Délivrance

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Galifey
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Aventure #1 écrite Lun 11 Juin 2018 - 13:04


Silence.
Silence, et noirceur.

L’obscurité n’est pas réconfortante. Ce n’est pas une nuit éclairée par la douceur de la lune. Ce n’est pas non plus une nuit dépourvue de lune. C’est le noir, le plus complet dans lequel on puisse pénétrer un jour. Pour l’Invocation de l’air, c’est une noirceur étouffante et pâteuse, qui se coince dans sa gorge et pèse sur son corps.
Car l’on entend également rien.
Lorsqu’il chante, aucun son ne perce le voile. Lorsqu’il parle, aucune oreille ne peut l’écouter. C’est comme étouffer en continu. Plus douloureux encore que de se noyer ou de brûler vif. Les premiers millénaires l'ont à vrai dire rendu fou.
Puis, c'est passé.

La seule chose qu’il est capable de ressentir, en réalité, c’est la fraîcheur du sol -et des murs, dans son dos. Ainsi qu’une brise, légère et humide, qui semble flotter. Peut-être l’imagine-t-il. À ce stade, il n’est plus capable de le dire.

Galifey sait pourquoi les humains ne sont pas si nombreux à pénétrer sa cellule. Lorsque les portes s’ouvrent, lui-même l’ignore : car de l’extérieur, on ne voit ni n’entend quoi que ce soit. C’est comme une dimension parallèle. Beaucoup tendent à faire demi-tour, désireux de dénicher une épreuve plus accueillante. Ils sont naïfs : aucune ne l'est.
Néanmoins, il sait. Quelqu’un finira par venir. Quelqu'un finit toujours par venir. Il suffit de patienter.

Ses ailes remuent et même s'il est capable de le dire car il est celui qui initie le mouvement, c'est comme si son corps n'avait pas répondu. Il peine jusqu'à deviner s'il est encore couché sur le flanc, ou s'il s'est depuis assis et qu'il l'a oublié. Il ferme les yeux. Tout du moins, il croit les avoir fermés ; il n’en est pas certain, puisque cela ne fait pas de différence.

Il rêvasse.
Il ne quantifie pas le temps. Il ne pourrait pas même s'il essayait.

Il ne soulève finalement ses paupières que lorsqu’une présence se fait sentir. Ténue, peut-être hésitante, ou bien intriguée. Mais bel et bien là : la sensation est familière. Il la connaît et la reconnaît.

L’humain est là.
L’humain ne voit ni n’entend mieux que lui.
Le pauvre doit errer jusqu’à le trouver.

Nota bene:
 

EDIT:
 


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Dernière édition par Galifey le Mar 12 Juin 2018 - 21:06, édité 3 fois
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Arthur Boyd
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Aventure #2 écrite Mar 12 Juin 2018 - 0:18

Un jeune chevalier se trouvait devant les portes de la prison, il avait été blessé par les quelques combats qu'il a dû effectuer dans le nord. Les rebelles étaient vraiment une plaie dans cette partie d'Arcane. Mais il était heureux d'avoir pu atteindre le temple d'Aer, en ce qui concerne le retour, Sir Boyd s'en préoccupera bien assez vite.

Le jeune noble se demanda au début si la cellule n'était tout simplement pas vide. Mais il avait regardé la cellule de Mirdwynn, cela n'avait rien à voir. L'humain se doutait que c'était déjà une épreuve, le seul moyen pour le savoir était de faire le pas en avant. Chose que fit Arthur sans hésiter un seul instant après avoir pris la décision.

Il s'arrêta quelques pas derrières, car il venait de comprendre à ce moment là qu'il était bien dans le noir mais quand plus il n'entendait plus rien. Il prit un instant pour assimiler cette information, l'homme comprenait que c'était une situation qui serait terrible pour la majorité des postulants. Il s'agenouilla un instant, priant à haute même si cela ne servait à rien avec cet endroit qui rend aphone. Mais le simplement fait de le faire lui redonna une certaine vigueur.

Il continua d'avancer, c'était réellement perturbant pour lui de ne pas entendre ses propres pas, lui à qui on reprochait sa démarche trop souvent lourde ce qui le rendait repérable très facilement s'il ne faisait pas attention. Arthur se perdait à moitié dans ses pensées dans cette situation, il était tenté de faire demi tour mais une petite voix en lui assurait que c'était une erreur d'y penser.

C'était à ce moment là qu'il se sentit en train de chuter, instinctivement son corps se mit en boule pour réduire les dégâts dû à la rencontre avec le sol. A ce moment là il se sentait prêt à faire demi tour, sa volonté s'étant fragilisé, mais il se rappela de l'histoire que racontait Mirdwynn sur l'age de ténèbres qu'il a dû traverser avant de retrouver la liberté. Ceci raffermit alors la volonté du chevalier, mais il lui manquait encore là force. Ce fut là que le sourire mutin et légèrement moqueur de sa soeur, Morgane, lui apporta la rage de vaincre. Oui elle l'avait coiffé au poteau en libérant le fils de Terra, oui elle avait été plus réactifs que lui, mais jamais il ne la laissera menait leur quête comme elle l'entend sans qu'il n'ait rien à dire. Il réussira l'épreuve! Autant pour leur rêve commun que pour son honneur.

Il rampa à moitié au début, appréhendant petit à petit la graduation des marches malgré la difficulté. Passé la moitié, il réussit à monter en clopinant et quand il arriva à l'ultime plateforme, c'était debout. Mais cela, Sir Arthur Boyd ne savait pas, il était possible qu'il y avait encore un escalier et une autre plateforme. Même si c'était vrai, le chevalier devait le faire, pour son rêve, pour Mirdwynn, de plus, il ne pourrait plus se regarder dans un miroir ou Guenièvre dans les yeux s'il décidait malgré tout d'abandonner.

Il marcha d'un pas vif mais en s'attendant à rencontrer un obstacle. Mais ce n'était pas un deuxième escalier qu'il rencontra mais bien le corps de l'habitant des lieux. Instinctivement il recula, d'abords il entendit un raclement puissant, c'était en fait ses pieds qui glissaient sur le sol pour qu'il se place dans une bonne posture. Ensuite d'un aveuglement ténébreux, il le fut par la lumière qui revint d'un bloc. Il resta dans sa position, clignant fréquemment des yeux pour faire passer cet handicap temporaire. Quand ceci fut fait, il put relever les yeux et voir dans toute sa magnificence l'immense créature. Il fut un temps sans voix devant cette incarnation de puissance. Puis il salua la créature, le poing fermé sur sa poitrine et se pencha en avant.

- C'est un honneur enfant d'Aer de te rencontrer. Je me présente, je suis Sir Arthur Boyd.  

Le chevalier ne dit rien de plus pour l'instant dans l'attente de sa réaction.
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Dernière édition par Arthur Boyd le Mer 13 Juin 2018 - 6:30, édité 1 fois
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Galifey
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Aventure #3 écrite Mar 12 Juin 2018 - 9:37


Si Galifey n’est plus capable de sentir son corps, il devine malgré tout les impulsions excitées et impatientes qui parcourent ce dernier. Il commence à remuer, à se redresser un peu afin de gagner en dignité si jamais l’humain décide de ne pas abandonner et de faire demi-tour. Il a hâte et tout à la fois il craint un faux espoir.

C’est qu'en réalité, la cellule est étonnamment longue, et dans un environnement certes pas hostile mais tout du moins effrayant, peu osent avancer à l’aveuglette sans savoir ce qui les attend. Certains pensent avec jugeote que des pièges se terrent là-dedans et que rien ne peut leur permettre de les éviter si ce n'est la chance.
C’est toutefois faux. Cette épreuve, celle que les Dieux ont conçu, ne tient qu’à la volonté et à l’endurance de l’humain. Cette solitude étouffante les pousse aisément à la remise en question de leur vie et de comment ils en sont arrivés là ; il en a déjà vu quelques uns en larmes quand la lumière et le son revenaient -tout du moins, pour ceux qui y parvenaient. Traverser quasiment cent mètres dans ces conditions ressemble bien souvent à une éternité incertaine.

L’espace d’un instant, l’Invocation de l’air s’interroge : celui-ci va-t-il aller jusqu’au bout ?
Il l’espère. En tout cas, la présence ne l’a pas encore quitté.

Bientôt, d’ailleurs, ladite présence devient une réalité très concrète lorsqu’elle se heurte à lui.

Et brusquement, le son revient.
C’est une cacophonie assourdissante qui lui parvient en premier lieu. Il supporte le bruit du silence (du vrai), puis celui du raclement métallique tonitruant contre le sol : il devine que l’humain a perdu son équilibre en se cognant à un obstacle imprévu. Par conséquent, il déploie préventivement une de ses petites ailes pour bloquer l’escalier derrière cet être fragile. Il ne voudrait pas le perdre si bêtement.
Quand c’est au tour de la lumière de revenir, elle décide de se manifester tout aussi abruptement : la chose se révèle extrêmement violente pour les rétines puissantes et sensibles du Demi-Dieu. Dans une tentative de se protéger du choc, il ferme les yeux fort et attend de s'y habituer.

Puis, lorsqu’il remarque que ses sens ont fini par s'accoutumer, il se rouvre aux perceptions extérieurs.
Il entend avec ravissement des piaillements d’oiseaux lointains à travers les murs, et découvre avec bonheur les rayons du soleil chaleureux qui éclairent mystérieusement sa cellule -puisqu’il n’y aucune fenêtre pour les laisser passer. L’atmosphère est instantanément plus agréable, presque accueillante.

Enfin, tandis que son regard parcourait les alentours, celui-ci vient finalement se poser sur le candidat qui a bravé les ténèbres absolues pour venir le trouver.
C’est un homme lourd en armure. Le Fils d'Aer ne sait combien de temps a passé, ou comment s’organise leur civilisation en ces jours, mais à vue de nez il a envie de parier sur un équivalent actuel du chevalier de l’Ancien Monde. Tout du moins, si son comportement s’y prête également par la suite.
L’humain pose solennellement son poing sur sa poitrine ; Galifey range quant à lui son aile et l’observe avec attention malgré la hauteur conséquente qui les sépare.

« C'est un honneur enfant d'Aer de te rencontrer. Je me présente, je suis Sir Arthur Boyd. »

L'évocation du nom de son père lui fait toujours un drôle d'effet, la première fois. Comme si l'on avait connaissance de ses rêves les plus vieux et les plus enfouis. La vérité, c'est qu'il n'a pas eu l'honneur de la présence d'Aer depuis si longtemps qu'il se demande parfois s'il est digne d'être affilié à lui.

Lentement, pour ne pas brusquer le petit être, l’immense Invocation aux couleurs chatoyantes abaisse sa tête jusqu’à toucher le sol doucement. Il soulève au passage un nuage de poussière léger qui flotte ensuite dans les airs tout autour d'eux. Là, à moins d’un mètre de ce qui sera peut-être son futur Invocateur, Galifey dévisage l'humain de ses yeux écarlates et scrutateurs.
Sa voix grave et lisse résonne comme dans une Église de l’ancien temps :

« Merci. »

Puis le silence, contemplatif, retombe.

À présent que l'épreuve des Dieux est passée, c'est son épreuve à lui qui débute. Elle est simple et dénuée de dangers : il souhaite simplement constater le tempérament de l'humain face à l'absence d'autre réaction du Demi-Dieu.
Étrangement, peu d'humains parviennent généralement à le convaincre qu'ils valent la peine d'être côtoyés.

Explications:
 

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Oblivion El'Galas
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Résumé des RP

Métier : Garde Doré
Invocation(s) : Wazzi
Inventaire : - Son armure en plaques (+5 endurance)

- Sa claymore (+8 force) (+3 tranchant +3 résistance +2 maniabilité) + Orsonfal (+13 force) (+4 tranchant + 5 résistance + 3 maniabilité + 1 résistance terre)

- une dague dans sa botte droite (+3 force) (+1 tranchant +1 résistance +1 maniabilité)
- 1530T
- 1 lotion désinfectante
- 1 boussole
- 1 vieille pinte de bière
- 1 broche (offerte par Simon)
- 1 jeu d'échec portable (offert par Simon)
- 1 mouchoir en tissu bleu (offert par Simon)
- 1 cape d'invisibilité (concours de l'été)

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Aventure #4 écrite Jeu 14 Juin 2018 - 10:25

Oblivion était ressortie de la cellule de Ruinn, laissant celui-ci et son nouvel Invocateur faire connaissance. Elle ne voulait pas s’imposer, et comme l’Adjudant Akuma, elle s’était rapidement esquivée, certes un peu déçue, mais globalement de bonne humeur. Voir la transformation du griffon si triste au contact  de Valion l’avait rassuré sur son avenir immédiat. S’il était heureux, c’était une bonne chose. Elle ne connaissait pas le jeune homme mais il lui avait fait l’effet d’être quelqu’un de tout à fait capable, et de gentil.

Sortant de la cellule dont le labyrinthe avait disparut, elle s’engagea de nouveau dans les couloirs du Temple de l’Air. Au moment où elle s’apprêtait à sortir, elle s’appuya un instant de dos à un mur pour désenfiler ses quelques pièces d’armure, s’appliquant à les dissimuler dans son sac à dos, les emballant avec soin. Ses pas ne la mèneraient plus nulle part aujourd’hui, alors mieux valait se préparer à sortir, dissimulant sa véritable nature de Garde Dorée, au cas où. Il ne fallait pas oublier qu’elle était en territoire ennemi, et qu’elle ne donnait pas cher de sa peau si on lui tombait dessus en tenue militaire.
Elle en était là de son rangement, à emballer soigneusement ses quelques plaques d’armure dans de la peau de bibi pour les protéger et éviter qu’elles fassent du bruit, avant de les fourrer dans son paquetage, quand elle sentit soudain son corps basculer en arrière.

Agrippant son sac, elle tenta d’utiliser son poids pour retrouver son équilibre, en vain, et l’embarqua dans sa chute.
Tombant lourdement en arrière avec une exclamation de surprise, bientôt suivie d’une exclamation de douleur en se prenant le métal forgé sur le ventre, elle resta un instant allongée, tandis que son cerveau essayait de se remettre à l’endroit. Les étoiles blanches devant ses yeux refusaient de partir si bien qu’il lui fallut bien une bonne minute ou deux pour enfin se redresser en râlant à qui mieux mieux.
Finalement, elle s’intéressa à son environnement. Elle grimaça à peine en se rendant compte qu’elle avait dû s’appuyer à une porte au lieu d’un mur, plongée dans ses pensées comme elle l’était. Et elle se retrouvait à présent de nouveau dans une cellule d’enfant divin.

Oblivion resta un instant interdite, regardant la porte devant elle d’un air incertain. Avait-elle le droit de tenter deux épreuves le même jour ? Avait-elle le droit de visiter un autre enfant d’Aer après avoir échoué une première fois ? Pleine de doute, elle resta là, assise sur le sol de l’immense cellule en tour, songeuse.
Jusqu’à cet instant, elle n’avait pas vraiment prit le temps de réfléchir à son échec. Elle était heureuse pour Ruinn et Valion, bien qu’elle ne les connut pas, mais le fait qu’elle n’ai pas été choisie restait un sujet de déception, qui remettait en question tout ce qu’elle pensait.
Peut-être avait-elle eu de la chance avec Wazzi ? Ou peut-être que le petit panda l’avait choisi, elle, par défaut, lasse qu’elle était d’attendre ?
Finalement, la Garde Dorée se demandait si elle méritait vraiment d’obtenir la compagnie d’un second enfant divin.
Elle regarda derrière elle, constatant que la cellule était grande, mais surtout haute, sans danger apparent. Sans difficulté non plus. Elle hésita encore. Si ça se trouvait, elle était vide ? Ou bien les Quatre avaient un sens de l’humour particulier ?

Se relevant, elle s’approcha de l’escalier qu’elle apercevait, vingt mètres plus loin. Elle leva le nez. Souffla. Commença l’ascension.
Au point où elle en était, autant aller jusqu’au bout et vérifier cette cellule de fond en comble. Et puis, au pire, si elle pouvait permettre à un autre enfant de parcourir Arcane dans une semi-liberté le temps que durerait sa vie, même si elle ne servait que d’outil, se serait déjà bien, elle aurait déjà réussi à quelque chose.

Son ascension était lente et laborieuse. Au bout de seize mètres de grimpette, les plaques d’armure dans son sac commençaient à peser lourdement sur ses épaules. Oblivion ne s’arrêta pourtant pas, se contentant de s’essuyer le front et de réguler sa respiration pour continuer de monter, inlassablement, jusqu’à arriver en haut de la tour, quarante-cinq mètres plus haut.
Enfin arrivée, elle largua son sac sans délicatesse au sol, où il s’écrasa avec un bruit sourd. Posant ses mains sur ses genoux, elle prit le temps de souffler deux minutes, les poumons mis en feu par l’ascension des douze étages de l’escalier sans étages intermédiaires.

