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 Quand le Devoir rencontre le Plaisir

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Kris
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Date d'inscription : 22/08/2013
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Métier : Maître Assassin - Haut Noble de Lüh - Gérant du village de Sirk - Co-propriétaire de la grande Arène de Lüh - Bienfaiteur du Marché aux Saveurs
Invocation(s) : Ephylix, le Tigre en cavale ♥ [Terre] Dreydwiin, le Seigneur des mers [Eau]
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Aventure #1 écrite Jeu 5 Sep - 16:43

Mon contrat aux abords des rivages de la Plage Lylin accomplit, je m’étais aussitôt mis en route vers la Capitale. Longtemps je me tins loin de ses hautes murailles renfermant ce qu’ils se plaisaient à appeler la civilisation, préférant garder mes distances avec la redoutée milice. Néanmoins, je disposai désormais d’un titre et d’une fortune telle, que je pouvais faire baisser son regard sous mon passage. Cela fut pourtant un plaisir que je laissai à plus tard, car j’avais avant tout besoin de redonner vie à la famille du Fantôme. Pour cela, j’accordai au vieil homme dont j’ignorai encore le nom toute ma confiance, afin que durant mon absence il fasse plus accueillant le domaine et murmure aux personnes de circonstances mon retour. Une impensable délégation de ma part, mais que je préférai à l’idée de faire discourt aux plus hautains des hommes.

Ne faisant qu’à deux reprises halte au retour lorsque ma monture manquait de chuter sous la fatigue, je revis après une semaine de voyage les Grandes Portes. Un instant je restai au loin, regardant avec dégoût la ville portuaire. Sur ce grand monde qu’était le nôtre, seule une ville sut bâtir des remparts aptes à retenir les assauts des créatures. Mais avide de la richesse et de la popularité qu’elle y gagna, elle ne s’étendit pas. Laissant aux créatures affamées d’Arcane le reste des Hommes, qui en guise de défense n’eurent pour les plus protégés, que de vulgaires piques en bois. Longtemps j’ai haïs ce berceau de l’humanité, et j’en faisais désormais partis. Qui plus est, au sein même des plus hautes sphères de ce système basé sur le mépris des autres et la vaine bien que constante recherche d’une autosatisfaction.    

Je parvins à ne pas me maudire en me voyant ainsi faire marche vers les nobles quartiers, en me convainquant que ce n’était que pour leur nuire de l’intérieur. Entrer dans leur monde pour en apprendre suffisamment afin de les faire chuter avec fracas. C’est donc avec un sourire déformant mon visage que je rejoignais à la hâte ma demeure. Durant la semaine qui suivit, je me fis l’élève de cet homme. Il m’apprit les plus basiques des manières de cet univers, avant de m’informer d’un bal se tenant ce soir même. Aussitôt je lui crachai mon refus. Mais il sut me soumettre à la raison. Faire mon apparition là-bas, n’étais-ce qu’une poignée de minutes, me permettrait de m’infiltrer.

L’heure venue, je revêtais ma tenue fraîchement nettoyé. Me libérant de mes lames, je ne gardai que celle dissimulée dans ma manche droite. Mon épée vint retrouver son fourreau sur la gauche de mes hanches. Tout bon seigneur se devant d’être convenablement munit de son arme, d’après mon professeur. Trainant, je fini par rejoindre la salle de spectacle de la Capitale tandis que les valses étaient déjà commencées. La vision de la salle me fit encore une fois douter sur ma présence dans ce lieu. Que faisais-je dans cette salle remplit d’hypocrites sourires, de menteuses flatteries et de fourbes paroles. Le quart d’une heure, voila le temps que j’accordai à cette plaisanterie.

Levant la voix, le majordome responsable des entrées finit par m’annoncer.          


-  Le seigneur Akelar, dernier descendant des Katar.
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Aventure #2 écrite Jeu 5 Sep - 20:41

Loriade avait quitté son galant partenaire quelques minutes plus tôt. Cette rencontre quelque peu imprévue avait rendu notre jeune humaine perplexe. Elle s'était confrontée pour la première fois de sa vie à la haute société et ne savait pas trop ce qu'elle en pensait. Ce jeune homme avait été charmant avec elle. Malgré son appartenance évidemment à une caste inférieure, il l'avait invitée à danser.  Sa maladresse à la valse s'était ressentie mais lui, l'ayant prise par la hanche, l'avait guidée. Enfin, le noble Arthurios lui avait maintes fois répété qu'il aimait sa compagnie. Toute femme serait ravie d'entendre cela de la bouche d'un gentleman. Riche, qui plus est. A côté de ça, il lui avait confié que Loriade lui permettait d'écarter les autres jeunes filles à marier. Et malheureusement, le pauvre qui ne pensait pas à mal...avait juste rappelé à la jeune femme combien elle...devrait déjà être mariée. Enfin...ce n'était pas le temps de repenser à cela. De toute façon c'était son choix. Elle l'avait voulu et à y réfléchir c'était l'une de ses meilleures décisions.

Ce soir, elle était là...


