Etoile de l'espérance, entends mes prières ! ♫

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Aventure #1 écrite Jeu 29 Aoû - 14:07


Ne vous perdez pas dans les méandres d'Arcane !

Le lac des astres est un endroit très agréable pour une petite balade... enfin si on oublie les monstres qui y vivent, bien sûr ! Comment, l'indice ? Ne souhaitez vous pas d'abord contempler avec moi ces lucioles, qui éclairent le lac la nuit et en font un endroit constamment baigné d'une douce lueur ? Non, bon...

Voici votre récompense pour m'avoir trouvé :

Citation :
Indice 3 :
1 3 / 1 1 3 3 2 1/ 3 3/ 1 1 2 1 1 3/ 3 1 1 / 1 2/ 2 1 2 2 3 / 2 3 / 1 2 / 1 0 1 1 3/ 2 3 3 / 1 2 1 2 3 3

Le prochain indice n'a jamais vu de fleur.


Effluve nocturne, douce bénédiction lunaire et versatile, paysage à caractère divin et pourtant si humain, la nature unissait les deux peuples à merveille. L'eau vaporeuse du lac remontait, éclairée par l'étincelante lumière des lucioles et le spectacle en était des plus réjouissants, la légende disait que ces lumières représentaient les âmes des défunts qui rejoignaient l'autre monde, s'en devenait attristant vu d'une telle manière. Elles rappelaient les étoiles qui embellissaient le ciel de leur sainte clairvoyance, tel un miroir le lac voyait sa rayonnante lumière s’accroître, c'était l'une des raisons pour lesquelles la noble famille des Rosenburg s'était offerte jadis ce confortable domaine aux abords du lac astral. Myrcella fixait avec mélancolie l'étendue d'eau qui s'offrait à elle, elle était admirative d'une telle spiritualité, la fantaisie que supposait la magie des lieux n'était pas sans lui rappeler sa tendre enfance où contes de fée et de princesse rythmaient ses nuits. La jeune plongeait de par son regard dans la massive étendue aquatique, elle s'imaginait là, quelques années auparavant, batifolant dans l'eau sous l'attention affective de ses parents et ce n'était pas sans l'empreindre d'une espèce de nostalgie compulsive. Elle aurait aimé retourner nager dans le lac, mais désormais ce n'était plus la jeune fille d'antan, elle était devenue une femme et elle n'avait pas assez de temps à perdre pour s'apprêter à ce genre d'amusement.

Éprise d'une brève mélancolie, elle se ressaisit et se fit amener une coupe de vin qui se voulait rafraîchissante et reposante, elle attendait quelqu'un et elle languissait d'impatience d'enfin pouvoir l'accueillir au sein de sa chaleureuse demeure. La noble jeune femme avait envoyé l'un de ses domestiques présenter une invitation à la dénommée Edvah, il était également chargé de l'escorter en bon et dû forme jusqu'au lac astral, là où se trouvait la belle héritière. Myrcella comptait lui proposer une coquette somme d'argent, de quoi lui fournir un arsenal digne des plus grands pirates, elle avait les moyens et une certaine fortune qui lui était propre pour la financer, il ne restait plus qu'à se tenir dans l'ombre et agir en discrétion. Myrcella jouait gros en s'associant à une pirate, mais là était son unique recours, les forces armées de sa famille était détenue par son oncle, le tuer n'allait pas être une mince affaire si elle devait orchestrer un coup d'état interne et sa réputation pouvait s'en voir desservi. C'était par ailleurs pour cette raison qu'elle avait jugé bon de lui apprêter une robe de belle facture, les lieux préservaient le secret, mais cela n'étonnerait pas l'héritière d'une quelconque présence espionne au sein de sa propre maisonnée.

Le domaine Rosenburg était immense, il s'étendait à perte de vue dans ce magnifique jardin qui avait été aménagé sur plusieurs hectares, l'image d'une puissance familiale liée à leur richesse provenant des minerais, dont ils avaient le quasi monopole. Le bâtiment en lui même était également d'une immensité colossale, digne de Basch Elaeran de Rosenburg, premier duc de l'ancestral maison, il en avait été l'investigateur et sa progéniture n'avait eu de cesse d'améliorer le bâtiment. Myrcella ne savait plus vraiment quoi apporter à la demeure, elle l'avait hérité de par son père et son oncle bien trop cupide n'avait jamais aimé y aller, celle-ci se trouvant bien trop enclavée du reste du monde, ce qui pourtant lui donnait tout son charme. C'était le lieu idéal pour retrouver un semblant d'intimité ou espérait négocier dans le plus grand secret, c'était en ce sens que la jeune femme avait compris la nécessité d'avoir implanté un tel complexe au milieu de nul part, son ancêtre était un homme intelligent et elle avait hérité de lui cet esprit tactique malléable.

Dans un délicat vacarme, elle entendit le colossal portail s'ouvrir en trombe, sous la panache de la voiture guidée par un couple chevalin à l'allure noble et distinguée, recouverts par leur blanche robe lumineuse et soignée. La jeune femme ne faisait pas dans la dentelle, lorsqu'elle parlait affaire, elle n'hésitait pas à éblouir ses négociants et selon toute vraisemblance, cette distinction faisait toujours son petit effet. Dans la hâte générale, elle s'empressa de rejoindre le hall de la majestueuse demeure afin d'y accueillir sa cliente comme elle se devait de le faire en tant que maîtresse de maison. Erebos suivait les pas de la jeune femme, habillé d'une tenue simple, mais de bon goût, il portait à son flanc gauche une épée de qualité et ne cessait de surveiller les alentours de sa maîtresse tant adulée, sa propre vie reposait sur celle qui l'avait libéré.


"Bienvenue chez moi, ma très chère Edvah. Quel plaisir d'enfin vous rencontrer, j'ai entendu d'innombrables choses à votre sujet et j'espère pouvoir commercer en votre compagnie. Oh et excusez mon impolitesse, je suis la maîtresse de maison de cette noble demeure, Myrcella Elaeran de Rosenburg, votre hôte."

Lisez moi è-é :
 
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Aventure #2 écrite Jeu 29 Aoû - 14:10

Edvah tenait un mouchoir entre ses mains, le triturant dans tous les sens, par un mélange d'anxiété et de colère. Si le seul présent avec elle avait été Letto, elle se serait permise de laisser sortir son stress et sa rage de façon plus voyante pour l'expulser... Mais le freluquet cul-pincé qui l'accompagnait également lui empêchait toute fuite. Elle devait donc se tenir droite et paraître la plus relaxée possible. Elle devait au moins avoir l'air fier à défaut de l'être. Dans quelle affaire allait-elle encore s'embarquer ? Mais Letto était là, elle risquait donc moins que si elle y avait été seule. Et il était plus discret qu'Ushiran. Le gros ver ne serait de toute façon pas entré dans le carrosse tout pimpant qui les trimballait à présent dans l'île vers le Lac des astres.


Tout avait commencé dans l'après-midi. Edvah avait invité le Demi-dieu à la taverne pour un repas en bonne et due forme après une petite séance de vole pour se procurer les fonds nécessaire. Le but étant de se renseigner sur son invocation dans un cadre agréable... Mais avant même qu'elle n'ait eut le temps de soupirer à la fin de son assiette, un drôle de personnage se présenta à elle. Un noble, elle pouvait le sentir rien qu'à son odeur délicate au milieu de la populace. Sa tenue le confirmait, son port, sa façon de parler... Et un instant, Edvah crut qu'Exode le lui avait envoyé. Heureusement, elle ne put faire l'erreur de lui demander des nouvelles de son cher associé car le freluquet se présenta comme domestique d'une certaine duchesse :

« Mademoiselle Edvah, la duchesse Myrcella Elaeran de Rosenburg souhaiterait vous inviter à boire le thé en votre compagnie. »

Edvah leva un sourcil de surprise. Boire le thé ? On ne l'avait pas invité à prendre le thé depuis... On ne l'avait jamais invitée à prendre le thé. Et elle ne pensait pas se tromper en affirmant qu'elle n'en avait même jamais bu de sa vie. En quoi consistait le fait d'inviter à boire le thé ? Elle n'en avait aucune idée, ne s'intéressant pas aux petits gâteaux et à la vie de la noblesse. Cette duchesse devait être une folle pour oser envoyer un de ses sbires l'accoster en publique. Ayant peur d'attirer l'attention sur sa personne plus que de nécessaire, Edvah voulu se lever de sa chaise, faisant signe à Letto de la suivre.

