À la lueur d'un feu, les visages se révèlent

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À la lueur d'un feu, les visages se révèlent

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Geoffrey de Vaillance
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Aventure #1 écrite Dim 23 Déc 2018 - 18:14

À la lueur d’un feu
Les visages se révèlent


La caravane s’arrête lentement et je m’étire sur la monture qu’on m’a prêté. Il fait bien noir, et seules les torches permettent d’apercevoir le chemin. Si je ne m’y connaissais pas mieux, je dirais qu’on est perdus. Devant nous, le chemin disparaît entre les arbres, et les chariots ont à peine la place de passer. Heureusement, j’ai accompagné assez de caravanes marchandes dans ma vie pour savoir que dès le lever du jour le chemin nous apparaîtra clairement. La route est longue entre Oagran et Lüh pour ceux qui préfèrent les monstres aux pirates. Voilà plusieurs jours que nous longeons Granderive, sûrement dû au fait que nous avançons bein lentement et que plusieurs problèmes se sont posés entre temps… Autour de moi, la forêt neuve me semble pourtant aussi belle que d’habitude.

De loin, on annonce la halte pour la nuit et j’installe la magnifique bête au pelage ambré près de ses confrères. Il n’y a, dans la caravane, que deux autres chevaux. Le reste, des variquans, sont installés à part et chouchoutés. Personnellement, je prends le temps de m’occuper de la demoiselle qui m’a transporté toute la journée. Bien sûr, on me laisse tranquille dans mon coin, comme d’habitude. La plupart des mercenaires sont de jeunes hommes et femmes en quête d’aventure et de frisson, et peu d’entre eux ont la patience ou l’envie de s’asseoir avec un aîné tel que moi. Je ne sais pas trop ce qu’il y a de repoussant, je leur ai toujours parlé aimablement… Enfin, je me doute que mon physique ne doit pas leur donner envie de s’installer avec moi.

Après avoir pris soin de Mademoiselle -son nouveau nom-, je pars m’installer un peu plus loin. Je suis assez proche de la caravane pour ne pas être en mauvaise posture si un monstre attaque, mais assez loin pour à peine entendre les discussions et pouvoir faire mon propre feu sans déranger qui que ce soit. Dans mes gestes, on sent une certaine amertume, que je ne cache presque pas. Ce soir, j’aurais pu le passer chez moi, à apprendre à forger, à prendre soin des fermes, à contempler le ciel avec Lucille… Je ne sais pas pourquoi ça me frappe ce soir en particulier. Peut-être que je ne me suis toujours pas remis du rejet de l’enfant d’Aqua. Ou peut-être que c’est ce qui a suivi après qui me laisse perplexe. Cette jeune femme, à la chevelure comme les flammes face à moi… J’en sais rien. En fait, je préfère tout simplement pas y penser. À la place, je perds mon esprit dans les mouvements répétitif du couteau dans ma main alors que je m’amuse à tailler une nouvelle oeuvre. Cette fois, ce sera un autre sifflet. J’en fais beaucoup, ces temps-ci, mais je me dis qu’ils peuvent toujours s’avérer utile si je veux m’amuser à dresser un rapace. En ce moment, j’ai pas trop le temps, mais peut-être qu’un jour je pourrais prendre le luxe de m’arrêter assez longtemps. Pas que ça me pose problème d’être sur les routes, au contraire, mais… J’sais pas. J’ai hâte de pouvoir aider sur un autre niveau qu’en accompagnant simplement des caravanes.

Plusieurs fois dans la soirée, on vient me passer un petit mot, me demander si je veux prendre tel ou tel tour de garde… J’ai pris l’habitude de ne dormir que d’un oeil. Je pourrais garder toute la nuit, s’il le fallait. Alors peu importe ce qu’ils m’assignent. C’qui m’fait sourire, par contre, c’est la gentille p’tite dame, à peine plus jeune que moi, qui vient m’offrir une part de bouillon. Évidemment, j’accepte sa marque de gentillesse. J’aurais pu l’inviter à rester avec moi un moment, mais je sais pas… J’ai envie de solitude. Comme souvent ces derniers temps.

Seulement, bon, la solitude dure pas bien longtemps. Un froissement dans les feuilles me fait redresser la tête et porter une main à Hurricane. Sentir sa garde contre ma main me rassure. Pourtant, y’a un truc dans les pas que je commence à entendre qui me font douter des dangers que je pourrais encourir. J’sais pas vraiment c’qui m’fait dire ça, mais c’est… Un truc dans la façon de marcher de la créature. C’est pas un prédateur en traque, discret et prêt à attaquer. En fait, on dirait plutôt un maître qui marche dans son domaine, sans se préocuper d’être vu. Je hausse un sourcil en essayant de trouver dans le bestiaire de mon esprit quelle drôle de créature adopterait un tel de comportement.

Et puis, j’ai pas bien bien l’temps d’me poser la question que la bête apparaît à quelques mètres de moi. Un demi-dieu. J’ai même pas l’temps de douter, son apparence est trop éloignée des monstres. Je garde quand même ma main sur Hurricane, mais je reste assis pour pas paraître trop agressif. Mieux vaut pas le provoquer s’il est pas ici pour se battre.

