D'une gorgée à l'autre, rien n'est pareil

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Aventure #1 écrite Jeu 6 Déc 2018 - 11:04

D'une gorgée à l'autre, rien n'est pareil

Le soleil se commençait progressivement sa descente, le ciel se réchauffant de ses lueurs chaudes. Les commerces fermaient tour à tour et les rues se vidaient et se remplissaient d’autres animations. Le soir venait et c’était là une tout autre ambiance que celle de tout à l’heure. J’étais seule sur le pavé, marchant sans prendre garde à qui je pouvais bien bousculer, comme d’habitude. Sortie de mon entrevue avec  Ezelya… l’Ecarlate ! Mon crâne se secouait à cette idée. Si on m’avait dit que je l’a rencontrerais ici, à Lüh et qui plus est sous l’identité d’une noble, je ne l’aurais évidemment pas cru. Mais c’était une bonne surprise. Pourtant, il fallait encore que je réfléchisse à tout ça, à notre discussion et à ses possibilités.

J’avais laissé Sig au chevet d’Hedda, qui avait malheureusement besoin de convalescence. Ce qui nous forçait donc à demeurer entre ses murs au moins une nuit. Et j’allais la noyer cette nuit. Je n’aimais toujours pas la Capitale, non, je la détestais. Ça puait l’égo, je le sentais même sans m’aventurer dans les quartiers nobles. Et ça me dégoutais. Alors comme à chaque fois que je me retrouvais dans cette foutue Capitale, je me décidais à aller boire, à la taverne, en espérant évidemment que les jours qui me séparais de ma dernière visite avaient été suffisant pour me faire oublier. J’avais fait un peu de grabuge je crois, en tout cas j’avais précipité la tête d’un con sur la table et je doute que celle-ci s’en soit sorti indemne.  Je bénéficiais de circonstances atténuantes, Oblivion etc… Ah, Oblivion. Ça faisait longtemps que je ne l’avais pas croisé tiens. Oh c’était pas plus mal, je doutais de mes capacités à encaisser son « existence ».

Je soupirais bruyamment en me dirigeant d’un pas décidé vers la taverne. Décidément, cette foutue Capitale ne m’inspirais rien de bon. A chaque fois elle me tourmentait, par des stratagèmes différents et pourtant si chiant. Là, j’avais la tête pleine. Il fallait que je noie mon cerveau. J’étais armée légèrement ce soir, avec seulement mon épée rangé à ma ceinture. Depuis la dernière fois j’avais changé un peu d’apparence, lâché mes cheveux notamment. Peut-être que ça suffirait à ce que le tavernier ne me reconnaisse pas.

J’entrais donc dans le bâtiment, silencieusement et aussi discrètement que possible m’approchant du comptoir en esquivant soigneusement le regard du propriétaire. Je commandais une bouteille de rhum et pris place à une table isolée et vide de tout occupant. Je naviguais entre les tables, ne croisant aucun regard pour finalement m’asseoir lourdement avant de me servir un verre que je m’empressais de vider de quelques gorgées. Que c’était bon cette chaleur au fond de ma gorge. Je reposais mon breuvage mollement et m’avachis un peu plus au fond de ma chaise, croisant mes chevilles,  m’accoudant à la table et au dossier de la chaise. Ah, moi et la grâce.
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Aventure #2 écrite Lun 10 Déc 2018 - 12:36

Encore un pas de plus
Tu tremblais
Le monde était si lourd
Si loin

— Lent.

Pourtant tu courais
toi aussi
te débatant contre l'invisible.
Le temps formait ses grumeaux
Et personne, personne
ne t'avait vue.

— Rien.

La nuit tombait
déjà.
Les portes se fermaient en chuchotant
les rires et murmures s'étendaient
l'air tranquille
loin de toi.

— Peur.

Tu avais reconnu ces lueurs
dans leurs yeux
comme un Comte Honni

— Où est-il ?

Cette main crispée sur ton bras
plein d'envie
Qui n'écoutait pas ta voix, pas es peurs

— Encore.

Regarde
Regarde comme leurs yeux ne disent rien
Ils souriaient
Ils souriaient si fort
Comme des geoliers

— Douleur.

Ils avaient dans leur salive
des mots et des venins
qu’ils te crachaient à la gueule
ne pensant qu'à leurs envies

— Ferme les yeux.

Et tu avais beau hurler dans ta poitrine
Les mots rebondissaient à peine
Plus sourd
Qu'un battement de coeur

— Respire, respire.

En vie.

— Non.

Ton corps est

— Non.

Marche.
Marche jusqu’au bord du vide ou
de la rue
tu ne seras plus seule
plus jamais

J'entends et connais ta peur
ils ne voyaient rien
jamais
ils fermaient les yeux
sur tes pensées

— Réagis.

Je suis là
ma presque morte
mon presque vif

Lui est mort.

— C’est si d u r.

Chaque souffle serait un hurlement si…
Tu ne peux pas
les larmes ont déserté
comme les autres

— Encore.

Je suis là.

— Fuis.

Et la jeune femme avait pris ses jambes à son cou, profitant d'un instant inattention, faisant fi de son épaule et son bras marqué par cette poigne trop forte qui s'était imprimée momentanément sur sa peau. Réussissant enfin à bouger son corps figé par la sidération et la peur. Si face aux nobles, elle savait comment réagir sachant qu'elle prenait ses précautions avant tout rendez-vous, face à de telles agressions, son corps ne lui obéissaient plus, face à cela, seuls les souvenirs remontaient et la peur prenait le dessus.

Alors, elle courut, ses pas affolés laissaient des traces dans la terre meuble des chemins de quelques ruelles des bas quartiers de la Capitale. Elle ne regardaient pas derrière elle, n'en avait ni le temps, ni l'envie, elle n'avait que trop connu ces regards d'envie et de possession, elle s'était vue à nouveau objet d'un désir qui n'était pas le sien et qu'elle refusait, avec ces mêmes lueurs que ces groupes d'hommes honnis pour lesquels elle avait dansé. Pour le moment, elle ne voulait que partir loin, souffler, pleurer ces larmes qui ne sortiraient pas, et au final garder son air droit et son menton haut, qu'importait le bleu qui marquait son bras à plusieurs endroits.

C'était à ce moment là que la solitude se faisait vraiment sentir : elle n'avait vraiment personne vers qui se tourner réellement. Ni famille, ni véritables amis. Juste quelques protecteurs et mécènes desquels elle profitait, autant qu'ils le faisaient. La jeune femme se dirigea plus loin, vers les rues commerçantes qui fermaient, pour atteindre la Taverne la plus peuple de la capitale. Au moins, là, elle se fondrait dans la masse. Au moins là, elle pourrait souffler.

Erin resserra le châle sur ses épaules alors qu'elle passait entre les tables déjà bondées, se faufilant un peu plus loin. Cette fois, elle ne venait pas en danseuse ni en courtisane. Elle voulait juste une chaleur globale, et non une attention importante. Mais à cette heure-ci, trouver une table vide n'était qu'une vaine tâche. Délaissant les sièges tâchés d'une bière louche ou les tables avec trop d'hommes, elle se dirigea finalement sur une table ne comprenant alors qu'une seule personne : une femme à l'air peu commode.

Parfait.

- Puis-je ? demanda la jeune femme qui gardait ses mains crispées sur son châle opaque qui cachait son corps bien frêle en comparaison de son interlocutrice. Erin maudit un instant sa voix trop marquée par un léger tremblement qu'elle n'avait su retenir.

Et sans attendre de réponse, elle s'assit, pour commander un simple vin bon marché. Il n'était pas bon, personne ne l'aimait. Mais il n'était pas cher. Assise sur le siège le plus propre qu'elle avait pu trouver, elle resserra un peu sa main sur son bras, avant de souffler un bon coup, tentant de se détendre et de détailler un peu plus attentivement l'autre occupante, attendant sa commande.

- Pardonnes mon état, soupira-t-elle d'un air las.
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Aventure #3 écrite Jeu 13 Déc 2018 - 19:02

D'une gorgée à l'autre, rien n'est pareil

L'atmosphère était bruyante et alcoolisée. Quelle taverne digne de ce nom ne l'était pas ? Il y avait aussi toujours majoritairement plus d'hommes que de femmes et si ces dernières étaient présentes, c'est bien elles qu'on entendait le moins. J'étais loin de m'en préoccuper, préférant la dialogue qui s'était installé entre ma bouteille, mon verre et moi. Oh et puis merde, le verre était de trop. J'en étais déjà donc à boire directement au goulot après au moins un tiers du breuvage écoulé. Jusqu'à maintenant, j'avais repoussé toutes tentatives envers ma personne. Assez peu essayaient de me courtiser, voir aucun. Après tout, je n'étais pas le genre à inspirer ce genre de fantasmes. Par contre, il y en avait beaucoup qui tentaient de me piquer les chaises qu'il y avait autour de ma table.

Je n'en avais aucune utilité, mais c'était le genre d'affront que je renvoyais aussi sec par des grognements, des yeux menaçants ou des crocs montrés. C'était suffisamment dissuasif. En réalité, c'était tout simplement la venu d'inconnu dans mon champ de vision qui m'irritait. J'avais pour seule envie d'être tranquille, ça ne se voyait pas assez comme ça ?