« Vous d'vez vous tromper d'personne... »

Et au moment où elle voulut tourner les talons et sortir, le majordome ajouta quelque chose qui la fit stopper net dans son élan.

« Vous êtes bien Edvah, la capitaine de l'Atropos ? Si tel est le cas, c'est bien vous que ma maîtresse désire rencontrer. »

Elle fit volte-face, fusillant son vis-à-vis du regard. Elle du se retenir pour ne pas l'attraper par le col et le plaquer contre le mur. Elle était bien Edvah la capitaine de l'Atropos, mais ce n'était pas le moment de le crier sur les toits. Elle était encore vulnérable, facile à rayer de la liste des vivants. Il fallait lui laisser le temps... La mâchoire crispée, elle eut le plus grand mal à articuler, son ton menaçant lui donnant une voix plus sifflante encore qu'à l'accoutumée.

«- Que voulez-vous ?
- Prenez ces vêtements et lavez-vous je vous prie, ma maîtresse vous attend avec impatience. Elle a besoin de parler avec vous d'affaire urgente, elle a besoin de vous. »


Besoin d'elle ? Qui pourrait avoir besoin d'elle ? Cette fille ne savait pas ce qu'elle faisait ! Et si Edvah voulu riposter, personne ne le sut car le majordome lui fourra une boîte lourde entre les bras et lui indiqua le numéro d'une chambre qui était réservé pour elle.

La chambre était en soit banale, mais la salle d'eau était envahit de produit de beauté et la baignoire bien que vide semblait y trôner, invitant la jeune pirate à faire ce qu'elle ne faisait pas assez souvent visiblement pour qu'à une invitation soit ajoutée un tel service : Se laver. En ouvrant la boîte elle découvrit une robe. Une robe assez imposante par rapport à ses vêtements près du corps, faite dans un tissus doré. Soupirant, Edvah laissa retomber l'habit dans sa boîte et demanda à Letto de faire couler de l'eau dans la baignoire. Elle ne se trouvait pourtant pas sale et personne ne lui avait jamais fait aucune remarque sur son hygiène. Haussant les épaules, elle se défit de ce que la duchesse considérait sans doute comme des loques, posant la dague nichée dans sa botte sur le lit et se coula dans l'eau. Elle trouverait bien un autre endroit pour la cacher sur elle, on était jamais trop prudent.
Quand elle sortit de la baignoire, l'eau n'avait pas virée à un gris crasseux et Edvah s'en félicita. Et pourtant, elle avait utilisé la plupart des produits mit à sa disposition, se récurant de la tête aux pieds. Enveloppée dans une serviette, elle s'attela ensuite, avec l'aide de son invocation, à un semblant de coiffure, parfumage et autres détails qu'elle prenait peu de temps à exécuter en général.
Exceptionnellement, elle laissa sa longue chevelure dorée libre, simplement mais soigneusement brossée ; ses yeux étaient soulignés d'un fin trait noir qu'elle avait eut un mal fou à réaliser sans se blesser et un doux parfum fleuri la suivait dans chacun de ses mouvements. Elle se sentait si mal... Si loin de ce qu'elle était réellement. Et quand la dernière épreuve fut passée, enfiler la robe et les souliers entre autre, Edvah descendit les escaliers aussi raide qu'un balai, Letto à sa suite.
Et c'est ainsi qu'elle monta dans un carrosse énorme aux chevaux si impeccables qu'ils en luisaient presque et aux dorures si somptueuse qu'Edvah hésita à les gratter pour récupérer l'or. Le trio fila ensuite sur les pavés de Lüh au petit trot, puis plus vite encore quand ils passèrent les portes de la ville.

La nuit tombait quand elle passa le portail d'une demeure plus grande que tout ce qu'avait put imaginer la jeune capitaine. Elle descendit du carrosse, admirative de cette richesse qui dégoulinait de tout ce qui se trouvait au delà du portail. De l'argent. Edvah le sentait. Si cette duchesse avait besoin d'aide, elle n'hésiterait pas à faire suivre le service de pièces sonnantes et trébuchantes. C'est donc d'un pas plus souple et d'un air plus rayonnant que la jeune femme suivit le majordome jusqu'au hall d'entrée.

« Letto, ne m'lâche pas d'un pouce, on sait jamais... »

Murmura-t-elle à l'adresse de l'énorme poisson qui ondulait dans son sillage.
Le freluquet la laissa alors passer devant lui et l'introduisit face à une jeune femme encore plus somptueuse qu'Edvah était à présent, ainsi vêtue et préparée. Un homme armé se tenait à ses côtés, un homme qu'elle n'aurait pas aimé contrarier...

«- Bienvenue chez moi, ma très chère Edvah. Quel plaisir d'enfin vous rencontrer, j'ai entendu d'innombrables choses à votre sujet et j'espère pouvoir commercer en votre compagnie. Oh et excusez mon impolitesse, je suis la maîtresse de maison de cette noble demeure, Myrcella Elaeran de Rosenburg, votre hôte.
- C'est un honneur pour moi, duchesse. »


Si son ton était ferme et son visage amical, Edvah dansait intérieurement sur des charbons ardents. Devait-elle s'incliner ? Présenter Letto ? Se montrer exigeante ? Elle ne connaissait aucun des codes de la noblesse et ne savait comment agir. Bien agir. Elle laissa donc la duchesse mener la danse au début, observant pour mieux reproduire. De toute façon, que pouvait-elle faire quand elle ne savait même pas ce qui allait lui être demandé ? Qu'attendait-elle d'elle ?
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Aventure #3 écrite Jeu 29 Aoû - 14:13

(Letto)

La discussion avec Dame Edvah est agréable. Elle se renseigne sur moi, je me renseigne sur elle. L'ambiance de la taverne est bon enfant : des chants, des rires, des cris de joie, des exclamations. Ou alors le contraste entre ma cellule silencieuse et cet endroit rempli me paraît tellement énorme que j'ai l'impression de voir de la bonne humeur partout ?
Certains clients me jettent des regardes interloqués. Je pense qu'ils n'ont jamais vu d'invocations avant moi. Je crois qu'on peut dire que je me sens fier de faire partie de cette caste très fermée de puissances magiques dont on ne savait que peu de choses. Certes, par rapport à mon passé, je ne suis plus que l'ombre de moi-même mais c'est une punition, après tout...

Alors que je m'apprête à poser une question, un homme style pingouin huppé s'approche de la table et s'adresse à Dame Edvah sans même m'adresser la moindre attention. Il l'invite à boire du thé. Est-ce que c'est une tentative de séduction ? J'observe la scène, c'est toujours bon d'être un peu plus au courant des rites humains.
Dame Edvah ne se laisse pas prendre au jeu. Quelle femme de caractère... Elle détourne ses prétendants avec aisance. Je peux m'enorgueillir d'avoir ce genre de personne comme maîtresse. Mais bon, je savais déjà qu'elle était maligne. Désolé, homme-pingouin, tu vas devoir trouver mieux pour charmer mon invocatrice.


- Vous êtes bien Edvah, la capitaine de l'Atropos ? Si tel est le cas, c'est bien vous que ma maîtresse désire rencontrer.

Cette fois, il fait mouche. Mais pas dans le bon sens. Il a l'air de l'énerver plus que de lui plaire. Je peux percevoir le mécontentement de ma maîtresse. Réflexe, je me lève, prêt à cogner. Ça m'étonne de voir que j'ai presque envie de me battre. Je dois quand même prouver ma valeur, ma force. Pour que Dame Edvah ne me renvoie pas en prison...
Mais le pingouin brise mes espoirs et finit par amadouer ma jeune maîtresse en lui offrant des vêtements. Bien joué, pingouin. Mais je t'aurai avant la fin de cette aventure...
Je monte les escaliers sur les talons de Dame Edvah. Elle a reçu le cadeau nuptial de l'homme-pingouin et s'apprête sans doute à l'enfiler. Les humains ont des coutumes compliquées, je le savais déjà.
Elle me demande de faire couler un bain et de la laver. Ça, je sais faire ! J'ai déjà vu un corps d'humaine, avant. Je n'ai pas de centaines de questions qui m'assaillent, comme à l'époque. On passe ensuite aux cheveux. Là, par contre... Je suis les indications de Dame Edvah à la lettre, histoire de ne pas déraper et de ne pas faire de bêtises.
Puis vient l'habillement. Je me souviens avoir rencontré quelques difficultés avec des vêtements, dans ma vie passée... Mais cette fois, je parviens à aider un peu. Dans un élan d'affection pour Dame Edvah, je lui apporte ses chaussures que je m'applique à enfiler, minutieusement et précieusement. Il ne faut pas décevoir la maîtresse.

