Ainsi l'oiseau, faible et timide, veut en vain fuir l'hydre perfide dont l’œil et le charme le poursuit

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 Ainsi l'oiseau, faible et timide, veut en vain fuir l'hydre perfide dont l’œil et le charme le poursuit

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Winglece
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Aventure #1 écrite Ven 7 Juil - 12:19

Après votre entrée dans le temple de l'eau, vous observez, après à peine quelques minute à vagabonder dans les couloirs de la prison divine, une porté gelée entièrement. Il n'y a pas un centimètre de cette porte de bois qui ne semble pas entièrement recouvert d'une épaisse couche de glace qui ne semble en aucun cas vouloir fondre. Étrangement, vous ne voyez pas de poignée  ni aucun autre mécanisme d'ouverture dans les alentours. Vous vous approchez de cette porte – Par curiosité peut-être ? Ou bien serait-ce de l'intrépidité, peut-être de l'ignorance - . Au moment même où vous posez votre main contre la glace un déclic se fait entendre, comme une serrure qui s'ouvre, et la glace se transforme alors instantanément en eau qui vient se répandre sur le sol. La porte s'ouvre à son tour et une étrange lueur bleuté émane de par delà l'obscurité de la pièce devant laquelle vous vous trouvez. Que ce soit par pur idiotie ou par maladresse, vous avancez à l'intérieur de cette pièce avant que soudainement la porte se referme derrière vous et qu'une épaisse couche de glace recouvre la porte. La lueur bleuté s'estompe, et vous voila plongez dans une pièce close sans la moindre aération. Même si vous essayez de toucher la porte de nouveau celle-ci reste impassible, la glace se faisant de plus en plus épaisse. Vous vous demandez si vous aller y rester ainsi, mort de faim et de soif après avoir malencontreusement activé un piège au beau milieu du temple d'Aqua. Mais très rapidement un flash lumineux irradie la pièce, vous éblouissant.

Au moment même ou vous ouvrez les yeux de nouveaux, un froid glacial vient vous mordre sauvagement. Vous vous trouvez dans un désert de neige et de glace au beau millieu de nulle part. Il n'y a personne aux alentours mis à part le cadavre gelé d'un malheureux. Il possède sur lui un parchemin ainsi qu'une boussole attaché à sa ceinture. Sur le parchemin il n'y a écrit que deux mots "Nord-Est". L'énigme, si même cela était censé en être une, n'est pas très compliqué à résoudre mais encore fallait-il savoir correctement se servir de la boussole. A peine auriez-vous fait une centaine de mètres dans la direction prescrite qu'une légère brise glacé se levera, mordant toujours plus férocement les moins préparés. Le voyage semble vite interminable tandis que le vent se renforce de plus en plus. Cela devrait bientôt faire trois heures que vous marchez dans la direction et au loin vous entendez un hurlement draconique, peut-être est-ce votre destination ? La lergère brise se transforme alors violemment en un puissant blizzard et continuer le chemin semble impossible. Mais avez-vous vraiment le choix ? Il ne semble pas y avoir âme qui vivre et aucun animal n'aurait pu survivre à un tel froid. Essayer de faire un feu serait peine perdu et essayer de s'endormir signerait votre arrêt de mort. Le choix s'offre donc à vous, continuer ou mourir.

Pour ceux qui auraient bravé le froid et le blizzard, une forme se déssine au loin. Une forme qui vous semble bien familière. Après encore quelques centaines de mètres dans un froid toujours plus mordants, vous contemplez alors votre destination. Vous vous trouvez devant la ville de Lüh, ou plutôt ce qu'il en reste. Celle-ci est couverte de neige, des batîments sont en ruines et une atmosphère pesante réside autour de la ville. Vous faîtes le chemin vous séparant de l'entrée de la ville avant de contempler toute l'horreur de la situation. Des cadavres par milliers jonchent le sol de la ville, la neige recceuille les restes gelés de de qui peut semblait comme la totalité de la population de Lüh. On ne peut faire un pas sans que l'on ne souille le corps d'un malheureux. Mais alors que vous avancez dans ce charnier, des murmures commencent à se faire entendre tout autour de vous et lentement, d'étrange créature faites de glace s'élève depuis le sol.

Spectres des Glaces:
 

Ceux-ci semblent particulièrement agressif et se mettent à votre poursuite. Que vous soyez plutôt du genre combattant ou fuyard vous remarquez très vite qu'ils sont beaucoup trop nombreux pour être abattu. Dans votre fuite et dans votre recherche d'un endroit sûr, vous remarquez de la fumée en grande quantité venir d'un peu plus loin dans la ville, à la limite entre ce qui reste du quartier populaire et du quartier noble. Vous remarquez au loin que le Palais du Prince semble avoir été immunisé au dégât causé à la ville, un dôme de protection magique semblant empêcher le blizzard de le frapper. Le prince avait-il réussi à survivre à cette apocalypse ? Les créatures vous poursuivant se faisant de plus en plus nombreuses vous devez choisir rapidement votre destination. Le Palais du Prince étais manifestement l'endroit le plus sûr mais il était aussi plus loin et les esprits des glaces semblaient lentement gagner du terrain sur vous. Le mystérieux endroit d'où émanait de la fumée était beaucoup plus proche mais qui sait ce qu'il se trouvait la-bas...


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Dernière édition par Winglece le Mer 4 Oct - 21:08, édité 1 fois
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Aventure #2 écrite Ven 7 Juil - 15:09

Eskel

♦ Endurance: 10/10 +6
♦ Etat: Normal
♦ Attaque physique: 3 +4
♦ Tsuris: 1105 T. (965 + 150 - 10)
♦ Arme:
Epée droite (+4):
 
Bouclier (+2):
 

Equipement:
 
Inventaire:
 

La milicenne regarde le convoi repartir vers Rorn après avoir dépose deux aventuriers dont elle. Elle range les quelques tsuris qu'elle a gagné et se dirige vers l'embarcadère pour rejoindre le temple de l'eau.
Payant le prix du billet, elle embarque et se laisse dériver sur les flots jusqu'à atteindre enfin la terre du dieu de l'eau. Avec un sourire, elle pose le pied à terre et regarde les alentours très... humides et aquatiques. Une légère brume sort de sa bouche et elle ressert à cape autour de ses épaules. L'hiver prenait fin mais le froid semblait vouloir demeurer constant en certains endroits de l'île. Si à Lüh on s'entait que l'hiver se mourrait, ça n'était pas du tout le cas ici et ce depuis qu'elle avait atteint les landes.

Laissant les deux aventuriers s'extasier devant la grandeur du temple, elle y entre sans faire attention aux détails de beauté qui faisaient de ce lieu un lieu magique, divin. Elle avait un but en tête, trouver un larbin assez puissant pour lui offrir le nord. Elle souhaitait plus que tout conquérir ces terres de barbare et faire ce qu'ils auraient dû faire depuis longtemps.

Se laissant guider par ses pas, elle écoutait le silence d'où ne s'élevait que quelques plaintes de-ci, de là. Les créatures qui osent se plaindre sont faibles et ne sont pas dignes de la servir. S'enfonçant plus encore dans le temple, elle fini par s'arrêter devant une porte scellée par la glace. Étrange porte, intrigante porte. Les portes scellées renfermaient toujours des créatures dangereuses. En tout cas, c'est ce qu'elle avait lu dans un livre de contes. S'approchant plus de la porte pour voir de quoi il en retournait, elle pose la main sur la glace, ne voyant aucune poignée ou quoi que ce soit pour l'ouvrir. Elle était décidée à briser la glace avec son bouclier mais n'en eut pas le temps.

Un mécanisme s'était déclenché et la glace se transforma en eau. Surprise, elle recula, laissant la porte s'ouvrir devant elle. S'ouvrir sur une salle plongée dans le noir le plus total. Ou pas car une étranges lueur bleue semblait émaner du plus profond de la pièce. Se ressaisissant, la jeune femme entre sans hésiter et ne se retourne pas lorsque la porte se referme sur elle. Elle en avait assez lu pour savoir qu'elle venait d'entrer dans l'épreuve d'une invocation et qu'elle risquait sa vie.
Elle fut aveuglée par quelque chose de très lumineux. Grognant, elle passe son bras devant ses yeux pour se protéger de la vive lumière qui fit très vite place à un froid glacial.

Eskel prend quelques instant pour observer les alentours. Vides, un désert de glace et de neige. Les plaines glacées. Pouvait-elle donc s'attendre à rencontrer des monstres de cet endroit ? Voilà pourquoi elle haïssait les invocations. Ils se sentaient obligés de montrer leur supériorité, une supériorité qu'ils n'avaient pas. Enfin, presque pas. Car si elle restait sans bouger, pour sûr qu'elle finirait par mourir de froid.
La milicienne s'avance vers la seule chose qui n'était pas blanche, un cadavre. Cela la mettait en face de la réalité présente. Sa vie ne tenait qu'à elle et à ses compétences de survie. Grognant à nouveau, elle arrache le parchemin des mains gelées du pauvre bougre ainsi que la boussole. Il fallait être stupide pour ne pas comprendre l'énigme. Même si son esprit logique lui indiquait d'aller dans l'autre direction. Pour le moment, elle allait suivre ce qui était marqué, elle jouerait les rebelles plus tard.

A peine eut-elle fait cent mètres que la brise se renforça et plus elle marchait, plus le vent devenait violent. Elle s'arrête un instant et sort de sa besace une tubercule noire qu'elle mange à moitié. Elle ne savait pas combien de temps allait durer sa marche et autant faire le possible pour économiser ses vivres. La gourde qu'elle avait à sa ceinture avait gelé... Soupirant, elle saisit un bâtonnet de viande qu'elle entame de mâchonner tout en reprenant sa route, sur ses gardes. Le bout de viande dans sa bouche, elle avait dégainé sont épée et son bouclier, tentant de faire légèrement barrage au vent avec ce dernier, pour préserver sa figure du froid.

La marche était longue, très longue et elle dû fait deux ou trois arrêts de plus pour manger des bâtonnets de viande séchée ou entamer encore un tubernacle pour tenter de contrer le froid. Ses forces faiblissaient également et c'était sans surprise qu'elle avait fini par manger une graine de soleil pour reprendre des forces. Cela devait faire trois heures qu'elle marchait dans ce froid infernal, toujours dans la même direction, toujours avec un seul but en tête, survivre pour son projet, survivre pour prendre le nord.
Soudain, un hurlement se fait entendre. Elle n'avait jamais entendu pareil hurlement. Elle s'arrête, sur ses gardes, prête à défendre sa vie. Quelques instants passèrent mais rien ne vint à sa rencontre. Légèrement soulagée, la jeune femme baisse un peu sa garde et tente de comprendre.

Elle n'en eut pas le temps. La brise glacée devint un blizzard des plus violents. Elle jure avant de continuer, ne pouvant désormais plus s'arrêter. Elle était fatiguée, elle souhaitait se laisser tomber, dormir, mais elle ne pouvait pas, quelque chose lui disait de continuer à vivre, de vivre pour le nord, de vivre pour elle. Sa détermination lui donne un peu de courage pour continuer, sa condition de soldat, les tubernacles et les graines de soleil, la force physique pour y arriver.
Le blizzard dévoile au loin une silhouette familière. Baissant la tête pour contrer ce vent toujours plus infernal, elle continue à avance, épuisée par ces conditions. Une centaine de mètres et elle approche des portes de Lüh, ou de ce qu'il en reste.

Eskel s'arrête, prenant un instant de répit, prenant aussi le temps de manger un peu. Elle termine la seconde moitié de son deuxième tubernacle et mange une graine de soleil ainsi que quelques morceaux de viande séchée. Sa force légèrement revenue, elle s'avance dans la ville détruite. Les cadavres jonchent le sol et elle ne peut s'empêcher de rire, un rire franc, un rire soulagé. Oui ! Oui ! C'est comme ça qu'elle souhaitait voir Lüh ! Détruite, morte ! Le Prince tombé sous le froide de l'hiver, de la rébellion contre l'oppression.

Elle foule les cadavres sans s'en soucier, s'avançant vers le palais du Prince. Mais elle fut à nouveau interrompue par des bruits. Des murmures cette fois. Sur le qui vive, elle se retourne pour tenter de trouver l'origine du bruit. Des formes s'élèvent alors de la neige, de la glace, menaçantes. Sans réfléchir plus, elle choisit la stratégie de la retraite plutôt que du combat. Elle connaissait sa force actuelle et elle savait qu'un combat contre un quelconque monstre allait la mener à sa mort. Eskel court, luttant contre le vent et fuyant devant la mort. Elle cherche un endroit où se cacher, où trouver une tactique pour vaincre ces ennemis. Saloperie d'invocation ! Cependant, elle ne peut réfréner le sourire sur son visage. Elle était puissante, une parfaite arme.

Deux choix s'offrent alors à elle. Se diriger vers le château de cette enflure de Prince, qui semblait avoir été épargnée, ou alors se diriger vers cette étrange fumée. L'un était plus proche que l'autre et elle savait qu'elle ne pourrait pas courir, en pente qui plus est, jusqu'au château de cet enfoiré. Laisser crever toute sa population... Quelle belle enflure ! La jeune femme se dirige donc vers la fumée, située à la limite entre le quartier noble et le quartier populaire. Le Prince... de toute façon il allait finir par mourir, pour de bon.

Saloperie d'invocation, montre toi qu'on en finisse ! hurle-t-elle à demi essoufflée par sa course effrénée.

Inventaire :
Tubernacle (1)
Graine de soleil (1)
Viande séchée de Bibi (30)
Boussoles (2)

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Aventure #3 écrite Sam 8 Juil - 1:21

❝  Ainsi l'oiseau, faible et timide, veut en vain fuir l'hydre perfide...
- ft. Winglece

Ah, qu'est ce que je foutais là moi, à naviguer sur un petit bateau qui se dirigeait vers le temple d'Aqua ? Il avait trouvé le bon filon celui là tiens, ça devait lui rapporter gros comme commerce, je devrais peut-être y réfléchir comme plan de retraite tiens ! Quoi qu'il en soit, malgré tout, je n'étais pas là par hasard, non. C'est ce qu'Elle aurait voulu et c'était ce que je désirais aussi. Me lier avec un Demi-Dieu, c'était ce qu'on prônait après tout. Et maintenant que j'étais seule, il fallait que j'agisse pour servir cette ambition. Mais je dois bien le dire, il y avait un côté aussi un peu égoïste à tout ça. Ben oui, c'est que je le voulais aussi pour moi même et je ne me le cachais pas. Pour le choix du Dieu, c'était assez évident, d'un point de vue géographique, mais aussi par affinité. C'était évident que j'allais me diriger vers Aqua le jour où je me déciderais à tenter ma chance. Aujourd'hui.

Mais, contrairement à ce que j'étais depuis toute petite, je ne me jetais pas dans la fosse aux lions sans réfléchir, non non ! Pour sûr, ce n'était pas à prendre à la légère. Ma vie était en jeu, mon futur, mon héritage. Beaucoup trop de choses était en jeu pour que j'y plonge la tête la première. J'étais revenu vers Rorn, après ma petite escapade par chez moi. Je m'étais pas aventurer à entrer bien sûr, au risque de retomber sur cette enflure de Garde Dorée. J'avais donc payé -ou menacé, la différence est infime- un ptit gars pour qu'il aille acheter pour moi des vêtements chauds et un stock conséquent de viande séchées, le plus pratique à trimballer. Aqua, ça pouvait signifier aussi glace et je ne pouvais pas trop me préparer. Bien que ma résistance au froid s'était faite avec toutes ses années passés dans le Nord, que ma tenue était pensée pour ça, un coup de pouce ne pouvait faire de mal à personne. Comme demandé, il m'avait ramené des gants -ce qui me manquait cruellement- et un grande cape de fourrure bien épaisse. L'hiver touchant à sa fin, il n'en restait certainement que peu en vente, mais celles qui restaient étaient à des prix plus bas qu'aux premiers jours du Froid.

J'aimais pas les gamins, mais il était facile à acheter et à influencer. Je l'avais pas remercier, mais comme je lui avais promis, il avait eu droit à petit sou pour son service, avant que je ne le fasse déguerpir à coup de menace grondante. Sale gosse. J'avais ensuite pris un convoi sur le dos de ma monture, avec mon épée et mon bouclier qui ne me quittaient jamais et m'étais dirigé vers le Temple. On me regardait bizarrement avec cet attirail d'Hiver qui n'était plus vraiment, mais ça ne durait pas bien longtemps. Faut dire que j'avais un sacré chic pour balancer des regards noirs à tout va qui avait le dont de faire détourner les yeux de n'importe qui. Bref. J'étais là, me rapprochant du Temple et je sentais mon cœur s’accélérer. Beaucoup se jouerait bientôt et j'en avais parfaitement conscience. Je pensais à Elle avant d'accoster et encore avant d'entrer. Pendant et surement plus tard. Elle était avec moi. Je poussais la porte, la lourde porte et entrait dans le Temple. C'était silencieux et bruyant à la fois. Bizarre hein ? Mais faut dire, c'était la première fois que j'entrais dans ce genre de truc. Un enfilade de portes et je ne savais pas où m'arrêter. Ou peut-être que si, l'instinct ou l'inconscience me direz-vous hein ? Mais y avait une porte, entièrement glacée et je dois dire que celle là, elle donnait pas du tout envie d'essayer d'y entrer.  Mais je n'étais pas là pour rien moi et choisir la facilité, c'était vraiment pas mon délire. Alors c'était celle là que je choisissais. C'était ici que je décidais de lâcher mon cheval.

Sacrément gelée cette porte ! Ma cape de fourrure me pesait un peu sur les épaules, mais heureusement que j'avais des gants ! Mais en fait, mon premier réflexe n'avait pas été d'essayer quoi que ce soit avec mes mains, non. Chassez le naturel et il revient au galop qu'on dit ! -mon cheval ne s'appelle pas Naturel non, mais j'y pense- J'ai tout simplement voulu essayé cette foutue porte en lui portant un violent coup de plante de pied. Bien sûr, j'ai manqué de me vautrer par terre parce que, la glace ça glisse et de toute façon, ça n'avait absolument rien réglé. Je me penchais donc sur la porte et essayais de grattouiller du bout de mon doigt pour jauger son épaisseur. A ma surprise, c'est ce qui avait suffit à débloquer la situation. Un cliquetis et la glace s'est mis à fondre la seconde suivante. Je me suis écarté brusquement, le plus naturellement du monde, pour éviter de tremper inutilement mes bottes que je fixe du regard pour m'assurer de leur état. La porte s'ouvrant et me forçant à regarder vers elle, je me dirigeais à l'intérieur, comme si cette lueur bleue au fond m'invitait. Un peu happé par cette dernière, j'ai sursauté en entendant la dite porte se refermer violemment derrière moi. Réflexe inutile, j'ai accouru vers elle, entendant mon cheval hennir au travers, avant quelle ne gèle à nouveau devant moi. Une vulgarité sortant de ma bouche, je me retournais à nouveau vers la lueur qui s’estompait. Par envie de l'attraper, j'avançais vers elle avant qu'elle ne s'évanouisse complètement, m'arrêtant par la même occasion. Je n'y voyais plus grand chose et envisageais d'essayer la porte sans grand espoir. Mais voilà qu'un flash venait brûler mes yeux. Je les plissais, les protégeant avec mon bras avant d'être forcé à les fermer complètement. Tout se passait très vite ensuite, je rouvrait les yeux et j'étais autre part mais surtout nulle part .

Un froid glacial s'était invité à la partie et me faisait grimacer. Ma foi, c'était pas ça qui allait me faire reculer. C'était presque toute ma vie qui avait été aussi froide. J'observais alors un peu les alentours. Rien de rien à part un gars mort congelé un peu plus loin. Je m'avançais vers lui fronçant les sourcils et l'observais de ma hauteur en pestant contre lui. Un faible surement. Je m'accroupissais et trouvais sur lui un parchemin et une boussole. Nord-Est. Ça paraissait trop simple mais moins c'était compliqué et mieux je me portais. Fallait donc suivre le Nord-Est ! Ma vie de débrouillarde me permettais d'utiliser cette boussole sans trop me triturer le cerveau alors, je suivais la direction conseillée sur le champ. Une centaine de mètres plus loin, une légère brise se levait, mais par ce froid, elle était sacrément agressive. J'ai donc protégée mon nez et ma bouche avec mon écharpe pour les tenir au chaud, réajusté un peu ma fourrure sur mes épaules en gardant mes mains à l’intérieur et m'en retournais à mon périple.

Dieux qu'il était long ce foutu périple. J'avançais pour n'aller vers rien du tout en fait. C'était trio long, assez pour me sortir de mes gonds. Je me suis énervé toute seule oui, au beau milieu de rien du tout, grognant et insultant le froid, le vent, l'Hiver, un peu tout et rien jusqu'à même balancer violemment cette fichue boussole quelque mètres devant moi. Avant même qu'elle ne touche le sol, me rendant compte de l'idiotie suprême dont je faisais preuve à l'instant, je courrais vers elle pour la récupérer, m'insultant à présent moi même de tout les noms, avant de reprendre la route. Elle était si longue cette route que j'en oubliais où j'étais, j'en oubliais que j'étais dans une épreuve. C'était si long que c'était devenue ma réalité. Je devais survivre c'est tout ce qui importait à ce moment là. Et la survie ça me connaissait ! Et puis le vent lui, il ne faisait que se renforcer, ce que c'était chiant ça aussi. Je me renfermait toujours un peu plus sous ma cape et continuais.

Et puis, au bout de plusieurs heures je crois, j'entendais un cri ignoble d'une bête qui semblait affreuse à en entendre sa voix. Affreusement dangereuse oui. Soudainement, la brise devenait blizzard et me renversait sur les genoux. Je grondais, pestais, forçais contre le vent avant de me couvrir jusqu'à ma tête sous ma cape. Je me serrais sur moi même pour minimiser la prise au vent, marchant les genoux plier un maximum, le dos courbé. C'était le seul moyen que j'avais d'avancer tant c'était puissant. J'en avais jamais connu des aussi violents ! J'avançais oui, mais très lentement, m'autorisant que peux de fois à regarder devant moi. Plusieurs fois je me retrouvais au sol, me relevant aussitôt. Dans des cas pareils, je ne pensais même pas à essayer de boire. L'eau serait de toutes façons gelé mais j'essayais quand même de choper un bout de chair dans mon antre de poils pour un croquer un morceau, tout en continuant d'avancer.

Une autre fois ou je regardais au loin, je voyais une forme au loin qui ressemblait à une grande ville dévasté. Mes souvenirs me revenaient brusquement : Lüh. Ca faisait des années que je n'y avait pas remis les pieds et la voir ainsi dévasté me donnait des hauts le cœur. J'ai brusquement pensé à ma mère et à ma sœur, comme si je ne les avait jamais quitté, comme si c'était hier. Une envie immense de leur porter secours me venait naturellement. Si je prenais le temps d'y réfléchir, ça me paraitrait incensé mais je n'y pensais vraiment pas. Depuis quelques heures, il n'y avait que mon instinct qui jouait. Quoi qu'il en soit, ce désir de les retrouver me donnait plus de force pour continuer vers Lüh emprisonnée par la glace. J'arrivais enfin dans la ville et contemplais, impuissant le carnage face à moi. Des tas de mort, congelés. Des tas de morts ? C'était pas le genre de trucs à me freiner, même si j'en avais rarement vu autant, tellement que je ne pouvais pas faire un pas sans marcher sur l'un d'eux. Mais loin d'être atteinte par ce genre de « détails », j'avançais toujours. Même si les bâtiments étaient en ruine, ils avaient le mérite de freiner un peu plus blizzard. Mais si peu.

Des murmures venaient siffler dans mes oreilles. Mon visage un peu découvert par le fin abri que m'offrait les murs, je voyais avec nervosité ces choses qui s'élevaient du sol. Pas le temps de les détailler, n'écoutant rien d'autre que mon instinct de survie je fuyais le plus rapidement possible droit devant moi. Je ne regardais pas derrière, courais, entendais leur murmures et courait encore en essayant de trouver un abri. Je voyais devant moi, deux opportunités et j'étais opportuniste. De la fumée, noire et épaisse, provenant donc d'un feu encore vivant. Me demander comment un feu pouvait bien se trouver là ne me traversa même pas l'esprit mais je voyais eu loin le Palais, protégé par ce qui semblait de la magie. Aucun reflexion, l'instinct disais-je. Un feu ici ne pouvait être qu'un atout, alors je me dirigeais évidemment vers lui, ne m'arrêtant pas pour me poser la question. C'était pas comme si j'avais des trucs gelés bizarre qui me coursait tiens ! En plus du reste je veux dire. Dans quel foutu merdier je me trouvais tiens !

