Malaise : renaissance et naissance d'une légende.

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Simon De Camina
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Crédit Avatar : Saber (Gawain) par 羅雨時
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Inventaire :
A la ceinture:
 

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Aventure #1 écrite Lun 9 Juil 2018 - 22:30


Rentré de Rorn depuis peu avec un goût aigre-doux dans la bouche, il avait raconté l'ensemble de ses péripéties à sa très chère Minarîa, arrivant à terme au constat impitoyable qu'il était encore faible.
Il avait rencontré des guerriers époustouflants capables de tenir tête à des monstres sans invocation, expérimenté l'utilisation d'objets magiques dans le même but, rencontré des personnes stupéfiantes se promenant avec leurs invocations sans se soucier du moindre danger potentiel et parlé de créations d'objets mécaniques improbables dépassa son imagination...

Toutes ces choses, toutes ces expériences, ça ne pouvait pas laisser le jeune homme indifférent. Ses réflexions le poussèrent à la conclusion qu'il avait besoin d'outils magiques afin de ne plus se sentir si impuissant à l'avenir.
Une brève image du festival de Terra suffit à le faire tressaillir. Il n'avait servi à rien. Oublier cet infâme souvenir n'était pas permis bien qu'il ne parvenait pas encore à digérer ce qu'il considérait comme un échec cuisant.
Ce sentiment négatif devait lui inspirer un modèle à ne plus reproduire, quelque chose qu'il devait à présent éviter autant que possible.

Dans son esprit comme dans son coeur, il ne pouvait pas se séparer de Malaise, sa fidèle rapière dorée, crée pour lui sur mesure. Son manche lui semblait faire partie intégrante de son bras, moulé pour sa main ; son poids ne le déstabilisait pas au combat, renforçant l'élan de chacun de ses coups.
Ce n'était pas la plus puissante des lames mais il l'aimait pour ce qu'elle était, porteuse du mouchoir de sa bien aimée depuis dix années.

Accompagné de Minaria pour sa présence réconfortante, il était décidé à se rendre à l'armurerie de la ville, la tête pleine de questions et le coeur serré, refusant d'envisager d'abandonner sa fidèle arme de toujours.
Ce fut une jeune femme bourrue qui l'accueillit, agissant avec aisance dans l'espace brûlant et bruyant de la forge présente dans l'arrière boutique. Elle les salua sans plus de cérémonie, peu préoccupée à soigner l'image qu'elle pouvait renvoyer. Loin de là l'idée de déranger Simon qui lança une salutation clairement audible dans le brouhaha, souriant comme à son habitude afin de faire l'inverse de la demoiselle : préserver une image positive.

"Bonjouuuur ! Je voudrais me renseigner pou- heu... En ce qui concerne les armes magiques. Je vous explique : j'ai une rapière que j'aime beaucoup et j'aimerais l'améliorer, comment dire, autant que possible... Je sais pas si c'est possible mais j'aimerais ne pas avoir à faire l'acquisition d'une autre arme si possible..."

Elle le regarda avec un air d'une indifférence totale, nullement préoccupée par l'invocation ou la question formulée. Si elle était agacée par l'attitude du garçon, rien ne transparut dans ses propos suivants. Posant un coude sur le comptoir, elle tendit de son autre main une feuille sur laquelle étaient indiqués tous les tarifs de l'armurerie concernant les armes.

"On peut juste refondre la lame et appliquer les enchantements pour recréer une lame adaptée à une garde préexistante. Choisis ce que tu veux, je te fais un devis et... T'as l'arme sur toi ?"

En se redressant, elle tendit son bras auparavant accoudé afin d'inciter Simon à montrer son bijou cinglant. Son sourire s'estompa l'espace un instant où il regarda à tour de rôle l'artisane, sa gardienne et son fourreau doré. L'idée de la confier à quelqu'un le mettait mal à l'aise et bien que visiblement déstabilisé, le blondinet finit par s'exécuter.
En deux temps, trois mouvements, la femme lui annonça le verdict sur un ton toujours extrêmement détaché.

"Hmm, ça ne devrait pas poser de soucis. Certaines lames sont soudées à leur pommeau mais pas ici, on voit les rivets pour la décrocher sans abimer le reste."

Elle montra d'un doigt ce qu'elle avait expliqué et rendit sans plus attendre l'arme à son propriétaire.

"Prenez votre temps, quand vous aurez décidé, vous saurez où me trouver. Bonne journée."

La réponse fut instantanée au point qu'il faillit lui couper la parole. Son sourire n'était pas revenu mais la détermination dans son regard flamboyant avec passion. Ne récupérant pas Malaise, il affirma avec une légère précipitation dans la voix son choix définitif.

