Top-Sites

Votez toutes les deux
heures ♥

Fermer
Ouvrir Commission sous le manteau
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | .
 

 Commission sous le manteau

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Membres
Terence
avatar


▼Afficher le Profil▼
Masculin
Crédit Avatar : Par Sunsetagain. Merci Pinterest.
Date d'inscription : 10/05/2017
Messages : 21
Métier : Messager
Inventaire▲

MessageSujet: Commission sous le manteau   Dim 14 Mai - 19:07

Un jour, je le jure, je m'arrangerai pour arrêter de devoir rendre service à de vieux truands parce qu'on m'avait refilé du pain quand j'avais la dalle. Ou une adresse à braquer, y'a dix ans. Bref. Lugubres pensées mais c'est qu'il faisait froid ce matin. Ça ou le fait de pas avoir dormi cinq heures en trois nuits. Dans tout les cas, je sais que je tremblait comme une feuille dans ma pèlerine moi.

Quelle idée aussi de convenir d'un rendez-vous à l'aube dans une ruelle des quartiers populaires. Certes, ça évitait d'avoir des gens pour s'interroger sur le pourquoi deux types aussi louches l'un que l'autre venaient de passer cinq minutes a discutailler dans un recoin, mais bon... niveau odeur avec une auberge a deux rues, j'peux vous dire que j'en salivais de l'envie de me prendre un petit-déjeuner porridge et pain chaud, au lieu de me les geler.

Certes, l'affaire avait été vite expédiée, ayant eu affaire a un larbin quelconque. Tellement que son seul détail marquant c'était son gros nez de plouc, façon patate cognée tellement souvent que purée était un euphémisme. Mais au moins, c'était un précis, qui ne perdait pas de temps en circonvolutions et rond de jambes divers.

"Putain, c'est que t'en as mis du temps. Tu m'avais oublié ou quoi? Réponds pas, j'm'en cogne. J'ai le message, tu te souviens ou le patron t'as demandé de le livrer?" Un simple hochement du chef avait suffi a lui faire tendre le sachet en cuir contenant mon nouveau plus précieux bagage, vite disparu dans les amples pans de ma pèlerine, pendant qu'il surveillait les alentours. "Il faut que tu sois la-bas dans quatre jours au plus tard. L'seul truc, c'est que le patron pense qu'y p'tête une fuite, donc que du concurrent pourrait s'aligner."

L'homme avait marqué une pause, autant pour le spectacle que pour laisser passer hors de vue un duo de gardes en patrouille du matin, se rencognant dans une porte cochère, la mais sur le pommeau d'un couteau vilainement aiguisé que j'avais vu a sa ceinture.

"T'as de la chance, le patron ayant des oreilles partout, on a entendu parler d'une donzelle en ville, du genre coriace. Elle a fait le tour du coin pour voir ce qui se faisait coté boulot, sans grand succès. J'suis sur qu'un petit contrat bien amené pourrait l’intéresser la dame hein?"

Y'avais même pas eu besoin de me le dire, le plan avait que des avantages. Une voyageuse du genre coriace, pas depuis si longtemps en ville, c'était mon garde du corps idéal. Et puis, si elle battait le pavé pour trouver du taf, surement sans lien avec d'autres gars du coin et pas trop chère. Ce qui m'arrangeait bien. Même avec la bourse qui avait suivi mon colis, rapidement mise au chaud dans une poche de mon vêtement. Une fois n'était pas coutume, j'avais même pas ouvert la bouche ce coup-ci, me contentant d'un second hochement de tête affirmatif. Pas l'impression que mon gonze était là pour jacter tapis.

La preuve étant qu'il s'était barré sans un mot de plus, l'important étant dit. J'étais depuis assez longtemps dans le métier pour se passer des menaces de fin de discours et autres arrangements, mon entrevue précédente avec un grouillot de mon employeur ayant réglé le reste. Restait plus qu'a trouver la donzelle en question, l'amadouer et lui faire surveiller mes miches. Tout un programme.

Le seul point positif dans ce genre de merdier, c'est que mon employeur dont je me tairais le nom, étant du genre prudent, c'était un malin. Un vrai rusé. J'avais pas eu de description de la donzelle, ni d'infos sur l'endroit ou elle était mais... Fallait savoir lire entre les lignes avec lui. Un rendez-vous ici, ça voulait surement dire que notre itinérante, n'ayant pas de logement, elle créchait dans le coin. Et quoi de mieux que l'auberge du coin, qui faisait la nuit pas chère et avait un agréable fumet matinal, prompt a guider l'affamé pour chercher sa pitance hein? Et pas de descriptions, ça voulait juste dire peu de risques de la confondre avec une autre si je me plantais pas d'endroit. Une sorte de gros test quoi.