(c) Kuroko's basket RPG



∙∙∙⊰La justice est la vengeance des Nobles, comme la vengeance est la justice du Nord⊱∙∙∙


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Aventure #4 écrite Dim 9 Juil - 15:37

Les esprits des glaces continuent de vous poursuivre tandis que vous avez décidé de vous diriger vers l'étrange fumée émanant d'un endroit se situant à la limite entre le quartier populaire détruit et le quartier noble dévasté de la ville en ruine. Le dédale des rues vous semble interminable alors que vous vous rapprochez de plus en plus de l'endroit en question. Un bruit plus particulier commence alors à attirer votre attention, un bruit qui couvre les horribles murmures des spectres des glaces, le bruit d'un feu brûlant à grande intensité. Après un énième tournant, vous confrontez alors ce qui ressemble à votre destination mais vous ne pouvez en croire vos yeux. De ce qui devait être la maison assez confortable d'un bourgeois de la ville était devenu une véritable forteresse contre l'apocalypse. Des hautes barricades de bois et de métal servait d'appuie à au moins une dizaine d'archer qui mitraillait une horde d'esprit des glaces avec des flèches enflammées. Encore plus incroyable, on pouvait observer plusieurs demi-dieux d'Ignis cracher du feu à travers les quelques ouvertures, détruisant les milliers d'Esprit des glaces qui se précipitait contre la barricade.

Alors que vous êtes entrain de vous rapprochez à toute vitesse, un des archers vous aperçoit et commence à vous cibler, par pur réflexe. Mais soudainement il s'arrête et hurle alors, comme si les dieux eux-mêmes étaient venu les sauver.

« Survivante ! Ouvrez la porte ! Elle possède peut-être un demi-dieu ! »

Des protestations, des réponses, vous n'aviez pas vraiment le temps d'y prêter plus d'attention puisque les spectres glaciaux gagnaient du terrain sur vous et que le portail fermé ne semblait pas vouloir bouger d'un iota. Le désespoir vous gagne peut-être, l'autre solution aurait-elle été plus simple ? Vous ne le saurez jamais mais avant de pouvoir plus vous morfondre sur votre triste sort, un grand barbu vêtu d'épais vêtement de fourrure ouvre violemment la porte, vous sommant d'entrer au plus vite. Vous franchissez le portail à la dernière minute et le barbu referme à toute vitesse l'entrée vers la forteresse de pacotille. Malheureusement, l'un des spectres avait franchi la barricade en même temps que vous et, non remarqué par l'homme barbu, le transperça violemment telle une stalactite. L'homme s'écroula au sol, pris de violent spasme, des veines glaciales apparaissant sur tous son corps. Derrière vous l'un des archers commença à crier de toute ses forces.

« Alfberg est infecté ! Abattez-le ! Ne laissez pas ces choses se propager ! »

Mais avant que vous ne puissiez réagir, le corps de l'homme se transforma alors presque instantanément en une fine neige qui vint recouvrir le sol et après quelques secondes cinq autres esprits des glaces sortirent de la neige sur le sol. Un demi-dieu d'Ignis ressemblant à un lion à la crinière enflammée sauta alors à côté de vous avant d'écraser violemment les cinq esprits qui retournèrent de la neige dont ils étaient venus. Après avoir effectué cela, il fit alors fondre rapidement la neige avec un sort de feu et soupira ensuite, vous lançant un regard noir. Il s'adressa ensuite aux défenseurs.

« Quelqu'un d'autre est mort ? Avons-nous perdu un demi-dieu ? »

Plusieurs personnes signalèrent alors le corps sans vie d'un des archers qui avait eu assez de chance pour se faire exécuter avant qu'il ne se transforme en ces choses horribles. Le lion enflammée se tourna vers vous, un air sévère pouvant transparaître sur sa gueule.

« Qui êtes-vous et d'où venez-vous ? J'espère pour vous que vous n'êtes pas une envoyée de l'Usurpateur , ou votre tête roulera sur le sol dans la seconde qui suit ! En tous cas vous êtes assez idiote pour parcourir les rues en plein jour, pile le moment où tous les esprits des glaces apparaissent. Et de par votre idiotie nous avons perdu un homme, et un homme précieux qui plus est ! »

Le lion semblait vouloir continuer à vous sermonnez mais une figure plus amicale se montra devant vous. Les archers et guerriers s'agenouillèrent tous en coeur tandis que le lion déclara solennellement le titre de l'homme se trouvant devant vous.

« Mes hommages votre Majesté. Que tous s'inclinent devant le Prince Athanamir de Lüh ! »

Athanamir de Lüh:
 

Peut-être êtes vous surprise ? Le lion vous lance un regard meurtrier tandis que le vieil homme semblant être le dirigeant de ce qui reste de la Principauté gelé d'Arcane émet un petit rire graveleux suivi d'une toux grasse. Il était proche de la mort, c'était indéniable. Ce ne serait sans doute pas une mort de vieillesse, il n'était pas assez vieux pour ça, mais il semblait souffrir d'une maladie assez sévère. Le sang sur la manche lui ayant servi à masquer sa toux était assez implicite.

« Eh bien, eh bien ! Pas la peine de devenir aussi rustre, Néos ! Je ne vous oblige point à respecter une autorité que je ne possède pas. Notre invité semble perdu, je vais m'entretenir avec elle et nous verrons ce qui en ressortira ! »

Le lion protesta, prétendant que vous pouviez être une assassin au service de "l'Usurpateur". Le vieil homme calma les ardeurs du lionceau en un simple regard mélangeant assurance et sévérité.

« Je vous ais permis de survivre suite au permafrost installé par la bête divine, je ne crois pas qu'une simple assassine soit capable de me faire le moindre mal. »

Le proclamé Prince de Lüh vous invita à le suivre tandis que vous arrivez enfin à trouver le temps d'observer vos alentours. Les archers et les demi-dieux continuaient de détruire tous les esprits qui entraient à proximité à travers les fentes se trouvant dans la barricade. La forteresse de pacotille en elle-même possédait un plafond de bois qui ne laissait pas filtrer le moindre flocon de neige. Le sol de la forteresse était libre de toute neige et à chaque fois qu'un flocon malencontreux réussissait à passer au travers des protections de la forteresse, il était instantanément fondu par le feu de joie se trouvant au centre de la place. L'ancienne maison de bourgeois semblait être un quartier général. Les fenêtres étaient barricadés et des archers continuaient de faire tomber une trombe de flèche sur l'assaut glaciale des esprits. Le vieil homme vont invita à entrer et vous fit grimper les escaliers jusqu'à arriver au dernier étage. Il ouvrit une porte donnant sur un bureau et s’engouffra à l'intérieur avant de vous dire d'attendre un peu à l’extérieur quelques minutes. Vous pouvez entendre une discussion entre une femme et le Prince de Lüh avant que la femme en question, d'apparence noble, ne sorte de la pièce accompagné par deux enfants, une fille et un garçon.

Le Prince vous convia à l'intérieur et vous demanda sympathiquement de bien vouloir vous asseoir. Il saisît une bougie et l'allume avec le reste fondant d'une autre bougie avant de la poser sur le bureau et de s'asseoir face à vous. Il vous fixe quelques secondes, comme pour décrypter votre comportement avant de vous demandez.

« Vous agissez bizarrement, jeune femme. Vous semblez perdu, et cela me semble étrange que vous ne soyez pas au courant de ce qu'il se passe. Qui êtes-vous ? D'où venez-vous ? »

Le vieil homme sort une bouteille et deux verres de sous le bureau. De l'alcool. De l'alcool fort. Il les remplis et vous en tends un et commence à boire l'autre. Il semble murmurer l'air d'une musique, voulant apparemment couvrir l'assourdissant son de la bataille perpétuelle se déroulant dehors.


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Aventure #5 écrite Lun 10 Juil - 13:59

❝  Ainsi l'oiseau, faible et timide, veut en vain fuir l'hydre perfide...
- ft. Winglece

Très franchement, à l'instant T, je ne savais pas où je me trouvais. Ça faisait bien trop longtemps que j'avais mis les pieds dans cette ville et la décoration actuelle m'aidait pas vraiment à reconnaître quoi que ce soit. A part bien sûr ce foutu château où j'aurais pu aller rien que pour profiter de la situation pour Le buter. C'était peut-être ma meilleure chance à ce moment là, mais ma survie était plus importante. La seule chose à laquelle il fallait que je réfléchisse maintenant, c'est courir vers cette fumée qui semble être mon salut. Me retourner me ralentirais, alors je courais, en regardant droit devant. Le temps semblait s'être gelé lui aussi, mais je me rapprochais de mon objectif et plus je m'approchais, plus je discernais le bruit de ce feu crépitant que j'espérais trouver. Et puis après m'être enfoncé suffisamment dans la ville, me voilà face à une scène des plus inspirantes pour moi : une véritable forteresse de survivants ! C'est réellement tout ce qui me fallait alors je me précipitais vers eux, presque enthousiaste ! Je fonçais, me suis accordé de regarder un instant derrière moi avant de voir un archer me viser. Pas le temps de me questionner là dessus qu'il s'était déjà ravisé et heureusement pour moi.

« Survivante » ? Oui ! La survie ça me connaissait oui ! A vrai dire c'est tout ce que j'avais discerné du débat qui faisait rage à l'intérieur. J'ai foncé vers la grande porte fermée avant d'essayer moi même de l'ouvrir, frappant violemment de mes poings, puis de mes épaules, grognant et hurlant, en regardant coup sur coup derrière moi :

❝ Ouvrez ! Vite, ouvrez ! ❞

L'idée de mourir ne m'enchantais pas et je grognais encore voyant ma situation se désespérer. Je n'avais pas d'autres choix à présent, il fallait que je me batte. Je me suis donc retourné, en position de combat, attrapant mon épée que je brandis devant moi et empoignant ensuite mon bouclier.

❝ Allez venez bandes d'enflures ! ❞

Je les fixais, me préparant à me battre pour ma survie, mais avant que je ne puisse le faire, j'entendais la porte s'ouvrir derrière moi. Je me suis retourné, vu un homme à grande carrure et je suis évidemment entré à tout allure dans la forteresse. Et là, l'un des spectres entra et le perfora. Je l'observais s'écrouler au sol, pris de spasme et autres symptômes trop étranges pour que je sache quoi faire. Je me suis approché de lui, armes à la main et l'observais de long en large, décontenancée et ne sachant que faire. J'ai alors cherché nerveusement du regard tous ceux qui se trouvaient ici.

❝ C'est quoi ce… ? ❞

Avant que je ne finisse ma question, je me retournais vers un archer derrière moi m'apporta une réponse que je ne pouvais comprendre. Pas le temps de réfléchir, je n'avais pas de quoi le faire. Il fallait que je suive ses ordres. J'ai alors brandis mon épée au dessus de l'homme à terre mais c'était déjà trop tard. Il disparu tout simplement, se transformant en neige pour ensuite réapparaitre sous la forme de cinq de ces putains de trucs gelés ! Encore prête à en découdre, un énorme lion venait atterrir près de moi, me faisant plier les genoux sous l'impact. Il les détruisit avec une facilité que j'ai violemment jalousé. Je soupirais faiblement de soulagement, rengainant mon équipement pendant qu'il s'attelait à faire fondre la neige. J'allais le remercier avant qu'il ne me lance un regard noir auquel je répondis par un visage fermé et des sourcils froncés. C'était certainement maladroit mais je ne savais pas gérer ce genre d'agression. Je comprenais qu'à ces yeux j'étais coupable, à sa place, j'aurais ressentis exactement la même chose, alors je m'enfermais dans le mutisme. Être en vie était un bien trop beau cadeau pour que je puisse m'en plaindre.

J'assistais à leur compte-rendu, impuissante et surtout, dans l'incompréhension la plus totale. J'observais tout autour de moi, essayant de saisir la moindre information qui me permettrait de comprendre la situation. La fin du monde ? Si c'était le cas, je choisissais de ma battre avec eux. Le lion quant à lui se montrait toujours aussi réfractaire à ma présence. Il m'a alors assommé de questions, d'informations, de menaces... que je n'arrivais pas à démêler. Je fis un pas en arrière devant son aplomb, mon visage se fermant de plus en plus. Mes sourcils se fronçaient, mes traits se crispaient allant même jusqu'à grimacer un peu. Mais je le fixais, sans un mot, d'un regard perdu essayant de lui faire comprendre ma situation à moi. Je m’apprêtais à lui répondre quand un homme fit son entrée.

Je les ai observé s'agenouiller un à un avant de poser les yeux sur lui, sur mes gardes. Le lion le présenta ensuite. Le Prince Athanamir ? Mon visage se fronça d’interrogation. Ni son nom, si son visage ne me disait quoi que ce soit. Je le détaillais un instant pour finalement demeurer dans la même incompréhension peinte sur le visage. Le Lion lui persévérait dans son envie de me punir et je répondis à son regard. Pas pour le provoquer, plutôt pour lui prouver que j'étais droite dans mes bottes. Puis le rire de l'homme me retira à tout ça et mon attention se porta entièrement sur lui. Il avait l'air très malade et ça n'avait vraiment pas l'air rassurant, pour personne.

J'avais décidé de me contenter d'observer et d'écouter. A vrai dire, je n'avais rien en ma possession me permettant de faire quoi que ce soit d'autre. L'Usurpateur ? Parlait-il de Reyson ? Mes yeux se perdirent dans le vague pendant que j'y réfléchissais avant que l'homme face à moi ne m'invite à le suivre. Je m’exécutais, d'un bref signe de tête et emboitais son pas. J'observais à nouveau, tout autour de moi, parfois même derrière, l'air crispé et perdu. Qu'est ce qu'il se passait bordel ?! Je ne me souvenais que de trop peu de choses pour comprendre pourquoi je me trouvais ici. Tout ici semblait pensé pour ne laisser entrer aucun petit flocon de neige. Elle était surement d'où provenait ces saloperies et visiblement, le moindre petit centimètre de neige était dangereux, à voir ce qu'ils déployaient pour s'en défaire.

On entrait finalement pour ensuite monter les escaliers jusqu'au dernier étage. Cloitré dans mon mutisme, je ne faisais qu'acquiescer par de faibles hochement de tête jusqu'à attendre devant ce qui semblait être son bureau. Je ne discernais pas bien les mots qui s'échangeaient là dedans bien que je m’efforçais de le faire. Faut dire que je n'aimais vraiment pas la situation dans laquelle je me trouvais, j'étais seule, dans une incompréhension sans nom et ne savais vraiment pas quoi faire. Alors j'essayais vraiment de glaner la moindre information. Je me penchais, m'approchant de la porte en tendant l'oreille avant de ne me redresser subitement quand la femme sortit, deux enfants avec elle.

J'ai grimacé, pas instinct. Je n'aimais pas les enfants non mais, je me suis détendu assez rapidement. Ils avaient réussis à les garder en vie dans de telles conditions et, à ma plus grande surprise, j'ai été un instant soulagé pour eux. Le Prince me fit ensuite entré et je me suis exécuté à nouveau, sans un mot. En entrant, l'atmosphère était sensiblement plus chaud. Avant de m'asseoir, j'ai donc retiré ma lourde cape de fourrure, la posant sur le dossier de mon assise. Je me suis ensuite défaite de mon bouclier et de mon épée que j'ai posé à mes pieds avant de m'asseoir. J'ai fermé les yeux un instant en prenant une forte inspiration. J'ai eu l'impression à ce moment là que je ne m'étais pas posé depuis une éternité. Alors je dois dire que l'instant m'a été d'un énorme réconfort. J'ai détendu mes membres uns à uns, faisant craquer quelques articulations, détendant ma nuque en la frottant avec ma main, grimaçant sous la douleur que me provoquait toute cette tension.

Le Prince me questionna ensuite. Visiblement, ça lui semblait étrange que je ne comprenne rien à la situation. Ah ! C'était peu dire ! Il servit alors deux verres d'alcool et m'en tendis un que j'attrapais en le remerciant avant de le boire cul sec, reposant brusquement le verre sur le bureau. Je me raclais la gorge en grimaçant. C'était fort c'était certain mais au moins, ça allait me réchauffer. J'ai ensuite pris une grande inspiration et me suis expliqué.

❝ Vous avez raison, je comprends rien à ce qui se passe. J'habite le Nord de l'Ile, dans les Landes. Mais... ❞ Mon regard se perdait et mes sourcils se fronçaient en essayant de me souvenir avant de le fixer à nouveau, ❝ je ne sais pas comment je me suis retrouvé à Lüh. Ni pourquoi, ni comment. Qu'est-ce qui se passe ici ? Ca fait longtemps que c'est comme ça ? Il n'y a qu'ici que tout est gelé ? Et c'est quoi ces saloperies qui vous attaquent ?! Qu'est-ce qu'ils vous veulent ? Et... ❞

Je m'emportais dans les questions et je m'en rendais bien compte. J'ai alors soupiré et me suis ravisé en m'enfonçant un peu dans mon siège.

❝ Je suis désolé, je ne comprends absolument rien. Dites moi ce qu'il se passe. ❞

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Aventure #6 écrite Lun 10 Juil - 15:00

Eskel

♦ Endurance: 10/10 +6
♦ Etat: Normal
♦ Attaque physique: 3 +4
♦ Tsuris: 1105 T.
♦ Arme:
Epée droite (+4):
 
Bouclier (+2):
 

Equipement:
 
Inventaire:
 

Saloperies d’esprits de glaces ! Eskel commence à sérieusement fatiguer et elle perd en vitesse, laissant ces affreuses choses gagner du terrain. Si elle avait sût, elle se serait mieux préparée, beaucoup mieux même. Grognant, elle fait appel à ses dernières forces pour arriver près de cette étrange fumée. Un manoir de noble reconverti en forteresse, rien que ça. Les archers criblaient de flèches les esprits de glace, la confusion semblait totale sur ce champ de bataille improvisé où feu et glace se livraient un combat sans merci.

La milicienne s’approche de ce qui pouvait être son salut. Elle n’avait pas fait tout ça pour mourir sous les crocs d’un machin de glace. Elle voulait vivre, elle souhaitait conquérir le nord, défaire le Prince de son trône, haïr les nobles comme il se doit. Cependant, elle ne pouvait montrer sa rancune face aux nobles actuellement. Une rancune injustifiée, d’ailleurs, une rancune naissant d’une jalousie portée à l’extrême… Essoufflée, elle s’avance entre les cadavres, vers cette porte qui demeurait close.

L’archer avait pourtant hurlé qu’elle était une survivante. Alors pourquoi refusaient-ils d’ouvrir ? Allaient-ils réellement la laisser mourir ici ? Laisser un humain mourir face à des monstres ? Typiquement la réaction d’un noble… Mais elle n’eut le temps de réfléchir plus à sa haine que la porte s’ouvre. Elle use de ses dernières féroces pour entrer et béni l’homme qui a décidé de lui ouvrir. Il était grand, il était barbu et il semblait costaud. Se réfugiant à l’intérieur, elle s’arrête, épuisée par toute cette course et par cette marche de l’extrême avant ça. Cependant, ce qu’elle n’avait pas prévu, c’est qu’un de ces monstres décide de s’introduire dans le manoir. Soudainement, tout le monde se met sur le qui-vive, la chose avait transpercé l’homme barbu. Eskel grogna, fit volte face et prépara son épée et son bouclier, prête à se battre. Elle n’eut le temps de rien faire. Le corps de l’homme se transforma en fine neige d’où sortir cinq esprits de glaces. Le cauchemar n’avait donc aucune fin ? Enervée, fatiguée mais résolue à vivre, elle allait s’avancer pour défier ces monstres lorsqu’un énorme lion vint mettre fin à tout ceci.

La jeune femme baissa sa garde et regarda l’étrange bête. Un enfant des dieux, une invocation, un outil. Elle fronce les sourcils, hautaine. Les remarques de l’invocation ne l’atteignent guère, il n’est pas en mesure de lui dicter quoi que ce soit. Elle allait répliquer de façon acide, faisant comprendre à cet esclave où était sa véritable place, cependant, encore une fois, elle n’eut le temps d’agir, comme si le monde entier souhaitait qu’elle reste immobile, muette et inutile. Elle n’aimait guère ça. L’invocation s’inclina, laissant échapper un « Majesté ». Alors le Prince de Lüh était finalement parmi ces hommes ? Quoi que… L’invocation avait fait mention d’un usurpateur. La situation semblait bien plus compliquée et bien plus intéressante qu’elle n’y paraissait.

La milicienne rangea son épée dans son fourreau et regarda l’homme qui arrivait. Les autres hommes s’inclinèrent à son passage et elle ne put que se mettre au garde à vous, dictée par ses habitudes de milicienne. Il était une autorité supérieure, tout noble était une autorité supérieure, elle ne pouvait pas lui manquer de respect même si ce n’était pas l’envie qui lui en manquait.

Cependant, elle ne pouvait que le remercier de remettre en place l’esclave qu’était le fils d’Ignis. Elle adopta de suite une position plus détendue, lâchant les formalités. Son regard, noir et hautain, se braqua sur le lionceau qui semblait ne pas avoir grande confiance en elle. Les esclaves n’avaient pas à discuter les ordres de leur maître. Ils étaient en deçà de toute chose dans la hiérarchie et leur devoir était d’obéir et de fermer leur gueule.

La milicienne suivit le noble qui l’y invita. Elle prit le temps d’observer cette étrange forteresse gouvernée par le feu, luttant avec désespoir contre la glace souveraine. Elle aimait cette ambiance de désespoir, elle aimait cette glace puissante. L’invocation qui était enfermée ici devait l’être également. De la puissance à l’état pure, ce qu’elle recherchait et ce qu’elle allait obtenir par tous les moyens. La pette ballade les mena à une pièce d’où sortir trois personnes dont deux enfants. Elle ne fit guère attention à ces personnages de seconde zone et se concentra sur le noble dit le « véritable Prince de Lüh ». Intéressant, très intéressant même. Elle n’avait aucune raison de vouloir s’en prendre à cet homme qui de toute façon allait mourir. Eskel ne souhaitait qu’une seule chose, tuer Reyson de Lüh de ses propres mains. Les autres prétendants au titre de Prince ou de Princesse ne l’intéressaient pas. Binaire comme façon de penser.

La jeune femme prit place sur la chaise devant le bureau et regarda le verre avec envie. Cependant, elle savait qu’elle avait besoin de garder les idées claires pour la suite de cette fichue épreuve qui commençait à devenir longue. La jeune femme le remercia tout de même puis l’écouta, attentive à ses dires et se met alors à sourire. Magnifique jeu que nous offrait là l’invocation maitresse de cette cellule, magnifique jeu auquel elle était forcée de jouer, prise en otage par sa vie. Un jeu des plus cruels, mais un jeu magnifique. Et elle allait se plier aux règles de ce jeu. De toute façon, elle allait finir par briser l’énigme qui semblait voler autour de toute cette glace.

Je vous retourne la question, monsieur, qui êtes vous ? D’où venez vous ? dit-elle avec un large sourire dans les yeux. Son visage avait repris sa gravité habituelle et semblait de marbre, aucune émotion ne filtrait mise à part dans ses yeux. Vous semblez être le véritable Prince de cette île, je me trompe ? Mais alors, Reyson de Lüh ne serait qu’un usurpateur ? C’est lui qui est en possession de cette bête divine qui installe la mort sur ces terres ?

Les questions ne cessaient de se succéder. Elle avait posé son bouclier contre le bureau et avait les avant bras posés sur ce dernier. Elle paraissait réfléchir à la situation actuelle. Une situation des plus étranges mais des plus intéressantes.

Pour ma part, je suis le Sergent Merigold de la Milice de Lüh, mutée à Rorn depuis peu. Je viens de loin et j’ai dû affronter un blizzard sans précédent en arrivant aux abords de Lüh. La situation ici m’est inconnue et j’aimerais en savoir plus.

La jeune femme, penchée sur le bureau, se redressa et plongea son regard froid dans celui de l’homme. La suite des événements promettait d’être sportif. Mais elle allait se montrer plus maligne que l’invocation qui tirait les ficelles dans l’ombre. Pour l’instant, le mieux était de se prendre au jeu, les hommes d’ici la prendraient pour une menteuse, voire une espionne si elle révélait que ce monde n’était en fait qu’une cellule gardée par une invocation des plus cruelles et calculatrices.