Une fois de nouveau apte à faire quelque chose, elle releva les yeux et repoussa d’une main fébrile ses quelques cheveux blonds échappés de son chignon. Ses prunelles bleues se posèrent d’abords sur un homme en armure complète, qui la tendit immédiatement. Ennemi, neutre ou ami ? Sa main gauche se posa en réflexe immédiat sur la poignée de sa claymore, la laissant pourtant sagement au fourreau, pour le moment.

Puis ses yeux dérivèrent sur… L’immense Invocation derrière lui. Écarquillant les yeux, la demoiselle resta sans voix. Il était gigantesque, il prenait presque toute la place dans la pièce. Sa tête était presqu’aussi grosse que tout l’homme qui lui faisait face. C’était encore un griffon. Flamboyant. Imposant. Intimidant.
Clignant des yeux, Oblivion se sentit soudain de trop dans cette pièce. Elle ne savait même pas pourquoi elle était là. Elle n’était même pas sûre d’en avoir le droit.

Récupérant son sac sans quitter les deux autres présents de la pièce, elle s’avança lentement, prudemment, son regard alternant de l’un à l’autre sans discontinuer, l’observatrice demoiselle se contentant d’analyser tout ce qu’elle pouvait voir, et entendre.
Autant, à voir, il y en avait des choses… Autant, à entendre… Il lui semblait avoir vaguement entendu un échange bref avant d’arriver en haut des escaliers, mais rien d’assez distinct pour qu’elle puisse comprendre quelque chose.
Depuis, seul les respirations, les piaillement des oiseaux au dehors et le cliquetis des armures s’élevait.

Oblivion s’approcha et, se mettant bien en vue du type en armure, elle le salua d’un hochement de tête neutre mais respectueux.
Elle ne payait pas de mine avec sa tunique bleue en laine et ses chausses banales. Son chignon défait lui donnait un petit air de folle, et son armure partielle était cachée dans son sac. Le seul détail notable de son apparence était les deux claymores attachées à sa ceinture de cuir, soigneusement rangées pour le moment, et la main gauche qui reposait dessus.
Puis elle se tourna vers la gigantesque Invocation, non sans garder l’homme dans la périphérie de sa vision, et la salua du même hochement de tête, trop impressionnée pour dire quoi que ce soit.

Bon sang, il était tellement grand comparé à Wazzi. Il ne pourrait même pas entrer en ville… Pas avant qu’il ne soit assez puissant pour se métamorphoser… Mais d’un autre côté, il pouvait sans doute écraser n’importe quel monstre de l’île sans aucun problème.
Mais il était si impressionnant… Oblivion regarda l’homme à côté d’elle et le trouva instantanément plus digne qu’elle de libérer le gigantesque fils d’Aer. Elle ignorait pourquoi elle avait cette impression mais les doutes qui l’agitaient prenaient de plus en plus de consistance, sans que toutefois rien ne transparaisse à l’extérieur, excepté peut-être un soupçon de défaite dans ses prunelles bleues.

Malgré tout, elle restait là, droite comme un “i”, les joues rosies par son ascension et les cheveux en bataille, son caractère de cochon et ses envies de liberté par l’accession à un grade plus élevé dans la Garde Dorée l’empêchant de faire marche arrière.
Mais le plus important restait que, malgré sa taille gargantuesque, le griffon flamboyant demeurait prisonnier et elle prenait comme un devoir de rester ici jusqu’à ce qu’il l’accepte ou la refuse au profit d’un autre. Même s’ils ne s’accordaient pas, elle lui promettait la même liberté qu’à Wazzi, aussi peu contraignante que possible, aussi enrichissante également. Elle voulait qu’il voit Arcane de ses yeux rouges, qu’il soit libre.
Ne serait-ce que pour briser la punition des Quatre, qu’elle trouvait trop injuste depuis sa première épreuve, elle se devait de rester là, et d’offrir au demi-dieu une échappatoire, s’il le souhaitait.


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Dernière édition par Oblivion El'Galas le Jeu 14 Juin 2018 - 21:41, édité 1 fois
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Invocation(s) : Armalys & Galifey
Inventaire : 3688 Tsuris
Épée⁺⁶
Hachette⁺⁴
Arc de chasse⁺⁴
Bouclier⁺²
Armure⁺⁴
Gourde
Pendentif de célérité
Sceptre de feu
Fugue
Pansement coagulant
Curaga
Sanguine
Pendentif de Célérité (Concours de l'Été)
Bottes de Lévitation (Concours de l'Été)



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Aventure #5 écrite Jeu 14 Juin 2018 - 19:26

❝ Délivrance
- ft. Galifey, Arthur & Oblivion

Prologue:
 

Et me voilà donc, une fois de plus, face aux portes du Temple d'Aer. Je dois bien avouer que la voie des airs se révèlent plus que pratique pour se rendre quelques part. Armalys me déposa donc face au temple et je la regardais s'élever puis partir. La laissant ainsi profiter d'un moment seule avec elle même, je m'engouffrais dans l'énorme bâtiment après avoir pris une grande bouffée d'air. Mes épées dans mon dos, mon bouclier par dessus celles-ci et quelques vivres suffiraient, de toutes façons, je n'avais pas envie d'être là plus longtemps que nécessaire. J'espérais alors simplement ne pas avoir à faire à une épreuve digne de celle de Winglece.

Je m'avançais avec détermination dans le couloir, entendant l'écho de mes pas et des cliquetis de mon armure. Je marchais, sans savoir quelle cellule choisir, évidemment, mais je laissais mon impatience décider pour moi devant quelle porte j'allais m'arrêter. Évidemment, quelques minutes avaient suffit, voir moins. Je poussais alors la porte, brusquement, avant de me retrouver dans une pièce totalement éclairée, ovale, où trônait un escalier. Suivant du regard les marches qui montaient beaucoup trop haut à mon goût, je ne pu retenir un énorme soupire dans lequel s'était glissé un mot plutôt fleuris. A cette instant, ma main se trouvais encore sur la poignet et j'hésitais à faire demi tour. Mon regard se baissant quelques secondes, je me décidais à la lâcher avant de monter une première marche. Non, je ne pouvais pas abandonner, l'enjeu était trop important.

La montée des marches était longue, très longue. A chaque instant je soupirais. Mon allure d'abord très soutenue voir nerveuse fini bien vite par se ralentir. Surtout quand celui-ci eu la bonne idée d'être encore plus compliqué à monter. Je m'arrêtais alors un instant, reprenant mon souffle, m'égosillant bruyamment avant de reprendre, à une allure plus lente mais surtout contrôlée. La respiration régulière, le regard déterminé, j'avalais les dernières marches dans un silence combattif.

Un peu plus haut, avant de finir mon ascension, j'apercevais déjà les traits de l'être divin qui habitait les lieux. Encore quelques marches et c'est la présence de deux humains que je voyais. Une fois sur la plateforme, je m'arrêtais, l'air et le regard subitement noir. Ces deux là ne se mettraient pas en travers de mon destin, c'était clair et net. Droite et brusque, je m'avançais, les sourcils froncés. A ma gauche, un homme, que j'avais l'impression d'avoir croisé au festival mais rien de plus ne me revenait. Et à ma droite. Non. Je m'arrêtais soudainement en la fixant, les yeux révulsés. Pas elle, pas encore. Mon regard rivé sur elle, je retenais un gros mot plus énorme que le demi-dieux qui nous faisait face. Non, cette fois-ci elle n'existerait pas, je l'avais décidé ainsi. L'enjeu était bien plus important que mes états d'âmes à son propos et mieux valait faire sans sa présence.

Je la quittais du regard et fixait à présent le fils d'Aer vers lequel je m'avançais de ma démarche guerrière et brusque, agissant comme si je n'avais aucun concurrents à cet instant précis. A présent au niveau des deux autres, si ce n'est un pas plus près du demi-dieu, je le scrutais un instant, penchant ma tête sur le côté. Il était immense, au moins presque aussi énorme que Winglece, mais son apparence était bien différente. Elle avait quelque chose de bien plus chaleureux évidemment et bizarrement, ça ne me déplaisait pas vraiment, même si je m'étais un peu habitué aux écailles.

Je m'avançais alors encore un peu, mon visage et mon regard se levant pour plonger mon regard dans le sien.

❝ Tu es bien trop gros pour rester ici toi. ❞

Bien que j'avais l'air froide, mon ton était presque compatissant, mais tout autant distant. A croire que je m'adressais pas directement à lui. Je plissais mes paupières comme pour mieux l'observer mais il semblait toujours inerte, sans réaction. Ça, ça allait vite finir par m'agacer et je sentais déjà mes traits se durcir de frustration. S'il le fallait, j'allais attendre, aussi longtemps qu'il le faudrait. Pas de gaîté de cœur évidemment, mais je le ferais, sans broncher. Enfin presque. Je me reculais alors d'un pas, pour mieux lui faire face et croisait mes bras sur ma poitrine, à présent à mon tour immobile, attendant que je succombe la première, surement.

(c) Kuroko's basket RPG
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Arthur Boyd
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Aventure #6 écrite Jeu 14 Juin 2018 - 22:19

Sir Arthur Boyd attendit quelques minutes pour s'assurer que son interlocuteur allait lui parler. Quand le chevalier comprit que ce ne serait visiblement pas le cas, il s'apprêtait à lui expliquer les raisons de sa quête quand un bruit de pas provint des marches. Le colosse humain se tourna très légèrement pour voir qui arrivait, certainement un ou une concurrente à la libération de l'invocation. Il vit que la personne était une jeune femme en tunique bleu. Ce n'était pas une femme fragile, sa posture et le geste instinctif vers ses armes en était la preuve, c'était très certainement une combattante. Elle ne semblait pas porter d'armure, mais cela il ne pouvait pas en être sûr car le sac qu'elle portait avait l'air très lourd.

La jeune combattante eut la politesse de le saluer, en retour il plaça le poing fermé sur sa poitrine avant de s'incliner dans sa direction.

Arthur Boyd attendit de savoir si la jeune femme allait vouloir prendre en première le temps de parole. Comme il semblait qu'elle se laisse aller à la contemplation, chose qu'Arthur Boyd en tant que précautionniste extrême pouvait parfaitement comprendre. Il alla se lancer quand, de nouveau, un bruit le fit se retourner, une personne était en train de monter les escaliers et avait visiblement, à l'oreille, des difficulté à passer les marches qui avaient un fort dénivelé.

La nouvelle personne, une combattante à nouveau au vu de son équipement, était bien moins amicale que ça prédécesseuse. Elle jetait un regard de haine envers lui, Arthur pensa un instant que c'était une nordique à qui le chevalier avait tué récemment des connaissances. Ce n'était pas impossible, mais le chevalier restait tout à fait conscient que sa réputation n'était pas suffisante pour être reconnu aussi rapidement. C'était là qu'il remarquât que la nordique visé aussi la première jeune femme.

Le chevalier décida de rester coi sur la question, il n'était guère poli et honorable de s'en prendre directement au premier venu qui l'énervait.

Par contre il eut plus de difficulté à se retenir quand la deuxième arrivante s'avança d'un pas de plus pour marquer, puérilement, un avantage de position  plus de douteux. Il faillit s'étrangler de colère quand cette dernière osa parler de façon si familière.

Au moins la nordique décida finalement de former le rang de ne pas pousser plus loin cette audace irrespectueuse, du point de vue du croyant qu'est Arthur.

Le chevalier attendit encore quelques minutes, même s'il considérait qu'il concédait trop d'honneur à la dernière combattante, son éducation l'obligeait à lui laisser la primeur si elle le souhaitait.

Puisque ce ne fut pas le cas, Sir Arthur Boyd se lança et s'attendit presque à être interrompu une troisième fois.


- Enfant d'Aer, je vous prie d'entendre ma requête. Je ne suis point un de ses aventuriers vulgairement en quête de puissance. Je ne cherche point un serviteur et encore moins un esclave. J'ai un but bien plus noble, un projet qui demande le concours des premiers enfant des Quatre, loués soient leurs noms.

J'ai connaissance des raisons qui ont amené, vous et vos pairs, dans ces prisons que sont les temples et l'existence du pacte pour que vous puissiez vous mouvoir en dehors.

Mais, Ma sœur et moi, nous pensons qu'il faut aller au delà de la simple exécution de cette punition.
Mirdwyn, enfant de Terra et notre précepteur, nous a parlé de son rêve d'humain et créature divine en communion. Nous souhaitons faire prendre corps à ce rêve. Montrer aux Quatre Divins, qu'ensemble, leurs enfants peuvent faire de grande chose et belle chose en leurs noms.

C'est pour cela que nous avons l'idée de former une compagnie de chevalier et chevaleresse qui se réunirait autour d'une table ronde où tous seraient égaux. Certes les invocations seront forcément les vassaux des humains de cette compagnie, tant que le pacte existe, mais assit à cette table leurs voix compteront tout autant.

Ensemble nous discuterons des actions à faire et des projets à lancer. Dans le but de protéger les faibles et les innocents, d'agir pour le bien, la justice, et surtout, pour la gloire des Quatre!


La grande carcasse du chevalier se ploya quand celui ci s'agenouilla devant l'être divin, dans une posture d'humilité.

- C'est pour cela, être divin, que je mande humblement votre force et votre sagesse. Je suis certains que si nous réussissons, ils nous jugeront favorablement.

SIr Arthur Boyd resta ensuite agenouillé, jusqu'à ce que l'invocation décide de la suite.
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Galifey
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Aventure #7 écrite Sam 16 Juin 2018 - 22:32


Les secondes ont à peine le temps de s’insérer dans la minute qui suit que Galifey entend, puis voit au loin une jeune humaine ouvrir à son tour les portes de sa cellule -d’une façon bien comique. Il émet une expiration qu’il est le seul à pouvoir identifier comme un ricanement amusé, puis ses iris écarlates ne tardent pas à revenir au présent humain qui lui fait face.
Ce dernier semble attendre, poliment, de voir si le Fils d’Aer a quelque chose à dire.

Cette attente comble le temps nécessaire à l’autre humaine pour les atteindre : en l’observant de plus près, Galifey la juge a priori bonne guerrière (après tout, les deux claymores qu’elle porte ne sont sûrement pas là pour servir de décoration). Elle paraît également hésitante, malgré son hochement de tête respectueux à l’égard du chevalier. Comme si elle se voyait foncer droit vers la défaite. Il la salue néanmoins dignement lorsqu’elle lui adresse le même hochement de tête, mais ne prononce toujours pas un mot.

Lorsque l’entrée de sa prison est foulée pour la troisième fois en l’espace de cinq minutes, l’Invocation de l’air finit enfin par être réellement surprise.
Des dizaines d’année coincé dans sa cellule, et soudainement trois humains se révèlent brusquement à lui ? Le hasard est bien cruel.
Lentement, il redresse sa tête et se place en la position d’un sphinx. Il est plus à l’aise ainsi pour garder tout le monde en vue.

Galifey observe approcher la nouvelle venue. Elle a le pas décidé mais, bien rapidement, fatigué. Cette simple façon de faire en dit long sur le personnage ; plus encore lorsqu’elle s’approche de lui et au passage, foudroie du regard ses concurrents.
Quand elle le dévisage, c’est sans peur. Elle n’est pas une femme impressionnable, même face à une créature quasi divine qui se dresse bien au-dessus d’elle.

« Tu es bien trop gros pour rester ici toi. »

Les yeux de l’Invocation se plissent en un sourire que son bec ne peut exprimer.
Elle a bien raison.

Néanmoins, son silence perdure -et ce dernier semble frustrer la dernière arrivée. Les deux autres paraissent plus patients.

L’ange passe ; jusqu’à ce que, finalement, le chevalier prenne les devants.

« Enfant d'Aer, je vous prie d'entendre ma requête.  »

Le regard rougeoyant du Demi-dieu se pose directement sur l’humain dont l’initiative et le respect sont les plus poussés.

« Je ne suis point un de ses aventuriers vulgairement en quête de puissance. Je ne cherche point un serviteur et encore moins un esclave. J'ai un but bien plus noble, un projet qui demande le concours des premiers enfant des Quatre, loués soient leurs noms.

J'ai connaissance des raisons qui ont amené, vous et vos pairs, dans ces prisons que sont les temples et l'existence du pacte pour que vous puissiez vous mouvoir en dehors.

Mais, Ma sœur et moi, nous pensons qu'il faut aller au delà de la simple exécution de cette punition.
Mirdwyn, enfant de Terra et notre précepteur, nous a parlé de son rêve d'humain et créature divine en communion. Nous souhaitons faire prendre corps à ce rêve. Montrer aux Quatre Divins, qu'ensemble, leurs enfants peuvent faire de grande chose et belle chose en leurs noms.
 »

Mirdwyn ! Le nom fait remonter des souvenirs qu’il pensait pourtant perdus.
Alors ainsi, Mirdwyn a élevé cet enfant des Quatre. Ce n’est à vrai dire pas surprenant du tout : les idéaux énoncés lui correspondent parfaitement. Voilà qui l'intrigue énormément -même si, toutefois, les questions devront attendre.

