L'effet de l'ivresse est d'abolir les scrupules du sentiment

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Lagertha
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Aventure #1 écrite Jeu 12 Juil 2018 - 12:32

L'effet de l'ivresse est d'abolir les scrupules du sentiment

Si il fallait qu'il y ai un soir propice à la beuvrie, ce serait bien celui-ci. Enfin, comme si j'avais réellement besoin d'une excuse pour me justifier que je bourre la gueule sans retenue. Et puis qui a besoin de se justifier pour faire ça ?! Non mais je rêve. Pourquoi moi je cherchais une raison surtout ? Tout ce que je savais, c'était que mon sang me le quémandait comme attendant impatiemment sa drogue. Oui, on pouvait dire que s'en était une à ce moment là, ce n'était plus ma tête mais mon corps qui en avait besoin. Il fallait que je lâche prise, vraiment et c'était la meilleure solution que je connaissais pour en arriver là. Et il fallait que ce soit rapide surtout, vue la conjoncture actuelle, je n'avais aucun intérêt à rester trop longtemps à porté de mains.

C'est pourquoi, en descendant de ma chambre à l'auberge en cette heure plutôt tardive, j'étais sur mes gardes. Passant devant chacune de portes où devait se trouver chacun des miens, je collais mon oreille pour vérifier qu'ils y étaient bien. Je reconnu le ronflement animal de Falko, la vieille respiration du Tréant. Amalrik, lui, semblait faire un mauvais rêve. Je fronçais mon regard, quelque peu soucieuses, avant de continuer. A la dernière porte j'entendais Sig chanter une berceuse à Hedda, celle qu'elle lui chantait toujours. Je restais alors quelques instants pour écouter, avec plaisir cette chanson que je n'avais pas entendu depuis trop longtemps. Un sourire discret vint étirer mes lèvres avant que je ne me détache de la porte.

Je descendis ensuite les escaliers pour rejoindre le comptoir où l'aubergiste servait encore, malgré cette heure tardive. Je lui commandais alors ce qu'il y avait de plus fort avant de m'installer au bout du comptoir, prenant cet air antipathique pour éviter que quiconque ne s'aventure à m'approcher. La première gorgée fut brûlante et m'arracha une grimace et un râle. Mais je ramenais déjà mon verre à ma bouche, m'habituant bien vite à la chaleur de l'alcool qui devenait rapidement plus rassurante qu'autre chose. Je descendis le breuvage sur un rythme soutenu, laissant à mon foie quelques instants de répit entre chaque verre. Au bout du troisième, je commençais à sentir mon corps vaciller et mes pensées s'embrumer. Voilà ce que je cherchais, le flou totale ne m'autorisant plus à réfléchir. Je me levais alors de ma chaise, plutôt difficilement me rattrapant au comptoir lourdement. Mes gestes étaient lents et j'entendais le tavernier me parler, sans discerner ses traits qui étaient devenu bien flous.

❝ Ça va aller m'dame ? Voulez pas d'aide pour retourner dans vot' chambre ?❞
❝ Non ! Non... Ça va... aller... Sers m'en un dernier ! Après j'me rentre... ❞

Il s'exécuta en un temps qui me paru atrocement long, posant un verre devant moi bien moins remplis que les autres. Je grimaçais en voyant ça mais ne broncha pas, avalant cul sec le breuvage qui m'avait bien moins brûlé la gorge. Reposant violemment le verre sur le comptoir avant d'essuyer négligemment les gouttes sur mon menton d'un revers de main, je m'éloignais lentement. Je regardais mes pieds flous puis devant moi, tout aussi flou. J'étais lente à avancer mais les murs n'avaient de cesse de gigoter, me rendant la tâche bien plus difficile que prévu.

J'arrivais au bout de longue minutes devant les escaliers que je regardais comme un obstacle infranchissable. Je poussais alors un râle désespéré avant de m'engager dans son ascension, avançant un pied après l'autre en me posant lourdement contre le mur. Je parvenais enfin en haut quand le couloir qui me faisait face se mit à onduler, me faisant reculer d'un pas manquant de me faire tomber en arrière. Je me rattrapais alors au mur, difficilement, avant de reprendre ma route, longeant le mur en lui marmonnant d'arrêter de gesticuler.

Puis, enfin, au bout d'un temps incalculable, j'arrivais à ma chambre. Aussi floue que le reste, il me semblait que les meubles avaient bougés. Bah ! Peu importe, le lit face à moi m'attendait de pied ferme et me faisait de l’œil. J'avançais et commençais à me déshabiller avec difficulté, détachant mon plastron puis mes épaulières que je laissais tomber au sol. Puis je m'attaquais aux bottes, levant mon pied gauche pour attraper la première, mon fessiers se retrouva bien vite à terre, violemment. Je grognais bruyamment en grimaçant, alors que mes yeux n'avaient de cesse d'essayer de se fermer. Bon, ma position étant plus stable, j'enlevais mes bottes unes à unes avec plus de facilité. Le courage me manquait pour retirer le bandage sur ma poitrine, mais je déboutonnais quand même mon pantalon de cuir, le baissant sur mes hanches avant de commencer à me trainer jusqu'au lit. Rampant sur le sol, le pantalon se baissa un peu plus, jusqu'à mes genoux quand j'arrivais enfin. Je gravis le lit qui me paraissait bien haut, tirant de toute mes forces sur mes bras pour parvenir à me rouler dessus. A plat ventre,  allongée de tout mon long, pantalon sur les chevilles, fesses à moitié cachée par ma culotte, il ne me fallu que quelques secondes pour sombrer complètement.

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Aventure #2 écrite Jeu 12 Juil 2018 - 14:54



Heilan, auberge ~


L'effet de l'ivresse est d'abolir les scrupules du sentiment
[Lagertha & Saen]

Après son voyage au Temple de l'Air, la 'confrontation' avec une semi-divinité au tempérament assez particulier, et les modifications intérieurs que cela avait entraîné dans son sillage, Saen avait senti l'irrépressible besoin de revenir à l'ancien ermitage.

Mais, au préalable, il jugea bon de faire un crochet par Heilan, afin de donner de ces nouvelles à Munchau, le vieil ami de son mentor.

De multiples pensées erratiques sondaient, de long en large, son esprit distrait. Après avoir réservé une chambre à l'auberge pour la nuit et posé les habits qui l’encombraient, il omit de fermer cette dernière à clé avant de se rendre à la demeure de Munchau.

Lorsque la soirée se mua en noirceur nocturne, il prit finalement congé, déclinant l'offre de loger sur place, préférant la rusticité de la taverne en ces moments particuliers. Une légère brise vint porter à ses narines la fragrance salée des embruns qui parcouraient le village sur la mer... la brise piquante caressa ses bras nus, il s'était délesté plutôt de sa blouse supérieure et de son chapeau, demeurant vêtu d'une simple tunique sans manche et d'un pantalon ample. Il erra momentanément, les yeux clos et l'ouïe guidée par le son des vagues heurtant les pilotis... Puis, il se résigna à rentrer, il avait grand besoin de sommeil.

◊ ◊ ◊

Son regard tomba sur l’entrebâillement de la porte de sa chambre. Perplexe, il resta devant et réfléchit un moment. Peut-être avait-il oublié de fermer à clé? Mais cela ne justifiait en rien qu'elle soit entrouverte... Avec d'infimes précautions, il se glissa sans bruit derrière le panneau, et jeta un regard circulaire à la pièce. Trop enténébrée pour l'instant, il n'y distinguait pas grand chose. Son oreille fine perçut néanmoins un souffle léger, et régulier. Ce dernier attira son attention sur le lit, où une forme sombre semblait se trouver allongée.

Lorsque ces yeux furent habitués à la pénombre, il avança lentement, constatant des masses informes sur le sol, sans savoir s'il s'agissait de vêtements ou quelque chose d'assimilé. Il se décala, afin de laisser le pâle rayon du couloir lui prêter un peu de lumière et se figea aussitôt.

Une femme à moitié dévêtue barrait le lit de sa présence corporelle totalement inattendue. Le rayon de lumière passait de biais sur une chevelure claire, un torse presque nu et un bassin aussi peu habillé. Il s'approcha du lit et, ne voyant pas ses jambes, son cerveau momentanément parasité ne put émettre qu'une déduction absurde, mais logique en fonction du peu d'éléments qu'il arrivait à assimiler, et qui déboucha sur une simple remarque :

"Pardonnez-moi, mais je n'ai guère demandé les services d'une dame de compagnie, je..."

Il n'eut cependant pas le loisir d'exprimer à la jeune femme qu'elle s'était probablement trompée de chambre, -elle avait du s'endormir dans l'attente de son rendez-vous initial-. Car malgré son état de sommeil apparemment profond et la légère odeur d'alcool qui sous-entendait l'ébriété -voire davantage- à peine eut-il ouvert la bouche qu'elle réagit plus prestement et avec une vivacité qu'il n'avait pas anticipé...


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Aventure #3 écrite Jeu 12 Juil 2018 - 17:10

L'effet de l'ivresse est d'abolir les scrupules du sentiment

Le sommeil dans lequel j'étais tombé était aussi profond que sombre. Ni agité, ni tendre. Aucun rêve, juste le néant, noir, palpable et étrangement rassurant ou en tout cas relaxant. Combien de temps j'y étais resté ? Je ne savais pas évidemment, mais c'était un temps qui m'avait paru trop court surtout quand on m'en extirpa sans plus de ménagement. C'était une voix, masculine et inconnue, qui me tira de mon sommeil. J'entendais à peine les mots qu'il m'envoyait, ouvrant mes paupières avec difficulté alors que ma bouche s'en trouvait subitement pâteuse. Faisant claquer ma langue pour tenter de l'humidifier avec ma salive, je me redressais lentement en grommelant.