Elle saisit distraitement le verre, le faisant tourner légèrement. Le liquide à l’intérieur suivit le mouvement dans un petit clapotis, masqué par les bruits des combats au dehors. Mais elle ne but pas. La jeune femme avait quelques doutes quant à la réalité de cet alcool. Si le reste n’était qu’un jeu, alors était-il vraiment réel ? Tout comme le reste au final. Elle avait lu quelques témoignages d’heureux aventuriers revenus victorieux des temples. Ils décrivaient tous une situation différente mais qui semblait semblable à la fois. Les illusions dont faisaient preuve les invocations. Elles plongeaient alors le malheureux dans un décor plus vrai que nature, lui faisant perdre pied à la réalité. Et elle devait se souvenir d’où elle venait réellement, d’où était le vrai monde. Ne pas se perdre, c’était l’essentiel.
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Aventure #7 écrite Jeu 13 Juil - 17:58

Le prétendu Prince de Lüh vous regarda avec une incompréhension assez forte. Comme si vous lui parliez d'un passé lointain dont il ne se souviendrait que très peu. Il finit son verre, le re-remplit une nouvelle fois avant d'avaler cul sec le contenu du récipient. Il toussa un peu, sans doute à cause du goût amer de l'alcool. Il croisa les jambes, saisît une plume posé dans un encrier et joua avec avant de vous répondre.

Réponse à Lagertha:
 

Réponse à Eskel:
 

Il n'eut le temps de continuer plus longtemps, et vous n'eurent le temps de lui répondre non plus. Des pas puissants et rapide se firent entendre dans le bâtiment alors que soudainement Néos, le lion de feu, enfonça la porte d'entrer de la salle devant les protestations du prince de Lüh. Mais avant que le Prince ne puisse sermonner le lion, celui-ci, paniqué, se mit à hurler quelques mots qui firent s'écarquiller les yeux du Prince.

« Athanamir ! Le demi-dieu des glaces, il... Il arrive ! Et il y a une avalanche d'esprit des glaces qui l'accompagne ! »

Le Prince se précipita à la fenêtre avant d'arracher violemment une des planches de bois et d'observer ce qu'il se passait. Une énorme avalanche de neige s'avançait lentement dans tout Lüh, les œils les plus fins purent facilement observer le fait que l'avalanche était entièrement composé d'esprit des glaces, avec au milieu de cette avalanche une forme sombre énorme qui avançait peu à peu dans ce qui semblait comme la fin du monde. Le Prince se retourna avec un air désespéré avant de vous dire.

« Eh bien je crois que tout ceci prend un terme aujourd'hui après tout. Nous vaincrons ou nous mourrons. Je suis désolé que vous soyez au milieu d'une situation qui ne semble pas vous regarder mais il nous serait très utile d'avoir une combattante de plus ! Je ne peux vous obliger à rien mais votre aide serait vraiment apprécié ! Rejoignez moi en bas quand vous serez décidé ! »

Un choix s'offre à vous. Vous pouvez soit aider les hommes de cette forteresse de pacotille dans ce qui peut ressembler à une dernière bataille alimenté par un espoir vain. Ou vous pouvez prendre la poudre d'escampette. Mais que pouviez bien faire seule contre un enfant divin et une armée d'esprits de glaces qui ne semble vouloir que votre mort ? La situation est des plus désespéré...


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Aventure #8 écrite Ven 14 Juil - 15:29

❝  Ainsi l'oiseau, faible et timide, veut en vain fuir l'hydre perfide...
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En l'écoutant déblatérer son histoire, j'aurais bien repris un vers moi aussi. Mais je n'en fit rien évidemment, j'aime l'alcool, mais un peu plus dans des moments festifs. Et là, visiblement, y avait vraiment rien à fêter. Je l'écoutais, attentive mais muette. Comme si, plus les mots filaient et plus les choses me semblaient irréelles. Et c'était bien le cas. D'abord, nous étions en 128. J'avais donc fais un bon de soixante dix ans. Impossible, mais j'en déduisais que cet Athanamir était peut-être le fils de Reyson. Ensuite l'ère glacière créée par... Un Demi-Dieu ? Mais oui bien-sûr ! C'était ça ! Ce seul terme m'a fait reprendre mes esprits et m'écrouler dans mon fauteuil sous le choc. J'étais là pour un Demi-Dieu oui ! J'en avais oublié l'enjeu tant tout ça me semblait réel. Et c'était encore le cas à vrai dire, mais je ne pouvais pas y réfléchir, pas maintenant.

J'ai donc continué à l'écouter, sans un mot, essayant d'emmagasiner un maximum d'information pour pouvoir me sortir de là. Tout ça n'était vraiment qu'une illusion montée de toutes pièces ? Même en le sachant je n'arrivais pas encore à en être complètement convaincue. Je serrais l'accoudoir et en appréciais la matière. C'était trop réel. Tout ça me rendais perplexe et ça pouvait se lire sur mon visage. J'y pensais à peine que Néos, le Grand Lion s'imposa dans la salle où nous étions, d'une violente entrée en scène. Je me suis brusquement retourné, surprise. Les choses s'étaient accélérées bien trop vite pour que je ne puisse réagir. C'était l'heure fatidique pour eux et Athanamir me demandait mon aide avant de quitter les lieux.

Je suis resté quelques secondes immobile, le visage fermé et le corps crispé, enserrant les accoudoirs entre mes doigts en fixant la porte d'où ils étaient sortis. Puis j'ai baissé les yeux un instant avant de me lever, rapidement, rejoignant cette fenêtre qu'avait dévoilé le Prince pour y observer par moi même ce qui se tramait. Mes yeux se sont écarquillés et mon souffle s'est coupé. Je fixais la fin de ce monde se rapprocher. Est-ce que c'était lui ? Et puis quelque chose m'est venu en tête, une impression. Je voyais là dedans une immense colère. Tout simplement parce que si j'avais disposé d'une telle puissance il y a quelques jours, j'aurais voulu engendrer un chaos aussi meurtrier. Même encore à cette heure-ci, j'aimerais l'avoir. Et puis je me suis traité de tout les noms en pensant au choix que j'avais fais avant de me retrouver ici. J'aurais eu largement plus de chance de survivre si je m'étais trouvé dans ce château dans lequel étaient reclus ces fils de chiens, lâches et peureux. Et puis, j'avais beau savoir que tout ça n'était qu'une épreuve, le risque était quand même bien là : celui de mourir et ça n'était pas envisageable. Je ne pouvais pas mourir, pas ici, pas maintenant. C'était hors de question.

J'ai remit la planche bloquant la fenêtre, ai rejoins mes affaires avant de revêtir ma cape et de me parer de mon bouclier et mon épée. J'avais fais un mauvais choix, mais j'allais en assumer les conséquences. Fuir seule n'était pas à méditer, c'était la mort assurée. Je n'irais tout simplement pas assez vite pour échapper à cette avalanche de spectre et même si j'y parvenais, je ne tiendrais pas plus longtemps au milieu de ce blizzard. Je quittais alors la pièce, bien décidé à en découdre. Je dévalais les escaliers avec assurance avant de rejoindre les combattants. J'ai ensuite cherché Athanamir du regard avant de le trouver, afféré à donner ses ordres.

Sans demander mon reste, je me suis approché de lui en bousculant ceux qui se trouveraient sur mon passage avant de poser ma main sur son épaule pour attirer son attention. Mon visage était des plus grave et je lui ai demandé :

❝ Athanamir ! Qui a délivré ce Demi-Dieu ? ❞

J'aurais certainement des représailles pour ne pas l'avoir appelé Majesté et avoir posé ma main sur lui sans prévenir, mais je n'avais vraiment pas le temps de faire des courbettes. J'avais bien sûr envisagé cet Usurpateur mais, ça paraissait trop simple et surtout assez grossier. Si c'était bien celui pour qui je me présentais ici, il n'y aurait certainement aucun nom à me donner. Mais si il avait poussé son épreuve jusqu'à ce que j'envisageais, il y avait surement une clé à tout ça.

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Aventure #9 écrite Mer 19 Juil - 11:19

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♦ Attaque physique: 3 +4
♦ Tsuris: 1105 T.
♦ Arme:
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Mauvaise touche. Elle se renfonce dans sa chaise et joue encore avec le verre. La jeune femme reste intriguée par la situation et elle avait l’impression d’avoir pris une mauvaise décision en accusant Reyson. Elle devait faire la part des choses entre ses envies, la réalité et l’épreuve de ce chien des glaces. Elle fronce les sourcils et repose le verre sur le bureau. Puis elle écoute, patiemment.

Cette épreuve était bien fichue, le futur dystopique qu’il montrait était des plus effrayant mais en même temps cela lui plaisait beaucoup. Voir l’hiver gagner ainsi sur le reste de l’île, quelle jouissance ! Eskel soupire doucement. Quelle histoire bien longue pour si peu d’informations au final, mise à part le nom de l’usurpateur. Etait-elle en train de se ranger du côté de la royauté de Lüh ? Elle qui souhaitait voir cette monarchie tomber sous le joug du nord, elle qui souhaitait prendre le pouvoir par la force et non par l’argent. L’argent rendait faible, l’argent constituait une excuse pour se cacher derrière des forces armées. Les grands rois ne se souciaient plus des hommes qu’ils envoyaient au casse pipe. Les grands rois n’étaient que des faibles reclus dans leur château de pierre. La milicienne voulut répondre mais elle n’en eut pas le temps. Le chien chien de feu fit irruption dans le bureau, paniqué. La situation semblait devenir plus grave que prévue.

Eskel se lève précipitamment et regarde tour à tour l’esclave de feu et le prince. Ce dernier se rua sur la fenêtre et, de ses maigres forces, semble-t-il, arracha les planches de bois pour constater la situation désespérée. Sa vie était en jeu, ça n’était pas le moment de faire des erreurs. Et les dires du noble confirmèrent ses pensées. Elle pousse un juron avant de prendre son bouclier. La jeune femme s’approche de la fenêtre et constate avec horreur l’avalanche qui se dirigeait vers eux. Elle reste un instant pour tenter de voir une potentielle faille mais rien à faire. Tous les récits de guerre qu’elle avait lus ne suffiront pas à vaincre une force divine. Et bien qu’elle soit hors de la réalité, il n’en demeurait qu’elle risquait sa vie pour une foutue invocation. Mais une invocation puissante qui lui offrirait le nord sur un plateau !

Le sergent replace rapidement les planches de bois sur la fenêtre, espérant empêcher les esprits de glace de s’infiltrer dans la baraque. Le feu et la glace, un éternel combat, perdu d’avance cette fois-ci. Que faire ? Fuir ? Face à cette puissance divine ? Fuir et risquer de mourir seule, sans avoir combattu ? Ou alors rester et mourir à coup sûrs ? Elle avait déjà fuit pour sa propre vie, il suffisait. Elle allait se battre, montrer à cet esclave de glace qu’on ne se montrait pas si impoli face à elle. Grognant, elle se précipite hors du bureau, cognant la table par mégarde, faisant tomber le verre. Le liquide s’en échappa rapidement et vint goutter sur le sol, tel un sablier. Les minutes étaient comptées, mais comment établir un plan de défense efficace si l’on avait pas le moindre moyen ? Les enfants d’Ignis restaient faibles face à la grandeur de la glace. Que faire ? Trahir le prince et se rendre, la queue entre les jambes ? Trouver une faille pour tuer le maitre fictif de cette invocation ?

Pouvaient-ils seulement ériger un mur de feu face à cette avalanche ? Y avait-ils une cave par ici ? Eskel se précipite en bas, accourant vers le prince et le reste de ses soldats. Une cave, pour contrer la première vague de l’avalanche. Mais en y repensant mieux, cela pourrait également leur coûter la vie. N’y avait-il pas une seule alternative viable ? Elle chercha, elle fouilla dans sa mémoire, cherchant la faille, cherchant quelque chose. Le château du prince ! Mais ils n’auraient pas le temps de prendre la fuite. Quoi qu’il en soi, ça ne coûtait rien de demander.

Qui est le maitre de cette invocation ? Ne pouvons-nous pas fuir vers le château ? De quelle force magique disposez-vous ? Sans une riposte puissante de feu, nous ne pourrons rien face à ce monstre de glace. Bon sang ! Vous avez signé votre arrêté de mort en restant dans cette baraque ! Il n’y a vraiment aucune nouvelles des invocations d’eau ?

Elle parlait vite, se laissant gagner par la panique. Elle ne pouvait perdre la vie ici, pas maintenant qu’elle pouvait toucher le nord du bout des doigts. Elle serre le poing et regarde autour d’elle. Le désespoir se lisait dans les soldats qui tentaient de repousser l’envahisseur. Mais que faire face à un mur de glace ? Attendre ? Quelle que soit l’option envisagée, elle menait à la mort. Et il serait improbable que cet enfant divin veuille parlementer…

Vous avez des fûts d’alcool ? Si l’on arrive à réunir toute la puissance divine du feu combinée à des fûts d’alcool, on peut espérer freiner un peu cette avalanche. Je doute que cela soit réellement efficace mais quitte à tenter le tout pour le tout, autant lancer sur les esprits de glace une déferlante de feu.

Elle s’appuie sur un des piliers de la maison et réfléchit, réfléchit à la meilleure solution. Elle ne voulait pas fuir, pas une seconde fois. Eskel voulait se battre, affronter l’adversaire, aussi puissant soit-il. Qu’est réellement une vie si on passe son temps à fuir face au danger ? Peut-elle réellement prétendre au titre de souverain du nord si elle fuit face à un esclave ? Son regard devient dur bien que le désespoir l’envahisse. Elle avait peur, peur de perdre cette bataille, peur de perdre sa vie, peur d’être faible. Dégainant son épée, elle se dirige vers la première ligne, prête à affronter ses ennemis, prête à affronter la mort en personne. Car oui, sa fierté l’emportait sur sa peur et sur sa raison. Si elle voulait mettre les fers à cette invocation, il fallait qu’elle lui montre sa détermination.

Cesse de jouer, monstre et montre toi vraiment sans tous ces artifices. Cesse de te cacher derrière une illusion et viens affronter ton futur maitre, esclave, dit-elle entre ses dents, résignée à mourir.

Elle se mit en garde, tremblant légèrement face au danger. Elle aurait dû fuir, fuir vers le château, fuir vers la sécurité. Mais les soldats ne fuyaient pas face au danger. Ils restaient pour défendre leur maitre, pour défendre leur pays, leur terre. Elle était un soldat et un esclave aux ordres de la royauté. La jeune femme grogna, attendant son jugement dernier. Elle avait voulu jouer avec le feu, voilà qu’elle venait de se brûler fortement la main.
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Aventure #10 écrite Lun 24 Juil - 19:09

Vous avez eu le courage de rester affronter ce qui semblait être la fin de toute chose humaine sur le monde d'Arcane. Étais-ce seulement le bon choix ? Fuir la ville et abandonner la résistance humaine à son sort semblait si attrayant et beaucoup moins risqué que de vouloir combattre l'intégralité d'une avalanche d'esprit des glaces accompagné de ce qui pourrait être demi-dieu le plus puissant de ces terres à la vu de la puissance déployé par l'être cataclysmique. Vous arrivez près d'Athanamir qui dirigeait les derniers efforts de résistance et qui semblait avoir un débat avec Néos, le lion de feu. En vous voyant arriver, le lion tourne les talons et commence à aider les préparations au déluge. Athanamir vous écoute parler avant de vous répondre.

Lagertha:
 

Eskel:
 

A la fin de ces paroles, le Prince est pris d'une autre quinte de toux, qu'il s'empresse de cacher avec sa manche. Il finit par cracher honteusement sur le sol, mais le sang mêler à la salive du vieil homme n’échappe pas à la vigilance de Néos qui le prend à part une nouvelle fois. Vous vous dirigez vers le portail pour prendre ce qui semble être vos nouvelles fonctions. Que vous ayez décidé d'aider de vous-mêmes ou non, on vous donne rapidement des planches un marteaux et des clous tout en vous beuglant dessus qu'il faut renforcer toute les barricades au plus vite. De ce que vous avez pu voir à travers la fenêtre la barricade de fortune ne tiendra pas longtemps face à la puissance glaciale du demi-dieu et la dizaine de minute qu'il reste avant la bataille n'est pas suffisante pour y changer quoi que ce soit. Vous prenez quelques secondes pour observer l’entièreté des forces en présence et pour réaliser l'ampleur de la situation.

Forces en présence:
 

Vous sortez de votre observation grâce au son d'une corne de brume qui résonne et qui sonne le début de la bataille. Vous pouvez alors observer Athanamir se retirer à l'intérieur du manoir et les demi-dieux d'Ignis, sauf Néos, attendre patiemment a l'arrière le retour du prince. Celui-ci avait-il décidé de fuir le combat ? Pourquoi n'avait-il pas placé les demi-dieux en première ligne ? Avait-il décidé de tous vous tuez ? Néos s’efforçait de rassurer les troupes à propos du plan du prince, glissa quelque mot à propos du "Cristal" à certaines personnes qui semblaient être soulagé juste après. Un cri de panique fut tous ce qu'il suffit pour marquer le début de la bataille.

L'impact fut sourd et violent. Comme des millions d'énormes grêlons qui frappait le toit de bois et la barricade à une fréquence inimaginable. La barricade se fissurait de partout et le toit semblait être à bout de force après seulement une dizaine de seconde dans la bataille. Néos hurla alors, pour renforcer la détermination des guerriers.

« Nous avons cinq minutes à tenir avant que le Prince ne soit prêt à utiliser notre dernière contre-attaque ! Cinq minutes durant lesquels nous serons privé d'aide magique même de la mienne ! Au bout de ces cinq minutes la vraie défense commencera et nous aurons alors toute nos chance contre ce maudit demi-dieu ! La défaite n'est pas permise, la victoire est l'unique solution à ce conflit ! »

C'était plus facile à dire qu'à faire apparemment puisque déjà cinq ou six archers étaient morts sous le premier impact et cela ne faisait que trente secondes à peine. La première minute se déroula affreusement mal du côté des archers puisque c'est dix d'entres eux qui perdirent la vie. Un guerrier mourra aussi et il fut remplacé par l'un des civils ayant pris les armes.  La deuxième minute fut encore pire puisque ce fut à ce moment la que le chaos commença. Une brèche dans le toit pris de l'ampleur et c'est sans une ni deux que des centaines et des centaines d'esprits des glaces entrèrent grâce à la brèche. Néos poussa un juron et commença à utiliser sa magie pour protéger tout le monde, au prix d'une grande quantité de magie. Il hurla sur un jeune homme se trouvant non loin et qui essayait tant bien que mal de soulever une épée, le sommant de réparer le trou au plus vite. Pendant ce temps la, la force oppressante des esprits des glaces se fracassait contre le portail et les défenseurs, dont vous faîtes peut-être parti, essayaient tant bien que mal d’empêcher les esprits de passer. Certains spectres réussissaient tout de même à franchir le portail mais ils étaient exécuté par les épéistes qui se démenaient de toutes leurs forces pour empêcher les esprits de se rependre dans la forteresse de fortune. Vint la troisième minute et l'assaut total cessa du tout au tout. Plus un esprit à l'horizon et déjà des cris de joie. Athanamir avait-il réussi ? Non... C'était trop beau pour être vrai. Trois mots émanèrent de Néos, qui avait une vue imprenable sur ce qu'il se passait dehors.

« Fils de chien. »

A peine eut-il le temps de prononcer quoi que ce soit d'autre qu'un hurlement, le même que lors de votre arrivée, retenti dans Lüh. Et la seconde d'après c'était une énorme patte griffue, qui semblait composé entièrement de glace, qui venait exploser complètement la barricade ainsi que le toit de bois, vous projetant contre le mur du manoir. Néos était affreusement blessé, une de ses pattes avait été broyé par la force du coup et il essayait tant bien que mal de battre en retraite. Le chaos se rependit tandis que le petit groupe de survivant avait une vue imprenable sur la bête divine. Il semblait énorme, bien plus grands que la plupart des Demi-Dieux que vous avez pu voir. Deux cou à l'allure serpentine émanaient depuis le corps massif de la créature qui se dressait sur ses quatre pattes. La créature divine donna un autre coup de patte, sur le manoir cette fois, et c'est tous l'étage supérieur du manoir qui vola en éclat. Mais étrangement, alors que vous pensiez la créature être votre fin, le demi-dieu disparu tout à coup, laissant l'avalanche d'esprits des glaces finir le travail.

Que ce soit une intuition ou un dernier espoir, vous montez dans les ruines du manoir à la recherche d'Athanamir, laissant les autres résistants aux mains des spectres glaciaux. Vous remarquez bien vite que vous êtes suivi par ce qui semble être la carcasse rampante de Néos, qui essaye de se hisser jusqu'en haut des escaliers. Vous arrivez bien avant lui jusqu'au dernier étage encore debout suite à l'attaque du Demi-Dieu et vous remarquez un bien étrange spectacle.

Le Cristal:
 

Il tient un étrange cristal monté sur un bâton et le serre de toute ses forces tandis qu'une puissance magique phénoménale pulse depuis l'objet. Encore plus déstabilisant, vous pouvez voir Athanamir vieillir a vu d’œil, l'objet semblant aspirer sa force vitale. En vous voyant arriver, il sourit légèrement mais fixe ensuite son regard sur le cristal une nouvelle fois. L'objet commence légèrement à flotter dans les airs et Athanamir a de plus en plus de mal à rester debout. Soudainement l'objet commence a émettre une lumière blanche aveuglante tandis qu'Athanamir crie de toutes les forces qu'il lui reste.

« Demi-dieu d'Ignis ! Déchaîner votre puissance ! »

Presque immédiatement, les Demi-dieux des flammes commencent à cracher du feu dans toutes les directions, formant un dôme de flamme autour des ruines du manoir. Le Cristal réagit en conséquence et semble alimenter en magie les demi-dieux sans limite. La était donc le pouvoir du Cristal. C'était un objet qui utilisait la force vitale de l'utilisateur pour fournir en magie les Demi-Dieux environnant. Un objet corrompu.

Néos arrive enfin en haut des escaliers et remarque avec stupeur que le Cristal est entrain de tuer Athanamir à petit feu. Celui-ci est pris d'une énième quinte de toux, beaucoup plus forte que la dernière, et c'est une gerbe de sang qu'il cracha sur le sol. Néos se tourne alors vers vous et vous demande, implorant.

« Vous devez l'arrêter ! Même si ces notre dernière chance, il va mourir ! Et s'il meurt il emporte avec lui sept des treize demi-dieux présents ici ! S'il meurt nous avons perdu quoi qu'il arrive ! »

Mais avant que vous ne puissiez réagir, c'est Athanamir lui-même qui lâcha le Cristal, à bout de force. Celui-ci s'arrêta de fonctionner et le dôme de flamme sembla perdre de sa puissance, disparaissant peu à peu. Le Lion rampe alors à toute vitesse vers le vieil homme et semble s’inquiéter de son état. Athanamir vous regarde quelques instant avant de vous demander d'aller prévenir ceux qui se battent encore d'aller de réfugier dans la cave. Peut-être hésitez-vous quelques instants mais le regard implorant du vieil homme semble vous convaincre. Mais alors que vous venez juste de tourner le dos vous entendez un cri de protestation venant de Neos et des pas précipités derrière vous. A peine avez-vous eut le temps de faire quoi que ce soit qu'Athanamir venait de vous transpercer le ventre avec le bout pointu du bâton contenant le Cristal, et celui-ci commençait d'absorber votre force vitale. La douleur fut fulgurante et vous projeta à terre, l'impression que votre âme était peu à peu aspiré par l'objet corrompu vous empêcher de produire un raisonnement logique. Le Cristal se ré-alimenta et les Demi-Dieux d'Ignis commencèrent à reformer le dôme de flammes qui protégeait le domaine contre les esprits glaciaux. Votre regard croisa celui d'Athanamir, qui souriait à pleine dent mais qui prononça quelques mots à votre égard.

« Je suis désolé, mais vous êtes un sacrifice acceptable. »

Vos forces vous quittes tandis que vous essayez tant bien que mal de rester consciente. Athanamir parait satisfait, mais ce n'est pas le cas de Néos. Le Lion, bien que blessé, semblait en colère et c'est d'un geste rapide qu'il attaqua le bâton contenant le Cristal, le séparant en deux, vous libérant de la puissance infernale de l'objet. Mais avant de pouvoir quoi que ce soit le Cristal, dont la puissance était déstabilise par la violence du coup donné par Néos, provoqua une énorme onde de choc qui vous projeta à travers une fenêtre pour vous faire atterrir violemment en dehors du domaine, au travers du dôme de feu. Le choc fut très violent et c'est à peine si vous pouviez tenir debout, après quelques secondes vous tombez dans les pommes, à la merci des Esprits des Glaces.

