme un abruti. Et si tu ne le fait pas vite, c’est toi que je tranche !
- Mais…
- Ecoute la dame Don, c’est elle qu’à l’argent.
- Bon."


Edvah se retourna, rangeant son épée et essayant de faire abstraction du bruit écœurant de la mise à mort du cheval.

"- Qu’est ce que c’est là-bas ?
- Le Temple m’dame, on y est presque, encore quelques dizaine de minute et…


Un bruit perçant, assourdissant qu’Edvah connaissait malheureusement trop bien s’abattit sur eux. Des Zuhu… D’un bref regard elle aperçut les immenses oiseaux et soudain la peur lui donna des ailes. Elle sauta sur son cheval avec l’agilité d’un chat et le fit galoper aussi vite qu’il était encore capable de le faire, droit sur le temple. Heureusement qu’elle n’était pas partie avec Endolymphe, il n’aurait jamais survécu à ça. Derrière elle, les cinq mercenaires ne s’en sortiraient pas, mais elle allait arriver au temple. Elle jeta un bref coup d’œil en arrière, tout juste pour apercevoir un cheval et son cavalier se faire soulever et jeter à terre. Elle fut prit d’un haut-le-cœur et se laissa porter par son cheval.

Son cheval s’écroula à son tour, la faisant rouler dans le sable. Le carnage était déjà loin mais elle se précipita dans l’immense édifice brûlant. Edvah s’épousseta comme elle put, abandonnant son cheval presque mort à l’entrée, ne gardant avec elle que l’outre qui se trouvait dans les sacoches de l’animal. Celui-ci semblait d’ailleurs avoir fleuré de l’eau et était partit plus vers le nord. Mais il ne survivrait pas longtemps. Ce monde était vraiment pourrie jusqu’à la moelle.
La peur passée elle s’assit au centre de l’entrée, buvant doucement et essayant d’oublier les onces de remord et de culpabilité qui lui revenait en tête. Elle s’était servit des mercenaires pour survivre, mais elle savait qu’ils avaient envisagé de l’abandonner pour la voler à un moment ou un autre. Et puis elle avait déjà fait bien pire. Il lui fallut une dizaine de minute puis elle se leva, de nouveau confiante et un immense sourire sur les lèvres. Elle jeta sa gourde vide sur le sol et entreprit de gravir les escaliers, montant de plus en plus haut dans la tour étouffante. Il fallait qu’elle se trouve une invocation.

"Salope ! Crevarde ! Je vais te vider de tes tripes et de ton or ! Viens là sale garce !"

Edvah se retourna, surprise. Un des mercenaires l’avait suivit. Il aurait put être mignon s’il n’avait pas souffert d’un important strabisme, si ses dents n’avaient pas été toutes aussi pourries que son cerveau et s’il n’avait pas été couvert de crasse, de sable et de sang.

" Vient te battre !"

Il se mit à monter les marches deux par deux, son épée pointée vers Edvah. Elle courut alors, montant les escaliers sans savoir combien d’étage elle laissait derrière elle. Sans prévenir elle bifurqua dans un couloir, courant sur les dalles de pierre de la tour, fuyant pour mieux riposter… Mais elle trébucha, s’écrasant avec lourdeur sur la pierre. Le mercenaire la rattrapa rapidement et voulu lui trancher la gorge mais Edvah le repoussa d’un coup de pied dans les parties, se prenant néanmoins la lame sur la cuisse. Elle se releva, ramassa l’épée qu’il avait lâché et le frappa d’un grand coup, lui entaillant son armure et l’envoyant contre une immense porte en métal.
Elle ne reprit pas son souffle, pesant de tout son poids sur le mercenaire pour l’empêcher de se sauver. Elle avait une belle entaille sur la longueur de sa cuisse. Sa cuissarde semblait heureusement avoir protégé une bonne partie de sa peau, son genou et le reste de sa jambe. Soudain l’homme se mit à geindre, essayant de se dégager.

" La porte ! Elle brûle ! Haaa !"

Edvah sentait effectivement la chaleur du métal. Pas étonnant dans le Temple du feu… Mais qu’est ce que cette porte pouvait bien renfermer ? Se servant du mercenaire, elle poussa la lourde porte avant de le laisser s’écrouler par terre, le visage rouge et couvert de cloques.
La salle était immense et elle resta bouche-bée sans apercevoir l’énorme créature qui attendait de l’autre côté…

" Incroyable…"


▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Ushiran
avatar
Membres


▼Afficher le Profil▼
Masculin
Crédit Avatar : Ryu !
Date d'inscription : 21/08/2013
Messages : 53
Elément : Feu
Métier : Dragon à temps plein
Invocateur : Edvah
Sorts :
Liste des sorts:
 
Inventaire▲

Aventure #3 écrite Lun 26 Aoû 2013 - 20:04

Pas un seul bruit ne se faisait entendre, pas un seul mouvement ne se laissait observer si ce n’est le lent flux de la lave au plafond, et j’avais pour seuls compagnons la solitude et l’ennui… Un ennui très profond. Habituellement je ne tenais pas une heure sans rien faire, comment étais je censé rester ici à attendre sagement pendant des siècles et des siècles ? Et qu’est ce qu’attendaient ces maudits humains pour rentrer dans ma prison ?

Soudain un bruit lointain se fit entendre et je reportai toute mon attention à ce que me rapportaient mes sens, aiguisés par tant de temps passé à tenter de détecter un signe de vie durant mes siècles d’emprisonnement. Est-ce que penser justement à eux ferait apparaître un humain ? Ou n’importe quoi d’autre, ça m’était égal, tant que ça changeait un peu du quotidien… Une dizaine de minutes passa sans que rien ne perturbe de nouveau le silence, me laissant penser que je commençais à devenir fou au point d’imaginer des sons, avant qu’à nouveau des bruits étouffés parviennent à mes oreilles.

Des bruits de course précipitée dans les escaliers pour être plus précis, ponctués d’éclats de voix. Eh bien, des humains motivés à potentiellement tenter de me libérer, cela faisait plaisir à entendre. Ils n’avaient pas intérêt à se tromper de cellule maintenant... Les bruits se rapprochèrent heureusement jusqu’à enfin atteindre le couloir qui menait à ma porte, pour s’arrêter avec fracas dans une chute juste devant celle-ci. Allons bon, il fallait que je tombe sur des maladroits…

Cette première personne, qui au son léger de ses pas devait probablement être une femme, fut rapidement rejointe par un individu plus lourd, qui entre deux râles essoufflés l’invita à se battre. Ils n’allaient quand même pas s’entretuer juste devant ma porte ? Ce serait cruel de me priver du plaisir de participer à la mêlée en me narguant… Mais c’est pourtant ce qu’ils firent et bientôt je pus sentir l’odeur du sang humain qui attisa mon appétit, enchaînée par un relent de chair brûlée et les cris de douleur de l’homme qui faisaient suite à un coup sourd contre la porte. Cette dernière devait être légèrement plus chaude que ce que j’avais présumé, mais c’était un détail.

En effet, elle s’ouvrit finalement avec fracas, laissant s’écrouler à l’intérieur un homme et une femme entremêlés avant de se refermer. Je n’y fis cependant pas attention car au même instant la herse qui me retenait se releva, et j’étais trop occupé à débouler dans l’espace qui était ainsi offert à moi. Cela faisait du bien d’enfin pouvoir se dégourdir les pattes… Je reportai finalement mon intérêt sur mes visiteurs, car après tout cette salle, tant qu’il ne s’y déroulait pas d’épreuves, n’était que la copie en plus grand format de ma cellule. La déception se marqua alors sur mon visage : il y avait là un homme à la peau cramée, et dont apparemment les dents et les yeux avaient été touchés aussi, qui me fixait avec un œil ahuri tandis que l’autre déviait lentement vers le sol, et une femme blessée qui n’avait même pas remarqué ma présence. Après tant de temps il fallait que ce soit des loques qui ouvrent la porte… Ils allaient payer pour m’avoir fait espérer et ne pas être à la hauteur.