C'était donc sous une bruine a la con que j'avais serré le manteau sur ma personne et m'était mit en route pour cette auberge, pestant contre le temps, les dieux, les vieux truands, les filles sans visages et la froidure de l'aube, en espérant que la donzelle, c'était une matinale. Quatre jours, c'était plutôt court niveau temps de trajet. Alors si j'attendais midi pour me rendre compte m'être planté dans mes déductions... je serais dans la merde moi... Et jusqu'au cou.

"Aller, du nerf bonhomme, suffit de la trouver." C'est en marmonnant que j'avais fini par pousser la lourde porte de l'établissement, pour entrer dans le monde enfumé et plutôt carré d'une auberge. Faut bien dire, quand on a vu une, on les a toutes vues. En gros hein, y'a que des détails qui changent après. Comme la clientèle attablée en cette heure matinale devant de copieux repas, que je zyeutait en essorant mon galurin, trempé par cette foutue flotte dehors; avec ma trogne de déterré de pas avoir dormi assez a force de fréquenter les maisons de jeu.

"Salut la Compagnie!" Rien de tel que l'amabilité pour entamer les hostilités, pendant que je priais le ciel d'avoir un éclair de génie pour la trouver. C'était pas mon jour tiens
▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Membres
Arthuria Veliwys
avatar


▼Afficher le Profil▼
Féminin
Date d'inscription : 06/05/2014
Messages : 426
Double Compte : Seosaimhthín
Liens vers la fiche : Fiche
Résumé
Métier : Chasseresse
Invocation(s) : Shakahm
Inventaire :
Sac sans fond:
 


Armes:
 

Inventaire▲

MessageSujet: Re: Commission sous le manteau   Mer 17 Mai - 19:07


Il était encore tôt. Le jour venait de se lever. Arthuria était déjà debout et se préparait à partir déambuler en ville. Cela faisait un moment qu’elle cherchait un travail. Bien qu’elle avait pendant longtemps tenu à n’être qu’une chasseresse et non pas une mercenaire, ce n’était plus le cas à présent. Aldvin l’avait un peu aidé à ne plus détester les mercenaires après tout. Et il fallait se rendre à l’évidence : Quand tous les boulots concernant les chasses étaient pris, il fallait trouver ailleurs. Et puis la jeune femme avait déjà fait quelques escortes auparavant.
Arthuria était descendue au rez-de-chaussé de l’auberge sans son armure, et elle jeta un œil au tableau d’affichage. Il n’y avait rien de nouveau. Cela dit, la dernière fois qu’elle l’avait regardé, c’était juste avant de se coucher. Et étrangement, les gens n’y collaient pas leurs affichettes en pleine nuit. Sans dire mot, elle sortie du bâtiment. Les rues de Lüh se réveillaient petit à petit. C’était une scène qu’elle voyait quasiment tous les matins, lorsqu’elle logeait à la capitale.

Ce jour-là, le beau temps n’était pas au rendez-vous. La jeune femme se cachait sous sa cape, et bientôt, elle dût mettre sa capuche à cause de la pluie. Comme elle ne voulait pas finir trempée, elle décida de rentrer à l’auberge plus rapidement que prévu.
A l’intérieur, il y avait un peu plus de monde qu’à l’accoutumée. Parce qu’il y avait un mauvais temps sans doute. Les clients mangeaient leurs petits déjeuners et l’odeur des différents repas s’entremêlaient dans l’air. Arthuria retira sa capuche et vint vers le bar.

- Alors Alerik ? Toujours pas de nouveaux commanditaires ? Demanda-t-elle au tavernier.

Mais ce dernier répondit par la négative, un peu importuné par la chasseresse qui venait lui demander matin et soir s’il y avait du travail de disponible. Elle lui commanda un plat pour ne pas l’ennuyer d’avantage. Elle attendit sur place avant de prendre son repas pour aller s’installer à une table près de la fenêtre. Comme d’habitude il y avait quelques malfrats qui traînaient là, certains jouaient déjà aux cartes. Certains étaient déjà en train de tricher.
La jeune femme se servit un verre d’eau et commença à manger. Ici, la nourriture n’était pas extraordinaire, mais c’était mieux que ce que pouvais manger Arthuria hors de Lüh. C’était un assez bon qualité-prix.
Son regard glissait sur l’assistance, et elle faillit ne pas remarquer un homme qui était présent. Alors qu’en plus elle avait cru voir qu’il l’observait. Mais il pouvait s’agir de son imagination. Il était discret mais ne ressemblait pas à tous les autres malfrats présents. Il était un peu mieux habillé, les cheveux blonds. Elle ne l’avait encore jamais vu, ou bien ne l’avait jamais remarqué s’il était un client régulier de la taverne. La jeune femme arrêta de le regarder pour se concentrer sur son repas, et sur le fait qu’elle allait bientôt devoir prendre dans ses économies pour vivre si cela continuait ainsi le fait de ne pas trouver de travail. Elle pensait devoir aller à Rorn, mais le pari était risqué.
▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Membres
Terence
avatar