Et nous voilà partis, dans un superbe carrosse. Il y a de beaux chevaux devant. J'aime bien ce voyage. J'avais jamais été promené comme ça. Je profite, je regarde le paysage.

Nous arrivons déjà, trop rapidement à mon goût. Edvah descend en première, je la suis en détaillant les environs. J'aurais du mal à donner un avis valable, j'ai du mal à me rendre compte de la beauté d'un endroit avec mes yeux d'invocation.


- Letto, ne m'lâche pas d'un pouce, on sait jamais...

Je hoche simplement la tête. Nous entrons. Une femme nous attend. Et un homme, à ses côtés. Tout ça est trop nouveau pour moi... Je commence à... paniquer ? Oui, je stresse. Je serre les poings, je serre les dents, je serre les...

- Bienvenue chez moi, ma très chère Edvah. Quel plaisir d'enfin vous rencontrer, j'ai entendu d'innombrables choses à votre sujet et j'espère pouvoir commercer en votre compagnie. Oh et excusez mon impolitesse, je suis la maîtresse de maison de cette noble demeure, Myrcella Elaeran de Rosenburg, votre hôte.
- C'est un honneur pour moi, duchesse.


Je tourne ma tête vers Dame Edvah. Elle a l'air si détendue... Pourtant, du peu que j'ai vu, elle n'appartient pas à ce monde... Mais je crois que le stress me fait réfléchir de travers...
Et mon visage s'illumine ! Elle joue un rôle ! Mes tentacules s'agitent de plaisir. J'adore jouer des rôles. Que devrais-je choisir ? La star imbue d'elle-même, la femme au foyer dépassée par les évènements, le guerrier qui s'en va en guerre ?


- Tu vois bien qu'il faut jouer l'invocation bien élevée, avec une grosse culture ! Des beaux mots, un vocabulaire soutenu, comme les nobles de la vieille époque !

Je m'ébroue, pour reprendre mes esprits. Excellent conseil que je viens de me donner.

- Je... Je réponds au patronyme de Letto. Je suis transporté de vous rencontrer !

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Aventure #4 écrite Jeu 29 Aoû - 14:14

La lame dansait sous ses yeux, le métal lustré brillait et la courbe meurtrière qu'il décrivait provoquait chez Erebos une satisfaction morbide. Certes, il n'avait pas pour coutume de se passionner des créations humaines, mais étant donné qu'il se retrouvait dépossédé de ses aptitudes naturelles au combat lorsqu'il prenait cette forme, il se servait à présent d'une épée que Myrcella avait eu la gentillesse de lui confier. Enfin, un semblant de puissance lui revenait... L'hydre avait bien compris que le fait de détenir ce genre de pièce le plaçait au dessus des autres hommes, et cela lui suffisait amplement.

D'autre part, elle s'était décidée à abandonner cette idée stupide de le vêtir en clown, ce qui n'était pas pour déplaire à la créature malfaisante. Habillé d'un costume intégralement noir et décoré d'une cravate de la même couleur, il se démarquait des autres êtres qui peuplaient la demeure de son invocatrice. Après tout, il répondait à des demandes bien peu conventionnelles et méritait donc un traitement particulier. Les serviteurs de Myrcella, quant à eux, portaient tous une tenue ridicule qui décrochait un ricanement mesquin à l'hydre dés qu'il apercevait l'un d'entre eux. Observer ces larves s'affairer de peur d'être destituées de leur fonction constituait un amusant loisir...

Erebos se devait de ne pas négliger son propre objectif, à savoir la protection permanente et totale de sa maîtresse, puisque telle était sa couverture. Devenu garde du corps officiel de la jeune duchesse à la beauté sans égal, il prenait son travail très à cœur et suivait Myrcella ou qu'elle aille -ou presque- pour s'assurer de sa sécurité. La journée commençait donc normalement, sans la moindre bavure de la part de l'enfant des flammes, et ceci constituait déjà une avancée majeure dans son comportement général.

Seulement, la situation se pimenta lorsque l'hôte de ces lieux informa son invocation d'une visite. Erebos lui jeta un regard curieux, et cette dernière lui expliqua qu'elle devait commercer avec des individus peu recommandables, à savoir des pirates. Plus précisément, une capitaine répondant au nom d'Edvah. Erebos souffla d'un air méprisant lorsqu'il apprit cette nouvelle... Après tout, il s'agissait là d'un rassemblement d'incapables se nichant sur un bout de bois en quête de gloire et de fortune. Il avait eu l'occasion d'en croiser, par le passé, et de faire connaissance avec... leurs entrailles.

Une belle anecdote, en effet, mais le moment n'était pas à la poésie et aux histoires de feu de camp. Les invités arrivaient bientôt, et Myrcella entreprit de préparer une pièce uniquement pour recevoir ces énergumènes. La rage de l'hydre était certes incontrôlable, mais son attitude maussade décrivait clairement une forme de jalousie... Sa maîtresse disposait d'une arme surpuissante capable de changer de forme et de tuer en un éclair quiconque se dressait sur son chemin, et elle préférait employer des cafards maritimes pour accomplir les tâches les plus constructives. Pourquoi elle et pas lui ? Erebos ne l'avait encore jamais vue, mais il haïssait cette Edvah au plus haut point.

C'est alors que le serpent humanisé entendit le bruit d'un portail qui s'ouvre. Par habitude et par méfiance surtout, l'homme se mit à siffler de déplaisir. Réalisant que ce n'était pas digne d'un Homme, il se ravisa et tâcha de vérifier autour de lui que personne ne l'avait entendu. Ces harpies de servantes pouvaient bien aller répéter à d'autres que le nouveau-venu se prenait pour un reptile, et Erebos ne le souhaitait pas. La belle demoiselle s'empressa d'accueillir les intrus avec politesse, et la divinité se contenta de lui emboîter le pas, une main refermée sur le manche de son épée, orné de dorures.

Ils arrivèrent alors au devant des pirates, qui ne correspondaient pas réellement à l'image que l'hydre s'en faisait. Pas de crasse, ni de cicatrice béante dissimulée par des bandages tâché de sang pourri. Rien d'autre qu'une donzelle en robe et un immonde enfant des eaux... Erebos fusilla le fils d'Aqua de ses iris flamboyants. Au fond de lui, il espérait de tout cœur que cette sous-race ne pouvait pas sentir que sous cette enveloppe de peau se cachait le Serpent du Chaos. Dédaigneux, l'homme en noir se contenta de se poster aux côtés de Myrcella en jetant un autre regard plus pesant à la dénommée Edvah. Il ne désirait qu'une chose : lui faire comprendre qu'au moindre faux mouvement de sa part, son bel accoutrement se retrouverait malencontreusement couvert d'hémoglobine...

La seule contribution qu'il apporta à cette introduction fut donc un léger soupir. En vérité, sa jalousie se faisait grandissante depuis qu'Erebos avait vu la nouvelle "associée" de sa maîtresse, mais il ne pouvait tout simplement pas lui avouer... Il ne lâcha pas son arme pour autant, néanmoins, la pression se devait d'être maintenue en toute circonstance.
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Aventure #5 écrite Jeu 29 Aoû - 14:15

La vie lui avait donné de nombreux atouts, celui d'un corps à la sveltesse remarquable, mais d'autant plus un charisme à toute épreuve. Elle parlait comme elle respirait, en délicatesse et avec une précision digne des plus grands orateurs, son éducation stricte lui avait donné les moyens de prétendre à ce qu'elle souhaitait et elle était maintenant maîtresse de ses désirs. Myrcella désirait le pouvoir, elle en possédait déjà une bonne partie, mais l'apogée de sa puissance n'avait pas encore eu lieu, seul un mariage avec le prince pouvait lui apporter cette divine bénédiction : être supérieure à tous. Dans un soucis de vanité personnelle, elle se trouvait encore en haut des escaliers, ceux du hall par lesquels elle dominait ses convives avec une prestance et une carrure digne des plus grands, elle avait encore une personne à présenter avant de pouvoir entamer le traditionnel goûter autour d'une tasse de earl grey.