* - Parce qu'on t'a forcé !
- Euh oui mais...
- Mais quoi ?
- Ben je sais pas, j'aurai pu me faire des amis ou...
- Ou danser avec un noble, fuir pour éviter de te retrouver au centre d'une querelle féminine qui te dépasse complètement  et te retrouver seule sur le bord de la piste, hésitant entre rester histoire de dire que tu es restée ou partir pour te délivrer enfin de ce cauchemar.
- Hof...cauchemar, n'exagérons rien... Il s'agit uniquement d'un...bal. Pleins de gens...nobles. De filles...sublimes. Dans des robes....extraordinaires. Une musique...magique. Un décor...royal.
- J'ai envie de pleurer...
- Ben quoi...regarde moi je suis...pauvre. Je suis....seule. J'ai une robe...
- Ah non, ta robe elle est belle, ne la rend pas coupable !
- Oui c'est vrai, elle est belle.
- Moi je dis, on va prendre un verre !
- Soyons fou !*


Elle tâcha de rejoindre un des valets qui traversaient les foules avec de grands plateaux d'argent pour y distribuer boissons et victuailles. Elle parvint à saisir un verre et s'éloigna de la foule pour aller s'adosser à un mur. Tranquillement, elle sirotait ce nectar en observant la foule danser et rire dans une ambiance festive. La fête battait son plein lorsque le majordome à l'entrée annonça un nouvel arrivant.

-  Le seigneur Akelar, dernier descendant des Katar.

Loriade, en entendant ce nom, haussa les sourcils et leva les yeux au ciel.

* - Et aller ! Encore un !
- Comme s'il n'y en avait pas assez déjà !
- Mon boss va me le payer de m'avoir fourrée dans un bazar pareil. Je ne suis pas du tout, DU TOUT à ma place. Qu'est-ce qu'il croyait ? Que c'est ce type d'homme qui m'intéresse ? Je suis déçue qu'il ne me connaisse pas mieux que cela...*


Levant les yeux vers le fameux nouvel arrivant, Loriade eut un blocage. Nouvel arrivant, certes ! Mais pas nouvelle personne. Elle l'avait déjà vu. La jeune femme se redressa pour tenter de l'apercevoir parmi la foule.

* - Oh...mais lui...lui c'est ton genre Loriade !
- Je n'y crois pas...c'est lui ?
- Comment en douter ? Peu d'hommes font cette taille. Et peu portent une capuche à sa manière...*


Alors voilà...lui aussi, faisait partie des nobles de Lûh. Bingo ! Alors même qu'elle venait de dire qu'elle ne recherchait pas forcément une compagnie au sein de la noblesse, elle apprend que le mystérieux inconnu en était un.

* - Loriade, ce n'est pas ta soirée.....
- Non...allons-nous en.*


La jeune femme posa son verre violemment sur le plateau d'un valet et écarta les personnes qui lui coupaient le chemin de la sortie. Montant les escaliers trois à trois comme pour sortir d'ici plus vite, elle ralentit vers le haut de l'escalier et se retourna. Le cherchant des yeux...elle l'aperçut en train de parler avec une fille.

* - Tu sais quoi ?
- Je sais tout....je te rappelle que je suis toi.
- Oui c'est vrai. Et alors t'en penses quoi ?
- Je dis que c'est de la folie mais...je dis oui.
- Parfait.*


Prenant les voiles de sa robe pour les faire remonter afin de descendre plus aisément, elle revint sur ses pas. Décidée. Après tout...qu'avait-elle à perdre ? Se frayant un chemin parmi les chapeaux à plume et les robes, elle parvint à l'atteindre. Elle tâcha donc de transformer son air décidé en un air charmant mais qui se voulut plutôt hautain: du genre d'une femme qui caricature les traits d'une noble: accent stupide et vocabulaire sélect.

" - Je suis vraiment navrée de vous interrompre chez madame mais je dois m'entretenir avec votre cavalier. Soyez assurée que je vous le restituerai sitôt que nous aurons fini !"

La demoiselle...ou dame s'éloigna assez rapidement, allez savoir pourquoi ! Se tournant vers Kris, Loriade ne sourit pas. Elle avait reprit son air grave. Elle tint...peut-être une dizaine de seconde avant de retrouver son sourire qu'elle ne parvint à dissimuler.

" - Ainsi, Monseigneur, ne daignez-vous point saluer d'anciennes connaissances..." Fit-elle ironiquement.

Utiliser ce ton et faire cette remarque à un noble était grave. Elle pourrait être punie. Mais après tout...elle s'en moquait bien.
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Aventure #3 écrite Ven 4 Oct - 12:25

L’annonce d’un héritier d’une famille que l’on pensait mourante attisa de nombreux regards. Et si hier encore j’aurai, littéralement, tué pour qu’aucun ne se pose sur moi, il n’en était rien ce soir. Que tous puissent me contempler de leur si haut et tout autant fictif piédestal, pour que jamais ils ne puissent douter de ces murmures hantant les rues. Un Katar était de retour à Lüh.
Marchant dans les couloirs qui se dessinaient entre les immobiles oisifs, je parviens bientôt à apercevoir l’esquisse d’une table correctement remplie. Un parfait endroit pour être vu bien qu’en étant à l’écart. Cela aurait été un point d’observation de choix, si je ne m’étais pas fait arrêter par une femme de noble. Se pensant certainement des plus subtiles, elle tâcha de connaître de moi tant mon histoire que mes intentions. Si seulement elle pouvait se douter..