Jusqu'à ce que la vision d'un inconnu dans ma chambre m'écarquillait les yeux, mon sang ne faisant qu'un tour. Je m'élançais alors sur le côté du lit, en quête de mon épée que je ne trouvais pas, à ma grande colère. Me l'avait-il volé ? Me tournant vivement vers lui, les sourcils froncés et le regard hargneux, je grognait en cherchant de quoi me défendre dans la pièce. Il ne me fallu qu'une seconde pour trouver. J'attrapais alors la couverture d'un geste, la lança sur lui et l'enroula rapidement dedans, le plaquant contre le lit avant de monter sur la forme moelleuse créée. Mon pantalon s'étant totalement retiré dans la bataille, je me retrouvais à présent au dessus de l'inconnu. Mes cuisses autour de son corps enveloppé dans la couverture, j'armais mon poing et le fixais d'un air menaçant.

❝ Qu'est-ce que tu fous dans ma chambre ?! Réponds ! ❞

La colère qui m'avait envahit avait certes permit à mon sang de se purger d'un peu d'alcool, mais un violent mal de tête attaqua mes tempes. Mes yeux et mes sourcils se fronçaient alors que la douleur me faisait grimacer et grogner. Mon corps perdait de sa tension acquise et mon air menaçant aussi. Je sentais un léger malaise m'envahir. Tombant vers l'avant et me rattrapant d'une main posé juste à côté du visage de l'inconnu dont je ne discernais plus les traits, mon poing armé lui perdait aussi de sa menace, presque totalement lâché.

Ma respiration était compliquée et je sentais mon corps m'échapper. Je clignais alors des yeux et secouais mon cerveau pour essayer de retrouver mes esprits, ce que je parvenais difficilement à obtenir mais c'était déjà un peu mieux que quelques secondes en arrière. Ma vision se faisait un peu plus nette mais j'étais bien loin de disposer de toutes mes capacités. Alors, d'une voix pâle, j'insistais.

❝ Réponds... ❞

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Aventure #4 écrite Jeu 12 Juil 2018 - 18:17



Heilan, auberge ~


L'effet de l'ivresse est d'abolir les scrupules du sentiment
[Lagertha & Saen]

Saen manqua de mots lorsqu'il perçut le regard plein de hargne qui lui était adressé. Scindant l'obscurité de la pièce, le rayon du couloir offrait au visage de la jeune femme toute la clarté d'une franche colère... Ou d'un sentiment approximatif. Sans qu'il réalise exactement la situation, l'homme se trouva harnaché dans le drap de lit, les membres contre le corps, seuls ses avant-bras dépassaient de la ceinture improvisée qui le maintenait sur place.

D'une poigne vive et forte, elle l'avait amené au plus proche du lit et... se trouvait à présent à deux doigts de son visage, le poing levé et les jambes enserrant sa taille. Elle le menaçait, une question brûlante aux lèvres... Une simple question qui agença enfin tous les blocs éparpillés aux quatre coins du cerveau de Saen... enfin, presque.

Malheureusement, le jeune homme éprouvait de grandes difficultés à centrer son attention sur plusieurs détails à la fois lorsqu'il n'y était pas préparé, et l'aspect menaçant initial avait pris mécaniquement place au premier plan, avant la réflexion verbale. Son corps, dans un réflexe, voulut éloigner le danger potentiel. Libre sous les coudes, son bras droit plia vers la jambe de la jeune femme dans une optique de désarçonnement, le gauche s'apprêtant à faire de même.

Mais, lorsque sa main frôla la nudité de sa cuisse, sa volonté d'affermir sa prise s'évanouit complètement, ses doigts glissèrent une seconde sur ce morceaux de corps, avant de s'éloigner le plus possible. Il ne savait plus ou mettre ses mains, et se sentit bien bête. Il n'avait nul désir de violence, malgré une menace évidente, au départ, dont il lui fallait se protéger et il ignorait quelle attitude adopter, tant son esprit s'embrouillait inutilement...

◊ ◊ ◊

...C'était léger, mais perceptible, la prise de la jeune femme faiblissait. Nul doute que l'alcool qu'elle semblait avoir ingurgité plus tôt y jouait son rôle. Saen sentit le drap se desserrer un instant, suffisamment pour glisser ses bras en dehors avec une certaine agilité, bien que les jambes autour de sa taille gardaient un bon tonus. Le visage, encadré de fines mèches dorées, commença légèrement à pencher vers le sien, elle ne semblait pas en état de faire de réels dégâts.

Saen ramena son bras vers le haut et, tandis que sa grande main vint se refermer délicatement sur le reste du poing qui le menaçait, il murmura : "Je ne vous souhaite aucun mal."

Là dessus, désirant être le moins envahissant possible, il posa son autre main dans le creux du dos de la jeune femme, et se pencha en avant, afin qu'elle puisse s'asseoir doucement sur le lit. Dans son geste, il essaya de capter un regard flou, susceptible d'entendre son propos : "Ceci est ma chambre, je crains que l'alcool vous ait égarée."

Elle semblait fatiguée, mais pas juste physiquement. Ce qui pouvait mener à une déduction logique quand à la prise excessive de boisson. Espérant ne pas réveiller de nouveaux instincts défensifs, il s'empara du drap qui traînait à ses pieds à présent, et s'approcha pour lui recouvrir les épaules.

"Vous pouvez vous reposez encore ici..." Le regard bienveillant, il ajouta : "Un 'ailleurs' que l'on perçoit -même par égarement- comme un 'chez soi', est un espace intermédiaire privilégié entre deux maux"

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Aventure #5 écrite Jeu 12 Juil 2018 - 19:09

L'effet de l'ivresse est d'abolir les scrupules du sentiment

Je me sentais partir, lentement et avec légèreté. J'en oubliais presque où je me trouvais et ce que je faisais juste avant. Une chaleur enveloppante se posa sur ma main, finissant de la détendre et la voix que j'entendais était calme, masculine mais rassurante. J'entendais à peine ses mots mes le sons qu'elle émettait était agréable. Je me sentais alors bouger, sans que je le veuille, me retrouvant assise sur le lit moelleux, percevant encore cette voix douce. Mon visage de tordait de douleur, revenant à mes esprits alors que je quittais la douceur des quelques secondes passées. Je clignais frénétiquement les paupières en essayant d'y voir quelque chose mais la pénombre m'en empêchait.

Le tissu couvrant se posa sur mes épaules et je relevais le visage en direction de ce fameux inconnu. Je récupérais un peu de lucidité et, ayant à peine entendu ce qu'il m'avait dit avant cela, je revenais vers ma contrariété d'avoir été interrompu dans mon sommeil. Mes sourcils se fronçaient alors, la bouche entre ouverte, prête à rétorquer. Il m'invita à me reposer encore un peu, chose que j'avais bien envie de faire mais c'est la suite de ses mots qui me firent réagir.

J'avais absolument rien compris en fait et il pourrait très facilement à ma tronche grimaçante d'incompréhension. Les babines retroussées, les sourcils froncés comme quelqu'un cherchant à apercevoir une chose minuscule. Mon regard se perdait une seconde en essayant de comprendre ses mots, mais bien vite je perdais le fil. Un sursaut en arrière et ma tête secouée avant de le regarder à nouveau, je lançais bruyamment un :

❝ Hein ?! ❞

Oui non, clairement j'avais absolument rien compris et mon esprit embrumé n'arrangeait rien au problème. Frustrée et agacée par la situation, je me relevais soudainement avant que mon état ne ramène brusquement mon postérieur sur le lit. Je prenais alors une profonde respiration avant de fixer à nouveau l'inconnu, persistant dans mon incompréhension.

❝ J'ai absolument rien capté de ce que tu viens de dire. T'es qui au fait ? Et pourquoi t'es là déjà ? ❞

Oula, visiblement j'avais fais fort cette fois-ci. J'avais littéralement l'impression de planer au dessus de la situation et de presque ne plus savoir qui j'étais. En tout cas, j'étais perdu et je ne cessais de regarder la pièce en long, en large et en travers cherchant nerveusement mon arme.

❝ Et où est mon épée, putain ?! ❞

Mes doigts se crispaient dans des gestes frénétiques, la frustration et la tensions dans mes muscles étaient palpables, tout comme la mine grimaçante qui appuyait mon état. Puis je me sentais à nouveau partir, comme si au moindre sursaut sanguin tout redescendait brutalement, me faisant perdre pied. Je me mis à vaciller prête à m'écrouler en arrière avant de me rattraper avant qu'il ne soit trop tard. Mes paupières étaient lourdes, trop lourdes et bien que je m'évertuais à essayer de le regarder, je ne distinguer qu'une silhouette sombre. Était-ce ma fin et la Mort qui venait me chercher ?

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Aventure #6 écrite Jeu 12 Juil 2018 - 20:18



Heilan, auberge ~


L'effet de l'ivresse est d'abolir les scrupules du sentiment
[Lagertha & Saen]

Et bien, ce n'était pas encore gagné... à priori, la jeune femme semblait imperméable au moindre propos. Tant sur le sens que sur la forme, elle entendait à peine, plombée par un épuisement qui sourdait de toutes parts. Les rares élans de lucidités qui la prenaient se gorgeaient d'incompréhension, mêlée de nervosité. Après l'avoir questionné sur son identité et sa présence, elle chercha en vain une épée, dans une optique peu engageante, sans nul doute.

"Mon nom est Saen et nous sommes dans ma chambre..."
Dit-il, un peu dépité.

Là dessus, il s'approcha, voyant chanceler la jeune femme dangereusement. Il connaissait parfaitement bien cet état physique, comme mental, suivant une cuite exagérée... il l'avait expérimenté plusieurs fois à une période de sa vie dans ce village. Malgré l'agressivité toute relative qu'elle manifestait, il l'aida à s'allonger et posa une main sur ses doigts sans cesse en agitation, crispés sporadiquement. Il fallut peu de temps au sommeil pour la saisir à nouveau, et elle sembla s'enfoncer dans les ténèbres d'une nouvelle nuit de quelques heures.

◊ ◊ ◊

Saen s'éloigna du lit après un long moment, rejoignant la table basse qui faisait le coin de la chambre et où reposaient ses affaires. Comme à son habitude, il ne se formalisa pas d'inquiétudes inutiles, et préféra laisser les choses aller à leur guise. Il se préoccupait davantage de la situation de la jeune personne dans son lit, que de la sienne, pour changer. Cet écho de lui-même, dilué dans l'alcool, lui fit plisser le front un instant... Que pouvait-elle fuir de la sorte?