"Veuillez excusez mes mauvaises manières, à force d'impatience j'en ai oublié mon chevalier servant, le dénommé Malabar Ibn Nehebkaou, un noble combattant du désert qui travaille désormais pour moi. Il est assez malléable et élastique dans ses fonctions : garde du corps le jour et cavalier la nuit, il partage avec moi la solitude latente qui fait de ma vie ce qu'elle est désormais."

Nehebkaou signifiait serpent dans une langue ancienne du peuple désertique, l'une des créatures les plus viles que ce monde pouvait abriter en son sein. C'était ainsi en toute logique qu'elle avait choisi ce nom, il caractérisait plutôt bien la bête et puis l'alibi d'un noble mercenaire originaire du désert ambré lui permettait de préserver la sûreté de sa réputation : les peuples du désert n'étaient pas reconnus par la principauté, personne ne pouvait donc retrouver l'identité falsifiée de l'hydre et de plus, cela expliquait ses quelques incompréhensions sur la société civilisée qui peuplait Lüh. La jeune femme descendit les escaliers avec grâce et beauté, sa robe d'or et de verdure faisait ressortir l'étincelant de son regard et ses bijoux rehaussait sa noblesse, la muse de la luxure faisait son entrée sur scène et elle n'allait pas manquer de laisser bouche bée ses spectateurs. Tout en descendant les larges marches de marbre, elle laissait flotter autour d'elle une douce et agréable senteur florale, signe d'une féminité évidente et d'un soin régulier, elle aimait se sentir belle et soignée, son opulente chevelure de chocolat n'en était qu'une preuve des plus flagrante.

"Suivez-moi, il est temps de prendre le thé, vous avez assez patienté. Si votre poisson de compagnie le désire, le lac des astres se situe juste en face, s'il compte faire quelques plongeons  tout à son aise de le faire. Installons nous ici, la vue sur les environs est sublime de cette pièce."

Fenêtres et vitres décoraient la pièce, c'était un salon ouvert vers l'extérieur, c'est à dire sur le lac resplendissant et lumineux, la vue valait son pesant d'or et c'était l'un des attraits de l'immense demeure. En plus de sa position géographique, le manoir profitait d'un environnement unique, les lieux se prêtaient à la perfection à une noblesse évidente et Myrcella avait eu l'idée du siècle à l'instant, transformer le manoir en palais de la luxure et des plaisirs, un havre festif et chaleureux où serait organisé les plus grandioses des soirées. Néanmoins, là n'était pas la question, elle devait discuter affaire avec la pirate et le temps la pressait de se dépêcher.

"Rentrons désormais dans le vif du sujet ma chère Edvah. J'ai une affaire à vous proposer, une récompense à la clé et à la hauteur de toutes vos espérances, êtes vous intéressée ?"

Se dotant d'une tasse, elle l'apporta à ses lèvres des quelles elle s'appropria le liquide avec délicatesse, son petit flottant nonchalamment autour de la poignée. L'art de boire le thé n'était pas si simple et il s'apprenait, la noblesse exigeait une telle rigueur de vie et de politesse qu'elle n'avait pu échapper à cette tradition ci, sa famille n'était pas des moins réputées et elle se devait de maintenir sa maison en haut de la hiérarchie sociale.
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Aventure #6 écrite Jeu 29 Aoû - 14:15

Edvah vit du coin de l’œil que Letto s'agitait mais n'osa d'abord pas tourner la tête vers lui... Elle aurait du, car dès qu'il ouvrit la bouche, elle comprit tout de suite qu'il allait faire une bourde. La jeune capitaine pouvait bien comprendre que l'enfermement l'avait rendu plus qu'à moitié fou... Mais l'air libre ne lui rendrait donc jamais ses esprits ? Au quotidien cela ne la dérangeait pas, il en devenait même parfois assez amusant. Mais dans une situation aussi stressante pour elle, ne pouvait-il pas essayer de se détendre, lui, pour ne pas l'embarrasser ?

«- Tu vois bien qu'il faut jouer l'invocation bien élevée, avec une grosse culture ! Des beaux mots, un vocabulaire soutenu, comme les nobles de la vieille époque ! Je... Je réponds au patronyme de Letto. Je suis transporté de vous rencontrer ! »

Elle tourna un regard sévère vers son invocation, cherchant à rester droite et noble. Comédienne, elle réussissait assez bien à jongler entre des gestes impulsifs comme le fait de tuer Letto de ses yeux d'ambres tranchante et garder l'allure d'une dame de la haute. Autant la duchesse semblait être née pour être noble, autant Edvah saurait le mimer avant la fin de la soirée. Ce ne serait sans doute pas parfait, ce n'était que du théâtre, de la poudre aux yeux, mais puisque que Myrcella semblait vouloir jouer sur quelque chose de discret... Sinon, pourquoi l'avoir fait habiller si ce n'était pour la faire passer inaperçu ? A moins que ce ne soit qu'un caprice...
Peut-être que si la pirate se débrouillait bien, elle saurait rattraper les prochains mauvais pas de Letto. Car il en ferait, elle n'en saurait douter. Les rattraper aux yeux de la duchesse si elle était celle qu'il fallait berner, ou aux yeux de quelqu'un d'autre.

«- Veuillez excusez mes mauvaises manières, à force d'impatience j'en ai oublié mon chevalier servant, le dénommé Malabar Ibn Nehebkaou, un noble combattant du désert qui travaille désormais pour moi. Il est assez malléable et élastique dans ses fonctions : garde du corps le jour et cavalier la nuit, il partage avec moi la solitude latente qui fait de ma vie ce qu'elle est désormais. 
- Je suis enchantée.»


Edvah sourit au garde du corps tout en inclinant légèrement la tête pour le saluer. Raffinée. Raffinée. Raffinée. Ce mot battait la mesure dans sa tête, car raffinée, Edvah ne l'était pas de nature et si elle ne le répétait pas avant chaque action, elle allait faire des erreurs. Et elle ne savait pas ce qu'elle jouait en venant ici, donc autant éviter de se tromper si quelque chose d'important se tenait entre les mains de la duchesse.
Cependant quelque chose la dérangeait dans les mots de la duchesse : Elle n'avait pas comprit un traître mot de le fin. Garde du corps et cavalier ? Solitude latente ? Cet homme était là pour la protéger, du premier coup d’œil Edvah l'avait comprit. Et à le voir crisper sur son épée, la pirate le sentait prêt à dégainer au moindre faux pas. Mais elle n'était pas sûre de ce qu'elle devait comprendre pour son ''rôle de nuit''... La duchesse faisait-elle des sous-entendu ? Ou était-ce un rôle qu'Edvah ne connaissait, un genre de majordome que seule la noblesse avait pu inventer. Elle n'en avait aucune idée mais se dit que ce n'était pas non plus un point crucial de la conversation.
La duchesse descendit ensuite les escaliers et invita la capitaine à la suivre. Myrcella de dos, Edvah se permit un rapide froncement de sourcil quand elle mentionna son ''poisson de compagnie''. Letto était une invocation, pas un chien... Mais elle ne dit rien. Sans doute qu'une dame aussi important ne prenait les Demi-dieux que pour des animaux. Sans être un grand défenseur des droits des invocations, Edvah considérait au moins les invocations comme des êtres intelligents. Sans toutefois les considérer autant que des humains... Enfin, la relation entre les humains et les invocations était quelque chose de très particulier et Edvah avait énormément de mal à poser des mots sur celle qu'elle entretenait avec Ushiran et Letto.