Vous vous réveillez dans un endroit chaud et confortable. Cela semblait en total contraste avec le froid mordant qui vous avez accueilli lors de votre arrivée dans ce monde glacial. Vous ouvrez doucement les yeux, pour apercevoir que vous êtes dans un endroit luxueux, très luxueux. Les murs sont couverts de tapisseries possédant des dorure et les meubles possèdent des détails inimaginable que seul les plus haut nobles aurait les moyens de s'acheter. Vous remarquez bien vite que l'on vous a séparé de votre équipement et qu'il n'est pas dans votre champ de vision, vous êtes maintenant habillé d'un pantalon de cuir pour homme et d'un simple haut blanc pas à votre taille. Après avoir repris vos esprits vous remarquez que vous vous trouvez dans une chambre, à l'allure royale, et vous remarquez aussi une présence à vos côté. Accroché à votre bras une jeune femme, semblant assez jeune, est endormi. Une douleur soudaine vous prend au ventre et alors que vous voulez observer la blessure causé par Athanamir, une horreur soudaine vous prend. La blessure, bien que bandé, fait transparaître des veines bleuâtres qui pulse régulièrement toutes les minutes avec ce qui semble être de la magie. Plus particulièrement, à chaque pulsation la magie s'étend dans vos veines de quelques millimètres à peine. Votre contraction suite à la douleur semble avoir réveillé la jeune fille qui à un regard d’émerveillement en vous voyant réveillé. Mais avant qu'elle ne puisse prononcer un mot, la porte s'ouvre et une autre femme plus vieille apparaît.

« Victorica ? Nous devons par... Oh vous êtes réveille ? Eh bien nous parlerons plus tard jeune femme. Victorica, vient s'il te plaît. Arthur ? Yvan ? Venez ici je vous prie. »

La jeune femme à vos côtés répond par un simple "Bien Mère" tandis que deux hommes arrivent dans la chambre. L'un d'eux est habillé en majordome et l'autre est en armure, ressemblant à un garde doré.

Victorica:
 

Mère de Victorica:
 


« Arthur, gardez cette porte jusqu'à notre retour. Yvan répondez au question de notre invité. »

Elle s'adresse ensuite à vous.

« Yvan est à votre service, demandez lui ce que vous voulez dans la mesure du possible. Ne chercher pas à sortir d'ici je vous prie. Nous reviendrons sous peu pour que nous puissions parler. »

Les deux femmes tournent les talons et sorte de la chambre, vous laissant seule avec les deux hommes.

HRP:
 


Forme Humaine:
 

Wing parle

Lece parle

Rindo parle
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Aventure #11 écrite Dim 30 Juil - 23:49

❝  Ainsi l'oiseau, faible et timide, veut en vain fuir l'hydre perfide...
- ft. Winglece

Pas de solution du côté de celui ou celle qui détenait la clé de tout ça. Il n'y avait donc qu'une seule réponse : survivre à cette attaque. Athanamir avait l'air d'avoir un plan, moi je n'en avait pas. Je n'étais pas une grande stratège loin de là, j'étais même plutôt le genre tête brûlée qui fonce dans le tas. Mais dans les conditions actuelles c'était la mort assurée alors il fallait mieux se ranger. Prendre donc la place de cet Alfberg grâce à qui j'avais pu survivre quelques instants plus tôt.

Je ne m'inquiétais pas vraiment de l'état d'Athanamir, il était sur une pente descendante à mon avis et j'étais loin de pouvoir y faire grand chose. Je me dirigeais donc vers mon nouveau rôle du moment avant qu'on ne me lance littéralement dans les bras de quoi renforcer la barricade. Un regard pas bien chaleureux vers ce camarade de fortune, mais je m'exécutais en marmonnant dans mon écharpe un « qu'est ce que tu veux que ça foute trois planches en plus ? ». Les clous serrés entre mes dents, je m'attelais à les marteler uns à uns dans les planches et je riais au fond de ma gorge : le goût du fer me faisait toujours penser à celui du sang.

J'ai ensuite sentis bien des regards lourds qui devaient certainement me maudire d'être capable de rire en de telles circonstances, ce qui me donnait l'occasion de regarder un peu en arrière et d'observer les forces présentes. Parce que leurs regards ne me préoccupaient pas vraiment. En fait, dans un moment plus clément, c'était plutôt pas mal comme troupe. Tiens ? Voilà que je relativisais sur la cruauté du monde réel. Enfin, je n'avais pas le temps de rêvasser que la corne de brume sonnait les hostilités.

Je lâchais mes outils et m'armais de mon bouclier et de ma lame avant d'être surprise par la retraite du « Prince », mon regard réprobateur sur ses talons. Qu'est-ce qu'il pouvait bien foutre à nous laisser tous ici ? Je voulais me rapprocher pour le suivre mais on m'a rapidement retenu pour que je ne quitte pas mon poste. J'ai grogné et froncé les sourcils avant de plier le genoux en amorti de l'impact qui venait de s'abattre. C'était le moment de survivre et ça, c'était mon domaine. Mais pendant cinq minutes entières et sans magie ? Je pestais contre Néos et contre Athanamir et son plan qui avait intérêt à être grandiose.

Tout s'accélérerait, plusieurs hommes tombaient, je les entendaient crier de toutes parts. Moi j'étais afféré à protéger ce foutu portail duquel s’immisçaient les spectres. Un premier se jeta sur moi, je le déviais avec mon bouclier avant de lui planter mon épée le projetant au sol, vissant ma lame en lui pour le terrasser. Devant moi, un homme s'était fais « traversé ». On ne m'y reprendrais pas à deux fois ! J'ai bondis sur son corps tremblant au sol et ai planté son cœur. Un cri de spectres derrière moi, je me relevais et me tournais vers lui, me protégeant à la dernière seconde avec mon bouclier. Sa force me projeta vers l'arrière et le corps inerte de l'homme infecté crocheta mon pied, me faisant tomber au sol. Je me protégeais encore avant qu'un « camarade » n'anéantisse mon assaillant. J'en profitais pour me relever et repartir à l'action. Dans cette bataille je me démenais pour survivre, je n'avais personne à protéger et c'était bien ma veine, je pouvais me focaliser sur les combats qui m'attendaient. Encore quelques autres avant que tout ne s'arrête subitement. 

Je me redressais et regardais en direction de Néos, arme à la main. Mon regard était noir mais plein de détermination. C'était en période de guerre que j'étais la plus ferme et féroce. Mais je fus projeté vers le mur du manoir, mon dos frappant la pierre. Je grimaçais de douleur, assise au sol avant de regarder l'énorme bête qui se trouvait à présent au dessus de nos tête. Il allait réitérer son attaque, je me suis alors recroquevillé et me suis protégé de mon bouclier. C’était des débris du manoir qui venait percuter ma protection. Des cris stupéfaits suivit de ceux des spectres me firent me relever. Un coup d’œil et je décidais de courir vers la dernière position d'Athanamir. Il était le seul à pouvoir réellement me tirer de là et ce n'était pas en restant ici que j'allais survivre à quoi que ce soit.

Dans les escaliers je sentais Néos me suivre. Il ne m'encourageait pas, ni ne me dissuadait alors j'ai continué sans réfléchir avant de tomber nez à nez avec ce fameux spectacle : Athanamir, un objet magique visiblement puissant dans les mains. Incrédule et surtout impuissante, j'observais avant qu'une lumière aveuglante vint me forcer à protéger mes yeux avec le bras qui tenais mon épée. Je baissais ensuite ma garde avant que le Cristal ne décuple la magie des Fils d'Ignis. Je plissais les paupières en observant le spectacle mais j'étais quelque part émerveillé. Je ne faisais attention à rien d'autre avant que Néos ne me tire de mon observation. Je le fixais, interloquée et grimaçante. J'allais lui répondre mais Athanamir s'écroula et lâcha le Cristal au sol. L'idée m'étais bien venu de le prendre mais seulement pour la puissance qu'il procurait. La contre partie m'en dissuadait bien vite et je me retournais pour rejoindre la cave sous le regard implorant d'Athanamir.

Et puis derrière moi, Néos s'écriait, des pas s'empressaient. Je me suis à peine retourné que je tombais sur ce foutu prince de pacotille me transperçant de son sceptre maudit. Je m'écroulais à genoux, poussant un cri de douleur si puissant que d'au plus loin que remonte mes souvenirs, il étais le plus grand que j'avais pu proférer. La souffrance était telle que je hurlais encore, des larmes de colère et de souffrance me montaient aux yeux alors que j'essayais de me défaire de ce foutu sceptre. Rien n'y faisait. Je relevais brusquement le regard vers Athanamir, pleine de rage, les dents serré à m'en faire mal, du sang remontant dans ma gorge et coulant le long de mon menton.

❝ Espèce d'ordure ! Je vais t'étriper ! ❞

A mon tour une toux ensanglantée venait peindre le sol, mes forces m'abandonnaient rapidement, je restais tant bien que mal agenouillée, le regard plein de haine vissé sur cet Athanamir qui souriait à pleine dent, décuplant ma fureur. Je grognais et hurlais.

❝ Sale fils de... ! ❞

Les mots me brûlaient la gorge et me faisait cracher à nouveau du sang. Je sentais mon esprit me quitter et mon visage se détendre à cette perte de conscience. Et tout à coup, la libération. Tout me revenait avec fulgurance, je reprenais une énorme respiration comme si je revenais des abysses, mon corps s'emplissant de cette vie qui me revenait. Les yeux écarquillés vers le ciel, je ne m'étais pas rendu compte de ce qui c'était passé que j'étais déjà projeté à travers la fenêtre derrière moi, atterrissant violemment dans la neige. J'étais sonné et à peine j'ai essayé de me relevé que je me suis écroulé dans le noir le plus total.

Je rouvrais les yeux péniblement, mes paupières me piquaient. Encore sonné, je revenais à moi difficilement mais déjà je sentais quelque chose de bien différent d'il y a quelques secondes à peine. De la chaleur, enveloppante et réconfortante. Déboussolée, je me redressais lentement avant de me stopper, sentant quelque chose me retenir le bras : une jeune femme inconnue au bataillon. Je fronçais les sourcils et grimaçais avant d'observer le reste : la pièce, mes vêtements, mon équipement absent. Un rictus dévoila mes dents comme le ferait un chien : tout ça ne m'inspirait rien de bon. J'étais dans une meilleure posture y avait pas à tortiller, mais ça clochait. Et puis une contraction de douleur crispa mon corps entier. De ma main libre je soulevait le tissu blanc et regardais avec effroi ce qui se trouvait en dessous. Les yeux écarquillés, une inspiration de stupeur puis une nouvelle contraction qui cette fois m'arracha un gémissement.

La jeune fille à mon chevet se réveilla les yeux pleins de bonheur. Face à elle je me retrouvait grimaçante : les nobles c'était pas ma tasse de thé. J'allais la noyer de question mais la porte s'ouvrit et s'accaparait mon attention. Victorica ? Nous parlerons plus tard ? Et tout le monde se casse ?

❝ Mais ! ❞

Je n'avais rien eu le temps de freiner qu'un certain Yvan m'étais présenter comme étant à mon service. Mon regard naviguait sur chaque personne nerveusement avant que je ne tende la main vers la Dame, voulant l'arrêter dans sa lancée. C'est finalement le porte claquant face à moi qui m'immobilisa quelques instants avant que je ne soupir bruyamment lâchant ma tête lourdement sur le côté et fermant les yeux.

❝ Ah ces pètes-sec... ❞

J'aurais pu et dû être plus crue mais j'avais un majordome et un garde du corps maintenant, hein ? Je me redressais dans mon lit, la bouche pâteuse et les observais tour à tour, fixant quelques instants le garde. Dans mon état, je ne réussirais certainement pas à avoir le dessus sur lui pour m'enfuir. J'observais ensuite le majordome me fixant. Qu'est ce que je pouvait bien lui demander à celui là ? Me masser les pieds peut-être ? Je soupirais à nouveau avant qu'une nouvelle douleur ne me crispe et me fasse grimacer. J'ai d'abord soulevé mon haut d'une main et commençais à défaire mes bandages de l'autre. Je voulais voir ce que ça donnait la dessous. Mais mes mouvements étaient précipités et brouillon, ce foutu haut trop grand n'arrêtait pas de retombé alors je l'ai brusquement retiré et jeté au sol pour être enfin libre de mes mouvements. Je pouvais enfin commencer à défaire mon bandage, la douleur me faisait ralentir et agir avec un peu plus de douceur, grimaçant régulièrement.

Affairée et concentrée, j'ai mis quelques secondes à sentir les yeux lourds des deux hommes face à moi. Interrogative, j'ai suivis la direction que prenaient leur regard, pointant directement vers ma poitrine nue. Oui elle était nue, ce qui me valait un sourcil relevé. Soit, je me redressait ensuite et fixait à nouveau les hommes.

❝ Quoi ? Vous êtes puceaux ? ❞

Ah ça, la pudeur c'était pas vraiment quelque chose qui faisait parti de moi. Ça fait surtout partis de ces trucs chiants et inutiles, comme les usages et la politesse, les habitudes des gens qui ont trop de temps et que ne savent plus quoi en faire. Du coup, j'en avais un peu rien à faire de leur faiblesse de mâle et je revenais à mes moutons tout en m'adressant à « Yvan ».

❝ J'voudrais bien un truc à boire et à manger tant qu'à faire. ❞

Mon palais était définitivement sec et pâteux, j'avais horreur de cette sensation. J'arrivais bientôt au bout de mon œuvre, ils allaient certainement essayé de me dissuader car je risquerais d'en souffrir mais là, c'est moi qui les arrêterais violemment. Je dévoilais enfin ma plaie et observais avec terreur, c'était pas beau à voir. Grimaçante, je me redressais pour fixer le majordome.

❝ Je suis où là ? Et depuis combien de temps ? Et vous êtes qui tous ? Comment vous avez fait pour me trouver ?  ❞

Y a quelques instants mon cas était désespéré, j'étais en droit de me poser des questions. Mais la nature de cette « réalité » me revenait tout à coup. J'avais tendance à oublier où j'étais décidément et un nouveau soupir s'échappa de mes poumons. Et puis une nouvelle douleur, des grimaces, tout ça...et puis un dernier soupir avant de m'adresser à nouveau à cet Yvan et de refaire doucement mon bandage.

❝ Elles reviennent quand ? Et où sont mes affaires ? ❞

C'est que j'avais pas bien envie de poireauter là, même si ce lit était confortable. Ça m'a d'ailleurs valu un beau bâillement rien qu'à l'idée de m'allonger ici.

(c) Kuroko's basket RPG



∙∙∙⊰La justice est la vengeance des Nobles, comme la vengeance est la justice du Nord⊱∙∙∙


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Aventure #12 écrite Lun 31 Juil - 23:24

Eskel

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Quel mal de crâne… La jeune femme ouvre difficilement les yeux. Où était-elle ? Avaient-ils fini par périr ? Non. La mort ne pouvait pas ressembler à cela. Elle se redresse sur ses coudes et grimace de douleur. Alors ainsi, les illusions pouvaient faire mal… Eskel passe une main sur son ventre et grimace de plus bel. Elle soulève la chemise trop large et inspecte le large bandage entourant son abdomen. Où était son équipement ? Elle se sentait nue sans son armure…

La jeune femme fini de se redresser et regarde autour d’elle. Une chambre, plutôt chic. Elle passe une main sur son front avant de finir dans ses cheveux. Quel enfoiré cet homme. Ce soit disant Prince, quel enfoiré ! Elle commençait à douter du bienfondé de cette histoire d’usurpateur. Reprenant doucement ses esprits, elle remarque une jeune femme accrochée à son bras, endormie. Un fin sourire nait sur son visage, attendri.

Si faible était l’apparence de cette innocente endormie. Eskel passe une main sur les cheveux de l’inconnue avant de reprendre ses réflexions. Réflexions avortées par cette blessure étrange. Elle se contracte et grimace encore, jurant doucement. Son regard n’est que vengeance. Si jamais elle retrouve cet enfoiré, illusion ou pas, elle jure de le tuer pour ce qu’il lui a fait subir ! La jeune femme ne peut que remercier le lion de l’avoir sauvée, enfin, si l’on pouvait considérer cette blessure maudite comme un sauvetage. Pour sûr qu’elle allait mourir, consumée par cette chose. Elle n’aimait pas la magie. Cette chose qui armait les faibles et qui permettait aux hommes de survivre face aux monstres de l’île.
Le brigadier resta interdit un moment, réalisant tout à coup sa faiblesse présente. Elle n’aimait pas ce sentiment, elle en avait peur. Etre faible, incapable de se défendre seul, incapable de prévoir les coups bas. Elle grogne. Elle qui avait tenu l’épée face aux esprits de glace, elle qui avait combattu pour ce fou, pour ce soit disant prince.

A nouveau, ses pensées furent interrompues par la demoiselle se réveillant. Elle semblait vouloir parler mais ses morts furent coupés courts par l’irruption d’une autre dame dans la chambre royalement décorée. La femme, noble à n’en pas douter, fait part de ses directives. La jeune demoiselle au visage innocent s’exécute et suit donc sa mère. Deux hommes viennent remplacer la présence féminine. Un garde et un majordome. Si le premier semblait rompu au combat, le second paraissait tout à fait normal. Un homme lambda quoi.
Les questions se mirent à fuser dans sa tête. Elle n’avait pas la moindre envie de s’enfuir. Son corps tout entier réclamait le repos et la magie qui pulsait en elle ne faisait que l’affaiblir plus encore, enfin, c’était l’impression qu’elle avait.

Son regarde se pose sur le majordome tandis qu’elle s’adosse au montant du lit, arrangeant le coussin pour soutenir son dos. Ses cheveux, détachés, retombent sur ses épaules. Pour une fois, elle semblait propre et n’avait pas le visage maculé de poussière ou de sueur. Pour une fois, elle se sentait être plus qu’une simple milicienne.
Eskel pose les mains entre ses jambes tendues devant elle. Perdue un instant dans le vide, elle revient rapidement à cette réalité biaisée. Elle regarde le dénommé Yvan. Il semblait attendre quelque chose de sa part. Intriguée par toute cette attention, elle penche légèrement la tête avant de rire doucement. Mais pour qui la prenait-elle ? Elle n’était rien qu’un soldat, qu’une enfant des rues, qu’une pécore. Elle n’était rien pour ces nobles. Pourquoi tant d’attention face à un soldat ?

Enchantée, commence-t-elle, polie malgré ses rustres habitudes. J’ai tout un tas de questions à vous poser à commencer par l’endroit où nous sommes. Où sommes-nous ? Pourquoi diable ne suis-je pas morte ? Athanamir, là, c’est réellement le descendant de Reyson de Lüh ? Rassurez moi, on se trouve bien en l’an 128 ?

Elle fait une pause, se redressant malgré la douleur. Elle souhaitait se lever pour faire face au majordome mais son corps refusait de bouger plus, attiré par cette chaleur qui lui avait fait tant défaut avant.

Où est mon équipement ? Sommes-nous au palais du Prince ? Qui possède cette invocation dévastatrice ? Suis-je en danger de mort ? Vous me craignez, c’est pour ça que vous avez posté un garde à l’entrée de cette chambre.

Sa dernière phrase n’était pas une question mais une affirmation. Elle savait qu’ils avaient peur de quelque chose. Sinon ils ne laisseraient pas un garde devant cette fichue porte. Que pouvaient-ils bien craindre ? N’avait-elle pas trop parlé en demandant tout cela ? Elle était tellement perdue, désemparée, faible. Il lui fallait ces réponses pour comprendre où elle se trouvait. La jeune femme passe une main sur son visage puis sur son ventre.

Cette magie me consume, n’est-ce pas ?

Elle avait faim et soif. Mais pouvait-elle réellement compter sur une nourriture issue d’une illusion ? Quoi que… l’idée de l’illusion commençait à se heurter à son expérience douloureuse.

J’aimerais beaucoup boire et manger, dit-elle dans un souffle. La politesse était de mise, surtout face à un majordome qui devait sans doute avoir un rang supérieur au sien. De toute manière, tout ce qui touchait de près ou de loin à la noblesse avait une autorité supérieure sur elle, c’en devenait rageant à la longue. Peut-être qu’avant d’aller conquérir le nord, elle devait s’acharner à monter en grade ? Non, le nord était plus important. Monter la rébellion contre le Prince, prendre le pouvoir, dominer ces terres sauvages et conquérir l’île. La puissance, voilà ce qu’elle désirait le plus.
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Aventure #13 écrite Sam 5 Aoû - 0:37

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Yvan n'eut le temps de finir sa phrase qu'on toqua à la porte. Arthur ouvrit celle-ci avant de laisser entrer quatre gardes ainsi qu'un autre majordome qui s'adressa de manière strict et sévère à Yvan.

« Yvan ! Je veux que vous prépariez notre invitée, le Prince Saren veut la recevoir pour un entretien. Il sera accompagné de la Princesse Amboise ainsi que de Dame Victorica. Je ne veux pas qu'une imbécile commence à parler n'importe comment au Prince et vous avez intérêt à ce qu'elle ne fasse pas un écart durant l'entrevu. Apprenez lui rapidement la manière dont elle doit se comporter et ce qu'elle peut et ne peut pas faire. Une fois que vous aurez fini vous la ferez escorter par les quatre gardes ici présent, ainsi qu'Arthur. Le Roi a insisté pour qu'Arthur soit là, puisque c'est lui qui l'a sauvé. Vous avez dix minutes maximum. »

C'est l'horreur et la tristesse infinie qui marqua le visage d'Yvan, qui semblait auparavant si calme. Il se tourna lentement vers vous et se frotta la tête avant de prendre une grande inspiration de commencer à réciter quelques paroles tandis que l'autre Majordome, qui semblait être le supérieur d'Yvan, traversa une nouvelle fois la porte avant de la fermer derrière lui.

« Alors, je ne peux décemment pas vous apprendre comment vous tenir parfaitement en dix minutes mais je vais faire de mon mieux. »

Vous pouvez essayer de protester, mais les regards noirs des gardes vous font comprendre que vous n'avez pas franchement le choix.

« Les règles d'étiquette envers le Prince sont assez simple mais doivent être respecté scrupuleusement. Parlons d'abord de votre arrivée dans la salle du trône. Au moment où vous entrerez dans la salle de trône vous devrez mettre un genou à terre jusqu'à ce que le Prince vous accorde le droit de vous relever. A ce moment là vous devrez vous incliner par respect pour sa majesté. Vous ne devez parler que lorsque l'on vous adresse la parole directement et vous ne pouvez en aucun cas ne pas répondre à une question qui vous est posé. Il y a encore des centaines d'autres règles mais cela ne s'apprend pas en dix minutes donc je vais essayer d'être bref. Les grossièretés sont à mettre de côté et vous vous devez de vous comporter comme il se doit. Enfin, vous devez éviter de regarder la Princesse ou sa fille dans les yeux pendant plus de dix secondes de suite. Toute femme que vous soyez cela peut-être considéré indécent. »

Yvan continua de vous assommer de règle qui peuvent vous sembler tout aussi inutile les une que les autres. Finalement, il vous laissa avec les gardes qui vous emmenèrent vous et Arthur jusque dans la salle du trône. Toujours habillé d'un haut trop grand pour vous, on annonce votre arrivée avant que les grande porte de la salle du trône s'ouvre et vous laisse rencontrer Saren de Lüh.

Saren de Lüh:
 

Choix:
 

Vous décrypter la composition de la salle très rapidement. La salle du trône est une salle tout en longueur, avec au bout de celle-ci, des escaliers qui mènent jusqu'au trône. Sur celui-ci est assis le Prince de Lüh qui semble vous observer avec une curiosité toute particulière. Sur la gauche du trône du Prince se situe un autre siège, moins luxueux, sur lequel est assise Amboise de Lüh. Celle-ci semble désintéressé de la situation, mais vous porte quand même un regard inquisiteur. En bas des escaliers se trouve un sofa assez luxueux, des dorures le recouvrant. Sur celui-ci est assise la jeune femme qui était endormi à votre chevet au moment de votre réveil mais également un étrange personnage. Ressemblant à tout sauf à un noble, la caractéristique principale de l'individu était des cheveux d'un bleu éclatant, couleur assez peu commune sur les terres d'Arcane. Il était allongé sur le sofa, la tête sur les genoux de Victorica et semblait agréablement dormir. Sa présence était totalement contre intuitive, qui était-il pour se comporter de telle manière ? Surtout auprès de la famille princière. Votre attention fut vite détourné quand le Prince annonça d'une voix forte et puissante ce qu'il attendait de vous.