« C'est pour cela que nous avons l'idée de former une compagnie de chevalier et chevaleresse qui se réunirait autour d'une table ronde où tous seraient égaux. Certes les invocations seront forcément les vassaux des humains de cette compagnie, tant que le pacte existe, mais assit à cette table leurs voix compteront tout autant.

Ensemble nous discuterons des actions à faire et des projets à lancer. Dans le but de protéger les faibles et les innocents, d'agir pour le bien, la justice, et surtout, pour la gloire des Quatre!

C'est pour cela, être divin, que je mande humblement votre force et votre sagesse. Je suis certains que si nous réussissons, ils nous jugeront favorablement.
 »

L’humain s’est incliné face à lui. Galifey lui adresse en retour un geste semblable mais plus modeste du fait de son immensité, et de la nécessité de ne pas bousculer ceux venus passer ses épreuves. Il incline donc la tête en avant et ferme les yeux doucement, pour ensuite revenir à sa position initiale.
Il sait quel genre d’Homme il est.
L’Invocation lui permettra de passer les épreuves suivantes -celles visant à départager les candidats entre eux.

« Ta voie est prometteuse, jeune enfant des Quatre. »

Sa voix, portée par la magie qui réside dans la cellule, n’est entendue que par l’intéressé. S’il répond, en revanche, tous l’entendront.

Le Fils d’Aer pose ensuite son regard sur les deux femmes restantes. De quelle façon s’exprimeront-elles, face au silence qui se borne à les accueillir ?

HS:
 


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Résumé des RP

Métier : Garde Doré
Invocation(s) : Wazzi
Inventaire : - Son armure en plaques (+5 endurance)

- Sa claymore (+8 force) (+3 tranchant +3 résistance +2 maniabilité) + Orsonfal (+13 force) (+4 tranchant + 5 résistance + 3 maniabilité + 1 résistance terre)

- une dague dans sa botte droite (+3 force) (+1 tranchant +1 résistance +1 maniabilité)
- 1530T
- 1 lotion désinfectante
- 1 boussole
- 1 vieille pinte de bière
- 1 broche (offerte par Simon)
- 1 jeu d'échec portable (offert par Simon)
- 1 mouchoir en tissu bleu (offert par Simon)
- 1 cape d'invisibilité (concours de l'été)

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Aventure #8 écrite Dim 17 Juin 2018 - 0:44

Si Oblivion ne savait pas trop pourquoi elle était dans cette cellule, hasard ou bien humour des Quatre, Destin, Chance… Autant de choses qui pouvaient, ou non, expliquer sa présence dans cette prison, elle était bien décidée à se donner à fond dans cette nouvelle épreuve.
Pour elle, la difficulté n’était pas de passer les difficultés imposées par les demi-dieux, mais bien d’être honnête avec elle-même et de ne pas laisser ses doutes la submerger. Elle avait beau afficher souvent une attitude volontaire, il n’en restait pas moins qu’elle avait conscience de son jeune âge, et que beaucoup de choses lui échappaient. Ne voulant pas suivre la voie toute tracée qui était la sienne, elle évoluait en terrain inconnu la plupart du temps, et avait trop souvent peur de trébucher.

Depuis qu’elle était arrivée, le souffle court et la mine échevelée, son regard se posait partout sur l’enfant divin face à elle, occultant presqu’involontairement le chevalier à sa gauche. Elle regardait l’énorme griffon d’un oeil toujours ahuri, son esprit ayant sans doute du mal à intégrer la taille de celui-ci, dont les dimensions dépassaient tout ce qu’elle avait pu voir jusqu’à aujourd’hui.
Malgré elle, et malgré qu’elle sut devoir faire preuve d’humilité, son esprit pratico-pratique ne pouvait pas s’empêcher d’analyser les tenants et les aboutissants d’être liée à une telle Invocation. Comme si elle avait une chance de libérer l’enfant d’Aer.

L’arrivée du troisième concurrent, non content de ne pas l’aider à se sentir plus à sa place, ne fit au contraire qu’empirer drastiquement les choses. Oblivion resta interdite en voyant Lagertha s’avancer à sa droite, tout en lui jetant un regard noir.
Elle tressaillit sous le coup, autant de surprise que de voir si peu de chaleur chez sa blonde ex-amie d’enfance. Elle s’interdit de reculer d’un pas, réagissant comme dans un combat, redressant à la place les épaules et le buste, pour montrer que l’ignorance volontaire de la guerrière au bouclier ne l’avait pas atteinte, et qu’au contraire, c’était tout l’inverse.
Son visage se durcit et si ses prunelles avaient un instant exprimé la vive douleur de la trahison, celle-ci disparut bien vite derrière son masque de Garde Dorée imperturbable. Lagertha désirait donc l’ignorer ? Et bien soit. Après tout, elles avaient toutes les deux convenu qu’il ne valait mieux pas faire comme si elles se connaissaient, il n’y avait donc rien à ressentir, rien à craindre. Et surtout, rien à attendre d’elle. C’était bien mieux comme ça.

Avec satisfaction, la demoiselle réussit même à éprouver un certain mécontentement de la voir s’approcher plus près du demi-dieu qu’elle et l’homme n’avaient osé le faire. Ainsi donc elle se croyait au-dessus d’eux ? Plus à même de libérer le griffon ?
C’était peut-être le cas, mais quelque part en elle, la fierté d’Oblivion s’embrasa et elle serra les dents. Elle refusait de faire de cette libération une histoire de règlement de comptes personnels. C’était idiot, sans fondement, et injuste pour l’enfant d’Aer.
Elle inspira donc profondément, et se détourna ostensiblement de Lagertha, qui était chez elle une trop grande source de problèmes, de questionnements et d’interrogations pour qu’elle soit capable de réfléchir si elle la gardait dans son champs de vision.

Toutefois, les mots proférés par la nordiste tirèrent au griffon un plissement d’yeux qui ne passa pas inaperçu auprès de la demoiselle aux claymores qui s’interrogea sur sa signification. Il n’avait pourtant pas l’air mécontent, autant qu’elle put en juger sur son attitude globale, et il fallait bien admettre que Lagertha avait raison. La cellule, tout en longueur, était de belle taille, mais elle semblait ridiculement petite pour l’enfant divin.
Oblivion supposa donc qu’à défaut de lui déplaire, la remarque l’avait peut-être amusé, ou du moins avait suscité chez la gigantesque Invocation un certain intérêt.

Quand le chevalier à sa gauche reprit la parole, la Garde Dorée tourna à peine la tête vers lui, préférant poser ses prunelles de nouveau sur le griffon, écoutant pourtant attentivement ses propos. Autant était-elle d’accord sur l’idée que les demi-dieux ne devraient jamais être les esclaves des humains, autant elle doutait que les Quatre en ai quelque chose à fiche de leurs comportements à eux tous.
Elle apprécia ses objectifs et sa quête finale qui lui rappelaient Simon, mais s’interrogea sur le fait que, si le chevalier et sa sœur voulaient aider les pauvres et les faibles, pourquoi alors ne le faisaient-ils pas par le biais de la Garde Dorée ? C’était pourtant son travail de protéger la population dans son ensemble, quand la Milice gérait les affaires courantes ?
Elle retint un soupir blasé à la dernière formulation de phrase qu’elle songea presque trop pompeuse pour être honnête, mais se contenta de garder son masque impassible.

A la suite du discours, le silence retomba dans la pièce, et Oblivion ne mit pas longtemps à comprendre qu’elle aurait sans doute dû dire quelque chose depuis un moment. Déglutissant, elle sentit une légère sueur froide couler dans son dos. Elle avait déjà du mal à s’ouvrir sur elle-même en privé, alors, en plus, devant deux inconnus ? Dont une qui devait sans doute la détester ? Elle l’avait déjà fait quelques heures plus tôt, et cela n’avait pas servi à grand chose à part sans doute la ridiculiser.
Mais elle devait être honnête. Elle le devait au demi-dieu. Pour qu’il puisse juger de qui elle était, et peut-être lui laisser une chance.
Inspirant profondément, elle finit donc par ouvrir la bouche, pour prendre la parole, de sa voix rigide de Garde Dorée, comme si parler sans trahir d’émotion pouvait atténuer le poids de ses mots, mais finalement la referma, incapable de trouver une phrase convenable.
Les deux autres avaient déjà imprimé leur marque. Lagertha avait montré d’office qu’elle n’était ni impressionnable, ni impressionnée, et le chevalier, dont elle ignorait le nom, avait fait tout un laïus avec un brio qu’elle n’aurait sans doute pas.

Oblivion choisit donc son mode de communication favori, celui du corps et du regard.
Elle regarda l’enfant divin droit dans les yeux et ouvrit son coeur à travers ses simples prunelles, et un léger sourire doux. Ses yeux couleur ciel promettaient la liberté et une relation sans faille, toute en simplicité. Pas de chichis, ni de dissimulation, elle s’ouvrit en entier et lui laissa voir autant sa générosité, que son envie de liberté, que ses doutes et ses peurs, que sa rudesse et sa fragilité.
Peut-être que le rendu final ne serait que fouillis, mais elle avait pensé très fort au pourquoi de sa présence ici. Elle avait pensé à Wazzi et au lien qu’elles avait tissé, elle avait pensé à Simon et à son amitié, puis à sa promesse de mariage avec un homme qu’elle connaissait à peine, à son statut de jeune fille riche à marier, qui l’étouffait et enfin, à sa rage de vaincre, de grimper dans les échelons de la Garde Dorée pour, enfin, enfin, prouver au monde entier qu’elle n’avait besoin de personne à part les demi-dieux qui la suivraient pour aller où elle voulait.

Elle conclut son discours muet en fermant les yeux une bonne minute, le temps d’inspirer profondément et de recomposer son masque de Garde Dorée, avant de rouvrir les yeux pour les vriller de nouveau sur l’Invocation, décidée à se donner à fond, si l’enfant d’Aer le lui permettait.


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Aventure #9 écrite Dim 17 Juin 2018 - 14:52

❝ Délivrance
- ft. Galifey, Arthur & Oblivion

Je l'observais encore, le regard plissé et la tête légèrement penchée, les bras croisés. J'appréciais assez ce que je voyais et je n'aurais aucun mal à avouer que sa vue était plutôt plaisante, voir chaleureuse. Il avait d'ailleurs quelque chose des enfants d'Ignis. Mes yeux sombres parcouraient son corps alors que le silence s'était installé. Si c'était là ce qu'il désirait, soit, j'allais me trouver de quoi passer le temps. Et puis finalement, trop de blabla c'était pas mon fort. Y en avait un par contre pour qui les mots fusaient à une allure ahurissante. Dans un premier temps, sa voix m'arracha à ma contemplation et puis, au fur et à mesure de son monologue, mes yeux s'écarquillaient quand un de mes sourcils se levait d'étonnement. Et ce n'était pas fini ! Loin de là.

J'avançais lentement mon buste vers l'avant pour commencer à fixer ce fameux « preux chevalier » dont la présence était cachée par celle d'Oblivion, de mon air ahurit. Et voilà que son souvenir me revenait. Je l'avais bel et bien croisé au festival, il affrontait même ce fameux aventurier que j'avais croisé sur le route de la Vallée Sereine. Et je me rappelle bien que, déjà à ce moment là, ses manières me donnaient envie de vomir. Mais sérieusement ? On pouvait être aussi pompeux que ça ? Je sentais ma mâchoire se serrer quand ma surprise commençait à se transformer en agacement. Oui, c'était clair, il parlait trop, beaucoup trop et surtout pour déblatéré tout un tas de conneries plus grosses que lui.

Mais alors que mon regard soutenu sur lui espérait qu'il finisse son monologue, ce n'était toujours pas le cas. J'inspirais alors profondément en roulant les yeux vers le ciel, soupirant ensuite bruyamment. Puis j'ouvrais ma bouche, la tirant vers le bas et créant ainsi une grimace des plus expressive, mimant mon exaspération, les yeux toujours très écarquillés. Et finalement, alors que je le sentais enfin conclure je lui accordais un dernier regard avant de le ramener dans le vague, ne parvenant pas à retenir un commentaire négligemment envoyé ponctuant son pompeux discours.

❝ Et ben, pour ce qui est de casser l'ambiance ça se pose là. ❞

Un commentaire fait plus pour moi même que pour les autres d'ailleurs, mais fallait que ça sorte. Je jetais alors rapidement un coup d'oeil vers Oblivion, m’apercevant qu'elle restait tout à fait stoïque.  Laissant glisser mon regard jusqu'à ses pieds, je sentis tout de même une légère frustration trahir mon visage se crispant de... peine ? Je sentais mes yeux vouloir revenir jusqu'à son visage mais je m'en détournais brusquement avant qu'il ne soit trop tard, revenant sur le fils d'Aer qui nous faisait face. Je pris alors une nouvelle respiration, évacuant les idées sombres qui me venaient la concernant préférant me concentrer sur ce qui m'amenait là. Elle avait choisis le silence en complète opposition à notre chevalier au grand cœur, ce qui me soulagea vraiment énormément. Il n'était d'ailleurs plus simplement question de suivre la voie que m'avait dicté les sages, à ce stade, je ne concevais tout simplement pas d'échouer face à cet énergumène qui me sortait par les yeux.

Cependant, l'enfant d'Aer ne semblait toujours pas réagir plus que cela, nous observant simplement sans bruit. Il avait certainement déjà un avis sur chacun de nous. Et si c'était là sa façon d'en choisir un, ou pas, je n'avais d'autre choix que d'être moi même. Mais certainement pas face à ces deux là. Il n'y aurait eu qu'Oblivion encore, peut-être que... Et puis certainement pas. Mais l'autre là bas, rah. En aucun cas je ne me dévoilerais, moi et mes projets, en sa présence. Je n'allais pas faire la même erreur que lui. Lui jetant à nouveau un regard rapide, je me mis à ensuite plonger mes yeux dans ceux flamboyants du Demi-Dieu. Gardant la même posture, mon ton était neutre.

❝ Je ne me risquerais pas à me dévoiler devant des inconnus. Si tu veux connaître les motivations qui m'ont amené jusqu'à toi, je te répondrais, mais pas devant eux. ❞

Je n'avais d'ailleurs aucun intérêt à le faire, surtout pas face à Oblivion. Même si mes motivations du jour étaient presque de l'ordre du spirituel, j'en avais évidemment d'autres. Celles qui m'avaient amené à libéré Winglece et Armalys, celles qui guident ma vengeance ou qui motive le rôle que je convoite auprès des miens. Il y en avait beaucoup à dire finalement, mais dévoiler mes cartes face à ces deux là ça ne serait vraiment pas malin. Et je n'étais surtout pas là pour ça, mais bien pour celui qui nous faisait face. Mon regard s'intensifia alors, toujours plongé dans celui du Demi-Dieu, déterminé et sûr.

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Aventure #10 écrite Mar 19 Juin 2018 - 6:01

Le noble fut particulièrement honoré par la réponse du demi-dieu, l'homme préféra rester humble en inclinant la tête pour remercier la créature divine.

Sir Arthur Boyd n'avait pas du tout réagit aux différentes réactions des candidates, même s'il avait remarqué les gestes de la nordique. Il trouvait cela d'ailleurs particulièrement incorrect, le minimum de bienséance exige d'attendre tranquillement son tour quand c'est le cas.

Il n'appréciait particulièrement pas le commentaire qu'elle lâcha, le chevalier considéré que c'était elle qui avait brisé la solennité du moment avec son commentaire acerbe. Elle semblait avoir une dent particulière contre lui, mais le chevalier décida de ne pas réagir dessus pour le moment. L'invocation n'a pas à être dérangé par des conflits vulgaire entre humains et la sacralité des lieux n'ont pas à être brisé par la violence et le sang.

Ce qui était certain, ce n'était pas la modestie qui étouffait la nordique. Arthur Boyd la trouvait tellement suffisante qu'il n'allait rien lâcher, même si l'invocation n'avait pas donné une réponse aussi encourageante.

La première femme semblait par contre bien plus poli, car elle n'a rien fait pour gêner son discours. Arthur Boyd eut l'impression même qu'elle semblait intéressé par le projet de former une compagnie de chevalier en compagnie des invocations. Le noble mit cette information de côté, ils en discuteront plus tard, car le temple de l'air n'est pas un endroit qui se prête à des tractations profanes.

