Sang Doré [Kyran et Léanör]

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 Sang Doré [Kyran et Léanör]

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Aventure #1 écrite Sam 27 Mai - 22:40

Sang Doré



Narrateur

Il y a quelque chose de pourri dans Rorn.

Le manteau blanc déposé par l'hiver ne cache en rien cet état de fait. Au pire ce n'est qu'une couche de peinture sur des murs prêts à s'écrouler. Au mieux, ce n'est qu'un linceul sur un enfant mort-né. Les évènements qui sont survenus cette nuit n'allaient pas arranger ce triste tableau.

Tôt le matin, un cri terrible se fit entendre de l'établissement des plaisirs "Le Couffin Blanc". Les coussins étaient maintenant moins blanc et plus écarlate dans une des chambres de ce distingué établissement, par la grâce d'un liquide vermeil asséché maintenant.

Ce cri allait être le début d'une suite d'évènement qui pourrait mettre à mal cette "belle" ville de Rorn. La Garde Dorée était touchée au plus profond par cet acte meurtrier et elle allait devoir la régler rapidement pour ne pas en être éclaboussé.

Deux jeunes membres de la Garde, du nom de Kyran et Léanör, étaient convoqués chez leur supérieur direct, le Major Lens. Ils ne savaient pas encore dans quoi ils allaient devoir tremper pour réussir leur prochaine mission.

Est-ce qu'ils réussiront à garder leur intégrité dans les bas fonds de Rorn, cela ne tient qu'à eux. Mais il sera dur de rester aussi blanc que la neige qui tombe dans ce bourbier immonde.
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Aventure #2 écrite Dim 28 Mai - 19:23

J'ouvrais les yeux sur ce nouveau jour, inspirant profondément. Un sourire se dessina lentement sur mes lèvres, tandis que je réalisais que c'était aujourd'hui que Léanör récupérait enfin ses droits de Garde Dorés. Sachant à quel point elle était passionnée par notre métier, je ne pouvais m'empêcher d'être heureux pour elle. Et cela me faisait du bien de finalement retrouver mon équipière: Ne pas avoir la possibilité de travailler sur des cas était frustrant, et si j'avais été, ponctuellement, affecté à la formation des jeunes recrues, j'avais le plus clair de mon temps à m'entraîner, tentant de régler mon problème d'ouverture d'esprit en combat. Ce qui ne faisait que me frustrer d'avantage, considérant que presque aucun progrès réel n'avait pu être fait. Encore une chose qui me faisait apprécier d'autant plus le retour de Léanör.

Je secouais la tête pour chasser ces idées sombres: Aujourd'hui était un jour heureux, et ces pensées n'avait rien à y faire. Jetant un coup d'œil sur ma table de chevet, j'observais le rapport qui y était posé sur ma table de chevet: J'avais passé un certain temps à travailler de façon théorique sur différents cas, récoltant autant d'informations que possibles de diverses sources. J'avais compilé toutes ces informations, de façon synthétique, dans ce rapport afin que ma co-équipière puisse se tenir informer sur tous les cas récents et actuels de la Garde et ne pas se sentir trop perdue en revenant à la garnison. Le contenu n'était pas des plus réjouissant, mais je pensais malgré tout que cela lui ferais plaisir.
Je jetais les draps à côté de moi et balançait mes jambes hors du lit, avec la sensation dérangeante que quelque chose n'allait pas. Le soleil, filtrant à travers les rideaux, me chauffait doucement la peau, et je réalisais ce qui me dérangeait: Il était plus tard que l'heure que j'avais prévu pour faire une surprise à Léanör. J'avais planifié de me lever tôt, afin de la rejoindre devant chez elle afin de l'accompagner jusqu'à la garnison. J'avais dû me coucher tard pour finir le rapport à temps, mais j'avais osé espérer pouvoir me lever assez tôt malgré tout. Pestant, je réduisais mon rituel matinal à de simples ablutions, me lavant avant d'enfiler tunique et armure. Je ceignais le fourreau sur ma hanche gauche, y glissant ensuite mon épée, le reste de mon équipement étant resté à l'armurerie de la Garde Dorée. Je récupérais également le rapport: Vu ce qu'il m'avait coûté en temps, ça serait un comble que je l'oublie!

Sortant de mon logement, le soleil effleurant une nouvelle fois mon visage me rappela, une nouvelle fois, mon retard. Inspirant profondément, préférant me concentrer sur la belle journée qui s'annonçait, je pris la direction du domicile de Léanör d'un pas rapide. La ville s'éveillait doucement autour de moi, les clameurs des marchands s'élevant progressivement, les odeurs se répandant au fur et à mesure des boulangeries et divers magasins alimentaires s'ouvraient. Il y en avait d'ailleurs une non loin de chez Léanör, à laquelle je m'arrêtais rapidement, prenant la pâtisserie préférée de Léanör. Après tout, il fallait fêter son retour! J'arrivais ensuite devant sa porte, espérant ne pas être arrivé trop tard. Je toquais doucement, essayant de ne pas réveiller toute la maisonnée. J'entendis toutefois immédiatement des bruits de pas, et la porte s'ouvrit devant moi, la colocataire de ma coéquipière se trouvant là. Mon sourire s'estompa légèrement, et avant même de poser la question, un vague air d'excuse sur son visage me donnait la réponse. Je la posais malgré tout, par acquis de conscience, et elle m'apprit que sa colocataire était en effet partie quelques minutes plus tôt. Lorsque je lui demandais une éventuelle direction, elle m'en indiqua une qui laissait à près de 85% de Rorn possible. Je soupirais doucement, puis commençait à me retourner pour partir, avant de me rappeler ce que j'avais dans les mains. Je lui fis de nouveau face, et lui souriait avec, à mon tour un air d'excuse, demandant s'il était possible de donner la pâtisserie à Lüa et de poser le rapport dans la chambre de Léanör. Cela serait plus simple à gérer, car qui savait ce qui pouvait se passer une fois dans la ville. Elle accéda à ma requête, et je la remerciais d'un signe de tête, partant cette fois-ci pour de bon.

Je m'élançais d'un pas vif vers la direction donnée, me laissant guider par mon instinct. Je suivis ainsi les sons, les odeurs, me rendant sur les lieux d'activités principaux, mes yeux cherchant l'armure d'or de ma partenaire sans la trouver nulle part. Je fus néanmoins attiré par la porte principale, le point névralgique du petit matin par lequel toutes les personnes souhaitant aller travailler le matin doivent passer pour se rendre aux champs ou prendre la route, tandis que toutes les personnes portant des messages urgents ou pressées, ayant pris la route tard la veille ou très tôt le matin viennent requérir la sécurité des murs de Rorn. Des collègues y étaient en postes , et je m'approchais pour les saluer. Ils me répondirent sans le moindre air d'étonnement, presque comme s'ils s'attendaient à me voir. Je compris pourquoi lorsqu'ils m'expliquèrent d'eux-mêmes que Léanör était passée les voir ce matin. Je m'enquis alors de leur discussion, et il me relatèrent la situation, parlant d'une cavalière nordique qui était entrée en ville pour une destination inconnue. Je fronçais aussitôt les sourcils, m'inquiétant de aussitôt de l'état de Léanör. Il serait aisé pour elle de faire le parallèle entre cette Nordique et les rebelles du Kaiser. Je secouais la tête, craignant qu'elle n'aille trop loin. Je leur demandais la direction qu'elle avait pris, recevant cette fois-ci une réponse à peine plus utile que la précédente que j'avais reçu.
Je pressais le pas dans cette direction, me rassurant toutefois en me disant que Léanör était une personne tout à fait capable, et qu'elle saurait se contrôler, procéder de façon purement professionnel. Les événements du siège vinrent tenter de secouer ma confiance, mais je les rejetais purement et simplement. La suspension de trois semaines lui avait été longue et coûteuse, et elle ne se permettrait jamais de refaire une telle erreur de jugement.

J'arrivais à un carrefour, prenant un virage au hasard, tentant de retracer mentalement le chemin que ma coéquipière aurait pu prendre. Je me demandais un instant pourquoi elle ne m'avait pas attendu, mais la réponse était évidente. La Garde était sa raison d'être, elle ne voulait pas attendre une seconde de plus que nécessaire. Je ne devrais même pas être étonné qu'elle se soit levée si tôt. Elle avait dû n'attendre que ça depuis trois semaine… Plutôt que de pester contre moi-même, je continuais de tourner cherchant à quadriller le secteur aussi systématiquement que possible, jusqu'à croiser une autre paire d'armure d'or: La patrouille de la Garde Dorée. A la façon dont ils se dirigèrent immédiatement vers moi, ils semblaient me chercher autant que j'appréciais de les croiser. J'en déduis donc qu'ils avaient croisé ma coéquipière. Ils me firent un rapport rapide de leur discussion, m'indiquant l'avoir croisé non loin de la taverne où il s'était passé un événement sur lequel elle se penchait, tandis qu'elle les avait quittés pour se rendre à la maison de l'équarisseur, qui semblait lié à tout cela, ou au moins sa maison. Même si leur récit était légèrement confus, il me donnait au moins un point de départ et d'arrivée clairs.

Je me rendis donc jusqu'à la taverne dont il était question, trouvant sans soucis les vestiges de l'incident qu'investiguait Léanör. Une fois que l'on savait où chercher… D'ici, je me représentais le plan de la ville, choisissant l'itinéraire le plus rapide de la taverne à l'équarisseur, et repris une nouvelle fois ma marche rapide. Je guettais attentivement les armures d'or, n'en trouvant toutefois aucune trace jusqu'à la boutique indiquée. Après un rapide coup d'œil à l'intérieur, je vis que l'activité de la boutique ne semblait absolument pas dérangée. Réfléchissant un peu, je décidais de faire un très rapide tour des rues adjacentes, puis de retourner à la taverne en prenant un autre itinéraire. Le tour se révélant bien évidemment infructueux, je pris le chemin de la taverne en commençant à fulminer. Mes pas devaient cette fois-ci me mener jusqu'à la taverne en passant par chez le guérisseur, mais je ne la croisais pas une fois là-bas, je prendrais le chemin de la caserne et l'y attendrais directement. Si seulement on pouvait compter sur les Gardes Dorées pour transmettre des informations correctement…
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Aventure #3 écrite Lun 29 Mai - 14:39

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La neige du Nord s’était doucement déposée sur les rues du bastion durant la nuit, lui donnant l’apparence d’une cité oubliée par le temps, soumise à un silence que seuls les rares pas craquants osaient défier. Ma matinée avait été plus prometteuse que je n’avais pu l’imaginer. Le temps était doux et ensoleillé même pour l’heure matinale, Lüa n’avait pas fait de crise à mon départ, et une rencontre inattendue m’apportait l’opportunité de faire un véritable retour au sein de la Garde Princière. Non sans un certain sourire aux lèvres, j’empruntai les routes menant à la garnison où les instructions de la journée devaient se trouver, ainsi que Kyran, attendant mon arrivée pour pouvoir enfin retrouver le véritable sens de son métier. D’après ce que j’avais entendu dire par ma camarade de chambrée, on ne l’avait pas vu quitter Rorn. Et je lui prêtai pour préférence les missions extérieures que celles dans l’enceinte. Je devais hâter mon pas pour le retrouver, et lui éviter de mettre encore sa patience à l’épreuve.