Vexé, je m’adressai donc à eux d’une voix basse que je m’efforçai de garder calme malgré la colère qui la déformait légèrement :


« Les humains n’ont jamais vraiment brillé à mes yeux, mais je dois avouer que vous formez une belle paire… Seriez-vous venu ici en touristes pour visiter le Temple ? Souhaiteriez-vous un guide pour mieux vous faire profiter de votre séjour ou bien préférez vous ne pas être dérangés ? »


Laissant peser un silence, je repris finalement la parole en adoptant un air blasé :

« Qu’importe… Vous avez au moins le mérite d’égayer un peu mon quotidien… Je serais donc votre guide, mais je doute que vous profitiez pleinement de votre séjour. Le gros moche aux dents pourries, approche. Puisque tu es le premier à être entré, tu seras le premier à te mesurer à moi. Comme épreuve pour me posséder en tant qu’Invocation, tu devras me battre en duel, toutes les armes étant permises… Tes armes j’entends, ce ne serait pas très sympathique de voler son épée à la dame. »


Je me permis de ponctuer ma dernière phrase d’un sourire laissant apparaître mes crocs. Je m’étais promis de ne pas donner cette épreuve au prochain humain qui viendrait pour me libérer, mais puisque ces deux là se moquaient de moi, il n’y avait pas de raison que j’éprouve une quelconque gêne. Et puis il était hors de question que je sorte du temple avec un déchet tel que ce débris d’homme pour Invoqueur, j’avais tout de même une réputation à tenir… Par ailleurs ils étaient deux, ce qui me laissait une plus grande marge. Je ferais un effort pour l’humaine qui semblait plus prometteuse malgré sa blessure. Pour l’instant je lançai une ultime réplique à mon premier adversaire, qui, pitoyable jusqu’au bout, venait de mouiller ses chausses :

« Je doute que cela te soit bien utile, mais je te laisse l’opportunité de porter le premier coup si tu le désires. »
▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Edvah
avatar
Membres


▼Afficher le Profil▼
Féminin
Crédit Avatar : Commission Rhea by Zippora
Date d'inscription : 21/08/2013
Messages : 150
Double Compte : Tarec'Mah
Liens vers la fiche : Fiche
Résumé des Rp
Métier : Capitaine de l'Atropos
Invocation(s) : Ushiran et Ephylix
Inventaire : Un tricorne, un sabre, une poignée de Tsuris.
Inventaire▲

Aventure #4 écrite Lun 26 Aoû 2013 - 20:05

Elle laissa ses yeux se balader dans l’immense pièce de pierre, oubliant pratiquement le mercenaire. Soudain un souffle chaud attira son attention, et Edvah vacilla légèrement face à la créature qui s’avança vers eux, le souffle coupé. Elle ne l’avait pas vu en entrant dans la salle pourtant il mesurait sans doute au moins 3m et dégageait une chaleur étouffante. Elle fit un pas en arrière, resserrant légèrement ses doigts sur l’épée qu’elle avait subtilisé au mercenaire. Pourtant, l’espèce de gigantesque lézard noir semblait non pas hostile mais déçut. Il détailla les deux humains et s’adressa à eux.

"Les humains n’ont jamais vraiment brillé à mes yeux, mais je dois avouer que vous formez une belle paire… Seriez-vous venu ici en touristes pour visiter le Temple ? Souhaiteriez-vous un guide pour mieux vous faire profiter de votre séjour ou bien préférez vous ne pas être dérangés ?"

C’était donc une des invocations ? Pas un simple monstre venu les terroriser… Bien qu’à son souvenir les invocations en soit parfois capable. Les yeux d’Edvah se mirent à luire comme de l’or. Elle y était parvenu. Drake lui avait parler d’une épreuve à passer mais c’était sans doute du gâteau à côté des Zuhu ! Un sourire triomphant illumina donc son visage, bien vite disparu quand le demi-dieu poursuivit.

"- Qu’importe… Vous avez au moins le mérite d’égayer un peu mon quotidien… Je serais donc votre guide, mais je doute que vous profitiez pleinement de votre séjour. Le gros moche aux dents pourries, approche. Puisque tu es le premier à être entré, tu seras le premier à te mesurer à moi. Comme épreuve pour me posséder en tant qu’Invocation, tu devras me battre en duel, toutes les armes étant permises… Tes armes j’entends, ce ne serait pas très sympathique de voler son épée à la dame."

Elle n’eut d’abord pas la force de répondre quoi que ce soit. Non pas que le demi dieu l’intimidait, elle se souvenait très bien de Quarylia et jugeait sans doute les invocations non soumises à la légère. L’invocation de Zowa avait beau faire peur, contre la volonté de son maitre elle semblait ne rien pouvoir faire et pour Edvah, ce gros lézard était déjà dans sa poche.
Non, c’était plutôt que ce crétin de mercenaire passa avant elle, et donc qu’il existe un risque qu'il lui vole son précieux dragon sans ailes ! Mais à la fois elle savait très bien que face à ce monstre de muscle, d’armure et de dents elle ne tiendrait pas une seconde… Elle jeta l’épée qu’elle tenait en main sur l’autre humain, pleine de rage et de rancœur. Son regard jetait des éclairs au mercenaire, puis un sourire malsain apparut sur son visage d’ange. Le pauvre chou s’était fait dessus.

"- C’est pas mon épée, c’est la sienne...
- Je doute que cela te soit bien utile, mais je te laisse l’opportunité de porter le premier coup si tu le désires. "


Elle soupira, se reculant dans le fond de la pièce pour assister au combat. Même si elle n’avait jamais été fidèle aux Dieux elle se mit à prier pour que la grande taille du lézard ne soit pas qu’un artifice pour cacher son manque de force. Le mercenaire se leva, chancelant. Il s’était mit à pleurer et il avait l’air tellement pitoyable qu’Edvah aurait put l’achever pour ne plus avoir à assister à ce spectacle. Mais c’était à la créature de le tuer.
Le mercenaire ramassa l’épée et avec l’énergie du désespoir il se jeta sur le dragon, hurlant comme un porcin fuyant l’abattoir. Il était maladroit, pitoyable, et Edvah reconnu que même si ce dragon avait été le plus pitoyable des reptiles il lui suffirait d’un coup de griffe pour achever les souffrance de cet imbécile.
Le premier coup d’épée du mercenaire n’atteignit pas sa cible, frappant les dalles, emportant à moitié son propriétaire dans l’élan. Mais celui-ci se retourna avec un semblant de vivacité et mit toute sa force dans un violent coup qui aurait sans doute tué net un humain mais qui égratigna à peine la jambe du dragon. Cependant ses larmes silencieuses se muèrent en une crise hystérique face à une mort si proche et il jeta son épée de côté pour frapper les épaisses écailles de son adversaire à mains nues.
Edvah détourna alors le regard sur sa blessure pour ne pas voir le probable carnage. Elle fit mine de détailler l'entaille qui ne saignait plus que légèrement et ne la faisait pas énormément souffrir, sans doute grâce à tout ce qui se passait autour d'elle.


▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Ushiran
avatar
Membres


▼Afficher le Profil▼
Masculin
Crédit Avatar : Ryu !
Date d'inscription : 21/08/2013
Messages : 53
Elément : Feu
Métier : Dragon à temps plein
Invocateur : Edvah
Sorts :
Liste des sorts:
 
Inventaire▲

Aventure #5 écrite Lun 26 Aoû 2013 - 20:05

Pendant tout mon discours, je pus voir le visage de l’humain crasseux se décomposer pendant que celui de sa comparse semblait ne pas pouvoir se fixer sur une expression : d’abord surprise, puis ravissement, que je ne m’expliquais pas, suivi de déception et colère quand j’annonçai que le mercenaire passerait avant elle – qui ne dureraient probablement pas quand elle verrait le sort que je lui réservais – et enfin moquerie quand elle vit que son… son quoi au juste ? Je me demandais ce que ces deux là faisaient ensemble ici alors que visiblement ils ne s’entendaient pas à merveille… Peut-être s’étaient-ils disputés pour m’avoir ? Non tout bien réfléchi ils semblaient ne vraiment rien avoir en commun. Bref, moquerie quand elle s’aperçut que ce monsieur ne prenait visiblement pas les choses avec le même détachement qu’elle.

Amusant tout ça, cette petite humaine me plaisait déjà, ce serait plus distrayant qu’avec ce déchet qui m’attaquait. Reportant d’ailleurs mon attention sur ce dernier, je vis qu’il s’était relevé – ce qui semblait déjà constituer un exploit – après avoir récupéré son épée. Peut être que ce bout de métal lui rendait un semblant de confiance… Bah qu’importe, vu comment il attaquait, même armé d’une mitrailleuse d’avant l’apocalypse il aurait eu du mal à me blesser. Et effectivement, il rata sa charge en manquant de briser son épée sur le sol. Son attaque suivant me surprit cependant et il aurait pu me blesser s’il n’avait pas frappé à un endroit où mes écailles étaient solides avec une épée abîmée. Ce fut cependant son dernier coup d’éclat et il abandonna son arme, semblant considérer que ses poings et ses larmes seraient des armes plus efficaces que son mètre d’acier tranchant.