Mais pour l'instant, ils seront adversaire dans leur quête d'obtenir le soutien de l'enfant d'Aer. Il ne peut y avoir qu'un seul vainqueur, mais Sir Arthur Boyd ne fera aucun coup bas pour gagner coûte que coûte, son honneur lui interdisait d'être aussi bas envers les autres concourants. Il démontrera à cette nordique que la justice et l'idéalisme vaincront.
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Ezelya Kor'lenter
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Aventure #11 écrite Mar 19 Juin 2018 - 16:39



Ezelya regardait le ciel, un peu refroidie par le temps qu'il faisait aussi loin dans le Nord. Alors voilà qu'elle était de retour devant le Temple de l'Air... La dernière fois, cela remontait à bien loin, au début du printemps, quand l'hiver était encore bien installé. Depuis, la neige avait fondu par endroit, et le temps s'était réchauffé, même s'il faisait toujours aussi froid. Elle aussi, à l'image du Nord et des saisons, avait changé. Aujourd'hui, elle se présentait ici non pas comme la Pirate Écarlate, mais comme Ezelya Kor'lenter, la noble jeune femme qui cherchait une Invocation. Ses parents, ainsi que son frère, lui avaient fait savoir que la famille attendait toujours d'elle qu'elle soit digne de leur nom. Malgré ses écarts de conduite dans le passé, elle devait pouvoir montrer à tous qu'elle était encore digne de son sang. C'était la raison qui l'amenait ici. La jeune noble se devait d'avoir une Invocation, ne serait-ce que pour suivre les traces de sa fratrie. Ari et Arianne avaient chacun leur demi-dieu, et elle ne devait pas faire tache.
Alors, bien sûr, elle arborait une robe soigneusement choisie sous son manteau simple, et ne semblait pas du tout prête pour une épreuve. Cependant, soigneusement cachée sous ses jupons, une rapière attendait patiemment qu'elle dégaine. Cette fois, elle n'avait pas fait l'erreur de se promener avec la même arme que sur la mer, pour ne pas qu'on la reconnaisse aussi facilement que Valion l'avait fait. À la place, elle avait choisi une arme que ses parents lui avaient fait faire, toute simple, mais solide et d'un poids parfait. Évidemment, tout ce qu'elle portait arborait l'emblème de sa maison, qu'elle se devait de porter fièrement. Enfin... Pas trop non plus, vu les tensions, mais sous son manteau, il n'y avait pas de doute à se faire.
Alors, d'un pas lent, la jeune femme commença à gravir les marches qui menaient dans le principal corridor du Temple. De là, elle commença à arpenter les lieux, repassant devant la cellule de Valefor. Le renard aurait pu être le premier meurtrier sous ses commandes, mais il avait préféré l'autre femme ce jour-là. Encore aujourd'hui, elle se rappelait à la perfection de cette épreuve, qui l'avait laissé sanglotante au milieu d'un Temple, regrettant tout de sa vie. Seulement, maintenant, elle était beaucoup plus forte. Après Nagah, aucune illusion ne pouvait plus lui faire de mal.
Alors, d'un pas lent, elle continua sa route, repensant au chemin qu'elle avait traversé jusqu'ici. Que ce soit la libération de Nagah, ou sa rencontre avec Valion, son chemin avait été semé de moments mémorables, et elle était heureuse de ce qu'elle avait accompli. Lentement, ses rêves et ses espoirs se dessinaient devant ses yeux. Elle gagnait de plus en plus en puissance, même si cela restait minime, et peut-être pourrait-elle retrouver sa famille bientôt...
Seulement, aujourd'hui n'était pas un jour pour renforcer sa puissance. Peu importe le demi-dieu qu'elle trouverait ici, il ne pourrait jamais se mêler à sa vie en mer. Elle venait chercher un conseiller, pour impressionner sa famille et montrer à tous qu'Ezelya Kor'lenter était encore en vie, malgré qu'on entende très peu parler d'elle. Bientôt, elle le savait, elle devrait réellement s'impliquer dans sa vie de noble, plutôt que de faire joujou sur les mers. Ses parents commenceraient à soupçonner quelque chose, sinon. Déjà qu'Ari, après avoir rencontré Nagah, était en danger si jamais on venait à découvrir son identité, elle ne voulait pas non plus que ses parents et sa soeur se retrouvent coincés à cause de ses bêtises.
Un soupir lui échappa, et alla effleurer les murs. Jouait-elle correctement la jeune noble troublée ? Parce que ce qu'elle voulait réellement, c'était sortir d'ici, et retourner en mer, parce que Valion, Nagah et elle-même avaient prévu de grandes choses pour les prochaines semaines, et qu'il lui tardait de pouvoir se lancer dans une nouvelle aventure où sa vie serait inévitablement mise en danger.
Seulement, elle ne pouvait pas partir, et voilà que ses pieds s'immobilisaient devant une porte. Sans la détailler, elle entra, et c'est là qu'elle vit la forme au loin.
Était-ce la disposition des lieux qui trompait ses yeux ? Non... La forme là-bas était immense !
Elle resta un moment immobile, puis remarqua les trois autres formes postées devant la créature. Oh, magnifique... Des concurrents.
Sans se décourager devant le long escalier, elle se redressa, le dos droit, et rejeta ses épaules par en arrière. D'un pas noble et distingué, elle commença l'ascension. Peut-être cela lui prendrait-il deux heures, mais il était hors de question qu'elle s'essouffle et qu'elle semble la plus grande imbécile aux yeux de trois plus grands imbéciles.
Ce fut long, et pas des plus reposants, mais au final, elle atteignit la plateforme où était couché le demi-dieu. Comme elle l'avait entre-aperçu de loin, l'Invocation était gigantesque. Avec ça, elle était sûre de faire la fierté de ses parents... Et de ne plus jamais passer inaperçu en tant que noble. Ce qui était un bon, et un mauvais point, d'ailleurs.
Pendant son ascension, elle avait entendu la jeune femme la plus près du griffon parler de se dévoiler, et elle sauta sur l'occasion. Sans faire attention aux deux autres concurrents, elle vint se mettre à la hauteur de ce qui semblait être une nordiste, au vu de son accoutrement et de ses traits. Avec un regard profond et un sourire enjôleur, elle se présenta.

« Et bien, puisses-tu ne pas te dévoiler, cela donnera plus de temps aux autres pour le faire. »

Elle ne voulait pas se montrer agressive, et accompagna ses paroles d'un léger mouvement de tête, pour montrer qu'elle ne se voulait pas hostile. Puis, elle se tourna vers les deux autres.

« Je suis Ezelya Kor'lenter. »

Pour le moment, elle jugeait plus important de se présenter aux humains que de se présenter au demi-dieu, qui semblait plutôt muet, puisqu'elle n'avait pas entendu sa voix. Pourtant, elle ne pouvait pas simplement se contenter de l'ignorer, alors elle se tourna vers lui, et termina les présentations.

« Je suis ici pour faire honneur à ma famille. »

Voilà. Peut-être cela semblait idiot, et la présentait comme un pantin dénué de volonté propre, mais... C'était le rôle qu'elle jouait. La gentille fille de noble, qui se rendait au Temple, le voyage payé par son frère, pour montrer aux parents qu'elle était une grande fille. Vraiment, le genre de choses qu'elle n'aurait jamais cru pouvoir faire.
Une fois présentée, elle se permit de détacher les boutons du haut de son manteau, l'ascension l'ayant réchauffée, pour laisser entrevoir sa robe de haute fabrique -une création de sa mère-. Elle ne voulait en aucun cas passer pour une guerrière devant ce rassemblement de... chevaliers.
Que ce soit la nordiste, qui semblait plutôt hostile, la jeune femme aux allures sympathique mais portant les armes, ou l'homme imposant qui semblait prêt à en découdre, elle faisait tache, et c'était parfait. Plus ils la penseraient faible, mieux elle pourrait les surprendre si jamais cela virait en affrontement.
Malgré cela, elle espérait que, pour une fois, il n'y aurait pas de combats.


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Galifey
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Elément : Air
Invocateur : Lagertha
Sorts : vent_2;
electricite_2;
ailes_0;
celerite_3;
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imunite_0;
bouclier_3;
telekinesie_0;
tempete_0;
metamorphose_6;
saignee_0;
soin_0;
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Aventure #12 écrite Mar 19 Juin 2018 - 19:17


Ils ont tous des choses à raconter.
Galifey a écouté le chevalier. Désormais, il observe la jeune femme incertaine s’exprimer d’une toute autre manière -d’une sorte qui surprend agréablement le Demi-Dieu. Les humains sont peu à oser se lancer dans une ouverture aussi intime que muette ; ils pensent souvent que la communication se limite au langage articulé.

Alors il écoute, attentivement, le message qu’elle veut passer.
Son sourire est doux, presque maternel. Son regard ouvert comme le ciel infini au-dessus de leur tête, proche et pourtant inaccessible. Elle ne lui dissimule rien de sa détermination ni rien de la fragilité délicate qui l’anime tout en même temps. Il la devine de nature honnête et bienveillante, désireuse de faire ses preuves. Elle a le genre de personnalité capable de l’attendrir.

Puis c’est au tour de la nordiste de s’exprimer : le décalage est aussi notable que brutal, puisque tout se résume en quelques mots.

« Je ne me risquerais pas à me dévoiler devant des inconnus. Si tu veux connaître les motivations qui m'ont amené jusqu'à toi, je te répondrais, mais pas devant eux. »

Prudente. Plutôt même : méfiante.
Elle diffère radicalement des autres. Il suppose que leur peuple et leur culture n’est pas la même. Il voit en cette humaine une rudesse glaciale, mais aussi une volonté enflammée qu’aucune pluie ne saurait éteindre.
Elle porte en son sein un flambeau contre lequel elle se calcine volontiers. Une curiosité simple, tenace, s’éveille en Galifey. Quelque part, il a l’étrange sensation qu’elle fonce droit dans un mur en espérant le défoncer.

Le chevalier, de son côté, demeure muet. Respectueux et idéaliste : tout autant que prêt à faire tous les efforts du monde pour faire de ses idéaux une réalité -à sa manière juste et loyale. La première impression qu’il a eu sur lui est la bonne.

Enfin, la quatrième humaine arrive.

Cette dernière, l’Invocation l’a vu arriver plusieurs minutes auparavant. Il n’a néanmoins pas réagi, et tout comme elle est allée à son rythme tranquille mais certain pour le rejoindre, il est resté concentré sur les candidats qui démontraient, chacun leur tour, le genre d’humain qu’ils étaient.

« Et bien, puisses-tu ne pas te dévoiler, cela donnera plus de temps aux autres pour le faire. »

Elle est parée d’une robe soigneusement ouvragée. Sa démarche est digne, son port altier. Probablement est-elle une noble -c’est même évident. Galifey décerne chez elle une capacité à se camoufler plus grande encore que l’autre guerrière froide et féroce. Lorsque la deuxième refuse ostensiblement de s’ouvrir, la première paraît le faire sereinement alors qu’elle maintient en réalité une réserve particulièrement notable pour le Demi-dieu.

« Je suis Ezelya Kor'lenter. Je suis ici pour faire honneur à ma famille. »

L’immense griffon considère la dénommée Ezelya un instant ; puis son regard écarlate traverse chacun des quatre candidats, un à un. Son aura tranquille est soudain devenue solennelle. L’heure n’est plus à s’amuser à cerner les Hommes.

« Vos épreuves peuvent commencer. »

Et aussitôt qu’il a prononcé ces paroles, chacun d’entre eux est téléporté dans une dimension différente. La magie de la cellule a cela de bon qu’elle permet beaucoup de liberté afin de mettre en place les différentes épreuves.

Tous sont comme téléportés au pied des escaliers d’une cellule en tout point identique, quoi que vidée de toute présence humaine. Seul le Demi-dieu est encore présent, en haut des escaliers, toujours installé dans une position semblable à celle d’un sphinx.

À Arhur Boyd, Galifey soumet le plus beau de ses rêves.
Il oublie tout de l’Invocation et de l’épreuve. Son rêve est accompli et grandiose. Sa table ronde comporte ses plus fidèles et preux chevaliers : tous sont en harmonie parfaite avec leur Invocation. Lui-même en possède une, dont il est particulièrement fier. Ils ont trouvé le moyen de libérer définitivement les Demi-dieux de leurs chaînes. Un problème se pose néanmoins : cela coûtera la vie à une immense majorité des Hommes. Les humains refusent tout bonnement ce sacrifice ; les Demi-dieux le souhaitent -ils disent que les humains finiront de toute façon par repeupler l’Île. Quelle décision est la plus juste ?

À Oblivion El’Galas, Galifey soumet de nouvelles perspectives.
Hésitante et emplie de doute, et pourtant désireuse de faire les choses par elle-même, elle doit apprendre à se reposer sur les bonnes personnes afin de mieux rebondir de ses propres forces. Pour cela, elle se retrouve face à un étrange couloir qui ne cesse de se séparer en deux chemins. Elle sait d’instinct que l’un des deux est toujours piégé. À chaque intersection, une personne de sa connaissance lui dira où aller. Elle devra distinguer qui lui veut du mal de qui lui veut du bien afin d'avancer.

À Lagertha, Galifey soumet le combat impossible.
Elle fait face à deux créatures d’horreur. Elle doit trouver le courage de les combattre ; mais elle s’apercevra au fur et à mesure qu’elle ne pourra jamais espérer gagner, car à chaque nouvelle élan de combativité, ses adversaires deviendront un peu plus invincibles.

À Ezelya Kor'lenter, Galifey soumet la liberté infinie.
Elle aussi a tout oublié de l’épreuve. Seule âme vivante dans le cimetière familial, elle dévisage les tombes de l’intégralité de ses proches de sang. Une silhouette familière se tient à ses côtés, et lui demande ce qu’elle compte désormais faire à présent qu’elle est seule -libre de prendre le chemin qui lui plaira.

Hrp:
 


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Aventure #13 écrite Mer 20 Juin 2018 - 1:40



Ezelya était seule. Autour d'elle, les tombes se levaient comme derniers remparts contre l'oubli pour la plupart des gens enterrés ici. Contrairement à la plupart dans sa situation, la demoiselle avait les yeux secs, malgré que son âme soit peinée. De tous ceux qui auraient pu mourir, il fallait qu'on lui ait pris son frère, son jumeau, la moitié d'elle-même. Elle pensait avoir trouvé le fond quand Eänwen avait disparu, mais ce n'était rien. Sans Ari, elle n'était rien. Elle s'en rendait compte trop tard, beaucoup trop tard.
Dans le cimetière, elle entendit des pas se rapprocher d'elle, et elle remonta le col de son manteau de fine fabrique pour cacher son visage et éviter toute conversation. Elle voulait la paix, pour contempler la tombe d'Ari en silence. Ses parents, cela passait encore, depuis son départ de la maison ils n'avaient plus jamais été très proches... Arianne aussi, elle pouvait supporter. En bon membre de la garde dorée, sa grande soeur chérie s'était éloignée d'elle dès qu'elle avait cru voir derrière son petit jeu de fillette en peine. Malgré son soutien silencieux, elles ne s'étaient plus vraiment parlé à coeur ouvert depuis longtemps. Mais Ari... Ari, son frère jumeau, sa raison de rester en vie et de toujours continuer sans abandonner... Ari, qui l'avait supporté tout au long de son périple, peu importe ses choix... Les larmes ne montaient pas, mais c'était seulement parce que son esprit, habitué au deuil, avait remplacé la peine par la colère. Comment était-ce arrivé ? Elle se souvenait l'attaque, alors qu'ils se dirigeaient vers Rorn, et de la combativité de sa famille. Elle avait combattu vaillamment, elle aussi. Elle aurait pu faire plus, appeler Nagah... Mais sa crainte d'être découverte l'avait aveuglée. Elle s'était dit que le combat pouvait être remporté... Et c'est en voyant son jumeau tomber qu'elle avait appelé son loup. L'Invocation avait tué tous les brigands, sans la moindre pitié, et elle avait serré contre elle le corps de son défunt frère.
Alors juste comme ça, dans un moment stupide, elle avait perdu tout ce qu'il lui restait de réel, de tangible. Jin, son fidèle ami, se posta à ses côtés.

« Alors, Capitaine ? Que comptes-tu faire, maintenant que tu es seule ? Que tu es libre ? »

Elle se tourna à peine vers lui, le regard haineux et la gorge serrée. Un rire aurait presque pu lui monter aux lèvres, alors que son éternelle folie prenait lentement les commandes. Elle était seule.

« J'ai toujours été libre, Jin. Libre de faire mes choix, et d'en subir les conséquences. Même la loi n'a aucune emprise sur moi. »

L'air marin emplit ses poumons comme la demoiselle se remémorait la sensation du vent dans ses cheveux. Oui, elle avait toujours été libre de faire ce que bon lui semblait. Quand elle avait quitté sa famille, ça avait été en toute liberté, sans rien pour la retenir et sans rien pour l'aider à combattre les conséquences de ses actes libres. Quand elle était devenue pirate, ça avait été sans la moindre contrainte la retenant en arrière, à part peut-être son identité, qui la hantait.
Seulement, depuis un moment maintenant, elle se considérait libre.
Jin ne la laissa pourtant pas plantée là, à profiter de sa soit-disant liberté.