"J'ai décidé. Je veux tout ! Le meilleur aiguisage, le meilleur équilibre, les meilleurs matériaux, les meilleurs enchantements, toutes les protections et capacités élémentaires possibles ! Tout !"

Pour le coup, la réponse lui arracha un semblant de réaction : elle haussa les sourcils d'un air interloqué sans pour autant perdre de sa contenance. Ils existaient bel et bien, ces riches nobles et enfants gâtés qui commandaient des choses d'une valeur au delà des moyens de la simple plèbe. Tant mieux, ils renflouaient les caisses. Acquiesçant, elle annonça le tarif exorbitant au gamin qui ne broncha pas devant la somme jugée "nécessaire" à ses yeux.
Ouvrant son son sans fond, il sortit un premier sac de jute banal, une cordelette surplombée d'une perle bleue attachant le tout jusqu'à ce qu'il la défasse pour accéder au contenu. Il retira plus de la moitié du contenu qu'il compta à voix haute jusqu'à ranger le sac. Sans sortir un autre sac, il sortit une simple pièce qu'il posa à côté du tas précédent avec délicatesse. Il réitéra ensuite l'opération avec trois sacs perlés de jaune : deux sacs furent juste posés sur le comptoir et il rangea dix éléments du troisième dans un nouveau sac avant de le poser à son tour sur le comptoir.

"Et voilà ! Trente deux et une pièces pour trois cent vingt cinq Tsuris. Et deux sacs de cinquante plus un sac de quarante pour mille quatre cent points."

Il fixait la femme d'un air sérieux annonçant "maintenant, je compte sur vous" et attendit qu'elle se mette à l'oeuvre, ce qu'elle fit en passant les lourdes sommes derrière le comptoir.

"Je vais dès maintenant me mettre au travail. C'est un gros ouvrage, votre lame sera prête dans une semaine. Merci et bonne journée."

Une semaine ? Les yeux de Simon semblaient souffrir d'un terrible mal. Se rapprochant de sa gardienne afin d'apaiser son coeur, il se réconforta en se disant qu'il avait pris la bonne décision. Blotti contre l'éblouissante fille d'Ignis, il rentra chez lui afin de patienter une longue et pénible semaine.

- - - - -

Il s'était passé des choses mais rien n'avait réussi à lui enlever totalement de l'esprit son envie de courir à l'armurerie. Pendant une semaine, il s'était senti faible, démuni et nu malgré des habits. Levé aux aurores, il avait couru aussi vite que possible à la forge la plus réputée de l'île, attendant que la boutique ouvre, assis devant la porte, la tête dans les genoux.
Il ne savait pas combien il dut attendre mais lorsque le bruit de la clé tournant dans la serrure se fit entendre, il lui fut douloureux de se relever.
La vendeuse était la, surprise mais toujours impassible, aimable pas plus qu'il ne le fallait. Simon la salua en premier et elle lui répondit en allant droit au but.

"Bonjour. La lame est finie, je comptais la mettre en place aujourd'hui... Patientez cinq minutes et je vous l'amène."

Secouant poliment la tête en la remerciant, il patienta sans savoir où se mettre, se balançant doucement d'avant en arrière en essayant de ne pas perdre l'équilibre.
La distraction, aussi ridicule soit-elle, eut l'effet escompté et sans qu'il ne sentit trop le temps passer, il aperçut la femme revenir en ajustant les derniers rivet, apparemment gênée par le mouchoir de Yulia par endroit. Lorsqu'elle arriva à sa hauteur, elle ne fit cependant aucun commentaire déplacé.

"Et voilà, bonne journée monsieur. N'hésitez pas à repasser pour vos commandes futures. Au moindre soucis avec votre commande, nous vous le fixerons sans frais."

Ça sentait la phrase apprise par coeur à plein nez et au delà du rayonnement immense de l'expression de son visage, il rit de la cocasserie de la scène tout en répondant respectueusement.

"Merci beaucoup, je n'y manquerai pas ! J'ai hâte de la tester !"

Ses yeux brillaient d'une joie sans pareille et sans plus de cérémonie, il rentra en trottinant, peu surpris de voir son phare divin guetter ses déplacements depuis le sommet du toit.
Agitant l'arme qu'il serrait jusque là contre lui, il annonça la suite du programme en s'arrêtant à leur hauteur.

"Voici Malaise la légendaire ! Hmmm... Vous pensez que je devrais améliorer son nom aussi ?"

-325T ; -1400 pts
Résultat : T4/R3/M5, A : E/F/T/A, D : E/F/T/A

Edit Koha : C'est tout bon, points décomptés ! Smile


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