Le calme commençait à perdre de son emprise, la journée débutant pour tout le monde désormais. Plus je me rapprochai, et plus je m’interrogeais sur la réaction que mon équipier me porterait. J’étais après tout responsable de sa mise de côté, après avoir enfreins le protocole sans lui avoir véritablement donné de raison, et je l’avais même empêché de venir me voir durant ma suspension. Comment aurai-je pu en faire autrement. Après mon agissement, et le déshonneur passager qui me frappait, je ne pouvais pas accepter l’idée qu’il puisse venir me voir dans ma déchéance. Et maintenant que les trois semaines étaient terminées, il m’était autorisé de porter à nouveau les armoiries de la Principauté, ne me faisant plus ressentir de gène à me montrer aux yeux de mes compagnons de lois. Après quelques minutes durant lesquelles je jetai un œil au passage sur ce qui m’entourait, afin de m’assurer que l’on ne réclamait pas mon assistance, je fini par apercevoir une silhouette reconnaissable qui venait de s’insérer dans une ruelle menant jusqu’à moi.

- Je venais justement à ta rencontre, en rejoignant le bureau des affectations. Je ne pensai pas que je te trouverai par ici.

Ma voix douce s’était calmement portée jusqu’à lui, poussée par un sourire franc, satisfaite de ce duo qui en se reformant, marquait mon véritable retour au sein des miens.

- Ce n’est pas par chez toi là-bas. M’étonnai-je lorsqu’il atteins ma hauteur. Aurai-je manqué le début d’une histoire ? Demandai-je, non sans un sous-entendu évident, et un sourire amusé de l’idée.




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Aventure #4 écrite Lun 29 Mai - 20:07

Rien à la taverne. Encore une impasse. Décidément, ces patrouilleurs n'auront servi à rien d'autre qu'à me faire marcher un peu plus loin. Je m'arrêtais sur le palier de la taverne, serrant les poings. Hier encore, tout était planifié à la perfection: je l'aurais retrouvé sur le palier de sa porte, avec une pâtisserie dans une main et le rapport dans l'autre. Son visage, déjà rayonnant du plaisir de retourner au travail, se serait illuminé de joie, et nous aurions pu marcher jusqu'à la garnison ensemble, discutant des enquêtes en cours, de sa forme, reprenant comme avant l'incident. Deux moitiés d'un seul duo. Mais il avait fallu que je me lève en retard, et que je la manque, menant à cette situation ridicule où j'avais beau quadriller la ville, je ne parvenais pas à la trouver.

Je secouais la tête, me rendant lentement à l'évidence que j'avais fait tout ça pour rien. Décidant d'avancer, je me rendais au seul endroit où je savais qu'elle se rendrait au cours de la journée: la garnison. Je m'engageais sur le chemin le plus rapide d'un pas pressé, fulminant de tout ce temps gâché. Je ne me restreignais pas aux axes principaux, certaines ruelles transverses évitant la foule et raccourcissant le chemin au passage. Lorsque j'entendis une voix que j'aurais reconnu entre toutes.

Avant même de tourner la tête vers elle, je perçus la pointe de sourire dans sa voix, et une touche de contentement. Le miel de ses mots chassa instantanément le fiel de mes maux. La colère se dissipa, laissant place à une grande joie, un sourire s'étirant progressivement sur mes lèvres tandis que je tournais la tête vers elle. J'allongeais mes foulées pour la rejoindre plus vite, ne répondant pas à ses paroles pour l'instant, lui prenant l'avant-bras en un salut guerrier, l'attirant dans une accolade convenable pour deux Gardes Dorés en public. Malheureusement, une fois engoncés dans cette armure, nous ne pouvions nous comporter comme bon nous semblait. Nous devions respecter une certaine étiquette, représentant la famille princière. Toutes ces absurdités qui m'empêchait de saluer convenablement mon équipière. Je me reculais et lui souriant franchement.

"Ça me fait vraiment plaisir de retrouver. Et crois-moi que je me suis donné du mal pour ça... "

Je lui adressais une fausse moue blasée, avant de sourire:

"Tu sais très bien que je te cherchais! Qu'est-ce que je ferais ailleurs qu'à la garnison autrement? Et toi alors? J'ai fait la moitié de Rorn pour te chercher... Ça a d'ailleurs valu un gâteau à Lüa... Tu m'attendrais sagement à la maison la prochaine fois!"

Je pris la direction de la garnison en souriant, rayonnant de nouveau. Tout ce début de la matinée était oublié: J'avais retrouvé mon Ancre, et je faisais de nouveau parti de notre duo. Nous étions de nouveau ensemble, et je me sentais enfin apaisé, sachant qu'elle serait là pour m'aider à conserver mes esprits quoiqu'il advienne.

"Alors, qu'est-ce que tu as fait pendant ces trois semaines?"
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Aventure #5 écrite Mer 31 Mai - 8:22

Sang Doré.

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Contrairement à ce qu’il semblait penser, je ne l’aurai pas imaginé vagabonder dans les rues de Rorn au petit matin afin de me retrouver. Certes j’avais indiqué ma position approximative au cas où il entreprendrait de me rejoindre, mais l’heure de notre journée officielle débutant seulement d’ici peu, c’est au poste de la garnison à m’attendre que j’aurai parié et non dans une ruelle, s’il m’en avait été donné l’occasion. Cela restait cependant une agréable surprise. Il fallait croire que je n’étais pas la seule à éprouver aujourd’hui, une motivation particulière. Et cela, en dépit du fait qu’il sous-entendait être resté à l’intérieur des murs de la garnison durant ces trois dernières semaines, par ma faute. J’aurai probablement eu le visage du remord, s’il n’avait pas fait mention de la petite Lüa et du coût de cette rencontre. S’était-elle amusée de lui pour lui échanger ce gâteau contre une réponse ? L’idée me fit laisser couler un léger rire.

Sur la route que nous prîmes presque aussitôt, je l’informai de mes activités récentes. C’était, après tout, un minimum au vue du cloisonnement auquel je l’avais indirectement forcé. J’évoquai alors les longues journées auprès de l’enfant rescapée qui avaient pour but de lui donner confiance en moi et dans les remparts solides derrière lesquelles elle se trouvait désormais. Il y eu aussi les interminables nuits où je ne pouvais fermer l’œil sans que le sommeil agité de ma nouvelle petite-sœur adoptive ne me force à lui tenir compagnie. Je n’oubliai pas de souligner néanmoins les progrès qui s’étaient opérés. Aujourd’hui, Lüa parvenait à faire quelques nuits paisibles, retrouvait une certaine joie de vivre et commençait à me considérer comme quelqu’un de proche. Ma place au sein de la Garde Dorée, et par conséquent de Kyran, m’avait profondément manqué. Si bien, que je m’étais juré que l’on ne m’y reprendrait pas à deux fois. Mais je ne pouvais pas omettre le fait qu’il avait été par cette fâcheuse situation, question d’une opportunité de prendre Lüa sous ma responsabilité, plutôt que de la remettre aux services adéquats.

- C’est là ce qui a occupé mes trois dernières semaines, dans les grandes lignes. Concluais-je dans un sourire. Et toi, à quoi as-tu occupé ton temps ?

Alors que je prêtais attention à sa réponse, nous continuâmes d’avancer jusqu’à finir par atteindre le bureau des affectations auquel nous fûmes avertis d’être convoqués, à peine nous franchîmes les portes des bâtisses réservées à la Garde. Cela annonçait rarement des bonnes nouvelles d’être ainsi appelé à rejoindre dans l’immédiat l’antre du tyrannique Major Len. Mais je n’étais pas seule, par chance. Ce qui voulait dire que nous allions recevoir un ordre de mission, ou un rappel de mise en garde quant à notre duo. Il ne nous restait plus qu’à espérer que ce soit la première option qui était juste. Après m’être assurée auprès de Kyran que j’étais présentable, et de lui avoir assuré la même chose, je frappai à la porte avant d’y entrer, m’étant préalablement assurée qu’il m’en ait autorisé l’accès.    

- Léanör Némésiah et Kyran Stark Major, nous venons répondre à votre convocation. Nous présentai-je, non sans un légitime petit stresse, au vue de notre interlocuteur pour mon jour de reprise du service.




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Aventure #6 écrite Jeu 1 Juin - 11:51

Major Len:
 

- C'est seulement maintenant que vous vous ramenez?! Fermez la porte derrière vous!

Voici en guise d'accueil ce que répondit le Major quand enfin les deux gardes se présentèrent à son bureau. Une pièce particulièrement austère et rude, à l'image de son locataire. La seule chose qui égayait le bureau était la présence d'une médaille d'honneur pour bravoure sur son support.

Mais pour l'instant les jeunes gardes ne reprochaient pas la décoration, même intérieurement, pour la simple et bonne raison que le Major Len était dans une de ses colères légendaires dans le service.  On apprenait vite à remarquer son extrême énervement à son regard noir, mais surtout à cette grande veine bleue qui palpite au-dessus de sa tempe près des cicatrices au sommet du crâne.

Malheureusement pour Kyran et Léanör, ce vaisseau sanguin avait presque la grosseur de l'auriculaire et son regard noir était dirigé vers Léanör.

- Garde Léanör! Vous pensiez qu'après votre période de mise à pied on vous donnerait un blanc-seing?! Vous êtes toujours sur la sellette et ça deviendra bien pire si vous continuez ainsi!

Il se tournait ensuite vers le comparse de la garde.

- Quant à vous Kyran! Vous croyez que parce que votre duo est reformé vous pourrez la couler douce?! Vous êtes plus près de la déchéance que de la rédemption! Vous pouvez vous estimer heureux que je n'ai pas mis fin à votre association immédiatement après la mise à pied de la garde Léanör!

Puis il partagea son regard entre les deux suppliciés.

- Je vous donne une chance, UNE! Si vous gérez cette affaire avec doigté, je pourrai accorder la possibilité que vous restez dans la Garde et dans la même équipe. Mais, ratez cette affaire, ou pire, éclaboussez l'honneur de la Garde Dorée et je m'assurai que les têtes qui tomberont seront les vôtres en premier!  

Il laissa ensuite le silence un moment, pour que les deux gardes assimilent ses paroles.

- Bien, si ce que vous avez entre vos deux oreilles commencent à enregistrer, écoutez bien car je ne me répéterai pas.

Il commençait à faire les cent pas en tournant autour de Kyran et Léanör.

- Je suppose que vous connaissez l'établissement "Le Couffin Blanc", bon nombre de membre de la Garde profitent de ces "services". Or ce matin, une des employées a découvert le corps sans vie de sa collègue et du client avec elle. Ce ne serait qu'un banal meurtre si ce client n'était pas un haut gradé de chez nous! Heureusement, le propriétaire Lathas a mis sa cervelle en marche et nous a permis d'étouffer l'affaire, pour l'instant.

Nous avons besoin de personne capable de discrétion et pas trop en vue. Pour ce dernier point nous avons dû faire un écart en mettant l'Adjudant Neimos sur l'affaire. Lui au moins était déjà prêt quand la nouvelle nous ait arrivé, il est sur place maintenant. Mais il ne faut pas que tout le service soit au courant. Tout devra passer par moi s'il y a des besoin et j'en référai aux supérieurs s'il faut.