Les quelques minutes passées en sa compagnie me furent insupportables. A chacune de ses questions, je devais apporter une réponse n'amenant pourtant aucun élément autre qu’elle ne connaissait déjà. Mais bien entendu, l’éducation qu’elle pensait être la plus honorable en ce monde lui interdisait de me le faire remarquer, à ma plus grande joie. Pourtant, je remerciai bientôt le manque de ces hypocrites courtoisies lorsqu’une nouvelle arrivante fit prendre à cette femme congé auprès de moi. Me tournant vers ma bienfaitrice, je voulu lui exprimer ma gratitude. L’air grave qu’elle brandissait à la rencontre de nos regards me fit néanmoins rester dans le silence.

En l’observant tandis qu’elle maintenant sa probable frustration, je me rendis compte que son visage ne m’était pas inconnu. Il me rappelait celui de la jeune demoiselle qui quelques semaines plus tôt, semblait tout juste arrivée des terres de non droits. J’aurai affirmé que toutes les deux n’étaient qu’une, si je l’avais vu comme ce jour. Ce soir, son sourire contagieux n’apparaissait pas. Même son regard si perturbant dans mes souvenirs, laissait apparaître une incompréhensible rancune. Du moins, durant un instant. Le sourire que je connus quelques jours auparavant déformait à nouveau son visage. Obligeant le miens à en faire autant.

Le ton qu’elle employait semblait autant forcé qu’il se voulait proche de celui qu’employait la bourgeoisie, comme s’ils cherchaient à se distinguer d’une nouvelle manière du commun des mortels. Sans savoir pourquoi, je ressentis une légère tristesse. Peut-être étais-ce dû à mon inquiétude de l’imaginer avoir été capable de changer, pour pouvoir être de leur monde. Avait-elle décidée d’entrer dans leur liste d’amis, en acceptant les conséquences. Un nouveau langage, une nouvelle intonation, une nouvelle laisse.
Quoi qu’il puisait en être, je ressentais une joie de la rencontrer à nouveau. De surcroît, alors qu’elle avait troquée sa tenue d’autrefois contre une élégante robe de soie teintée d’un sombre rouge et d’une couleur allant sur l’ocre. A la comparer avec celles l’entourant, la sienne paraissait plutôt simple de par sa coupe droite qui n’était que légèrement évasée à partir de ses hanches. Je ne la trouvais alors que plus belle, espoir qu’elle était que sa porteuse n’avait pas dérivée à l’appel de la noblesse.  


-  Soyez assurée que si je vous savez ici, vous auriez été la première vers qui mon intention se serait tournée. Fis-je avec l’espoir qu’elle ne se souvenait plus du nom que je lui avais donné à notre première rencontre. Ainsi, vous avez troquée le chemin de la Taverne pour celui des bals bourgeois ?
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Aventure #4 écrite Lun 7 Oct - 16:30

Son cœur battait à toute allure. Quinze jours les séparaient de leur première rencontre à la grande place. C’était alors son premier pas au sein de la cité de Lüh. Elle s’en souvenait maintenant comme si c’était hier: elle s’était perdue et avait percuté cet homme. S’en était suivi une discussion informelle où l’homme avait fini par la diriger vers la taverne. Kris… Son patron le connaissait... Cela confirmait que cet homme n’était pas n’importe qui.

Seulement quinze jours…mais Loriade avait l’impression qu’une année entière s’était écoulée…tellement de choses s’étaient passées depuis son arrivée ! Elle en avait oubliée cet homme. Pourtant en le quittant, elle lui avait demandé de venir la voir. Lui aussi, lui avait dit comment le retrouver. Les premiers jours à la taverne, la jeune femme avait passé son temps à regarder la porte de l’auberge, espérant le voir franchir son pas. Puis, avec le temps, elle cessa d’abord de regarder la porte. Puis elle cessa tout bonnement d’y penser.

Mais maintenant…maintenant tout était différent. Il était là. Le visage toujours à demi masqué par son capuchon, elle était pourtant sûre que c’était lui, elle l’avait tout de suite reconnue.

Loriade lui adressa un sourire radieux. Elle mourrait d’envie de lui poser des questions, de lui raconter ce qui lui était arrivé : avec Nys, Nathaniel ou tout simplement avec ce vieux Jack qui passait son temps à lui frôler les hanches l’air de rien. Elle voulait tout savoir de lui, lever le mystère qui durait depuis ‘si’ longtemps. Elle voulait voir son visage aussi. Ah…elle voulait tellement ! Mais, une fois n’est pas coutume, ce fut lui qui posa la première question.

Presque instinctivement, Loriade se renfrogna. Elle, se mélanger aux nobles ? Quelle idée ! Mais c’était pourtant bien ce qu’elle était en train de faire, la question était donc légitime.