Malheureusement pour lui ce ne fut pas le cas et il réussit même à s’ouvrir les jointures à force de frapper comme un sourd. Pitoyable, mais j’avais plus tendance à mettre fin aux souffrances des gens qui me faisaient pitié qu’à les secourir. Je le repoussai donc d’un coup de patte qui l’envoya valser à quelques mètres et m’approchai lentement de lui avec un air dépité. Il se mit alors à genoux pour m’implorer de l’épargner, prétextant qu’il avait deux femmes et sept enfants. Réprimant le dégoût qu’il m’inspirait, je lui répondis simplement :


« Perdu… »

Avant de l’écraser de tout mon poids, entendant avec contentement le craquement de ses os qui cédaient et le silence remplacer ses jérémiades. Je le reniflai rapidement, mais cet humain était vraiment trop crade et m’avait coupé l’appétit, d’autant plus qu’il s’était souillé, aussi je ne le goûtai même pas. Mes oreilles étant par contre enfin apaisées, je me tournai vers la jeune humaine qui était restée en retrait, silencieuse, occupée à soigner sa blessure. Je m’adressai de nouveau à elle :

« Désolé, je voulais te laisser le tuer, mais je n’en pouvais plus d’entendre ses gémissements. Et puis vu l’amour que tu semblais éprouver envers lui, je me doute que c’eut été trop difficile pour toi… »

Laissant à ma petite moquerie le temps de faire son chemin, je repris la parole après une courte pause :

« Bref, c’est à ton tour… Il semblerait que je vous ai surestimés tous les deux, alors je vais te donner une épreuve plus facile. Tu devras aussi combattre un adversaire, mais il sera à ta mesure. Tu peux récupérer les possessions de ton compagnon si tu le souhaites, peut être te seront-elles utiles. »

J’avais adopté naturellement le tutoiement, je n’aimais pas vouvoyer les gens. De toute façon je n’aimais pas les gens orgueilleux et ma candidate pour me conquérir devrait ravaler sa fierté tout comme je devrais ravaler la mienne pour me mettre à son service. J’avais d’ailleurs choisi cette épreuve en ce sens en lui opposant un adversaire que j’avais dit à sa hauteur. Avant de me retirer pour observer son combat, et notamment pour savoir si elle saurait mener ce dernier avec classe malgré son adversaire, je lui donnai les dernières instructions :

« Ton adversaire est de l’autre côté de la pièce, sois prudente, et bon courage, tu en auras besoin… »

Je m’installai confortablement derrière elle pour assister au spectacle, ne pouvant m’empêcher de réprimer un sourire quand son terrible adversaire, un Dulcius de la Vallée Sereine, apparut au fond de la salle.
▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Edvah
avatar
Membres


▼Afficher le Profil▼
Féminin
Crédit Avatar : Commission Rhea by Zippora
Date d'inscription : 21/08/2013
Messages : 150
Double Compte : Tarec'Mah
Liens vers la fiche : Fiche
Résumé des Rp
Métier : Capitaine de l'Atropos
Invocation(s) : Ushiran et Ephylix
Inventaire : Un tricorne, un sabre, une poignée de Tsuris.
Inventaire▲

Aventure #6 écrite Lun 26 Aoû 2013 - 20:05

Edvah put entendre le bruit sourd du corps projeté contre le mur et ne put réprimer un frisson. Elle allait bientôt y passer, et ça elle n’y avait pas encore pensé. Peut-être qu’elle pourrait s’enfuir rapidement pendant que la créature était occupée à ignorer le faux récit de vie du mercenaire… Mais avoir fait tout ce chemin pour repartir les mains vide… Et les Zuhu dehors… Et elle n’avait pas de cheval… Tant pis alors, et puis elle était plus maline que ce merco de pacotille, elle trouverait un moyens de battre ce gros ver à écaille. Elle avait entendu dire que les dragons avait la peau du ventre plus fragile que le reste de leur corps. Même s’il lui manquait les ailes, cette chose ressemblait énormément à un dragon, ça devrait pouvoir marcher.
De nouveau confiante, Edvah ne regarda néanmoins pas le mercenaire pleurer à genoux sur son nombre d’enfants à nourrir, sa femme et son chien. Il allait mourir, mais Edvah ne le regretterait pas, il était pitoyable et sans avenir. Malheureusement un instinct morbide la força à tourner la tête vers l’immonde spectacle.

"Perdu…"

L’énorme lézard s’abattit alors sur l’homme de tout son poids. Un bruit de chair et d’os broyés se fit entendre, à donner la nausée. Edvah se couvrit la bouche et respira aussi calmement que l’odeur de sang et de mort lui permettait. C’était vraiment dégoutant. Non qu’elle ne soit pas habitué à la mort mais plutôt à la vue d’un corps écraser par un dragon. Quand le demi-dieu se releva, une masse informe, rougeâtre et sanguinolente se trouvait à la place du merco. Mais Edvah réussit à détourner de nouveau le regard sur sa blessure qui lui paraissait soudain complètement anodine.
Mais soudain le regard de la créature pesa sur ses épaules. Elle releva la tête rapidement, fixant les yeux rubis de son probable adversaire avec une pointe d’anxiété.

"- Désolé, je voulais te laisser le tuer, mais je n’en pouvais plus d’entendre ses gémissements. Et puis vu l’amour que tu semblais éprouver envers lui, je me doute que c’eut été trop difficile pour toi…
- Pardon ?"


Elle écarquilla les yeux. Sa voix avait été faible, légèrement étranglée et elle n’avait pas été sûre que le lézard l’ait entendu. Peu importe de toute façon, elle avait été trop surprise par sa moquerie presque digne d’elle. Elle ne fut pas choquée cependant par le tutoiement…

"Bref, c’est à ton tour… Il semblerait que je vous ai surestimés tous les deux, alors je vais te donner une épreuve plus facile. Tu devras aussi combattre un adversaire, mais il sera à ta mesure. Tu peux récupérer les possessions de ton compagnon si tu le souhaites, peut être te seront-elles utiles."

Edvah passa assez brusquement de la peur pour sa vie à un certains soulagement. Si l’épreuve était plus facile, elle avait plus de chance. Et comme elle s’était persuadée que le dragon n’était pas en lui-même insurmontable, elle dégaina son épée avec un léger sourire triomphant. Elle chercha en quoi pourrait constituer cette nouvelle épreuve qui était « à sa mesure ». Edvah savait qu’avec sa force physique ce ne serait pas une partie de plaisir mais elle était confiante et prête à tuer n’importe quoi ou n’importe qui.

"- J’en veux pas de ses affaires, j’ai les miennes."

Elle du se retenir de l’appeler Le lézard. Si jamais elle s’attirait les foudres de l’énorme ver elle n’aurait sans doute pas autant de chance de survie. Et la survie passait un peu avant la familiarité, l’amusement et le sarcasme.
Edvah prit une position stable pendant que le demi-dieu s’installait derrière elle. Elle se sentait puissante, invincible soudain et un énorme sourire barra son visage. Son épée dans la main, elle était néanmoins prête à tirer son poignard de sa cuissarde.

"- Ton adversaire est de l’autre côté de la pièce, sois prudente, et bon courage, tu en auras besoin…
- Du courage j’en ai à revendre !"


Son épreuve apparut alors devant ses yeux et elle lâcha son épée. Elle n'en croyait pas ses yeux et secoua la tête pour être sûr que ses yeux ne la trompait pas. Mais le Dulcius se tourna vers elle avec cette bouille qui en faisait craquer plus d’un et sautilla dans sa direction pour lui faire des ronds de jambes. Il était bien réelle. Edvah se retourna, les poings serrés, fulminante de rage et extrêmement vexée. Elle vrilla ses yeux d'ambre liquide sur les rubis du demi-dieu.

"- Quoi ?! C’est ça une épreuve à ma mesure ?! Un Dulcius ? Mais tu me vois comment le lézard ?! Comme une fillette ?"

Elle baissa les yeux sur la peluche vivante qui la fixait avec un regard emplie d’amour et d’insouciance. C’était vraiment stupide comme épreuve. Elle avait été prête à se battre contre des choses énormes pleine de croc, d’écailles, de muscles… Elle se baissa pour saisir doucement la petite créature entre ses doigts et celle-ci se lova avec amour dans ses mains.
Son ton redevint plus calme et posé mais son regard n'avait pas changé.

" En plus il paraît que ces trucs sont immortels… Sérieusement tu te fout de ma gueule."

Le Dulcius sous le bras, elle prit son poignard. Elle n’aimait pas beaucoup ces boules blanches. Elle préférait les gros chiens et ces créatures lui faisait penser à la noblesse riche à en faire craquer des coffres entier qui était réellement ridicule. Peut-être plus que son épreuve.
Le monstre inoffensif au creux de sa main, paisible et heureux, son poignard dans l’autre, elle lui trancha la gorge avec rapidité. C’était vraiment stupide, même avec un couteau tranchant en face d’eux, ces créatures restaient insouciantes et paisibles. En plus, comme elle venait de se le prouver, les Dulcius n'étaient pas immortels.
Edvah laissa le corps inerte glisser au sol, ses mains recouvertes de sang. Un sourire triomphant s’affichant sur ses lèvres. Elle pointa Ushiran de son arme, le sang goutant de son poignard et de ses doigts.

" Tu m’appartiens maintenant, n’est-ce pas ?"


▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Ushiran
avatar
Membres


▼Afficher le Profil▼
Masculin
Crédit Avatar : Ryu !
Date d'inscription : 21/08/2013
Messages : 53
Elément : Feu
Métier : Dragon à temps plein
Invocateur : Edvah
Sorts :
Liste des sorts:
 
Inventaire▲

Aventure #7 écrite Lun 26 Aoû 2013 - 20:06

Edvah n’avait pas détalé à la mise à mort du mercenaire, et c’était une bonne chose : il était hors de question que je sois l’Invocation d’une lavette qui m’empêcherait de combattre comme je le souhaitais. Et comme la porte était fermée, cela aurait de toute façon juste signifié sa mort. Par ailleurs elle reprit très vite confiance quand je lui annonçai que son épreuve serait plus facile, et laissa même une pointe de dédain faire de nouveau son apparition.