« Ezelya, que comptes-tu faire, maintenant ? »

Elle ouvrit la bouche, prête à lui répondre la chose la plus logique qui soit, mais rien ne vint. Elle resta un moment figée, les sourcils froncés. La réponse aurait du venir naturellement, après tout elle n'avait qu'une seule occupation. Pourquoi soudainement tout semblait perdre sens ?
La réponse arriva enfin, laissant derrière elle les secondes de blanc l'ayant précédé.

« Je vais me remettre à chercher Eänwen et les enfants. »


Elle l'avait dit. Elle l'avait dit, et pourtant, il y avait quelque chose de... déplacé dans ses propos. Elle ne savait pas quoi, impossible de mettre le doigt dessus, cependant... Quelque chose avait changé. La demoiselle aurait pu passer des heures à s'analyser, à chercher ce qu'il manquait. Elle aurait peut-être du, mais au fond, inutile, elle repéra d'instinct ce qu'il manquait.
Ce besoin irrépressible, qui brûlait habituellement dans sa poitrine et qui soulevait les tornades de son esprit, avait disparu. Seuls restaient l'acceptation et quelques regrets. Plus de haine brûlante, plus de folie dévastatrice, plus de douleur constante... Elle était vide.
Les paroles de Jin résonnèrent alors dans sa tête.


« Que comptes-tu faire, maintenant que tu es libre ? »

Les mêmes réponses jaillirent dans son esprit. Elle était libre, voyons ! Elle n'avait jamais été forcée de se mettre en quête de qui que ce soit ! Elle l'avait fait de son propre gré, et avait toujours agi de son propre gré ! On ne l'avait jamais poussé à faire quoi que ce soit alors... Qu'est-ce que tout cela voulait dire ?
Une première larme vint couler sur le bord de sa joue, et elle s'inclina devant la tombe de son frère. Était-ce lui, qui enfin lui accorait la paix ? Elle resta immobile, regardant le nom gravé dans la pierre.

« Ari... »


Cette sensation de vide dans son esprit était étrange, mais elle se força à l'accepter, pour comprendre ce qu'il lui arrivait.
Alors que la douleur de perdre son frère était vive, celle la retenant contre sa famille perdue semblait avoir été totalement plongée dans l'ombre. Elle se sentait...

Effectivement, elle se sentait libre.

Pour la première fois depuis deux ans, elle n'avait pas de but direct. Sa quête de piraterie perdait tout son sens, et elle ne savait plus vraiment où aller. Lentement, elle commença à comprendre de quelle liberté Jin voulait parler.
Depuis deux ans, elle se faisait mener par le bout du nez par une femme probablement morte, et elle poursuivait des chimères qui la retenaient en arrière. Elle n'en voulait pas à Eänwen, au contraire, mais réaliser la vérité lui fit mal. Elle aurait du faire son deuil, les pleurer, puis les enterrer, et passer à autre chose. Non, à la place, elle s'était accrochée à de beaux souvenirs, et s'était lancé dans une quête perdue d'avance.
C'était étrange de soudainement être libérée de l'emprise de son ex-épouse. Elle avait l'impression d'être vide, mais en même temps pleine de paix, et de sérénité. La réalisation calma aussi la peine que lui apportait la mort d'Ari. À coup sûr, il la protégeait dans sa mort des dangers qu'elle représentait pour elle-même.

La question revint à l'assaut encore une fois.

Que comptait-elle faire ? Le champ des possibles était vaste, mais elle n'hésita pas bien longtemps. Elle voulait faire de la Reine le bateau le plus puissant qui soit, conquérir les mers et établir son pouvoir. Elle voulait... En fait, ce qu'elle voulait vraiment, c'était de naviguer en mer aussi longtemps que possible, et d'aider son équipage à combattre les démons qui les hantaient. La demoiselle voulait voler de ses propres ailes, prouver au monde entier qu'elle était complète, et capable de prendre des décisions pour elle-même.

Autour d'elle, le monde se modelait au rythme de ses pensées. En quelques secondes, elle se retrouva sur le pont de la Reine, accoutrée de sa tenue de Reine Écarlate, une version améliorée de son costume actuel. Assis près d'elle, Nagah avait le nez perdu dans le vent, et attendait patiemment l'abordage. La haine l'ayant quitté, elle avait demandé au loup de faire le moins de morts possibles, et de seulement blesser leurs adversaires, de manière à pouvoir marchander. Le demi-dieu n'avait pas apprécié, mais il se faisait lentement à ce mode opératoire.

Elle huma l'air, de nouveau en pleine santé, et se dirigea vers l'avant du pont, où une autre personne l'attendait. Elle fut surprise de trouver Valion.
L'homme avait-il tant gagné d'importance auprès d'elle ? Sans doute sa folie l'avait-elle aveuglée sur ce point, mais elle devait se l'avouer maintenant. L'homme était sympathique, une force tranquille, et il la gardait sur Arcane. Elle appréciait sa compagnie, et peut-être envisageait-elle de le garder à ses côtés. Peut-être.

La vie de piraterie était devenue sienne, et elle s'était attaché à tout ce qui la composait. Les durs après-midi de chaleur où on devait laver le pont, les longues nuits d'insomnies à cause des fêtes sur le pont, le goût du rhum... Elle aimait tout cela... Et bien sûr il y avait la mer. Cette compagne était devenue sa deuxième femme, et elle l'aimait d'un amour pur et sans bornes. Au moins la mer ne pourrait-elle jamais la quitter.

Seulement, elle voulait plus que cela. Elle voulait des émotions fortes, de l'aventure, de quoi rendre sa vie fascinante.

Au bout du monde, sur l'horizon, une île apparut alors.

Oui, c'était cela ! Elle voulait de l'aventure, et elle avait entendu parler de cette île, abritant des hommes lézard. Oui, c'était une merveilleuse idée, c'était cela qu'elle voulait.
Elle inspira un grand coup et ferma les yeux. L'odeur de viande de haute qualité vint lui chatouiller les narines. Un sourire grimpa sur ses lèvres.

Sa vie ne s'arrêtait pas là. La piraterie était importante, bien sûr, mais il y avait autre chose.
Elle rouvrit les yeux, entourée de personnes importantes, de nobles et de marchands, et elle ouvrit le repas en levant son verre.

Ezelya n'était pas seulement une pirate. Elle était aussi une noble. Avec sa famille morte, elle devait reprendre les affaires, se faire une place, montrer aux gens que la jeune Ezelya Kor'lenter était à craindre et à aimer. On ne pouvait pas salir le nom de sa famille, et elle devait reprendre le flambeau. En fait... Elle voulait reprendre le flambeau, et là était la différence.

Elle ferma de nouveau les yeux, et prit de longues inspirations. Alors voilà ce que serait sa vie, une fois libérée. Sans aucun doute, c'était là la vie qu'elle voulait, et elle était prête à beaucoup pour y arriver.

La jeune femme rouvrit les yeux sur la tombe de son frère. Grâce à lui, elle était enfin de retour chez elle, dans sa peau de mère et de noble combattante. Elle était de nouveau elle-même, sans aucune bride la retenant en arrière.

« Merci Ari. »

Elle se releva lentement, souriant à son jumeau caché sous la terre, et elle se tourna vers son ami. Sans un mot, ils se comprirent d'un regard et se mirent en route vers la sortie du cimetière.

Voilà. Elle était libre.

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Résumé des RP

Métier : Garde Doré
Invocation(s) : Wazzi
Inventaire : - Son armure en plaques (+5 endurance)

- Sa claymore (+8 force) (+3 tranchant +3 résistance +2 maniabilité) + Orsonfal (+13 force) (+4 tranchant + 5 résistance + 3 maniabilité + 1 résistance terre)

- une dague dans sa botte droite (+3 force) (+1 tranchant +1 résistance +1 maniabilité)
- 1530T
- 1 lotion désinfectante
- 1 boussole
- 1 vieille pinte de bière
- 1 broche (offerte par Simon)
- 1 jeu d'échec portable (offert par Simon)
- 1 mouchoir en tissu bleu (offert par Simon)
- 1 cape d'invisibilité (concours de l'été)

▼ Inventaire ▼▲ Inventaire ▲
▼ Sorts ▼▲ Sorts ▲

Aventure #14 écrite Mer 20 Juin 2018 - 18:51

Oblivion était de moins en moins sûre d’elle, il ne lui semblait pas que les évènements lui donnaient vraiment une spécificité digne d’être remarquée du demi-dieu. Chaque parole énoncée, chaque nouveau concurrent effritait peu à peu sa volonté de rester jusqu’au bout.
Quand une quatrième concurrente entra, elle se retint de lâcher un grognement dépité. Mais qu’avaient-ils donc tous à venir ici, aujourd’hui ? Les Quatre avaient décidément un humour qui la dépassait. Faire venir ici, en même temps, quatre humains pour un seul demi-dieu, alors que tant d’autres attendaient depuis tant d’années. S’en était presque ridicule.

Pourtant, ses pieds ne bougèrent pas d’un iota, pas plus que quand Lagertha était arrivée, pas plus que quand elle avait aperçut le chevalier en armure. Elle considéra attentivement la nouvelle arrivante et plissa un peu les yeux. Ca alors. Une noble. Et une qui portait un masque en plus. Charmant.
Oblivion n’aurait sû dire pourquoi elle avait cette impression, mais derrière ses devants aimables et affables, elle percevait quelque chose d’autre dont son instinct de combattante lui dictait de se méfier. Cette Ezelya n’était pas totalement ce qu’elle paraissait être… Et finalement, elle se révélait plus dangereuse que le chevalier sincère ou que Lagertha et sa franchise tranchante.

Elle n’eut toutefois pas le temps de se pencher plus avant sur la question, puisque le demi-dieu leur parla pour la première fois, d’une voix profonde, pour leur annoncer que leur épreuve commençait.
Tout d’abord, elle ne comprit pas. Quoi ? Mais alors le silence précédent n’était pas l’épreuve ? Elle fut un instant soulagée de ne pas s’être révélée autrement que par son silence. Elle aurait été déstabilisée s’il lui avait fallu apprendre qu’elle s’était de nouveau ouverte pour, au final, repartir de zéro. Elle l’avait plus ou moins fait sur l’épreuve de Ruinn, puis encore avant chez Wazzi, et cela avait tendance à l’affaiblir, sensation dont elle avait horreur.

Puis elle se retrouva de nouveau à l’entrée de la cellule. Regardant autour d’elle, elle constata que les autres concurrents avaient disparus. Perplexe, elle serra sa main sur le pommeau d’une de ses claymores, prenant le temps de la réflexion.
Devant elle, les escaliers. Mais ceux-ci se transforment soudain en couloir. Plus loin, elle aperçoit un embranchement. Son instinct lui souffle que l’un des deux est le bon chemin, et que l’autre la blessera. Elle sent son coeur remonter dans sa gorge et s’y bloquer.
Deux silhouettes l’attendent à l’embranchement, deux silhouettes qu’elle connait bien. Elle sait qu’ils ne sont pas précisément là, avec elle, mais elle sourit tout de même de les voir et s’avance sans réfléchir vers eux, à grands pas.

Les saluant de salut officiel de la Garde Dorée, remanié à leur goût, elle arrive enfin à leur hauteur avec un léger sourire aux lèvres. Karl, son premier co-équipier d’escouade lui colle une tape virile sur l’épaule, qui, comme d’ordinaire, la fait hoqueter. Maxis, le troisième larron de leur trio, s’esclaffe légèrement, avant de toussoter et de lui dire de son ton doux ordinaire :

“Obli, tu sais ce que tu dois faire. Choisir. On peut t’aider, si tu nous le demande.
- Dites-moi ?
, dit-elle en opinant, en totale confiance avec ses camarades de toujours.
- Couloir de droite ma vieille !”, répond Karl avec un sourire taquin.

Oblivion hoche, les salue d’un signe de tête, en sans se poser plus de question, suit leur indications. Comme attendu, ses partenaires ne l’ont pas trompé et elle s’avance sans trop de difficultés jusqu’à… Un autre embranchement.
La personne qui se trouve là tire à la demoiselle un salut beaucoup plus guindé et officiel, avec un léger garde à vous.

L’Adjudant Marthel la regarde d’un air sévère quoique bienveillant et la salue en retour d’un hochement de tête. Il croise les bras, détaille sa tenue d’un air réprobateur, puis regarde un parchemin qui ressemble à un ordre de mission. Il finit par ouvrir la bouche pour lui faire un de ses sermons favoris.

“Oblivion, votre tenue est plus que négligée. Veillez à y remédier avant de vous avancer de nouveau. Du mieux que vous pourrez du moins. Vous avez les compétences nécessaires à grimper les échelons, mais si votre sens du respect hiérarchique vous fait défaut, tous les exploits du monde ne suffiront pas. De même, veillez à surveiller votre langage. Et je ne parle pas uniquement de vos paroles. Soyez respectueuse et présentez bien. Il n’y a que comme ça que vous irez loin. Pour le moment, ce sera simplement à droite.”

La demoiselle avait écouté le sermon sans rechigner, grimaçant à peine à la seconde moitié et salua de nouveau son supérieur direct avant de prendre le couloir de droite. A mi-chemin, elle s’arrêta et refit son chignon, qu’elle sera strictement, farfouilla dans son sac pour sortir un linge et se débarbouiller, inspira profondément et termina le reste du couloir.
Nouveau salut militaire, encore plus guindé que le précédent, nouveau supérieur. Un cran au-dessus.

Le Major Barkin la toisait d’un air dur, impénétrable, et froid. Oblivion était quand à elle raide comme la justice, le visage tout aussi lisse que celui de son supérieur. Elle le fixait droit dans les yeux, comme elle le faisait avec tout le monde, et attendit.
Finalement, il s’exprima, de son ton froid et imposant habituel, pour un couplet qu’elle avait déjà étrangement entendu, à quelques détails près.

“Garde El’Galas, je suis ravi de voir que vous nous honorez enfin de votre présence. J’espère que vos petites vacances improvisées ont été reposantes car je vous confie dès maintenant une mission d’urgence. Prenez le couloir de droite. Votre absence impromptue a été remarquée Garde El’Galas. Vous êtes sur la sellette. Vos précédents résultats vous immunisent temporairement contre une sanction pour avoir terni l’image de la Garde Princière. Toutefois, échouez sur cette mission et je ne pourrais plus vous couvrir, c’est clair ?”

La demoiselle hocha de la tête, brièvement, et quand le Major lui donna son assentiment, elle suivit ses ordres, aveuglément. Et elle souffrit. Une nuée de flèches fila dans sa direction, à peine avait-elle fait quelques pas dans le couloir. Se jetant au sol, elle en esquiva la plupart, mais l’une d’elle se planta dans son épaule, lui arrachant un cri de douleur.
Une fois la volée passée, elle se releva et, serrant les dents, souffrant plus de s’être trompée que du projectile fiché dans son épaule, elle termina son bout de chemin, arrivant à un nouvel embranchement.
La personne qui s’y tenait la fit se crisper de nouveau, mais pas de la même façon que précédemment. Cette  crispation là était due à une certaine souffrance, de l’incompréhension et aussi, de la méfiance.

Oblivion regardait Lagertha lui faire face avec un air d’animal blessé et incertain, tout en essayant de se convaincre que ce n’était pas la vraie, et que l’autre devait être loin d’ici, et qu’elle ne pensait pas du tout à elle. Plus encore, il n’y avait aucune raison pour qu’elle soit là, à l’attendre, et encore moins de raison pour qu’elle lui donne une indication sur ce qu’elle devait faire.
Les bras croisés, la nordique la toisait d’un regard aux yeux d’Oblivion sévère et mécontent, qui la fit se redresser dans une attitude de réaction physique. Non, elle ne plierait pas devant elle qui avait été son amie, jamais.
L’illusion ouvrit la bouche et parla simplement d’un ton rude, quoiqu’avec une pointe d’affection bien cachée.

“Gauche. Prends à gauche.”

Oblivion fronça les sourcils et regarda donc le couloir de gauche. Aucun des précédents ne lui avait dit à gauche… C’était toujours à droite mais elle avait souffert sur la dernière traversée. Etait-il possible que cette Lagertha lui mente ? Qu’est-ce qui dictait sa conduite ? Le demi-dieu ? La vie ? Ou elle-même ? Pensait-elle sérieusement que la blonde pourrait lui mentir ?
Elle secoua la tête. Non, même sévère, même blessante, la guerrière au bouclier avait toujours été honnête. Et c’était bien pour ça qu’elles étaient si éloignées maintenant. Parce que prétendre vouloir une amitié, vu leurs vies de maintenant aurait été un mensonge.
Elle s’engagea donc à gauche, décidant de faire confiance à Lagertha, encore une fois. Et elle traversa le couloir sans embûches.