« Pas du tout. J’ai été trainée ici contre mon gré si je puis dire. Mon patron m’a fait une mauvaise blague. J’allais partir lorsque je vous ai reconnu. » Répondit-elle aimablement, et cette fois sans accent.

Et oui, maintenant qu'elle connaissait clairement la 'catégorie sociale' dans laquelle se trouvait son interlocuteur, elle ne pouvait ignorer les règles de bienséance et se devait de rester à sa place. Mais, ça n’allait pas. Non, Loriade était…perturbée, énervée, frustrée… Quel était le mot convenable ? Dur à dire. Elle était tellement attirée par cet homme dont elle ne connaissait rien si ce n’est le nom… Et puis…ce protocole à respecter l’empêchait d’être elle-même avec lui ce qui la mettait hors d’elle. Elle aurait voulu se laisser aller. L’assommer de questions comme elle le souhaitait. Le regarder à outrance. Etait-ce le fait que la soirée fut bien entamée ? Etait-ce l’effet de surprise ? Etait-ce le charme que cet individu dégageait malgré, ou grâce, au mystère qu’il entretenait autour de lui ?


* - Ainsi, c’est bien ce que je redoutais…c’est un noble. Qu'importe son prénom puisque je ne pourrais plus jamais l'appeler ainsi...
- Tant mieux ! Tu ne feras pas de bêtise au moins !
- Mais de quoi parles-tu donc ?
- Tu le sais très bien.
- Enfin…voyons. Et si…
- Si ?
- Ces yeux…
- Mais quoi ces yeux ?
- Je ne sais pas ce que j’ai ce soir…je n’ai pourtant rien bu !
- Ben moi non plus…j’attends déjà que tu finisses tes phrases pour comprendre !
- Je n’arrive à rien depuis qu’il est ici. Impossible de me concentrer.
- C’est un bal…tu n’as pas à être concentrée ! Et pour ton information, si ton cœur ne ralentit pas le rythme, tu vas nous faire une syncope !
- Tu peux m’éviter tes sarcasmes s’il te plaît ? C’est bon, j’en ai marre, j’y vais !
- Euh…tu vas…où ?
- T’occupe.
- Ben si, tout de même, je suis concernée ! *


Cette fois, elle était décidée. Il était évident qu’elle n’arriverait à rien tant qu’elle n’aurait pas résolu ce problème. A bas la bienséance, à bas les protocoles et sus aux bonnes manières ! Elle leva la tête et s’adressa à l'homme qui lui faisait face :

« Monseigneur, me feriez-vous l’immense plaisir de m’accompagner dans les jardins ? J’ai à vous parler. »

D’un air grave, elle parcourut des yeux la salle où la fête battait son plein.

« Il est inutile de vous préciser, qu’ici, les murs ont des oreilles… »

* - Qu’est ce que tu mijotes ?
- Laisse moi…
- Loriade… ?
- Je t’ai dis de me laisser*


Sans dire un mot de plus, elle s’écarta pour laisser à Kris la place de contourner la table. Elle se faufila ensuite le long du mur pour atteindre la porte à l’opposé. La jeune femme invita l’homme à la franchir et suivit le pas. Ils se retrouvèrent dehors, dans la petite cour précédant les jardins. Il y avait un peu de monde, mais la présence de nombreux bosquets permettait de se cacher aisément. C'est d'ailleurs vers l'un d'entre eux que Loriade se dirigea. La nuit était belle, étoilée et calme… Elle soupira. Elle prit plusieurs secondes pour savourer ce silence, les yeux fermés. C’était incroyable le vacarme que pouvait produire les Hommes : une assourdissante beuverie...

Puis, elle rouvrit les yeux. Son interlocuteur était là, face à elle. Ne disant rien, il attendait visiblement de savoir ce qu’elle voulait lui dire. Mais Loriade n’était pas décidée à parler. Non…elle avait tellement de mots à dire que ne rien dire était encore la meilleure solution ! Elle s’approcha de lui. Seule sa respiration pouvait être entendue. Lorsqu’elle fut suffisamment proche, elle leva les mains vers l’homme. Elle voulait voir son visage. Mais quelque chose la retint. Ce qu’elle faisait était dangereux. Cet homme était visiblement un homme important à Lüh. Elle…n’était rien. Et quand bien même elle aurait été châtelaine, ce geste ne lui aurait pas été permis.


* - Non Loriade, non !
- Trop tard…
- Tu vas faire une bêtise, arrête ça tout de suite.
- Je n’en ai nulle envie.
- Arrête ça suffit !
- Je n’ai plus 18 ans, je fais ce que je veux.
- Je ne veux plus être ta conscience. Tu fais n’importe quoi et moi je subis tes folies !
- Ce n’est pas le moment de me faire une scène…*


Elle prit quelques secondes pour regarder ce visage qui lui était caché. Elle ne voyait rien si ce n’est son regard et le pourtour de ses lèvres. Et pourtant…l’humaine le trouvait beau. Elle déposa délicatement ses mains sur le torse de l’homme. Observant intensément l’homme qui se dressait devant elle, Loriade avait le souffle coupé. Durant combien de secondes n’avait-elle pas respiré ? Aucune importance. L’homme ne bougeait pas. Il faut dire que même si la jeune femme avait l’impression de vivre chaque seconde comme des heures, tout ceci se passa très rapidement. Prise d’une envie irrépressible, Loriade savait qu’elle était allée trop loin pour s’arrêter maintenant : elle l’embrassa.