«- Suivez-moi, il est temps de prendre le thé, vous avez assez patienté. Si votre poisson de compagnie le désire, le lac des astres se situe juste en face, s'il compte faire quelques plongeons tout à son aise de le faire. Installons nous ici, la vue sur les environs est sublime de cette pièce.
- Sauf votre respect, je préférerais qu'il reste avec moi. Il n'est pas très familiarisé avec l'extérieur. »


Edvah coula un regard attendrit à Letto, comme une femme l'aurait fait à son nouveau chien tout juste arrivé à la maison. En réalité, elle aurait aimé lui dire de se coudre la bouche et de s'asseoir dans un coin sans broncher... Mais elle n'avait aucun moyen de lui faire passer le message.
L'endroit était somptueux cependant, et lâchant le fils d'Aqua des yeux, la pirate admira quelques instants le monde qui l'entourait, inconnu. Le lac était magnifique tout comme le salon, les fauteuils... Tout rayonnait, dégoulinait de richesse et de noblesse. Mais c'est la première chose qui intéressait davantage la pirate.
Elle s’assit dans un fauteuil, tentant de retrouver comment faire avec sa robe comme elle avait fait dans le carrosse sans que cela ne se remarque. Edvah fit ensuite un signe soigné à Letto pour lui faire comprendre comme une noble le ferait sans doute qu'il devait se tenir à côté d'elle. Myrcella, elle, n'avait rien à dire pour que son Malabar elle-ne-savait-plus-quoi se tienne... Mais c'était un humain et non ces grands enfants de Demi-dieux... Et sans doute savait-il déjà comment se tenir dans une telle demeure.

« Rentrons désormais dans le vif du sujet ma chère Edvah. J'ai une affaire à vous proposer, une récompense à la clé et à la hauteur de toutes vos espérances, êtes vous intéressée ? »

Edvah fixa la tasse devant elle un cours instant et la prit doucement entre ses doigts. Sans réussir à séparer son petit doigt du reste de sa main comme faisait la duchesse face à elle, la pirate parvint à amener la tasse jusqu'à ces lèvres sans la tenir comme une pinte. Le liquide à l'intérieur, en plus d'être chaud, avait un goût qu'Edvah n'appréciait pas plus que ça. Âcre ou quelque chose comme ça. Elle n'avait jamais bu de thé mais ne se laisserait pas reprendre à essayer... A moins qu'elle ne parvienne à y glisser un sucre ou deux. Mais pour le moment, elle devait répondre à la duchesse. Une gorgée de thé était sans doute une attente déjà bien assez longue pour un nobliau.

« Si vous avez eut vent de ma profession, vous saurez bien sûre que les récompenses à la hauteur de mes espérances sont ce qui anime mes faits et gestes. »

Elle posa son regard d'ambre liquide sur la duchesse avec un léger sourire. La richesse. C'était ce pour quoi Edvah vivait. Depuis qu'elle était en âge de courir, elle n'avait eut de cesse de le faire derrière les choses précieuses d'un point de vue monétaire. Mais Edvah aimait la vie. Et si elle appréciait de se transformer en corsaire pour les nobles du coin pour les récompenses à la hauteur de ses espérances ; Exode pour conquérir le trône et Myrcella pour quelque chose qu'elle ne connaissait pas... Elle ne deviendrait jamais leur chien et sa vie ne devait pas être mise en danger plus que de raison. Et elle n'accepterait pas n'importe quoi non plus. Elle avait, enfoui au fond d'elle, un semblant d'éthique.

« Que puis-je faire pour vous satisfaire, duchesse ? Car, j'espère que vous le comprendrez, votre invitation ma fortement... Surprise. Je ne suis pas du genre chat de salon et je ne cerne pas ce qu'une grande dame comme vous peut bien vouloir de petites gens comme nous. »

Son ton était doux, et attrapant un sucre du bout de ses doigts exceptionnellement manucuré, elle le fit glisser dans sa tasse. Sans doute que cela rendrait le breuvage plus agréable et dans le pire des cas, elle se forcerait à boire sans grimacer pour les beaux yeux de la récompense...
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Aventure #7 écrite Jeu 29 Aoû - 14:16

Je reste aux côtés de ma maîtresse sans vraiment comprendre ce qui se passe. On m'appelle "poisson de compagnie". Est-ce que c'est une expression désobligeante ? Ou au contraire est-ce un compliment ?
Je hausse les épaules. Dame Edvah veut que je reste avec elle. L'invitation de la noble était pourtant alléchante. Nager un peu m'aurait fait du bien. J'aurais bien eu besoin de me détendre un peu. Cet endroit me donne le sentiment d'être revenu en prison. Ignorant des coutumes humaines, stressé par le cadre ambiant, je viens de commettre une bourde et me précipiter, de parler trop franchement et trop directement. Je viens de faire l’exact opposé de ce qu’on me demandait.

Sous le regard appuyé de Dame Edvah, je baisse la tête, honteux. Je dois me rattraper. Essayer de donner un air noble à Edvah. Vite, une idée…

Mon regard se pose alors sur le soldat de notre hôte. Elle est noble et lui a l’air de savoir ce qu’il convient de faire.
Je lui jette un regard qui se veut discret, et essaie de singer sa posture. Bien évidemment, nos corpulences très différentes font que les positions rendent un effet totalement différent. J’ai sans doute l’air plus bête que lui, mais tant pis.
Puis mes yeux tombent sur son épée. Je n’ai pas d’arme pour jouer au protecteur fidèle et loyal…

L’un de mes tentacules s’agite, comme pour me dire qu’il est là. Je souris à Malabar Bidule comme si j’étais en compétition avec lui et que je venais de gagner et que lui venait de perdre.
Le tentacule dansant se range alors à mon côté et se dresse comme s’il s’agissait d’un sabre. Mes mains palmées viennent ensuite copier l’emplacement de celles du guerrier humain sur sa lame.

Voilà, je suis comme lui, prêt à défendre ma maîtresse.

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Aventure #8 écrite Jeu 29 Aoû - 14:17

Erebos bouillonnait déjà intérieurement, et cela s'amplifiait à mesure que Myrcella employait son ton mielleux pour amadouer ses invités... Il n'en laissa rien paraître, ou du moins il tenta de se comporter d'une manière décente. Sa personnalité ne lui permettrait pas bien longtemps de résister à cette pulsion brutale de jalousie, il en était déjà conscient.

Serrant les dents, le serpent se posta aux côtés de sa maîtresse lorsque cette dernière monta les escaliers la menant à l'autre salle, celle où la discussion allait bientôt prendre place. Les doigts crispés sur le manche de sa lame, Erebos ressentait son rythme cardiaque s'accélérer à mesure qu'il voyait le visage d'Edvah et de l'être immonde qui l'accompagnait. Détournant son regard des yeux de la jeune pirate, Erebos posa ses iris enflammés sur Myrcella lorsque celle-ci décida de prendre la parole. Elle le présenta en tant que "Malabar Ibn Nehebkaou", élément qu'il avait assimilé instantanément afin de ne pas se retrouver dans une position fâcheuse à l'avenir. Là où les stratégies de la Duchesse s'arrêtaient, l'efficacité de l'hydre entrait en jeu.

Cette figure l'apaisait, d'une certaine manière. En pensant à elle, il sentait la haine fuir son corps et son âme progressivement, et la douleur qui le prenait au ventre devenait plus supportable. Pourquoi les humains étaient-ils victimes de leur propre constitution ? Ses idiots de frères n'étaient donc pas capables de créer des entités plus équilibrées physiquement que celle-ci ? Pitoyable. Soufflant silencieusement après avoir pris une longue inspiration, le garde du corps adopta une posture plus assurée. Montrer sa perturbation à des ennemis potentiels ne correspondait jamais au bon choix.

Les demoiselles firent leur entrée, accompagnées de leurs gardiens respectifs, suite à quoi elles décidèrent de "prendre le thé". Encore une coutume humaine aussi inutile qu'elle était agaçante. Où se situait-donc la moindre once d'enrichissement dans cette pratique ? Personne n'avait besoin de s'installer sur un fauteuil pour déguster ce breuvage infect, alors pourquoi ? Tant de questions dérisoires qu'Erebos aurait probablement oublié le jour-même.