Cette interrogation le ramena à de plus basiques questionnements : qui était-ce? Jusqu'alors, à part une furie canalisée par sa propre fatigue, il ignorait bien des choses à son propos... Cela ne le dérangeait pas outre-mesure, au contraire, il aimait aborder un être humain dépourvu d'idées préconçues. Mais il n'était guère à son aise dans les relations, et craignait sa propre maladresse...

Il sorti de sa besace quelques aliments frais, au parfum délicat, achetés chez un marchand du village la veille et les disposa sur une assiette en bois. Derrière lui, des grognements de réveil se faisaient entendre, alors que l'aube pointait doucement à travers la fenêtre, baignant d'une lueur pâle la petite pièce. Il vint alors se mettre contre le mur qui faisait face au lit, s'asseyant en tailleur, les mains posées sur les genoux et demanda d'une voix claire.

"Est-ce que ça va mieux? Ou dois-je me préparer à un nouvel assaut critique?" Il inclina légèrement la tête de côté en terminant sa question.

Non certain qu'elle entende l'humour sous un jour favorable, il ajouta, avant qu'elle ne puisse répondre : "Laisse-nous le bénéfice du doute! Je parlais d'espace intermédiaire, bien que tu ne t'en souviens probablement pas... Pourrais-t-on partager un peu de place, un 'entre-deux', pour parler, simplement?"

Le lit, plutôt bas, permettait à son regard de plonger directement sur la silhouette qui émergeait doucement. Il s'estima suffisamment loin pour parer une agression éventuelle, bien qu'en l'occurrence, son aisance au corps à corps serait mise à mal par l'absence de vêtements de la jeune femme... soit, il chassa cette perspective de son esprit, sans doute avait-elle les idées plus claires, maintenant.

L'espace d'un instant, il se demanda si lui, en revanche, n'avait pas l'esprit légèrement parasité... Le contexte était neuf, délicat, et sa curiosité naturelle semblait attisée plus que de coutume...

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Aventure #7 écrite Jeu 12 Juil 2018 - 21:49

L'effet de l'ivresse est d'abolir les scrupules du sentiment

A nouveau, je me laissais aller, bercé par cette même chaleur qui m'avait effleurée, retrouvant la douceur du lit sous mon corps. Je fermais les yeux et presque aussitôt je retombais dans ce néant sombre et rassurant. J'y errais, sans but, sans pesanteur ni pensée. Puis peu à peu, c'est noirceur épaisse s'allégeait et s'éclairait, devenant presque grise. Je sentais mon cœur s'alléger lui aussi, mais surtout mon esprit qui vagabondait maintenant plus librement. C'était apaisant, mais bien vite, j'en fut à nouveau arraché. Une lueur transperça mes paupières me faisant les froncer. Je grommelais alors, me retournant pour m'éloigner de cet éclairage agressif. Mais finalement plus réveillée qu'autre chose, j'ouvrais mes yeux en les clignant plusieurs fois.

La voix masculine dont je me souvenais soudainement vint à nouveau se glisser avec délicatesse dans mes oreilles. Ne comprenant pas tout de suite d'où je revenais, je me redressais avec un air toujours un peu nerveux et crispé par la situation qui m'échappait. C'est là que mes yeux tombaient sur lui et un silence s'installa alors que je le fixais. Je ne répondis même pas à sa questionnant, préférant l'observer avec perplexité. Les souvenirs me revenaient petit à petit alors que j'observais la chambre. La vérité me sauta aux yeux, je n'étais effectivement pas dans la mienne. Je soupirais bruyamment avec un air décousu avant qu'un mal de tête de s'attaque à mon cerveau. Grimaçant de douleur, je fermais les yeux nerveusement en posant ma paume sur ma tempe.

Sa voix reprit doucement et cette fois-ci, j'écoutais avec plus de discernement. Ouvrant un œil difficilement, je le posais sur lui, gardant la même position jouait la souffrance. Bien que sa voix était agréable, il avait l'art de rendre compliqué la moindre de ses paroles et ça n'arrangeait en rien mon mal de crâne.

❝ Simplement, hein ? C'est pas l'impression que tu me donne quand tu parles. ❞

Là, c'était ma propre voix qui résonnait brutalement dans mon crâne, m'arrachant un grognement et une nouvelle grimace. Mes yeux s'ouvraient à peine, attaqués par la luminosité qui était pourtant assez faible. Je tentais de me rapprocher du bord du lit, difficilement. Je me trainais plus qu'autre chose en fait et une fois les pieds posés sur le sol, je doutais soudainement de ma capacité à me lever. Je soupirais alors, bruyamment, avant de laisser mes yeux se perdent dans le vague. Je n'étais en possession ni de mes capacités physiques, ni de mes capacités mentales. Tout ce que je ressentais en cet instant c'est que la voix de cet homme m'apaisais. Alors instinctivement je préférais rester là, sans essayé de me battre contre je ne sais quoi et quitter la pièce trop rapidement. J'en étais de toutes façons incapables. Laissant mes mains se poser sur le rebord du lit et me maintenant assise, je lui répondais dans un soupir.

❝ Saen, c'est ça ? ❞

Je me frottais les yeux d'une main avant de la reposer sur le lit rapidement, manquant de vasciller. Ca paraissait étrange, même à moi, de me rappeler de son nom alors que je n'avais pourtant pas vraiment le souvenir de l'avoir entendu. Mais ce nom, je le connaissais. C'était celui du Roi. Je m'en rappelais suffisamment, surtout pour l'avoir rencontré pendant l'épreuve de Winglèce. Il m'en avait fait bavé ce faux Sahen et même si il n'avait rien de réel, je ne pouvais empêcher une certaine amertume à son égard. En y repensant, un léger rire nerveux s'exprima avant qu'il ne s’essouffle. Quelle coïncidence pourrie. Arquant un sourcil, je tournais mon visage vers ce fameux Sahen et mon visage était déjà bien moins tiré.

❝ Je me suis trompé de chambre hein ? C'est sympa de m'avoir laissé dormir un peu. Mais vaudrait mieux que j'y aille, j'voudrais pas abuser de ton hospitalité. ❞

J'avais dis tout ça sur un ton qui n'avait rien à voir avec mes mots. J'étais trop peu habitué à dire des choses gentilles ou sympathique que mes mots n'en avaient pas du tout l'air. Au lieu d'être douce, j'étais plutôt désinvolte et détachée. En même temps, être douce, moi. La bonne blague. Je me relevais alors d'un bon, difficilement. Le sang qui avait pulsé pour ce simple effort martelait mon crâne que je m'empressais de serrer entre mes paumes. Je grognais à nouveau et pour ne rien arranger, je me trouvais encore plus près de la fenêtre dont la faible lumière me fit me retourner, faisant à présent face à cet homme dont le calme aurait dû m'être insupportable, mais il n'en était rien. Plus étrange encore, mon regard semblait demander de l'attention de sa part, ou au moins du soutien, de n'importe quelle sorte.

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Aventure #8 écrite Jeu 12 Juil 2018 - 23:21



Heilan, auberge ~


L'effet de l'ivresse est d'abolir les scrupules du sentiment
[Lagertha & Saen]

La tempête potentielle ne déferla d'aucune sorte entre les deux protagonistes, Saen en fut plus que soulagé. La jeune femme se rapprocha du bord du lit avec encore un peu de difficultés, à l'évidence, son sommeil ne s'était pas révélé fort bénéfique. Elle s'assit là un instant, dévisageant l'homme contre le mur. Il fut agréablement surpris d'entendre qu'elle l'avait écouté, un agrément de bien courte durée hélas. Ces propos manifestaient l'incompréhension. Un voile d'ombre obscurcit le regard de Saen, qui baissa momentanément les yeux vers un sol qui lui parut abîme.

Bien sûr, la simplicité et lui c'était une véritable aberration en termes relationnels. Il n'avait jamais réellement appris à composer avec autrui de façon classique, cela lui faisait cruellement défaut... surtout lorsqu'il fréquentait trop d'autres individus, ce qu'il se gardait généralement de faire. Il appréciait pourtant la compagnie des êtres, mais ne savait pas aisément rester en phase dans un échange quelconque, tel un élément détaché et insolite, beaucoup lui renvoyaient l'image de quelqu'un de complètement décalé. Il leva à nouveau les yeux vers la jeune femme

"Je m'excuse, je n'ai jamais été très... habile, pour interagir avec mes semblables."


A ces mots il se releva en même temps qu'elle. Tout de même ravi qu'elle ait retenu son prénom. Elle avait manifesté le désir de ne pas l'importuner davantage. Pourtant, sa brusque réaction physique l'affecta à nouveau, car elle se prit la tête entre les mains, grognant simultanément. Saen s'approcha, au cas où elle perdrait pied, mais resta à une distance raisonnable. Elle n'était pas en mesure de s'activer maintenant, et il préférait la garder auprès de lui en attendant...

◊ ◊ ◊

... Par ailleurs, il crut avoir décelé une vague contradiction, dans ces précédents propos. Comme une gentillesse presque forcée ou inhabituelle. Elle se tourna pour lui faire face, et Saen accrocha son regard. Il préférait pouvoir fixer ses opales brunes, au risque que cela paraisse gênant, que continuer à s'égarer sur son corps. Elle ne semblait aucunement incommoder de lui présenter ainsi sa presque nudité. Lui même ne l'était pas tant, mais une sorte de curiosité mêlée de perplexité étrange le gagnait peu à peu.

Un comportement qui pouvait sembler banal et tristement prévisible, voire agaçant, mais il ne s'agissait pas de cela. Saen esquivait tout rapport sociaux trop impliquant à cause de son passé, et il s'était tant détaché de certaines choses, qu'elles lui avaient échappées... de l'esprit, comme du corps. Finalement, il réalisa n'avoir jamais posé les yeux sur une femme qui ne soit entièrement vêtue. Il avait observé cette étrangère d'un regard épuré, tel on admire un paysage agréable, sans pensées malavisées et avec un constat simple, qui échappa spontanément à ses lèvres :

"Tu es agréablement belle."

Il sourit sans réfléchir davantage et hésita un moment à lui proposer un vêtement simple et ample pour se couvrir. Peut-être ne réalisait-elle pas, au vu de son état, la tenue dans laquelle elle se trouvait. Il regarda la table basse, et saisit sa blouse, fraîchement lavée après son arrivée en ville.