A l’embranchement suivant, Oblivion sourit doucement face à son nouvel interlocuteur. En face d’elle, un charmant petit panda roux l’attendait, mignons petits bras croisés sur son torse, pied impatient tapant sur le sol.
A peine était-elle arrivée à hauteur que la voix délicate à l’accent exotique de la fille de Terra résonna, capricieuse et exaspérée.

“Tu as mis le temps, Invocatrice ! Je n’ai pas toute la journée à attendre. Tu as promis de m’emmener partout avec toi. Alors prends à droite, et dépêche-toi de sortir d’ici !
- Je suis désolée Wazzi, cette épreuve-ci n’était pas prévue, mais autant y mettre toute mon âme non ? Imagine-toi, un enfant d’Aer géant ! Et il a l’air aussi sage et vénérable que toi, je suis sûre que vous pourriez vous entendre.
- Pfeuh ! Déjà qu’il va falloir que je te partage… Je ne suis pas certaine de vouloir le connaître !... Bon allez, qu’est-ce que tu attends, file donc le voir, Invocatrice indigne !”


Oblivion considéra un instant la petite demi-déesse d’un air amusé et tendre, pas dupée par ses prétendues râleries, luttant contre l’envie de l’emmener avec elle. Elle savait qu’elle n’avait pas le droit. Là où elle devait aller, elle devait le faire seule. Elle soupira brièvement et regarda l’enfant divin une dernière fois avant de s'exécuter et de prendre de nouveau à droite. Nouveau passage sans heurts, nouvel embranchement.

La demoiselle termina les derniers mètres en trottinant, nouveau sourire aux lèvres, et s’arrêta juste devant Simon, qui lui faisait face en trépignant, un grand sourire sur le visage. Elle était contente de le voir, même en illusion, même blessée. Il était son plus proche ami humain, et un soutien précieux depuis qu’elle le connaissait, le croiser ici allégeait immédiatement son coeur et elle se sentait prête à aller de l’avant avec un regain de force. Oui, elle avait les capacités pour aller au bout de cette épreuve, il fallait qu’elle cesse de douter.
Comme s’il l’entendait, le blond noble lui sourit plus largement et entama son discours avec de grands gestes enthousiastes.

“Coucou Obli ! Je suis content de voir que tu es allé aussi loin ! J’étais sûr que tu pouvais y arriver ! Bon tu es blessée mais c’est pas grave, ça arrive à tout le monde ahah ! Ce n’est pas fini mais tu tiens le bon bout ! La suite c’est à droite ! Fonce, je te soutiendrais quoi qu’il arrive !”

La demoiselle opina, pressa l’épaule de son camarade, et s’élança à droite comme conseillé. Encore une fois, rien ne se passa dans le couloir, la demoiselle rayonnant d’une nouvelle énergie pleine de volonté et d’assurance… Qui s’effrita comme du papier de soie en voyant l’embranchement suivant et la personne qui s’y trouvait.

Le comte Akelar Katar lui faisait face, grand, fier, sombre, impressionnant. Son regard sombre la regardait sans rien révéler de ses pensées, l’homme étant une énigme, et il se contenta de lui indiquer la gauche d’un léger coup de tête accompagné de ce qu’elle percevait comme une ombre de sourire.
Déglutissant, elle regarda la gauche et sentit un frisson remonter sur sa nuque. Faire confiance à cet homme ? Celui que ses parents avaient choisi sans lui demander son avis ? Elle aurait dû immédiatement prendre l’autre chemin, elle aurait dû haïr le noble. Et pourtant.
Pourtant, elle redressa les épaules et, quitte à en souffrir, décida de suivre l’indication du comte. Elle marchait prudemment toutefois, incertaine, posant doucement le pied au sol dans l’espoir de percevoir le cliquetis d’un piège, ou le sifflement d’une arme.
Pourtant, là encore, rien ne vint, et elle ressorti en soufflant légèrement du couloir.

En face d’elle, enfin, ceux qu’elle craignait le plus. Ses parents. Setar et Inuys El’Galas la regardaient d’un air apaisant et aimant, mais leur fille ne percevait plus la chaleur de leur regard. A l’intérieur, son coeur n’avait toujours pas pardonné la trahison des fiançailles, et si elle se retrouvait incapable d’en vouloir au comte, dont elle avait comprit qu’il était aussi obligé qu’elle quelque part, elle ne pouvait donner l’absolution à ses parents.
Ils lui tendirent chacun une main, sans doute dans l’espoir de l’attendrir, mais elle se raidit et recula d’un pas, refusant de se laisser fléchir. Leurs visages se frippèrent de tristesse et sans un mot, ils se tournèrent vers la gauche, lui indiquant le chemin.
Immédiatement, d’un pas furieux, elle prit à droite, allant contre l’indication de ses géniteurs… Ce qui fut une erreur.
Aussitôt avait-elle mit un pied dans le couloir, que les deux murs commencèrent à se rapprocher dans un grondement sinistre. Refusant de céder à la panique, la Garde Dorée se mit à courir aussi vite qu’elle le pouvait avec son épaule blessée, fixant la sortie d’un air décidé.
Il s’en fallut de peu qu’elle doive y laisser un bras et son paquetage, mais elle sortit finalement indemne de l’épreuve, s’étalant en récompense de tout son long devant le demi-dieu.

Elle resta là un instant, souffle court et épaule blessée vrillant tout son être, à réfléchir sur ce qu’elle avait appris de cette épreuve. Se remettant sur ses genoux après un instant, elle farfouilla dans son sac, sortit de quoi se soigner et cassa la flèche avant de découper sa robe et de l’extraire avec un gémissement de douleur. Une fois désinfectée et bandée, elle se redressa, le front en sueur, et posa ses prunelles sur le griffon.

Elle avait fait confiance au Major Barkin et n’aurait pas dû, sans doute car il ne pouvait pas, ou ne voulait pas, l’aider. L'Adjudant Marthel prenait soin de ses escouades car c’était sa mission. Le Major était déjà plus détaché de la chair à canon qu’ils étaient. Perdre un bon élément était embêtant, mais pas tragique.
Pourtant la demoiselle restait perplexe. Comment devait-elle s’y prendre pour grimper les échelons de la Garde Dorée si elle ne pouvait pas faire confiance à sa hiérarchie ? La question était perturbante, et elle n’avait pas de réponse.
Elle avait ensuite décidé de désobéir à ses parents, comme une enfant gâtée, et avait souffert de nouveau. Cela voulait-il dire que malgré ce qu’elle pensait, ils avaient vraiment agit pour son bien ? Dans l’optique de lui offrir un avenir aussi sécurisé que possible ?
Elle se sentit immédiatement coupable et baissa le nez, le coeur gros. Il faudrait sans doute qu’elle s’excuse en rentrant à Lüh, si jamais elle y retournait jamais. Soudain, à la pensée qu’elle puisse mourir avant d’avoir fait la paix avec ses géniteurs, elle sentit une peur diffuse naître en elle. C’était idiot. Bien sûr qu’elle retournerait chez elle...

Mais dans l’ensemble, à part ses deux erreurs, elle avait plutôt bien réussi l’épreuve, elle était assez fière d'elle-même et de voir que sa confiance avait globalement bien été placée, le reste de ses rencontres s’étant passé sans problème. Cela était-il un critère de réussite ? Selon elle, oui, mais plus encore, les conclusions qu'elle tirait de ses échecs étaient aussi importantes, et elle espérait qu'elles étaient les bonnes.
Incertaine, la Garde Dorée revint à l’enfant d’Aer et attendit son jugement quand à son comportement.


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Aventure #15 écrite Mer 20 Juin 2018 - 23:29

❝ Délivrance
- ft. Galifey, Arthur, Oblivion & Ezelya

Les bras toujours croisés, rien de notable ou d'intéressant ne se passait. Encore. Toujours. Je soupirais à nouveau instinctivement, sans même chercher à me retenir quand doucement, j'entendais des pas derrière moi se rapprocher. Alors que je me tournais sensiblement vers l'arrière, mes yeux se plantèrent sur la nouvelle arrivante qui prit place à mes côtés, se permettant même de répondre à ma réplique qu'elle avait visiblement entendu. Je plissais alors mes paupières en plongeant mon regard noir dans le sien. Ma mâchoire se crispa mais aucun mot ne fit surface. J'avais une étrange sensation en sa présence, semblable à celle que je ressentais en celle d'Evanna. Quelque chose clochait dans ce qu'elle me présentait. Ezelya Kor'lenter. Un nom que j'oublierais certainement bien vite, faute à ma mémoire défaillante à ce sujet.

Après s'être présenté, elle et ses motivations, mon regard lui ne l'avait pas quitté et son intensité n'avait pas faiblis. Je ne l'avais pas observé de bas en haut, je m'étais juste contenté de détailler l'entièreté de son visage avec une assiduité que je ne me connaissais pas. J'oublierais peut-être son nom, mais sans doute pas son visage.

Quand je me décidais enfin a revenir sur le Demi-Dieu, tout explosa en mille morceaux. Je me sentais soudainement happé vers l'arrière, dans le vide le plus total avant d'être renvoyé de force vers l'avant. Arrivant brutalement au milieu d'une très vaste salle ronde, pavée de pierre du sol au plafond, sans portes ni fenêtre, je faisais face à une créature hideuse. Attrapant dans l'instant mon Indomptée et mon bouclier, je la détaillais en quelques secondes. J'avais à faire là à un hybride croisant le corps d'une chimère, déjà bien complexe, avec celui d'un diamentis. Mais le mélange n'était pas franchement ragoutant, on aurait davantage dit qu'un savant fou s'était amusé à découper leur corps en plusieurs morceaux et à tout assembler de manière horriblement mal faite. La peau de cette créature suintait, sa chair était à vif par endroit et j'avais même l'impression qu'un odeur de putréfaction sortait de son corps.

Je l'entendais alors grogner d'un son que je ne connaissais pas, strident et rauque à la fois, forçant mon corps à se crisper de toute part. Je grimaçais en la voyant commencer à s'avancer vers moi, mes mains enserrant mes armes aussi fort qu'elles le pouvaient. Puis soudain, j'entendais le même cri strident venir de derrière. Je me retournais alors brusquement et vit une seconde créature, assemblé d'une manière différente mais tout aussi dégueulasse. Je grimaçais et grognais, avant de jeter mon regard une seconde vers le ciel, comme pour l'adresser au fils d'Aer à qui je devais ça.


La créature derrière moi chargea la première et j'esquivais en un bon sur le côté, en grognant et lâchant des vulgarités obscènes. L'autre attaqua aussi, lançant l'une de ses pattes contre moi que je parais difficilement avant de planter ma lame dans ce qui semblait être son flanc. A cet instant, je la sentais enfoncer un peu plus mon bouclier, me forçant à lâcher ma parade et faire plusieurs pas vers l'arrière.

Elles étaient grandes, beaucoup trop grandes pour un affrontement équitable. A croire que je les collectionnais les épreuves du genre grosses prises de risques. Winglece m'en avait fait baver avec ses créatures étranges et j'avais même du affronter nul autre qu'Armalys elle même pendant son épreuve. J'en avais vu d'autres et ce n'était pas encore cette fois que j'allais flancher. Prise d'un excès de rage je me lançais contre celle de droite, évitant de justesse ses griffes que je parais avec mon bouclier avant de trancher violemment son abdomen. Elle se retourna vivement, retournant sa queue contre mon ventre et m'envoyant valser contre le mur. La douleur de l'impact me fit grogner et grimacer, mais je n'avais pas le temps pour ça puisque l'autre se lança contre moi, plus rapide que tout à l'heure.

Lançant l'une de ses pattes directement sur moi, je me baissais et l'esquivais avant de planter ma lame dans son bras. Dans l'instant qui suivait, je ne parvenais pas à la retirer, sentant l'emprise de sa peau retenir ma lame. Mon regard fila une seconde vers la droite alors que l'autre chargeait à nouveau sur moi. Criant de rage je sortais brutalement mon épée avant de parer la charge avec mon bouclier et me fit projeter à nouveau contre le mur, plus violemment encore. Retombant sur mes pieds avec difficulté, je crachais du sang et observais les deux créatures un peu plus loin, se rapprochant à nouveau de moi, un peu plus rapide. Un sourire carnassier étira mon visage alors que je léchais le sang qui coulait sur mes lèvres, un rire rapide et narquois sortant de ma bouche.

Si il croyait m'avoir comme ça, il se trompait. Oui, j'avais bien compris, plus je m'acharnais, plus j'en bavais. Ce qui me valu d'esquiver et parer les prochains coups sans contre attaquer. Mais ils s'enchainèrent à une vitesse que j'en ressortais essoufflée, mais toujours avec mon sourire carnassier. Je rangeais alors mon bouclier et le remplaçais par ma seconde épée. Là, mon visage se crispa et mon regard devint aussi noir que le sang qui s'écoulait de leur corps. L'une des deux se jeta sur moi et j'en fis de même, dans un cri de guerre guttural. Sa patte projetée vers moi, je la laissais me blesser l'abdomen, grimaçant de douleur mais me permettant ainsi se planter ma lame gauche, l'immobilisant à sol avant de planter l'autre bien profondément sous sa mâchoire. Son sang répugnant gicla sur mon visage quand je l'entendais gémir alors que l'autre me chargea d'un coup de tête. Je sentais alors mes côtes craquer et sa force m'envoya contre le sol. Me redressant, à quatre pattes, je crachais encore du sang, me rendant compte que j'étais à présent désarmer, mes lames toujours plantés dans la créature.

Celle indemne devant moi projeta ses poings pour matraquer mon corps, j'esquivais alors difficilement d'une roulade sur le côté. Elle avait profondément fissuré et fait trembler le sol. Il n'était plus question de rire, plus le temps passait et plus ça allait mal finir pour moi. Je me relevais alors, très difficilement, manquant de m'écrouler une ou deux fois. Elles semblaient à cet instant me laisser quelques secondes de répits. J'attrapais alors mon bouclier et leva à nouveau les yeux au ciel, m'adressant au fils d'Aer, les dents serrés.

❝ J'abandonnerais pas, même si c'était ce que tu voulais. ❞

Et je n'allais pas abandonner, je l'avais déjà fais une fois par le passé et ça me hantera jusqu'à la fin de mes jours, qui pourraient être l'instant suivant. Il n'y avait rien de pire que l'abandon, pas même l'échec. C'était tout simplement inconcevable pour moi de baisser les bras et si ça voulait dire mourir ici, c'est que je ne suis pas digne d'aller plus loin. J'étais face au combat de ce Demi-Dieu mais aussi face à l'ultime épreuve des Anciens Sages. Ils m'avaient demandé de risquer ma vie ici. Et bien, je ne le ferais pas à moitié, le jeu en valait la chandelle et je ne sortirais pas d'ici en abandonnant, mieux valait mourir dans ce cas.

❝ Allez, ramenez vous gros tas de merde ! ❞

Les yeux rivés sur ces deux monstruosités, j'attendais qu'elles viennent à moi, dans un excès de rage que j'avais su leur provoquer. Les pieds ancrés dans le sol, je m'apprêtais à subir leur charge de plein fouet. Celle qui avait mes lames me plaqua au sol et je sentais sa gueule puante s'approcher lentement de mon visage, alors que je tentais de la contrer. Puis, j'envoyais un violent coup de pied contre mon épée toujours planté dans le bas de son crâne, lui arrachant dans un cri de douleur. Lâchant mon bouclier en me projetant sur le côté, la forçant à s'écrouler contre le sol, j'attrapais mon épée avant que l'autre ne m'envoie encore dans le décor, arrachant au passage la protection de mon épaule gauche, laissant entrevoir une belle et profonde entaille.

Merde. Ca va vraiment finir mal. Assise lourdement sur le sol, j'essayais sans succès de lever mon bras qui avait visiblement lâché l'affaire. Je riais à nouveau, plus intensément que d'habitude. Je sentais ma fin arriver, vraiment. Et alors que mon rire s’essoufflait lentement, je levais à nouveau mon regard en grimaçant.

❝ Fais chier... ❞

Je soufflais, bruyamment avant de me redresser avec la plus grande difficulté du monde. Lentement, je pris la peine d'essuyer rapidement tout ce sang noir sur mon visage. Puis j'attrapais mon épée à deux mains avec douleur et grimace, me positionnant, prête à contre attaquer à leur ultime assaut. Mes sourcils se fronçaient, ma mâchoire se serraient, mes muscles se crispaient. L'air plus déterminé que jamais et surtout complètement silencieuse, j'attendais que les bête se jette sur moi pour m'élancer contre elles, criant de toutes mes forces, pointe en avant. La suite me semblait incertaine, mais je ne me laisserais pas tuer les bras ballants.