Edvah engage, dépeignant son désintérêt total pour les motifs de sa cliente tout en mettant en avant sa soif d'or et de gloire. La voir souffrir, hurler, demander pardon , abandonner ses rêves jusqu'à ce que la dernière étincelle de vie finisse par quitter son être dans un profond soupir las... C'était bien la seule chose que l'Hydre désirait obtenir de la capitaine de l'Atropos. Et dans quelle situation se trouvait-il ? Changé en larve d'humain, dans un costume, un cure-dent à la main et face à un stupide enfant d'Aqua qui le dévisageait de son air idiot. Le tableau en devenait grotesque, mais personne ici ne semblait avoir envie d'en rire.

C'est alors que le mérou colossal eut une idée qui marqua un tournant dans les négociations entre piraterie et noblesse. Mimant la pose d'Erebos avec fierté, il lui jeta un air de défi. Cette fois-ci, l'hydre n'en pouvait tout simplement plus. Ce fut alors une véritable éruption qui se provoqua dans son esprit, et l'Annonciateur d'Apocalypse se réveilla en lui. Le garde du corps tira son épée affûtée de son fourreau avant de la pointer vers le visage de l'enfant des Eaux, dans un état de rage absolue. Sans quitter des yeux sa cible, il vociféra à l'attention d'Edvah :

"Dites à ce chien des marécages de cesser de se payer ma tête. Immédiatement."

Oh, Erebos se voulait menaçant et l'était, d'une certaine manière. Malgré tout, il disposait d'une force largement inférieure à celle de son adversaire et se retrouvait lancé dans une joute verbale avec une entité surnaturellement puissante. Quelle arme avait-il choisi pour lui tenir tête ? Une épingle que le poisson aurait probablement pu briser à l'aide de deux doigts... Un très léger éclat de feu, à peine perceptible, traversa les pupilles de l'hydre humanisé avant de disparaître totalement. Qu'il avait du mal à se contenir...
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Aventure #9 écrite Jeu 29 Aoû - 14:18

Princesse des désirs et des mauvaises mœurs, la duchesse se voulait convaincante et son caprice était tel qu'elle ne pouvait accepter un refus de la part de sa convive. D'une main tendue, de velours généreux et de fer stricte, elle désirait plus que tout le mort de son oncle et elle avait orchestré ce rendez-vous dans ce simple but, l'arme du crime était en face d'elle et aussi précieuse pouvait-elle être, elle désirait l'obtenir. Myrcella avait toujours su acquérir ce qu'elle souhaitait, ses charmes féminins avaient des avantages qui n'étaient pas déplaisants, après tout la femme n'était pas sans être maltraitée dans cette époque machiste et elle prenait sa revanche. En effet, propriété exclusive du sexe masculin, la femme durant de nombreuses années se contentait d'être l'objet des désirs masculins : Myrcella, dans un genre nouveau, se décrivait comme une femme d'un nouveau genre qui à la soumission, préférait la révolution. Elle n'était pas née pour être dominée, elle avait décrété régir la principauté et redonner à la femme tout son éclat, l'heure du changement avait sonné et elle était déterminée à leur montrer de quoi elle était capable. Son oncle n'était qu'une étape parmi tant d'autres, l'obstacle qui la privait du pouvoir familial, mais il n'était qu'une formalité qu'il semblait aisé de distancer dans la course au trône.

"Les petites gens, comme vous dites ma très chère Edvah, possèdent-ils tous un navire muni d'un équipage et qui plus est, manient-ils tous l'épée comme vous le faîtes ? Je désire la mort d'un homme, un obstacle sur mon chemin, je désire vous acheter ce crime."

Son regard de saphir fixait son interlocutrice, elle espérait lui montrait à quel point elle était riche, ne serait-ce par ses yeux semblables à des pierres précieuses. Une pirate vivait pour la gloire et la richesse, Myrcella pouvait lui fournir les deux et bien plus encore, il ne convenait qu'à la pirate de savoir ce qu'elle désirait vraiment. Si seule la richesse intéressait la pirate, la duchesse avait tout prévu pour que l'exercice se fasse sans qu'aucun doute se pose sur elle, une mission tactique de grande ampleur prenait forme dans ce palais estival.

"Dans quels jours aura lieu un bal, un homme riche s'y présentera et selon toute vraisemblance, il s'entretiendra à l'écart pour discuter affaire avec un quelconque seigneur. Vous vous présenterez sous le pseudonyme de Mademoiselle de la Salvatrière, habillée aussi luxueusement que possible. Ensuite, je vous laisserai vous occuper de l'homme en question, votre butin s’élèvera à ce que porte cet homme, sa richesse étant tel qu'il doit avoir sur lui de quoi se payer une maison de bonne facture."

Son regard taquin et son sourire de succube épiaient la pirate, elle était fille de Satan et elle savait appâter ses interlocuteurs. Prétextant vouloir prendre l'air, elle but une gorgée de son thé et convia son amie à se rendre à l'extérieur de la noble demeure. Il serait sûrement plus aisé de discuter de ce genre de choses à l'abri des regards et au centre d'une troupe de domestiques, aussi fidèles pouvaient-ils être, ce n'était pas propice à des négociations vicieuses et meurtrières. Ne s'occupant pas de son cher Erebos et de l'invocation aquatique de la pirate, elle les laissa vaquer à leurs occupations ensemble, ils allaient bien ensemble et se trouveraient sans aucun doute des points communs.
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Aventure #10 écrite Jeu 29 Aoû - 14:18

« Les petites gens, comme vous dites ma très chère Edvah, possèdent-ils tous un navire muni d'un équipage et qui plus est, manient-ils tous l'épée comme vous le faîtes ? Je désire la mort d'un homme, un obstacle sur mon chemin, je désire vous acheter ce crime. »

Levant un sourcil d'un air le plus distingué possible, Edvah reprit une gorgée de son thé à présent sucré. Ce n'était toujours pas un délice, mais elle ferait avec. Acheter une vie, voilà donc ce que voulait la duchesse. Attendant des précisions de la part de la jeune noble, la pirate reposa sa tasse dans sa main pour en garder la chaleur dans ses paumes.

« Dans quels jours aura lieu un bal, un homme riche s'y présentera et selon toute vraisemblance, il s'entretiendra à l'écart pour discuter affaire avec un quelconque seigneur. Vous vous présenterez sous le pseudonyme de Mademoiselle de la Salvatrière, habillée aussi luxueusement que possible. Ensuite, je vous laisserai vous occuper de l'homme en question, votre butin s’élèvera à ce que porte cet homme, sa richesse étant tel qu'il doit avoir sur lui de quoi se payer une maison de bonne facture. »

La jeune capitaine faillit s'étouffer avec son thé. Soit cet homme trimballait un coffre sous ses brais, soit la duchesse avait mal jugé ce que valait un assassinat. Surtout qu'Edvah n'était pas qualifiée pour un meurtre discret... Elle pourrait lui servir du grand spectacle, comme tout son équipage envahissant le bal et massacrant du nobliau à la pelle... Mais tuer quelqu'un, une seule personne, et ensuite avoir été assez discret pour pouvoir lui arracher pierreries et or, tout ça dans une robe plus encombrante que ridicule... Edvah n'y croyait pas.
Soutenant le regard de son vis-à-vis quelques instants, elle la regarda se lever et demander à poursuivre dehors. Du coin de l’œil, Edvah remarqua le petit manège de Letto et sourit derrière sa tasse de thé, sur le point de suivre la duchesse. Mais si cela faisait rire la pirate, le noble protecteur guindé n'en semblait pas du tout amusé. Il dégaina et inconsciemment, Edvah se leva d'un bond. Non pour s'interposer, c'était Letto qui était chargé de la protéger et non l'inverse. Mais plutôt pour prendre le large si Letto et Malabar truc avaient à en venir aux mains. Elle ne pouvait le nier, elle n'appréciait pas du tout ce garde du corps. Il l'effrayait et elle ne savait pas pourquoi, il semblait bouillonner de l'intérieur.