Vous aurez dix jours pour trouver le ou les coupables, nous ne pouvons pas laisser impuni un tel crime!  

ROMPEZ!
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Aventure #7 écrite Jeu 1 Juin - 20:54

J'écoutais son récit avec attention, vraiment curieux de ce qu'elle avait pu faire. J'étais content que la petite Lüa arrive finalement à dormir convenablement la nuit. Ce qu'elle avait vécu était horrible, et particulièrement pour quelqu'un de son âge. L'ensemble de sa famille, de son clan avait disparu, et son monde avait été détruit en quelques heures. Une ombre émotionnelle passa tandis que je m'imaginais à la place de la petite, ayant perdu toute ma famille, nos collègues, et Léanör... Je réprimais un frisson en posant mon regard sur elle, et me mit à sourire de nouveau, voyant d'un œil nouveau la chance que j'avais d'être auprès d'elle.

En retour, je lui racontais mes trois semaines, qui s'étaient résumées à de l'entraînement au combat, pour tenter de conserver ma conscience de mon environnement en pleine action, et du travail de bureau, rassemblant les informations connues de façon synthétique sur un maximum d'affaires en cours pour faciliter le travail de mes pairs. Le combat ne s'était pas déroulé pour le mieux, n'apportant aucune amélioration significative... Il n'y avait décidément qu'avec elle que je parvenais à garder un semblant de contrôle. Ce qui me rendait d'autant plus heureux qu'elle soit de retour. La compilation, par contre, avait porté ses fruits, et avait résulté en un rapport rassemblant le tout. Et je lui annonçais avec un petit sourire que l'un d'eux, entièrement manuscrit par mes soins, l'attendait chez elle, et qu'elle l'aurait déjà eu si elle seulement elle m'avait attendu chez elle bien sagement...

En arrivant à la garnison, une convocation de la part du Major Len atténua quelques peu nos ardeurs. Ce qui signifiait insultes gratuites, veine sur le point d'éclater et étiquette impeccable. Pour quelqu'un avec un caractère aussi désagréable, il était bien incapable de tolérer un comportement similaire chez un autre. Ironique, hmm? Mais il fallait reconnaître qu'il était compétent dans son style, comme en témoignait la médaille déposée en permanence sur son bureau.

Je souriais doucement lorsque Léanör me demandait si elle était présentable, lui demandant en souriant si elle avait un rencard, avant de lui assurer qu'elle était parfaitement présentable, vérifiant en détail sa mise en plis, sachant à quel point cela lui tenait à cœur. Je la laissais faire de même avec moi, reconnaissant pour son attention, avant de la suivre à l'intérieur.

Dans son bureau fonctionnel commença la valse des inepties. Je m'étais toujours demandé s'il s'agissait de provocations gratuites visant à aiguillonner la fierté et la défiance des recrues pour tenter de les motiver à effectuer le travail de leur mieux, ou s'il s'agissait de sincères mises en gardes. Mais j'avais du mal à croire que cette seconde possibilité soit la vraie, puisqu'ici, par exemple, il était de notoriété commune que mon association avec Léanör me permettait de surpasser mon principal défaut. Et rien que cela donnait une grande valeur à notre duo. Alors cette menace de nous séparer me paraissait plus que déraisonnable...

Le cas en lui-même, toutefois... Un meurtre d'un haut gradé de la Garde Dorée au sein d'un bordel. Il y avait en effet de quoi faire jaser. J'en aurais presque pardonné le Major pour ses écarts de langage. La pression devait être énorme venant du dessus. Et la présence de l'adjudant Neimos ne faisait qu'en attester. Malgré les besoins de discrétions, ils avaient jugé bon d'envoyer cet élément connu et reconnu de la garde. Ses capacités d'investigations devaient donc être jugées nécessaire.

Cependant, la nécessité de garder le silence vis-à-vis de l'enquête était particulièrement étrange... Les Gardes Dorés étaient habituellement considérés comme fiables, et capables de tenir leur langue. Cette restriction ne me plaisait pas du tout. Mais il faudrait faire avec. Tant que rien ne semblait démontrer une raison louche pour cette interdiction...

Un cas impliquant un haut gradé, avec une Garde sous pression et un temps limite pour résoudre ce cas... Décidément, pour notre retour au service actif, nous étions gâtés! En sortant, une fois la porte bien fermé derrière nous et la direction du couffin blanc prise, je lui soufflais en souriant doucement:

"Bon retour à la garnison, équipière."
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Aventure #8 écrite Ven 2 Juin - 17:43

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Ce fut finalement un mélange des deux situations possibles qui se dressa face à nous, interprété avec conviction en la personne d’un Major particulièrement énervé. Si je ne devais pas tenir le regard pour démontrer que j’étais digne de l’insigne représenté par mon armure, j’aurai probablement su détailler dans les moindres détails la constitution du plancher. L’envie de lui évoquer le fait d’avoir déjà une information quant à l’attaque d’un village au-delà de nos murs, mais si cette information était erronée, il m’en couterait bien plus. C’est pourquoi je fis silence et me garda de lui transmettre, préférant vérifier préalablement. D’autant plus qu’une inquiétude monta en moi alors qu’il positionnait Kyran plus proche de la déchéance que de la rédemption. La situation dans laquelle je l’avais placé était, apparemment, bien plus inconfortable que je ne le pensai déjà. Ce qui ne manquait pas de faire naître une culpabilité que je m’étais efforcée d’atténuer durant le repos forcé.  

Toujours silencieuse et le regard posé sur le responsable des missions, j’apprenais la raison principale de notre convocation, et surtout, de son emportement matinal. Un sujet sur lequel il ne tolérait aucune marge d’erreur. Et pour cause, après nous avoir lancé une pique blessante et injustifiée à mon goût, il révéla l’affaire dont il était question. Un haut gradé de la Garde Princière qui fréquente ce lieu n’est déjà pas de bonne réputation, mais qui trouve la mort aux côtés d’une vendeuse de son corps, voila qui n’était en rien glorieux. Même pour Rorn. Un milicien à la rigueur, mais pas un représentant de la Principauté. Saluant respectueusement sous l’ordre de le laisser, je suivais Kyran à l’extérieur. Un sourire se dessina sur mon visage à l’amusant message de retour, avant qu’il ne se referme quelque peu. Mon esprit était déjà sur l’affaire, envisageant les diverses possibilités tant qu’il était parfaite objectif et influencé par aucune parole. Il était temps de rappeler qu’à défaut du muscle, j’étais capable d’être efficace quant à l’analyse.

Sur la route, je le remerciai de son geste qui consista à prendre le temps de me faire un résumé des affaires en cours, en dépit du fait qu’il ait passé la plupart de son temps à s’entrainer qu’à y participer. C’était bien Kyran. L’entrainement physique. La préparation au combat, prêt à dégainer sa lame et à faire couler le sang. Espérons qu’il n’ait pas à prendre ce plaisir qui l’enivrait certaines fois. Quelques échanges sur la nervosité du Major et mon regret de l’avoir contraint à une position inconfortable, et nous arrivâmes au « Couffin Blanc ». Un nom que l’enseigne faite d’une femme sur, justement, un couffin blanc, prenait tout son sens. Un début de sourire amusé fit une brève inspiration lorsque je saluai silencieusement leur incroyable imagination. En jetant un rapide coup d’œil, je remarquai une fraîche peinture pour la façade. Sans doute les affaires étaient fructueuses en ce moment. Ainsi qu’une patrouille non loin. Il serait sans doute bon de s’assurer qu’elle ne vienne pas s’enquérir de notre présence, ou ait dans l’idée de consommer quelques plaisirs.

A l’intérieur, une agréable jeune femme servait d’accueille. Non sans une certaine courtoisie, je me renseignais auprès d’elle quant à la présence de l’Adjudant envoyé sur place. C’est ainsi que je le su à l’étage, accompagné du propriétaire de l’endroit. Au rez-de-chaussée, on pouvait voir peu de monde. Le matin n’étant sans doute pas le moment de la journée qui amenait le plus de clientèle avec lui. Cependant, je me tournai vers Kyran qui me suivait de près. Il nous fallait commencer dès maintenant l’investigation et ne négliger aucune piste potentielle, sans quoi nous finirions dans un duel perdu d’avance face à la colère du Major.

- Je vais rejoindre l’étage. Peut-être peux-tu commencer par cette pièce, et par la même occasion, t’assurer que nous soyons les seuls représentants du Prince à être dans ce lieu de.. Plaisirs ?

Ma voix était douce et ne cherchait pas à se faire entendre par un autre que Kyran. Si j’avançai que je souhaitai me séparer un bref instant de lui afin de couvrir rapidement plus de terrain, et de nous assurer qu’aucuns frères ne soient au courant conformément aux instructions reçues, j’avais également une autre raison à cela. L’Adjudant Neimos était à l’étage. Durant ma mise à pied, j’avais reçu de sa part un ravissant pendentif à la pierre bleutée. Je n’osai le croire, mais à en croire ma camarade de chambrée, il s’agissait d’un saphir presque parfait. Je ne pouvais m’empêcher d’y voir là, en plus d’un précieux cadeau, une tendre pensée quant au fait qu’il eu voulu me rappeler le village d’où je venais dont l’emblème et les tenues étaient faite de ce même bleu. C’était d’ailleurs pour cela que mon armure était bleutée, plus que dorée par ailleurs.

Ceci pour dire que nous allions nous voir pour la première fois depuis ce geste, et je craignais qu’une allusion à cela ne fasse chez Kyran quelques réactions non souhaitables. Ainsi, bien que cela soit sans doute des plus professionnels, je préférai par cette demande éviter une gêne. C’est donc seule que je m’empressais de rejoindre l’étage, et par conséquent, Daniel, en pleine discussion avec le propriétaire. Arrivée à sa hauteur, j’attendais qu’il eut fini leur échange et que leurs regards se tournent vers moi, pour m’adresser à eux.

- Garde Léanör Némésiah. Commençai-je à me présenter, bien que lui rappeler mon nom était un fait inutile. Et Kyran Stark, Adjudant. Le major Len nous envoie à votre rencontre pour l’investigation. Terminai-je, avant de me préparer à lui demander les informations qu’il avait pu recueillir, si la situation si prêterait lorsqu’il me répondrait.




Léanör Némésiah ♥:
 
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Aventure #9 écrite Ven 2 Juin - 22:20

Sang Doré



Narrateur


Voici que les jeunes gardes pénètrent dans l'un des antres voués au stupre et à la luxure.

Mais avant d'y arriver, ils ont dû parcourir les ruelles crasseuses de Rorn, même si la majorité de la saleté est recouvert d'un voile blanc. Mais quelqu'un qui aurait un œil acéré ne pourrait se laisser tromper, un sans abri mort à cause du froid et ayant eu en cadeau un beau linceul blanchâtre, des indigents essayant de se réchauffer autour d'un feu, des filles de joies resserrant leur châle sur elles comme elles n'ont pas la chance d'avoir un toit pour travailler.

Tous ceux qui vivotent dans la rue, tels des parasites sur un corps décharné et famélique, regardaient d'un air mauvais ces deux fiers gardes. Ils représentent un luxe, une reconnaissance sociale et un niveau de vie qu'ils ne pourraient jamais revendiquer. Ils sont le symbole de la dure loi qui encadre Rorn, cette main de fer dans un gantelet d'acier et d'or. Le reflet solaire de leurs cuirasses écrase dans un étincellement la couleur sombre de la saleté sur leur peau et leur vêtement.  