« Bien le bonjour mon amie ! Excusez-moi pour cette soudaine entrevue dont j'ai requis l'existence sans prévenir mais mon empressement de faire votre connaissance à pris le pas sur mon bon sens ! Je suis Saren de Lüh, dernier Prince de Lüh en date, celui que vous devez sans doute connaître sous un faux nom et un surnom très peu affectif. Mon fou de frère n'a pas du être tendre avec ses reproches sur ma personne. Mais peut importe ma personne, j'ai besoin d'en savoir plus sur vous. Qui êtes-vous ? D'où venez-vous ? Quelles sont vos origines ? Mais plus important, qu'est-ce qu'il s'est passé dans la petite base de résistance de mon frère pour que cette sphère noir apparaisse dans le ciel ? »

La voix du Prince avait réveillé l'individu au cheveux bleus et ce dernier, sans pour autant bouger de son indécente posture eut un court échange de parole avec Victorica que vous ne pouvez entendre au vu de la distance qui vous sépare. Celle-ci commença à caresser lentement les cheveux de l'homme tandis que celui-ci avait poser son regard sur vous, comme s'il essayait de déchiffrer votre comportement.


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Aventure #14 écrite Dim 6 Aoû - 0:51

❝  Ainsi l'oiseau, faible et timide, veut en vain fuir l'hydre perfide...
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Une fois mon bandage remis en place, j'ai pris l'initiative de remettre ce haut trop grand sur mes épaules, que je ramassais du sol. Pas pudique, mais pas nudiste non plus, fallait pas exagérer. Après quoi, Yvan me ramena un plateau bien remplis. Le petit déjeuner en question ? Je n'en ai fais qu'une bouchée évidemment, ça n'était peut-être qu'une illusion mais trop bien faite pour que je refuse cette nourriture. Les goûts et les textures étaient si bien réalisé que j'avais éprouvé autant de plaisir que si elle avait été vraie. Pendant que j'engloutissais mon repas, même s'il n'y paraissait pas, j'écoutais bien attentivement cet Yvan. Ce que je retenais aussi c'est que j'étais là où j'aurais voulu être dès le débuts des hostilités, ça aurait été plus calme. Enfin, à y réfléchir, c'était surement mieux comme ça. Peut-être que si j'avais choisis le palais dans un premier temps, je me serais retrouvé au milieu de ce champs de bataille dans un second. Finalement, mon sort me convenait bien mieux.

Je pris donc quelques instants ensuite pour observer à la fenêtre l'étrange orbe noire que m'indiquait Yvan. En l'observant pulser, j'avais l'impression de sentir mon cœur battre avec elle, dans tout mon corps. Mais ça n'était pas ça non, mon regard perdu dans le vide et mes sourcils froncés dévoileraient facilement que j'étais préoccupé par cette cicatrice sur laquelle je posais ma main. C'était bien elle qui pulsait et non mon cœur. Je regardais ensuite en direction d'Yvan. Pourquoi m'avait-il simplement indiqué cette information du doigt ? J'ai trouvé ça étrange mais n’eus pas vraiment le temps de me questionner. Le soupire du majordome m'avait intrigué et fait pencher la tête sur le côté mais, c'était sans compter sur les nouvelles de mon équipement et de ma possible liberté. Je plissais les yeux et réfléchissais un instant à ce conseil qu'il m'avait chaudement recommandé mais la porte s'ouvrit sur plusieurs hommes dont l'un coupa tout simplement la parole à Yvan.

Choquée, les yeux écarquillés et les sourcils relevés, je fixais cet homme sans dire un mot. Jusqu'à ce qu'il disparaisse aussi vite qu'il était apparu. J'ai retenu un rire entre mes lèvres pincées, devenant un pouffement quasi inaudible. Un rire jaune en fait, pour tout un tas de raisons. J'avais horreur de ce genre de personne qui se donne un genre de je ne sais quoi sous prétexte qu'ils aient une petit bout de pouvoir. Et puis il m'avait insulté aussi. Pour ça, je l'avais dans mon collimateur. Mais j'avais d'autres chats à fouetter. Arthur, le garde, c'était lui qui m'avait sauvé apparemment. Je n'étais pas du genre à remercier par des mots inutiles, je n'ai su donc que plonger mon regard dans le sien quelques instants avant de me pencher sur le cas du majordome puisqu'il semblait complètement bouleversé par la nouvelle. J'en avais vraiment rien à faire de tout ces gardes de pacotille et n'écoutait qu'Yvan, attentive, bien assise dans mon lit.

❝ Je suppose qu'Amboise est donc la princesse. ❞

Mine de rien c'était bon à savoir, sa fille avait l'air de m'apprécier sans que je sache pourquoi. Il me répondrait surement d'un simple hochement de tête et là, se mettrais à continuer ma petite leçon. Un très long soupire de ma part venait finir son monologue et je me levais silencieuse, un regard pour Yvan que je laissais derrière moi. J'étais donc mené, en compagnie de mon sauveur, jusqu'à la salle du trône. J'observais tour à tour ceux face à moi : un prince curieux, une mère maquerelle, une fille sage et un type trop bleu pour être normal. Mon regard s'est arrêté sur Arthur qui était déjà un genoux au sol. J'ai ensuite dirigé mes yeux vers le Prince, le visage aussi fermé qu'à mon habitude et me suis exécuté à mon tour, posant un genoux au sol tel un soldat qui attendait son adoubement, le regard perdu dans les lignes du sol. C'était contre mes principes : le respect n'est pas s'abaisser face à quelqu'un et la personne qui souhaite être respecter n'a pas à demander cela, car il se rend indigne de ce foutu respect qu'il quémande. Mais je pensais à Yvan, il avait été bon avec moi et j'avais l'impression que si je ne me tenais pas, il en subirait les conséquences.

Je suis donc resté ainsi, un genoux à terre, écoutant le prince s'adresser à moi. Et c'est dans cette même position que je lui répondais, tant qu'il ne « m'autoriserait » pas à me relever.

❝ Je suis Lagertha des Landes Nord, fille d'Harald et Lagertha. Votre frère et ses hommes ont été attaqué part la « Bête Divine ». Il a utilisé un sceptre magique, surement corrompu et m'a utilisé comme contre partie. D'où ma blessure et mon inconscience jusqu'à me retrouver ici. Je ne sais donc pas exactement ce qui à causé l'apparition de cette orbe. ❞

Je jetais un coup d’œil vers Arthur, après tout, c'était grâce à lui que j'étais ici et je saurais certainement bientôt si c'était un bien ou un mal. Puis je revenais à ma position initiale et pensais soudainement à ce type étrange aux cheveux bleus. J'ai discrètement relevé mon visage en sa direction et me suis aperçu qu'il m'observait bien trop pour que ça soit anodin. J'ai soutenu son regard en fronçant les sourcils, un instant avant de que mon attention soit prise par les pulsations de ma blessure qui me faisait souffrir. Je grimaçais alors en posant une main sur celle-ci et attendait sagement la suite. Si quelqu'un m'avait dit un jour que je m'agenouillerais devant le Prince de Lüh, je crois que j'aurais frappé cette personne.

(c) Kuroko's basket RPG



∙∙∙⊰La justice est la vengeance des Nobles, comme la vengeance est la justice du Nord⊱∙∙∙


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Eskel Merigold
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Eskel écoute les réponses du majordome. Tout commençait à faire sens dans sa tête. Elle avait été roulée, trompée par les belles paroles d’un homme fou. La milicenne serre les dents. Son poing vient rencontrer le matelas du lit royal. Tout c’était qu’une querelle pour le pouvoir, rien de plus. Elle avait mis les pieds dans des querelles intestines pour un fichu trône. Que restait-il à gouverner sous cette neige ? Tout le monde est mort. Il n’y a plus âme qui vive ici. Cette invocation, ce chien des dieux, il avait détruit leur plus belle création. Et ces derniers n’étaient pas revenus, faibles entités qu’ils étaient.

La jeune femme se redresse plus encore, prête à répondre au majordome. Elle était pas mal énervée d’avoir été ainsi roulée dans la farine. Mais la venue d’une nouvelle personne interrompit son élan de colère. Intriguée, elle tourne le regard vers la porte et observe l’échange, enfin plutôt les ordres donnés. Sa compassion va directement au pauvre majordome qui avait pour charge de lui expliquer l’étiquette. Elle était un soldat, il était en son devoir de respecter les nobles et de bien se comporter face à eux. Même si son envie de dissoudre ces classes sociales n’en était que plus grande. Elle se devait de se plier aux règles du jeu pour éviter tout problème actuellement.

La jeune femme passe une main sur son ventre et grimace. Elle ne pourrait pas s’incliner proprement et encore moins respecter l’étiquette dans cet état. Mais les nobles étaient ce qu’ils étaient et peu leur importait votre état de santé. Ils souhaitaient être respectés, adulés, crains… de viles créatures, plus que cette invocation qui semait la mort et la désolation. Eskel se lève en se tenant à la tête du lit. Elle tenta de marcher un peu mais s’arrêta bien vite. Se mouvoir ainsi blessée était une véritable torture. Cependant, sa fierté était trop grande pour qu’elle s’abandonne ainsi à la faiblesse. Tout en écoutant les sermons du majordome, elle se meut dans la pièce, se tenant aux murs et aux meubles. Il fallait qu’elle échauffe son corps pour le préparer à cette dure épreuve.

Quelques accroupissements plus tard, elle regarde les gardes et se laisse guidé par ces hommes armés jusqu’à une nouvelle salle. La sueur perle sur son front tant l’effort est important. Blessure magique ou pas, cet enfoiré avait transpercé son ventre avec une lance. On ne pouvait décemment pas marcher normalement, même après cinq jours de coma et de repos.
Eskel ressemblait à un prisonier actuellement. A un condamné à mort même, il ne lui manquait plus que les chaines et le subterfuge était parfait. Le ressentit était également au rendez-vous et elle ne cessait de regarder du coin de l’œil les gardes qui l’accompagnaient.

C’était une réelle veine pour eux qu’elle soit blessée aussi grièvement. En bonne santé, elle n’aurait peut-être pas collaboré aussi facilement. Même face à des gardes dorés. Ils avaient beau être plus lourdement armés et entrainés, l’absence d’équipement faisait qu’elle était plus rapide et plus agile que ces chevaliers de fer jaune. Cependant, elle demeurait docile et souffrante. Elle sentait la magie pulser à chaque battement de cœur. Doucement, elle apposa une main sur sa blessure, perdue dans ses pensées.
Le raclement de gorge d’un des gardes la fit revenir à la réalité.

Voilà qu’elle se trouvait devant un nouveau Prince. Devait-elle, au final, ployer le genou face à cet homme ? Ou devait-elle se méfier de son titre ? La milicienne avait déjà risqué sa vie pour un Prince, un vrai prince. Qu’est-ce qui lui disait qu’il n’était pas un énième usurpateur ? Son regard dur se pose sur le prince avant de se détourner pour fixer l’étrange énergumène qui la regardait, tout aussi intrigué. Elle revient à la réalité et s’incline respectueusement sans pour autant ployer le genou. Elle se redresse bien vite sous l’effet de la douleur qui tiraillait son abdomen.

Veuillez excuser mon manque de politesse, altesse mais je ne puis faire de nouveau confiance à un Prince. D’autant plus que je ne puis ployer le genou à cause du magnifique trou que votre frère s’est amusé à creuser dans mon ventre.


La jeune femme, toujours une main sur le ventre, essoufflée, transpirante mais vaillante, soutient le regard de l’homme, consciente de l’effronterie dont elle faisait preuve.

Je suis Eskel Merigold, Brigadière dans la milice de Lüh, récemment mutée à Rorn. Les origines d’une femme du peuple importe peu actuellement, altesse et mon histoire n’a d’intéressant que les sept derniers jours de mon existence.

Eskel baisse un instant les yeux, consciente que la princesse désapprouvait totalement son comportement. Mais celle-là n’avait de légitimité que le nom de son mari, aucune importance donc pour la milicienne qui savait sa fin proche de toute façon. Elle déglutit doucement, sentant ses jambes faillir. Saloperie de magie ! Voilà qui finissait de lui faire haïr la chose.

Votre frère nous a tous trompés. De la noblesse aux petites gens du peuple. Montant les uns contre les autres, montant les uns contre vous. Et surtout contre cette invocation qui semble effrayer plus d’un homme et avec qui vous auriez une alliance.

La milicienne se stoppe un instant, reprenant son souffle toujours plus erratique. Saloperie de magie ! Si elle retrouvait cet enfoiré, à qu’elle jurait par tous les dieux qu’il ne resterait pas en vie bien longtemps.

Il manie la magie corrompue. Un sceptre fait avec je ne sais quelle sorcellerie. Je sais juste qu’elle semble pomper sa force vitale à chaque utilisation. Il s’est permis de m’embrocher avec, doublant ainsi sa puissance. Si je puis me permettre une hypothèse folle, votre altesse, c’est que cette sphère noire serait liée directement ou indirectement à ma propre personne.
Cependant, si une requête m’est autorisée, j’aimerais en savoir plus sur la situation actuelle. Je vais de flou en flou, de mensonge en mensonge. Comprenez donc, votre altesse, que je ne puis avoir totalement confiance en l’endroit où je me trouve et en la personne que vous êtes.


Sur ces mots, elle s’inclina encore une fois, signe qu’elle avait fini de parler. Elle sentait cette magie pulser toujours plus dans son corps. La mort l’attendait, elle qui ne désirait que prendre le nord, voilà que l’hiver avait fini par l’emporter. Ses ambitions avaient été trop grandes. Elle avait signé sa perte en voulant délivrer de maudit chien des dieux ! Eskel jette un coup d’œil discret à l’homme aux manières indécentes. Sa couleur de cheveux était bizarre. Mais elle connaissait les lubies de certains nobles de se colorer ainsi les cheveux. Ils avaient de l’argent à jeter par les fenêtres là où le petit peuple se mourrait de faim.

Mais cet homme était trop étrange pour n’être qu’un noble excentrique. L’insistance avec laquelle il la regardait la mettait quelque peu mal à l’aise mais elle soutiendrait volontiers son regard si l’endroit et les circonstance avaient été autres.
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Aventure #16 écrite Ven 18 Aoû - 19:42

Lagertha:
 

Eskel:
 

En plein millieu de la phrase de Saren vous pouvez voir la Princesse se lever de son siège avant d'enlever une bague de son index droit. Celle-ci descend alors lentement les escaliers, et une fois arrivé en bas, jette violemment la bague au sol. La gemme serti dans la bague se brise sur le sol tandis qu'un tremblement de terre commence à se faire ressentir. La pression de l'air devient intense, forçant tous le monde à l'intérieur de la salle à plier le genou, à l'exception de l'homme aux cheveux bleus. De la gemme emet de la magie, qui résone avec votre blessure. Celle-ci commence à s'aggrandir à une vitesse anormale vous causant de la douleur encore plus intense. La magie de la gemme finit par former une sorte de brèche de magie rouge et semblant très instable. Le Prince se retourne et l'homme aux cheveux bleus lève un sourcil. La Princesse renre alors à l'intérieur de la faille et disparaît instantanément. Le Prince jure avant de parler à l'homme qui accompagne sa fille.

« Rindo ! Un peu d'aide s'il te plaît ! »

« Je te l'ai déjà dit, je ne combattrais pas pour toi. »

« Emmène au moins Victorica loin d'ici, j'ai un mauvais préssentiment ! »

« Comme tu voudras. »

Ce "Rindo" claqua des doigts et sembla s'évaporer dans l'air, accompagné de Victorica qui semblait paniqué à l'idée de laisser son père seul ici.

Le Prince lutte pour se retourner vers vous et vérifier que vous êtes encore là. Le tremblement de terre et la pression de l'air se normalise soudainement alors que la brèche s'élève lentement dans les air pour flotter au dessus du trône. Une foudre rouge frappe le trône, propulsant un peu de décombre dans votre direction. S'il n'y en a pas assez pour causer beaucoup de mal, l'arme du Prince à elle aussi été propulser jusqu'au pied de celui. Il saisît donc son épée longue et semble se préparer à attaquer cette faille. Mais avant qu'il est pu faire quoi que ce soit, deux éclairs frappent le sol devant vous. Après que la fumée se soit dissipé vous pouvez discerner deux formes menaçantes émerger.

Amalgame Cristallin:
 

Les Cristaux rouges qui ornent les créatures semble pulser de la même magie que votre blessure. Quelques choses vous semblent étrangement familier à propos de ces créatures. La vérité vous frappe rapidement quand vos souvenirs vous reviennent. Les deux choses devant vous ont le même visage que deux des hommes qui vous avaient aidé à tenir le portail durant la bataille dans le domaine de la résistance d'Athanamir. Mais avant que vous ne puissiez faire plus de conclusion, la porte derrière vous vole en éclat et une autre de ces créatures apparaît, le corps d'un des gardes embroché sur son bras. Dans les éclats de la porte, vous pouvez trouver le bouclier et l'épée courte d'un des gardes, couvert du sang du malheureux.

La magie de votre blessure s'étend alors brusquement jusqu'à atteindre votre coeur, et un étrange évenement se produit. La douleur disparaît soudainement et vous sentez une force incommensurable vous traverser. Tous votre corps se recouvre alors de veines rouges qui brillent à travers votre peau. Vous vous sentez plus en forme que jamais tandis que les trois créatures se rapprochent dangereusement de vous. Néanmoins si vous regardez vos mains, vous pouvez remarquer des petits cristaux rouges apparaître sur vos doigts.

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❝  Ainsi l'oiseau, faible et timide, veut en vain fuir l'hydre perfide...
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Tout chez le Prince qui se présentait devant moi me faisait penser que son âme était de la même trempe que la mienne. Un combattant à l'allure aguerrie avec qui j'aurais aimer prendre les armes. J'appréciais ses actes et ses mots. Il était visiblement un meneur et non un simple dirigeant, le rôle même que je voulais jouer auprès de mes hommes. Arthur nous expliquait ce qu'il avait vu en me sauvant et un air soucieux pouvait se lire sur mon visage. J'allais réfléchir à tout ça quand la Princesse entra en scène. Je la fixais d'un regard noir lors de sa descente avant que cette saloperie ne nous mette tous à l'amende. Sale garce ! Je grognais le genou au sol alors que l'immunisation à tout ça de ce « Rindo » me paraissait invraisemblable. Il n'était certainement pas un protagoniste comme les autres dans toute cette histoire mais je n'ai pu y réfléchir plus longtemps tant les évènements se sont enchaînés rapidement et ma douleur me prenait au corps. J'observais un maximum la scène, acculée par la douleur, la magie et la rage qui me tenait au sol. Je serrais les dents et grognais, le regard noir. Nous étions à présent encerclés, ma douleur s'étendait jusqu'à mon cœur que je serrais dans ma main, crachant quelques gouttes de sang avant que tout ne s'arrête subitement. Cette soudaine énergie me relevait instantanément. J'observais un instant mes mains qui se transformaient elles aussi, j'étais soucieuse mais ne pouvais pas m'attarder là dessus. J'ai attrapé l'épée et le bouclier non loin de moi avant que l'on ne se retrouve, Saren, Arthur et moi, dos à dos et encerclés. Voilà que mon vœux allait être exaucé.


❝ Saren, ces gars sont des hommes de votre frère. Mais on en discutera plus tard. ❞

Pas de conditionnel à cette phrase, nous allions sortir vivants de cette merde indescriptible, il le fallait. Je serrais ma nouvelle épée courte et mon bouclier, je sentais cette force inhabituelle montée en moi, j'avais hâte de m'en servir. Un rapide regard derrière moi pour m'adresser à mes deux frères d'armes du moment.

❝ Vous deux, ne vous séparez pas, résistez, protégez-vous et restez derrière moi, ❞ je faisais à nouveau face au cristal rouge ambulant dans le cadre de la porte et fit tournoyer mon épée d'un revers de poignet, ❝ je m'occupe du reste. ❞

Je fondais sur mon adversaire, me protégeais d'un coup venant de la gauche avant de frapper son visage pour fendre ensuite son torse de haut en bas. J'esquivais d'un bon en arrière une deuxième attaque qui venait déchirer mon haut et griffer ma peau. Un rapide regard en arrière pour me rendre compte qu'il ne fallait pas trop reculer au risque d'exposer Saren et Arthur. Il fallait que j'en finisse au plus vite avec celui là. Je chargeais à nouveau en grognais et donnais tout dans ce premier affrontement. J'esquivais son premier coup en tournoyant vers l'extérieur avant de fendre son épaule. Son revers, que j'ai contenu avec ma lame, me projeta par terre. Je roulais sur la droite en évitant son bras qui venait se planter dans le sol à quelques centimètres de moi. J'ai frappé son genou d'un violent coup de pied brusque, le déséquilibrant pour que je puisse me relever mais son revers, que je n'avais pu autant esquivé, atteignais à nouveau mon abdomen et glissais jusqu'à mon épaule creusant une vilaine entaille. Un rapide regard pour juger que ça ne nécessitait pas de soin immédiat et je relevais mon visage en sa direction, un sourire carnassier sur mes lèvres tandis que mon haut de teignait de rouge.

Un rapide coup d’œil vers Saren et Arthur qui résistaient comme ils le pouvaient. Comme je leur avais conseillé, ils s'efforçaient de dévier et d'esquiver, sans attaquer. C'était une bonne chose mais je devais agir vite. Je profitais de cette nouvelle puissance et voulais en finir avec celui qui me faisait face. Je chargeais à nouveau, esquivais une première attaque, lui esquivait la mienne. J'en déviais violemment une autre avec mon bouclier, le déséquilibrant. Je l'ai fendu de son abdomen à son épaule et l'ai martelé d'un coup de pied direct accompagné d'un cri guerrier. Au sol, il était à ma merci mais un cri d'Arthur me rappelait à eux. Le soldat était au sol et Saren se faisait acculer ne pouvant lui porter secours. Un petit rebond de mon épée dans ma paume, je l'attrapais comme une pique et la projetais vers celui menaçant Arthur, l'avantage de la maniabilité de l'épée courte. J'avais visé la tête, mais c'est dans sa gorge que ma lame se plantait. Ce qui n'était pas plus mal au vue du casque qu'il portait. Avec la force que j'y avais mis, il recula suffisamment pour permettre à Arthur de se relever. Moi, me retournant vers mon adversaire prêt à se remettre, j'ai frappé son visage de mon pied comme une massue et ai attrapé mon bouclier de mes deux mains avant d'écraser sa gorge avec fureur, à plusieurs reprises. Son sang giclait sur mon visage et je continuais à marteler en grognant comme une Chimère jusqu'à défaire sa tête de son corps. Je me redressais dans un élan assez peu maitrisé, reculais en survolant le corps du soldat cristallin et observait mon corps par la même occasion. Il se recouvrait de plus en plus de ces pics rouges. Ça m'inquiétait évidemment, mais je n'avais pas encore le temps de m'attarder dessus. Je me retournais, la fureur me montant aux mâchoires.

Je me suis mise à charger en direction de celui qui détenait mon épée dans sa gorge. Mon bouclier en première ligne, Arthur s'écarta en m'entendant arriver et dans un râle combatif, je percutais le soldat cristallin que je fis reculer de quelques pas. De ma main libre j'attrapais ma lame et la tirais avec force, provoquant le plus de dégâts possible. Je fis volte face et fendis les ligaments des genoux de celui qui me tournait à présent le dos. Il s'écroulait au sol et je hurlais à Saren et Arthur :

❝ Reculez !!! ❞

J'étais enragé, ils pourraient le voir sur mon visage. Mais j'étais aussi pleine d'entrain et de fougue, mon sourire carnassier qui apparaissait de temps à autre me trahissait. Cette force qui m'emplissait : j'adorais ça. Je me sentais puissante et ce combat était le meilleur que j'avais pu vivre jusqu'à présent. Et pourtant, je combattais depuis mon plus jeune âge avec mes frères et sœurs. Je n'étais pas la plus fameuse des guerrières, mais l'une des plus féroces et mon acharnement compensait mon manque de subtilité. Cette bestialité qui bouillonnait en moi ne faisait que s'accroître avec cette puissance qui grandissait au fond de mes tripes. Je ne mourrais pas ici, j'en avais décidé et rien ne pourrais changer mes plans.