"Je pourrais essayer de faire simple, dans un premier temps." Il lui tendit son vêtement, sans obligation quelconque, elle ferait à sa convenance. "Veux-tu manger quelque chose?" Demanda-t-il, désignant l'assiette garnie de produits divers. Puis, il ajouta : "Pourrais-je connaître le nom de celle qui manie le drap de lit avec autant d'agilité?" Ce n'était ni moquerie, ni provocation, du moins, dans son esprit. Lorsqu'il avait peur de commettre une maladresse avec quelqu'un, il se protégeait automatiquement derrière un écran d'humour amical, sans réaliser que cela ne convenait pas à tous...

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Aventure #9 écrite Ven 13 Juil 2018 - 16:27

L'effet de l'ivresse est d'abolir les scrupules du sentiment

Il s'était relevé lui aussi et me faisait à présent face. La douce lumière derrière moi éclairait à présent son visage et je pouvais enfin discerner un peu mieux ses traits. Pourtant j'avais toujours des difficultés à me concentrer et mes grimaces en témoignaient. Mais subitement, sa phrase me stoppa net dans toute tentatives de sociabilisation. « Tu es agréablement belle » ? Pourquoi me dire ça ? D'un air des plus interrogatif je baissais mon visage et m'apercevais enfin que ma tenue était effectivement sujette à ce genre de compliment.

❝ Ah... ❞

Évidemment je n'avais ressentis aucun gêne à me montrer ainsi face à lui, pas plus maintenant qu'il me l'avait fait remarqué. Non, ce qui me troublait le plus finalement c'était son compliment. Ça n'avait rien de graveleux où maladroit, ça avait même plutôt l'air sincère mais, même sans ça, il y avait bien longtemps que je n'avais reçu le moindre compliment sur mon apparence. Relevant mon visage avec un air tout aussi interloqué, mon regard était à présent fuyant.

❝ Euh, oui... ❞

Évidemment, des remerciements auraient été plus correct. Mais déjà, de manière générale, je n'étais pas de ceux à remercier aussi simplement qu'avec des mots et là, vu la situation et les compliments que je recevais, je ne savais même pas comment réagir comme il le fallait. Me frottant l'arrière du crâne comme pour chercher quoi dire, je laissais mon regard basculer à nouveau sur mon corps dévêtu. Pourtant, il n'y avait rien d'agréable là dedans, avec le peu de lumière il avait dû d'ailleurs omettre les très nombreuses cicatrices qui le parcouraient. En tout cas, si il les avaient vu, il n'aurait certainement pas pris la peine de me complimenter ainsi.

Relevant mon visage, il avait disparu, alors je le cherchais rapidement en basculant mon regard pour le retrouver non loin, juste à côté finalement. Tout en parlant, il me tendit un vêtement qui avait l'air doux et propre. J'hésitais un instant, regardant tour à tour sa main puis son visage. C'est vrai que je n'étais pas du genre pudique et ça pouvait en déranger plus d'un. Quelle bêtise d'ailleurs. C'était bien le genre de réaction à m'agacer ça. Pourquoi faire tant de manière pour un bout de peau. Je soupirais en levant les yeux au ciel, avant d'attraper vivement le linge qu'il me tendait. Observant rapidement mon armure au sol, j'optais tout de même pour cette fine blouse qui serait sûrement plus confortable et... propre.

Je la passais rapidement avant de commencer à rassembler mes affaires, sur un rythme plutôt lent et saccadée quand il me proposa à manger. Me redressant en le fixant, mes sourcils se froncèrent de méfiance. Pourquoi était-il si gentil avec moi ? Et pourquoi, en plus de ça, avait-il l'air sincèrement serviable ? Et moi, qui d'habitude n'avait aucun mal à abuser de la bienveillance d'autrui, pourquoi avec lui je me sentais presque gênée ? Jetant un coup d’œil à l'assiette qu'il me désignait, je n'avais pourtant pas du tout la force de refuser. Je me rapprochais alors, doucement, le fixant de ma méfiance non dissimulée avant d'attraper un fruit. L'amenant à ma bouche, je le coinçais entre mes deux avant d'attraper mon pantalon au sol.

Il continua en me demandant mon nom et se permis même une pointe d'humour, en tout cas, je l'avais pris ainsi, ce qui me provoqua un léger rire qui me valu de laisser s'échapper mon fruit que je rattrapais in extremis, le morceau que j'avais sectionné glissant dans ma bouche. Mâchant rapidement, me délectant du jus qui coulait dans ma gorge avant d'écarquiller les yeux de satisfaction, je lui répondais simplement, en posant rapidement mon regard sur lui.

❝ Lagertha. ❞

Je me stoppais soudainement à la surprise de mettre présenter si simplement et surtout si facilement. Décidément, rien ne fonctionnait comme d'habitude. Lui lançant un nouveau regard méfiant, je me demandais si c'était réellement sa simple présence qui rendait les choses étranges ou si c'était seulement mon état. Voir les deux. Je posais quelques instant le fruit sur le rebord de la fenêtre avant de rassembler mes bottes du bout du pied, avant de poser mon pantalon dessus, créant un amas peu ragoutant. Je revenais au fruit, l'attrapais et croquais à pleine dents, retenant à peine un râle de contentement. De ma main libre, je trouvais mes épaulières.

❝ Pourquoi t'es si gentil avec moi ? J'suis rentré dans ta chambre, sans même m'excuser et j'ai faillis t'en mettre une j'te rappelle. Alors pourquoi ? ❞

Je lui jetais un coup d’œil rapidement, continuant à rassembler mes affaires avant de m'asseoir nonchalamment sur le rebord du lit, lui faisait à présent face. Je m'étirais la nuque et attendais sa réponse parce que, visiblement, elle m'intéressait, à ma plus grande surprise d'ailleurs. Mordant à nouveau goulûment, j'écoutais en plongeant mon regard dans le sien, les sourcils froncés par le sang qui ne cessait de tambouriner derrière mes tempes, m'arrachant une nouvelle grimace.

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Aventure #10 écrite Ven 13 Juil 2018 - 18:35



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L'effet de l'ivresse est d'abolir les scrupules du sentiment
[Lagertha & Saen]

Une aube de plus en plus franche déversait graduellement sa lumière par la petite fenêtre. Au bruit constant des ressacs sur les pilotis, vint s'ajouter le brouhaha matinal d'un village en éveil.

Dans sa spontanéité naturelle, Saen ne s'était attardé sur ses propres mots. L'esprit déjà ailleurs, il réalisa avec un léger décalage que la jeune femme, pour sa part, sembla interpellée. Voire, interloqué, le fuyant du regard... avait-il commis une autre erreur? Peut-être cela n'était-il pas approprié? Il crut bon d'ajouter, tandis qu'elle enfilait le vêtement, empoigné avec vigueur après une certaine hésitation.

"C'était... une observation pure et simple. J'espère que cela ne t'as pas heurté?"


Il l'observa dans sa blouse, un peu plus large et longue sur elle, puis réalisa, à la façon dont elle s'en était emparée, qu'elle était peut-être plus à son aise sans vêtements. Lui aussi, finalement, mais pas devant une complète inconnue.

Elle commença à rassembler ses affaires, puis releva le nez avec méfiance, quand il lui proposa à manger. Elle accepta néanmoins, se saisissant d'un fruit à  la chair tendre, et le coinçant entre ses dents, afin de continuer à ramasser ses vêtements épars. Il eut le plaisir de constater qu'elle n'était pas insensible à l'humour, et ne put s'empêcher d'y sourire. D'autant plus qu'elle amena enfin un éclaircissement sur son identité. Un simple nom, mais c'était l'essentiel pour l'instant. Il croisa les bras, s'adossant au mur le temps qu'elle achève de réunir ses biens.

"Enchanté, Lagertha." Dit-il, un fin sourire aux lèvres, avant de poursuivre "Il est toujours plus agréable de poser un nom sur un visage, comme un corps." A peine conscient de la formulation particulière que sa phrase pouvait revêtir, il continua dans le même ordre d'idée : "C'est la première fois que je pose les yeux sur une femme... dévêtue. Je suppose que cela doit paraître étrange, n'est-ce pas?" Son sourire s'était évanouit et il porta le regard sur le carré de lumière derrière elle. "Qui fait le plus peur aux êtres humains? Un ennemi, ou un ami étranger?"

◊ ◊ ◊

Lorsqu'elle eut réuni la plupart de ses affaires au pied de la fenêtre, Saen la vit mordre à pleine dents le fruit qu'elle tenait et perçut sans difficulté le plaisir que cela lui apportait. Il laissa alors échapper un rire franc et bref, qui pouvait paraître presque incongru sur son visage calme.

"Haha! Je vois que tu avais faim!" Pour cet homme qui ne cherchait guère autre chose que les plaisirs les plus simples de l'existence, ce détail, insignifiants aux yeux de certains, générait en lui une joie authentique. Son regard au reflets orangés brilla un instant, tandis qu'il l'observait.

Hélas, le contentement éphémère de la jeune femme se mua rapidement en une suspicion, qui prit la forme de questions diverses. A leur suite, elle s'assit sur le rebord du lit.

"Je ne suis pas 'gentil', je suis moi, simplement. En dehors de moi, il y a le regard qui est le tien, et qui me perçoit à ta façon. Tu pourrais mettre de tout autres mots sur la manière dont tu me vois, alors que je resterais pourtant le même..."

Il s'interrompit trop tard. Prenant seulement conscience de sa dérive verbale habituelle, vers des contrées absconses. Et décida plutôt de répondre à la lettre, par une question à sa première question. Ragaillardit, malgré cette nuit blanche, son ton restait serein, mais s'avérait à présent, aussi, un peu plus dynamique.

"Pourquoi ne le serais-je pas?"

Il la renvoyait à elle-même. Lui, ne se posait aucune question quant à son comportement, encore heureux, il n'en sortirait plus. Elle, par contre, semblait s'adresser davantage à elle-même.

"Quelle est ta question? Est-ce ma bienveillance, qui te parait suspicieuse, ou le fait que quelqu'un puisse être bienveillant à ton égard?" Sous prétexte de son attitude, cela pouvait se poser oui, mais elle avait toutes les raisons de s'être comportée de la sorte, après tout, l'alcool aidant...