Pour la vermine, ces êtres plein de morgue et de condescendance étaient sur leur territoire. Pourtant, ils ne feraient rien contre eux, après que pourrait il quand en face d'eux ils ont des gardes bien nourrie et à l'équipement acéré?

Mais ces jeunes et idéalistes avaient des ordres, ils se concentraient en priorité sur "Le Couffin Blanc"

Le Temps continue toujours d'avancer, est-ce qu'ils arriveront à gagner la course contre lui?





J-10




Daniel Neimos:
 

Lathas de Sudan:
 

L'adjudant était actuellement en pleine discussion avec un homme à la tenue impeccable et d'un niveau riche, certain dirait trop clinquant. Le garde avait un sourire poli envers le civil qui semblait soupirer de tristesse devant la fermeté de son interlocuteur.

- Mais vous ne pouvez pas...j'ai des frais et cette affaire sera extrêmement mauvais pour mon commerce si ce n'est pas nettoyé rapidement! Je comprends que les affaires de la Garde sont prioritaires bien sûr, jamais je n'oserai mettre en doute l'importance que vous avez...

Ce fut à ce moment que la garde Léanör se présenta, car Daniel se tournait assez vers elle pour couper court au monologue de la personne. Son sourire était devenu bien plus enjoué.

- C'est toujours un plaisir de vous revoir ma chère! Même si j'aurai souhaité en des circonstances moins tragique. Je vous présente monsieur Lathas, le propriétaire de ce "distingué" établissement.

Le dit homme ne semblait pas avoir entendu la légère pointe de sarcasme dans le terme distingué, il salua profondément Léanör dans une révérence pour le moins obséquieuse.

- Je suis honoré de votre présence mademoiselle, Lathas de Sudan, pour vous servir. Je suis sûr que vous saurez régler promptement cette affaire, avec toute la diligence dont est capable votre noble profession.

- En effet, mais pour cela il faudrait que nous commencions avec sérénité monsieur De Sudan. Le garde Stark s'occupera du témoignage des personnes présentes lors du meurtre, tandis que nous allons examiner minutieusement la scène de crime. Vous pourriez lui donner les détails de ce que vous savez.

Lathas ne sut quoi répondre quelques instants, ce qui suffit à Daniel pour indiquer la chambre à la garde.

- Je vous en prie ma chère, je ne saurez que trop vous conseiller de prendre des gants et de prendre garde où vous marchez. Mais je sais que vous serez suffisamment attentionné.

La scène est impressionnante à l'intérieur, il y avait du sang, beaucoup. Sur les corps, le lit double, où dormait d'un dernier sommeil le couple, ainsi que sur le sol aux alentour.

Au dessus de tout ça, Ithlanos dans sa forme naturelle en suspension, l'invocation était en train de faire des croquis de la scène, analyser visuellement le corps et déposer des étiquettes pour signaler différents indices.

Déjà la présence de pas ensanglanté autour du lit, semblant partir vers la porte pour revenir ensuite vers la fenêtre. Celle ci était légèrement entrouverte et une flaque d'eau se trouvait au pied de l'ouverture.

La pièce a semble-t'il était fouillé et dérangé.

Pour les corps en eux même, si l'homme semble relativement intact dans sa tenue de ville, en dehors des mains et de l'entrejambe qui ont été déchiqueté, on ne pouvait en dire autant de la jeune femme. Le visage a été lacéré de nombreux coup de lame, ce n'est presque plus qu'une masse ensanglanté et couronné d'une cascade rousse. Son entrejambe était dans un état tout aussi lamentable.

Victime mâle:
 

- Encore quelqu'un qui s'est laissé emporté par sa bestialité... Soupira l'adjudant Neimos. Nous n'avons pour l'instant qu'une idée approximatif de la mort. La rigidité cadavérique n'était pas encore tout à fait complète quand je suis arrivé à six heure. J'aurai bien dit que la mort est survenu entre le début de soirée et minuit, mais il faudrait prendre en compte que la fenêtre a été entrouverte. L'apport du froid minore le temps nécessaire pour que le corps se rigidifie. Pour une première estimation, je dirais que le crime est plutôt survenu entre vingt deux heures et deux heures.

Daniel Neimos aurait bien aimé parlé plus en privé, mais il trouvait très malséant de le faire ici et maintenant. Surtout que les premières heures était déterminante pour certains indices. Il espérait dans la journée avoir plus de temps avec elle.

Tandis que le couple était penché sur les indices matérielles. Au rez-de-chaussé le propriétaire arriva en face du dernier garde présent.

- Ah vous êtes là! Parfait! Je suis heureux de voir quelqu'un de plus à l'écoute que votre prédecesseur. Je comprends que vous ayez besoin d'enquêter sur place, mais je souhaiterai, si possible, que cela se fasse dans les meilleurs délai. Je ne peux pas laisser une pièce de mon établissement dans cet état. Je crains de plus que les taches n'apparaissent dans le plafond de la chambre d'en dessous. Ce qui m'obligera à payer deux fois plus la rénovation! Mais je suis votre obligé! Demandez moi tout ce que vous voulez et j'arrangerai le plus vite possible les choses!
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Aventure #10 écrite Sam 3 Juin - 8:35

Je rassurais Léanör vis-à-vis de ses regrets, lui assurant que je n'en avais aucun, profitant du fait qu'aucune oreille ne nous écouterait ici. Je lui rappelais également que ce "regret" avait permis de sauver Lüa, et qu'il me semblait que notre tâche était de protéger les habitants de cette île. Un sauvetage réussi était une réussite. Je lui souriais doucement, tentant de l'apaiser, avant de me concentrer sur le cas. Nous n'avions que dix jours, et cela s'annonçait serré: l'assassinat d'un haut gradé de la Garde n'était jamais anodin, et les motifs ayant pu mener à un tel acte pouvait être bien plus que personnel. S'agissait-il d'un acte à l'encontre de la Garde? De ce qu'elle représentait? Ou bien le message était-il adressé au lieu? A moins qu'il ne s'agisse d'un acte contre la personne de ce gradé...

Je rentrais d'un air impassible au sein de l'établissement. Je n'avais jamais guère apprécié ce genre de... "commerce" et les voyais d'un très mauvais oeil. La présence d'un Garde Doré en ces lieux me révulsait, considérant que ces établissements profitaient de la misère de pauvres gens pour les forcer à se déposséder de leur corps. Pour une personne chargée de protéger le peuple, venir ici en tant que client était de la plus haute hypocrisie.
J'inspirais profondément, évacuant tout jugement de cette réflexion, ne la gardant à l'esprit que comme potentiel point de vue d'un assassin, qui aurait décidé de passer à l'acte pour ce genre de raison.

J'écoutais la proposition de Léanör, bien qu'elle ne me réjouissait absolument pas. Les rumeurs courant sur l'intérêt que ce Daniel Neimos lui accordait commençaient à s'ébruiter au sein de nos collègues, et, s'il fallait toujours considérer les rumeurs avec circonspection, celle-ci ne me réjouissait pas le moins du monde. Mais cela n'avait absolument aucune justification professionnelle, aussi me contentais-je, après un infime moment d'hésitation, de hocher la tête, la regardant ensuite s'éloigner, songeur.

Secouant la tête pour me reconcentrer, je m'appliquais à la tâche qui m'incombait désormais. Je fis ainsi le tour des chambres, m'assurant du fait qu'elles étaient entièrement vide et que personne, particulièrement des Gardes Dorés, ne se trouvaient dans le bâtiment. J'achevais mon tour d'inspection du rez-de-chaussée lorsque le propriétaire descendait pour venir me trouver. Il semblait que j'avais été assigné aux interrogatoires. J'affichais un sourire compréhensif et hochais doucement la tête d'un air entendu. Ses propos étaient au mieux insultant pour la Garde, pouvant aisément être interprétés comme signifiant que nous ne souhaitions pas clore cette investigation au plus vite, ou bien que nous ne travaillions pas efficacement. J'inspirais profondément pour garder mon calme, le préservant d'une remarque cinglante et gardant un air concerné.

"Oui, cela est parfaitement légitime, monsieur De Sudan. C'est pour cela que l'adjudant Neimos a été détaché sur ce cas. Il est l'un de nos meilleurs éléments lorsqu'il s'agit d'enquêter, et il saura faire au plus vite pour analyser cette scène de crime. Et il n'est pas du genre à tailler le bout de gras devant un cadavre, il sera donc des plus efficaces. D'ailleurs, ce que je vous... propose" - Mon ton signifiait clairement que ça n'était pas une proposition - "C'est que personne d'autre que l'Adjudant Neimos, Mademoiselle Némésiah et moi-même ne monte à l'étage. Cela évitera à la fois les pertes de temps, les distractions et les possibles perturbations des indices. Tout le monde y gagnera.
C'est bien aimable. Je m'assurerais de me souvenir de votre diligence. J'aimerais une liste des personnes présentes dans le bâtiment au moment des faits, et toutes les personnes qui y sont passé depuis. Cela signifie: Les raisons de leur présence et leur position supposée dans le bâtiment, ainsi que l'identité des victimes. Je comprends que vous essayiez de protéger l'intimité de vos clients, mais sachez qu'il s'agit d'une enquête pour meurtre, un crime capitale. Aucune obstruction ne sera tolérée par mes supérieurs. J'aimerais également parler à la personne qui a découvert le corps en premier. Amenez-là, je vous prie, dans une pièce où nous pourrons discuter en toute tranquillité, sans que l'on puisse nous entendre. J'imagine que vous avez de quoi faire dans votre établissement. Je vous rejoins sous peu.
Naturellement, afin de pouvoir vous innocenter au plus vite, pourriez-vous me dire comment vous êtes-vous occupé depuis hier en début de soirée jusqu'à ce matin?"


J'écoutais sa réponse et le remerciais d'un signe de tête avant de prendre la direction de l'étage, afin d'achever mon tour d'horizon du bâtiment. Je vérifiais les chambres, arrivant en dernier vers celle où le meurtre s'était déroulé. Dans le couloir devant, à l'opposé du passage pour redescendre au rez-de-chaussée, j'aperçus des gouttes de sang. Étrange... Quiconque découvrirait un cadavre aurait plutôt tendance à descendre directement... Je m'en approchais et m'agenouillais à côté, étudiant les traces et leur orientations. Qui pouvait bien avoir laissé ces traces?

Je m'approchais de la chambre, songeur, et entrait, faisant attention aux endroits où je mettais les pieds. Si je devais interroger des gens sur un meurtre, il fallait que j'en sache un minimum, comme la force requise pour perpétrer les actes commis, les déplacements, et autres données liées. Je saluais l'adjudant d'une voix calme et professionnelle, mais pas trop froide pour autant: malgré son intérêt pour Léanör, l'homme avait des compétences indéniables d'analyses et d'observation, et je l'appréciais, aussi étrange soit-il pour d'autres.