Que ressentit-elle à cet instant ? Une plénitude totale… Le contact de ses lèvres contre les siennes la fit tressaillir comme si elle avait vingt ans. C’était un baiser plein d’audace, plein d’ardeur et de désir… Il n’y avait plus rien autour d’eux. Ils étaient seuls. Et la jeune femme se sentit prise dans un tourbillon tellement délicieux qu’il en était presque douloureux. Douloureux car toute bonne chose ayant une fin, la jeune femme mit fin à cet échange. Elle se recula, plongea son regard dans celui de Kris et prit la parole :


« Votre...vous aviez un verre de vin à l'intérieur, si je ne m'abuse. Il va réchauffer. C’est de ma faute. Je... Passez à la taverne un jour, je vous en offrirais un pour me faire pardonner de celui-ci"

Se confondre en excuses ? Trop tard de toute façon ! Que dire après un tel acte ? C’était tout à fait inadmissible et impardonnable. Loriade savait que ce qu’elle venait de faire n’était pas bien. Elle savait aussi que quoi qu’elle dirait maintenant les conséquences seraient les mêmes : graves. Alors à quoi bon s’expliquer, s’excuser ou même vouloir se rattraper. Ce qui est fait, est fait. Et le pire dans tout ça ? Sans regret.

Ce disant, elle s’éloigna de l’homme pour sortir du bosquet. En son cœur…la flamme qui s’était embrasée il y a quelques secondes lors du baiser s’estompait lentement, oui…c’était bel et bien fini.
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Aventure #5 écrite Mer 9 Oct - 14:03

Mon regard ne parvenait à la quitter, d’autant plus lorsqu’elle se dit bien loin des hypocrites sourires et des traitresses paroles qui leurs étaient si propres. Un temps de silence vint se poser entre nous un bref instant. Court moment durant lequel une forme de doute se dessinait sur son visage. D’agréables déformations que seul un œil expert pouvait observer. Elle en était presque plus agréable à regarder, et poussait l’intrigue qu’elle dégageait. Quelles pouvaient bien être ces pensées qui la maintenaient loin de moi ? Mes craintes devinrent plus sérieuses lorsqu’elle me fit la demande de nous isoler, redoutant que ses paroles ne soient écoutés par d’autre. Lors de notre première rencontre, j’avais appréhendé d’éventuels ennuis pouvant lui arriver au sein de la Taverne de part la beauté de son regard. Etais-ce cela la raison ? Cherchait-elle en moi une aide pour faire taire une mauvaise langue ? Orienter un habitué vers une autre échoppe pour l’avenir ? Me donnerait-elle l’occasion de me faire son sauveur, en simple guise de réparation de mon manque de finesse sur la Grande Place ?  

Avec autant de plaisir que de questions, j’acceptai sa demande de retrouver le calme de l’extérieur. Evitant de nombreux regards en longeant le mur, nous fûmes rapidement dans la cour séparant la salle de fêtes des jardins. Continuant de la suivre, je la rejoignis sur le côté. Masquant de ses paupières son regard, elle s’accorda un instant. La douce nuit laissait refléter sur son visage la lueur d’une voûte céleste étoilée, faisant danser sur elle la clarté des astres. Si de nature elle était parmi les plus séduisantes, elle en devenait la première en cet instant. Divaguant, je n’avais pas pris garde à Loriade qui se tenait désormais à mes côtés, déposant ses mains sur moi. Je ressentis alors une incompréhensive accélération de mes battements cardiaques. Mon corps entier luttait contre une troublante fièvre montante et une désagréable froideur venant de frissons que je ne savais expliquer. Maintenu au silence, je restai là, aussi immobile que la pierre voyant le torrent s’approcher.

Sortant de son statique état, elle vint rencontrer mes lèvres des siennes. Leur douceur fit se stopper chacun de mes organes, jusqu’à mon souffle qui voulu retenir en vain ce moment. Bien que je n’aie en rien bougé, je maudissais l’arrêt de son élan. Bafouillant des propos que je n’écoutai pas, bien trop surpris que j'étais de son baiser, elle se reculait de moi. J’avais connu la chaleur de nombreuses demoiselles aux charmes enviées, et pourtant aux premières lueurs je les avais toutes quittées, fuyant leurs bras. Pourtant, j’éprouvai l’envie de rester auprès de Loriade, et c’était elle qui me fuyait. Mais il s’agissait là de la plus raisonnable des solutions. La faire entrer dans ma vie serait menacer la sienne, cela impliquerait de lui mentir, de devoir répondre de mes absences et mes sorties nocturnes. Mais la laisser partir serait la laisser sortir de ma vie. Pourquoi ne le voulais-je pas ? Pourquoi ressentais-je une envie si différente avec elle ? Que devais-je faire ? Penser de manière raisonnable, ou défier cette raison..