Cela n’en fut que plus amusant quand elle fut face à son adversaire, pour lequel elle était fin prête, un sourire illuminant son visage, son épée fièrement brandie dans la direction que je lui avais désignée, prête à défaire le terrible adversaire qu’elle attendait à sa mesure… Sa réaction à l’apparition de ce dernier fut en tout cas, elle, à la mesure de mes espérances, et je ne pus m’empêcher de rire. Les humains étaient fantastiques, on ne s’ennuyait jamais avec eux… Et j’aimais déjà cette demoiselle au caractère si trempé, il serait dommage qu’elle finisse comme son prédécesseur.

Elle se retourna alors vers moi, tremblante de rage, me crachant sa surprise et sa colère à la figure, en ne manquant pas de m’affubler d’un mignon sobriquet. Décidément, j’adorais cette humaine… Je lui répondis avec un grand sourire, feignant fort mal l’innocence :


« Bah quoi ? Trop difficile, trop facile, vous ne savez jamais ce que vous voulez les humains… »

Elle reporta ensuite son attention sur le Dulcius et ramassa ce dernier, qui, se lovant dans les bras de celle qui serait bientôt sa meurtrière, aurait volontiers donné sa vie pour une caresse. Mon humaine reprit alors la parole d’un ton plus calme, bien que la colère fasse encore briller ses yeux d’ambre, et affirma que je moquais d’elle car il existait une rumeur affublant sa victime d’immortalité, comme tous ceux de son espèce. Théorie intéressante qui eut expliqué le fait qu’ils n’aient pas encore disparu et qu’ils soient si insouciants, si leur impressionnante faculté à se reproduire et le fait qu’ils ne vivent pas assez vieux pour connaître le danger ne l’avaient pas déjà fait.

Cependant elle put vérifier bien vite que la rumeur était fausse, et le Dulcius mourut sans se rendre compte qu’il perdait la vie, comme l’immense majorité de ses congénères. C’en eut été presque amusant si ce n’avait pas été pitoyable, pensée que semblait partager ma visiteuse vis-à-vis de cette espèce. Voilà qui s’annonçait intéressant et me donnait une idée pour l’épreuve suivante, ce qui fit à nouveau apparaître un sourire sur mon visage.

Je n’eus cependant pas le temps de la lui annoncer qu’elle s’adressa à moi, délaissant le cadavre du Dulcius qui alla rouler sur le sol ainsi que le sang qui décorait ses mains et son arme, qu’elle pointa vers moi, pour me demander la confirmation que j’étais désormais sien. Cette question faillit me faire exploser de rire : on venait à peine de commencer… Mais ce serait amusant de voir comment elle réagirait si je lui disais que c’était le cas. Malgré un petit rire non réprimé pouvant passer pour un rire nerveux, je parvins donc brillamment à lui répondre avec le plus grand sérieux :


« Effectivement, ayant réussi avec succès mon épreuve délicate, je t’appartiens désormais. Ordonne et j’obéirais. »

J’étais curieux de voir comment elle se comporterait avec moi, de voir les ordres qu’elle me donnerait et la façon dont elle le ferait, et j’espérais quelque part que son tempérament ne me décevrait pas, car bien que ce soit très amusant au temple quand un humain (ou deux) venait, il se passait au minimum dix ans, et cela pouvait bien aller jusqu’à plusieurs siècles, entre deux visites, et je n’avais pas envie de passer encore de nombreuses décennies à compter les dalles alors que j’avais l’opportunité de m’amuser dehors.
▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Edvah
avatar
Membres


▼Afficher le Profil▼
Féminin
Crédit Avatar : Commission Rhea by Zippora
Date d'inscription : 21/08/2013
Messages : 150
Double Compte : Tarec'Mah
Liens vers la fiche : Fiche
Résumé des Rp
Métier : Capitaine de l'Atropos
Invocation(s) : Ushiran et Ephylix
Inventaire : Un tricorne, un sabre, une poignée de Tsuris.
Inventaire▲

Aventure #8 écrite Lun 26 Aoû 2013 - 20:07

"Effectivement, ayant réussi avec succès mon épreuve délicate, je t’appartiens désormais. Ordonne et j’obéirais."

L’énorme lézard émit un espèce de rire nerveux et Edvah afficha un grand sourire triomphant. Elle rengaina son arme après l’avoir essuyé sur sa chemise. Elle y frotta ensuite ses mains et s’avança vers son invocation. Elle se sentait puissante, invincible et la chaleur qui émanait de la créature la grisait. Elle était maintenant au sommet de la chaîne alimentaire. Un flot de trésors brillants s’écoula devant ses yeux d’ambre en fusion.

" L’épreuve était pas trop dur, je serais pas méchante avec toi lézard… Dit moi, t’as un nom ? Moi c’est Edvah."

Elle posa la main sur les épaisses écailles du dragon. Il était immense. Elle était vraiment fière de sa prise, cette invocation allait lui apporter la gloire sur un plateau d’argent et de rubis ! Une idée lui vint soudain en tête. Elle n’avait plus de cheval, et malgré son imposante carrure, le lézard ressemblait étrangement à une monture… Elle courut en grandes foulées jusqu’à la queue du dragon et, avec l’agilité de chat dont elle avait toujours fait preuve, elle gravit le dos du demi-dieu, slalomant entre les épines dorsales de celui-ci pour aller s’asseoir entre ses omoplates. La vue était superbe… Du moins elle le serait sans doute quand ils seront à l’extérieur. Puis elle se souvint qu’elle avait prit comme résolution de ne pas être trop désagréable avec se dragon, pour son épreuve minable.

" J’espère que ça te dérange pas, je trouve ça… Grisant. T’sais je suis pirate et bandit, si écraser des gens ça te plait, tu vas adorer… Par contre je sais pas où tu vas dormir… Parce que tu rentreras jamais dans ma planque..."

Elle se mit à s’imaginer devoir dormir dans la forêt à cause de l’invocation. Puis elle se dit qu’avec l’argent qu’elle se ferait avec lui, elle pourrait se construire une maison aussi grande qu’un château pour y loger le dragon. Mais avant ça, il fallait sortir de cette prison, la chaleur y était légèrement étouffante et elle commençait déjà à se lasser des dalles noirs et du cadavre de son ancien merco…

" Bon, je sais pas depuis combien de temps tu es là-dedans mais si on sortait ? Je sais pas non plus comment tu vas rentrer à Lüh m’enfin… On y va ?"

Par habitude elle donna une légère pression des jambes, comme pour un cheval, mais elle n’était même pas sûr que le dragon sentirait quoi que ce soit. Peu importe, elle n’aurait qu’à le diriger par la voix.

" Aller, on sort du temple !"


▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Ushiran
avatar
Membres


▼Afficher le Profil▼
Masculin
Crédit Avatar : Ryu !
Date d'inscription : 21/08/2013
Messages : 53
Elément : Feu
Métier : Dragon à temps plein
Invocateur : Edvah
Sorts :
Liste des sorts:
 
Inventaire▲

Aventure #9 écrite Lun 26 Aoû 2013 - 20:10

Je m’attendais à des cris de victoire, des moqueries, des ordres autoritaires ou à des réactions de cet acabit, mais force me fut de constater que j’avais mal cerné le caractère de ma visiteuse. Elle afficha seulement un grand sourire et rangea son arme, comme si elle venait simplement de venir à bout d’une grosse corvée de patates, bien que dans ses yeux d’ambre brillaient les milliers de perspectives visiblement alléchantes qui s’offraient à elle. Elle m’annonça alors qu’elle ne serait pas cruelle avec moi et me demanda mon nom avant de me donner le sien : Edvah.

Je ne répondis pas tout de suite, cherchant une réponse convenable pour lui expliquer la situation, mais avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, la pirate s’approcha de moi, et après m’avoir effleuré légèrement les écailles, grimpa avec agilité sur mon dos. Je ne m’attendais pas du tout à ceci, et sentir le poids léger de l’humaine sur moi me fit frissonner. Elle me demanda alors si cela ne me dérangeait pas, et me parla de ce qu’elle faisait dans la vie et ce à quoi je devais donc m’attendre. À vrai dire tout cela était alléchant, et le fait qu’elle soit sur mon dos ne me dérangeait pas, c’était à peine si je la sentais… Je fus donc fus tenté de l’écouter quand elle me demanda de sortir, mais … je ne pouvais pas partir comme ça après une épreuve si ridicule, je serais mort de honte à chaque fois qu’Edvah la raconterait. Et en plus je n’étais même pas lié à elle, si ça se savait, Ignis voudrait à coup sûr m’infliger un tourment pire que cette prison en mousse.