La scène était un véritable massacre. La quantité de sang était impressionnante, laissant supposer que les victimes étaient vivantes et leur cœur battant au moment des actes pour projeter tout ce sang... Toutefois, il ne semblait pas, à un premier abord, y avoir de signes de luttes de la part de nos deux victimes. Les corps étaient mutilés de façon presque rituelle, seule certaines parties ayant été visées. La... Destruction du visage de la femme et seulement elle pouvait avoir plusieurs significations... Soit il s'agissait d'un crime à son encontre, mais alors il aurait été plus simple de s'attaquer à elle à un moment où elle était seule, sans un Garde Doré à ses côtés. Tenter d'empêcher son identification était illusoire, puisqu'elle travaillait ici et que tout le monde savait qui elle était. Il restait alors principalement le fait qu'elle ait forniqué avec un Garde Doré, ce qui remettrait notre supérieur au centre de cette affaire, et le fait de signifier que son identité à elle ne comptait pas, et que lui seul comptait vraiment. Ce qui aurait le même effet...
Mais les traces dans le couloir et le désordre de la régnant dans la chambre semblait indiquer qu'il y avait un motif annexe... Un document que notre Supérieur aurait eu en sa possession peut-être? Mais pourquoi sortir de la pièce ensuite? Il ne l'aurait pas trouvé? Il devait parler à quelqu'un, ou transmettre sa découverte? Un complice peut-être..?

Je fis part de mes réflexions à mes deux collègues à voix relativement basse, afin qu'eux seuls m'entendent, au cas où, avant de signaler les traces à l'entrée et de poser quelques questions:

"J'ai trouvé des gouttes de sang dans le couloir, à l'opposé du chemin pour redescendre en bas. Il y a probablement un lien avec les traces retournant vers la fenêtre. Quelle est la première estimation de la cause de la mort et de l'heure du décès?" Je pointais la fenêtre d'un signe de tête." Peut-être que l'heure de la dernière pluie peut nous donner une limite maximale pour cette heure?"

J'écoutais leurs réponses, les remerciant d'un signe de tête avant de redescendre à l'étage, rejoignant le propriétaire et le premier témoin, ré-affichant un air de sourire concerné. Il me fallait savoir l’entièreté de ses occupations depuis la veille, et particulièrement dans les horaires supposés du meurtre, ses raisons pour être sur les lieux du meurtre, et surtout quel itinéraire il avait suivi exactement depuis sa découverte, cherchant à détecter ses hésitations, incohérences et mensonges.
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Aventure #11 écrite Sam 3 Juin - 14:27

Sang Doré.

Feat Kyran - Animateur

Bien que souriante d’extérieur, je commençai à fulminer à l’intérieur. Neimos avait beau être mon Adjudant, j’avais nourrissais l’espoir d’un professionnalisme lors de nos enquêtes, qui plus est devant civils, pour ne pas être appelé de la sorte. Cela ne manqua pas pourtant, donnant l’impression au propriétaire de pouvoir me considérer comme une demoiselle, à l’image de n’importe quelle jeune femme passant dans son établissement, plutôt que de s’adresser à moi par mon titre de Garde de Sa Majesté. Je gardai cependant ces rappels à l’ordre, qui ne manquerait pas de sortir si il prenant de nouveau l’envie à ce vendeur de corps d’oublier l’autorité lui faisant face. Un simple et bref hochement de tête suivit ses politesses malgré tout appréciées, surtout après celles manquantes chez la jeune femme du Grand Nord plus tôt ce matin. Après quoi, je suivais l’Adjudant, m’équipant des gants qu’il me présentait.  

Un léger sursaut me vint, lorsque je vis l’amas de tête sans visage au bout d’une masse noirâtre accrochée au plafond, avant qu’un sourire amusé de cette réaction n’apparaisse lorsque je compris qu’il s’agissait d’Itlahnos, l’Invocation de notre célèbre médecin attitré. Je la saluai, toujours avec ce même sourire aux lèvres, avant de concentrer sur la pièce, m’avançant en surveillant mes pas, vers le lit double où se tenaient les deux corps. Il y avait de quoi remplir une baignoire au vue du sang s’étant répandue un peu partout. Une opportunité pour nous cette fois-ci cependant, car il semblait qu’une emprunte ne se soit figé dans le liquide rougeâtre. Je ne connaissais pas suffisament les différentes formes de bottes pour en tirer une première analyse, mais au vue de la taille, je pouvais hypothétiser  sur la présence d’un homme plus qu’une femme ou qu’un enfant. Sans doute un œil plus expert parviendrait à en tirer quelque chose de plus en observant les croquis que prenait soin de faire le Demi-dieu au-dessus de nous.

Lorsque Daniel évoqua la fenêtre ouverte, je fis un détour pour aller à sa rencontre. Une petite flaque d’eau était au sol. Je pris le temps de m’accroupir, vérifiant qu’il s’agissait bien de ça. En me redressant, je remarquai un peu de neige à moitié fondue sur le rebord. Voila qui expliquait, et qui laissait penser que la fenêtre était ouverte depuis un long moment. En jetant un œil sur l’extérieur, cherchant un éventuel témoin dans un malheureux dormant non loin à son habitude, une structure dans le bâtiment permettant l’escalade ou une emprunte dans la neige au pied de ce-dernier, je ne perçu qu’un renfoncement juste en-dessous de nous. Il nous faudrait probablement aller voir de plus près en sortant directement. Cela attendra donc. Pour l’instant, je devais me focaliser sur la pièce, et principalement, sur les corps baignant dans leur sang.  

En m’approchant du lit, je ne pouvais empêcher ma main de venir à mes lèvres, mon cœur se soulevant sous la barbarie de l’acte. Nous avions beau être habitués durant la formation à la vue de cadavre, il n’en demeurait pas moins que je ne m’y étais pas encore pleinement habitué. Par chance, la fenêtre était ouverte, limitant l’odeur et amenant un air frais qui m’empêcha de rajouter de la substance à la pièce. Après une profonde inspiration, je me penchai sur les victimes. Le Garde avait mains et attribues masculins touchés, bien qu’un euphémisme, quant à la femme de joies, on y trouvait en plus de son entrejambe, des entailles par dizaine sur son visage. Sans doute provoquées par une petite lame, plus qu’avec une hache, ou des griffes et crocs qui aurait orienté l’enquête vers une Invocation. Quoi qu’elle pouvait toujours être sous forme humaine lors du crime.

Intriguée par tout ce sang, je questionnai l’Adjudant à ce sujet. Celui-ci, après analyse, m’appris que le sang sur le gradé était principalement dû à des éclaboussures et que le siens, était déjà coagulé. Le remerciant, je fis quelques pas en arrière, réfléchissant à une première hypothèse au vue des informations récoltées jusque là. Nous avions donc la présence d’un homme, selon l’emprunte de pied, venu par la porte, ou la fenêtre. Il aurait ensuite mis à mort le membre de la Garde Princière, éliminant la véritable menace, avant de s’en prendre à la jeune femme comme le laissaient entendre les éclaboussures. Cependant, le sang coagulé sous entend qu’il n’a pas tué la jeune femme aussitôt après le gradé. S’amusant sans doute avec elle avant, ou discutant. Cette idée venait consolider la proposition germant dans mon esprit. Et si, la véritable victime, était la prostituée ? Que le Garde Doré n’ait été que le dommage collatéral. Après tout, les lésions laissaient à croire que le coupable s’était bien plus acharné sur la femme.

En y pensant, le membre de la Garde avait pour blessures les mains et l’entrejambe. Les deux parties du corps qui pouvaient toucher cette prostituées de manière décadente. Et si le coupable, était un client possessif ? Un homme jaloux ? Venu la tuer dans sa rage, tailladant les mains s’étant posées sur elle, le membre viril l’ayant pénétré, avant de passer sa hargne sur le visage de la coupable à ses yeux, et de lui reprendre cet antre qui n’aurait dû lui appartenir qu’à lui, et lui seul ? C’est dans cette réflexion que je me plongeais lorsque Kyran entra dans la pièce. Je fus surprise de le voir ici, le pensant au rez-de-chaussée à interroger, empêcher de quiconque entre mais surtout, que personne ne sorte après notre arrivée. Qu’est-ce qui empêchait une personne clef de cette affaire, de disparaître dans les rues pendant qu’il faisait son analyse de la scène. Une analyse, pour laquelle nous avions convenu qu’elle me revenait. Si il voulait tant la faire, il n’avait qu’à me demander de prendre les interrogatoires. Ce que fis transmettre Neimos par ailleurs, un ordre direct d’un supérieur, auquel il ne semblait pas se soumettre totalement.

- Merci pour les informations Kyran.

Ma voix ne fut pas des plus accueillantes. Sans doute ne pensait-il pas à mal, mais je n’avais pas apprécié son arrivée. J’avais besoin de faire mes preuves, de montrer que j’étais toujours digne de mon titre. Aux supérieurs, mais aussi à moi-même. Et son intervention qui ne cherchait pas à récolter un rapide aperçu de mes premières conclusions, mais plutôt d’une visant à me donner des pistes, n’allait dans aucunes de ces directions. J’attendis qu’il quitte la pièce, pour tenter de reprendre mes investigations, essayant de chasser cette pointe d’agacement qui voulait s’immiscer dans mon esprit. Il me fallait voir ce qui pouvait manquer dans la pièce, ce qui pouvait avoir suscité le vol. Mais au lieu de trouver ce qui manquait, je tombais sur quelque chose qu’il y avait en trop.

- C’est un masque ? M’étonnai-je, interpellant indirectement l’Adjudant et l’invitant, de fait, à se pencher dessus.



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Aventure #12 écrite Dim 4 Juin - 11:21

Sang Doré


Lathas poussa de nombreux gémissements d'agonie, comme si les recommandation du garde étaient autant de coup de poignard dans son cœur.  ne put s l'instant que hocher la tête et le garde remontait à l'étage.

Il arrivait à ce moment là dans la pièce, enfin plus précisément devant la porte pour respecter l'état de la scène de crime, puis il précisa la présence de goutte de sang.

- Excellente découverte mon cher! Répondit l'adjudant. Vu l'attention particulière du propriétaire sur la propreté de l'établissement, le sang a de grande chance de provenir de la scène. Mais il est étrange que les traces se trouve dans le couloir alors que les pas semblent indiquer que l'assassin et parti par la fenêtre.

Il se tourna vers son partenaire divin.

- Quel dommage que nous ne soyons pas capable de nous assurer que le sang soit le même. C'est par ce que vous appelez AD...N?

L'invocation secouait quelques unes de ses têtes.

- Non monsieur Neimos, là il faudrait être capable d'analyser les marqueurs physiologique. Cela ne peut être fait qu'avec des appareils hors de votre portée. Pour l'ADN, il faudrait surtout des cellules de peau ou des follicules de cheveux complet. Mais vous n'avez pas les moyens techniques pour.

- Le crime devait avoir bien des difficultés à votre époque. C'est fascinant tout ce qu'il était possible de découvrir sur une scène avec ces moyens!


Le demi-dieu soupira de toutes ses bouches.

- Je vous ai déjà dit que ce ne sont que des outils, qui ouvrent des possibilités et quelques méthodes. Mais la procédure reste la même et les criminelles s'adaptaient aussi  à ces moyens d'investigations.


Une des tête d'Ithlanos se tournait vers Kyran.

- Monsieur Stark, si vous vous occupez de relever les témoignages, pourriez vous obtenir le portrait robot de la victime? J'ai tenté de mon côté, mais les humains sont relativement peu coopératif quand je suis sous ma forme naturelle. Je perdrai beaucoup de temps et d'énergie à prendre forme humaine, je serai votre obligé si vous me rendez ce service.