Je rejoignais mes frères d'armes et faisais à présent face à ces deux foutus soldats cristallins qui avançaient inexorablement vers nous, leurs blessures repoussant l'échéance. En première ligne, Saren et Arthur derrière moi je m'étais à nouveau attardé sur ces pics qui continuaient à apparaître sur mon corps. J'en brisais un, instinctivement, à l'aide de ma lame. La douleur m'arracha un râle bruyant, comme si un de mes os s'était brisé, étouffé entre mes dents si serrés qu'elles m'avait fait souffrir. C'était peine perdue mais je ne voulais pas devenir comme eux.

❝ Saren ! Arthur ! Détruisez ces saloperies de cristaux ! ❞ Ils s'avançaient vers moi et, s'apprêtant à porter leur coup, je l'ai prévenais soudain. ❝ Soyez efficaces, je vous donnerais pas de seconde chance. ❞

Le sourire aux lèvres, je me tenais droite et fière. Saren balaya mon dos et mon sourire disparu. Dans la seconde qui suivit, Arthur déblaya une partie de ma jambe gauche. Mes yeux se révulsaient et se levaient vers le ciel, ma mâchoire se serrait et un puissant râle de douleur emplit la pièce. Je serrais tellement mes armes que mes bras en tremblaient. Ce n'était pas des blessures, juste de la souffrance. Violente certes, mais elle avait le don de centupler ma férocité. Je fondais sur celui à genoux et martelais inlassablement de nombreux coup mais il évitait la majorité d'entre eux tandis que parais et évitais un maximum les siens. Il était bien plus sur la défensive que le premier et leur agilité à laquelle je n'avais pas fais attention me sautait à présent au yeux. J'ai montré les crocs et suis revenu auprès de Saren et Arthur. Nous déplaçant sur le côté en les contournant, nous avons rejoins le sofa sur lequel était précédemment Victorica et ce « Rindo ». C'était maintenant celui à la gorge blessée qui se rapprochait le plus de nous, rapidement. D'un coup d’œil complice, je demandais à mes frères de m'aider. Au bon moment, ma puissance couplée à le leur nous permis de propulser ce fameux sofa en direction du cristallin, le plaquant au sol.

❝ Finissez-le ! ❞

Je ne doutais pas qu'ils seraient capable de l'achever dans la position où il se trouvait. Moi je devais en finir avec l'estropié. Je marchais en sa direction d'un pas lourd, mes armes fermement empoignées et chargeais à nouveau. J'ai d'abord voulu frapper d'estoc son torse, mais bien que mon attaque atteignait sa cible, ma lame ne l'avait pas complètement pénétré et j'ai sentis son bras de cristal me frapper violemment le flan. Sa force me projeta au sol et la douleur m'y maintenait. Je me suis redressé et grognais à nouveau avant de donner un coup de pied brutal sur la garde de mon épée, la plantant ainsi entièrement dans son torse. Je roulais sur le côté et me projetais avec mon bouclier d'une attaque et puis tout s'arrêta. Je sentis le corps de mon adversaire s'écrouler non loin de moi alors que je m'écartais pour ne pas avoir à subir sa lourdeur. Saren l'avait achevé et Arthur me tendait la main pour m'aider à me relever ce que je fis volontiers. Une fois debout, j'observais la scène macabre et souris soudain. J'ai frappé mon cœur de mon poing et ai écarté mes bras. Mon visage ensanglanté, je clamais la victoire dans un râle puissant vers le ciel, évacuant toute cette fureur qui m'avait habitée durant ce combat, mon visage mimant l'animalité d'un guerrier ressortissant d'une bataille.

❝ Regarde comme je suis prête à combattre pour toi ! Ici et dehors ! Regarde ! ❞

Je m'adressais à ce fils d'Aqua que je venais délivrer comme j'aurais pus m'adresser aux Dieux si j'étais précautionniste. La hargne de mon affrontement m'avait fais parlé, m'avais libéré, comme elle le fait souvent. Je suis une guerrière de cœur et d'âme et on ne se refait pas. J'ai laissé mes bras tomber le long de mon corps et pouvait maintenant souffler, les yeux clos je me suis laissé un instant pour respirer enfin puis suis revenu à la « réalité ». J'observais Saren et Arthur, ils étaient blessés et exténués mais leur pronostic vital n'était évidemment pas engagé. Nous avons tous les trois eus la même idée : celle de venir s'écrouler sur les marches menant à feu le trône. Assis les uns à côtés des autres, nous reprenions notre souffle. Mes fortes respirations étaient entremêlées de rire de fond de gorge. Je me suis étendue dans un long gémissement de satisfaction avant de m'adresser à Saren.

❝ A la vue des derniers évènements, je doute que ce soit de tout repos dans cette saloperie d'orbe. Si je dois y aller seule, je ne serais pas contre d'être mieux équipé qu'avec ce foutu haut inutile et de récupérer mon équipement. ❞

Je me penchais un peu sur le côté, nonchalamment pour l'avoir en visuel en attendant de poursuivre notre conversation. Mais je revenais sur un point en désignant les cristaux sur mon corps.

❝ Mais je crois qu'il faudrait d'abord s'occuper de ces trucs. ❞


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700 T.
Inventaire▲

Aventure #18 écrite Ven 25 Aoû - 13:05

Eskel

♦ Endurance: 7/10 +6
♦ Etat: Force accrue / Inventaire disparu
♦ Attaque physique: 3 +4
♦ Tsuris: 1105 T.
♦ Arme:
Epée droite (+4):
 
Bouclier (+2):
 

Equipement:
 
Inventaire:
 

Eskel grogna. Le Prince était un soldat, tout comme elle mais ce n’était pas la raison de son mécontentement. Elle savait bien qu’elle ne pouvait pas faire confiance à la Princesse. La milicienne pousse un juron de concert avec le Prince lorsque la dame ouvrit un portail. Si elle n’était pas aussi démunie, elle aurait suivi la félonne. Mais son ventre lui faisait mal et elle ne put que se tordre de douleur, lorgnant d’un regard froid et énervé le portail. La jeune femme jette un regard sur l’homme à ses côtés qui venait de dégainer son épée et hurlait à cet homme aux manières inconvenantes de les aider.

Elle savait bien qu’il était louche lui aussi et leur sort à tous semblait peu l’importer. Nouveau grognement de la part d’Eskel qui se redresse malgré la douleur. S’il fallait combattre elle le ferait, par devoir, par fierté. Elle ne pouvait se résoudre à mourir ici, pas avant d’avoir mis la main sur cette enflure d’invocation et de lui faire regretter tous ces traitements. Elle souffle, essuyant la sueur sur son front. Sa respiration était saccadée et la douleur était croissante. Mais elle était un soldat et elle ne pouvait se permettre de faillir. Le garde qui la surveillait un peu plus tôt se joint à eux alors que d’abominables créatures sortaient du portail. Cette enflure de princesse allait passer un mauvais quart d’heure si jamais la milicienne tombait sur elle. Qui sait ? Un accident était si vite arrivé.

Ces choses étaient horriblement familières. Et ô combien puisqu’il s’agissait des soldats ayant combattus à ses côtés. Eskel resta surprise un instant avant de jurer de plus belle. Cet enfoiré de traite avait osé utiliser ses propres hommes pour créer ses créatures ! La rage croissait en son sein et elle était prête à se jeter corps et âme dans une bataille qui semblait perdue d’avance. Ces choses puaient la magie, cette même magie qui s’était logé dans sa blessure. Elle serre les dents et darde son regard furieux sur ces abominations autrefois humaines. Son contact fut rapidement rompu lorsqu’un bruit se fit entendre. Elle détourne la tête pour observer avec horreur une troisième créature arriver. Un pauvre soldat gisait embroché à son bras. Brisant cette vision d’horreur, elle saisit le bouclier et l’épée, mue par cette force qu’était l’adrénaline. S’il y avait une troisième abomination, il pouvait en avoir beaucoup plus dans le château.

Enfoiré ! lache-t-elle alors entre ses dents tout en se préparant à combattre.

Elle ne portait ni chaussures ni armures. Elle serait légère et agile. Son enseignement de soldat ne lui enseignait pas la stratégie et l’agilité, seulement obéir et foncer dans le tas. Mais elle avait lu tant de livres et elle s’était amusée à s’entrainer avec des marauds dans les tavernes qu’elle se sentait prête à parer toute éventualité. Si seulement elle n’était pas blessée… Elle souffle, cherchant à se tenir correctement pour ne pas encaisser un mauvais coup. Elle était faible.

Faiblesse qui sembla disparaitre soudainement, remplacée par une force inconnue. Eskel regarde les veines rouges pulser sous sa peau. Saloperie de magie ! Elle n’avait pas besoin de ça, surtout si cette merde tendait à se propager sur son corps à commencer par ses mains… Elle grogne et se met tout de même en garde. Du coin de l’œil, elle regarde le prince faire de même ainsi que le garde prénommé Arthur. Ils allaient mourir, tous les trois, mais autant qu’ils aient dégommé au moins deux de ces créatures avant cela.

Elle hurle mais ne charge pas. Ca n’était pas à elle de lancer le premier coup. Attaque en premier et garanti la victoire à ton adversaire. La créature face à elle répondit à son hurlement et se jeta sur la milicienne qui esquiva avec une facilité déconcertante. Saloperie de magique qui s’avérait être utile. Eskel asséna un coup dans le dos de la bestiole. Toucher les cristaux était, de toute évidence, une mauvaise idée compte tenu de la solidité de son épée. Par contre, toucher les points faibles et découverts de la bête était une très très bonne idée. Cette dernière hurla et se retourna vivement, assénant un coup violent qu’elle para tant bien que mal avec son bouclier, ce qui laissa un beau creux dans l’acier. Ces machins étaient rapides et forts, si elle avait reçu un petit coup de pouce du destin, il n’en était pas de même pour les deux autres hommes qui semblaient être en difficulté face à l’agilité et à la force accrue de ces choses.

Pourtant ils combattaient vaillamment. Saren, malgré son armure, semblait se déplacer avec rapidité et agilité. Il semblait être meilleur combattant qu’Arthur qui ne devait pas avoir réellement tâté le terrain.
La bestiole revint à la charge et elle s’écarta de sa trajectoire, assénant un nouveau coup dans le flan de ce soldat corrompu. Au fur et à mesure qu’elle frappait avec force ou esquivait avec rapidité, elle sentait les cristaux envahir son corps. Saloperie de magie qui lui offrait la force et l’agilité en échange de sa vie. De toute façon, il lui semblait que cette saloperie d’invocation ne désirait pas la voir vivante alors autant se donner à cœur joie dans le combat.

Eskel esquive un nouveau coup avant de tenter une percée qui se solde par un échec et un nouveau coup dans le bouclier qui la fait ployer. Elle sent quelque chose craquer dans son bras et ne peut retenir un hurlement de douleur, se débarrassant du bouclier enfoncé, elle attrape l’épée à deux mains et fonce sous les coups de l’adrénaline et de cette magie corrompue. L’épée se plante dans le ventre de la bestiole. Sans émotions, elle remonte l’épée, grâce à cette force nouvelle, et tente d’ouvrir en deux le monstre.
Le destin ne semblait l’aimer qu’à moitié car la bestiole la repoussa d’un violent coup de bras et elle se retrouva propulsée contre l’une des colonnes de la salle. L’air s’échappa de ses poumons alors qu’elle poussait un gémissement de douleur. Mais la rage de vivre était telle qu’elle se relève et fonce vers Arthur pour lui subtiliser la dague à sa ceinture. Tout soldat devait être muni d’une épée et d’une dague, les gardes dorés plus encore. Question de survie. Arrivant aux côtés du militaire, elle le regarde un instant, essoufflé par ce combat qui le dépassait. Néanmoins, la bête était tout aussi amochée et il fallait reconnaitre ses talents de combattant malgré la nouveauté de la situation pour lui.

Je l’occupe, tu passes derrière, dit-elle, oubliant les formules d’usages.

Il s’exécuta et elle accapara l’attention de l’abomination. Cependant, il ne fallait pas négliger celle qu’elle venait d’embrocher qui semblait ne pas vouloir la laisser tranquille. Un beau merdier… Un en face et un derrière. Sa tête ne cessait de se tourner, navigant entre les deux monstres. Ils allaient charger ensemble, la prenant dans leur étau. Mais elle ne désirait pas mourir maintenant.

Maintenant ! hurle-t-elle au soldat qui, sans se faire prier deux fois, embroche la créature face à elle. Cette dernière hurle et se retourne. Un violent coup projette le pauvre Arthur sur les escaliers princiers. Epée en main, il se relève difficilement tandis que Saren s’approchait pour achever la première créature, la sienne à ses trousses. Il lance un regard téméraire à Eskel qui passe derrière l’abomination qui avait toujours son épée dans le ventre. Sentaient-elles seulement la douleur ?

Et de une, plus que deux. Le combat était loin d’être fini et elle sentait la magie ronger son corps. Déterminée, elle plante le poignard dans le dos de la créature déjà blessée, jetant par la même occasion un œil à Saren et Arthur qui s’occupaient de la troisième horreur. Ce combat était loin d’être épique. Il était éreintant et suicidaire. Mais il était nécessaire pour leur survie, aussi s’occupa-t-elle d’esquiver les coups de la chose et de reprendre son épée. D’un geste rapide et fort, elle lui trancha la tête. Le corps sans vie de l’abomination tomba à terre et elle le regarda un instant, essoufflée avant d’aller aider les deux autres hommes.

La troisième créature n’en menait pas large face aux deux hommes. Saren avait entaillé plusieurs endroits de son corps. Le garde doré, quant à lui, peinait à tenir debout. Il était blessé. Pourtant il continuait à combattre aux côté de son prince. Eskel arrivait, les cristaux s’étaient emparés de ses bras et commençaient à venir ronger son torse. A trois contre un, le combat fut bien moins compliqué que les précédents. Et la créature fut vite renvoyée dans l’eau delà, non dans avoir frappé Eskel et renvoyé Saren au tapis. Mais tous deux se relevèrent. Le première par la force de la volonté et la seconde grâce à cette magie corrosive qui courrait dans ses veines. Ils l’achevèrent sans plus de cérémonie.

Le combat était terminé mais pas la guerre. Essoufflés, les deux hommes se regardèrent avant d’éclater de rire, un rire nerveux qui voulait tout dire. La milicienne se contenta d’observer son corps avant que le souvenir de la fille du prince ne lui revienne en tête.

S’il y avait trois créatures ici il peut y en avoir d’autres dans le château. Vous êtes sûr que votre fille est en sécurité avec cet homme ? demanda-t-elle, se permettant moult affronts.

Elle respira un grand coup puis leur montra ses bras :

Athanamir m’a laissé un beau cadeau corrosif. Et ces créatures étaient ses gardes. Nous devons l’arrêter avant qu’il ne ravage le reste de ce rempart contre l’hiver. Je ne pense pas que je puisse me débarrasser de ces choses… Néanmoins, elles me procurent force et rapidité en échange de ma vie. Altesse, je vous présente la magie corrompue, dit-elle d’une vois dédaigneuse.

Elle soupire avant de s’approcher d’Arthur et de constater les dégâts.

Vous pouvez encore combattre ?


HRP: Je ne gère pas ultra bien les combats '-' Du coup ça fait Mary Sue T_T
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Aventure #19 écrite Ven 22 Sep - 1:30

HRP : Excusez moi du retard :x

Au moment où vous achevez la dernière créature cristalline, la brêche dont émane l'étrange magie rougeâtre semble soudainement se figer avant que toute émanation magique provenant de celle-ci cesse immédiatement. Votre force nouvellement acquise disparaît avec la stabilisation de la brêche et c'est un violent coup de barre qui vous force à poser un genou à terre. Saren est le premier à s'inquiéter de votre état puisqu'il accoure jusqu'à vous pour s'enquérir de votre état. De son côté, Arthur s'approche doucement de la brêche pour vérifier qu'aucune autre monstruosité n'en sorte. Un groupe de soldat du Prince arrive de derrière la porte, l'un d'eux est en bien piètre état et plusieurs d'entre eux montre des traces de combats. Celui qui semble le plus gradé de tous les soldats s'inclinent devant le prince avant de lui dire, l'air étrangement stressé.

« Prince Saren, comment allez-vous ?! »

Le Prince eut alors le reflexe de vérifier qu'aucune blessure sérieuse ne le touchait avant de soupirer. Un air sérieux revint immédiatement sur son visage tandis qu'il observait les soldats.

« Parfaitement bien, nous avons juste eut une petite altercation avec quelques monstruosités. Quel est la situation dans le reste du palais ? »

Le Soldat gradé avala bruyamment sa salive, un grand stress semblant s'abattre sur lui quand à la réponse qu'il devait donner.

« Eh bien... Un nombre anormal d'homme et de femme se masse devant la barrière magique, c'est comme si l'intégralité de Lüh était soudainement revenu à la vie. Une étrange fumée rougeâtre flotte dans l'air et semble chargé d'une magie toute particulière. La où elle semble donner une férocité sans précédent à tous ces choses, le simple fait de la respirer donne un horrible mal de crâne ainsi que l'envie irrepressible de rejoindre la masse. Nous avons du enfermer une dizaine d'homme parce qu'ils cherchaient par tous les moyens d'abattre la barrière magique du palais. »

Le regard de Saren se fit sombre, il semblait être consterné par les horribles actes de son frère. Il serra le poing avant de jurer nerveusement. Il fit quelques pas, perdu dans ses pensés, et eut un regard dans votre direction, il se tourna ensuite vers les soldats et leur adressa leurs ordres.

« Je veux que tous le monde rentre à l'intérieur du palais et que l'on me barricade les entrées d'air. Je veux que ceux infecté par cette magie soit enfermé solidement. Que l'on me trouve Rindo et Victoriqua aussi, dîtes leur de venir dans la salle du trône dés que possible. »

Les soldats acquiesèrent vigoureusement avant de commencer a répéter à tous le monde dans le palais les ordres du Prince. Celui-ci se tourna de nouveau vers vous et vous adressa la parole.

« Tu te retrouves en plein milieu d'une guerre fraternelle contre ton gré et j'en suis navré mais il semblerait que l'énorme sphère noir dans le ciel, ces monstruositées cristallines et toi soyez intimement lié par cette blessure causé par mon frère. Que cela soit une bénédiction ou une malédiction, tu es notre seul chance de survie contre d'autres de ces abominations et notre seul destination semble être à travers ce portail magique. »

Il pointa la faille magique et tout dans sa gestuelle semblait indiquer qu'il n'appréciait pas l'idée ni même la trouvait saine d'esprit. Se jetter à corps perdu à travers une faille d'où emerge d'horrible créature étant vraisemblablement du suicide mais sortir du palais n'était plus possible à cause de cette étrange fumée magique dans l'air. Le Prince s'arrêta quelques secondes avant de regarder Arthur, son regard se déplaça ensuite sur vous avant qu'il ne prononce quelques paroles.

« Je ne peux vous laisser dans cet équipement ridicule, surtout quand une bataille à l'échelle mondiale semble se préparer. Arthur, accompagnez-la jusqu'à la réserve et rendez-lui son équipement d'origine. Alternativement vous pouvez aussi piocher dans l'armurerie pour vous équiper. Une fois cela fais, retrouvez moi ici même. Je risque d'avoir besoin de vous pour convaincre une certaine personne de nous aider. »

Arthur vous invite ensuite à le suivre à travers le palais et vous guide jusque dans la reserve où vous retrouvez toutes vos armes et votre armure, vos provisions manquent à l'appel mais en considerant les conditions dans lesquels on vous a retrouvé, rien que le fait que votre armure et vos armes soient toujours en un seul morceau est déjà un miracle en soit. Arthur vous emmene ensuite dans l'armurerie du palais où vous attendent à peu près tous les types d'armes à votre connaissance. Des objets magiques médicinaux sont aussi disponible en grand nombre et de ce que vous dit Arthur, vous pouvez vous servir autant que vous voulez. Arthur s'eclipse ensuite à son tour pour aller choisir ses armes et vous laisse seule dans l'armurerie. En parcourant les rateliers des centaines d'armes présente ici, vous apercevez une seconde pièce, avec l'écriteau "Armurerie Royale" sur la porte. Rien n'indique que vous n'avez pas le droit d'y entrer mais l'aspect poussièreux de la poignée de porte indique que cette pièce n'a pas été visité depuis longtemps. Vous pouvez décider de pousser la porte par pur curiosité ou de simplement l'ignorer et d'attendre qu'Arthur finisse de se préparer.

Si vous entrez dans l'armurerie royale:
 

Un tremblement de terre vous sort de votre attente tandis que la même pression immense que la dernière fois se fait sentir et vous force à poser un genou à terre. La pression s'arrête soudainement et votre blessure se met à rayonner de magie. Celle-ci commence à s'expandre soudainement, vous redonnant la même force que tout à l'heure. Mais avant même que vous puissiez en profiter, tout s'arrête subitement et votre blessure revient à la normal. Arthur arrive en courrant, tout aussi étonné que vous, et vous vous dépechez de revenir vers la salle du trône. Sur place vous voyez le cadavre de deux autres amalgames cristallin sur le sol juste derrière le fameux Rindo, semblant discuter avec Saren d'un sujet houleux. En vous voyant arriver il prononce quelques paroles à Sarne puis lui tourne le dos pour se diriger vers Victoriqua. Saren lui se tourne vers vous et vous inspecte rapidement.

Si vous êtes entrer dans l'armurerie royale et pris au moins une des reliques:
 

« Eh bien, vous avez du le sentir mais mon frère a envoyé d'autres de ces choses à travers le portail, j'espère que tu n'as rien eut concernant votre blessure. »

Il se tourne ensuite vers Rindo avant de continuer.

« Ce prétendu homme est en fait la bête divine, aussi surprenant que cela puisse paraître. Et c'est avec lui que j'ai conclu un pacte visant à protéger tous les réfugiés du palais contre le froid polaire qu'il a instauré. En échange j'ai du lui confier la vie de ma propre fille, Victoriqua. Et il refuse catégoriquement de s'impliquer dans la guerre entre mon frère et moi. Les attaques qu'il a perpétué contre les survivants étaient pour son simple plaisir. La seule autre chose qui le fait réagir sont les dangers qui peuvent toucher Victoriqua, comme ces deux choses ont fait avant de se faire massacrer. Il refuse de m'écouter moi, mais je pense qu'il t'écoutera toi. Il semble être particulièrement interessé par ta personne et je suppose que tu pourrais conclure un marché avec lui. L'avoir avec nous nous donnerais au moins une chance de réussir dans mourir dans l'enfer qui doit nous attendre de l'autre côté du portail. Essayer de ne pas le mettre en rogne en tous cas, vous n'avez pas envie de finir comme ces pauvres choses. »

En regardant les deux nouveaux amalgames vous pouvez voir une fine couche de glace les recouvrant, de plus vous remarquez assez vite que leur tête à disparu... Le Prince vous a donc confié la tâche de marchander avec la bête divine en personne concernant une attaque suicide sur l'enfer sur terre d'Athanamir. Néanmoins le Prince vous a aussi dit que la vie de Victoriqua était importante aux yeux du Demi-Dieu. Vous pourriez simplement essayer de convaincre Rindo normalement, mais menacer vous même la vie de Victoriqua pourrait être une bonne façon de faire obéir l'être divin. Mais voulez-vous vraiment risquer de mettre en colère le demi-dieu le plus puissant jamais vu ?


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Aventure #20 écrite Lun 25 Sep - 15:57

❝  Ainsi l'oiseau, faible et timide, veut en vain fuir l'hydre perfide...
- ft. Winglece

Un genou au sol et, contre toute attente, avec un monstrueux coup de barre, je n'avais pu qu'assister impuissante à la suite des évènements. Le rapport du soldat de Saren : c'était pas du joli et la situation à l'extérieur semblait quelque peu inconfortable. Je haussais les sourcils en inspirant bruyamment avant de me relever, mon visage grimaçant de peine. Le Prince se tourna vers moi en m'intimant deux ou trois choses sur le rôle malheureusement important que j'avais à jouer dans tout ce merdier. Là, j'avais une mine désabusée. De toutes façons qu'est-ce qu'il y pouvait ? Il était juste un pion dans toute cette supercherie. Mais voilà que mon équipement revenait sur le tapis et ça, ça me redonnait du baume au cœur. Pas de là à sourire hein, évidement, mais j'avais les yeux plus pétillants, malgré mon épuisement visible.