Je me retournai donc vers ma cavalière et lui fis mon plus beau sourire. Il s’agissait maintenant d’être diplomate, et ce n’était pas ma spécialité. Je pris malgré tout la parole, en commençant par répondre à ses questions que j’avais laissées en suspens :


« Salut Edvah, moi tu peux m’appeler Ushiran, ça me changera du lézard. Ceci dit, les petits surnoms ça me fait marrer, alors tu peux continuer à m’appeler ainsi, et je te trouverais aussi un joli nom affectueux, j’en ai toujours des tonnes pour les humains ! »

Marquant une petite pose, j’en vins à ce qu’elle me proposait :

« Je dois avouer que tu me plais Edvah, j’aime bien ton tempérament, et la vie que tu me proposes à tes côtés me paraît valoir la peine d’être vécue. Tu peux rester sur mon dos, ça ne me dérange pas. Par contre tu risques de te cramer les guibolles. Je ne sais pas si tu as remarqué mais la peau de ton pote n’a pas trop apprécié le contact avec la porte de ma cellule, et je peux te dire que mes écailles ou mon armure après une journée au soleil, c’est un peu le même combat… Surtout qu’au dehors du temple, vu le sable sur vos vêtements, ça semble être un soleil qui tape pas mal… Quant aux détails techniques, ne t’embête pas avec ça, je ne dors pas. Je n’en ai pas besoin, et ça m’embêterait de passer huit heures par jour à ne rien faire. J’espère d’ailleurs que tu ne roupilles pas trop. »

Il était maintenant temps d’en venir à la partie de mes déclarations qui risquait de le mettre en rogne. Non pas que je craigne sa colère, mais je m’étais mépris sur son compte, et j’avais envie de goûter à la vie qu’elle me proposait, il s’agissait donc pour une fois de mettre les sarcasmes de côté et de jouer la franchise :

« Par contre… Je dois avouer que je me suis trompé sur toi. Je t’imaginais dominatrice, et c’était la sens de ce que je t'ai dit, qui constituait aussi une épreuve : voir ce que tu chercherais à m’imposer une fois que tu penserais avoir gagné. Je me suis trompé et je m’en voudrais presque de t’avoir fait ce qui pourrait passer pour une mauvaise blague, mais voilà, je déconnais, on n'en a pas fini tous les deux. Le prends pas mal, c’est pas contre toi, mais comme tu l’as dit, ça fait des siècles, si ce n’est des millénaires, que je suis coincé dans ce trou, alors tu comprendras que quand j’en ai l’occasion, je cherche à rigoler un peu. Je suis d’ailleurs sûr que tu aurais fait la même chose à ma place, on semble avoir quelques points communs. Et puis avoue qu’on aurait l’air ridicules tous les deux quand tu raconterais ce que tu as du faire pour me conquérir. Quand même, j'espère que tu t'attendais à mieux que de combattre un Dulcius ! »

Ne lui laissant pas le temps de réagir j’enchaînais aussitôt avec légèreté :

« Non, je vais te donner une épreuve vraiment digne de toi ce coup-ci, que tu pourras te venter d’avoir réussi avec succès. J’avais d’autres idées d’épreuves marrantes en réserve, mais tu m’as prouvé ta valeur, alors je vais te les épargner et les garderai pour les prochains qui seront tentés de me libérer, si les humains existent encore quand je retournerai dans ce temple. Ou alors pour nos futurs ennemis si ça te fait marrer. »

Je marquai enfin une petite pause pour lui laisser le temps d’avaler un peu le monologue que je venais de lui lancer à la figure, avant de reprendre rapidement :


« Bref une formalité. Tu as juste à torcher cette épreuve rapidement, et on va à Lüh, même si je ne sais pas ce que c’est. Tu ne peux pas me reprocher de l’avoir fait trop dure ou trop facile cette fois-ci, elle est tout pile à ton niveau ! »

Me concentrant alors pour concevoir son épreuve, je commençai par faire disparaître les cadavres du mercenaire et du Dulcius qui faisaient tâche dans la salle, ne laissant gire au sol que les possessions du feu vaillant guerrier, et notamment son outre d’eau, qui serait fort utile à la pirate si on s’engageait ensemble dans le désert. Je fis alors apparaître l’adversaire d’Edvah qui était… Edvah. Une copie parfaite de l’humaine, ayant le même physique, les mêmes vêtements, les mêmes armes… et le même caractère. Une copie qui chercherait à éliminer son double sans concession.

Je me tournai alors de nouveau vers ma cavalière – qui, toujours sur mon dos, disposait d’une position avantageuse pour attaquer, bien que moi-même je ne bougerais pas – pour lui donner les dernières indications :


« Tu auras compris que le but de cette épreuve est de te combattre toi-même. Pour ça tu devras prouver que tu te connais bien, et notamment tes avantages, tes défauts ainsi que tes limites, et tu devras prouver que tu sais maîtriser parfaitement tes techniques. Montre-moi que je ne me suis pas trompé à ton sujet et que ce n’est qu’une formalité. Ensuite on ira à la conquête de tes trésors ensemble. Fais-toi mordre la poussière ! »
▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Edvah
avatar
Membres


▼Afficher le Profil▼
Féminin
Crédit Avatar : Commission Rhea by Zippora
Date d'inscription : 21/08/2013
Messages : 150
Double Compte : Tarec'Mah
Liens vers la fiche : Fiche
Résumé des Rp
Métier : Capitaine de l'Atropos
Invocation(s) : Ushiran et Ephylix
Inventaire : Un tricorne, un sabre, une poignée de Tsuris.
Inventaire▲

Aventure #10 écrite Lun 26 Aoû 2013 - 20:10

L’énorme tête du lézard se tourna alors vers elle, la fixant de ses petits yeux rubis… Elle avait dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? Il lui sourit, un sourire presque humain, sans trop de dents carnassières et Edvah se demanda ce qu’il pouvait bien avoir.

" Salut Edvah, moi tu peux m’appeler Ushiran, ça me changera du lézard. Ceci dit, les petits surnoms ça me fait marrer, alors tu peux continuer à m’appeler ainsi, et je te trouverais aussi un joli nom affectueux, j’en ai toujours des tonnes pour les humains !"

Ce gros ver n’était pas si méchant que ça au final. Elle l’avait très mal jugée. Elle le voyait comme une brute épaisse juste trop bête pour trouver une bonne épreuve… Mais il en avait peut-être juste réellement marre de gratter de la pierre noire toute la journée… Et puis même si elle trouvait le plafond de lave très amusant, au bout d’un moment il ne devait plus rien avoir d’attrayant. Elle s’assit de façon plus confortable pour écouter la suite de son petit discours attentivement.

"- Je dois avouer que tu me plais Edvah, j’aime bien ton tempérament, et la vie que tu me proposes à tes côtés me paraît valoir la peine d’être vécue. Tu peux rester sur mon dos, ça ne me dérange pas. Par contre tu risques de te cramer les guibolles. Je ne sais pas si tu as remarqué mais la peau de ton pote n’a pas trop apprécié le contact avec la porte de ma cellule, et je peux te dire que mes écailles ou mon armure après une journée au soleil, c’est un peu le même combat… Surtout qu’au dehors du temple, vu le sable sur vos vêtements, ça semble être un soleil qui tape pas mal… Quant aux détails techniques, ne t’embête pas avec ça, je ne dors pas. Je n’en ai pas besoin, et ça m’embêterait de passer huit heures par jour à ne rien faire. J’espère d’ailleurs que tu ne roupilles pas trop.
- C’est pas cool ça, pour tes écailles… Faut que je trouve un truc pour m’assoir alors. Une selle pour gros lézard de feu. M’enfin si tu dors pas, tu pourras peut-être y réfléchir ! Moi ça dépend mais je te veillerais pas tous les soirs Ushiran !"


Edvah sourit, pour le moment le dragon avait juste une chaleur agréable mais sans doute que la température environnante aidait à mieux le supporter…

"Par contre… Je dois avouer que je me suis trompé sur toi. Je t’imaginais dominatrice, et c’était la sens de ce que je t'ai dit, qui constituait aussi une épreuve : voir ce que tu chercherais à m’imposer une fois que tu penserais avoir gagné. Je me suis trompé et je m’en voudrais presque de t’avoir fait ce qui pourrait passer pour une mauvaise blague, mais voilà, je déconnais, on n'en a pas fini tous les deux. Le prends pas mal, c’est pas contre toi, mais comme tu l’as dit, ça fait des siècles, si ce n’est des millénaires, que je suis coincé dans ce trou, alors tu comprendras que quand j’en ai l’occasion, je cherche à rigoler un peu. Je suis d’ailleurs sûr que tu aurais fait la même chose à ma place, on semble avoir quelques points communs. Et puis avoue qu’on aurait l’air ridicules tous les deux quand tu raconterais ce que tu as du faire pour me conquérir. Quand même, j'espère que tu t'attendais à mieux que de combattre un Dulcius !
Non, je vais te donner une épreuve vraiment digne de toi ce coup-ci, que tu pourras te venter d’avoir réussi avec succès. J’avais d’autres idées d’épreuves marrantes en réserve, mais tu m’as prouvé ta valeur, alors je vais te les épargner et les garderai pour les prochains qui seront tentés de me libérer, si les humains existent encore quand je retournerai dans ce temple. Ou alors pour nos futurs ennemis si ça te fait marrer."


Edvah se redressa d’un coup, manquant de chuter de son perchoir. Elle avait les yeux écarquillés et sa respiration se coupa quelques secondes. Elle allait rétorquer avec la même colère que quand elle s’était retrouvé nez à nez avec le Dulcius mais la voix du dragon résonna de nouveau.