"Ce n'est pas parce que tu as faillit, que tu l'as souhaité. Vu ton état, tu as eu une réaction adéquate à ce que ton esprit s'imaginait. Pour ma part, je n'ai pas ressentit que tu éprouvais le désir de m'attaquer sans raison, et avec de mauvaises intentions préalables..."

Il se redressa, tandis qu'elle le fixait avec attention, son visage crispés probablement par les effets secondaires de sa soirée, et vint se mettre sur le rebord de la fenêtre. Une lumière trop intense n'était pas agréable lorsqu'on avait une gueule de bois, et il préféra couper de sa silhouette une partie de la clarté qui leur parvenait.

En fait, lui aussi se posait des questions. Oui, il était d'un naturel bienveillant, car ouvert à tous. Mais en d'autres circonstances, il n'aurait pas laissé cette situation relationnelle s'éterniser de la sorte. Hommes ou femmes, c'était pareil d'ailleurs, un peu, pourquoi pas, davantage, par contre... En général, c'est lui, qui se retrouvait écarté, parce que étrange, franc, insaisissable... et donnant une impression de froideur ou d'indifférence par son calme éternel. Lagertha ne semblait pourtant pas agacée, même si elle ne saisissait pas toujours ses propos. Et elle pouvait partir à tout instant, or, elle était toujours là...

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Aventure #11 écrite Ven 13 Juil 2018 - 20:34

L'effet de l'ivresse est d'abolir les scrupules du sentiment

A savoir s'il m'avait heurté en me complimentant, pas du tout évidemment, ce serait quand même con. Je lui avais répondu simplement en secouant ma tête de gauche à droite. Quand au fait que c'était un peu étrange qu'il n'avait vu aucune femme dévêtue jusqu'alors, peut-être un peu. Là je haussais mes épaules négligemment sans trop lui répondre, préférant manger mon fruit silencieusement. La question qui suivit me stoppa lentement dans ma dégustation. Elle sonnait comme une question qui n'attendait pas de réponse et je ne pu m'empêcher de plisser mon regard en l'observant. Je n'étais pas sûr de comprendre et j'avais visiblement à faire à un penseur, ou au moins un peu philosophe. Préférant m'éviter de répondre n'importe quoi, je préférais m'abstenir.

La sincérité de ses réactions me perturbait vraiment par contre. Cette « joie » que je discernais face au simple fait que je mangeais avec satisfaction était étrange, en tout cas pour moi. Il semblait me porter un intérêt qu'on accorde souvent plus à ses proches. Il s'était occupé de moi, à sa manière et m'avait donné de son temps, sans que je le lui demande. C'était étrange, vraiment.

J'écoutais alors sa réponse à ma question, encore trop élaboré à mon goût, me faisant à nouveau froncer le regard alors que je finissais mon fruit. Pourtant, j'avais eu l'impression de le décoder un peu cette fois-ci et j'espérais que ce n'était pas là qu'une impression. Pourquoi ne le serais-tu pas ? J'avais déjà répondu à cette fausse question. Tout simplement parce que moi, je ne l'étais pas à son égard et bien loin de là. J'avais menacé son intégrité physique et avait abusé de son hospitalité. Rien qui méritait sa gentillesse, à lui. Je ne répondais pas à cette question, mais à la deuxième.

❝ Les deux. ❞

Il continua ensuite en me proposant son point de vue et son ressentis que, je pouvais l'avouer facilement, je ne comprenais pas forcément. C'était bien sympa, évidemment, de ne pas me tenir rigueur de mon état qui avait certes énormément joué mais... Je n'en restais pas moins une inconnue pour lui et son indulgence était de trop, couplée à sa bienveillance.

Il se levait alors et moi, je le suivais du regard, ma méfiance toujours aux aguets. Le contre jour qu'il créait était assez difficile à soutenir du regard alors, grimaçant, je détournais mon visage pour observer devant moi, croquant une dernière fois dans mon fruit, distraitement. Je réfléchissais une seconde à tout ce qu'il m'avait dit sans vraiment savoir quoi répondre. Je pensais alors un instant à tous les autres, la porte attirant mon regard brusquement. Oui, leur présence dans l'auberge me revenait soudainement à la gorge. Je croyais que c'était les gens en général que je voulais éviter en ce moment, mais visiblement, en restant là avec Saen sans avoir envie de partir, c'était peut-être simplement eux que je fuyais.

Cette pensée me serra le cœur et je soupirais en baissant les yeux sur le pas de la porte. Mon regard se perdit quelques instants dans le vague avant que je ne me reprenne, me relevant avant de me diriger vers la table et son fauteuil. Je déposais le reste immangeable de mon fruit dans l'assiette en bois avant d'en attraper un autre pour finalement m'asseoir lourdement. Je le plaçais alors entre entre mes doigts tendu, avec une délicatesse que je ne me connaissais pas, entrant dans une observation presque délicate.

❝ Tu devrais pas être si bon avec n'importe qui. Tu me connais pas et je suis loin d'être digne de confiance. Pourtant tu te permets de me laisser ici, avec toi. Je pourrais très bien décider de t'écarteler ici et maintenant, voler ce que tu as et partir. Car c'est après tout comme ça que le monde fonctionne. La loi du plus fort. Si tu ne tue pas, c'est toi qui sera tué. Le monde est trop cruel pour que des « gentils » comme toi reste en vie. ❞

J'aurais eu mon épée sous la main, j'aurais accompagné le geste à la parole en faisant mine de le menacer, mais là, à part le draps, je n'avais que peu d'option. J'observais alors, quand même, la pièce, cherchant de quoi jouer. Mais il n'y avait toujours que le draps.

❝ Je pourrais très bien t'étrangler avec ce draps, silencieusement en plus. Personne le saurait... ❞

Je lui lançais alors un regard noir, lourd de sens, mêler à une aura provocatrice. La lumière derrière lui me fit à nouveau défaut et je ne pu tenir mon regard que je détournais pour revenir sur le fruit, que je faisais rouler entre mes doigts. Je ne savais toujours pas pourquoi je restais et encore moins pourquoi j'essayais de discuter avec lui. Presque comme si je m'inquiétais de sa survie parce qu'il était clair pour moi qu'être trop bon dans ce monde était suicidaire et je voulais qu'il le sache.

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Aventure #12 écrite Ven 13 Juil 2018 - 21:58



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'Les deux' ... Elle avait choisi la nuance, ce qu'il trouvait particulièrement intéressant. Elle raisonnait au delà que ce que la suite de sa conversation lui offrit à entendre. Peut-être ne s'en rendait-elle simplement pas compte? Il l'écouta sans intervenir, l'observant par la même occasion. Ses gestes, son timbre de voix, ses regards... La noirceur qu'il crut déceler avant qu'elle détourne le visage, irritée par le contre-jour qu'il avait crée plus tôt. De toute évidence, la nourriture lui donnait un regain d'énergie vitale, mais semblait aussi puiser au fond d'elle-même les aspects de sa personnalité qui s'étaient dilués dans l'alcool et la fatigue.

Son regard se posa vivement sur la porte encore entrouverte. Saen fit de même, bien qu'il ne pouvait pas y trouver ce qu'elle cherchait et qui lui appartenait. Oui, il ignorait bien des choses à son égard, mais à ses yeux, c'était une chance.

"Je ne te connais pas, de fait. C'est là un détail tout à fait intéressant à mes yeux, car ils voient et découvrent l'être que tu es au fur et à mesure. Je puis te regarder sans que mon esprit soit guidé, orienté par le moindre préjugé à ton propos. Tout ce que tu m'offres, par tes mots, tes gestes, tes réactions, tes regards... tu me l'offres à l'état brut. Et c'est un bien précieux dans ces relations humaines qui m'échappent trop souvent."

Il songea aux mots prononcés, sans savoir par quel bout répondre ensuite. Au fond de lui, il désirait s'exprimer ouvertement sur tout ce qu'elle avait amené, mais il craignait également d'envahir l'espace de façon maladroite. Il rebondit alors sur sa dernière phrase.

"Oui, tu pourrais m'étrangler de la sorte, personne ne le saurait et, si je puis me permettre d'ajouter une touche de noirceur à la chose, très peu en serait affectés."


Il se leva, en poursuivant : "Quant à moi, deux secondes suffiraient, en profitant du contre-jour et de tes réflexes encore amoindris, pour que je sois près de toi avant même que tu ne réagisses assez vite." La fin de son propos résonna juste au dessus de la tête blonde penchée sur le fruit qu'elle observait encore une seconde avant. Il se mit accroupit et posa un doigt sur le fruit en question, essayant d'accrocher le regard brun de la jeune femme.

"Sache que j'ai conscience de la cruauté de ce monde. Tout comme j'ai appris à percevoir qu'il existait aussi une multitude de nuances de couleurs, entre ce noir cruel et ce blanc trop 'gentil'."

Il retira sa main, et fixa Lagertha d'un regard où se mêlaient plusieurs intentions indistinctes, mais surtout le désir de partager, ne serait qu'un peu, une certaine vision des choses. "Tu le sais déjà. Tu n'as pas opté pour l'une de mes propositions toute à l'heure, tu as décidé de choisir les deux. Accepter que plusieurs possibilités puissent cohabiter... C'est un choix qui peut s'opérer à d'autres réalités, mais seulement si tu le souhaites."
 
◊ ◊ ◊

Il se releva et s'approcha du lit. Il parlait sans doute beaucoup trop, et ces propos pouvaient s'avérer intrusifs ou impertinents, à la réflexion. Son tempérament têtu et obstiné venait de refaire surface... Il soupira, dans un souffle, essayant de focaliser son esprit. Mmm... c'était cela le problème, la présence de Lagertha ainsi que son attitude difficile à cerner générait trop de facteurs à prendre en compte...

...Il eut un rictus discret, davantage pour lui même, en réalisant soudain qu'il réussissait très mal à composer avec cette complexité dont il faisait pourtant les éloges. Pourquoi est-ce si contradictoire, un être humain? Cette richesse était à double tranchant, constamment... Son regard plongé dans les draps se ferma un bref instant, puis, il se retourna vivement vers la jeune femme, le drap dans une main, saisit dans un réflexe idiot. Il esquissa un sourire en le pointant dans sa direction.