Ma position devenait de plus en plus molle et ma tête balançait sur les côtés quand mon poignet faisait miroiter la bouteille que je tenais entre mes mains. Je l'amenais à mes lèvres puis je me mis à grogner en entendant des pas s'approcher de ma table. Mais une voix féminine interrompis toute protestation. J'avalais ma gorgée avec difficulté et quelque rictus avant de séparer la bouteille de ma bouche pour observer ce qui se présentait devant moi. En un clignement de paupière, je balayais les premières zones de flous pour laisser mes iris brunes de poser sur une agréable vision.

Je tardais suffisamment à faire le point pour que l'inconnue à la longue chevelure brune s'installe sans attendre ma réponse. Si elle n'avait pas besoin de mon accord, je n'allais pas lui dire quoi que ce soit de plus. Je me contentais donc d'installer lourdement mon coude sur la table à mes côtés avant de poser ma joue sur mon point fermé. Son air était grave et elle dégageait quelque chose qui me faisait penser à de la détresse. Pourtant, mon regard ne pouvait quitter son visage et je le décortiquais sans aucun retenue, les paupières mi-closes comme pour mieux détailler chacun de ses traits. Elle était belle, c'était certain, mais je n'étais pas sûr que le terme soit suffisant.

Finalement, elle m'arracha enfin à mon observation en s'excusant de son état. L'air un peu distant, je regardais ensuite sa silhouette et plusieurs tâche foncées sur son bras m’interpellèrent. Mon esprit déjà bien échauffé par l'alcool s’imaginait déjà tabasser celui qui avait fait ça, mais mon corps un peu plus lent se contenta de répondre plongeant à nouveau mon regard dans le sien, amenant la bouteille à ma bouche, répondant avant d'en boire une gorgée.

❝ C'est pas à toi que je suis sensée en vouloir... si ? ❞

La gorgée fut importante et me fit grimacer bruyamment. Ma question étant rhétorique, je n'attendais évidemment aucune réponse de sa part. Quelle idée de s'excuser d'avoir été malmenée, sérieusement ? Je soupirais d'agacement, de part le fait qu'elle me présentait des excuses que je qualifierais d'inutile, mais aussi parce que l'idée entêtante qu'elle avait été maltraitée par une poigne sûrement masculine m'énervait, tout simplement. Quel homme digne de ce nom pouvait avoir besoin d'agir ainsi ? Pf, des centaines. Je détournais alors mon regard d'elle en posant la bouteille sur la table.

❝ Pourquoi t'es venue à ma table ? Je suis sûre que pleins d'autres hommes serait ravis de coller une racler à celui qui a fait ça. ❞

Question stupide et tellement peu sincère. Je grognais contre moi-même, l'alcool commençait déjà à me faire dire n'importe quoi. M'attendant à ce qu'elle quitte aussitôt la table après la bassesse de ma répartie, je soupirais avant de m'excuser à ma manière.

❝ C'était bête, c'est pas ce que je voulais dire. ❞

Mes paroles étaient quelque peu ralenties mais encore bien articulées. J'en profitais pour abreuver une fois encore ma gorge d'une rasade de rhum, me redressant un peu par la suite alors que le tavernier se faufilait entre la foule pour venir apporter le verre de vin de la femme brune. Le vert de ses yeux était, lui, captivant et j'avais du mal à en éloigner mon regard. Quand elle fut servie, je me penchais un peu vers elle et lui présentais ma bouteille pour l'inviter à la percuter avec son verre.

❝ Comment tu t'appelle ? ❞

Étonnant, son nom m'intéressait. Oui, c'était suffisamment exceptionnel pour me stopper quelques secondes avant de boire une nouvelle gorgée, m'adossant sur le dossier de ma chaise pour ensuite poursuivre.

❝ Y a quelqu'un que je devrais aller tabasser ? ❞

C'était pour le moins très sérieux comme demande, l'intensité de mon regard en était témoin. J'adorais me battre, d'autant plus quand j'étais alcoolisée alors très franchement, si elle m'en donnait l'occasion, j'allais sûrement pas la laisser filer. Son air fébrile avait tendance à déjà m'insuffler quelques vagues d'adrénaline. Celui qui avait fait ça avait plutôt intérêt à ne pas me croiser.
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Aventure #4 écrite Jeu 13 Déc 2018 - 20:59

Enfin posée. Enfin à l'abri dans cette taverne trop bruyante et aux fragrances trop prononcées. Et si quelques regards s'étaient attardés sur elle, elle n'en avait cure pour le moment. Il s'agissait d'abord de reprendre ses esprits, retrouver un courage si fragile, fragmentée avec une simple poigne. A dire vrai, son soupir demandant pardon était plutôt une prière qu'elle s'adressait elle-même. Si simplement, elle qui maîtrisait quelques verbes habituellement, se faisait toujours avoir par cette violence brute qu'elle associait aux hommes, si souvent à raison.

Un instant, la jeune femme serra sa main sur son bras, plus ou moins câché par le châle qui était déposé sur ses épaules, ne pouvant que grimacer à la douleur qui en résulta, avant de reporter sa focale sur sa nouvelle compagne de table. Peu commode, ça elle l'avait observé dès son arrivée, c'était même pourquoi elle avait choisi cette table à ce moment. Mais, il y avait autre chose. Ce n'était pas qu'une personne pour qui n'existait que la boisson du matin au soir. Même si son maintien s'était un peu affaissé, la jeune femme avait observé assez de corps variés pour avoir une certaine idée de ce que pouvait renfermer cette blonde au regard fermé et inquisiteur.

Instinctivement, d'ailleurs, à cette attitude, Erin releva légèrement le menton comme par défi, ou fierté. Même si sa main tremblait encore un peu, crispée pour ne pas laisser paraître ces frissons, elle voulait pas simplement paraître plus faible qu'elle ne l'était déjà. Et la réponse à sa brève excuse soufflée à l'oral ne lui fit que rentrer sa tête dans ses épaules, laissant échapper un grognement pour toute réponse. La question était trop évidente pour mériter une réponse, et elles savaient toutes deux aussi bien l'inutilité de l'excuse posée que le triste naturel qui avait été posé sur ses épaules pour que sa première parole fut celle-ci.

Néanmoins, la suite lui fit lever son nez, et observer plus intensément la femme qui lui faisait face.

- Tant de fois profiter, tant de fois se fâcher
Tant de fois rompre ensemble et puis se renouer.
Tantôt blamer l'Amour, et tantôt le louer
Ils n'ont devant leurs yeux, qu'envie de posséder.

Tant de fois se montrer, tant de fois se cacher
Tant que leur volonté est aussi respectée.
Et ces hommes ne sont pas mieux qu'un soûlard dehors.
(Elle désigna d'un bras souple les tables sans les regarder.)
Que leurs mains ne recherchent encore qu'un corps.

Fusse le mien.


Erin souffla alors qu'enfin, son verre lui fut apporté. Elle ne faisait, en somme guère d'illusion, sur le fait que ces hommes là, tout aussi gentils qu'ils soient, ne voudrait que plus profiter d'une femme inquiétée, que chercher directement à la venger. Comme si cela allait lui apporter une quelconque satisfaction. Elle roula des yeux, et glissa quelques pièces, comptées, au tavernier. Observant d'un air peu engagé le liquide à la teinte à peine unie, Erin s'empara de sa lourde chevelure, pour la faire passer par dessus son épaule, devant elle, qu'elle ne traîne pas par terre, et que les nombreux bijoux accrochés n'attirent pas plus l'attention.

La jeune femme leva son verre pour rencontrer la bouteille et les faire tinter, hochant avec douceur la tête vers sa compagne du moment.

- Erin, répondit-elle simplement dans un premier temps, retenant visiblement quelques vers qui manquèrent de peu de lui échapper. Mais le temps n'était pas à la poésie, et elle doutait sincèrement que la blonde alcoolisée apprécie quelques verbes ampoulés. Et toi ?

Elle ricana légèrement, son rire un peu forcé s'élevant clair, qu'elle étouffa bien rapidement en prenant une gorgée du vin infâme ; elle grimaça.

- Il ne faut s'ébahir, disaient ces bonnes femmes,
D'une blessure il ne faut pas en faire un drame.
Et si vous souhaitiez rendre aux dieux ces êtres-ci
Je crains que ce soit une inutile énergie.


Elle haussa les épaules, soupirant un peu plus, véritablement lasse. Avant de descendre un peu plus son verre d'infortune. Elle devait néanmoins cesser tout de suite ses vers, car ils n'allaient pas à la situation. Et si leurs manières codifiées la rassuraient en un sens, ce n'était pas à celles-ci qu'elle devait se raccrocher pour le moment. Elle laissa aller un peu plus sa voix claire, laissant apparaître des tremblements involontaires.

- De plus... Je ne suis même pas sûre de pouvoir les retrouver. J'ai assez courue pour m'éloigner d'au moins un quartier, et si les pas résonnaient pendant un temps derrière moi, de même que leurs mots gras, ils se sont bien vite tus, heureusement.
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Aventure #5 écrite Dim 16 Déc 2018 - 15:22

D'une gorgée à l'autre, rien n'est pareil

Je sirotais de quelques gorgées ma bouteille, écoutant la voix de cette femme, aux traits harmonieux, qui s'éleva bien plus longtemps que tout à l'heure. Sa voix avait quelque chose d'apaisant et d'agréable, me faisant la fixer plus intensément encore. La boisson n'aidant pas à me rendre discrète à ce niveau, d'ailleurs. Le son était agréable oui, mais sa structure me faisait un effet étrange, pour ne pas dire dérangeant. Au bout de quelques phrases, je détournais mon regard et sirotais à nouveau, sans plus de mesure après avoir grimacé d'inconfort. J'écoutais à présent à peine ce qu'elle disait, de toute façon je n'étais même pas certaine de tout comprendre. Je saisissais les grandes lignes au moins, il me semble.