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Dernière édition par Lagertha le Jeu 21 Juin 2018 - 18:16, édité 1 fois
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Arthur Boyd
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Aventure #16 écrite Jeu 21 Juin 2018 - 1:15

Arthur ne s’étonnait même plus qu’une autre personne arrivait en quête de l’invocation, cette fois ci c’était une noble au vue de sa tenue. Le symbole disait quelque chose au chevalier, elle devait venir d’une famille suffisamment importante pour être vu régulièrement en soirée ou suffisamment proche de sa famille. Même si quelque chose dans sa posture était étrange. Mais il n’était pas là pour faire dans de le parlotte avec des gens de la « haute », seul importait le demi dieu plutôt que ces mesquineries trop superfétatoire.

Ce fut à ce moment là que l’enfant d’Aer annonça le début des épreuves, le chevalier ne dit rien et se contenta d’acquiescer et d’attendre avec calme ce qu’allait lui faire la créature divine.

Puis tout devint noir.

Quand il reprit connaissance, il se trouva dans une grande pièce de château, assit dans une grande table ronde magnifiquement ouvragé. D’autres personnes étaient présentes, des humains et aussi des invocation en forme humaine ou suffisamment petite pour tenir sur un des nombreux siège qui parcourt ce meuble.

C’est alors qu’il se souvint, il était à Caamelott, ce domaine qu’ensemble ils avaient crée pour en faire la base principale pour les chevaliers de la compagnie. Un travail harassant qui fut parsemé de nombreux embûches, mais humains et demi dieux ont su prouver qu’ils pouvaient agir ensemble. Bien des factions voulurent tuer dans l’œuf l’ordre de chevalerie qui se mettait en place, mais par la grâce des Quatre ainsi que du courage de leurs enfants, ils survécurent à la voracité de ceux qui aiment le Chaos ou qui s’accrochent à leurs pouvoir personnel.

Sir Arthur Boyd parcourrait du regard la table, il n’y avait pas tout le monde, mais le chevalier en était heureux. Car les absent étaient actuellement en train de parcourir tout Arcane pour redresser les torts et protéger ceux qui ne pouvaient se défendre. L’île était pratiquement libéré de tout grand danger, mais jamais ils ne devaient se reposer sur leurs lauriers. On pouvait néanmoins se permettre un moment de contentement devant une telle amélioration des conditions de vie sur l’île.

Grâce à leurs actions, la population avait radicalement changé son rapport avec les invocations, la pacte était dans les faits caduque. Pourtant, les demi-dieux n’étaient pas encore libre. C’était le dernier point qui manquait pour que tout soit parfait. En cela les chevaliers étaient dans l’attente du retour des plus grands quêteurs de l’ordre.

D’ailleurs, tous les membres autours de la table entendaient les pas d’arrivant et se tournèrent en direction de la source du bruit.

Arrivèrent ensemble, Gauvain, Pélinore, Morgane, Caelia, Morgause, autant dire la famille Boyd quasiment au complet. Derrière eux, les différents demi-dieux qui les accompagnaient, les plus connus étant Mirdwynn et Viviane, ainsi que Lancelot l’invocation d’Arthur Boyd. L’Assemblée allait féliciter les chevalier et chevaleresse de retour, mais le visage de ces derniers ne semblaient pas joyeux, l’ambiance passa à une joie contenue à silence inquiet.

Arthur attendit que les nouveaux se décidèrent à révéler ce qu’ils ont découvert. Sa patience fut mise à rude épreuve, mais il ne pressa pas ses pairs.

Finalement, Gauvain jeta d’un geste rageur son gantelet sur la table ronde, l’équipement s’arrêta dans un lent crissement, égratignant au passage la superbe marqueterie. Les diverses personnes de la table furent étonné d’un tel geste, même si Gauvain était connu pour son sang chaud, jamais il ne s’était emporté ainsi dans cette salle.

Les explications qui s’ensuivirent estourbi les différents humains de l’Assemblée. Les quêteurs avaient finalement trouvé une solution pour le pacte. Mais cela exigeait le sacrifice de bon nombre d’humains, ceux qui étaient lié à d’autre invocation. Cette information déchira la douce harmonie de la table.

Les créatures divines étaient bien sûr ceux qui approuvaient ce rite, voilà si longtemps qu’ils étaient emprisonné par le Pacte. Certes, grâce aux chevaliers de la table ronde, la situation s’était extrêmement adoucie, mais les chaînes étaient malgré tout, toujours bien présent. Les humains étaient contre bien évidemment, ils étaient prêt à beaucoup de chose, mais sacrifier ainsi leurs vies était foulé au pied tous les efforts qu’ils avaient fait. Ils souhaitaient profiter de la paix et du bonheur que tous avaient déjà mit en place.

Là où habituellement le mot d’ordre était à la politesse et le respect de l’autre, il n’y avait plus qu’insulte et menace. Certes, grâce au pacte, les humains pouvaient tout à fait décider unilatéralement, mais ça en serait fini de l’ordre qui aurait été ainsi vidé de sa substance. Ne pouvant permettre cela, et voyant l’impasse dans lequel était l’échange, Sir Boyd ordonna le calme et l’arrêt temporaire de la réunion. L’information était trop fraîche pour que les personnes y réfléchisse avec du recul, surtout Arthur qui avait besoin d’assimiler les tenants et les aboutissants.

Le colosse se déplaça jusqu’à sa chambre, en haut d’une des plus grandes tour du bâtiment. Il se tint proche du rebord d’une fenêtre, ce qui lui permettait de voir les terres aux alentours sur des lieux et des lieux. Les terres étaient riches et fertiles, des caravanes se mouvaient avec un minimum de garde, car la sécurité était assuré par les bons chevaliers. Sir Boyd se perdait dans la contemplation de l’œuvre de l’ordre, essayant désespérément une solution miracle. C’était à ce moment là que Mirdwynn, sage parmi les sages, décida d’entrer, accompagné de Lanclelot.

- Nous nous trouvons dans des moments difficiles…

- Oui Mirdwynn, je pensai que le plus dur était derrière nous, mais…que faire ?! Toi qui est le plus grand sage crée par les Quatre, enfin par Terra surtout. N’y a t-il pas une solution à tout ça ?!

L’invocation soupira longuement de tristesse, il répondit à son élève et ami.

- Malheureusement, toute la sagesse de Terra m’est inutile pour cette question, comprends que je ne peux pas décemment te donner une réponse alors que je serai à la fois juge et parti. Voilà des millénaires que nous subissons ce Pacte, grâce à toi et ceux qui t’ont suivi, plus que jamais nos chaînes ont été allégé, mais elles sont toujours là. De plus, il est difficile de demander à nous, créatures immortelles sans âges, de se mettre totalement à la place des humains à la vie si courte et si fragile. Certains y arrivent mieux que d’autres, mais il serait vain de croire que nous somme totalement pareil, équivalent oui, mais pas égale.


Cette réponse secoua les convictions d’Arthur Boyd sur ses bases, il était tellement certain que l’harmonie qu’ils ont su crée allait permettre au créatures divine et les humains de se sentir égale. Il n’en était rien. Même si Mirdwynn avait bien remarqué le choc du colosse, il continua sur sa lancé.

- Pour t’aider à cette question, j’ai déjà fait tout mon possible, je t’ai enseigné l’importance de la justice, le fait de croire en un idéale et de s’y tenir, d’être bon envers les autres car le monde est déjà suffisamment dur pour qu’on n’en aggrave pas plus les choses. Mais je t’ai appris aussi l’importance de savoir être pragmatique, qu’il faut parfois que certains subissent les conséquences pour que les choses s’améliore pour tous. J’ai confiance en ton jugement Arthur, quel que soit ta décision, je te soutiendrai, tu peux en être certain.

Arthur ne dit rien pendant quelques minutes, perdus dans ses réflexions, puis il répondit à son précepteur dans un souffle.

- Je dois encore y réfléchir, merci malgré tout mon cher mentor…


Mirdwynn hocha la tête vers le chevalier, autant pour le remercier que pour le saluer. Lancelot n’avait rien dit, car il savait que Mirdwynn était bien mieux placé dans ce rôle. Lui même était tiraillé dans cette situation, ne sachant pas quoi dire, il préféra poser une main sur l’épaule d’Arthur. Un geste qu’il a effectué de nombreuse fois à Boyd pour lui signifier son soutien en tant qu’ami et compagnon d’arme. Le colosse le remercia d’un hochement de tête, puis Lancelot partit. Ce qui laissa à Sir Boyd la possibilité de se morfondre dans ses réflexions. Le temps passa et il restait à regarder l’extérieur, telle une statue de marbre. Il sortit de ses réflexions quand il sentit de doux bras entourer sa taille.

Il se retourna et vit la lumière de sa vie, la quintessence de la rose qui trône dans son jardin privé, le diamant de son âme qu’il chérit : Guenièvre.

- Oh mon doux Arthur, dans quels tourments vous vous trouvez…

Son regard attendri était plein de tristesse, la douce femme était connu de tous pour sa générosité et et son empathie envers autrui. Elle seule était capable de percer à jour derrière l’armure du devoir que se paraît Arthur pour cacher ses faiblesses. L’homme rendit l’embrassade de sa femme avec vigueur mais aussi une infinie délicatesse.

- Merci ma mie d’être là et de me soutenir, vous ne pouvez pas savoir, dans ces moments là, comme j’ai besoin de votre présence… Je ne sais réellement pas quoi faire, aucune des deux solutions n’est enviable. Si on accepte ce rituel ou si on le refuse, l’ordre est fini et tout ce qu’on a fait pour amener cette harmonie n’aura été que poussière dans le vent…

- Oh mon amour, pourtant nous ne pouvons pas ignorer ce que nous avons apprit, déjà des factions se mettent en place…

- Je sais ma dame, j’aurai tellement aimé qu’une autre solution soit trouvé.

- Même si les enfants divins ont raison sur le fait que notre population remontera vite, nous ne sommes pas de simples animaux ! Tous ceux qui seront sacrifié ont des rêves, des amis, une famille voir  une femme et des enfants. Je ne peux pas m’empêcher à la perte que cela causera aux survivants.

- Je sais, je sais…

- Mon tendre mari, je sais que votre cœur est grand, je suis certaine que vous trouverez en vous la meilleure des solutions. Je suis avec toi, pour toujours, que ce soit dans cette vie ou dans l’autre.

Ils s’embrassèrent et restèrent longtemps enlacer, vint pourtant le moment où elle dut partir pour laisser son amour.

Le chevalier revint à sa position et continua ses réflexions, l’après midi passa, le soleil passa derrière les collines quand la statue fait chair se mouva de nouveau. Il descendit l’escalier de la tour et appela tous les chevaliers à se rassembler. Quand ceci fut fait, il annonça la réouverture du début et se lança dans un discours :

- Mes amis, Mes frères et sœur, compagnon de la table ronde ! Vous êtes tous bien conscient de l’importance de l’information que nous avons eu plus tôt dans la journée. Oui cela amènerait à sacrifier beaucoup d’humain. Oui nous pouvons libérer les créatures divines du Pactes comme nous l’avons promis par nos vœux à la formation de cette ordre.
Mais avant de prendre cette décision, je vous demande de vous remémorez les autres raisons qui ont  amené à former cette chevalerie. Nous voulions montré au Quatre que nous sommes capable de comprendre la leçon qu’ils voulaient nous apprendre par cette punition. Que l’harmonie de nos espèces n’est pas une simple utopie.

Décidez d’un choix unilatérale dans cette affaire irait forcément à l’encontre de cette volonté ! Aucun des deux camps n’a réellement raison ou tort, il y aurait forcément une partie qui se sentira lésé, au point de devenir l’ennemi des autres.


Sir Arthur Boyd parcourait du regard la salle, il espérait en son fort intérieur que l’ordre survivrait à la tempête.

- Par dessus tout, je suis certain que c’est une nouvelle épreuve des Quatre. Nous nous reposons sur nos lauriers, pensant avoir passé la partie la plus dure de leur leçon. Par dessus tout restons ensemble et essayons d’analyser plus longtemps ce rituel. Je ne rejette pas la liberté des demi-dieux, loin de là, mais nous ne pouvons pas tout sacrifier dans ce but… La fin ne doit pas justifier les moyens!

Sir Arthur Boyd n’aurait jamais pensé qu’il aurait dit un jour cela, lui qui a toujours eu du mal à faire des compromis. Lui qui est allé jusqu’à ce mettre en porte à faux avec sa famille dans la seule optique de réaliser son rêve. Pourtant, il ne pouvait pas gaspiller ainsi les vies d’être sentient, il n’en avait pas le droit ni la volonté.

Sitôt après son discours, tout redevint noir et il se retrouva de nouveau devant le fils d’Aer. Il se rappela alors des raisons qu’il était là et compris que tout ce qu’il venait de vivre était l’épreuve. Il en était bouleversé, mais su rester stoïque. Il ne pouvait pas par contre, ne pas remercier la créature divine pour cette importante leçon. Cela n'allait pas renoncer à son rêve, mais il comprenait mieux sa soeur Morgane qui l'enjoignait à ne pas être si obtenu pour atteindre le but qu'ils se sont fixé. A l'occasion, il reparlera à Vallion et lui proposerait officiellement à faire partie de ce grand projet. Même s'il n'est pas un noble à l'origine ou à posteriori.

Le chevalier était revenu debout dans la cellule, il s’agenouilla de nouveau devant la créature, prêt à entendre son verdict.
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Résumé rps

Elément : Air
Invocateur : Lagertha
Sorts : vent_2;
electricite_2;
ailes_0;
celerite_3;
dispersion_0;
imunite_0;
bouclier_3;
telekinesie_0;
tempete_0;
metamorphose_6;
saignee_0;
soin_0;
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Aventure #17 écrite Jeu 21 Juin 2018 - 15:09


Ezelya est libre.

Galifey l’observe, attentivement. Elle semble attristée par la mort de sa famille -et qui ne le serait pas ? Il découvre toutefois chez elle une force de caractère qu’on tend à ne pas vouloir offrir aux nobles : elle est certes en deuil, mais elle n’est pas défaite. Une sorte de lueur vive continue de briller dans son regard, et paraît même s’intensifier au fur et à mesure que son ami l’interroge. Que compte-t-elle faire, à présent qu’il n’y a plus personne pour dicter ses actes ? L’Invocation aussi aimerait le savoir.

Cela ne tarde pas, d’ailleurs.

Le décor change radicalement. D’une façon que Galifey n’aurait jamais pu deviner en d’autres circonstances.
Ils sont sur un bateau qui navigue fièrement sur les mers. Ezelya est un mélange de dignité et d’effronterie farouche dans son habit élégant. Son équipage semble lui apporter une confiance aveugle. Il remarque au passage qu’elle a également libéré un Fils d’Aqua à la silhouette canine, apparemment selon elle peu bavard mais pas moins efficace.
Ils sont des pirates aussi redoutables que redoutés, déterminés à explorer jusqu’aux îles les plus hostiles de ce Nouveau Monde.

Le changement de paysage qui suit surprend beaucoup l’immense griffon. Ils sont soudain revenus à une situation plus classique venant de la fille de bonne famille : les voilà à un banquet pour le moins réputé et somptueux.

La dualité qui anime l’esprit de cette femme est fort atypique, mais elle semble l’avoir accepté complètement. C’est une bonne chose, car cela signifie qu’elle sait où aller et comment, à présent qu’elle a goûté à la possibilité de faire des choix qui n’appartiennent qu’à elle et à elle seule. Cela lui permettra de goûter pleinement à la vie qu’elle désire tout en se conciliant avec une famille encore en vie.

Quand finalement ils reviennent au cimetière, et qu’elle s’en éloigne avec une expression d’apaisement qui tire un sourire invisible au Fils d’Aer, l’illusion se brise et elle est retournée dans la cellule -sa mémoire intacte.

Galifey se remet sur ses quatre pattes et approche de l’humaine d’une démarche lente qui couvre pourtant la distance qui les sépare en quelques pas à peine. Sa longue traîne de plume lui donne une sorte d’air princier.

« Tu es une humaine pleine de surprises. »

Il abaisse sa tête à sa hauteur et lui adresse un regard empli d’une empathie sincère.

« Mais je ne compte pas te suivre dans tes aventures, aussi belles soient-elles. »

Avec une délicatesse infinie, il pose sa joue duveteuse tout contre l’humaine.

« Tu n’as pas besoin de moi pour mener tes objectifs à terme. Je pense que tu le sais déjà. »

Ezelya est alors téléportée à l’entrée du Temple d’Aer.




Oblivion se découvre.

La jeune femme, à défaut de pouvoir compter tout à fait sur elle-même, doit apprendre à choisir ses alliés avec précaution.