"Dites-donc, pourquoi êtes-vous encore dans ma chambre? Si ce n'est point pour me tuer et me dépouiller?"

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Aventure #13 écrite Dim 15 Juil 2018 - 13:14

L'effet de l'ivresse est d'abolir les scrupules du sentiment

Je faisais rouler le fruit entre mes doigts, attendant encore avant de le croquer. L'envie ne me manquait pas évidemment, mais j'avais trouver là un objet de concentration suffisant pour me permettre d'écouter le plus attentivement possible Saen. Mon crâne encore sensible, ses mots résonnaient dans mon crâne. D'habitudes, les longues phrases pleines de mots avaient le dons de m'agacer à une vitesse folle. Là, je ne savais pas pourquoi ses mots à lui avait quelque chose d'apaisants. Peut-être parce que, comme il me le signifiait, il n'avait aucun préjugés à mon égard. Ma tenue légère devait avoir un rôle important puisque j'imaginais bien qu'accoutrée de mon armure et de mes armes, des préjugés il en aurait certainement.

Ah, je notais dans une de ses phrases une petite pointe de misérabilisme qui me fit quelque peu grimacer. C'était peut-être vrai, mais je n'aimais pas ce genre de façon de faire. Je voyais cela comme un moyen de s'attirer la sympathie sans forcément le mériter et même venant de lui, ça m'avait titiller, par principe en revanche. Pas par lui directement.

Mon attention toute focalisé sur le fruit, je perdais un peu le fil de ses pensées quand il se retrouve devant moi, aussi vif qu'un oiseau. Tous mes muscles se crispèrent en un mouvement de recule alors que mes ongles s'étaient plantés dans le fruits, dont le jus venait couler tranquillement sur mes doigts. Je le fixais d'en bas, de mon regard noir et froncé. Entre ouvrant mes lèvres, j'étais prête à en découdre s'il le fallait. Il m'avait surprise oui, mais en d'autres circonstances, il n'aurait pas pu. Je l'observais, sans un mot, s'accroupir devant moi avant de toucher du bout du doigt ce fameux fruit.

Mon regard était sévère, ou alors contrarié. Je le fixais, silencieuse et crispée. Il n'était visiblement pas simplement celui que je croyais, un penseur naïf, doux et flegmatique. Il valait mieux peut-être que je me méfie vraiment de lui, au vue de ses capacités de déplacement. Je bombais la poitrine en inspirant profondément, levant mes épaules comme pour me rendre plus imposante. Un réflexe presque animal dans mon cas. J'avais de quoi douter à son sujet et je m'en voulais presque de ne pas m'être assez tenu sur mes gardes.

Je l'écoutais encore, dans un mutisme profond. Le jus commençait à couler lentement, très lentement sur mes poignets provoquant un léger frisson qui vint piquer ma peau et lever mes poils. Ma tension était palpable, je voyais à présent en lui quelque chose de menaçant, sans en connaître la réelle nature. Quand il y a quelques secondes je me sentais calme et apaisé, là il me rendait nerveuse et tendue.

Quand il retira sa main, la majorité de mes tensions s'envolèrent, aussi simplement que cela, me rendant un peu de souplesse musculaire alors que mes sourcils restaient, eux, froncés en le fixant. Je basculais sensiblement ma tête sur le côté en conservant mon regard planté dans le sien, l'observant comme un être non identifiable et trop étrange pour m'en accommoder si facilement. Ses mots résonnaient comme un genre de leçon de vie qu'il se permettait de me donner sans me connaître. Évidemment, mon avis différait du sien, en beaucoup de chose. Sur les nuances de la vie notamment. Nuancer, pour moi, ressemble plus à de la faiblesse d'esprit quand pour bon nombre de décision on a plus besoin d'être ferme que souple. La souplesse c'est prendre le risque d'accepter des choses que l'on ne devrait pas, pour sa propre survie ou pour le bien-être des siens. Ce n'est pas avec des nuances que j'en étais arrivé là et certainement pas grâce à ça que j'obtiendrais ce que je voulais. Pour avoir, il faut prendre et non demander, au risque de se le faire refuser.

Tout ça trottait dans ma tête mais maintenant que je voyais Saen autrement qu'il y a quelques instants, je n'avais pas envie de lui en faire par. Ou en tout cas je n'étais pas prête à me livrer aussi simplement avec un inconnu qui l'était encore beaucoup trop pour ça.

Quand il s'éloigna, je m'attelais à récupérer les fines coulées de jus du bout des lèvres, d'abord sur ma main gauche, puis sur la droite avant de remonter jusqu'au fruit où je plantais mes crocs, sans le quitter du regard. Je ne le ferais plus à présent, je le garderais toujours dans mon champs de vision jusqu'à ce que je quitte cette pièce. Je n'étais plus aussi confiante qu'avant à son propos et j'estimais avoir de quoi m'inquiéter. Même si il n'avait toujours pas l'air menaçant, je restais sur mes gardes. Il se retourna alors vivement vers moi, me pointant avec ce fameux draps. Mon regard restait sévère quand il me posa cette question que je prenais comme une blague, mais un fin sourire étira quand même mes lèvres. Je n'étais pas insensible à son humour, même si tout ce que je ressentais en cet instant était trop brouillé pour savoir quoi penser réellement de lui. 

Les vitamines des fruits ingurgités, je sentais mon énergie revenir, bien que me recoucher ne serait pas de refus. Je posais ce qu'il restais de celui que j'avais en main dans la coupelle à côté de moi, sur la table. J'étais restée silencieuse jusque là et je l'étais encore. Me relevant lentement, sans le quitter du regard, je me rapprochais, à une dizaine de centimètre de lui, le forçant à abaisser son bras. Ainsi proche de lui, j'enlevais cette blouse qu'il m'avait offert avant de la lancer sur le lit derrière lui. Je baissais la tête, fixant mon corps presque nu mais surtout ma peau, blessée de toute part. Je posais alors mon doigts sur le haut de ma cuisse et le glissais sur mon corps, parcourant presque chaque cicatrices.

❝ Je ne crois pas que ce soit du gris, ou n'importe quelle autre couleur qui ai fait tout ça. C'est ce noir, cruel et brutal, rien d'autre. C'est ce noir qui dirige ce monde et c'est ce noir qui marque chacun de nous, sur le corps ou dans le cœur. C'est ce noir qui nous lie tous d'une certaine façon, parce qu'on y a tous goûté au moins une fois. Sauf peut-être ces cons de noble là bas entre leurs murs, vivant bien tranquillement. ❞

Je relevais mon visage vers lui et plantait à nouveau un regard sombre et sévère dans le sien. J'inspirais, lentement et profondément, mes épaules se soulevant au même rythme, avant de s'abaisser m'aidant à laisser s'échapper l'amertume que m'avait provoqué mes mots, serrant mes mâchoires avec nervosité.

❝ Je crois que le mieux c'est de s'en accommoder, sans chercher les autres nuances qui pourraient nous donner de faux espoirs puisque, quoi qu'on fasse, ce noir sera toujours là. ❞

C'était là ma vision des choses en tout cas. J'étais resté suffisamment évasives pour ne pas entrer trop dans les détails de mon esprit, car je n'avais aucun envie qu'on y entre, même avec la plus louable des motivations. Personne ne connaitrait mes pensées, ni lui ni aucun autre. Plus personne n'aurait de quoi me blesser ou me faire souffrir. Point final. J'inspirais à nouveau, profondément, la discussion commençait à m'agacer, parce qu'elle traînait en longueur. Je n'aimais pas les longues tirades, surtout matinales et surtout avec la tête pleine d'effluve d'alcool. Il fallait que je désamorce tout ça. Observant rapidement la pièce avant de revenir sur lui, je lui demandais simplement et spontanément :

❝ T'as de l'eau ? ❞

Après quoi j'attrapais mon pantalon avant de m'asseoir sur le bord du lit et de commencer à l'enfiler. Mon air sombre s'était envolé pour laissé place à un détachement des plus simples.

❝ J'pense que j'ai encore besoin de dormir, vaudrait mieux que je retourne dans ma chambre. ❞

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Aventure #14 écrite Dim 15 Juil 2018 - 15:35



Heilan, auberge ~


L'effet de l'ivresse est d'abolir les scrupules du sentiment
[Lagertha & Saen]

Et c’est ce qui fait que tout tourne rond… Saen affectionnait davantage les spirales, ceci-dit. Ouvertes, croissantes, qui permettaient l’aller retour dans un déploiement et non un étouffement sur soi-même.  Au détriment de sa volonté, il terminait inlassablement coincé dans un cercle malsain, avec ce retour brutal, ou l’œil perplexe qu’on posait sur lui se muait toujours en forme de rejet.

Peut-être, peut-être pas… bien sûr, il ignorait ce qui motivait l’attitude de Lagertha, les revers d’une découverte relationnelle dépourvue d’idées préconçues. Dans l’instantané, il avait d’abord ramené tout à lui, avant de se dire que, finalement, il n’était pas responsable de la manière dont elle interprétait ses faits et dires. Lorsqu’elle s’approcha de lui, un regard empli d’amertume, il ne put rien lui offrir de plus que son attention… Il ne l’avait pas jugée, il ne pensait pas plus avoir imposé sa vision des choses, car  il ne le souhaitait en aucune façon.

Il n’essaya pas de savoir et resta aussi calme qu’à son habitude, ouvert, dans une simple tentative de compréhension muette et non invasive. Ce calme inébranlable qui, il l’oubliait bien souvent, pouvait s’assimiler à de l’indifférence. Tandis qu’elle jetait derrière lui son vêtement, il baissa les yeux de concert avec les siens, sur cette silhouette dont elle désignait les marques qui l’avaient probablement meurtrie d’une façon qu’il ne pouvait, en cet instant, qu’entrevoir à peine…

Il l’a laissa s’éloigner et s’asseoir au bord du lit, pour remettre ses vêtements. Il n’avait rien fait d’autre, que de l’observer en silence, parce qu’il ne savait pas quoi faire ou même dire, qui n’enclencherait pas à nouveau quelque chose qui soit désagréable à la jeune femme. Se détournant, il approcha la table basse ou sa besace reposait, et en retira une gourde d’eau fraîche, il revint vers le lit et se mit encore accroupit devant elle.