Avant qu'elle ne se présente, elle avait passé sa longue chevelure sur son épaule me révélant quelques bijoux, notamment celui qui fermait sa tresse. Scintillant et visiblement de très bonne facture. Mon regard fixait l'objet avec convoitise, mon esprit de hors la loi refaisant instantanément surface. C'était pour autant assez intriguant de voir un femme, parée de richesse, se déplacer ainsi seule, sans escorte. Pas une noble donc. Erin n'était pas une noble, j'en étais certaine. Elle n'avait rien de ces immondes humains. J'avalais une grande rasade, pour ensuite reposer lourdement la bouteille sur la table en soufflant mon nom.

❝ Lagertha. ❞

Pas de mystère ce soir, j'avais autre chose à faire que cacher mon identité et je n'en avais pas vraiment envie de toute manière. En la voyant grimacé après avoir bu son vin qui, d'ici, avait une odeur désagréable, je faisais glissé ma bouteille du bout du doigt, jusqu'à elle, l'invitant à y tremper ses lèvres d'un mouvement de tête.

Je changeais alors l'ordre de croisement de mes jambes et m'installais un peu plus confortablement dans ma chaise. Ses mots avaient tendance à me faire soupirer. Comment ça il ne fallait pas faire un drame d'une blessure ? Si elle l'avait cherché, pourquoi pas, mais ce n'était pas ce que m'exprimais son regard. Pourquoi rester muette et immobile face à de la violence injustifiée ? Mes mâchoires se serraient avant que mes bras se croisent, lui portant un regard en désaccord avec ses propos.

❝ J'ai tendance à croire que laisser faire sans rien dire, c'est approuver. Laisser faire sans punir, c'est pardonner. ❞

Mon regard se faisait plus insistant alors que je me redressais sur ma chaise, posant mes coudes sur la table et me projetant vers l'avant, vers elle.

❝ Est-ce que t'es une femme qui subit sans broncher, Erin ? ❞

Sur la prononciation de son nom, je montrais les crocs. Il était à la fois un son doux et une articulation mordante, si on lui donnait cet aspect. Je lui avais donné cet aspect. J'espérais vivement qu'elle me réponde par la négative. Je préférais même qu'elle ne me réponde rien plutôt que « oui ». Mon regard ne la quittait pas tandis qu'un homme se rapprochait de notre table. Il passa sur le côté pour zieuter sans retenue le visage d'Erin pretextant qu'il était certain de la connaître et de l'avoir déjà vu.

❝ Dégage crétin. ❞

Je l'envoyais paître d'une voix menaçante et ne lui avais accordé aucun regard à celui-là, ne lâchant rien de celui que je lançais à Erin. Ce soulard n'en valait pas la peine et à la tonalité de sa voix, c'était un garçon assez frêle qui s'était vu pousser des ailes après avoir ingurgité un peu d'alcool qui le manqua pas de souffler les effluves au nez de la demoiselle. Il se détourna alors sans demander son reste, après quelques secondes d'hésitation tout de même. Moi, toujours face à elle, j'attendais ma réponse.
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Aventure #6 écrite Dim 16 Déc 2018 - 18:02

A défaut d'avoir l'attention ou la compréhension, elle avait un nom.

- Lagertha, répéta la jeune femme en écho.

Elle aimait bien ce nom, simple, avec un rythme propre et marqué. Et si Erin évitait un peu de se laisser avoir par des vers redondant, préférant pour une fois s'éloigner des codes et du carcan rassurant qu'ils représentaient, cela ne l'empêchait pas pour autant d'apprécier la musique des mots, encore plus quand c'était le nom d'une personne.

Elle sourit.

Elle sourit, tirant ses traits un peu fatigués, les oubliant momentanément. Il fallait bien dire, que face à cette femme qui avait autant de manière et de franchise que sa propre famile, elle ne pouvait qu'être bien pour le moment ; c'était bien pour cela qu'elle allait régulièrement dans de tels lieux. Face à la bouteille finalement offerte, la jeune femme ne se fit pas prier plus, pour repousser de côté son verre de vin immonde que n'aurait certainement pas apprécié même un rat, et s'emparer de la bouteille.

- Merci, Lagertha.

Avant que sa compagne du table ne change d'avis, Erin porta le goulot de la bouteille à ses lèvres, pour en prendre une longue rasade, qui la fit grimacer et plisser, avant de prendre une grosse expiration. Les joues aux couleurs ravivées, elle glissa à nouveau la bouteille vers la blonde, hochant la tête pour la remercier une nouvelle fois. Pour recevoir directement le changement d'ambiance que posa son interlocutrice un peu saoule. A sa question, d'ailleurs, un coin des lèvres de la jeune femme se haussa, dans un air un peu méprisant. Non pas pour cette femme au franc parlé. Mais pour son propre passé, et l'ignorance. Et si Lagertha voulait montrer des dents, elle aussi en était capable.

Très légèrement, Erin se pencha en avant, enfonçant sa tête dans ses épaules, et son regard d'émeraude se fit plus froid.

- Si je subis sans broncher ?

Elle fronça les sourcils.
*

La jeune femme qui s'était échauffée, crachant parfois ces mots avec hargne et dégoût, prit une longue respiration et la bouteille pour en prendre une longue gorgée à nouveau.

- Contente ?



*Pour ceux qui ne verraient rien là, c'est normal : partie en hide.
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Aventure #7 écrite Dim 16 Déc 2018 - 19:54

D'une gorgée à l'autre, rien n'est pareil

Alors que j'étais penché sur la table, Erin répondait à mes attentes de la plus merveilleuses des manières, à mon sens en tout cas. C'était même au delà de mes espérances. Je le sentais venir dès les premières secondes où elle se pencha elle aussi vers moi, me laissant ainsi profiter d'autant plus des traits de son visage qui étaient subtilement floutés pas la présence de l'alcool dans mon sang. Les ondulations de sa voix étaient les mêmes que tout à l'heure, pourtant, cette fois-ci, j'en comprenais déjà mieux le sens. Il faut croire que je saisis mieux la vulgarité que les belles formules bien travaillés.

Je buvais presque ses paroles, le moindre de ses mots glissaient de ses lèvres jusqu'à mes oreilles. Je n'entendais plus qu'elle, le brouhaha ambiant avait complètement disparu, ou alors, accompagnait mélodieusement sa tirade. Bien qu'elle se présentait comme une âme vengeresse et que ses mots étaient aussi doux pour moi qu'une caresse, ce qu'elle me racontait me montait la moutarde au nez. Je serrais les dents pour contenir la hargne qu'elle faisait apparaître dans mes tripes, à l'encontre de chacuns de ses dégueulasses qui avaient osé la traité en propriété, en objet, en simple femelle tout juste bonne à être engrossée. Aucune femme, même celles dont le travail consiste à cela, dont elle faisait visiblement partie, ne devraient avoir à endurer ce genre d'irrespect.

Ca me dégoutait, de plus en plus, à chaque mot. A tel point qu'au bout d'un moment, je baissais les yeux dans une mine répugnée avant de reprendre ma place plus loin, observant la bouteille se faire embarquer après qu'elle eut finit son si joli poème. Je levais une babine de temps à autre, préférant détourner mon regard quand elle demanda plus ou moins mon assentiment, croisant mes bras sur ma poitrine.

Contrairement à ce qu'elle pouvait croire, ils méritaient tous que je me déplace pour leur arracher leurs partie à la seule force de mes mains. Je rêvais de les voir tous alignés devant moi, attendant mon châtiment et le sien.

❝ C'est pas eux qui mériteraient que je me déplace, c'est toi. ❞

Mon regard revint sur la bouteille que j'attrapais pour en avaler une nouvelle rasade avant de la laisser retomber sur la table, la maintenant dans la paume de ma main. Mes ongles se mirent à pianoter nerveusement contre le verre réchauffé, sur un rythme régulier. Je sentais le moindre de mes muscles se bander, uns à uns, des désirs violents bouillonnant dans mes veines. J'inspirais bruyamment par les narines avant de replonger mon regard dans le sien, des pulsions malsaines et brutales dans le fond des yeux, qui n'attendaient que d'être assouvies.

Le seul moyen pour que je ne tabasse personne, une fois encore, dans cette foutue taverne, c'était d'en sortir. Voilà, aller prendre l'air, c'est de ça dont j'avais besoin dans l'immédiat. L'odeur de sueur alcoolique était à gerber ici. Sans y faire attention, je sous pesais la bouteille dont il restait moins d'un quart. Je grimaçais à cette annonce et commandais d'un geste une deuxième bouteille au tavernier qui passait par là.

Il se passa quelques instants avant qu'il ne revienne, durant lesquels j'avais préféré ne rien dire de plus. Maintenant que j'étais servis, je finissais la première bouteille cul-sec avant de me relever, m'aidant de la table devant moi. C'était mal assuré, mais accomplis avec brio. Une fois debout et prête à quitter la taverne, je baissais les yeux vers Erin.