▼Afficher le Profil▼
Masculin
Crédit Avatar : Par Sunsetagain. Merci Pinterest.
Date d'inscription : 10/05/2017
Messages : 21
Métier : Messager
Inventaire▲

MessageSujet: Re: Commission sous le manteau   Mer 17 Mai - 21:02

Bon.... et beh... mon con, s'était pas glorieux comme aréopage tiens. Pour un bled ou les humains devaient punir les demi-dieux, faut bien reconnaître... ça se posait là façon glandus. Même pas un frémissement pour répondre a un bonjour a la cantonade. Sérieusement. Ces gens étaient complètement bouchés ou quoi? Faut dire, j'aurais pas décoché si ce n'est qu'un regard a un connard venant me chercher un lendemain de cuite a une heure pareille. Je pouvais comprendre, dans le fond. Mais mon fond a moi s'offusquait plutôt pas mal de me faire ignorer par un ramassis de mange-merde de bas-étage.

Le bon coté, c'est que même la pauvre fille filiforme servant de serveuse, que le patron avait du choisir pour être juste moche comme il fallait pour éviter les convoitises, ne s’intéressant pas a moi, j'étais libre de procéder a ma guise, pour une fois. En gros... Et beh j'avais mit les pouces dans le ceinturon, le galurin de retour sur mon crane avec une pichenette d'ajustement a la baroque et voila que je te matais ce troupeau de glands en espérant y trouver ma donzelle. Faut dire, niveau femmes, y'avais pas tellement tellement de choix. Ah, du petit truand, de l'ouvrier qui faisait le plein, du commerçant qui allait passer sa journée a vous haranguer le chaland, ça, ça manquait aucunement. Dieux, quatre mecs faisaient même déjà une petite partie de cartes, et une variante facile a truquer en plus. Une vision vite, mais pas facilement, ignorée, comme je sentais le bout de mes doigts fourmiller légèrement a la pensée d'une petite donne pour passer le temps.

Revenons a nos moutons tout de même. En tout et pour tout, trois spécimens féminins. La serveuse, hors de question pour moi de seulement l'approcher celle-là, avec ses chicots de docker. Une belle de nuit, un peu défraîchie mais moi et les rousses... Pas rapport au présumé tempérament, mais j'avais toujours été un amateur, du moins, d'aussi loin que j'ai pu développer des fantasmes sur des femmes. La encore, m'avais fallu un effort pour pas lui sourire, ça aurait été maldonne (jeux de mots, quand tu nous tiens) de refuser une partie de cartes pour une de jambes tout de même.

Nan, y'avais pas vraiment d'autre choix que ... l'insipide? Ouais, l'insipide dame attablée avec un verre d'eau. Ça partait déjà mal si c'était elle. De l'eau? pourquoi pas porter la soutane aussi? M'enfin, ça allait bien avec son air de vieille carne, sévère comme un coup de trique du vieux Mathu. 'Fin, j'suis un poil dépréciatif la, mais elle allait pas toucher le palmarès de la galipette mentale celle-là, de ce que je voyais. Ça rentrait bien dans le cadre de ce que je cherchais néanmoins, a la déception de toute pensée annexe et farouchement impure que j'aurai pu avoir.

Ce qui m'avait poussé a l'approche dites "directe". En me dirigeant le plus naturellement du monde vers sa table, pour me laisser tomber sur une chaise sans rien demander a personne, avec un sourire aussi fin que ma probité, une pichenette sur le bord de mon chapeau révélant a demi mes traits, parce que tout est dans le détail quand on fait le boulot de comédien.

"Salut Hardrada. J'me doute bien a vot'air qu'vous voulez pas d'compagnie, mais j'suis au regret d'voir aller a l'encontre du souhait expressif qu'on peut lire la. J'suis la pour parler boulot. Escorte même, c't'parles ma grande?"