Il fixa un instant ses yeux, son propre regard animé par une émotion difficilement saisissable, y compris de lui même, avant de lui tendre la gourde et de s’exprimer simplement : "Je suis désolé." Son ton franc et bref sembla résonner dans la petit chambre, avant de s’évanouir, absorbé par les murs, tandis qu’il se relevait. Prenant la direction de la fenêtre, il resta debout, bras croisés, face à l’encadrement lumineux. Son regard plongé vers la mer qui se découpait entre deux baraquements du village. Le son des vagues qui choquaient les pilotis sembla faire écho à son état d’esprit… La mer était multiple, comme les êtres, tantôt calme et scintillante, tantôt déchaînée, d’une violence incroyable. Tantôt houleuse et sans intentions distinctes… cette pensée lui arracha un faible soupir.

◊ ◊ ◊

"Je ne puis voir les choses qu’avec mes propres yeux, je ne puis les dire qu’avec mes propres mots… J’agis, et j’entends de la sorte également. Et il me semble que nous fonctionnons tous sur cette même base, volontairement ou non, consciemment ou non."

Il se détourna du parfum des embruns et du ciel qui couvrait la mer pour revenir s’assoir en tailleur, contre le mur qui faisait face au lit. Il observa Lagertha un instant, sans rien dire, alors qu’elle se rafraîchissait d’eau clair. Il répondit à sa dernière phrase. Toujours aussi calme, la voix plus basse et plus douce, peut-être.

"Je n’ai t’ai pas contrainte à demeurer ici, à aucun moment… Comme je n’ai jamais voulu changer quoi que ce soit qui t’appartienne." Il tenta de réfléchir un instant à la meilleure façon de tourner son propos mais, au final, l’imprévisibilité de l’être humain ne lui laissait aucune marge. Alors, il poursuivit, en fonction de son ressenti pur et simple. "Je désirais simplement partager la vision que j’ai de certaines choses… tu as le droit d’en avoir une autre et de la conserver. C’est là une chose que je respecterais toujours, que je sois en accord ou non avec. Si nous possédions la même, il n’y aurait nul partage et nul échange possible, ne crois-tu pas ?"

Il se tût un instant, puis porta son regard sur la porte entrouverte. Finalement, il valait peut-être mieux limiter les dégâts dont il était capable ? Il ne savait pas. C’était à elle de décider, après tout, il se releva et vint se mettre de  nouveau accroupi devant elle. Avec toute l’habileté sociale dont il était capable, c'est-à-dire aucune, et une bonne dose d'inconscience du danger, il leva le bras et vint doucement affleurer du bout des doigts une cicatrice sur la hanche de la jeune femme.

"C’est là oui, et rien ne saurait l’effacer… Moi, je n’aimerai pas pouvoir le faire, malgré toute la douleur et les souvenirs qui sont liés à ces meurtrissures." Il parlait de ses marques et des siennes à la fois. Même si il ne savait rien d’elle, il ne pouvait s’empêcher de voir tous les possibles que renfermait un individu. Ses doigts caressèrent un instant la peau nue et marquée de Lagertha, tandis qu’il relevait les yeux dans sa direction : "Dans toute cette noirceur, elles sont aussi la richesse que tu ne perçois pas encore, elles font de toi l’être dense et multiple qui te caractérise aujourd’hui… Que je ne connais, certes, pas encore, mais que j’espère revoir sourire un jour en croquant un simple fruit."

A ces mots, il écarta légèrement sa main et jeta un oeil vers la porte. "Tu peux partir quand tu le souhaite." Son ton était calme et aimable, il n'avait pas le cœur à de mauvais ressentis... Il ne savait pas vraiment en éprouver.

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Aventure #15 écrite Dim 15 Juil 2018 - 20:48

L'effet de l'ivresse est d'abolir les scrupules du sentiment

J'attrapais la gourde qu'il me tendait, fermement, le fixant à nouveau alors qu'il jeta un « je suis désolé » sans prévenir. Pourquoi des excuses ? Pourquoi en fait à quelqu'un qu'on ne connait pas ? Mon regard se crispa à nouveau avant que je ne l'abaisse, fixant la gourde que j'ouvrais avant de l'amener à mes lèvres. Je n'aimais pas les excuses, ce n'était que des mots et les mots sont inutilement bruyants le plus souvent. J'avalais une première gorgée avant d'écarte le goulot pour soupirer. Rattrapée par mes démons, l'apaisement qu'il me procurait au début de cette matinée de devenait rien d'autres que quelque chose de frustrant, comme j'en avais l'habitude. Bien plus que d'habitude puisque lui, contrairement aux autres, m'avait renvoyé du positif, du moins au début.

A présent, je n'avais plus envie de le fixer. J'avais surtout envie d'échapper à cette situation qui tournait mal, de mon point de vue. J'avais autant envie de garder un bon souvenir de cette rencontre que d'éviter d'avoir l'air d'une peau de vache auprès de lui. Mon esprit étant trop embrumé ces temps-ci, je ne pouvais faire autrement que gâcher ce moment. Avalant une autre gorgée avant de soupirer à nouveau, je me tournais vers la fenêtre en observant le ciel, les paupières plissées pour protéger mes yeux de la lumières.

Je l'écoutais toujours pourtant et avec attention. Même détournée de lui j'écoutais, car il avait ce quelque chose qui, tout de même, m'apaisait. Peut-être était-ce simplement sa voix, voir sa présence, car déjà des mots parfois me contrariaient. J'étais assez d'accord avec lui sur le fait qu'avec les mêmes avis, il n'y avait pas forcément de partage mais...

❝ Je ne suis plus capable de partager quoi que ce soit en ce moment. ❞

Ces mots étaient sortis comme un soupir de mes lèvres, mon visage toujours détourné de lui. Et ces mots, bien qu'ils soient les miens, m'avaient touchés. Mon visage mimait à présent quelque chose semblable à de la peine. J'avais conscience d'avoir ternis mon esprit et ça me faisait mal de l'admettre. Mais il le fallait, pour moi et pour eux. Saen, en s'approchant de moi, envoya tout en l'air. Il était de ceux qui ne connaissaient visiblement pas l'espace vital de chacun. Moi non plus à vrai dire, mais quand on entrait dans le mien sans permission, il fallait s'attendre à recevoir ce qu'on mérite.

J'eu d'abord un mouvement de recule quand je vis sa main s'approcher de moi, les regardant tour à tout, lui et cette fameuse main d'un air crispé. La gorgée que j'avais avalé juste avant se coinça et me fit grimacer quelques instants avant de se débloquer une fois le bout des doigts posés sur ma peau. Un court frisson parcouru mon corps à ce moment là. A la fois douloureux et agréable, je crois. Encore plus quand il les laissa traîner sur ma cuisse. Mon souffle s'était coupé, incapable de réagir et de répondre quoi que ce soit. En d'autre temps, il se serrait prit mon pied dans la figure et aurait surement perdu l'usage de son nez mais... les frissons saisirent ma nuque et me firent fermer les yeux une secondes avant de retrouver les siens.

Mon corps ne bougeait pas mes mon regard lui restait fermé et sévère. Un regard dont j'avais du mal à me défaire de toutes façons, peu importait l'occasion. Ses mots résonnaient tellement dans mon crâne et avaient accéléré mon rythme cardiaque. Je déglutissais, nerveusement et bruyamment, entre ouvrant mes lèvres, avalant un peu d'oxygène. Qu'avait-il à chercher à percer ma carapace comme ça ? Et pourquoi, surtout, j'avais l'impression qu'il y parvenait ? Qu'il arrivait à me sonder en un regard. Je n'aimais pas ça, pas du tout, je me sentais vulnérable face à lui et si... faible.

M'autorisant à partir, c'était là le déclic dont j'avais eu besoin pour me sortir de ma paralysie. Je me levais alors, brusquement, ma jambe écartant sa main. Les yeux écarquillés, je cherchais nerveusement mes affaires du regard avant de les trouver. J'attrapais mon pantalon que j'enfilais après m'être assise sur le rebord du lit.

❝ Je vais y aller oui. ❞

Le ton de ma voix trahissait évidemment ma nervosité. Même moi elle me piquait les yeux. J'attrapais ensuite mes bottes, que j'enfilais également avant de mettre la main sur ma tunique, un peu plus loin sur le sol. Quasiment habillée, je prenais sous le bras mon plastron et mes épaulières avant d'attraper la poignet de la porte que je commençais à ouvrir avant que la voix de Sig ne me la fit claquer subitement, collant mon dos contre elle. Levant les yeux au ciel, je soupirais bruyamment, avant de les poser sur Saen.

❝ Euh, dans une minute. ❞

Me voilà prise au piège entre des êtres chers que je voulais éviter et un inconnu qui me faisait frissonner, dans beaucoup de sens du terme. Je fermais alors les yeux un instant, prenant une grande inspiration par le nez avant de la lâcher lentement. Rouvrant les yeux et observant le sol, je tournais mon visage pour plaquer mon oreille à la porte et attendre, patiemment, de ne plus entendre Sig et maintenant Hedda.

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Aventure #16 écrite Dim 15 Juil 2018 - 22:47



Heilan, auberge ~


L'effet de l'ivresse est d'abolir les scrupules du sentiment
[Lagertha & Saen]

Malgré une approche plutôt délicate, ce dont il n'avait pris conscience qu'au léger mouvement de recul de la jeune femme, il ne dut pas affronter de représailles significatives. Saen avait noté la fine rigidité s'emparer momentanément du corps de Lagertha, mais ses intentions revêtaient la plus pure bienveillance, et elle sembla le réaliser, même si il l'avait probablement incommodée l'espace de quelques secondes.