❝ J'ai besoin de prendre l'air, tu viens ? ❞

En tout cas, pas question de la laisser ici seule, pas si j'étais là. Si elle voulait rester ici, je ferais de même, mais si elle acceptait de m'accompagner dehors, je traverserais la foule en bousculant tout ce qui se trouverait sur mon passage, jusqu'à nous retrouver dehors.
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Aventure #8 écrite Mar 18 Déc 2018 - 16:57

Elle s'était trop échauffée.

Si facilement, comme si elle n'avait jamais quitté ce salon puant, il lui suffisait de fermer les yeux pour retomber dans ses souvenirs, voir ces langues avides, ou les visages fermés de ses parents qui ne pouvaient rien faire que de serrer l'instrument de musique qui leur avait été imposé. Tout cela, grâce à un n-ième salaud qui pensait comme tous les autres. Mais c'était pourtant si loin maintenant. Et même si elle en flamboyait de colère et de dégoût, Erin souffla profondément, vidant ses poumons jusqu'à leur limite, avant de prendre une longue inspiration.

Ceux-là étaient morts. Ils dansaient au bout d'une corde. Manquait seulement les autres. Ceux qu'elle ne connaissait pas encore, et qu'elle peinait à découvrir. Ceux qui cachaient leur face immonde derrière leurs masques trop riches.

Et puis il y avait cette femme-là. Grande, forte, belle et alcoolisée. Et si elle semblait à première vue, être loin d'être d'une érudite, sa présence et sa franchise ce soir lui plaisait. Même ce regard qui ne demandait que du sang et de la sueur. Quelque chose sur quoi passer ses nerfs trop tendus. Elle voyait même les muscles de sa mâchoire palpiter légèrement sous la tension.

Et pourtant, même elle sembla détourner le regard, quand enfin Erin la poussa un peu, s'adressant directement à la blonde. Mais pour une fois, les quelques mots qui sortirent des lèvres grondantes de la barbare la laissèrent circonspecte : elle ne s'y attendait pas. Erin pouffa de rire quelques instants, une lueur amusée chassant en partie le voile de fureur qui traînait encore dans son regard.

Plutôt que de répondre directement à ce qui pourrait être pris pour une invitation dans un autre contexte, Erin laissa la guerrière décanter un peu les informations et la situation. C'est sûrement à ce moment là que la jeune femme reprit conscience du brouhaha ambiant de la taverne, et rougit légèrement de s'être emportée dans un tel endroit. Ce n'était pas vraiment des mots ni des révélations qu'elle se laissait à offrir généralement, encore moins dans un tel lieu.

Un soupir, et un regard.

Leur silence qui s'étendait un peu ne semblait pas pour autant la calmer, Erin admit son erreur, quand finalement, Lagertha se redressa, proposant une sortie, bouteille en main.

- Je viens., répondit-elle simplement, laissant sa longueur chevelure se balancer à nouveau derrière elle.

Puis elle la suivit dehors profitant du passage que sa compagne du soir lui offrait largement.

- Tu sais. Ceux-là sont morts, lâcha-t-elle, l'air du soir les accueillant, vif. Suis-moi.

Attrapant pendant quelques instants le poignet de Lagertha, Erin s'élança à travers la petite foule naturelle devant la taverne. Au moins, ces lieux-là, elle les connaissait et appréciait les parcourir quand la nuit tombait, étendant ses ombres et ses lumières dansantes. Lâchant le poignet emprunté, Erin guida en silence le duo à travers quelques autres rues, jusqu'à une petite fontaine, un peu excentrée. Même ici, un lampadaire illuminait timidement la place, et un brûlot en fer avait été posé, où quelques braises crépitaient. Magiques ou non, elle ne savait vraiment.

A cet endroit, dans cette ambiance plus particulière, la tenue de la danseuse prenait aussi une autre teinte. Apparaissaient plus clairement les centaines de petits bijoux, chaînettes ou paillettes qui reflétaient les quelques lumières à chaque mouvement, de même que dans le presque silence de la nuit, la place un peu à l'écart des rues encore vives, chacun des tintements prenait une place plus importante, et l'on entendait plus clairement cette étrange mélodie, ce curieux rythme.

D'un saut, elle grimpa sur le rebord du bassin, observant de son petit promontoire Lagertha et sa chère bouteille.

- Tu peux souffler. Tu peux crier. Tu peux pleurer, de même, ajouta-t-elle avec ses propres yeux embués des souvenirs. Tu peux taper la pierre... même si tu risques de te faire plus de mal qu'autre chose. Mais rassures-toi. Ces langues là ne sont plus que pendantes, pour trouver un air qui leur était interdit. Et si tu veux utiliser ta sueur dans autre chose. Tu n'as qu'à demander.

Un dernier soupir.

- Enfin. Tu avais raison sur un point. Je n'aurais pas juste dû fuir, ce soir. Mais mes bras ne sont pas fait pour le combat. Mon corps, je l'utilise pour les arts, la danse, le chant, les mots, ou quelques autres vices. Mais là, mes cris restaient bloqués, incapables de sortir, et devant mon regard, les rares passant détournaient les yeux. Dans un tel cadre. Tous attendent qu'une personne agisse, mais au final, rares sont ceux qui font un pas. Elle haussa les épaules et étendit un bras élégamment vers Lagertha, ou bien pour la désigner, ou bien pour demander la bouteille. Mais tu t'énerves pour moi. C'est amusant, et chou.


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Aventure #9 écrite Mer 19 Déc 2018 - 21:10

D'une gorgée à l'autre, rien n'est pareil

Elle venait, c'était le principale. Bien vite cependant, la tournure des choses prit un court que je n'imaginais pas, pour autant que je sois en mesure d'imaginer quoi que ce soit dans l'état alcoolisé que j'étais. A peine dehors, l'air frais vivifiait déjà mon esprit, je humais la brise fortement teinté par les effluves de ceux venu prendre l'air également, avant que je ne sente mon poignet prit par une main. J'allais pour réagir et me défaire instinctivement quand je vis que cette fameuse main appartenait à nul autre qu'Erin. Je roulais alors les yeux vers le ciel et me laissais faire, traversant la petite foule sans trop d'encombre.

Une fois sortie, je la suivi tout naturellement, sans un mot et elle non plus. Elle prenait la tête de notre marche et j'en profitais pour l'observer distraitement. Mon regard n'était pas appuyé ni avide, j'étais presque certaine qu'elle était habituée à les sentir ceux-là. Je ne voulais pas lui en imposer un de plus. J'observais donc plus allègrement les rues, le ciel, la nuit et les étoiles, marchant à une allure lente et un peu vacillante. Je n'avais même pas ingurgitée une bouteille à moi toute seule après tout et puis, je tenais assez bien l'alcool pour ne pas m'écrouler maintenant. Je n'étais cependant pas des plus alerte, il faut bien le dire.

Puis on arrivait enfin, visiblement, auprès d'une petite fontaine timidement éclairée. Elle s'approcha avant de se hisser sur le rebord, me faisant face après que je me sois rapproché. Je l'observais d'en bas, haussant un sourcil d'un air interloqué. Je ricanais doucement quand elle m'invita à extérioriser ma rage, de manière bien différente des miennes. Ça ne suffirait jamais, jamais pour moi. Être sorti de la taverne avait déjà un peu calmé le jeu cela dit, mais des stratégies aussi futiles ne me suffirait pas. Si j'avais besoin de frapper c'était pour sentir la douleur au bout de mon poing, en recevoir aussi pourquoi pas. La pierre, qu'est-ce qu'elle pouvait m'apporter à part du froid ? Et puis, la fin de sa réplique m'arrêta, prenant un air sérieux je lui répondais aussitôt.

❝ Je ferais jamais ça. ❞

Lui demander ? Non, il en était hors de question, je n'étais pas comme ça. Autant je ne demandais que rarement leur avis aux hommes, ils avaient bien trop le monopole du pouvoir pour que je leur en laisse encore. Les femmes, c'était bien différent. Elles, elles n'avaient qu'à disposer de moi et pas l'inverse. Je me gardais cependant bien de lui dire, étant encore moins du genre à appâter une femme par des mots, ou part quoi que ce soit d'autre.

Je me sentais contrarié et je le faisais savoir d'un grognement. La suite ne m'aidait pas, me racontant que les passants qui semblaient l'avoir vu n'avaient même pas levé le petit doigt. Je crachais mon dégout dans un soupir prompt. Le fait qu'elle trouve amusant que j'ai de l'égard pour elle, je n'appréciais que moyennement et ne répondit d'ailleurs rien à cela. Elle me tendait le bras, quémandant la bouteille. Je lui donnais en détournant le regard, rejoignant dans le même mouvement la fontaine vers laquelle je me penchais pour arroser mon visage de son eau fraîche, par deux ou trois fois. C'était agréable.

Puis je me retournais, m'asseyant lourdement sur le sol, laissant mon dos reposer sur les bords froid de la fontaine, dans un soupir long et marqué. Moi qui avait besoin de me vider l'esprit de la journée passée, voilà qui était chose fait. Mes pensées n'allaient pas du tout vers Ezelya et notre entrevue et elles n'allaient que trop rarement vers Sig et Hedda. Le peu de fois où elles étaient pour elle, je me sentais coupable d'être ici plutôt qu'avec elles alors sans attendre, mon esprit les évinçaient. Pas très glorieux tout ça.

Je ramenais un genou vers moi avant d'y poser nonchalamment mon bras. Puis je tournais mon visage vers Erin, toujours sur son perchoir et tandis à mon tour ma main vers elle pour récupérer la bouteille.