La, soit je me mangeais une mandale et me faisait traiter de pervers parce que la demoiselle pensais que je lui faisait des avances (ce que je n'aurai clairement même pas essayé avec une belle de nuit rousse a portée de bourse), soit j'avais eu une chance carabinée et s'était la bonne. Ou c'était un mec, avec un visage sacrement fin. dur de juger au petit matin avec mes activités de la veille. Toujours était-il qu'avant les hauts-cris, j'levais la main pour interpeller Chicot-Pourris première du nom.

"Et j'prendrais comme la plaque de marbre là, chérie!" Délicatesse et concision, des qualités essentielles dans mon boulot. Assez pour entendre glousser les joueurs de cartes. Et tiens, J'savais bien que c'était ce gougnafier Sven l'empaffé qui truandait la table. Un regard au-dessus de l'épaule avec une moue ironique m'avais suffi.Les joies des cercles de jeu...
▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Membres
Arthuria Veliwys
avatar


▼Afficher le Profil▼
Féminin
Date d'inscription : 06/05/2014
Messages : 426
Double Compte : Seosaimhthín
Liens vers la fiche : Fiche
Résumé
Métier : Chasseresse
Invocation(s) : Shakahm
Inventaire :
Sac sans fond:
 


Armes:
 

Inventaire▲

MessageSujet: Re: Commission sous le manteau   Mar 13 Juin - 16:38

La jeune femme mangeait son repas en silence quand tout à coup elle vit le bas d’un manteau glisser sur sa table, et la chaise d’en face se tirer en arrière. Elle releva les yeux et vit alors l’homme qui était quelques secondes auparavant dans son coin, s’asseoir devant elle. Il avait un certain charme et la chasseresse put distinguer ses traits plus facilement, surtout lorsqu’il avait relevé son chapeau tel un dandy pour les laisser apparaître. Elle n’eut pas le temps de changer l’expression de son visage de « qui me dérange ? » à « pas mal le monsieur » qu’il ouvrit la bouche pour lui adresser la parole. S’il fallait écrire un livre « Comment se décrédibiliser en une seconde ? » il avait tous les moyens de le faire. Toute l’image que s’était faite Arthuria à son propos s’était brisée en mille morceaux. Alors son visage afficha un air blasé, sans passé par la phase sourire. Ça ne devait pas aider l’homme à lui faire des compliments c’était sûr. Mais à la base il était tout de même mal parti.

- C’est comme ça que vous parler aux gens que vous voulez employer ? En tout cas je suis pas là pour les arnaques.

Avec sa façon de parler, Arthuria l’avait bien évidemment mit dans la colonne « malfrat » de son tableau. Elle se permettait de juger les gens de cette manière car elle n’avait pas envie d’avoir d’ennui. Il suffisait d’être une femme un peu trop naïve pour se créer des problèmes dans lesquels il était impossible de se dépêtrer.

- Vous avez de l’argent au moins ? Et je dis pas ça pour savoir si vous pouvez payer votre repas, si vous voyez ce que je veux dire.

D’abord, s’assurer d’une récompense possible, puis en apprendre d’avantage sur le boulot.

- J’imagine que vous avez besoin de quelqu’un de plus compétent qu’un caillou. Alors, de quoi s’agit-il ? Vous devez escorter quelqu’un et vous ne pouvez pas le faire vous-même c’est ça ?

Elle jouait son jeu. Pourquoi n’y aurait-il que lui qui aurait le droit de se moquer ? En plus dans cette situation, s’il l’avait entendu parler à Alerik, il savait qu’elle avait sûrement besoin de lui pour manger ses prochains repas. Et lui, avait sans doute besoin d’elle pour faire son « escorte » puisqu’à priori il n’avait trouvé personne d’autre. Affaire très louche donc si personne n’avait encore répondu à ses attentes. Arthuria prit une bouchée de viande et sembla réfléchir à quelque chose pendant qu’elle mâchait. Elle trouva une réponse à sa réflexion dans un « hum », avant de finir sa bouchée pour s’exprimer :

- Ou alors… C’est vous que je dois escorter parce que vous avez des problèmes et que des gens vous en veulent ?

Puis elle fit glisser le tout avec une gorgée d’eau.

- Ou bien encore… Vous vous sentez seul et vous trouvez juste une excuse pour venir manger à la même table qu’une inconnue ?
▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
 

Commission sous le manteau

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Un film palpitant [Pv]
» Rendez-vous orbital (Missa, Nacht)
» Chacun de nous porte un fou sous son manteau, mais certains le dissimulent mieux que d'autres. (terminer)
» LE SENAT MET SOUS ENQUÊTE POUR CITOYENNETÉ TOUS SES MEMBRES ET LES MINISTRES
» Actions de la commission d'enquete senatoriale

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'ile d'Arcane - Forum RPG :: Lüh :: Les Habitations :: Quartier Populaire-