«- Dites à ce chien des marécages de cesser de se payer ma tête. Immédiatement.
- Letto, je dois m'absenter, tu peux aller dans le lac alors laisse ce pauvre homme tranquille... Et je vous prierais d'être plus poli vis-à-vis de mon protecteur, monsieur. »


Ouvrant la bouche pour la première fois depuis quelques minutes, Edvah prit une voix un peu trop autoritaire à son goût avant de déguerpir à petits pas vers la duchesse. Duchesse qui avait royalement ignoré les agissements des deux gardes du corps. Quittant la protection bancale de son invocation à regret, Edvah suivit la duchesse à l'extérieur. L'air était frais et la vue toujours aussi superbe, mais l'heure n'était plus au raffinement et à l'admiration béate. Il était temps de parler affaire.

« Bien, duchesse... J'aimerais avant tout résumer votre requête, pour être certaine d'avoir comprit. »

Lissant sa robe, Edvah plongea sur regard dans le paysage, pensive. Son ton était comme las, comme si ce n'était pas la première fois qu'on lui demandait ce genre de chose.

« Vous me demandez, à moi, de m'infiltrer dans une soirée pour assassiner un homme... N'est-ce pas ?
Ce que j'aimerais savoir, pour commencer, c'est pourquoi des pirates ? Nous sommes qualifiés pour le pillage, les batailles en mer, le saccage... Mais pas des assassinats. Et me dire que ma récompense sera entre autres les chausses de votre homme... Je m'attendais à mieux, duchesse.»


Elle ancra alors son regard d'ambre dans les émeraudes de la duchesse.

« Je ne refuse pas votre offre, cependant je ne comprends pas pourquoi vous avez fait appel à moi... Et je refuse que ma seule récompense soit la culotte brodée d'or d'un nobliau et son dentier en argent. Vous comprenez, si je ne suis pas assez discrète pour le tuer à l'écart et que je n'ai pas le temps de vider ses poches ; ou s'il ne porte pas assez de bijoux... Je ne fais pas dans le bénévolat. »

Sceptique, Edvah ne comprenait vraiment pas pourquoi la duchesse n'avait pas fait appel à un assassin. Et le fait de demander à la pirate de dépouiller sa cible pour unique récompense... C'était tout sauf distingué. La jeune femme n'était pas une simple tire-laine, mais la capitaine d'un navire pirate.
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Aventure #11 écrite Jeu 29 Aoû - 14:19

Les choses s'accélèrent autour de moi, à une vitesse que je ne comprends pas. Tout d'abord, le dialogue entre dame Edvah et la noble. Autant dire que j'ai l'impression d'avoir affaire à deux extraterrestres venus envahir la planète... Mais qu'est-ce qu'il faut faire quand l'un des envahisseurs est en fait ma maîtresse ? Ignorer et baisser la tête, obéir aux ordres. Oui, une marche à suivre simple, comme je les aime. Ma caboche de poisson divin a salement été amochée par mes années d'emprisonnement, j'ai oublié les standards de vie et les réactions à avoir. Oui, je suis perdu, je nage dans le flou et le mystérieux. Mais une douce voix mélodieuse fait office de main salvatrice, une poigne ferme qui plonge dans le lac d'incompréhension qui m'entoure. Un timbre bien mesuré, des mots doux et un fond d'amour et de compassion :

- Dites à ce chien des marécages de cesser de se payer ma tête. Immédiatement.

Eh bien, eh bien... De toute évidence, cet homme a des problèmes de vue. Je prends un air exagérément outré, m'adonnant complètement au plaisir du rôle que je joue.

- Voyons, mon cher ami ! Vos organes orbitaux vous jouent des tours, je ne suis en aucun point un chien !
- Un poisson, gros tocard, un poisson. Si t'as du mou de veau dans les yeux, faudrait envisager à acheter des culs de bouteille !

Conscient de ma répartie peut-être un peu trop brusque, je m'assène aussitôt une petite tape sur le dos de la main.

Au même moment, Edvah et Myrcella quittent le salon. Ma maîtresse m'a donné l'occasion d'aller me baigner... Je prends cela comme un ordre et m'aventure à mon tour à l'extérieur, essayant de marcher de la seule façon distinguée que je connaisse - celle de notre noble hôte. Difficile de dire si j'ai seulement l'impression d'être ridicule ou si je le suis réellement, à mimer une démarche d'humaine. Je jette un dernier regard entendu au soldat qui, lui, n'a pas été convié à bouger. Encore une victoire de Poisson.
L'extérieur est superbe. De la verdure, des arbres, un ciel ouvert et pur, le son d'animaux qui papillonnent autour du terrain, une brise fraîche qui me rappelle le grand large. J'inspire à pleins poumons cet air vivifiant et remarque alors le lac. Je m'extasie littéralement devant la clarté de ses eaux. Ni une ni deux, je commence à courir, m'élance et atterrit dans un "PLOUF" gigantesque.

L'eau me recouvre, chassant le trouble qui m'assaillait encore quelques minutes plus tôt. Les conversations bizarres de dame Edvah ne me concernent plus. J'aurai simplement à intervenir si elle crie, si elle m'appelle. Je laisse l'eau me recouvrir et me protéger. Je regagne enfin mon élément.

Je m'abandonne au plaisir qui m'envahit et commence à buller paisiblement à la surface du lac.


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Aventure #12 écrite Jeu 29 Aoû - 14:20

[HRP : Etant donné que la transformation a pu prendre un certain temps, vous pouvez continuer votre discussion avant de réagir pour au moins 1 à 2 posts, je pense]


Le garde du corps bouillonne. Outre le fait que Myrcella ait ignoré sans vergogne l’énervement prononcé de son protecteur maléfique, que cette saleté d'Edvah se permette de lui donner des ordres, cette morue de malheur se permettait désormais de lui répondre ouvertement, et avec une violence déconcertante qui plus est. Tous quittèrent la pièce, un par un, laissant l'annonciateur d'Apocalypse ruminer sa rage, seul et désemparé.

La pointe de sa lame retomba lourdement au sol et Malabar, le regard vide et les dents serrés, fixa les fauteuils bordés de tissu affriolant de la salle privée. C'en était trop pour lui. L'accoutrement d'humain et la rapière passaient encore, mais devenir le chien d'une humaine, aussi belle et attachante soit-elle, tout en acceptant les insultes d'une vomissure d'Aqua et les jacassements douteux d'une pirate à deux sous... Inacceptable pour un monstre sanguinaire de sa stature.

Tremblant chétivement, de rage et d'excitation morbide, Erebos jeta un coup d'oeil à la porte vitrée, percevant vaguement les silhouettes des deux jeunes femmes qui discutaient de leur organisation sans entendre le contenu de la conservation. De toute manière, il s'en moquait éperdument. La flamme de sa haine ravivée par la présence de cette bête aquatique et de ses moqueries, l'hydre éprouvait une furieuse envie de réduire ces lieux en cendres.

Son rythme cardiaque s'accélérait, et le monstre humanisé se mit à haleter en transpirant à grosses gouttes. Il posa une main hésitante sur son cou endolori par une pulsation sanguine, et tomba subitement à genoux, sur le point de céder. Les demoiselles n'avaient rien remarqué, mais il était temps de s'isoler pour ne pas risquer d'alerter les foules. Poussant un râle bref mais profondément empreint de douleur, l'homme aux yeux de feu prit appui sur une table pour se redresser et se mit à courir en direction d'une pièce voisine, chavirant fortement lors de ses déplacements.

Retombant immédiatement après avoir passé le seuil de la chambre inoccupée, il referma la porte d'un coup de pied et lâcha un hurlement inhumain, tandis que ses canines se changeaient en crocs de vipère. Les ténèbres engloutissaient son âme, et ce déguisement pathétique d'humanoïde craquelait lentement. Les griffes poussèrent, le visage devint multiple et les écailles remplacèrent la peau. Nouveau rugissement animal, la bête n'avait pu se retenir et avait adopté sa forme complète et originelle.

Brisant la fenêtre d'un coup de queue rageur, le géant de flamme siffla de colère en enfonçant le sol de ses pattes. Au loin, il croyait entendre le cœur d'Edvah battre la chamade. Un organe frais, dégoulinant et suintant d'un sang parfumé et délicat. Le plus convoité des mets, certes, mais il n'était pas pour tout de suite... Rendu fou par sa propre condition de prédateur, le titan fonça en direction du mur au papier peint distingué, qu'il broya avec une aisance étonnante. Traversant le couloir qu'il avait emprunté quelques secondes plus tôt en déchiquetant le tapis, il brisa une fenêtre en bondissant à pleine vitesse et tomba au beau milieu de jardin, ignorant totalement les serviteurs de sa maîtresse.