❝ Si fuir était ton seul moyen de défense, alors t'as bien fais. Mais, est-ce que tu as une arme sur toi au moins ? Au cas où ça dérape. ❞

Et puis l'alcool commençait à me pourrir l'esprit. Je ne comprenais pas ce qu'elle faisait là, pourquoi elle faisait ça et pourquoi elle restait ici. Moi qui préférais éviter un maximum cette ville, d'autant plus à cause de ces cons qu'elle semblait côtoyer régulièrement. Exaspérant. Je soupirais à nouveau bruyamment. J'avais beaucoup de questions qui m'empoisonnaient l'esprit, il valait mieux pour moi que je les sortes. Mais l'aversion que j'avais pour tout ça se lisait facilement sur mon visage grimaçant, je le sentais, alors je préférais regarder devant moi et non vers elle.

❝ C'est ton choix de faire ça ? Je veux dire, c'est vraiment ce que tu veux ? T'en as pas marre de t'en prendre plein la gueule comme ça ? Et même si tu répare ce qu'ils te font, pourquoi tu continu ? En plus c'est pas comme si c'était rare de croiser des connards par ici, c'est vraiment dans ce merdier que tu veux continuer ta vie ? En plus t'as l'air de fréquenter la Haute, c'est encore pire... ❞

Sur la fin, je m'étais tout de même tourné vers elle, un air dégouté peint sur le visage, avant de m'en détourner en grondant, quand j'arrivais à ses yeux. Qu'est-ce que j'espérais de ses réponses ? Qu'elle m'avoue vouloir partir et qu'elle me demande de venir avec moi ? Ce n'était même pas ce que je lui souhaiterais. Ce que c'était agaçant de s'intéresser à des inconnus. J'avalais une gorgée d'alcool, celle ci me paraissant bien plus brûlante que les dernières, évacuant sa chaleur dans un râle tordu.
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Aventure #10 écrite Mar 5 Mar 2019 - 18:41

Pendant si longtemps, elle avait eu la folie douce d'un de ces Ombres épineux. Elle avait beau ne jamais en avoir vu, ne s'étant jamais attardée dans ces contrées plus au nord, mais l'image qu'elle s'en faisait lui semblait bien proche de la sienne.

Si longtemps repliée sur elle-même, elle s'était gavée des larves de violence,asticots grouillant dans ses sillons traumatiques. Elle leur avait des chants hideux et extatiques, des crissements et larmes entremêlées dans un nœud de corps ensanglantés. Un instant repue, elle s'était alors gonflée comme un ballon de baudruche, au bord de l'implosion, et avait illuminé chaque pensée de sa dévastation.

Puis elle s'était hissée au-dessus des abysses et avait contemplé, impavide, les gouffres réunis qui n'attendaient plus qu'elle. Mais alors que ces Bêtes connaissaient volcans, chaleurs diluviennes ou même les froids qui pouvaient tuer, elle ne connaissaient que les grands espaces où l'air est si vide que l'on y respire plus, et qu'on éclate, aussi gros qu'un sanglot. Là où ils marchaient dans la brume, elle s'enfonçant dans les dédales de la capitale. Et où l'un arrachait des corps en meutes, elle n'était finalement plus que seule à s'accrocher aux murs qui gardaient les secrets.

Qu'un coup de vent, une brise à peine, effleure son échine ou s'infiltre dans ses tentatives qu'elle se déployait déjà, étendant ses épines vénéneuses sur toute la surface de ses lèvres et de son corps,s'y réfugiant au plus profond. Là, protégé, croyait-elle, des agressions du hors, elle se rongeait tout autant ses propres intérieurs, et se nourrissait des guerres intestines.

Mais contrairement à toute chose faible qui survit, elle était seule. Et dans ces moments presque hors du temps où l'une grognait à ses paroles, il en fallait bien peu pour qu'elle ne se fasse pas emporter dans cette tempête de roses. Trop rapidement s'ouvre la chair, une cicatrice par souvenir, et dix par colère qui n'a pas pu sortir. Et dans sa gangue d'épingles où elle saignait sa folie douce et suppliait parfois qu'on l'égorge ou qu'on couse sa mémoire d'un autre temps, elle continuait à tirer sur la corde.

Alors, comme tant d'autres, quand ces souvenirs de leurs airs avides et de leurs secrets trop gardés remontaient de trop. Quand elle ne voyait plus que les sacrifices de son corps. Quand elle ne voyait plus que ces marques invisibles qui la marquait. Elle but. Une longue gorgée de cette liqueur qui courut dans ses entrailles, noyer ce surplus bouillant et le calmer pour quelques temps.

Erin avait trop parlé pour ne rien dire. Elle qui avait offert des conseils inutiles pour se calmer, n'avait finalement que rajouté un peu d'huile sur le feu qui résistait dans l'esprit brumeux de sa compagne d'un soir. La jeune danseuse avait été plus touchée par l'agression, plus tôt, qu'elle ne le pensait... Et elle grogna à son tour, reprenant le fil du présent par cet écho bienheureux.

- Le plus souvent, oui. Rien de bien visible, ni qui peut faire peur, je le crains. Et vu ma maîtrise des plus communes, une personne habile n'aurait que trop vite fait de la retourner contre moi, pour cela que je préfère d'autres. Mais... De ces agressions, parfois tout se fige seulement.

Elle souffla, et secoua la tête de dépit, déposant la bouteille sombre aux côtés de Lagertha... Dont les propos parvinrent à lui faire hausser un sourcil. Que de curiosité, soudainement, venant de celle qui n'avait que si peu parlé d'elle. Mais pouvait-elle vraiment lui en vouloir, elle qui semblait si... guerrière, si loin de ce qu'Erin pouvait représenter à un seul moment. D'un côté, la danseuse à l'habit léger et sonnant. De l'autre, celle qui venait peut-être du nord aux airs durs. D'un côté, celle qui n'avait pour elle que ses mots. De l'autre... Celle qui lui offrait un visage peint de dégoût.

- Que veux-tu que je réponde, Lagertha, après m'avoir offert ce visage ? Le fait de savoir que j'ai quitté une situation merdique, condamnant un noble à mort et sa famille à l'oubli, pour mieux retomber dans un même milieu,mais cette fois choisi allégerait ton cœur ? Savoir qu'il y aurait peut-être autre chose que simplement mon corps pour eux -chose qui se fait pourtant très rare, encore plus dans ce milieu- animerait ton âme d'un feu nouveau ? Si toi, tu les méprises simplement par on-dit, ou peut-être plus, qui sait, je ne sais rien de toi. Qu'est-ce que cela fait de moi, qui pose mes mots, ma voix, ou mon corps sur quelques idées qui peuvent apparaître ? Comment me vois-tu, alors ?

Erin avait haussé la voix, sur la fin, grognant, et ses yeux tremblaient sûrement de hargne. Et pourtant, pour son propre ego, son pied commença à marquer un rythme, faisant résonner les paillettes de métal de façon plus profonde et prononcée, dans cette place sombre. et sa voix s'éleva, chanson sans parole, air imprécis mais pourtant choisi, qui montait, cri de l'âme, aux résonances marquées. Avec ce pied qui s'écrasait sur le rebord de la fontaine. Et ces cercles de métal composant sa tenue, offraient aussi une sorte de mélodie sombre,justifiant leur nombre, et leur forme si légèrement différente qu'ils ne le paraissaient pas au premier abord.

Etait-elle une ombre, finalement ? Elle qui chantait, sourdement, presque en transe. Qui dansait à peine, avec ce brûlot de faire qui faisait rougeoyer ces petites lames rondes. Et le chant étrange, continua, s'étendant avec ses chutes et ces reprises, et cet écho qui seyait si bien à celui-ci, grâce à la petite place vide, pour qu'enfin le tout s'éteigne dans un dernier rire, cri, ou autre murmure de l'âme.

Vivant encore dans la résonance qui peinait à mourir, Erin vint s'asseoir, le souffle court, et le regard perdu.

- Comment me vois-tu, toi qui ères ici, où tu détestes chaque pas et chaque rencontre ?





*Son chant (Jusqu'à 15:10 environ)
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Aventure #11 écrite Dim 10 Mar 2019 - 13:52

D'une gorgée à l'autre, rien n'est pareil

De ce que j'en entends, mes questions ne lui avaient pas fait que du bien. C'était prévisible après tout, j'avais presque dénigré, sans la moindre retenue, ses choix. Son grognement détourne mon visage d'elle, avec une culpabilité naissante que je tenais muselée à tout prix. Foutue alcool, foutue esprit, je suis si conne et si pathétique. Et je ne peux même pas y changer quoi que ce soit, le liquide brûlant s'est déjà trop immiscé dans mes veines.

Sa réponse, en accord avec l'alcool, tends mon visage en une grimace perdu entre surprise, questionnement et frustration. Si j'avais consentis à le tourner à nouveau vers elle, ses paroles se tranchant mon âme comme une épée mal aiguisée. Pourtant, mon visage ne se détendait pas, au contraire, mes yeux qui la défigurait alors qu'elle semblait me reprocher de lui lancer pareil regard, de lui exprimer pareil avis. Je n'étais pas tendre, c'est vrai, encore moins maintenant, mais la réalité de sa condition me dégoutait et je n'y pouvais rien.