Puis l'invocation repartit sur ses activités et Kyran prenait congé.

Daniel Neimos avait mis en avant la personne de Léanör plus que son grade, pour vérifier la réaction de Lathas. Un homme gérant ce commerce n'avait que peu de considération pour la gente féminine, mais il semble réellement bouleversé par les évènements de cette nuit et ne fit pas grand cas de la féminité de la garde.

Par contre, il remarqua que Léanör, derrière son sourire, avait été froissé par cette manipulation, cela peiné l'adjudant et il espérait se rattraper.

Il put le faire quand elle lui posa indirectement la question sur l'objet posé sur la table de nuit :

- Oh c'est un objet en lien avec la "coutume" de ce lieu, monsieur De Sudan permet aux hommes de venir costumé et masqué. Il y a certainement peu de femme à payer ce genre de service, ils peuvent venir profiter de ce que j'appelle la détresse de femme en étant anonyme et ne venir dans cet établissement que sous un simple pseudonyme. Ce qui va nous compliquer la tâche si le coupable est un des client de cet établissement.


- N'importe qui peut s'en procurer un?
Demanda en retour la garde.

- Nous pourrions voir les fournisseurs de costume, avec un peu de chance nous pourrions avoir des détails sur les personnes concernées. Mais je crains que l'énergie et le temps consacré ne seront pas récompensé ma chère.

- Tu sembles bien connaître ces jeux proposés par l'établissement.  Dit t'elle, avec une pointe de taquinerie amicale dans la voix. Ce n'est pas une dépense particulièrement élevée, de demander l'usage de ce.. Fantasme ?


Sur le coup, Daniel cligna des yeux plusieurs fois, une des rares manifestations de réaction de la part d'un homme connu pour garder un visage stoïque et poli en toute circonstance.

- Je n'ai eu connaissance de la coutume du lieu que par le propriétaire, quand je lui ai posé la question sur le masque. En ce qui concerne les costumes, il y a peu de magasin existant là dessus à Rorn. Ce fut un de nos collègue médecin expert, Hector un très gentil garçon, qui a voulu me proposer de participer au carnaval. J'ai regardé pour voir.

Il regarda droit dans les yeux de la garde pour la suite.

- Je vous assure que je ne suis pas du tout connaisseur de ce type d'établissement, je supporterai mal la détresse dans les yeux d'une partenaire.

Il serait meurtri si Léanör pensait qu'il profitait de ce type d'établissement basé sur le malheur humain. Il comprit qu'elle se payait un peu sa tête quand elle lui répondit d'un sourire amusé.

- C'était une plaisanterie. Tu connaîtrais ces adresses ?

Il lui répondit par un sourire tout aussi amusé, acceptant de bonne grâce de s'être fait avoir.

- Il y a bien celle au centre ville, la plus huppé certainement, une deuxième un peu plus au nord et j'ai cru comprendre qu'il y a un petit artisan solitaire en périphérie de la ville.

Pendant qu'elle écoutait, la garde s'approchait de la porte d'entrée et se penchait vers la serrure.

- Est-ce que la porte a été forcée ?


- Ce qui est sûr c'est qu'elle n'a pas été enfoncé, ce qui aurait attiré les gardes même s'ils étaient ensommeillé à ce moment là, non que j'insinue qu'ils ont manqué à leur devoir. Après j'ai pu ne pas remarqué des marques de crochetages. J'ai préféré priorisé les indices périssable.


D'un léger mouvement de la main ouverte, le médecin expert indiquait le couple ensanglanté. Ce qui fit réagir Léanör par une grimace se rapprochant d'un sourire quand elle regardait les victimes. Elle se tournait vers l'invocation flottante.

- Ithlanos, est ce que tu ressens quelque chose de particulier, comme une Invocation qui serait passé là, où si tes divers sens perçoivent quelque chose?

L'invocation continuait toujours ses activité mais une des tête se tournait vers elle pour lui répondre.

- Je ne peux sentir la présence de mes confrères et consœur que si nous somme en présence de l'un et l'autre. il faut rajouter à cela mademoiselle que si l'invocation à récupérer plus ses pouvoir que moi, elle pourrait mieux se dissimuler à mes sens. Pour ce qui concerne les traces de passage de l'un d'eux, j'utiliserai les même méthodes qu'un humain c'est à dire l'enquête et la recherche.

- Tu as d'autres indices?

- Je pense que l'homme était déjà mort avant de se faire poignarder, le sang s'est moins bien répandu que pour la femme. J'ai l'impression que la paume d'adam a été écrasé, ce qui tendrait à dire qu'il est mort par strangulation. J'ai remarqué quelques petits maillons en or sous sa nuque, possiblement la présence d'un bijou qui lui a été arraché. Quand au reste des indices, je suis en train de vous faire la liste pour le rapport.

- Vous êtes sûr pour la gorge de l'homme? La femme a été étranglé aussi?

- Pour l'homme, il nous faudra faire une autopsie, je ne peux pas le confirmer dans les conditions actuelles. Quant à la femme, non la trachée semble intact et le sang répandu sous entendrait qu'il y avait encore de la pression sanguine. Le coup mortel semble être celle situé dans la région du coeur. Mais il a dû, ce que je ne comprends pas vraiment, tailladé le corps de sa victime très rapidement derrière. S'il avait fait avant, il y aurait au moins des traces de lutte.


Kyran de son côté vu au rez de chaussé de nouveau le propriétaire avec une liste dans les mains et qui indiquait une salle au fond du couloir.  Dans la dite pièce se trouve, assit sur le lit, une femme à la peau noire d'une grande beauté malgré son visage strié de larme et sa chevelure en bataille.

Prostitué du Couffin Blanc:
 

Lathas n'osa demander que du bout des lèvres derrière Kyran :

- Est-ce que la Garde Dorée pourrait au moins payer une compensation pour la perte financière? Je serai rapidement sur la paille et les pauvres filles seront de nouveau dans la rue! Je suis sûr qu'un homme de votre prestance et de votre droiture ne saurait les laisser ainsi.  


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Aventure #13 écrite Dim 4 Juin - 19:25

Je remerciais mes collègues d'un hochement de tête, appréciant leur retour, fronçant toutefois très légèrement les sourcils à la réponse de Léanör. Quelque chose semblait la déranger, mais je ne parvenais pas à savoir quoi. Je signifiais mon accord à Ithlanos d'un hochement de tête respectueux, puis redescendait en retournant cette question danns ma tête, sans la moindre idée de son sens.

Je la mettais de côté en rejoignant le propriétaire du bâtiment. Je récupérais la liste qu'il me tendait et la parcourait en le suivant jusqu'à la pièce pour l'interrogatoire. La liste de noms était impressionnante, bien plus que ce que je n'aurais apprécié, à la fois dans le cadre de l'enquête et dans ma perception de ce... "Commerce". Je demandais au propriétaire des renseignements supplémentaire sur les noms présents, les associations clients - ... professionnelles, les localisations des personnes situées autour de la scène de crime, les attributions des chambres. Cela faisait beaucoup de données, que je notais sous forme d'un code rapide développé au cours de l'apprentissage de la garde.

Notre victime féminine s'appelait ainsi Molly, et notre gradé s'appelait donc "Le Roc". Très... original. Il avait loué la pièce pour la nuit, ce qui semblait représenter une grande dépense. Il était arrivé à 19h30, ce qui ne limitait guère la plage de meurtre possible. Mais nous avions ses voisins, et le premier témoin que j'allais voir, une femme du nom - ou du pseudonyme, probablement - d'Ébène, en faisait parti. Nous avions au total 16 clients présent dans des salles adjacentes ou proches entre 17h et la fin de la nuit. Parmi ces 16, 9 se trouvaient dans des pièces indiquées par la direction des gouttes de sang. Et parmi ces 9, 3 étaient présents dans les horaires estimés du meurtre par Daniel. Nocturne, La Montagne et Ragnar. Je fronçais légèrement les sourcils en voyant ce nom nordique. Dans le contexte actuel, avoir un nom nordique dans un établissement où un Garde Doré gradé s'est fait assassiné n'était pas bon signe. Même s'il ne s'agissait que d'un pseudonyme, il était choisi par le client lui-même... Il mériterait investigation.

Ébène, pour sa part, avait été avec un certain Nocturne au moment présumé du meurtre. Puisqu'elle avait trouvé le corps, elle n'avait pas dû dormir beaucoup, et devait tâcher d'être fatigué. Ajoutons à cela le choc de la découverte, et la femme ne devait pas être en très bonne forme. Avant de rentrer dans la salle, je m'arrêtais brusquement devant Lathas et me retournais, le visage fermé et un air sombre sur le visage. Il dépassait les amplement les limites de ma tolérance avec ses quémandes et ses formulations perverses. Ses argumentations me rendaient malade et ses sous-entendus portaient affront à l'honneur de la Garde Dorée. Je m'adressais à lui sans la moindre once de bonhommie, puisqu'il semblait qu'il ne savait percevoir les réponses si elles n'étaient pas exprimées clairement.

"Je ne suis pas un marchand, je ne saurait donc appuyer mon raisonnement par des calculs aussi bien que vous devriez pouvoir le faire. Peut-être pourriez-vous le faire pour moi?
Prenons la situation actuelle: Vous ne pouvez utiliser votre bâtiment pour quelques heures, prenons deux jours pour prévoir à l'excès. En échange, rien de ce qui s'est passé ne fuite, car nous effectuons notre travail rapidement, proprement et en toute discrétion. Vous perdez donc 2 jours de... "bénéfice". Et l'affaire a de plus grandes chances d'être résolue grâce à votre pleine et entière coopération.
De l'autre côté, la situation que vous souhaitez: Que nous achevions notre travail rapidement, dans la précipitation. Ce qui signifie des résultats moindres. La discrétion s'en trouve intrinsèquement réduite, et des informations échappe aux personnes impliquées parce qu'elles n'ont pas été gérée convenablement, pour répondre à vos désirs. S'ensuit une baisse de réputation pour votre établissement. Combien de gens seront prêts, selon vous, à venir fréquenter un commerce où un Garde Doré s'est fait assassiné? Pas très réconfortant, n'est-ce pas? Je pense que l'on peut aisément imaginer un mois sans activité ou presque, et même alors, ça ne reprendra que très difficilement. Alors, quelles sont vos estimations pour la rentabilité maximum? Situation une ou deux?"


J'enchaînais sans lui laisser le temps de répondre, ne dépassant pas les bornes de la violence physique ou de l'incorrection, montrant clairement ma colère à son encontre.

"Et vous voulez demander une compensation financière? Les victimes sont mortes sous votre toit, donc votre responsabilité. Il vous incombait de les protéger dans l'enceinte de ces murs. Vous avez failli. Quelle genre de compensation pensez-vous que la garde et les familles potentielles des victimes seraient en droit d'exiger de vous?"

Je restais un instant silencieux, le regard noir le fixant droit dans les yeux, puis inspirait profondément, mon visage se détendant, et lui dit d'une voix basse mais plus conciliante.