Il en était assez. Me retournant, j’attrapai le bras de Loriade afin de la forcer à se retourner à son tour. Ceci fait, je laissai ma main glisser entre son bras et ses hanches pour atteindre le bas de son dos, tout en m’avançant près d’elle. Ma main gauche la resserrant contre moi, je restai un moment à la fixer. Puis, ne voulant laisser le temps des questions revenir, je pris sa joue de mon autre main avant de lui déposer deux longs baisers qui furent terminé d’un troisième plus bref bien que plus langoureux. Laissant nos souffles s’entremêler, je n’écartais nos lèvres que de quelques centimètres. Le souffle lent par une respiration presque coupé, je fini par laisser s’échapper un murmure, aveu d’un inconscient désir.          


-  Restez avec moi.
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Aventure #6 écrite Jeu 10 Oct - 14:00

S’apprêtant à s’éloigner de Kris, le bras de celui-ci la retint. Elle eut à peine le temps de tourner la tête pour savoir de quoi il s’agissait qu’elle fut attirée vers lui. Sans un mot, elle se laissa plaquer contre l’homme dont le moindre geste lui faisait tourner la tête. A quoi jouait-il ? Etait-ce seulement un jeu ? Etait-ce seulement réel ?

Loriade avait du mal à respirer. Lorsque Kris frôla sa joue de son revers de main, la jeune femme ferma les yeux et avala sa salive. Elle prit une grande inspiration qui lui fit soulever sa poitrine. Si seulement ce moment pouvait durer… Elle tachait de profiter de chaque seconde, consciente que ce moment ne serait qu’éphémère. Lorsque qu’il posa ses lèvres sur les siennes, elle tressaillit.


* - Suis-je au paradis ?
- Loriade, tu vas me rendre malade…
- Je ne pouvais plus faire semblant, je devais le faire !
- Et lui, malin comme il est, il marche !
- Je ne suis pas une enchanteresse, je ne l’ai forcé en rien !
- Je sais.
- Et ça t’énerve !
- OUI ! Il contre carre tous mes plans !
- Et quel plan avais-tu donc pour moi ?
- Euh…ben à vrai dire…
- Aucun, c’est bien ce que je disais.*


Non, ce soir, rien ne pourrait entacher sa bonne humeur. Elle se sentait comme ces jeunes filles dans les contes que l’on raconte aux enfants :
- La situation ? Parfaite ! Après l’avoir fortuitement rencontré, un léger déclic s’opère. Puis le temps et le travail ont tout deux amenuisés l’espoir de le revoir. Et là, voilà qu’elle le retrouve dans un endroit où elle n’aurait jamais imaginé y aller d’elle-même. Un petit remerciement à son patron s’imposerait !
- Le cadre ? Idyllique ! Proche d’un des plus beaux bâtiments de Lüh, au milieu des jardins, protégé par un bosquet qui leur permettait du silence et de l’isolement. Une nuit claire et étoilée. Le bruit des fontaines…
- La compagnie ? Charmante…et envoutante ! Loriade ne connaissait rien de lui, mais l’attirance était bien là et ne pouvait être reniée.
Oui, cela avait tout d’un rêve, d’une belle histoire.

A sa très grande surprise, Kris lui murmura de rester. Si son visage resta figé, son cœur ainsi que son cerveau, effectuaient tout deux la danse de la joie. Rester ? Oh, elle n’allait pas se faire prier ! Loriade lui donna un baiser, comme pour lui stipuler que oui, elle restait. Puis, elle se recula et lui sourit.

Elle voulait lui parler…mais ne savait pas vraiment comment s’y prendre…


* - C’est un noble. Pas de tutoiement !
- En même temps, on s’est embrassé.
- Cela ne change en rien le protocole, que tu te dois de respecter ! Encore plus maintenant que tu as fais un GROS, TRES GROS écart à celui-ci.
- C’est ridicule.
- Mais c’est ainsi ! Alors tu vas me faire le plaisir de m’écouter cette fois.*


«  Monseigneur…»

Elle releva la tête pour le regarder, sourit et l’embrassa à nouveau…longtemps.

« Désolée…celui-ci était juste pour vérifier que je ne rêvais pas. »

* - Mais que tu es sotte !
- Quoi, mais pourquoi ?
- Tu es implicitement en train de lui dire que tu es contente de ce qui t’arrive.
- Parce que ce n’est pas le cas ?
- Si mais il ne faut pas lui montrer !
- Ton raisonnement est bien trop féminin pour moi. Je n’ai aucunement envie de penser à des choses tordues ce soir. Je veux juste profiter.
- De toute façon tu n’as pas d’autres choix. Demain à la même heure, on sera peut-être six pieds sous terre…
- JE SAIS ce qui nous attend demain. Ne me gâche pas mon plaisir, je te prie ! Et puisque de toute façon, je ne vais surement jamais le revoir, je compte bien me comporter normalement. De toute façon depuis le début de la soirée, rien n’est normal alors !*


Elle laissa glisser ses doigts le long du bras de Kris pour atteindre sa main, qu’elle prit dans la sienne.