Aucun mot ne réponds pourtant à ses sollicitations. La véhémence dans sa voix me paralyse, ou m'enlève toute envie d'y répondre. Pourquoi est-ce à moi qu'elle semble en vouloir ? Parce que je la juge ? Elle et ses choix ? Ne devrait-elle pas plutôt se remettre en question plutôt que de mépriser le jugement des autres ? Ce n'est pas ça pourtant qui me mets en colère, c'est bel et bien la façon que j'ai de me conduire avec elle. A croire que je lui en veux d'être ce qu'elle est, moi qui ne la connais même pas.

Je détourne alors mon visage résigné d'elle, jusqu'à ce que ses paroles marquent avec insistance sa hargne. Je me sentais réprimandée, comme une enfant mal élevée, c'était sans doute le cas, mais alors que j'en étais écœurée, elle se met à marquer le rythme de ce qui semble être une mélodie. Mes sourcils se froncent devant l'incohérence d'une telle réaction. Et bien que sa mélopée sombre avait quelque chose d'attrayant, même de semblable à ce que je connaissais et affectionnait, je ne me laissais pas le plaisir de la contempler, préférant écouter sans participer, mes yeux détournés d'elle, comme contraint et forcé. Finalement, elle rit, réaction qui me crispe davantage. Moi qui ne comprenais pas grand chose de ce qui m'animait, je comprenais encore moins ses réactions à elle. Et sa question n'arrange rien, au contraire.

Je crache mon amertume dans un souffle, roulant les yeux vers le ciel.

❝ C'est pas les rencontres que je déteste, c'est les gens que je hais. C'est les gens qui foutent la merde, c'est pas les croiser. ❞

Je soupire à nouveau, mon crâne mimant la négation par quelques pivotement. Mon corps repousse le vent, envoie valser l'atmosphère par des revers de mains. Il s'agace, trésaille, mes poings se ferme, ma mâchoire se serre.

❝ Qu'est-ce que tu veux que j'te dise ? Je te vois comme une femme qui vis par dépit, pas par choix. Je te vois comme quelqu'un qui ne sais pas nager et qui se tiens sur la pointe des pieds pour garder la tête hors de l'eau. ❞

Je soupire à nouveau, allégrement, avant de me relever en m'aidant des pierres de la fontaine. Mon corps vascille, mais je parviens à me redresser et à me tenir droite, me présentant face à elle, la désignant, elle et son corps, d'un geste de la main mal assuré.

❝ Tu vis même pas pour toi même, comme tu voudrais que je te vois ? Je te vois même pas vraiment, toi qui vis pour satisfaire les désirs des autres. Où tu es là dedans ? ❞

Je grimace à nouveau, de dégout, de dédain presque. Je récupère la bouteille, en avale une nouvelle rasade, mon corps se tordant en arrière sous l'ampleur du liquide abominable. Dans un râle bruyant, je détache mes lèvres du goulot froid, laissant retomber mon bras sur le côté de mon corps. De mon regard troublé, j'observe tout autour de nous. Cette conversation, cette rencontre, comme elle le dit, je la déteste. Je n'y vois rien de plaisant, que ce soit venant d'elle ou de moi. Moi qui avait désiré son corps quelques instants, maintenant, je ne le voyais que comme l'exutoire de tant de charognard, plus dégueulasses les uns que les autres.
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Aventure #12 écrite Dim 10 Mar 2019 - 14:32

Comment donc, tout cela avait pu changer aussi vite.

Comment avait-elle pu, ne serait-ce qu'un instant admirer cette personne à l'haleine venimeuse qui crachait tout son alcool. Ou l'inverse, elle ne savait dire exactement. A regarder cette grande blonde, du nord ou d'ailleurs, elle avait pensé voir quelqu'un de fort. A entendre sa colère contre la noblesse, ou plus largement, les gens de la cité, elle avait supposé une colère sourde. Mais que cette dernière s'évertue à la haïr et à la couvrir de dégoût, elle ne s'y était pas forcément attendue. Il fallait finalement croire que sa tête qui ne supportait pas les vers, avait été bouffé par ceux d'une autre sorte, il y a bien longtemps.

- Je vois. Qu'une femme telle que toi, dont je ne sais rien, et qui ne sais rien me couvre de tant de dégoût n'est ...

Sa voix mourut dans l'écho de l'eau derrière elle. Toujours perchée, elle faisait face à celle qui faisait, à vue de nez, une quinzaine de centimètres de plus qu'elle. Et même si elle s'efforçait de garder une voix calme, son corps tremblait de rage par moment, couvrant la place des étincelles de son qui couvrait sa tenue entière.

- Tu marches entre les mondes
d’un pas de somnambule
et tes yeux funambules
ont attrapé les cieux
pour mettre en leurs pupilles
le gris d’une tempête alcoolisée.

Sais-tu ce que tu dis. Sais-tu ce que tu offres, de toi ou des autres ? A part creuser un grand trou dans les murs de ton propre crâne, pour repeindre au déni d'un grand coup de rouleau les restes de te santé, que fais tu ? Et quand quelqu'un ose gratter le ciment, à s'en ensanglanter les ongles, pour y laisser rentrer un peu de lumière dans un rayon, toucher le dedans par cette meurtrière, que fais-tu ? Je me moque, d'ici et là, des ombres de tes squelettes ou tes fantômes secrets aux lèvres recousues. Je me moque de ce que tu mets sur moi, pour oublier que j'existe en tant que moi simplement. Tu n'es plus une adolescente aux émois trop vifs, tu n'as pas à reléguer ce que t'es sur la porte. Et même ainsi, tu continues à boire, pour faire évaporer dans l'alcool, tous les souvenirs recueillis de tes années. Que fais-tu ?


Erin serait ses petits points, aux jointures blanches. Et les quelques tremblements qui l'accompagnait faisait toujours cliqueter ses paillettes de métal, s'entrechoquer ses bracelets dorés. Sons qui marquaient chacun de ses mots. Et pourtant, d'accusatrice inquiète, elle se transformait doucement, dans son ton.

- Tu auras beau me peindre de tous les maux du monde. Et de tous tes dégoûts, Lagertha. Tu auras beau m'ensevelir sous tous les reproches que tu veux. J'ai peut-être couché ici et là. J'ai peut-être dansé sans qu'ils me touchent. J'ai peut-être offert ma voix et mes mots pour leurs oreilles impures. Ça fait pourtant bien longtemps que j'ai perdu pied, et que j'ai appris à nager. Et si je fais cela. Si je fais ces sacrifices qui donnent naissance à ces vers invisibles qui siègent sous ma peau. C'est bien par choix, pour finir de purger ceux qui ont fait de moi cela, et peut-être pire à ma famille. Alors non. Même pour ta peau que je mordrais pourtant bien volontiers. Je ne suis pas perdue.

Moi.


Un soupir, plus profond, et Erin secoua sa tête lourdement. Que pensait-elle vraiment à ce moment. Se pensait-elle sacrifiée, par elle-même ? Elle qui s'était levée, égérie de son village, pour condamner ces actes ? Jusque quand pourrait-elle garder ce menton haut, alors qu'elle traînait tous ces cadavres disparus, ces poids de la noblesse qu'on lui avait accroché.

- Je ne compte pas fuir.

Fuir ? Pourquoi avait-il dit cela, était-ce pour la blonde, ou pour elle ? Erin plissa les yeux. Pourquoi elle s'inquiétait toujours autant pour ces cas perdus, qu'elle ne connaissait pourtant pas, bons dieux.

- Les silhouettes indifférentes
arrachent morceau
par
morceau
chaque parcelle de peau
d’émotion
sentiment

Et bientôt de toi ne restera que
des trous
où vivaient autrefois des tourbillons.
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Aventure #13 écrite Dim 10 Mar 2019 - 15:32

D'une gorgée à l'autre, rien n'est pareil

Elle commence à me répondre, mais j'entends déjà dans ses mots que je ne suis légitime de rien, à la juger ainsi et elle à raison. La colère gronde pourtant dans mon ventre et je préfère me détourner d'elle, en avalant à nouveau une rasade d'alcool. Les cliquetis que faisaient sonner ses mouvements envahissaient mes oreilles, dans un brouhaha qui n'allait pas tarder à me rendre folle.

Quand elle commence à déblatérer, de sa manière bien personnelle, je me présente à nouveau face à elle, avec une grimace irritée et agacée. Je ne faisais même pas vraiment attention à ses paroles que je ne comprenais, de toutes façons, déjà plus. Ne pouvait-elle pas parler simplement ? Plutôt que de se parer de trop de tournures alambiquées. Je souffle à nouveau mon amertume, comme une Chimère acculée. Et pourquoi je reste d'abord ? Alors que cette confrontation n'a ni queue ni tête, que je ne l'a connais pas et que visiblement, je fais tout pour ne pas la comprendre ?

Mes pas m'éloigne et me rapproche d'elle, je tourne en rond en écoutant à peine ce qu'elle me dit alors que pourtant, quelques mots me massacre. Est-ce que je sais ce que j'offre aux autres ? Bien sûr ! Rien. Surtout à elle. A chaque allé-retour, mon regard injecté de sang se pose sur elle à mesure que ses paroles fusent, puis je me détourne à nouveau. Comme une bête sauvage en cage. Pourtant, autour de moi, il n'y en a aucune, seulement celle que je m'inflige en restant là. Voilà qu'en plus elle s'aventurait à évoquer mes propres démons. Quelle erreur. Mes pas agités ralentissent alors quelque peu, comme tamisé par la haine, la vraie, la noire, celle qui est là dans mon cœur recouvert par le ciment dont elle a parlé.