"N'oubliez pas la situation dans laquelle vous vous trouvez monsieur De Sudan. Aidez-nous autant que possible, et nous prendrons cela en considération pour vous venir en aide en retour. La Garde n'est pas ingrate envers les méritant. J'aimerais que vous vous assuriez que toutes les personnes présentes le restent, et que vous m'envoyiez les gardes chacun à leur tour une fois que j'aurais discuté avec Mademoiselle Ébène."

Je passais sous silence le fait qu'il n'était, à mes yeux, absolument pas méritant et me retournais, pénétrant finalement dans la salle, refermant calmement la porte derrière moi. Je découvrais devant moi la personne en pleurs, dans un à peu près aussi sale état que je l'avais imaginé. Je lui adressais un regard compatissant, m'asseyant face à elle en parlant d'une voix aussi douce que possible, cherchant à ne pas l'effrayer.

"Bonjour... Ébène, c'est bien cela? Ou bien est-ce un pseudonyme? Je m'appelle Kyran Stark, et je suis ici pour enquêter sur les évènements de cette nuit. Je sais que les évènements que vous avez vécus sont difficiles à supporter, et que vous en souvenir va probablement vous faire du mal, mais j'ai besoin que vous m'aidiez. Pour que nous puissions retrouver celui qui a fait cela à Molly et à cet homme. Est-ce que vous pourriez me raconter tout ce dont vous vous souvenez de la nuit dernière? Des bruits suspects, des bruits de pas, des cris inhabituels..? Tout ce dont vous pouvez vous souvenir pourra nous être utile."

"Non, c'est pas n'est pas mon vraie nom, c'est Hélèna. J'ai pris mon service à 18h, la plupart des hommes commencent à venir à ce moment là. Vu que Molly allait avoir Roc, elle était tranquille pour tout le service de nuit."

Pleure encore

"Molly....ma pauvre molly"

Elle essayait de sécher ses larmes comme elle pouvait.

"Tout était normal pourtant, je n'ai pas entendu de bruit particulier, mis à part le vent dehors, il neigeait pas mal à ce moment là. Le gardien devrait en savoir plus sur les mouvements des personnes. Je me suis assoupis et je me suis réveillé peu avant 5h, ça m'arrive parfois. Quand j'ai vu que la porte de Molly n'était pas ouverte, je suis allé réveillé le Roc, ce n'est pas la première fois qu'il a besoin qu'on l'aide là dessus. Mais c'est alors que j'ai..."

Elle éclate en sanglot. Tandis que ses larmes s'écoulaient, je perçus une décoloration sur l'intérieur de sa lèvre. Je fronçais légèrement les sourcils, me demandant ce que cela pouvait être. Repoussant cette question à plus tard, je me concentrais sur les éléments les plus marquant d'abord pour pouvoir ne plus en parler ensuite.

"Je comprends Héléna... Et lorsque vous avez trouvé le corps, qu'avez-vous fait?"

"J'ai hurlé et le patron, qui venait de remplacer le gardien, a surgi derrière"
"Et par où êtes-vous passé ensuite, quel chemin avez-vous pris?

"Du couloir par l'escalier qui mène à l'étage inférieur."

Son air étonné semblait révéler qu'elle n'avait pas remarqué les tâches de sang au sol. Mais si elle était passée de sa chambre à cette de Molly, n'aurait-elle pas marché dessus..? Était-ce une simple coïncidence, ou bien les gouttes de sang étaient-elle plus récentes? Peut-être y avait-il eu deux actes séparés. Un meurtre, puis, remarquant cette opportunité, un vol..? Il serait bon de savoir ce que ce Lathas avait fait ensuite...

"Très bien, merci. Est-ce que vous pourriez me décrire vos clients de la soirée, s'il vous plaît? Il s'agissait de.. Le Mouatra, Le Rouge et Nocturne, c'est bien celà ?"

" Mouatra, c'est un homme aux yeux noir, assez petit mais sec, imberbe, je suppose que vous ne me demandez pas des détail intimes sur ses performances. Il a une tache de naissance à l'aine. Pour le Rouge, il est un peu plus grand que moi, il a le poil noir, des beaux yeux brun, il a une cicatrice au bas ventre, juste en dessous du nombril. Tout son épaule gauche est rouge comme s'il avait été brulé. Pour Nocturne, c'est un peu compliqué. Il a un fantasme un peu particulier de coucher dans le noir. Mais il aurait plus mérité le surnom de Doux que le client qu'il a prit. Il fait à peu prés la taille de Rouge, j'ai senti que son corps était particulièrement musclé et qu'il avait plusieurs cicatrices sur le corps. Je ne pourrais pas vraiment dire plus sur lui.  "

"Et comment cela se passe exactement, quand vous avez un nouveau client? Est-ce qu'il vous rejoigne directement à votre chambre, ou bien vous allez les chercher à la réception?"

" Il est de coutume qu'on accompagne à notre chambre les nouveau client. Ils précisent ce qu'ils veulent faire, mais la plupart du temps ils préviennent le propriétaire de leurs gouts pour être en relation avec des filles réceptives."

"Hmm, d'accord... Et, est-ce que l'un d'entre eux a eu un comportement étrange, s'est absenté de la pièce quelques instants..?"

"Non non, enfin pas à ce que je me rappelle..."

Hoche la tête doucement, absorbant toutes ces données, essayant de faire du sens avec toutes ces informations, et la remercie d'une voix douce.

"Merci pour vos réponses... Maintenant, j'aurais quelques informations à vous demander sur la relation entre Molly et le Roc. Est-ce que c'était un habitué? Comment était-il? Venait-il souvent ici? Est-ce qu'il y avait un client particulièrement possessif envers Molly qui aurait pu en vouloir au Roc?"

"Eh bien..le client particulièrement possessif c'était le Roc, il a demandé à ce qu'elle se teigne les cheveux, qu'elle s'habille et se maquille d'une façon particulière. Il a une fâcheuse tendance à frapper une femme quand il est en colère, les autres prostitués ne voulaient plus l'avoir, Molly, elle aime les coups enfin...aimait.
Je n'ai jamais trop su pourquoi, mais Molly me disait que parfois il pleurait dans ses bras en l'appelant Magdalena"


Décidément, le comportement de ce gradé était de plus en plus réprimandable... Et dire qu'il avait fait parti de la Garde...

"Magdalena? C'est un étrange requête... Savez-vous pourquoi ? Pour en revenir aux autres clients, y avait-il peut-être quelqu'un qui a cessé de voir Molly après son changement d'apparence?"

"En fait, Molly n'avait pratiquement plus que lui en client, les autres ont fini par se désintéresser d'elle. Je sais qu'elle n'était pas trop dérangé par cela."

"Et à quelle fréquence venait-il la voir? Était-ce un habitué?"

"une fois par semaine minimum et souvent trois par semaine"

A ce niveau-là, ça n'est plus de l'habitude, mais de l'addiction. Comme s'il remplaçait un être perdu avec cette jeune Molly... Je lui demandais ensuite de me décrire Molly, dessinant en suivant ses indications, m'efforçant de la représenter le mieux possible, et Héléna m'aida à corriger quelques mauvais traits afin de rendre le portrait plus ressemblant.

"Et, j'ai remarqué que vous aviez un petit... quelque chose sur l'intérieur de la lèvre. Puis-je vous demander ce que c'est?"


Elle me jeta un air incrédule, me demandant la raison de cette question. Je lui expliquais alors que cela ressemblait étrangement à un coup, comme si la lèvre était venu cogner contre la dent. Elle proteste que ses coups ne viennent pas de ses clients. Lorsque j'émets la possibilité de Lathas, elle m'explique qu'il a déjà frappé des filles, mais très rarement et jamais au visage. Bien maigre réconfort, mais j'imagine que cela fait de lui quelqu'un d'un peu moins détestable. Mais pas de beaucoup... Elle accepta ensuite de se faire ausculter par Daniel un peu plus tard pour identifier cela plus en détail. Je la remerciais pour sa coopération, et elle hocha la tête en reniflant:

"Trouvez cet enfant de salaud et faites lui payer pour Molly."

Je lui adressais une esquisse de sourire, déterminé.

"Nous y comptons bien, soyez sans crainte. Nous ferons au plus vite, et il regrettera ses actes."

"Merci... Même si je sais que la Garde Dorée n'est là certainement qu'à cause de Roc...c'était un noble?"

Elle me regarde avec des yeux attristé, et je lui répond d'un air calme, un air désolé s'affichant sur mon visage:

"Je suis navré, mais je ne peux vous répondre. Et sachez que les meurtres sont les crimes les plus sérieux de l'île, et nous les prenons vraiment très au sérieux, qui que soit la victime."

Elle se contente d'un sourire assez pauvre et ne dit plus rien. Je la remerciais de son aide, lui ouvrant la porte en lui demandant d'aller chercher le garde de nuit auprès de Lathas et de me le ramener afin que je m'entretienne avec lui. J'avais appris beaucoup de choses, et il allait me falloir un instant afin de pouvoir mettre tout cela en ordre. Décidément, pour une reprise, il n'avait pas eu un cas facile... D'une simple contestation de l'ordre établi, les éléments sentimentaux et potentiellement rituels qui se rajoutaient ne faisaient qu'embrouiller le tout... Je me demandais ce que trouvait mon équipière à l'étage...
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Aventure #14 écrite Mer 5 Juil - 18:08

Sang Doré.

Feat Kyran - Animateur

Face à la porte, je réfléchissais à ces nouvelles informations transmises et principalement sur un élément qui me dérangeait de plus en plus. La position du corps ne laissait pas entendre que le gradé s’était défendu. Pas à l’instar d’un membre si aguerri de la Garde Princière. Comment se faisait-il qu’il ne se soit pas agité pour lutter ? Que l’assaillant soit discret soit, mais de là à ne pas réveiller deux individus. Qui plus est s’il était entré par la fenêtre, la vague de froid entrant aurait titillée ses sens. Ce qui mettait la porte en point d’accès comme plus logique. Certes une trachée mise à mal d’un coup rapide peut causer une strangulation empêchant le plus entrainé des hommes à se défendre, mais je restai persuadée qu’au moins un geste par réflexes aurait été porté à son assaillant. A moins que. Peut-être que c’était bien lui la victime principale.

Après tout, le seul vol possiblement notable actuellement était sur le présumé bijou qu’il aurait porté à son cou. Mais en véritable menace, le coupable aurait pu demander à la prostituée de verser une substance dans son organisme afin de le rendre plus docile. Voire déjà mort ou non loin. Intriguée par ces possibilités, je retournai aux côtés de Daniel, non sans m’amuser à le frôler plutôt qu’à instaurer une distance habituelle. Penchée légèrement en avant, je décelai de nouvelles informations. L’extrémité de mes doigts effleura le cou du défunt, confirmant les soupçons précédemment évoqués quant à la présence d’un collier d’or. En décalant le regard, je remarquai que celui de la prostituée était lui aussi orné par quatre pierre à l’apparence grossièrement précieuse dont les couleurs ne pouvaient nous empêcher de penser aux quatre Eléments : La brune pour Terra, la rouge pour Ignis, la blanche pour Aër et la bleu, pour Aqua.  