« Asseyons-nous voulez-vous ? »

Une fois assise sur le banc, elle lui lâcha la main. Elle tentait vainement de se rappeler du nom, son vrai nom, que l’annonceur avait donné tout à l’heure. Elle se remémora leur première rencontre.

« Ainsi dont, vous me mettez dans l’embarras. Vous ne m’aviez nullement stipulé lors de notre première rencontre que vous étiez de ce rang. J’aurai alors, agis autrement. Pourquoi ne pas l’avoir fait ? »

* - Tu lui demandes des comptes maintenant ?
- Pas du tout, je suis simplement curieuse de savoir ce qui l’a poussé à ne pas être hautain et désobligeant comme la plupart des personnes de sa catégorie.
- Ce doit être quelqu’un de très à part pour adopter un tel comportement.
- C’est peut-être…sûrement, pour cela qu’il me plaît.*

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Aventure #7 écrite Mar 5 Nov - 0:28

Mon murmure ne finit pas de se perdre dans le silence naissant qu’à nouveau elle vint à ma rencontre d’un délicat baiser, déposé avec la légèreté d’une feuille mourante tombant sur les eaux paisibles du Lac des Astres. Délicate douceur, elle semblait faire apparaître en moi une sensation étrangère jusqu’à lors. Mon esprit s’était apaisé pour la seconde fois depuis une longue décennie maintenant. Plus aucune crainte ou sombre pensée n’obscurcissait ma raison, qui s’accordait enfin un instant de repos. Voila peut-être ce qui m’intriguait tant. La capacité qu’avait cette femme à me libérer du pesant fardeau de mon passé. Et de tout ce qui en suivit. Son inexplicable aisance à calmer la noirceur de mon âme commençait à m’inquiéter, tandis que le monde disparaissait de nouveau sous la chaleur de ses lèvres revenues à ma rencontre. Je laissai alors mes interrogations à qui en voulait pour rester avec elle. Loriade.

Ce fut son ton de bonne dame face à un seigneur qui me fit rappeler son nom. Celui d’une nouvelle venue perdue au sein d’une mythique et attirante Capitale. Déjà en ce temps elle parvenait à m’extirper un sourire de son amusante envie de répondre avec convenance au protocole. Et aujourd’hui encore, elle se faisait comique. Même après nos intimes échanges, elle se pliait à suivre d’illusoires règles dont elle était seule à s’imposer. « Monseigneur ». Il ne pouvait m’être tenu de plus insultant propos mais pourtant, il se pouvait bien que je risquai de devoir m’y habituer. Ce titre me garantissait une certaine distance avec la demoiselle et ce, malgré nos écarts à l’abri des indiscrets regards propres à ce lieu. Oui, en dépit du besoin que semblait éprouver mon inconscient d’être proche de Loriade, je garderai avec elle ce fragile recul.  

Sa main glissa jusqu’au creux de la mienne, qu’elle finit par prendre pour nous guider sur le banc non loin de nous. Assise face à moi, elle se mit à me questionner. Voila quel était le risque, voila ce qui me maintenait à l’écart des autres. Il suffisait de leur adresser un mot et déjà une envie insoutenable de savoir le pourquoi du comment de vos moindres faits et gestes les envahissait, analysant chacune des réponses apportées. Ceci dit, Loriade pouvait avancer certains arguments qui pouvaient justifier une certaine curiosité. Il me faudrait cependant éviter les questions plus délicates. Un bref instant j’en vins à me demander si je devais me faire franc avec elle. Lui répondre que cette oublie était dû au fait que je souhaitai dissimuler mon identité qui était celle d’un homme ayant égorgé, empoissonné ou poignardé des dizaines de ses semblables depuis des années maintenant. Et que, face à ces mises à morts absolument arbitraires, je n’éprouvai pas le moindre remords. Que face à elle, se tenait un usurpateur psychopathe égoïste démunit de toute empathie.

L’idée de sa réaction me fit presque rire. Et si sa survie ne m’intéressait pas, je lui aurais probablement dévoilé par simple plaisir morbide avant de la mettre à mort. Mais au vue de la curiosité que je lui portai, je décidai de tenir un tout autre langage.          


-  Croyez bien que si j’avais sus que cela avait un intérêt pour vous, j’aurai entamé notre conversation par cette précision. Mais il faut croire que j’avais espoir qu’à mon titre, vous n’accordiez pas d’importance.   Fis-je d’un ton calme qui se voulait discret et imperceptible aux oreilles trainant dans les jardins. Que pourrai-je faire pour vous faire me pardonner cette erreur ?
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Aventure #8 écrite Mer 6 Nov - 15:19

Pendant un court instant, Loriade demeura assez perturbée. En effet, le Lord qui se tenait face à elle semblait la scruter profondément. La jeune femme était alors complètement partagée. Elle se devait de baisser les yeux face à lui et ressentait pourtant une envie irrépressible de maintenir son regard. Elle ne commença à se détendre que lorsqu’il prit le temps de lui répondre. Lorsqu’il eut fini, elle haussa un sourcil.