De ces autres paroles, je comprenais qu'elle ne subissait pas tant que ça, que ses agissements étaient même presque calculé, à la mesure d'une vengeance qui s’exécute lentement, mais sûrement. Était-ce seulement vraiment cela ? Quand je crois m'en rendre compte, je me tourne vivement vers elle, la mine interdite, la jaugeant de haut en bas, comme si je mettais à jour mon jugement. Peut-être l'avais-je mal interprété, ne voyant que ce que je voulais bien voir. Pourtant, sans que je le veuille, la colère ne se taisait pas et plutôt que la prendre pour responsable, elle se tournait à nouveau contre ces charognards qui usaient et abusaient d'elle.

Je déglutis bruyamment, mes babines se retroussant en me détournant à nouveau, la mine dégoutée par autre chose. Pourtant, mes épaules s'étaient alourdis devant la réalité et alors que j'amène la bouteille à mes lèvres, mes mouvements sont moins brusques, moins violents et moins rudes. Je crois qu'elle m'avait calmé, d'une certaine manière, sans même comprendre la totalité de ce qu'elle avait dit. C'était suffisant et déjà, mes yeux se perdaient dans le lointain des rues sombres, éclairées par quelques lumières.

Et à ses derniers mots, mon regard trouve le sol, dans un mutisme étrange, comme accablée par la réalité qu'elle décrivait. Ma réalité, celle qui me voulait fermée à tant de choses, tant d'émois, tant de sentiments. Ça m'était égal, normalement, j'avais fais le choix de mettre de côté tout ça, de ne pas les voir car j'avais plus important à faire avant de leur laisser de la place. Plus important, qui nécessite justement ne pas en avoir. J'observe la place, avec distance, ma poitrine se soulevant doucement dans une inspiration plus mesurée.

Je me retourne alors et retrouve son regard, m'avançant quelque peu pour lui faire face tandis que son perchoir la plaçait un peu plus haut, malgré sa petite taille. Je lui tends alors la bouteille, dans laquelle ne reste plus grand chose de son breuvage.

❝ T'as p'tet raison, je serais bientôt plus que du vide. Mais j'en ai besoin de ce vide, c'est ma manière à moi de nager. ❞

Un léger ricanement vient soulever mes épaules. Ce que je disais ne voulait absolument rien dire, pour personne d'autre qu'elle en tout cas. Je soupire alors, allègrement, mon regard se déposant sur son visage troublée par ma vision alcoolisé. Mes épaules se soulève à nouveau, l'air un peu dépité.

❝ Qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ? Il y a pas assez de personnes pour gratter le ciment. ❞

J'attrape alors sa main, peut-être un peu brusquement et la fait se mouvoir au creux de la mienne, l'observant comme un objet de valeur que j'aimerais prendre.

❝ C'est pas avec tes petits doigts tout fins que tu va faire quoi que ce soit. ❞
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Aventure #14 écrite Dim 10 Mar 2019 - 16:43

Elle tournait en rond comme un tigre en cage. Tombée si loin d'elle que nulle voix n'atteignait plus son corps, pas même la sienne. Voyait-elle sa souffrance comme elle lui montrait ? Son corps semblait mû par des cordes invisibles qui l'empêchait de parler, de respirer, même. Un regard vers Erin, et hop, la voilà qui se détournait encore...

Alors, d'un coup, comprenant au moins la source d'un mal, qui martyrisait son esprit fatigué, Erin se força à cesser de trembler. Alors, plus un bruit. Plus un carillon. Plus une étincelle de son. Rien que leurs souffles et les pas rageurs de la guerrière. Rien de plus que ce clair de lune qui semblait projeter sa lumière contre le brûlot de fer qui finissait doucement de crépiter.

Elle tournait en rond, comme un tigre en cage. Chaque regard qu'elle lançait en dehors de celle qui était sienne, propre et invisible, semblait brûler la jeune danseuse nocturne sur place, qui retenait parfois sa respiration, dans ces moments. Dans ce moment unique où le regard était enfin échangé. Plein d'inquiétude, de hargne et d'une fierté que les mains des nobles n'avaient pas réussi à effacer de son côté.

Puis enfin, la Bête se calma, et ses pas cessèrent jusqu'à ce que ses talons raclèrent le sol, pour se tourner face à elle. L'air de la femme du nord arracha un sourire à la chanteuse. La surprise, le jugement hâtif. C'est au moins qu'elle faisait du bon boulot, même si la référence de son secret n'était ici qu'une femme à l'esprit déjà brouillé. Mais... C'était une bien courte victoire, car à peine cet instant passé, l'air dégoûté revint, sans qu'Erin n'en attrape la cible cette fois. Ce n'étaient cependant plus les mêmes gestes, ni la même colère, ça, elle le voyait. Mais... autre chose.

Erin reprit la bouteille tendue, observant le contenu sombre à travers la bouteille, et lâcha un soupir. Un fond. C'était mieux que rien. Et tandis qu'elle portait le goulot à ses lèvres, sa compagne du soir reprit parole, lui faisant froncer les sourcils. Unique écho des bijoux.

- Plus(se). Pas seulement plu(s), corrigea la jeune danseuse. En espérant que ce qu'il ne reste à la fin, ne soit pas que la haine, et la hargne qui semblent pourtant déjà te consumer si sûrement. Et...

Et elle se tut, interloquée par le geste de Lagertha, prenant sa main. La différence entre les deux devait être marquante. D'un côté, celle d'Erin était petite aux doigts longs et fins, les ongles peints et la peau douce de ceux n'ayant jamais manié une arme. De l'autre, celles d'une guerrière, barrée de cicatrices, et usées par le maniement des des armes. Tout qui les différenciait, visiblement.

Et, tournant sa main dans celle qui la tenait, Erin enfonça ses ongles sans retenue dans la peau de Lagertha.

- J'ai beau hurler dans ma poitrine, les mots rebondissent seulement contre mes côtes, plus sourds qu'un battement de cœur. Mais si je semblais si morte, si peu moi, si peu humaine et vive d'esprit plutôt, c'est peut-être que je le suis. Mais ceci, est en tous cas le choix. Et même ces mains-là peuvent se clouer dans ta chair pour écarter tes côtes et voir le rapace en colère qui y dort.

Elle la regardait fixement, sans ciller, presque impérieuse.

- Et j'ai su faire parler des corps, au péril du mien, certes. Ce n'est pas une guerrière à la carapace de métal qui a mis ses propres pensées de côté qui m'arrêtera de vouloir la sauver. Fusse d'elle-même.
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Aventure #15 écrite Dim 10 Mar 2019 - 19:00

D'une gorgée à l'autre, rien n'est pareil

Sa peau est douce et même avec la rudesse de la mienne je pouvais le sentir, malgré aussi le manque de sens dont je disposais, à cause de l'alcool. Mais ce n'était pas ça le plus étonnant, car après tout il n'y avait rien d'étonnant là dedans. Non. Ce qui était surprenant, c'est cette sensation qui mord ma peau, en mon poignet ou autre part, je ne savais même pas identifier précisément l'endroit. Et si on pourrait penser que l'alcool atténuerait la douleur, j'ai l'impression que c'est tout l'inverse ici.

Mes crocs se dévoilent en un grognement rauque tandis que mes yeux, injecté d'un sang chaud, cherche la source de la douleur. Quoi ? La main d'Erin ? Et pourquoi donc ? Alors se détachant de ma main, mes yeux trouvent ceux de la brune aux yeux verts, d'un air tout à la fois interrogatif et colérique. Qu'est-ce qu'elle me voulait celle-là à la fin ? Successivement et sur un rythme soutenu, mon regard passe des ses yeux à sa main sans comprendre ce que je devrais peut-être comprendre.

Mes crocs se montrent à nouveau alors que j'écoute à peine ce qu'elle dit, bien que mon inconscient ne cesse de s’imprégner de ses paroles. Alors sans mesure, sans sommation, j'attrape cette main qui me blesse, de celle qu'elle à mordu et tire le corps qui y est accroché vers moi, la forçant ainsi à descendre de son perchoir qui lui donne trop de témérité à mon goût. Ses carillons sonnent avant de se stopper. L'emprisonnant fermement, je la maintiens de sorte qu'elle ne puisse pas s'échapper alors que de ce mouvement je l'ai déjà forcé à se rapprocher près, très près de moi.

A dire vrai, son visage n'est qu'à quelques centimètres du mien quand sa taille me force à le baisser pour y visser mon regard. De là elle sentirait mon souffle alcooliser se mêler au sien. Elle entendrait tout aussi bien mes dents se serrer. Elle verrait surtout la braise devenue déflagration dans me regard. Pour qui me prenait-elle ? Ma sauveuse ? Et quand a t 'elle pu croire un instant que je pourrais en avoir besoin, surtout d'elle ?

❝ Qui tu es toi, pour croire que j'ai besoin d'être sauvé ? Pour prétendre pouvoir le faire ? ❞

Et comme si ça ne suffisait pas, ma main libre vient attraper sa mâchoire fermement, peut-être un peu trop. Mon regard s’assombrit, tellement trop. Ma voix s'extirpe de mes dents serrées, lui donnant un allure sauvage et cruelle. Mes yeux la transperce et mon visage se rapproche encore du sien.