J'ai donc suivis le plus vigoureusement possible ce cher Arthur jusque dans la réserve du palais où se trouvait mon équipement. Je me suis rapidement trouvé un coin un peu à l'écart pour revêtir tout ça, j'allais pas lui faire le coup deux fois à ce pauvre garçon. Ah ! Que ça faisait du bien de retrouver ses affaires, j'ai soupiré de soulagement avant de suivre à nouveau Arthur jusqu'à l'armurerie. Là, mes yeux brillaient et mon cœur tambourinait ! J'avais l'impression que c'était mon anniversaire, tant d'armes à ma porté, c'était trop beau. On aurait dit une gamine dans un magasin de gâteaux, je voulais toutes les essayer. Enfin surtout les épées. Je l'ai prenais en main, les faisait tournoyer, les sous-pesait -j'ai même pas fais attention à Arthur qui s'était barré- et c'est là que je suis tombé sur une porte poussiéreuse et mystérieuse. « Armurerie Royale » hein ? Pas de question inutile, j'ai évidemment ouvert la porte sans grande appréhension ni retenue. Qu'est-ce que ça allait faire de toutes façons ?

Mais... les armes présentes ici avaient quelques choses d'étrange. Aussi, mon entrain c'était quelque peu réduit en entrant là dedans. Après une quinte toux monstrueuse, mes sourcils froncés et l'air interrogateur, je m'avançais vers chacune d'elle, remarquant au passage qu'il manquait pas mal de trucs ici. Naturellement, j'étais plus attiré par l'épée que par la lance, c'était pas vraiment mon arme de prédilection. Mais le bouclier attira furtivement mon attention en me faisant sursauter. En tout cas il avait l'air efficace. Le quatrième présentoir que j'inspectais, c'était visiblement là qu'Athanamir avait prit le Cristal. Je lisais attentivement la plaque avant de pouffer de rire et de marmonner pour moi même :

❝ Ahah ! A tout moment il a zappé ce con là ! ❞

Ça me paraissait carrément possible qu'il ai tout simplement oublié cette histoire de corruption et qu'il ai été tout aussi surpris que nous des évènements. Même si il profite de leur tournure à moins que... Lui aussi ne soit devenu une monstruosité... Je pensais un instant à ça avant qu'un petit coffre n'attire mon attention. Verrouillé. Y avait bien un code, mais machinalement j'ai essayé de forcer l'ouverture, avec ses conséquences magiques. Fallait donc que je m'intéresse à cette fameuse année où tout a commencé. Je fronçais les sourcils, grimaçais, levais les yeux au ciel et marmonnais encore.

❝ Merde. On est quoi... en 128 là c'est ça ? ❞

Je me retournais et commençais à faire les cent pas.

❝ Ça a commencé en quoi déjà... Raaah ! ❞

Je mordais mes lèvres et fronçais un peu plus les sourcils. J'aimais pas trop réfléchir mais là, il le fallait. Et puis soudain : un éclair de génie illumina mon visage avant que je ne me jette sur le coffret pour commencer à entrer les chiffres.

❝ On est en l'an 8 de l’ère glacière donc logiquement... ❞

120. Un cliquetis m'intimait que j'avais eu raison et un fin sourire vint tirer mes lèvres. Je lisais la note, empoignais le cristal bleu et je sentis quelque chose de différent concernant ma blessure. Je ne pouvais pas en juger les réel effet, ça aurait été trop long et j'avais déjà perdu assez de temps. . Je le rangeais dans ma poche, intriguée mais surtout avec l'impression que je tenais la solution à tout ça. Même si elle était supposée, c'était déjà pas mal. Maintenant, j'avais presque envie de sortir rapidement de ce trou. Il fallait pourtant faire un choix, mais je n'avais pas envie de m'encombrer non plus. J'ai attrapé l'épée ornée, par instinct ou par vrai choix et l'ai rangé à côté de la mienne. Ma nature étant majoritairement offensive, ça me semblait évident.

En retournant dans l'armurerie principale, j'ai attrapé des objets magiques de soins au cas où et n'ai finalement pas pris d'autre arme, tout simplement parce qu'il me semblait essentiel d'être dans les meilleures conditions possible et pour moi, c'était jouer sur l'aisance de l'habitude. Si encore j'avais eu le temps de prendre mes marques, je dis pas mais là... Et puis de toutes façons au vue de la nature de ce merdier, j'suis pas sûr que ça fasse beaucoup de différence. A ce moment là, il y eu une nouvelle fois cette pression insupportable et cet élan soudain d'énergie mais tout s'arrêta très vite. Arthur revenu, nous retournions rapidement à la salle du trône où nous attendaient deux nouveaux soldats cristallins ayant trouvé la mort et ce... Rindo... Saren s'avança vers moi, semblait ailleurs puis m'adressa la parole. Je pu à peine lui répondre un :

❝ Si mais... ❞

Qu'il continua en me parlant de Rindo. J'observais ce dernier à la tignasse bleue, les sourcils froncés et les yeux révulsés. Ma mâchoire se serrait à mesure que Saren déblatérait sa réelle histoire. Alors comme ça il tuait et détruisait par plaisir ? En fait, ce qui me prenait aux tripes, c'est que j'aurais pu être dans le lot de ceux morts pour son « simple plaisir » et cette idée avait le don de m'exaspérer. Ma respiration se faisait plus saccadée en le fixant. Mais la dure réalité me tenais : je n'avais absolument aucune chance contre lui. Il fallait donc, comme me le conseillait Saren, que je négocie avec lui. Négocier ? Pf, à d'autres. Je ne négocie pas moi. J'ai pris un longue inspiration, lèvres à demi-ouvertes, mais mon regard lui ne s'éclaircissait pas. Je m'approchais de ce Rindo, mais restais à bonne distance, ne pouvant m'empêcher de serrer le poing. En fait, la situation actuelle ne lui permettait pas de faire la fine bouche, ça semblait évident que ce n'était plus qu'une simple querelle entre deux frères et que la portée était à présent toute autre.

Je regardais un instant Victorica, puis mon regard se perdit dans le vide. Ma voix elle était neutre et vide.

❝ T'es bien conscient que si on fait rien, tout le monde crèvera. ❞

Je regardais à nouveau Victorica.

❝ Tu lui permettra peut-être de survivre, mais elle finira seule. ❞

Je tentais, en la fixant profondément, de lui faire prendre conscience, à elle aussi, de la gravité de la situation. Je laissais un instant de silence avant de porter mon regard à ce Rindo.

❝ Tu crois que c'est ce qu'elle voudrait ? ❞

Je me détournais de lui et prenait à présent la direction de la faille, dans laquelle se perdait mon regard.

❝ Si j'en crois tes « plaisirs », je ne pense pas que tu nous estimes beaucoup, nous les humains. Ça m'étonnerais donc que tu nous crois capable de stopper un tel merdier. Pourtant, la solution, c'est une humaine qui l'a... Moi. ❞

Je me retournais à nouveau vers lui et ma voix se faisait cette fois-ci plus insistante et mon regard plus grave encore.

❝ Aide moi et je ferais tout pour arrêter ce truc. C'est ça le marché. ❞

Mon regard le défiait presque. Il n'y avait pas réellement de négociation, c'était un contrat à prendre ou à laisser, mais chacun devait faire sa part au risque que tout parte en vrille. Mes paupières se plissaient en attendant sa réponse et j'avais là une idée, une alternative. Bien plus radicale celle-ci, mais est-ce qu'il allait entendre raison ou me forcer à l'utiliser ?

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Aventure #21 écrite Dim 8 Oct - 1:12

L'ambiance dans la salle du thrône se fait de plus en plus pesante. Saren reçoit des rapports toujours plus urgent quand à la situation qui se fait de plus en plus grave et catastrophique. De ce que vous pouvez entendre, la fumée ampli de magie rougeâtre se déplaçant dans l'air s'incurse de plus en plus à l'intérieur du palais par les entrées d'air restantes. De plus en plus d'hommes et de femmes semblent devenir fou et des rapports concernant des meurtres d'une violence inouïe entre simple majordome vous font froid dans le dos. Vous entendez même par dessus le brouhaha de plus en plus importants qu'Yvan, le majordôme qui a répondu à vos questions à votre reveil à l'intérieur du palais, a été tué par l'un de ses collègues qui avait été rendu fou par la magie du cristal. Arthur de son côté à le regard fixé sur la faille redevenu instable suite à la seconde attaque des créatures cristallines. Il essaye de fouillé les décombres du thrône et essaye tant bien que mal de trouver quelque chose d'utile pour empêcher d'autres créatures de sortir avant qu'un plan d'attaque et de défense soit prêt.

Rindo écoute vos paroles d'une oreille non attentive, comme si tous cela ne l'interessait point. Pourtant un ricannement sournois mais semblant pourtant être rempli de sens se fait entendre au moment où vous proclamez être la solution pour résoudre définitivement la question de la lutte de pouvoir entre Athanamir et Saren. Au moment où vous vous taisez après avoir essayer de convaincre l'homme à la chevelure si particulière celui-ci jette un coup d'oeil rapide vers Victoriqua, qui semble être en pleine "étude" des cristaux qui composent les amalgames cristallins, avant de faire quelques pas vers votre direction. Il se rapproche dangereusement de vous, la démarche nonchalante et un sourire en coin sur le visage, ne s'arrêtant qu'à quelques centimètres de vous. Il prononce alors quelques paroles qui vous ramènent durement à la réalité de votre situation.

« Eh bien, eh bien. Je vois que l'on se prend au jeu facilement. Mais tu ne devrais pas si facilement te prendre au jeu d'une illusion proposé par un demi-dieu. Surtout un demi-dieu qui ne porte que très peu de respect aux humains. Néanmoins, je dois admettre que tu t'es révélé plus interessante que beaucoup d'autres. Et pour cela je pourrais bien te donner le bénéfice du doute, je vais donc t'aider. Mais t'aider de par moi-même serait quelques choses de beaucoup trop facile. Après tout, il me suffit de claquer des doigts pour mettre fin à la vie d'Athanamir. »


Rindo se retourne une nouvelle fois vers Victoriqua avant de recommencer à parler.

« Je n'ai aucune affection envers ces choses. Ce ne sont que des illusions après tout. La seule raison pour laquelle j'ai fait en sorte de garder Victoriqua en vie est parce qu'elle joue un rôle de la plus haute importance dans tous cela. Contrairement à ce que dit Saren, Victoriqua n'est pas sa fille. Victoriqua est la fille d'Athanamir et d'Amboise. Néanmoins, Saren n'a pas la moindre idée de cela et crois lui-même que Victoriqua est bien sa fille. Au moment de la fuite d'Athanamir avec le Cristal, il a fait un détour pour souhaiter un adieu à sa fille et à la femme qu'il aime. Malheureusement, sa petite fille adoré à fini par entrer en contact avec le Cristal et s'est retrouvé incrusté d'une partie du Cristal. »

Il se retourne une dernière fois vers vous, et finit ses explications.

« Une seconde partie du Cristal s'est logé en toi au moment où Athanamir à voulu t'utiliser comme carburant pour le Cristal. Heureusement pour toi, tu as transferé la magie du Cristal en toi dans un autre contenant, cela t'évitera bien des souffrances. L'unique but que tu as pour compléter cette épreuve et de mettre en contact le Cristal avec les deux morceaux manquants au même moment et tu seras libre de partir de cette illusion. C'est à peu près tous ce que je peux te donner comme information sans te rendre la tâche trop facile. »

Au moment où il prononce ces derniers mots, il disparaît soudainement sans laisser de traces. Le demi-dieu semblait être suffisament interessé pour ne pas vous laisser totalement dans l'incompréhension de votre objectif mais pas assez pour faire le travail à votre place. Néanmoins, vous vous retrouvez dans de sales draps. Vous devez réussir à faire en sorte d'emmener la prétendu fille de Saren à travers le portail sous le nez du Prince et, encore pire, réussir à faire entrer la jeune femme en contact avec le Cristal en possession d'Athanamir sans y rester. Sans vous laisser un moment de répis Saren pose sa main sur votre épaule gauche, le Prince de Lüh ayant sans doute remarquer la volitilisation soudaine et non-prévu du demi-dieu censé être la solution à tous cela. Il vous adresse quelques paroles, comme s'il essayait de rendre la situation plus optimiste qu'elle ne l'est.

« Je me doutais que Rindo n'accepterais pas. Ce maudit demi-dieu est aussi improbable que le tempérament de mon frère. Nous n'avons plus de temps à perdre, attendre plus longtemps serait risquer l'arrivé d'autre monstruosité dans le palais, et avec cette magie qui prend le contrôle de l'esprit des hommes et des femmes de ce palais, dans moins d'un jour c'est le palais tout entier qui se charcutera joyeusement. Je réunis autant d'homme que possible sans risquer la sécurité du palais et je vous rejoins dés que possible.»


Le prince s'en va alors, sans que vous n'aillez encore pu sortir un seul mot. Vous vous retrouvez alors seule dans la vaste salle qui était assailli par tous les officiers du palais avec des rapports par centaines. Le temps passe rapidement et Saren revient ensuite avec un petit bataillon d'homme tous plus armé les uns que les autres. En regardant de plus près chacun d'entre eux de plus près on aperçoit bien vite qu'ils vont se faire massacrer à la première occasion. Ces gardes ne sont pas comme ceux que vous connaissez. La Garde Dorée de la vie réel est une force surentrainé dont les talents peuvent mettre à terre les plus robustes des hommes. La Garde Dorée de cette illusion semble être composé d'homme juste bon à tenir une épée et à faire peur. Bien évidemment quelques exceptions se distinguent du reste du groupe, notamment Arthur, mais la masse ne semble être qu'un tas effrayé d'homme dont le courage se limite à leur devoir de présence.

Le Prince se rapproche de vous avant de lancer un discours qui se voulait galvanisateur.

« Aujourd'hui, Messieurs, nous affrontons la pire menace que ce monde ait connu ! Aujourd'hui nous affrontons ce que les hommes ont fait de pire, la corruption de la nature. Mon propre frère, Athanamir, utilise la puissance de la nature contre elle-même et semble souhaité mettre fin à toute chose sur cette terre. Il construit des abominations dans l'espoir de nous user avant de lancer un assaut dévastateur en relevant les morts ! Nous pourrions nous incliner et attendre de voir la miséricorde d'un destructeur mais que pensez-vous arrivera à nos familles quand l'intégralité des habitants du palais seront réduit à l'état de cadavre ambulant, souhaitant dévorer tout et n'importe quoi ? Alors je vous le demande, Messieurs, n'allons nous pas nous battre pour notre liberté et surtout pour la survie des notres ? N'allons nous pas nous diriger en plein territoire ennemi et apprendre à Athanamir que menacer la vie des êtres aimés de la Garde Doré du Palais de Lüh est la plus grossière erreur de sa vie ? »

La où Saren espérait que cela soit suffisament poignant pour que les esprits combatifs se montrent, ce n'est qu'un pauvre cri de guerre à moitié synchronisé qui servit de réponse au Prince. Ce dernier soupira discrètement avant de se tourner vers la faille tandis qu'Arthur de son côté avait un rictus mélangeant peur et moquerie tandis qu'il observait un soldat qui s'était visiblement fait dessus. Le Prince passa à côté de vous et vous dit quelques mots avant de se replacer devant le petit bataillon d'une trentaine d'homme.

« C'est quand vous voulez, dés que vous vous sentez prête vous pourrez lancer l'assaut. »

Un mot de votre part suffît pour lancer cette assaut total contre Athanamir, même si cette assaut ressemble plus à une mission suicide qu'autre chose. Mais après tout, Rindo vous l'a bien précisé, que ce soit Saren, Arthur,Yvan, Athanamir ou Victoriqua tout cela n'est qu'illusion. Mais l'aide de Rindo ne s'arrête pas la, il vous a aussi précisé que Victoriqua était necessaire à la complétion de la purification du Cristal. L'emmener de force à l'intérieur de la faille n'allait pas être une mince affaire.

Après avoir mis au point un quelconque stratagème pour attirer la jeune fille à l'intérieur de la faille sans s'attirer les foudres de Saren et après avoir finis toutes vos préparations, vous signalez au Prince que l'assaut peut être lancé. La petite masse de soldat suit alors l'ordre du Prince malgré une grande hésitation de leur part, suivi très peu après par Saren et Arthur qui plonge à leur tour dans la faille. Vous réussissez d'une manière quelconque d'emmener Victoriqua avec vous à travers la faille et plongez à votre tour dans l'abime sanglante. La traversée parait enormément longue et un grand sentiment de gène vous habite alors que vous traversez un endroit où de la magie pur est présente. Au bout d'un moment, une horrible douleur vous prend au ventre, encore pire que les deux autres fois. La douleur est tel que c'est à peine si vous arrivez à maintenir votre conscience. Au bout d'une trentaine de seconde de douleur aïgu et intense, la douleur s'estompe et vous vous sentez tomber jusqu'à atteindre le sol brulant de votre destination. Ouvrant les yeux avec difficulté, vous observez alors la situation devant vous. Vous vous souvenez parfaitement de l'endroit. Même si les cristaux qui orne l'endroit font tâche avec la décoration, la cachette d'Athanamir n'a presque pas changé. Si l'on oublie le thrône massif de cristal qui s'élève à la place de l'ancienne maison qui servait de base d'opération pour le frère fou de Saren. En parlant du loup, vous pouvez alors l'apercevoir dans un sale état. A l'exception de son visage, il est presque entierement recouvert de cristal et vous pouvez apercevoir le Cristal original logé dans la poitrine de l'homme. Mais avant de pouvoir plus longtemps observer la scène, vous apercevez de la magie s'accumuler dans le Cristal incrusté dans sa poitrine avant qu'un rayon rouge vif ne soit lancé contre vous, accompagné d'un cri de douleur d'Athanamir. N'ayant pas le temps de vous relever, vous avez cru à votre fin, mais c'était sans compté sur Saren qui s'interposa entre vous et le rayon. Un sacrifice de la part du Prince ? Loin de là, le Prince était en effet équipé du même bouclier que vous avez aperçu lors de votre incursion à l'intérieur de l'armurerie royale. Le Prince était entrain de contrer difficilement la puissance du rayon et vous hurla alors de vous mettre à couvert.

Il aurait été idiot de faire autrement et vous remarquez alors le carnage alentours. Les soldats peu préparé à ce qui les attendaient était entrain de se faire massacrer par les créatures cristallines d'Athanamir. Il ne devait rester qu'une dizaine de soldat à couvert des trentes soldats qui était parti à travers la faille. Et la moitié de ceux restant étaient blessé. Saren finit par repousser entierement l'attaque d'Athanamir et vous rejoins à couvert. De votre côté vous cherchez Victoriqua des yeux avant de remarquer que la situation est moins pire que prévu. Athanamir, sans doute en voulant protéger sa fille du carnage, l'a rapproché de lui. Il ne suffit donc plus que vous puissiez vous approcher pour purifier le Cristal. Le petit cristal bleu que vous avez récupéré se met alors à rayonner de toutes ses forces avant de soudainement vous insuflez toute sa magie pour redevenir une pierre précieuse inerte. Vous ressentez une nouvelle fois l'afflux de puissance s'emparer de votre corps. Vous observez votre main, attendant de voir les cristaux rougeâtre apparaître mais remarquez avec plaisir que rien ne semble se passer a part des émanations d'une étrange magie bleuté.

Vous regardez alors la situation exact. Entre vous et Athanamir se dresse une dizaine de monstres cristallins. Huit d'entres eux sont exactements les mêmes choses que vous avez affronté dans le palais de Lüh. Deux d'entres elle sont un peu plus particulière. Ces monstruosités faisant plusieurs dizaine de mètres ne bougent pas d'un pouce. Entre leurs gigantesques mains flottent d'étranges cristaux violacées qui semble transferer de la magie vers Athanamir. Une inspection plus affiné revelera que les cristaux projette un bouclier autour du fou à lier. Vous vous retournez alors vers les hommes encore vivant pour estimez vos chances de réussite.

Force en présence:
 

La bataille allait être acharné et personne n'en ressortira indemne. Saren se tourne vers vous, reprend son souffle puis vous dit.

« Une idée de comment nous devrions procéder ? »

Explication \o\:
 


Forme Humaine:
 

Wing parle

Lece parle

Rindo parle
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Aventure #22 écrite Ven 13 Oct - 22:03

❝  Ainsi l'oiseau, faible et timide, veut en vain fuir l'hydre perfide...
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J'ai pris une grande respiration à la suite des révélations de Rindo. Bon, disons ce qui est, ce Demi-Dieu m'avait bien remis à ma place et si il n'avait pas disparu en un claquement de doigts, je l'aurais bien attrapé par sa tignasse bleue là. Enfin, si il avait été un simple humain sans importance je lui en aurait fait bavé pour s'être permis de me parler comme ça, là mon égo ne pouvait que se perdre à y penser. Et puis ça n'était pas réellement mon envie, plutôt une pulsion. J'étais là pour lui, depuis je ne sais plus combien de temps, à me battre pour me rendre digne de le libérer et là, j'étais juste honteuse de m'être laissé berner si facilement à son jeu d'illusion. Je pestais contre moi même et contre lui aussi pour le principe. Mais je n'avais pas le temps de respirer que déjà Saren venait s’enquérir de mon « échec » avant de ne fuir l'endroit comme la peste. J'ai écarquiller grand les yeux, inspira bruyamment et poussa un long soupire très audible. Je crois que d'avoir repris conscience que tout ça n'était qu'un jeu avec des personnages fabriqués avait anéantis toutes le patience et la compréhension que je pouvais pour eux.

Et pour ce qui est de retirer la dentelle et les gants, c'était la Victoriqua qui allait en faire les frais. Pauvre petite illusion. Je la fixais d'un regard noir et exaspéré avant de fondre sur elle, attrapant violemment son poignet pour l'attirer vers moi et placer son visage au plus près du mien, la menaçant de ma mâchoire serrée.

❝ Toi ma p'tite tu va venir avec nous. Et crois moi, le seul moyen pour que je lâche ton bras ça serait de te l’arracher. ❞

Je la sentais commencer à se débattre et à vouloir répondre je ne sais quels mots qui risquaient de griller mes oreilles. Je me faisais alors encore plus convaincante dans mon rôle de bourreau.

❝ Teuh ! J'veux rien entendre, tu sais très bien pourquoi je t'embarque. Mauvaise fille va. ❞

J'associais certes dernière phrase d'une grimace dédaigneuse. Je ne sais pas ce qui m'énervais le plus, ses agissements en eux même où le fait qu'ils viennent d'une illusion qui réussissait à m'agacer quand même. Bah, j'ai pas le temps pour ces questions. Je m'avançais en la tirant derrière moi, empoignant son poignet fermement, mon bras des plus tendus. Saren était rapidement revenu et, me lançant un regard interrogateur, surement à cause de la présence de sa « fille chérie » à mes côtés, il se mit à discourir pour galvaniser ses « troupes ». Enfin, si on peut appeler ça comme ça. Je roulais des yeux et soupirais à nouveau face à cette incompétence criante. Mais j'allais pas m'attarder sur des illusions n'est-ce pas ? Si ils ont l'air si incompétent c'est que ce Demi-Dieu le voulait bien. Je ne pu, instinctivement, m'empêcher de regarder vers le ciel d'un œil accusateur, comme si j'espérais qu'il le verrais.

Saren se tourna ensuite vers moi, inquiet de la position de sa « fille ». J'avais vraiment ni le temps ni l'envie de prendre des gants avec des gens qui n'existaient même pas, déjà qu'en tant normal c'était pas vraiment mon fort mais là. J'allais donc lui donner l'explication qu'il demandais tant.

❝ Saren, c'est pas compliqué, elle vient avec nous. Rindo m'a avoué que ta « chère fille » était aussi une pièce de puzzle. Donc c'est pas négociable, soit elle vient avec nous, soit tu y vas sans moi et là t'es sûr de crever. ❞

Je l'entendais protester et se surprendre à me voir ainsi changer de comportement. Il avait pas tord de le pointer du doigts, mais ses réflexions m'ont encore valu des grimaces d’agacement et d'impatience.

❝ Ça t'as pas paru bizarre que ta « merveilleuse femme » ai créé cette faille pour ensuite sauter dedans à pied joints comme si de rien n'était ?  ❞

Je tirais Victoriqua vers nous et la lui présentais comme un trophée de chasse, d'un revers de ma main libre.