Me redressant, retrouvant une hauteur bien moindre cependant que celle de l’Adjudant, quelque chose m’interpella sur le sommet du crâne de la femme de joie. Sans doute étais-ce mon côté féminin, mais quelque chose me dérangeais. Faisant le tour, et écartant délicatement les racines ensanglantées, je cru percevoir une blondeur naturelle. Aurait-elle une teinture ? Serais-ce une autre que la prostituée ? Cela pourrait expliquer bien des choses. Comment l’homme a pu facilement entrer. Pourquoi le coupable a eu le temps de tuer le Garde de Sa Majesté sans qu’elle ne quitte même le lit. Pourquoi une telle hargne sur le visage, rendant impossible l’identification faciale. Si nous mettions ceci à l’étrange blancheur sur leurs lèvres à tous les deux, nous commencions à avoir à faire à une affaire qui serait sans doute bien plus complexe que ce que nous pourrions penser.

- J’ai la sensation que ce crime cache quelque chose de plus grand.

J’avais presque murmuré ces mots à l’attention de Daniel, tandis que je me redressai. Mon instinct commençait à me faire croire que cela allait plus loin que la mise à mort d’un gradé de la Garde Dorée. Plusieurs idées étaient analysées en même temps dans mon esprit. Mais ce n’était pas le moment pour cela, nous devions tout d’abord nous dépêcher de récupérer le plus d’informations afin d’éviter les pistes inutiles. Sortant mon petit carnet, j’écrivais rapidement les quelques questions qu’il me faudrait poser au gérant afin de rester concentrer sur mon rôle à cet instant.

- J’attendrai avec impatience les résultats de ton autopsie alors. Lui répondis-je lorsqu’il m’informait qu’il ne pouvait encore être certain de l’origine des traces blanches, pouvant simplement m’indiquer que les lèvres du Garde étaient bien plus décolorées que celles de la jeune femme. Je te laisse travailler. On se verra tout à l’heure.

Lui adressant un léger sourire, la situation rendant ce geste plutôt déplacé, je quittai la pièce après avoir vérifiée une dernière fois que la porte n’ait connu aucun crochetage récent. Si la femme était complice, cela expliquait l’absence du forçage de la serrure. Peut-être lui avait-elle ouvert, après avoir immobilisé dans un baiser empoisonné le représentant de la Loi. Ou peut-être étais-je en train de chercher trop loin. Je devais m’éloigner de la pièce et de son odeur et son atmosphère macabre. Prenant un instant pour souffler, je remontai les traces de sang évoquées par Kyran, jusqu’à me retrouver au milieu d’un couloir, la piste s’arrêtant nette.



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Aventure #15 écrite Jeu 6 Juil - 9:47

La belle Ebène sortait, quelque peu rassuré par la volonté de bien faire du garde Kyran, quelques minutes plus tard un homme brun entre deux ages passait la porte. Il portait une légère armure de cuir, qui avait visiblement connu des jours meilleurs, ainsi qu'une épée dont la garde comportait plusieurs accrocs et le cuir de la poignée était teinté par des années de sueurs. L'homme ne put s'empêcher de bailler avant de se présenter.

- Christobald au rapport monsieur, Eb m'a dit que vous souhaitiez me parler.

Le gardien semblait particulièrement épuisé mais semblait avoir la volonté de bien paraître devant un membre de la Garde Dorée et resta malgré tout debout.

- Je m'excuse monsieur, je suis là depuis 18h et je devrai être au repos à l'heure actuel. Mais vu ce qui s'est passé, j'ai pensé que vous demanderiez un témoignage.


Pendant ce temps, Léanör faisait quelques intéressantes découverte dans la zone du crime. La plus visible étant cette étrange amulette, le médecin expert remarqué que chacune de ces pierres étaient brisé, mais la brisure était si propre que cela ne pouvait être que volontaire. Cela intriguait particulièrement Daniel, il semblait avoir entendu parler d'un tel bijou mais pour l'instant il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus.

Il faillit ne pas entendre le murmure de Léanör, il ne pouvait qu'être d'accord avec l'intelligente jeune femme, trop de détail montre une préparation complexe du meurtre pour que ça soit un simple crime de la rue. Il répondit à sa collègue :

- Le Major Len a émit l'hypothèse que les rebelles étaient sûrement en cause. Bien que l'officier supérieur Guird Delmos a, dans sa longue carrière, obtenu bon nombre d'ennemi mortel chez cette faction. Je les vois mal faire quelque chose d'aussi compliqué, sans pour autant rejeter cette théorie complètement.


Quand Léanör fit mention de ces curieuses tâches blanches à l'intérieur des lèvres des victimes et qu'il y répondit de son mieux avec ses connaissances actuelles. Celle ci fit réagir Daniel, ce qui le rassura qu'elle ne lui en voulait pas pour l'écart à son arrivé. Une personne à l’œil non aiguisé n'aurait pas remarqué le léger sourire en coin et le teneur chaude du regard du médecin. Évidemment, Ithlanos le remarquait même si on ne voyait pas de globe oculaire. Il ne put empêcher qu'une de ses têtes soupire, même s'il fait partie des invocation ayant eu le plus de contact avec l'humanité, du temps présent ou temps passé, il n'arrivait jamais à comprendre les sentiments qu'éprouvent les mortels. Le demi-dieu trouvait dommage que son maître commençait à perdre de son sérieux en compagnie de cette femme.
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Aventure #16 écrite Mar 18 Juil - 17:25

J'étais en train de songer et de classifier les informations que je venais d'apprendre lorsque le garde entrait. Je me levais de ma chaise pour aller lui serrer la main. Il semblait avoir quelques années d'expériences, mais la fatigue se lisait clairement sur son visage. Le pauvre devait être debout depuis de très longues heures.

Je repoussais ses inquiétudes d'un revers de main, lui signifiant qu'il n'était pas très important qu'il baille devant moi. Je lui fis signe de s'asseoir, faisant de même. Je tâchais de ne pas me tenir droit comme une épée, pour ne pas paraître strict et créer une tension supplémentaire chez cet homme qui n'en avait manifestement pas besoin.

"Ne vous en faîtes pas, je comprends votre fatigue. Loin de moi l'idée de vous retenir plus que nécessaire, mais certaines questions doivent être posées. Que pouvez-vous me dire sur les événements de cette nuit? Qu'avez-vous fait, remarqué, ressenti... Dites-moi tout, s'il vous plaît."

"Oh il ne s'est pas passé grand chose mon collègue et moi on a tiré à la courte paille qui allait partir faire la ronde dehors. Il se trouve que j'ai perdu, du coup j'ai fait le tour une bonne partie de la nuit. Comme il fait froid, ben j'ai surtout marcher parce qu'il ne vaut mieux pas trop rester prendre le vent glacial."

Il se gratta un moment le menton, les sourcils froncés en signe de réflexion, puis reprit la parole d'une vois incertaine:

"Il y a bien ce voleur qui fouinait sous les fenêtre après minuit, je l'ai engueulé et il s'est enfui sans demander son reste. Le quartier est assez tranquille mais ce genre de chapardeur traîne en espérant rentrer dans une des chambres pour piquer des sous ou les objets des filles."

Un voleur, après minuit, sous les fenêtres? La "coïncidence" est bien trop facile. Il me fallait toutefois une information dont nous avions parlé avec Ithlanos et Daniel:

"Hmmm, d'accord... Sauriez-vous me dire à quel moment il a plu ou neigé pour la dernière fois?"

Je réorientais ensuite les questions sur le voleur:

"Sous les fenêtres ? Où exactement? Avez-vous une idée plus précise de l'heure? Auriez-vous par hasard eu le temps de l'apercevoir, une description, un signe distinctif, une direction..?"

Il se gratte cette fois-ci la tête, réfléchissant, puis hoche la tête:

"J'était à mon cinquième tour après minuit, vu mon rythme ça devait être pas loin d'une heure. J'ai voulu voir si mon collègue voulait changer les rôles, mais vu qu'il était endormi j'ai préféré continuer.
Après pour le voleur...il était en train de se relever je crois, il était assez grand mais les traits n'était pas visible sous sa capuche. Quant au lieux, c'est la façade ouest..."



Il s'interrompt en plein milieu de sa phrase et frappe du poing sur la table, son visage blêmissant lorsque le lien se fait au sein de son esprit embrumé par la fatigue:

"Merde! c'est du côté de la chambre où il y a eu le meurtre!"

Il se prend la tête entre les mains, s'arrachant presque des cheveux. Il a l'air sincère, et je compatis à sa souffrance, imaginant parfaitement ce que cela aurait pu être si j'avais laissé échapper l'agresseur de ma sœur. Je lui parlais d'une voix calme, tâchant de l'apaiser:

"Calmez-vous Christobald, j'ai besoin que vous ayez l'esprit aussi clair que possible. Avez-vous discerné quoique ce soit, un bijou, une arme, un blason, quoique ce soit? Quelle direction a-t-il pris?"

"Non non, il n'a jamais tourné ne serait-ce qu'une fois vers moi quand je l'ai hélé. Il avait... un fatras dans les mains, enfin je crois. Il a peut être ramassé quelque chose au sol.... J'ai cru voir un vêtement dans ses bras... Peut-être une chemise, mais il était déformé, il devait y avoir quelque chose en dessous..."

Il frappe de nouveau du poing sur la table et fulmine, pestant contre lui-même.

"Putain je vois pas plus!"

Voyant qu'il se perdait en apitoiements, je compris que je ne pouvais le laisser faire. Si l'homme était en effet à plaindre, je ne pouvais pas me permettre de le voir s'effondrer au milieu de l'enquête. Je m'efforçais donc de le calmer, prenant une voix ferme et autoritaire, n'haussant pas le ton pour autant:

"Christobald. Je vous ai dit de garder votre calme. L'energie que vous passez à vous morfondre, c'est que vous ne l'utilisez pas pour réfléchir à une solution. Je veux des faits, des informations. Nous nous occuperons des sentiments plus tard."

Après un court instant, il cesse de s'énerver, prenant une profonde respiration et lève le regard vers moi, parlant d'une voix encore faible, mais déjà plus déterminée:

"Ce voleur... Il est parti vers le nord, le quartier des tanneurs."

Je hochais la tête et me levais, lui faisant signe de faire de même. Je lui parlais à voix mesurée calme, afin que les gens ne réagissent pas au-dehors en entendant des éclats de voix. Nous souhaitions travailler dans le calme et la discrétion, et un attroupement ne nous aiderait pas du tout à y parvenir.

"Bien. J'ai besoin que vous alliez à l'étage. Prévenez Léanör, Daniel et Ithlanos que vous avez aperçu quelqu'un sous la fenêtre peu après minuit et qu'il a fui en direction du quartier des tanneurs en semblant porter quelque chose. Et dîtes-leur ensuite de me rejoindre à cet endroit. Je vous y attendrais. Attention, une fois hors de cette pièce, vous parlez, marcher et agissez normalement. Pas de précipitation ou de cris. Si l'assassin a un complice parmi nous, cela augmente le risque qu'il soit averti, et l'enquête sabotée. J'ai confiance en vous."

Je lui fis un signe de tête, ouvrant ensuite la porte, sortant en marchant le plus naturellement possible vers la sortie, laissant Christobald aller vers l'étage. Je me dirigeais vers la façade Ouest dans le froid vif, attendant que mes collègues arrivent, regardant de loin afin de ne pas risquer de modifier l'état de la position exacte du meurtrier ou voleur potentiel, essayant de repérer ce qui n'a pas l'air naturel.
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Sang Doré [Kyran et Léanör]

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