❝ Je n'ai besoin de personne, c'est clair ? ❞

Et puis mon sang n'ayant fait qu'un tour, je me rends à l'évidence face à la violence dont je fais preuve, envers cette même femme que je plaignait tout à l'heure, de devoir la subir quotidiennement. Mes doigts se crispent sur sa peau et une nouvelle grimace déchire mon visage. Je souffle comme une Chimère et la relâche, un peu brusquement j'en conviens, faisant sonner tous ses bouts de métal. Cette fois-ci, profitant de ma hauteur, je lui lance un regard sombre.

❝ Il y a des fois où fuir est la meilleure solution. ❞

Fuis Erin, fuis. Regarde ce dont je suis capable. Imagine ce que je pourrais te faire en devenant aussi vide que ce que tu me prédis. Vois qui je suis et fuis. Ça vaut mieux pour toi et sans doute pour moi. Mais si tu ne le fais pas, je t'y forcerais. Car si tu ne fuis pas maintenant, je m'en irais.
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Aventure #16 écrite Dim 10 Mar 2019 - 20:39

Une réaction, enfin. Et pas celle qu'elle attendait, elle devait bien l'avouer. Peut-être avait-elle poussé le bouchon un peu trop loin, mais elle ne le regrettait pas un seul instant. Sentir cette rudesse, sentir ces cicatrices, puis voir ces crocs dévoilés, voir ce regard passer de ceux d'une loutre perdue, à ce nouveau tigre revenu. Et c'est bien cette patte griffue qui d'un coup prend la sienne, pour la faire descendre de son perchoir, dans une onde sonore de surprise, les bijoux faisant leur office.

La différence de taille est maintenant bien visible, et la scène, si prenante : Erin ne peut qu'ouvrir ses yeux, brillant de provocation et d'inquiétude, pour elle Lagertha, l'observer de ses grands yeux verts dans ses yeux bruns, s'y plonger un peu, et admirer la flamme sombre qui y danse si profondément. Alors, elle sent et s'enivre, presque littéralement, de la situation, de l'alcool qu'exhale la guerrière si farouche. Et elle sent cette main sur son corps, sur son bras fin, qui la serre. Sûrement, une rougeur est déjà apparue ; elle marquait facilement. Et sûrement, une marque restera encore quelques temps, mais pas d'inquiétude, elle accusera un autre homme, celui d'avant, si des questions sont posées.

- Tout...

Impossible de répondre, cette créature enivrée de colère vint lui attraper la mâchoire, lui faisant, enfin, montrer ses crocs. Ses petits crocs blancs, bien alignés, bien propres, qui semblerait ne pas pouvoir mordre qui que ce soit. Elle avait quoi, à peine dix neuf ans ? Un souffle de rire s'échappa, malgré elle. Rire un peu jaune.

Puis avant qu'elle ne puisse toujours répondre, elle est relâchée, repoussée, titubant en arrière, rebondissant sur le rebord de la fontaine.

- Que veux-tu que je réponde. A nouveau ces mots que tu ne sais pas saisir, et dont tu préfères te cacher toi-même le sens ?

Erin leva un bras, celui qui avait été saisi, marqué rouge, dont la couleur foncé se voyait presque distinctement à la lueur du lampadaire et du brûlot.

- Que veux-tu que je fasse ? Que je déverse des tombereaux d'insultes, comme pour me froisser ? Que tu deviennes pour moi, ceux que tu haïssais, rien que par leur fait d'exister ? Déchirer ces pensées dans lesquelles tu créeras mille version de moi, mille caractère de papier mâché, mille poèmes pour te louer, mille corps à te louer, mille bouches pour crier ton nom, mille mains pour attraper les tiennes, mille yeux pour t'observer ?  Voudrais-tu que je chante tes louanges, sinon, pour bénir ton nom, sanctifier tes erreurs et sacrifier les miennes ? Voudrais-tu que je masse ta peau tordue et tes mains abîmées ? Alors que je t'offre les amours du monde quand tes lèvres hurlent les horreurs de ma peau.

Qui je suis, tu demandais, Lagertha. Toi qui laisses un peu partout des vapeurs, des brumes qui dansent hallucinées. Je t'ai vu danser aussi bien que je danse, le long des golfes sombres dans des reflets d'argent, brillant comme le fil d'une épée. Je t'ai vu, là, haïr pour moi, puis me peindre d'un dégoût qui n'est que tien, pour mieux l'enlever après, une fois ton si heureux jugement rétabli. Une fois que tes yeux si petit ont pu voir au delà de tes illusions.

Tout le monde doit être sauvé, et moi la première. Et tu ne fais sûrement pas exception. Et si ce n'est du monde, c'est au moins et surtout de toi. Ceux que tu pourrais aimer, ceux qui te sont fascinés, tu les observes avec ton cœur au bord des lèvres et les dents aiguisées. Tu les vois être tant de fois, et disparus tout autant. Tu pourrais être aimée, -ne l'es-tu pas déjà, d'ailleurs- et pas seulement comme on aime un désastre qu'on pose à l'aurore en sachant que bientôt, le soleil le brûlera. Mais en tant que toi. Avec toutes les fêlures qui composent ton bocal.

Alors, oui. Tu veux me frapper ? Tu veux te défouler ? Tu veux me baiser peut-être, et ainsi tu pourras revêtir la même toge de déni et d'horreur que portent tant de personnes sur cette île. La seule personne qui fuit, dans la mauvaise situation. C'est toi. Mais avant que tu ne le fasses : tu n'es pas seule. Et je suis plus accrochée qu'une moule.

Retiens bien au moins cela. Tu n'es pas, et ne seras jamais seule.


Elle s'était emportée, à nouveau, et son souffle hachée faisait ruisseler de son son corps de bijoux brillant. Et pourtant, avec ces petits poings fermés, elle l'observait, elle, la grande guerrière bourrée. Elle, la grande fêlée refermée. Elle savait que cette soirée touchait sûrement à sa fin dans ce triste spectacle. Mais si cette bataille de caractère, le destin en lequel elle croyait allait sûrement les faire se recroiser, un jour.

En attendant, elle se massait le bras rougi.
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Aventure #17 écrite Dim 10 Mar 2019 - 21:15

D'une gorgée à l'autre, rien n'est pareil

Je ne m'en cache pas le sens triple idiote, je ne le comprends pas tout le temps ! Mais oserais-je seulement lui avouer, à elle qui parle avec tant de tournures plus formulées les unes que les autres. Je l'observe pourtant, de haut en bas, elle qui est si frêle et que j'aurais pu blesser si facilement si j'avais laissé s'exprimer ma colère autant qu'elle l'avait voulu. Et le malaise que je pouvais ressentir à cette idée n'en devient que plus important quand elle lève le bras que j'ai abimé juste avant. En voyant la trace que je lui ai laissé, mon visage ne peut que grimacer à nouveau.

Ce douloureux constat me calme un instant et bien que mes tempes battent encore la chamade, mon corps n'est plus si tendu quand je l'écoute s'énerver contre moi, comme je l'ai fais l'instant d'avant. Quoi que nous sommes très différentes. Elle parle beaucoup, beaucoup trop et à nouveau je ne peux retenir ce rictus de incommodé par tant de mots inutile. Tout ça pour dire quoi en plus, que je pouvais être aimé ? Un soupire désabusé alors que mes yeux s'écarquillent en roulant vers le ciel. Mais quelle idée sérieusement ? J'hallucine là.

Mes bras se croisent contre ma poitrine fermement car la contrariété vient ensuite s'injecter dans mes yeux. Elle me défiait presque de devenir comme tout ces hommes dont elle m'avait parlé et qui me dégoutait. Là, mes yeux se posaient sur elle d'une bien différente manière. J'étais déçue, déçue qu'elle puisse penser ça de mes intentions. Mais elle avait raison de le croire, je ne lui avais montré rien d'autre qu'une attitude dégoutante à son égard.

J'inspire profondément, comme pour me retenir de jeter de l'huile sur le feu. J'avais la nette impression que tout ça ne servirait plus à rien, pas dans l'état actuel des choses. L'une comme l'autre, on est allé trop loin, trop loin dans les vices de l'autre. Je souffle mon amertume avant de me rapprocher d'elle, moins menaçante même si je doutais de ne rien provoquer chez elle en faisant cela. De ma hauteur à nouveau, je m'adresse à elle avec bien moins d'animosité dans les lèvres, mais tout autant d'intensité dans le regard.

❝ Toi, retiens ça. Je te frapperais jamais, même si je viens de te violenter. Je te baiserais jamais même si je t'ai désiré. Retiens aussi que je suis pas le genre de rocher sur lequel on s'accroche, car mes vagues te balayeront à chaque fois que tu essayeras. ❞

C'était un avertissement, si elle voulait tenter, qu'elle le fasse, mais je n'allais certainement pas lui faciliter la tâche. Mes yeux glissent une seconde jusqu'à ses lèvres avant de retrouver son regard alors que j'inspire, au plus profond de mes poumons, l'effluve que dégage sa peau. Bien que mêlé à celles de l'alcool, elle n'en est pas moins plaisante.

❝ Et j'aime pas les moules. ❞

L'intensité de mon regard dans le sien s'évanouit et sans attendre plus longtemps, je me détourne d'elle, m'éloigne d'un pas décidé à la fuir, elle et ses paroles. Et pourtant je grimace, comme si je m'éloignais sans le vouloir réellement, dans mon fort intérieur en tout cas. Car pour l'instant, je n'avais qu'une idée en tête, la fuir, qu'elle me laisse le faire ou non d'ailleurs.
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Aventure #18 écrite

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