❝ Je te présente ta nièce. Son papounet Athanamir à malencontreusement logé un bout du Cristal qui nous lie tous les trois et qui a besoin d'être rassemblé pour mettre un terme à toute cette merde. Si tu n'as pas d'autres questions on pourrait peut-être y aller ! ❞

Mon ton s'était fait de plus en plus fort et agacé. Je voyais Victoriqua honteuse et Saren perdu, voir triste mais résigné. C'est tout ce qui me fallait. Sans la lâché, je vérifiais mon attirail et  lançais un dernier regard à la troupe qui allait sauter dans la gueule du loup. J'étais résigné, ça n'allait pas être facile mais il fallait que je passe cette dernière épreuve avec brio. D'un geste souple de la main, j'indiquais la direction de la faille à ces messieurs avec un grand sourire narquois.

❝ Si ces messieurs veulent bien se donner la peine. ❞

Ce qu'ils firent après un temps d'hésitation, compréhensible mais affreusement frustrant pour moi. Je soupirais à nouveau et me postais face à la faille avant de lancer Victoriqua dedans. Ben oui, je voulais m'assurer qu'elle y serait bien avant que je ne m'y engouffre à mon tour. J'observais une seconde cette faille, le regard déterminé. Je réussirais.

Ou pas ! Une fois la douleur insupportablement déchirante de mes entrailles passée, où j'ai bien cru mourir et vomir mes tripes, me voilà face à une situation qui paraissait vouée à un échec cuisant. La première attaque contrée d'Athanamir qui, comme je le présentais, c'était transformé en gros caillou, je me demandais comment cette foutu gamine avait bien pu se retrouver là bas. Enfin, c'était déjà ça de fais, je n'aurais pas à la trainer comme un boulet. Après mon petit coup d’œil, je me plaquais contre notre abri de fortune avant qu'une nouvelle vague de puissance n'emplisse mon corps. J'adorais ça, vraiment, à un point inimaginable jusqu'à maintenant, je ne pouvais m'empêcher de sourire. Revenant ensuite à nos Cobas, je m'accroupis, soucieuse de me faire la plus petite possible pour observer davantage la situation. Je plissais les yeux et grimaçais d'incertitude face à tout cela avant de ne reprendre ma place bien à l'abri. Ca n'allait pas être une mince affaire, surtout avec les branquignoles que je me coltinais.

Je m'adressais alors en premier aux archers.

❝ Vous là-bas ! Essayez de vous rendre un minimum utile et assurer les arrières de vos petits copains. Si vous êtes un peu zêlé, essayez de viser les gros cristaux violets là haut. ❞

J'intimais ensuite mes directives à Saren et Arthur, au plus proche de moi.

❝ Arthur, prends deux gars avec toi et essaye de te frayer un chemin jusqu'à … ❞

Je fus violemment stoppé dans mes palabres quand j'appercevais devant moi l'un des archers se faire pulvériser par un la même attaque que tout à l'heure, alors qu'il avait tarder à se cacher. Je pestais de colère en jetant un coup d'oeil vers Athanamir.

❝ Fais chier, ça charge vite cette connerie. ❞

Je revenais ensuite à ma position et lançais mes dernières directives avant de partir à l'assaut.

❝ Arthur, occupe toi d'un cristal. Saren, tu viens avec moi. ❞

Disais-je en me tournant vers lui avant de m'adresser au reste de la troupe.

❝ Restez groupez et tâchez d'en tuer au moins un ou deux ! ❞

Très franchement, je pouvais pas compter sur eux mais si ils pouvaient au moins en occupé quelques uns pendant que je faisais du ménage, ça serait déjà pas mal. Je jettais un dernier coup d'oeil vers nos opposants, indiquant du doigts les directions à prendre pour chacun, avant de me lancer à corps perdu dans la bataille.

Saren et moi fondions sur la gauche, Arthur et sa troupe vers la droite et le reste, au centre, un peu à vau-l'eau, alors qu'un des six énergumènes se faisait encore pulvériser. Je grognais de rage en plongeant sur une première monstruosité, la fureur, la puissance et ma nouvelle épée de mon côté, il ne fut pas long feu. J'eu alors une faiblesse dans tout le corps, je sentais que l'utilisation de cette arme me coûtait en énergie et ce serait surement la même chose pour les deux autres. En cohésion avec Saren, nous nous attaquions alors à un deuxième amalgame, sur la seule base de notre force.

Arthur et ses deux gars tombèrent sur un premier opposant, le groupe de soldats également. Il ne leur en fallait certainement pas plus au risque d'être débordé. Pour le notre, ce fut réglé rapidement, la force que m’insufflais cette magie m'aidait prodigieusement et j'avais l'impression de n'en faire qu'une bouché. C'est à ce moment que mon attention fut détourné par les cris d'un soldat du groupe au centre qui se faisait assaillir par une deuxième monstruosité, je brandi alors l'épée magique et lançais une attaque en sa direction. Et comme si cela ne suffisait pas, c'est vers moi qu'Athanamir se décidait, une fois encore, à attaquer. Comme la fois précédente, Saren s'interposa et contra l'attaque non sans mal.

Épuisé par l'utilisation de son bouclier, il plongea à couvert. Ma puissance magique me permit de m'acharner sur un troisième amalgame avant de le rejoindre à mon tour, observant le champ de bataille. Arthur et ses hommes avait éliminé un monstre mais était en difficulté pour la suite. Le groupe central maintenant au nombre de cinq s'était regroupé pour en éliminer un autre, achevé par une flèche de l'archer en arrière. Je lançais un regard lourd de sans à Arthur, avant qu'il ne projette sa lance vers son objectif. J'observais avec intérêt : elle s'était planté dans l'avant-bras d'un géant, ne lui restait plus alors qu'à se hisser jusqu'à ses paumes. A ce moment précis, un rayon d'Athanamir vint pulvériser les deux hommes qui étaient aux côtés d'Arthur, plus occupés à le regarder qu'à faire attention à ce léger détail. Je pestais à nouveau.

Il en restait trois que nous ne tardions pas à encercler, les cinq soldats, Saren et moi. J'en anéantissais un avec l'épée magique, par rage de vaincre avant qu'Athanamir ne lance une attaque contre notre petit groupe. Saren s'interposa encore une fois, certainement celle de trop. Il s'écroula à genoux après cette parade, complètement vidé. Je lui lançais un bref regard, vide de quoi que ce soit avant de laisser mon bouclier pour m'équiper du sien. Il ne restait que deux amalgames et le petit comité saurait surement les occuper. Je courrais alors, à toute allure vers les pieds du deuxième géant, où je commençais mon ascension. Heureusement que l'escalade ça me connaissais, sinon j'aurais été dans de beaux draps. A mi-cuisse, je fus alerter par une onde magique qui me fit me retourner pour observer Arthur qui venait de briser son cristal. Il me lançais un regard satisfait avant de devenir poussière, pulvérisé par un faisceau magique, sa lance chutant au sol.

Plus déterminée que jamais, je terminais mon ascension et au moment ou je m'apprêtais à détruire le cristal, je pu in extremis repousser un attaque d'Athanamir à l'aide du bouclier. Une nouvelle vague de faiblesse m'obligeait à reprendre mon souffle avant que je n'attende le dernier moment pour détruire à coup sûr, avec l'épée, le deuxième cristal. Une seconde plus tard, je sautais du géant, sans me poser de question, alors que je sentais le souffle de son attaque m'ayant à peine loupé.

Dans ma chute, je me rattrapais à un pics cristallins, puis un deuxième, ma fatigue du moment ne pouvant me permettre que de ralentir ma chute. Mains et genoux au sol, mon souffle était court et j'avais du mal à le récupérer. Je relevais le visage vers la bataille centrale où Saren avait succombé. Les deux amalgames demeuraient toujours, ainsi que quatre soldats toujours appuyé par l'archer. Toujours au sol à reprendre mes forces, je jetais un regard plein de haine à Athanamir qu'il ne calcula même pas, trop occupé à présent à se préparer à viser le groupe. J'en profitais pour récupérer les forces qui me manquaient et au moment où il lança son attaque, je me relevais brusquement et fondait sur la lance au sol, larguant le bouclier et l'épée magique au passage pour plus d'aisance.

Je l'attrapais, la projetais au plus près d'Athanamir et atterris à une courte distance. La rage au ventre, les yeux emplis de haine, je grimpais en sa direction, grognant de fureur. Une fois à leur hauteur, j'attrapais le cou de Victoriqua avant d'empoigner, à pleine main, le visage d'Athanamir, au moment précis où il s’apprêtait à lancer une attaque à bout portant, qui serait certainement fatale si tout ne se réglait pas maintenant.

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Aventure #23 écrite Dim 15 Oct - 4:28

Au moment où vous entrer en contact avec Athanamir tout semble alors s'arrêter, comme figer dans le temps. Seul votre conscience semble subsister alors que vous sentez lentement l'énergie magique qui vous emplissait se diriger vers Athanamir, tout comme le fait celle qui habitait Victoriqua. Au moment où le Cristal est enfin réuni, le monde autour de vous semble se briser peu à peu. Des morceau entier de la scène se brise avant que soudainement tout ne se brise comme du verre sur le sol. Vous reprenez le plein contrôle de vos actions subitement et un froid intense ne se fasse ressentir. Dans la pénombre environnante vous remarquez alors deux point lumineux d'une couleur azur, les mêmes points lumineux qui vous avait plongé dans cet illusion. A l'exception près que cette fois, les points lumineux semble s'élever dans les airs et se rapprocher de vous. Avant que vous n'ayez pu réagir, une douce lumière bleuté ampli la salle, vous rendant l'usage de vos yeux. Et tandis que vous esperez enfin que le calvaire soit fini, devant vous se dresse la créature la plus gigantesque que vous n'ayez jamais vu. Culminant à ce qui devait être une quinzaine de mètres, deux têtes se détachaient de la base du cou de la créature. L'aspect serpentine de la créature vous semble étrange, tout comme le fait d'avoir deux têtes l'est, mais une lueur intelligente semble émaner de la créature. Vous remarquez alors que les points lumineux étaient les yeux de la créatures bicéphales. Vous vous aprétez au pire, quand une voix résonne à l'intérieur de la cellule.

~~~

Cela ne devait même pas faire une semaine que nous étions enfermé de nouveau et on nous dérangeait de nouveau. Même pas de quoi faire une sieste convenable. Néanmoins, il fallait avouer que celle-ci avait du cran. Peu de personne, du moins nous l'esperions, aurait réussi à passer au travers d'épreuve si rude. Nous l'observons se reveiller peu à peu de l'illusion dans laquelle elle était plongé et décidions que c'était le bon moment pour nous reveler. Ah qu'il était detestable d'avouer à des humains qu'ils avaient réussi. Nous pourrions très bien ne rien en faire, pire que ça nous pourrions la tuer sur le moment. Mais quelque chose au fond de nous, nous poussait à ne rien en faire. De la curiosité peut-être ? Mais ne nous connaissons presque rien à sa personne... L'envie d'avoir une illusion de liberté sans doute, nous avions pris goût à être libre après tout. La lumière s'élève doucement dans la pièce tandis que nous l'observons avec une certaine satisfaction. Cela ne devait pas être tous les jours qu'un humain pouvait voir de créature aussi grande. Mais nous sentions aussi de l'animosité, peut-être n'avait elle pas encore compris qu'elle avait réussi. Peut-être aussi que d'avoir passé un si mauvais quart-d'heure dans une illusion si rude vous joue un peu sur les nerfs. Nous décidions de faire le premier contact pour la mettre à l'aise. La voix de Wing, calme et réfléchi, se met alors à résonnner dans la pièce si grande.

« Félicitation, Humaine. Tu as réussi là où beaucoup d'autres serait mort. Je suis l'être divin connu sous le nom de Wing. Et mon alter-ego, mon frère, mon moi à mes côtés se surnomme Lèce et nous formons à nous deux l'être connu sous le nom de Winglece, demi-dieu d'Aqua. »


Un murmure émane de Lèce, impétueux et tête brulé, qui porte un regard sevère sur l'humaine. Il se met alors à parler plus fort pour se faire entendre.

« Tu es presque arrivé au bout du chemin, mais nous avons besoin de quelques réponses avant de t'accepter comme invocatrice. Rien de bien compliqué en soit. »

Laissant Wing prendre la parole, Lèce continue de fixer l'humaine d'un regard inquisiteur.

« Tout d'abord, présente-toi. Dans un second temps, nous aimerions savoir tes motivations quand à libérer un être divin. Et dans un dernier temps nous aimerions savoir ce que tu comptes faire de nous. »

Nous nous couchions alors, prêt à entendre les réponses de l'humaine, nos deux têtes serpentant doucement dans les airs sans une once d'aggressivité. Mis à part Lèce, qui est toujours aggressif. Ses réponses n'importaient que très peu. Nous voulions juste ne pas être de nouveau enfermé dans une pièce si petite pour des millénaires encore. A vue d'oeil, la femme ne devait pas être de Lüh mais plutôt du nord, mais ses traits étaient tellement fin qu'il était difficile de concevoir que les barbares du Nords puissent avoir mis au monde une femme tel que celle-ci. Mais peut-être n'était-ce qu'un préjugé, ce n'est pas comme si nous avions pu en voir beaucoup.

A l'intérieur de notre esprit, c'était un débat tout autre qui se déroulait.

**Allons-nous vraiment accepter la première qui vient ? Peu importe son but ? Même si son désir le plus profond est de commettre un génocide ?**


**Peut-être préfères-tu rester ici pendant des millénaire en attendant de trouver une jeune idiote n°2 prête à mourir dans les bras du premier assassin.**

**Ce n'est pas ce que Luce aurait voulu, elle aurait voulu que nous suivions les ordres d'un maître à l'âme pur et aux motivations juste**

**Luce est morte après nous avoir gracieusement envoyé balader parce que nous voulions la protéger**

**Luce est morte parce que l'on a démoli une prison pour la faire s'échapper, nous l'avons tué indirectement !**

**Luce est morte comme une idiote car elle a donné sa confiance à un inconnu c'est tous ce que retiendra l'histoire, oublie la et concentre toi sur le présent. Nous avons une nouvelle demoiselle à protéger et celle-ci semble bien plus intéressante que la précédente**


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Aventure #24 écrite Dim 15 Oct - 20:27

❝  Ainsi l'oiseau, faible et timide, veut en vain fuir l'hydre perfide...
- ft. Winglece

Impuissante et paralysée, j'observais le temps s'arrêter net, figé lui aussi. Je voyais ensuite tout ce qui était autour de moi se détruire, se briser petit à petit. Tout s’assombrit pour me laisser dans une pénombre envahissante que je ne savais décrire, alors que deux orbes lumineuses et familières s'élevaient devant moi. Je plissais les yeux un instant pour y déceler je ne sais quoi avant que tout ne s'éclaire doucement, d'une lumière bleutée. Il me semblait être assise, comme je pourrais l'être après m'être réveillé d'un long sommeil, sur un sol plus que normal et devant moi se dressait la bête divine. Elle était réellement là, devant moi, j'étais crispé et immobile, prête à bondir de désespoir pour parer je ne sais quoi, je n'osais même pas m'aventurer à la quitter des yeux pour observer où j'étais. Je ne voyais qu'elle, immense et n'allant certainement faire qu'une bouchée de moi. Si elle ne décidait pas de simplement me transformer en bouillis en m'écrasant comme on le ferait avec un insecte.

Quand soudain, l'une de tête m'adressa la parole, suivit de sa consœur que je fixais tour à tour, toujours aussi crispée, mais cette fois-ci les yeux quelque peu écarquillés. C'était comme si je n'étais pas certaine que cela soit la réalité, la vraie je veux dire et que j'étais enfin sortis de ce cauchemar. A mon sens, je risquais encore ma vie au moindre faux mouvement et je ne pouvais m'empêcher de fixer le géant devant moi, dans l'attente d'un je ne sais quoi. Mais ce n'est qu'une fois que tout risque me paraissaient envolé, que le fils d'Aqua du nom de Winglece se coucha devant moi, souhaitant surement me rassurer que je lâchais tout. Mon corps entier, en un instant, se détendit pour me laisser tomber doucement vers l'arrière en poussant un long et bruyant soupir de soulagement, allongée, les membres écartés de tout leur long. J'avais vraiment réussis à me sortir de ce trou à ras ? Je pouffais en fixant le plafond au dessus de moi et je restais ainsi, quelques secondes à peine, profitant de cette annonce qui m'avait semblé tellement douce.

Je soupirais une dernière fois, plus calmement avant de me redresser subitement, assise les genoux repliés et mes bras posés nonchalamment sur eux. J'observais Wing et Lèce tour à tour avant de ne répondre d'un ton des plus banal. Je n'allais pas leur faire un long discours, c'était pas mon genre, mais si ils me demandaient d'approfondir certaines choses, je le ferais volontiers. Je n'avais que très peu envie de retrouver ce mon hostile après avoir subis leur illusion.

❝ Je suis Lagertha et mes motivations... Il y en a pas mal en fait. ❞

Je pris quelques secondes pour observer la pièce dans laquelle on était et dont peu de commentaire suffisait à la décrire. Je retrouvais les yeux de Wing et Lèce, tour à tour avant de fixer la cicatrice dans la paume de ma main gauche, l'effleurant du bout des doigts. Les yeux perdus, énumérant mes motivations d'une voix anormalement douce et morose, je les posais une à une comme je conterais une histoire.

❝ Par envie. Par mes principes. Pour me sentir digne. Pour mon clan. Pour le mériter. Pour le protéger. Parce que quelqu'un qui m'étais cher aurait voulu que ça se passe comme ça. ❞

Sur ses derniers mots je soulevais mon regard pour retrouver le leur, comme si j'avais eu besoin de leur transmettre réellement l'enjeu de tout ça. Et puis soudainement, ça m'avait paru trop intime, trop proche de ce que je pouvais ressentir et j'aimais pas bien ça révéler mes sentiments. Alors je me reprenais, me redressant un peu et raclant ma gorge avant de reprendre une voix bien plus nette et bien moins sérieuse.

❝ Évidemment pour la puissance que ça apporte et surement un peu par orgueil. ❞

Je retrouvais difficilement leur regard, par pudeur et parce que j’espérais quelque part qu'il n'avait pas vraiment vue que je m'étais perdu dans mes pensées face à eux. Mais je restais assise face à eux,  étrangement à l'aise à leur parler comme si ils étaient déjà mes compagnons depuis longtemps.

❝ Et pour ce que je compte faire de vous ? J'ai l'impression d'avoir déjà plus ou moins répondu à la question. J'ai des choses à faire, sans appui c'est juste impensable et je peux pas me permettre d'échouer. Enfin, encore si j'étais seule dans l'histoire je dis pas, mais là y a pas que moi que ça concerne. Alors ce que je ferais avec vous -j'insistais sur le "avec"- c'est surement réussir à un peu mieux vivre dans le monde actuel, que je trouve être un beau merdier. ❞

J'appréhendais évidemment de lui dévoiler tout ce que j'avais en tête et préférais de pas tout déballer d'emblée mais j'espérais que tout deux comprendraient assez ce que j'avais envie de partager. Je risquais gros en venant ici, pour mon clan surtout. Ça me paraissait être une raison largement suffisante mais il fallait encore ressortir de là avec cet enfant d'Aqua. C'est à ce moment je me décidais enfin à l'observer réellement, les yeux plisser pour mieux le détailler. Ils étaient deux dans un seul corps, c'était déjà assez dingue. Ils étaient gigantesques et à la fois, je leur trouvais une magnificence que je n'avais jamais apprécié avant. Et je me disais alors que je les voulais avec moi, vraiment, eux. Je me posais aussi la question de savoir s'il fallait que je dise "vous" ou "tu" pour m'adresser à eux en même temps, mais ça c'était un détail.

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Aventure #25 écrite Mar 17 Oct - 11:34

La première réaction de l'humaine quand elle appris qu'elle était enfin libre de l'illusion fut du soulagement. Nous ne pouvions pas vraiment lui en vouloir, l'épreuve n'était pas particulièrement tendre avec les humains. Elle se redressa pour ensuite répondre à nos questions les unes après les autres tandis qu'un étrange sentiment se dégageait de ses paroles. Elle ne dévoilait pas tout et cela était parfaitement normal. Seuls les idiots révèlent leurs plans aux premiers venus. Mais outre cette prudence envers nous, un sentiment de simplicité se dégageait de ce qu'elle disait. Pas de double sens, pas de coup fourré, la vérité par elle-même. Cela nous intrigua avant de nous satisfaire, l'humaine avait un objectif qui lui était important de réussir et c'était notre aide et non pas notre servitude dont elle avait besoin. Et le fait qu'elle ne se cache même pas du fait qu'elle avait aussi besoin de puissance brut et que sa satisfaction personnelle était en jeu nous fit esquisser un sourire. Peu d'humain était assez courageux pour avouer directement que leur recherche de puissance à travers un demi-dieu était aussi une question d’ego et d'orgueil.

Quelques choses d'autres nous intrigua, le fait qu'elle ai prononcé le mot "clan". Notre connaissance de la géopolitique de ce nouveau monde était très limité mais nous savions très bien ce que ce mot signifiait sur l'Île d'Arcane. Ainsi, notre nouvelle invocatrice faisait partie de la Confédération des Hommes Libres. Cela était de mieux en mieux. Lors de notre première libération par Luce, nous avons pleinement pu voir que la justice n'était pas une chose omniprésente dans le monde d'Arcane et que les élites profitaient un peu trop de leur statut. Rejoindre les rangs d'une rébellion qui a toutes ses chances de fonctionner pour renverser l'incapable blondinet sur le trône était une occupation plus que louable, même pour un demi-dieu. Nous sortions de nos pensées pour nous concentrer sur l'humaine. Nous aurions voulu la questionner plus longtemps sur ses intentions précises mais nous nous doutions que le sujet serait compliqué à aborder dans un premier temps. Mais le sentiment de vouloir retrouver une nouvelle fois l'air frais de l’extérieur se faisait de plus en plus pressant.

Nous sentions alors le lien magique lentement se former avec l'humaine. Ce même lien qui nous empêchait de lui faire le moindre mal et qui nous obligeait à suivre le moindre de ses ordres. Nous soupirions de ce qui devait être un mélange d’exaspération et de soulagement tandis que nous annoncions la nouvelle a notre nouvelle invocatrice.

« Eh bien, nous n'avons pas plus de question à te poser, Lagertha. »


« Et par conséquent, nous pouvons officiellement te déclarer comme notre nouvelle invocatrice. Néanmoins nous avons une dernière petite chose à te montrer. »

Nous engagions alors le processus de métamorphose en utilisant la magie du temple. Il n'était pas particulièrement agréable de se sentir compressé dans une forme ne représentant qu'une très faible quantité de notre masse corporel totale, mais il était nécessaire que tous les membres de notre joyeuse psyché fasse la connaissance de notre nouvelle invocatrice.

~~~

Apparence de Rindo:
 

Il était très agréable de retrouver une nouvelle fois une forme physique. La fumée dégagé par le sort de métamorphose se dissipa dans les airs avant de joyeusement me laisser apparaître devant celle qui nous commanderait dés à présent. Je remarquais ensuite que l'hydre avait pris la liberté d'échanger la forme humaine que j'avais pris la première fois sur le nouveau monde, et que j'avais gardé, avec la forme humaine que j'avais lorsque nous étions encore sur l'Ancien Monde. Peut-être celle-ci est moins extravagante que l'autre, ou peut-être étais-ce un retour au source nécessaire à notre être. Il ne fallait pas oublier que nous étions, à la base, un géant de glace à la puissance semi-divine. Et non pas l'espèce de lézard amadoué par les gentillesse d'une gamine sans cervelle. Et puis le sempiternelle regard dur et ferme que j'arborais sous cette forme était particulièrement à mon goût. En observant de plus près notre nouvelle invocatrice, nous remarquions bien assez tôt que ses traits fin étaient en total contraste avec les vêtements, ou plutôt les équipements, qu'elle portait. Mais je n'étais pas à moi de porter ce jugement là. Je fis quelques pas dans sa direction puis lui tendait ma main, comme pour l'aider à se relever, tout en me présentant

« Je suis Rindo, la forme humaine de l'invocation que tu viens de délivrer. Je suis en quelque sorte la fusion des deux esprits de Wing et Lèce, mais je ne pense pas que des explications poussées soit vraiment intéressante. Si tu as des questions je suis capable d'y répondre tout autant qu'eux. »


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