"Bref une formalité. Tu as juste à torcher cette épreuve rapidement, et on va à Lüh, même si je ne sais pas ce que c’est. Tu ne peux pas me reprocher de l’avoir fait trop dure ou trop facile cette fois-ci, elle est tout pile à ton niveau !"

Edvah porta sa main à son front pour essayer de réfléchir et de se calmer. C’était du grand n’importe quoi… L’épreuve consistait-elle en l’exploit de ne pas devenir folle ? Un coup il était sarcastique, puis juste moqueur, puis doux comme un agneau de 2m de haut… Et là il lui disait sur le ton de la sympathie qu’en fait il se foutait bien d’elle, que ça avait été une bonne petite blague et que maintenant fallait pas lui en vouloir mais en fait elle devait passer une autre épreuve… Certes le Dulcius avait été du gâteau, même pire… Mais c’était pas une raison !
Elle croisa les bras sur sa poitrine, fronça les sourcils et observa les changements que le dragon opérait dans la salle tout en lui parlant.

" Franchement tu veux que je te dise sale ver ? Je pensais pas tomber sur un lézard masochiste en venant au temple du feu. Tu me diras, j’aurais du m’y attendre, parce qu’avec ton épreuve de Dulcius… Mais t’as raison sur un point, j’aurais eut honte de toi et je t’aurais p’t’être abandonné dans la forêt… Ou sur un bateau, au milieu de l’océan… Ton épreuve, je vais la réussir, et je vais t’en faire baver tous les jours de ta misérable vie que tu passeras avec moi ! Même si tu me sors toute une famille de Dulcius, je la remporterais ton épreuve minable !"

Edvah donna un coup de pied rageur dans le flanc du dragon puis son regard se porta sur son épreuve, l’air las, peu motivée… Jusqu’à ce qu’elle se voit apparaître.

"- Tu auras compris que le but de cette épreuve est de te combattre toi-même. Pour ça tu devras prouver que tu te connais bien, et notamment tes avantages, tes défauts ainsi que tes limites, et tu devras prouver que tu sais maîtriser parfaitement tes techniques. Montre-moi que je ne me suis pas trompé à ton sujet et que ce n’est qu’une formalité. Ensuite on ira à la conquête de tes trésors ensemble. Fais-toi mordre la poussière !
- Tu remontes légèrement dans mon estime, gros lézard…"


Edvah se fixa, détaillant son double avec une fascination enfantine du haut de sa monture. L’Autre semblait s’exécuter de son propre chef, non pas comme un miroir et cela ravit la jeune femme. C’était vraiment palpitant ça, comme épreuve. Elle n’avait aucune idée de comment se débarrasser d’elle même, mais elle aimait vraiment cette surprise.
Avec la même agilité que précédemment elle descendit d’Ushiran et couru se mettre face à elle-même, quelques dizaines de mètre les séparant. Il était impossible de les différencier si ce n’est que la vraie portait un vive intérêt à l’autre qui ne souhaitait que la tuer.
Edvah fit un pas sur le côté, déjà tendue comme un fauve près à sauter sur sa proie et son double fit de même. Soudain l’Autre bondie en avant, l’épée pointée sur Edvah en hurlant. Surprise par ce coup minable, elle dégaina son épée vivement et d’un coup rapide et précis elle frappa son ennemi du plat de son arme. Celle-ci se laissa décaler sur le côté, lâchant sur arme et exécuta une roulade derrière Edvah qui n’eut pas le temps de se retourner. Soudain une douleur aigue fit tomber la jeune femme à genoux. L’Autre venait de lui lacérer la cuisse avec son poignard par derrière et elle s’était faite avoir comme un bleu… Il n’avait pas menti le gros ver, c’était bien elle, du Edvah tout craché.
Son double se repositionna en face d’elle, un sourire carnassier sur les lèvres.

" Tu veux jouer à ça bouffonne ? Alors vient voir maman !"

Edvah lui rendit son sourire, toutes les deux sur leurs gardes, la vraie se relevant péniblement. Son point fort était sa vitesse, son agilité et sa souplesse… Ainsi que sa théâtralité parfois déroutante. Mais son gros point faible était sa force physique brute. Ses coups étaient faibles, elle n’était pas forcément la meilleure en combat rapproché et cherchait toujours à les fuir. De plus elle encaissait très mal les coups qu’elle ne parvenait pas à esquiver et parvenait très rarement à parer, écraser sous les poids de l’attaque adverse.
Une idée surgit alors. L’Autre était désarmée et n’avait plus que son poignard. Edvah avait peut-être une solution pour se défaire de sa rivale. Elle rengaina son épée tout en gardant une posture défensive, ne lâchant pas son adversaire surprise des yeux. Elle porta un seule regard sur sa cible, le tas inerte d’équipement que le dragon avait débarrassé du corps sanguinolent du mercenaire. Mais déjà sa double se précipita sur elle. En quelques bonds agiles, les yeux de nouveaux rivés sur son vis-à-vis, Edvah se rapprocha des restes de son ex-guide et y attrapa sa lourde épée longue. Elle ne prêta attention ni à son armure déchiquetée, ni à la gourde, ni à sa bourse, pour le moment du moins.
L’arme avait été largement abimée par le combat du merco contre Ushiran et elle pesait assez lourd. Edvah l’empoigna à deux mains, la tenant aussi fièrement que le poids de l’arme le lui permettait, hélant son double qui était déjà presque devant elle.

" Hé ! La copie, ramène tes miches ! Tu vaux pas mieux que le Dulcius de t’à l’heure grosse vache !"

Piqué à vif l’Autre arriva au pas de course, prudente néanmoins. Une fois proche elle tenta de toucher la Vraie double avec sa dague, s’escrimant à essayer de l’atteindre mais Edvah esquivait ou parait chacun de ses coups. Même si l’arme était lourde, elle avait l’avantage de n’essayer que de se défendre, de la taille de son épée et de celle de son adversaire. Et elle n’attendait qu’une seule chose.
Le duel dura ainsi pendant plusieurs minutes et soudain, après un coup plutôt violent du double sur l’épée du mercenaire, celle-ci se fendit, se brisa et Edvah ne se retrouva plus qu’avec le pommeau et un minuscule morceau de lame au bout. Mais elle ne se laissa pas surprendre, c’était ce qu’elle attendait, et fondit sur l’Autre. Elle attrapa son bras armée pour s’éviter une nouvelle blessure et la frappa en pleine tête avec le pommeau en métal de son épée brisée, puis elle se saisit de son poignard après avoir lâché l’arme du mercenaire. Elle empoigna la chemise de son vis-à-vis et trancha la gorge pâle sans pitié.
Elle reprit son souffle, un genoux à terre sans relâcher son adversaire inerte.

" C’est enfin finit… Enfin j’espère, le gros lézard !"

Heureuse de pouvoir agrémenter sa prestation d’un peu de théâtralité, elle jeta un regard en biais au dragon, comme elle avait vu une fois dans un spectacle de rue. Se relevant doucement elle jeta son double au pied du dragon. Néanmoins elle attendait de nouveau la mauvaise blague du « c’est pas finit » et ne fit que s’essuyer le front avec son bras, se couvrant le visage de marque rouge. Elle allait être bonne pour un saut dans la rivière avant de pouvoir entrer dans Lüh.


▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Ushiran
avatar
Membres


▼Afficher le Profil▼
Masculin
Crédit Avatar : Ryu !
Date d'inscription : 21/08/2013
Messages : 53
Elément : Feu
Métier : Dragon à temps plein
Invocateur : Edvah
Sorts :
Liste des sorts:
 
Inventaire▲

Aventure #11 écrite Lun 26 Aoû 2013 - 20:10

La première partie de mon discours passa bien, et je vis Edvah répondit à mon sourire, ne m'arrêtant que pour dire qu’il fallait qu’elle me trouve une selle pour pouvoir me monter dessus. Je ne comprenais pas son obstination à vouloir faire de moi sa monture, quitte à se ruiner pour faire une selle adaptée en forme, ignifuge et isotherme, en plus d'être résistante au frottement contre les écailles – si tout cela était réalisable – , alors qu’elle me gênerait pour combattre. Peut être la lubie des humains à vouloir dominer toute chose en se mettant au-dessus... Bref, là n’était pas la question pour le moment, je trouverai bien d’autres arguments pour l’en dissuader.

La suite, comme il fallait s’y attendre, passa moins bien, et ma cavalière n’avait pas explosé de colère uniquement parce que je ne lui en avais pas laissé le temps. Cependant à la fin de mon discours, me traitant à nouveau de toutes sortes de noms et me menaçant de me mener la vie dure, ou encore de m’abandonner, en allant même à me donner un coup de pied rageur que je sentis à peine du fait de sa position. Je ne pus m’empêcher de lui répondre avec un grand sourire et une pointe de sarcasme, juste avant qu’elle se mette à son épreuve :


« Tu m’abandonnes quand tu veux tu sais, ce n’est pas comme si c’était de mon plein gré que je devais parcourir ce monde avec un humain… Et puis d’un autre côté je ne passerais qu’une quarantaine d’années grand maximum à tes côtés avant que tu ne deviennes sénile… et vu la vie que tu mènes, je ne te donne même pas vingt ans avant de finir avec un poignard entre les deux omoplates. Donc quoi que tu puisses me faire, ce sera une goutte d'eau dans l'océan de ma vie, c’est long l’éternité tu sais… Ceci dit ce serait dommage, tes réactions, ta colère, je les adore, elle prouve que tu as un tempérament de feu et qu’on pourrait bien s’entendre… Un gros lézard et une ptite larve de feu… »

J’agrémentai ma dernière phrase d’un grand éclat de rire avant de reporter mon attention sur la copie d’Edvah qui serait son adversaire.