Trop tard pour revenir en arrière, l'amour qu'il éprouvait pour sa belle était indéfectible, mais il était actuellement prisonnier des ronces malfaisantes qui emplissaient l'âme de la créature. Sans réaliser de manquement à ses préceptes, le monstre incandescent s'élança vers le lac des Astres, fermement décidé à éviscérer l'enfant des Eaux à défaut de pouvoir l'assassiner. Faire couler le sang, inspirer la terreur, c'était tout ce qu'il désirait. La mort était accessoire.

Le serpent parvint aux abords du lac, découvrant son ennemi naturel plongé tranquillement au coeur du lac. D'une voix tonitruante, il rugit avec une brutalité absolue tout en fouettant l'herbe de ses griffes. Il ne tenait plus en place.

"Sors de là, pauvre larve ! Sors de cette fosse abjecte, et j'irai t'arracher la gorge avant de répandre tes organes sur le sol ! Allez, viens te battre maintenant, misérable lâche !"

L'intéressé ne semblait pas réagir. A défaut de l'ignorer, il ne semblait pas l'entendre. La rancœur du monstre n'ayant de cesse de grandir, il siffla sourdement et se mit à sourir en bafouillant des mots incompréhensibles à une vitesse hallucinante. Comme possédé, Erebos sentit l'idée abominable germer en lui et laissa ses pointes se déployer et ses dents se courber vers l'extérieur, avant de mugir en un souffle :

"Edvah est à l'agonie ! A l'agonie tu entends ? Edvah Edvah Edvah Edvaaaah ! J'ai dévoré ses jambes, arraché ses ongles, ses yeux ont fondu et il ne reste d'elle qu'un tronc sanglant et gémissant. Ah Ah Ah ! Viens jouer avec moi ! Edvah Edvah Edvah, bientôt morte Edvah ! Viens partager la souffrance, viens t'amuser avec l'enfant des ténèbres ! "

Nouvel éclat de rire sordide, la voix grondante du fils du feu se perdit dans des récitations dénuées de sens ou de rythme, et sa folie meurtrière prit le pas sur toute forme de réflexion. Toute cette chair inutile le débectait, il devait se nourrir de la peur d'un être, et vite.
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Aventure #13 écrite Jeu 29 Aoû - 14:20

La duchesse ne répondit pas immédiatement à Edvah, et avant que cette première ne puisse éclaircir les questions de la capitaine, un fracas incroyable fit trembler le sol. Par réflexe, la jeune femme fléchit les genoux et porta instinctivement la main à sa dague, prête à bondir malgré sa robe pour se défendre. Des hurlements de serviteurs affolés lui indiquèrent la zone de danger. Et si sa raison lui hurlait de fuir, elle ne put s'empêcher de s'inquiéter pour Letto. Toute l'action semblait se dérouler dans le lac ! Soulevant son jupon à hauteur du genou, la capitaine se mit à courir vers le lac et son invocation.

"[...]bientôt morte Edvah ! Viens partager la souffrance, viens t'amuser avec l'enfant des ténèbres ! "

Bien avant de voir le monstre à quatre tête, Edvah put entendre son horrible voix, mais jamais elle ne s'était attendu à voir une telle chose se dresser face à elle. Tétaniser pendant quelques secondes, la jeune femme se stoppa net dans sa course. Comme une impression de déjà vu, cette créature la terrifia, de la même terreur bien que décuplée qu'elle avait ressentit en voyant Malabar... D'ailleurs, le monstre l'avait-il dévoré ? Et dans sa terreur silencieuse, le regard rivé sur les quatre tête d'Erebos, un déclic se fit sentir, la libérant de sa paralysie. Malabar était ce monstre. Cela lui paraissait évident. Attrapant une pierre, elle la jeta sur la tête la plus proche de la créature avant de hurler quelques mots à Letto. Cela lui laisserait sans doute la marge de déguerpir.

"Finit la trempette, on s'barre !"

La voix brisée par la précipitation, Edvah prit néanmoins le temps de dégainer pour trancher l'étoffe de sa robe pour pouvoir courir plus aisément vers la sortie. Sans se préoccuper ni de la duchesse, ni des serviteurs, ni de Letto, la jeune femme fit volte-face en abandonnant ses chaussures. Elle galopa dans le petit salon de thé coquet, puis dans des couloirs emplit de serviteurs tremblants. Elle se perdit entre les chambres quelques instants, bousculant fauteuils et guéridons pour se frayer un passage. Mais Erebos n'était plus sur ses pas. L'avait-il perdu ?
Se stoppant pour reprendre son souffle, Edvah prit le temps de dissimuler quelques bibelots visiblement d'une grande valeur dans sa robe avant de partir au trot vers une fenêtre. Donnant sur la cour, parfait. Elle l'ouvrit à la volée, montant sur la balcon et se laissa tomber de la rambarde jusqu'au sol. Heureusement qu'elle n'était pas dans un étage trop haut...

Le carrosse était là, les chevaux affolés par le bruit. Elle défit le harnachement d'un d'entre eux avant de sauter sur son dos, s'éloignant de plusieurs dizaine de mètre du château au galop avant de ralentir l'allure. Il était à présent temps de s'occuper de Letto. Et comme elle l'avait déjà fait une fois pour Ushiran, elle appela le gros poisson d'une petite voix, comme si Erebos aurait put la retrouver au milieu de la forêt.

"Letto ? Viens ici..."

Qu'elle folle cette duchesse de dissimuler une chose pareille sous ses jupons ! En attendant que Letto n'apparaisse, Edvah se permit de soupirer de soulagement. Elle avait survécu.


[Comme je l'avais dit à Myr, puisqu'elle n'a pas le temps de venir, je me permet de clore le rp rapidement]
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Aventure #14 écrite Dim 15 Sep - 21:36

Des éclats de verre, des cris d'acabit monstrueux, il y a un autre demi-dieu ici. Et comme je n'ai rien senti de particulier depuis mon arrivée, j'en déduis une chose assez vite : le garde du corps. Il avait l'air louche depuis le début celui-là... Je me demande si la noble sait que c'est une divinité qui essaie de se faire passer pour un humain ? Elle serait déçue, si elle apprenait la vérité... Parce que là, il a l'air reptilien et moche, pour un dieu...
Quoiqu'il en soit, la tentative du gros Malabar pour me leurrer aurait pu s'avérer efficace si mon intelligence supérieure ne m'avait pas conduit à développer des sens de réflexion sur-divins. Ses cris aussi postiches qu'une mangue en terre glaise ne m'ont pas fait douter une seule seconde de l'état de santé de ma Maîtresse. Si Edvah était vraiment morte, je le sentirais, hein ? Enfin, je veux dire, je me serais mis à pleurer ou à crier, je serais retourné dans mon temple, ou quelque chose comme ça, après tout.
Bon, en plus, je suis un poète et j'aime les belles histoires, autant dire que je suis un orateur exceptionnel. Et j'ai bien noté comment le gros serpent s'exprimait sous forme humaine. Il avait l'air mécontent, mais il restait mesuré dans ses propos. Et là, la folie l'aurait poussé à s'enflammer d'un coup d'un seul ? À répéter comme un vieillard sénile le nom d'Edvah pour me faire croire à sa mort ?


- De toute évidence, vous êtes proche de la démence, mon brave Malabar. Vous avez plusieurs têtes, aussi ne serait-ce que pure logique de parler de schizophrénie aggravée.
- Et ça fait grosse lavette d'arracher les ongles de quelqu'un quand on a ta taille, le lézard.
- Non, Letto ! Je ne dois pas me moquer des autres, tu le sais bien ! Il a dû avoir une vie difficile. Il s'appelle Malabar, après tout...


C'est vrai que Malabar... c'est moyen, comme nom. Je me sens tellement navré pour lui... Je devrais peut-être laisser tomber la discussion avec cet individu énervé. Edvah me dira bien quoi faire.

- Letto ? Viens ici...

Oh ? Voilà l'appel que j'attendais ! Je sors du lac et m'élance en direction de la voix de ma maîtresse.

- J'arriiiiiiive !

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