« Un intérêt Monsieur ? Le protocole se moque de l’intérêt et préfère de loin la rigueur et la discipline. J’y suis donc soumise, comme nous le sommes tous dans ma…catégorie ».

Elle eut du mal à terminer sa phrase car le sens même de celle-ci l’écorchait. Quelle stupidité que tout ceci ! Elle reprit rapidement :

«  Sachez Monseigneur, que je n’accorde aucune importance à votre statut. Mais encore une fois, j’y suis liée par le devoir et le respect. En ne m’informant pas de votre statut, je ne pouvais avoir le comportement qui scié à votre rang. Ce…ce qui n’est pas digne d’une…enfin de moi. »

Encore une fois, ces élucubrations lui sortaient par les yeux, elle n’aimait pas les codes, les règles et les protocoles. Elle n’aimait pas les choses compliquées et elle n’aimait pas le faux paraître. Bref, tant de choses qui pourtant, la mettait à nue devant l’homme qui l’attirait tellement. Quel embarras !

* - Toi alors, avec tes grands airs ! Tu viens nous faire une leçon de morale alors que tu t’es permis de l’embrasser ! Une femme à un homme ! Sans son autorisation ! Et tout en sachant bien qui il était et quel rang il occupait !
- Oui mais…
- Mais quoi ?
- …
- Ben rien voilà, c’est bien ce que je dis. Tu ne réfléchis JAMAIS Loriade, aux conséquences de tes actes.
- La conséquence est qu’il m’a rendu mon baiser.
- La conséquence est que tu n’as pas respecté le protocole !
- Il voudrait que je ne donne pas d’importance à son rang, c’est lui qui l’a dit !
- C’est un homme…différent. Mais le protocole reste le même…*


Et tout en continuant son flot de pensées inutiles, elle chuchota sans s’en rendre compte :

« Oui…différent… Et le protocole je n’en ai cure. »

Mais se rendant compte de sa nouvelle maladresse, elle releva les yeux pour s'excuser et aperçut qu’un couple s’approchait. Elle glissa aussitôt du banc vers la pelouse légèrement humide et s’assit. Voilà. Sa conscience voulait du protocole, elle en avait ! Lorsque les deux personnes s’éloignèrent à nouveau, elle laissa ses lèvres s’écarter de quelques centimètres en un sourire discret.

« Une compagnie telle que la mienne n’est guère convenable pour un homme de votre titre. Alors que dirait-on si - en plus- nous partagions le même banc ! »

Souriant à nouveau, Loriade était en fait, en proie à un profond débat intérieur. A la fois elle ne supportait pas ses chichis et à la fois, c’était un rôle de domestique à maître qu’elle aimait à jouer…en tout cas avec lui. Pourquoi ? Pourquoi ne trouvait-elle rien à redire à ce manège grotesque auquel elle se prêtait bien volontiers ? Pourquoi…aimait-elle cela ?

C’est alors que la jeune femme se souvint de la dernière phrase du Lord.


« Vous faire pardonner Monsieur ? Mais vous n’en n’avez aucunement l’obligation. Et je vous le défends. »

* - Mais si tu y tiens tellement, tu peux m’attraper et m’emmener chez toi.
- Imbécile
- ça va, je plaisante !
- Moi aussi, je plaisanterais quand tu seras la cinquième femme à passer dans son lit ce soir !
- Pourquoi est-ce que tu casses tout comme ça ? Et puis si j’ai envie d’être la cinquième, je la serais. C’est encore moi qui décide ici !
- Cela ne te ressemble tellement pas !
- C’est vrai…mais il ne me ressemble pas non plus. Et ça…c’est un trésor. Crois moi.*


Raclant sa gorge discrètement, elle changea de côté car sa robe était humide à cause de la pelouse.

«  Alors…Vous…vous vous rendez souvent aux bals de ce genre ? J’imagine oui. »

* - Question stupide.
- La ferme*


«  Je…je dois vous avouer que je trouve ces…réunions absolument ridicules. Je ne pourrais jamais m’y sentir à ma place. Il est vrai que si le décor est sublime, les parures, les bijoux, la nourriture…le fond, est regrettablement hypocrite, vaniteux et intéressé. Cela doit être difficile de faire partie de ce monde…même s’il y a quelques avantages à ne pas négliger. »

A la fin de sa phrase, Loriade leva les yeux vers Kris et son visage s’empourpra :

« Je suis désolée. Je n’ai et n’aurai jamais : ni le tact ni l’adresse convenables. Bien que j’en pense chaque mot, je n’aurai dû vous en faire part. »

C'est alors que le carillon de la salle des fêtes retentit. Ciel, déjà ! La jeune femme se leva précipitamment et esquissa une révérence vers l'homme de son coeur.

"Mon seigneur...vous voir fut un réel plaisir. J'espère vous revoir très bientôt"

Et sur ces mots, elle fila dans le noir, rejoignant sa taverne...

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