Plus tôt, elle lui avait signifié son incapacité à partager quoi que ce soit en ces moments. Cette phrase, perdue dans un soupir n'avait pas manqué d'affecter Saen. Il se sentait comme en présence d'une énergie intense, gorgée de douleur, mais aussi, d'une indéfectible volonté d'avancer sur la voie qu'elle s'était choisie, et qui paraissait salvatrice par des égards qu'il ne pouvait connaître. Il espéra sincèrement que ce chemin, quel qu'il soit, puisse lui apporter ce qu'elle cherchait, voire apaiser cette colère qui résidait au fond de ses perles brunes, d'un éclat parfois acéré.

Sur ces derniers mots, elle écarta son bras d'un mouvement, en se relevant assez brusquement, afin de récupérer et enfiler le reste de ses affaires. Saen se redressa également, l'observant attraper et caler ses protections sous un bras, puis saisir la poignée de la porte. Une voix indistincte parvint aux oreille de Saen depuis le couloir, qui s'étouffa dans le claquement de la porte que Lagertha avait vivement refermée, le dos contre le panneau, toujours dans la chambre. Le jeune homme haussa un sourcil, puis esquissa un sourire. De toute façon, il ne pouvait pas faire grand chose de plus pour elle que de la laisser prendre le temps dont elle avait besoin.

◊ ◊ ◊

Il détourna le regard, souhaitant la laisser un peu respirer malgré sa présence dans la pièce. Ses prunelles orangées tombèrent sur le drap, froissé des récentes manipulations et usages inhabituels qu'il avait subit. Une image se forma dans son esprit, un souvenir lointain, un bracelet de perles en bois clair... Il sortit le petit couteau, à peine visible, qu'il portait sous sa large ceinture et saisit le drap blanc dans son autre main. D'un geste à peu près régulier, il coupa une fine bandelette, de deux à trois centimètres de large, puis posa son couteau sur le lit et se tourna vers Lagertha.

Relativement certain qu'elle n'y verrait pas une mauvaise intention, il vint près d'elle et pris délicatement son poignet gauche. Il enroula la bande de tissu blanche autour, et la referma d'un nœud solide, avant de lever les yeux vers la jeune femme.

"C'est un objet de focalisation. Mon...père adoptif m'en concevait lorsque j'étais petit, ils peuvent prendre n'importe quelle forme." Choisissant avec précision ces mots pour faire passer au mieux son intention, il continua d'expliquer : "Cela permet de décentrer l'attention de façon provisoire, afin de mieux la recentrer sur ce qui nous occupe... Par exemple, si tu as un choix complexe à opérer, si tu es contrariée, ou... autre chose... Observe le avec attention un instant."

Il inclina la tête et un fin sourire étira ses lèvres minces : "Consciemment, ton esprit te ramènera au souvenir de ce type étrange, que tu as croisé au détour d'une chambre d'auberge, un soir d'égarement." Il poursuivit, espérant faire preuve de clarté dans son propos : "Par ailleurs, une autre partie de ton cerveau continuera à réfléchir inconsciemment sur le problème qui t'habite, et élaborera des solutions, voire apportera des angles de vue auxquels tu n'aurais pas songé de façon volontaire et 'éveillée'."

Il se tourna vers le lit pour illustrer son propos différemment : "Un peu comme lorsqu'on dort, notre tête travaille sans qu'on le réalise vraiment, et, au réveil, de nouvelles idées émergent... cela t'es sans doute déjà arrivé?"

Saen s'écarta et observa Lagertha un instant. Cette méthode avait bien fonctionné, pour lui, mais il avait conscience que cela demeurait assez subjectif. Si elle n'y accordait pas de sens ou d'importance, ça ne servirait à rien, et il ne tenait pas à ce qu'elle se sente contrainte de quoi que ce soit inutilement.

"En tout cas, ça marchait pour moi, surtout... lorsque la colère me submergeait complètement. Il faut y accorder un peu de crédit, évidemment." Puis il souri plus franchement cette fois, avant d'ajouter : "Bien sûr, tu peux tout aussi bien t'en débarrasser une fois sortie d'ici! C'est une simple suggestion, tu as le droit d'en faire ce que tu veux."

Les voix dans le couloir semblaient s'être évanouies, et Saen accrocha un dernier instant le regard brun de Lagertha, conscient qu'il ne le croiserait peut-être plus à l'avenir, mais qu'il ne l'oublierait guère.

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Aventure #17 écrite Lun 16 Juil 2018 - 9:54

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Toujours plaquée contre la porte, j'attendais patiemment que le silence revienne dans le couloir. Un petit coup d’œil vers Saen, alors que celui-ci s'affairait à je ne sais quoi me fit entrevoir le couteau qu'il tenait entre ses doigts. Ma méfiance revenant au galop, mon regard se crispait en l'observant faire. Comme quoi, j'avais peut-être eu raison de me méfier de lui, je n'avais même pas vu ce fameux couteaux qui aurait très bien pu me trancher la gorge tout à l'heure. Mes paupières sursautèrent quand je le vis le poser avant de s'approcher de moi.

Mon regard sombre et sur ses gardes ne le quittais pas un seul instant, jusqu'à ce qu'il arrive à ma hauteur et attrape délicatement mon poignet libre. Un nouveau frisson traversa mon bras alors qu'il le levait, le saisissant pour l'entourer de la bandelette de tissu qu'il avait sectionnée juste avant. Regardant tour à tour mon poignet puis Saen, je levais un sourcil d'incrédulité. Ce n'est qu'en écoutant ce qu'il avait à me dire à propos de ce « cadeau » que je commençais à comprendre, au moins un peu.

Quand il bascula la tête sur le côté en me souriant, par mimétisme je basculais la mienne également, sans sourire mais en perçant son regard, toujours interrogative. Quand il se recula, je laissais mon bras en hauteur quelques instants et observait ce fameux bracelet de tissu blanc. Je n'étais pas tout à fait sûre de comprendre où il voulait en venir, ce n'était pas très adepte « d'objet de focalisation » mais je sentais que c'était un cadeau sincère qu'il me faisait. Et moi, bien peut habituer à recevoir quoi que ce soit ainsi, je crois que j'étais reconnaissante, au moins un peu.

Laissant mon bras revenir à ma hanche, j'attrapais à nouveau le regard de Saen, pour une dernière fois. Mon visage se détendait quelque peu en le voyant sourire franchement face à moi, mes yeux s'accrochant quelques secondes à ses lèvres étirées.

❝ Je vais essayer. ❞

Peut-être qu'un merci était attendu, mais il était évidemment que personne ne pouvait rien attendre de moi et encore moins des remerciements. Encore des mots inutiles. Surtout que je n'avais encore aucune idée de si, oui ou non, son cadeau allait réellement me servir un jour alors, pourquoi le remercier pour un bout de tissu qui ne lui avait rien coûté. Enfin, peut-être que si, d'ailleurs. Relevant mon regard pour retrouver le sien, un fin sourire narquois, presque invisible illumina mon visage.

❝ Je te laisse payer la note pour le drap abîmé. ❞

Quelques secondes de silence, après quoi, dans un souffle, je me tournais et ouvrait la porte, sans me retourner, la fermant derrière moi et le laissant là, seul, tout comme moi derrière le bois. La main sur la poignée, je restais là de courtes secondes avant de retrouver rapidement ma chambre, aussi discrète que possible. A nouveau je me défaisais de mes vêtements que je laissais tomber sur le sol. Je fermais les volets de ma chambre dont l'éclairage attaquait mes yeux, puis je m'écroulais lourdement sur le lit, dans un soupire bruyant. Là, j'observais quelques instants ce fameux bracelets, sans savoir véritablement quoi en penser mais, sans le sentir, un léger sourire accompagna cette contemplation. Il avait au moins raison sur un point, c'était vraiment un type étrange.

Sans que je ne m'en rende compte, la fatigue me prit rapidement, me berçant à nouveau vers un sommeil profond, apaisant et calme.

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Aventure #18 écrite Lun 16 Juil 2018 - 16:51



Heilan, auberge ~


L'effet de l'ivresse est d'abolir les scrupules du sentiment
[Lagertha & Saen]

Elle s'était laissée faire sans geste de recul, cette fois-ci. Par ailleurs, elle sembla sincèrement vouloir conserver le bracelet de fortune improvisé, voire, s'y essayer. Saen décida de l'interpréter positivement. Matériellement, il s'agissait peut-être d'un simple bout de tissu, mais le jeune homme accordait plus de valeur à la symbolique d'un objet qu'à sa facture tant esthétique que monétaire.

Un sourire à peine perceptible se dessina sur les lèvres de Lagertha, qui se permit une touche d'humour, avant de disparaître dans un souffle silencieux. Saen observa un instant la porte qui venait de se refermer sur cette silhouette furtive, de passage, ... Un sentiment de satisfaction et d'apaisement le gagna progressivement. Malgré des tempéraments, à priori, antagonistes, il n'avait rien abîmé cette nuit, au final. Il ressentait même la sensation d'avoir construit quelque chose, d'infime, certes, mais de considérablement positif.

◊ ◊ ◊

Il se détourna, ses yeux accrochèrent le drap sectionné, qu'effectivement, il dédommagerait au tenancier plus tard. Saisissant son couteau afin de le ranger, il interrompit son geste un instant... Cela faisait des années qu'il avait appris à contrôler et transformer ses pulsions et ressentis négatifs, sans avoir recours à un médium matériel. Pourtant, depuis son précédent départ de Heilan, ce passage au Temple de l'air, et cette nuit étrange, il se demanda si il y arriverait toujours aussi facilement... L'imprévisible et tout son lot d'événements inattendus, lui tendait les bras de manière vertigineuse.

"Après tout... Pourquoi pas?" Dit-il dans un souffle, avant de couper une nouvelle bande dans le drap. Une aide pouvait toujours être la bienvenue dans les jours incertains à venir, un souvenir agréable aussi.

Il noua le tissu sur son bras gauche, entre son coude et son épaule, repensant vaguement aux objets que Libaung avait conçu de ses mains pour lui donner enfant.

C'est n'est qu'après le départ de Lagertha qu'il accusa le coup de sa nuit blanche. Une nuit assez épuisante, en quelques sortes, sur le plan social cela lui avait demandé pas mal d'énergie et de patience. Mais il éprouvait la sensation encore floue que cela en avait valut la peine. Las, il ôta ses bottes et alla fermer les volets avant de s'allonger sur son lit, pour s'endormir d'un sommeil bienvenu et détendu.

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