Les premières personnes qu’elle rencontre semblent être à l’évidence de bons bougres et de bons amis. Galifey lui-même devine au premier coup d’œil la sincérité qui les anime, et ne doute pas qu’elle fera ici le bon choix.
La suite se corse. Il y a une différence hiérarchique entre Oblivion et l’homme qui remarque une tenue qui manque d’ordre ainsi qu’une attitude jouant volontiers avec les limites d’un règlement particulièrement strict, imagine-t-il. Elle décide également de lui faire confiance, et n’est pas trahie par sa bonne foi.
En troisième point, c’est ce qui semble être l’équivalent d’un chef de guerre qui lui fait face. Là, Galifey aurait recouru à la prudence, car la distance et la jalousie s’installe rapidement chez les plus grands. Elle suit ses directives et l’amère vérité lui transperce douloureusement l’épaule. C’est là sa première désillusion.
Après quoi, c’est à la grande surprise du Fils d’Aer la guerrière renfrognée qui apparaît sous ses yeux. Il n’avait pas remarqué un quelconque lien entre les deux femmes, mais l’enfant fragile paraît lui accorder une confiance aveugle tandis qu’elle suit sa directive.
Vient ensuite un homme pour le moins mystérieux, qui ne pipe mot mais indique un chemin qu’elle suit quasiment sans l’once d’une hésitation. L’identité de l’humain intrigue l’Invocation, d’autant qu’il semble en fin de compte bien intentionné.

Enfin, une Invocation. Une sœur, même ! Galifey observe avec affection la Fille de Terra s’invectiver contre son Invocatrice, l’air de rien, alors même que l’amitié entre ces deux-là ne laisse place à aucun doute. Ils ont une dynamique amusante.

Par la suite, c’est un garçon particulièrement enthousiaste qui apparaît. Son honnêteté crève tant les yeux que le choix est particulièrement vite.

Pour finir… Deux humains font face à la candidate. À vue de nez, Galifey parie sur des parents ; tout du moins une famille proche. À son grand étonnement, elle repousse leur marque d’affection tout autant que leur confiance. Elle se trompe, une seconde fois, et manque de mourir.

Cette dernière réaction peine le Demi-dieu. Il ne comprend pas comment l’on pourrait renier ses parents au point de ne plus leur accorder une confiance aveugle. Il serait bien incapable de tourner le dos à son Père.

Lorsque Oblivion arrive finalement à lui, Galifey est toujours confortablement installé. Il l’observe longuement, l’air de peser le pour et le contre au sein d’une incertitude qui emplit la cellule de silence plusieurs minutes durant.

« Tu es intéressante. »

Ses paroles résonnent dans la cellule, mais sa voix est douce.

« Tu as du potentiel. Tu as un avenir pour lequel tu es prête à faire tous les efforts possibles. Pourtant, tu continues de douter. De toi ? »

La question est à vrai dire rhétorique.
L’immense griffon ferme un instant les yeux, puis les rouvre. La décision est plus difficile en ce qui la concerne.

« Sache que je ne te choisis pas comme Invocatrice, jeune humaine. Non pas parce que tu n’es pas méritante, ou digne, mais bien parce que je juge que tu as déjà toutes les cartes en main pour réussir. Je ne saurais t’apporter plus sûrement qu’un autre ce qui te manque. »

Il s’abaisse finalement à sa hauteur, lentement mais lourdement, avant de poser sa patte derrière l’humaine et de coller avec légèreté son front contre elle.

« Aie foi en toi. L’unique chose qui t’empêche aujourd’hui de t’envoler, c’est toi et toi seule. »

Puis elle est téléportée à l’entrée du Temple.




Lagertha combat.

Et quel combat.
Si Galifey doit lui reconnaître une chose, c’est qu’à défaut de posséder un sou de jugeote ou d’amabilité, elle est particulièrement capable en terme d’affrontements. Il se doute que beaucoup auraient hésité à affronter les créatures d’horreur, et que plus encore seraient rapidement tombés sur leur coup.
Pas elle.
C’est tout à son honneur.

Toutefois, ce n’est pas ce qu’il attend de l’humaine.

Ses yeux se plissent de désapprobation. Elle s’obstine. Elle s’obstine, au point qu’il est évident qu’elle préférerait mourir plutôt que de lâcher prise.

Dans le doute, l’Invocation attend le tout dernier moment. Celui où c’est non pas son esprit mais son corps lui-même qui flanche lorsqu’il atteint ses limites. Au point où les créatures, libérées de la magie du Temple et parfaitement libres, pourraient décidément à elles deux une partie non négligeable de la population du Nouveau Monde.

Là, les muscles de l’immense griffon se contractent et, comme des ressorts, le projette à la rescousse de la candidate.
En deux coups de pattes d’une violence terrible, il terrasse les deux créatures. La magie de la cellule  étant en son contrôle, il ne peine pas à les faire disparaître ; dans d’autres circonstances, probablement aurait-il dû se méfier.

Là, il se tourne vers l’humaine et la dévisage lourdement, inquisiteur.

« Avant tout, j’aimerais connaître ton nom et prendre connaissances de tes objectifs. »

Il laisse le temps à la guerrière sans peur de reprendre son souffle. Puis, quand elle prend la parole, il écoute avec attention quels sont les circonstances qui l’ont amené ici.
La réponse lui plaît bien peu. Il ne tarde pas à le faire savoir.

« Lagertha. »

Le port du Demi-dieu est altier ; son regard, intimidant.

« Tu es un soldat formidable, mais un chef médiocre. »

Les mots assénés sont francs et rudes : ils doivent l’être s’il veut espérer atteindre ce qui sert de cerveau à l’humaine. Il devine néanmoins, qu’elle n’est pas simple d’esprit ; probablement quelque chose lui obstrue-t-il la vue.
Il compte bien se charger de lui ouvrir les yeux.

« Tu serais morte ici, par obstination pitoyable, en abandonnant ton peuple ? Ne réalises-tu pas qu’ils sont, par ta faute, dépendants de toi ? »

« Tu ne mérites pas de guider qui que ce soit. J’ignore qui sont tes ennemis, et qui ose te suivre, mais je peux d’ors-et-déjà dire que tu les mènes tous sans exception à la mort. »

Il abaisse ses pattes à la façon du prédateur sur le point de bondir et, ainsi, yeux dans les yeux, observe avec sévérité la jeune humaine.

« Ce qui t’anime est mauvais. Tu n’as pas à l’esprit leur protection mais des désirs égoïstes. De cela, je suis certain. »

Des éclairs s’allument soudain autour de l’Invocation. Des éclairs bleus, qui forment une couronne au-dessus de sa tête, qui crépitent silencieusement, dispersés sur son dos et autour de sa crinière. Ils sont inoffensifs, car leur présence est avant tout symbolique.

« C’est ce pourquoi je te suivrai, Lagertha. Afin de t’apprendre à veiller sur les tiens. »

Sur ces paroles décisives, sa position se détend enfin et il se couche sur le ventre.
Il adresse ultimement un signe de tête respectueux à sa nouvelle Invocatrice.

« Je serai à vos ordres jusqu’à ce que la mort nous sépare, Maîtresse. »




Arthur réalise que blanc et noir ne sont pas les seules couleurs de ce monde.

La situation est délicate -sans surprise. Galifey aurait probablement lui-même souhaité sacrifier les humains plutôt que rester éternellement enchaîné à eux. En résulte ici des conflits qui s’enveniment en conséquence particulièrement rapidement. Le chevalier a la présence d’esprit d’offrir une pause à tous avant que certains dépassent finalement les bornes.

L’Invocation aux couleurs chatoyantes observe le rêve avec un intérêt tout particulier. Il découvre avec plaisir que Myrdwinn y apparaît, et même qu’il y est très fidèlement dépeint. Sa sagesse est capable de dépasser celle de bien des Demi-dieux ; bien que souvent, comme à cet instant, il n’offre jamais de réponse toute tracée.
Il remarque la présence de la bien-aimée d’Arthur et s’interroge fugacement : existe-t-elle déjà, ou n’est-elle que le fruit d’un autre de ses idéaux ?
S’il existe une femme aussi chaleureuse et attentionnée ici-bas, cet homme est chanceux de pouvoir profiter de son soutien.

Le chevalier prend le temps qu’il lui faut. Un temps considérable, adapté à la problématique qui se pose à lui. Il sait probablement déjà qu’il n’y a aucune solution qui puisse réellement satisfaire les deux parties.
Il doit trouver un entre-deux.

Finalement, Arthur Boyd est prêt à affronter les siens et à apaiser les esprits.
Sa solution ne satisfait réellement personne. Mais elle a le mérite particulièrement important, si ce n’est capital, de permettre à tous de rester soudés, ainsi que d’offrir un éventuel chemin de secours. Il est parvenu à les convaincre.
Cet homme ira loin, Galifey n’en doute pas une seule seconde.

L’illusion prend fin. L’humain s’agenouille à nouveau, respectueux.

Galifey s’incline à son tour. Cet homme mérite son respect le plus profond.

« J’aurais aimé te suivre, Arthur Boyd. Ton idéal est bon et tu sais transformer les paroles en acte. »

Il pose sur lui un regard empli d’une sorte de tendresse maternelle.

« Malheureusement, quelqu’un ici a plus besoin de moi. Je sais que tu sauras trouver un de mes Frères pour t’épauler tout aussi bien que je ne l’aurais fait. »

« Va en paix, et ne perds pas courage. Je t’observerai de loin. »

Puis, juste avant que l’humain ne soit téléporté devant le Temple :

« Si tu revois Myrdwinn, passe-lui le bonjour de ma part. »

Et il disparaît.




Le voici finalement seul à seul devant son Invocatrice.
Patient et immobile, il attend ses premiers ordres.

Hrp:
 


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Dernière édition par Galifey le Jeu 21 Juin 2018 - 18:52, édité 1 fois
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Aventure #18 écrite Jeu 21 Juin 2018 - 18:15

❝ Délivrance
- ft. Galifey, Arthur, Oblivion & Ezelya

L'élan hacharné qui m'avait poussé au devant de mes ennemis me força à rencontrer le sol, quand le fils d'Aer s'interposa entre nous, anéantissant d'un violent coup de pattes chacune des créatures. Me rattrapant difficilement, les mains et les genoux au sol, encore, mon souffle était saccadé. L'illusion de ce combat semblait avoir pris fin, mon corps ne me faisait plus souffrir pourtant, j'étais tout de même épuisée. Face au sol, je le fixais en respirant bruyamment, espérant calmer mes poumons qui me brûlaient la poitrine. Je relevais alors mes yeux, les posant sur le Demi-Dieu qui me faisait face. Son air ne me disait rien qui vaille. Je rétorquais en fronçant les sourcils, la bouche entre-ouverte à la recherche d'oxygène.

Sa question me fit ricaner une seconde. Pas par son contenu mais plus par le faite que je n'avais aucune envie de discuter après tout ça. J'étais en réalité agacé, mais je lui avais bien dis que si il avait des questions, j'y répondrais, alors... Je m'évertuais à reprendre mon souffle quand l'un de mes genoux se releva, sur lequel mon bras se reposa lourdement, tentant de reprendre un peu de contenance. Il me fallu de longue seconde avant de récupérer une respiration me permettant de répondre, le fixant de mon regard déterminé et perçant.

❝ Je m'appelle Lagertha et... J'ai des hommes à protéger et à mener vers un but précis... Je suis venu jusqu'ici pour... Pour prouver à tous que je mérite de les diriger... ❞

Je n'avais pas les capacités d'en dire plus. Parler de vengeance ne serait pas idéal et dans mon état, mieux valait en dire le moins possible. Je baissais alors les yeux, reprenant la dernière respiration profonde dont j'avais besoin pour recouvrer un état normal. Il prononça alors mon nom et enchaina sur une phrase qui commençait bien, mais qui finis bien mal. Je m'arrêtais alors soudainement, complètement immobile, le souffle coupé et les yeux révulsés. « Un chef médiocre ». Est-ce que j'avais bien entendu ces mots ? Je clignais des yeux à trois reprise, j'aurais même pu me mettre une gifle. Mais au lieu de ça, je relevais les yeux vers le fils d'Aer, l'air complètement décontenancé et ahuris.

Il continuait son sermon et moi, contre toute attente, je restais muette, complètement décontenancée. Je ne parvenais même pas à bouger le moindre orteils, me contentant de fixer le Demi-Dieu. Je tenais son regard bien qu'il se faisait de plus en plus menaçant, mais mon corps restait immobile mais mon sang lui commençait à bouillonner. Je sentais ma mâchoire se serrer et mes sourcils se froncer. Combien de temps encore allais-je subir ça, hein ? Mes poings se serraient et je commençais à grogner alors que je prenais mon élan pour me redresser et me relever. J'étais prête à rétorquer quand une fois de plus, il me stoppa net, m'annonçant que pour toutes les défauts qu'il m'avait énoncé, il me suivrait.

Mais, quoi ? Mon regard se perdait n'importe où sauf sur lui. Je secouais la tête frénétiquement en quête de raisonnement. J'étais déboussolée. M'avait-il réellement choisis car j'étais, selon lui, incapable de prétendre à la place que je convoitais ? Je ricanais encore, nerveusement, à cette simple idée. Je n'arrivais même pas à savoir ce que je pensais de toute ça. Le soulagement d'être toujours en vie. L'énervement de m'être faite détruire moralement. La satisfaction d'avoir été choisis et tout en même temps, l'horrible déception d'avoir été choisi pour les raisons qu'il évoque. Et puis qui a dit que je ne savais pas veiller sur les miens ? Je suis prête à leur donner ma vie et je suis pourtant indigne de les diriger ? Tous mes sentiments, mais surtout l'agacement, transperçaient mon visage tiraillé. Je ne savais ni quoi dire, ni quoi répondre.

Finalement, il prit un air plus calme et se coucha devant moi. Ainsi, je devenais à mon tour plus calme mais pas pour autant plus chaleureuse. Il me fixait, je le fixais, les sourcils froncés et les traits tirées. J'étais très agacée mais surtout je n'avais ni l'envie ni la capacité de revenir sur ce qui s'était passé, dans l'immédiat. Ses mots m'avaient en réalité blessés, d'une façon dont je ne voulait pas admettre. Je baissais un instant les yeux, l'air dépité en déglutissant ma haine. Je me sentais mal. Puis, sans relever les yeux vers lui, je lui adressais mes premiers ordres, d'un ton distant.

❝ Commence par ne plus m'appeler « Maîtresse », ni me vouvoyer.  ❞

C'est à cet instant que je me décidais à plonger à nouveau mon regard dans le sien. Je ne savais pas ce qu'il pourrait y lire, car j'étais moi même incapable de savoir ce que je voulais lui transmettre. De la haine, de l'incompréhension, de la douleur, du doute, de la détermination. C'était encore trop frais pour que je sache quels étaient réellement mes sentiments. Je détournais ensuite mon regard, lentement, pour le poser sur la porte de sa cellule.

❝ Tu ne passera pas par là. Je t’appellerais une fois dehors. Par quel nom ? ❞

Puis je revenais sur le fils d'Aer, attendant sa réponse. Là, je savais ce que j'exprimais. De l'incertitude, en pensant à presque tout en fait et surtout face à la noirceur qui s'installait dans mon cœur. Je baissais alors une fois encore un peu les yeux, laissant quelques secondes de silence avant de me diriger vers la porte.

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Galifey
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Résumé rps

Elément : Air
Invocateur : Lagertha
Sorts : vent_2;
electricite_2;
ailes_0;
celerite_3;
dispersion_0;
imunite_0;
bouclier_3;
telekinesie_0;
tempete_0;
metamorphose_6;
saignee_0;
soin_0;
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Aventure #19 écrite Jeu 21 Juin 2018 - 19:21


Le moins que l’on puisse dire, c’est que le silence est tendu.
Galifey, pourtant, demeure très calme et décontracté. Il a dit les mots qu’il jugeait important d’exprimer. Il les assume pleinement, d’ailleurs, tandis que ses yeux écarlates demeurent posés sur sa nouvelle Invocatrice. Cette dernière, paradoxalement, semble en proie à une tempête qui tourbillonne violemment dans son crâne et fait voler son regard un peu partout dans la cellule -un peu partout, sauf sur l’immense griffon qui lui fait face.

« Commence par ne plus m'appeler « Maîtresse », ni me vouvoyer. »
« À tes ordres, Lagertha. »

Finalement, elle se décide à croiser son regard. Le Demi-dieu y lit beaucoup de ressentiment et de confusion ; le tout, mélangé à une sorte de brèche déchirante dans son attitude qui prouve qu’elle n’est probablement, en fin de compte, pas aussi indifférente qu’elle prétend l’être.
Peut-être, en conséquence, Galifey y est-il allé un peu trop fort.

Lorsque à nouveau la guerrière détourne les yeux, c’est pour les poser sur la porte. Elle fait les bonnes déductions.

« Tu ne passera pas par là. Je t’appellerais une fois dehors. Par quel nom ?  »

Les yeux écarlates de l’Invocation d’Aer se plissent en un sourire.

« Galifey. »

Et tandis qu'il observe la silhouette de Lagertha disparaître derrière la porte, il prononce quelques dernières paroles.

« Je t'attends. »

Il espère secrètement que ses paroles dures ne l'auront pas convaincu de le laisser se languir dans sa cellule plusieurs jours durant.


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Aventure #20 écrite

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Délivrance

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