« Allez commence par t'occuper de cette petite peste là, mais fais attention, elle a un caractère explosif... Peut être pour ça que je l'aime tant en fait... »

Le challenge semblait plaire à la pirate, qui oublia bien vite sa recherche d'insultes à mon égard – temporairement du moins – pour aller jauger sa copie du regard. Cette dernière se jeta alors dans une charge aussi brutale qu'inefficace, mais c'était pour mieux feinter, et le premier sang versé fut celui de ma candidate. Cependant le double ne chercha pas à exploiter son avantage sur sa victime. Peut être parce qu'elle prenait ce duel pour un jeu, comme l'Edvah dont elle était la copie semblait le faire.

Malgré tout, si le combat continuait ainsi, il était clair que la gagnante serait la copie : elles étaient à forces égales et l'originale était blessée, à moins d'un coup de chance improbable elle finirait donc plus vite par succomber à l'épuisement et au coup fatal que ne manquerait alors pas de lui infliger sa copie. Allait-elle me décevoir comme tous les autres humains ?

Mais Edvah ne se laisse pas décontenancer, et les deux jumelles restèrent toutes deux dans une posture défensive tandis que l'originale semblait chercher une solution, comprenant elle aussi la précarité de sa situation. Ses yeux d'ambre se portèrent alors sur les possessions du feu mercenaire, et aussitôt la copie, comprenant son plan, attaqua. La pirate était cependant proche de l'endroit où son grand ami était mort, et fut assez vive pour atteindre l'épée de ce dernier, qu'elle souleva avec difficulté, avant que son reflet ne la rejoigne.

On voyait que cette arme ne lui convenait pas, trop lourde et trop encombrante pour son gabarit, cependant dans un tel duel, elle lui donnait un avantage certain : son adversaire n'ayant qu'une dague, elle aurait la plus grande difficulté à percer la garde d'Edvah, qui disposait d'une bien plus grande allonge. De plus, si l'épée avait sérieusement souffert de son contact avec le sol et mes écailles, elle demeurait tranchante et mortelle, assez pour qu'une blessure infligée par celle-ci soit probablement bien plus handicapante que l'éraflure de la pirate à la cuisse. Enfin, pour réussir à atteindre sa cible, la copie devrait user de bien plus de ressources et d'énergie que l'originale, qui comprenant d'ailleurs son avantage, adopta une posture défensive. Idée ingénieuse, restait à voir si elle saurait l'exploiter. Pour l'instant, la deuxième Edvah essayait désespérément de traverser la barrière d'acier élevée par celle dont elle était la copie.

Finalement, au bout de longues minutes d'une danse de métal cliquetant acharnée, l'épée du mercenaire succomba à ses blessures et se brisa dans un sinistre fracas d'agonie, sa lame manquant d'éborgner Edvah au passage. Cependant c'était l'évènement que semblait attendre la pirate, et aussitôt elle saisit le bras de son double, qui n'ayant pas assisté au combat du mercenaire et ne s'attendant pas à la fragilité de l'arme eut un instant de surprise, instant qui lui serait fatal. Cette dernière n'eut pas le temps de réagir avant de se retrouver assommée pour finalement voir son sang s'écouler à flots sur les dalles par la plaie béante à sa gorge.

Magnifique retournement de situation, et ma candidate s'avérait être une bonne guerrière, elle ne m'avait donc finalement pas déçu. Après avoir repris son souffle, elle annonça sa victoire et traîna alors la dépouille de son double pour la jeter à mes pieds, se montrant ainsi visiblement aussi friande d'ajouter du style à ses combats et ses victoires que moi, avant de rester à attendre une réaction de ma part, visiblement hésitante sur la démarche à suivre, ne sachant pas si je lui réservais encore une surprise ou non. Regardant d'abord l'Edvah morte à mes pieds, puis plantant mes yeux dans les siens, je m'adressai alors avec elle avec un grand sourire :


« Je te remercie pour ce présent, mais même si tu as l'air d'avoir très bon goût, j'ai déjà mangé, ton double ne m'intéresse donc pas. Ceci dit il est dommage qu'elle soit morte, peut être qu'elle aurait eut un caractère plus facile que l'originale... Remarque que je me demande si Ignis aurait accepté que je sorte du temple avec l'invocation que j'ai créée, même si elle a la forme de l'humaine qui voulait me libérer. C'est dommage car ce serait amusant tu ne trouves pas ? Une invocation libérée par sa propre invocation... Mais sans vouloir blasphémer je crois que mon Créateur manque un peu d'humour. Et puis de toute façon si elle n'avait pas eu ton caractère, elle m'aurait vite ennuyé. Ce ne sera pas le cas avec toi n'est-ce-pas ? Et dans tous les cas il vaut mieux une seule Edvah plutôt que deux je pense, déjà parce qu'une ça me semble plus que suffisant, mais aussi parce que vous ne pourriez pas vous piffrer »

Laissant une pause sonnant comme un instant de réflexion sur mes bêtises, je repris alors la parole :


« Bref, je m'égare, il ne faudrait pas qu'on perde du temps pour les dix-sept jolies épreuves que je t'ai réservées... »

Voyant la tête qu'elle afficha à ma déclaration, je ne pus m'empêcher d'exploser de rire. Cependant, avant qu'elle n'explose, elle, de colère, je repris :

« Nan, j'déconne, tu as vraiment fini, je t'ai dit que je gardais mes autres idées marrantes pour quelqu'un d'autre. Tu sais bien te battre, tu as un avenir qui me plaît, et surtout je pense que je ne m'ennuierais pas avec toi. Bref, je t'aime bien, alors considérons que tu m'as libéré. »

Lui adressant encore un de mes plus beaux sourires, je continuai :

« Bon alors, on y va ? C'est où Lüh ? On passe pas par le temple de l'Eau j'espère pour te débarbouiller, je déteste les gros poissons qui s'y trouvent. Ah d'ailleurs tu peux prendre l'outre du mercenaire, elle pourrait t'être utile dans le désert, même si à l'odeur c'est pas de l'eau mais plutôt du rhum, moi je ne sais pas en faire apparaître, de l'eau. Enfin du rhum non plus remarque... »
▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Edvah
avatar
Membres


▼Afficher le Profil▼
Féminin
Crédit Avatar : Commission Rhea by Zippora
Date d'inscription : 21/08/2013
Messages : 150
Double Compte : Tarec'Mah
Liens vers la fiche : Fiche
Résumé des Rp
Métier : Capitaine de l'Atropos
Invocation(s) : Ushiran et Ephylix
Inventaire : Un tricorne, un sabre, une poignée de Tsuris.
Inventaire▲

Aventure #12 écrite Lun 26 Aoû 2013 - 20:11

"Je te remercie pour ce présent, mais même si tu as l'air d'avoir très bon goût, j'ai déjà mangé, ton double ne m'intéresse donc pas. Ceci dit il est dommage qu'elle soit morte, peut être qu'elle aurait
eut un caractère plus facile que l'originale... Remarque que je me demande si Ignis aurait accepté que je sorte du temple avec l'invocation que j'ai créée, même si elle a la forme de l'humaine qui voulait me
libérer. C'est dommage car ce serait amusant tu ne trouves pas ? Une invocation libérée par sa propre invocation... Mais sans vouloir blasphémer je crois que mon Créateur manque un peu d'humour. Et puis de
toute façon si elle n'avait pas eu ton caractère, elle m'aurait vite ennuyé. Ce ne sera pas le cas avec toi n'est-ce-pas ? Et dans tous les cas il vaut mieux une seule Edvah plutôt que deux je pense, déjà
parce qu'une ça me semble plus que suffisant, mais aussi parce que vous ne pourriez pas vous piffrer."


Edvah acquiesça, les bras croisés sur sa poitrine, un demi sourire sur les lèvres. Quel bavard celui-là. Elle n'avait pas bien compris le passage sur Ignis, le droit de sortir du temple avec une invocation
d'invocation... Il faudrait qu'il lui explique plus en détail un petit paquet de truc sur les invocations de toute façon. Elle était curieuse d'apprendre comment un énorme dragon sans aile s'était retrouvé à
devoir torturer de pauvres humains avec ses blagues stupides et ses épreuves étranges pour pouvoir sortir de cet endroit...

"Bref, je m'égare, il ne faudrait pas qu'on perde du temps pour les dix-sept jolies épreuves que je t'ai réservées..."