« Bonsoir, demi-dieu. »

Je le détaille rapidement, pour évaluer à quel point je dois me préparer en cas d’attaque. Il est grand, ça c’est sûr, mais ce n’est certainement pas c’qui fait le plus peur. En fait, si j’devais choisir, ce serait les cinq yeux. Je me laisse pas impressionner pour autant. Au contraire, j’ai appris avec mes si nombreuses visites dans les Temples que le physique d’un demi-dieu peut être bien trompeur.

« Un moment près du feu vous plairaît-il? »

Et juste comme ça, parce qu’il n’a pas montré de signe d’agressivité, je reprend mon ragoût pour le finir tranquillement. Je sais pas trop ce que penseront les autres membres de la caravane, mais à moins de venir me voir, ils devraient se rendre compte de rien. Et puis j’assume pleinement ce qui pourrait se passer par la suite. La prudence et moi on a beau s’aimer, j’ai appris avec le temps de ne pas refuser une place près de mon feu à qui que ce soit. Il y a étonnemment bien moins de gens mal intentionné que de personnes perdues et en quête d’eux-même. Les laisser partager un bout de chaleur près du feu, même un peu de nourriture, c’est parfois tout ce qu’il leur faut pour s’ouvrir. J’ai entendu tellement de belles histoires ainsi.

Alors évidemment, je laisse sa chance à l’immense bête.


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Aventure #2 écrite Dim 6 Jan 2019 - 14:11


À la lueur d'un feu, les visages se révèlent
Peu après ma petite escapade dans l'enceinte de la Capitale, j'avais décidé qu'il était grand temps que je retrouve la Nature, celle que j'avais laissé et délaissé depuis trop longtemps. Je ressentais le besoin de retrouver des Montagnes, des Rivières, des Forêts et peut-être même la Mer. Mes dernières retrouvailles en forêt n'avait pourtant pas été des plus plaisantes, tombant sur un fils d'Aqua impétueux et puéril. De fait, j'avais d'office éliminé cette partie de l'île comme potentiellement paisible, à mon sens. J'avais donc continué vers le Nord-Ouest, dardant de mes regards une chaîne de Montagne comme mon prochain objectif.

Le soleil avait déjà disparu quand j'arrivais enfin proche des ses pieds, jonchés d'une nouvelle forêt dans laquelle je m'aventurais. Quand je m'en étais trouvé éloigné, j'avais discerné à la cimes des arbres un léger trait de fumer. Instinctivement, mon ancien rôle fit bouillonner mon sang ocre. Alerté et par peur d'y trouver un départ de feu, je m'avançais vers son origine d'un pas ample et rapide. Assez près, j'entendais finalement les murmures lointains de quelques humains. Je grondais doucement, étaient-ils assez stupide pour provoquer avec préméditations un feu de forêt ? Si c'était le cas, ils allaient devoir subir mon courroux.

Mais finalement, à mesure de mon approche, je commençais à ne discerner qu'un pittoresque feu de quand autour duquel un homme seul se tenait. Un vieil humain qui plus est. Mon corps s'affaissait un peu, m'approchant à pas de velours, l'attrait du feu m'invitant à m'en approcher. Et puis, cet humain était seul ici, en un coup de croc bien placé je pouvais le faire taire s'il se montrait menaçant ou je ne sais quoi d'autre. Je humais un peu l'air, la brise me rapportant son odeur. Quelque chose m'intriguais, sans doute les effluves du feu perturbaient mon odorat, mais inexorablement, je me rapprochais de ce vieil humain, sans savoir réellement pourquoi.

Un voie à vue, je distinguais que l'humain était un peu sur ses gardes et il avait raison, malgré sa position toujours assise. Je me redressais alors, me faisait plus imposant, alors que finalement, il me saluait bien platement, m'invitant même à le rejoindre. Je ne le saluais pas en retour, j'étais plutôt étrangement déconcerté par son manque de... dégout ou de répulsion à mon égard. Mes doutes se muant en de fin grondement, je m'approchais finalement, lentement, d'un pas souple, m'arrêtant à une paire de mètre du feu. Je m'asseyais, tout aussi souplement, ma queue battant doucement le sol et fouettant l'air avec légèreté.

Ma voix caverneuse s'éleva assez subtilement de par l'heure tardive, souhaitant respecter le sommeil de la Forêt.

" Alors... Comme ça je ne t'effraie pas ? Ne suis-je pas suffisamment monstrueux pour t'inspirer la crainte ?"

Attendant sa réponse, je poursuivais.

" Que fais-tu ici, humain ? Projettes-tu de tuer les habitants, animaux ou végétaux, de cette Forêt ?"

Mes yeux le dardaient avec méfiance. Je savais les humains désuets d'une quelconque intelligence ou du moindre respect pour la Nature. S'il était là pour la blessé, je lui ferais passer l'envie. Néanmoins et sans pouvoir le comprendre, l'attention que je lui portait était lourde, mais pas seulement méfiante. Il y avait quelque chose chez lui qui m'intriguait, comme un détail familier ou une essence que j'aurais déjà rencontré. Intrigué, je penchais même sensiblement la tête en signe d'intérêt.
 
©️ CN.JUNE, NEVER UTOPIA



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