La jeune femme écarquilla soudain les yeux, ouvrant la bouche pour le menacer quand il éclata de rire. Elle se renfrogna alors, une moue boudeuse sur le visage. S'il tenait à ses écailles, il avait intérêt à
arrêter de se moquer d'elle, et ses grand sourire n'y changeront rien.

"- Nan, j'déconne, tu as vraiment fini, je t'ai dit que je gardais mes autres idées marrantes pour quelqu'un d'autre. Tu sais bien te battre, tu as un avenir qui me plaît, et surtout je pense que je ne
m'ennuierais pas avec toi. Bref, je t'aime bien, alors considérons que tu m'as libéré.
- M'énerve pas trop, lézard, je te rappelle que tu me dois ta libération !
- Bon alors, on y va ? C'est où Lüh ? On passe pas par le temple de l'Eau j'espère pour te débarbouiller, je déteste les gros poissons qui s'y trouvent. Ah d'ailleurs tu peux prendre l'outre du mercenaire,
elle pourrait t'être utile dans le désert, même si à l'odeur c'est pas de l'eau mais plutôt du rhum, moi je ne sais pas en faire apparaître, de l'eau. Enfin du rhum non plus remarque..."


Edvah se tourna vers les restes du mercenaire, s'en approcha et ouvrit la gourde avec dégoût : Une couche de crasse collante recouvrait l'objet usé et l'alcool qui s'y trouvait semblait d'une qualité douteuse. Elle l'attacha néanmoins à sa ceinture, avec l'espoir de pouvoir la récurer et surtout la remplir de quelque chose de plus potable... Elle avait déjà but dans des outres plus sales, but des choses plus étranges, mais ce mercenaire la dégoutait réellement et elle le savait, l'alcool réchauffe et dans le désert elle n'en avait pas besoin. De toute façon, dans son souvenir, elle avait jeté la sienne en bas de l'escalier, vide certes, mais propre.

"- On devra passer par un court d'eau parce que les gardes me laisseront jamais rentrer dans Lüh avec des fringues pareil... Mais y en a un sur le chemin. Et puis si t'es pas content, c'est pareil, c'est
ton épreuve à la con qui m'a salit."


Elle jaugea Ushiran avec un dédain sur-joué avant de sourire. Elle allait lui mener la vie dure, mais qui aime bien châtie bien... C'est vrai qu'elle aurait fait la même crasse que lui à sa place, mais c'était tout de même pas une raison. Elle savait très bien qu'elle ne se supporterait pas elle même. Edvah s'avança donc vers la porte, posant sa main avec hésitation sur le métal noir pour la pousser. Elle restait chaude, mais plus insupportable et la jeune femme put la pousser sans avoir à se plaindre de la chaleur. Elle descendit les escaliers, se rendant soudain compte de leur largeur... Mais si toutes les invocations de feu étaient aussi grosse et bête qu'Ushiran, il fallait bien en faire des grosses, des marches. Dans le hall, elle ramassa sa gourde, l'attacha aussi à sa ceinture et examina rapidement l'extérieur du temple... Calme comme une mer d'huile. Son cheval avait fuit, et les Zuhu étaient encore un peu trop loin pour les entendre... S'ils étaient encore là.

"- Bon, je t'explique vite fait un truc... En arrivant ici, on c'est fait attaquer par des Zuhu, des gros oiseaux moches et hargneux. Je sais pas si sont toujours là mais j'espère pas pour nous... Et si y a toujours les Zuhu dehors, par là... Soit tu me promets que tu es assez fort et on s'en débarrasse, soit tu me portes sur ton dos et tu cours très très très vite... Ça te va ? Après le voyage est quand même plus calme. Faut juste passer par la Rivière Blanche pour que je me rince... Mais c'est sur le chemin, et là-bas c'est plutôt le temple de la Terre..."

Elle se tourna vers Ushiran, attendant son approbation. Il n'avait pas le choix de toute façon. Ensuite ils auraient à partir, direction Lüh avec un petit crochet par la Rivière Blanche... Et peut-être vers les cadavres des autres mercenaires pour trouver une gourde ou deux pour le voyage.

"- On va par là, j'aimerais vérifier si mes "compagnons" on survécu... J'espère que non, parce qu'il va me falloir de l'eau."

Elle mima les guillemets avec ses doigts pour bien faire comprendre au dragon que le mercenaire qu'il avait tué n'était qu'une partie d'un petit groupe de bras cassé.


▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Ushiran
avatar
Membres


▼Afficher le Profil▼
Masculin
Crédit Avatar : Ryu !
Date d'inscription : 21/08/2013
Messages : 53
Elément : Feu
Métier : Dragon à temps plein
Invocateur : Edvah
Sorts :
Liste des sorts:
 
Inventaire▲

Aventure #13 écrite Lun 26 Aoû 2013 - 20:13

Je vis à la mine renfrognée qu’elle me fit qu’Edvah n’avait pas très bien pris ma plaisanterie, ceci dit elle ne releva pas. Tant mieux, car ça m’aurait vraiment embêté de tomber sur une Invoqueuse rabat-joie. Elle me prévint cependant que grosso modo comme je lui devais la liberté, je lui devais aussi le respect, et je ne pus m’empêcher de penser très fort, trop peut-être pour que ce soit discret, que si mon respect devait être à la mesure de ma liberté, elle ne risquait pas d’être déçue… Car la valeur d’une liberté consistant à obéir à tous les caprices d’une humaine pour toute la durée de sa vie n’était peut être pas très difficile à égaler.

Suite à cela, elle alla récupérer l’outre puante du mercenaire, et m’annonça que nous devrions passer par un ruisseau pour qu’elle se lave, et probablement pour remplacer la vinasse de sa gourde par quelque chose de plus facilement buvable, ajoutant dédaigneusement que mon avis lui important peu. Je lui rétorquai alors :


« Oh, ça m’est égal de passer par un ruisseau… À vrai dire, tout détour avant d’arriver dans ce qui semble être l’une de vos villes est le bienvenu. Je ne suis pas pressé de revoir l’un de ces lieux constituant un concentré de crasse et de débilité. D’ailleurs que tu sois propre et sapée comme une noble ou pas, les gardes ne risquent pas de me laisser rentrer, car je suppose que si, dans une rue étroite et encombrée, un ou deux des tiens finissait comme notre ami le mercenaire, ça risquerait de faire un peu désordre… Et c’est d’ailleurs tant mieux si je ne peux pas rentrer, je trouverais bien quelque chose à faire. »

Edvah sourit alors, montrant que même si elle pouvait passer pour dure et irritable à cause de son tempérament explosif, elle avait un cœur, lui aussi de feu, derrière cette carapace. Elle ne s’était pas trompée en venant dans ce temple, elle était bien plus proche d’Ignis à mes yeux que de n’importe lequel des trois Autres. Je lui rendis donc son sourire, après quoi elle poussa la porte de ma cellule et commença à se diriger de sa sortie.

Profitant de son absence et ne résistant plus à la tentation, je mordis discrètement l’un des bras de son double, m’étant privé pendant qu’elle était présente pour éviter un accident diplomatique. Ce qui ne l’empêcherait pourtant pas de répéter que je manquais de subtilité, quelle ingratitude… En tout cas elle était délicieuse ! Dommage que je ne puisse pas la bouffer. Ne prolongeant cependant pas mon retard qui risquait de la faire se douter de quelque chose, je me dépêchai de la rejoindre, quittant mon ex-cellule sans jeter un regard en arrière. Je m’y retrouverai de toute façon bien assez vite et elle serait alors toute propre. C’était le seul bon point de ce temple, le ménage était fait gratuitement.

Cela faisait du bien de voir autre chose que ce à quoi j’avais le droit depuis tant de siècles, même si pour l’instant les pierres que je voyais n’innovaient pas des masses par rapport à ce dont j’avais l’habitude. Il y avait aussi toutes ces portes, de formes et de natures différentes, comme si elles étaient liées à l’Invocation qu’elles retenaient prisonnière. Mon cœur se serra à l’idée de tous ces Frères et Sœurs devant encore passer une éternité dans ces cellules minuscules. Quelque part je m’estimai heureux qu’Edvah ait choisi la porte de ma cellule, bien qu’au vu des traces de lutte devant celle-ci, cela avait plus été le fruit du hasard que d’autre chose. D’ailleurs combien d’Invocations avaient été libérées par les humains ? Combien croupissaient encore dans leur geôle et n’avait plus vu la lumière du jour depuis l’apocalypse ? Avant que je puisse poser la question à ma pirate, nous atteignîmes le hall d’entrée, où Edvah récupéra son outre visiblement plus saine que celle qu’elle avait déjà à la ceinture. N’y tenant plus, je m’élançai alors vers les portes dans une course rapide malgré mon gabarit, manquant d’en défoncer les battants au passage, en lançant à mon Invoqueuse :


« On se rejoint dehors, j’ai des siècles de manque de soleil à rattraper ! »

[HRP]suite ICI[/HRP]
▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé


▼Afficher le Profil▼
Inventaire▲

Aventure #14 écrite 

▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
 

Prison et tempérament de feu.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'ile d'Arcane - Forum RPG :: Les Temples :: Temple du Feu-