Triste cycle qu'est le mien

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 Triste cycle qu'est le mien

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Nephylim
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Aventure #1 écrite Dim 17 Nov - 2:31

La brume se dissipe, mais les ténèbres demeurent. Je ne sens plus les chauds rayons du soleil, je ne vois plus. N'entends plus. Il s'est passé quelque chose. La gigantesque créature-nuage est-elle capable de me cacher tout ça ? Non je ne crois pas. Autre chose. Je gratte le sol, hume l'air. Il m'est familier. Je ne devrais pas être là, je suis certes blessé, mais pas à ce point...

Je vois ce que cela implique, le comprend. Pourtant, je ne veux pas l'accepter. Encore ? Déjà ? Impossible ! Pourquoi ? Comment ? N'ai-je pas assez fait attention ? N'ai-je pas été écouté ? Pourquoi ? Cette question revient encore, alors que la réponse est évidente, quel que soit la nuance : parce qu'il en est ainsi. C'est ma punition, notre punition. Voilà ce que je gagne à suivre un mortel. Absolument rien si ce n'est la souffrance.

Je ris, je ris de mon malheur, me moque de ce châtiment. Après tout, comment pourrais-je m'attacher si mes sorties sont si brève ? L'hilarité s'élève, gagne mon corps qui bouge comme prit de spasmes, réveillant la douleur de mes yeux. Toujours pas guéri. Il faut dire que c'est tout ce qu'il y a de plus récent. Ces esquilles de roche sont toujours là, transperçant mes membranes oculaires. Me privant de toute vue tant que je ne serais pas soigné. Et honnêtement, me voilà incapable de retirer cette gêne. Je n'en ai même pas l'envie à vrai dire.
Ici, la souffrance est atténuée par les pouvoirs de celle que je considérais autrefois comme ma mère.

Et quant à moi, je ne peux m'arrêter de rire, une façon de me rebeller peut-être. C'est pathétique, ce n'est même pas vrai. Il n'est pas naturel, change, devient sardonique alors que je pense au dernier conseil que j'ai donné.



Il faut croire que tu ne m'as pas écouté jeune fille... Et que je suis définitivement un mauvais gardien ! Haha. Dommage pour toi. Je devrais prévenir le prochain non ?
J'ai le temps, combien d'années cette fois ?


Le froid parcouru ma peau alors que je m'allongeais sur la roche de ma prison. Moi ? Avoir froid ? Quelle étrange idée, ce n'est jamais arrivé. Il faut croire qu'il n'y a pas que mon corps qui se retrouve meurtri... Le rire s'arrête, le silence s'installe. Tu es toujours là, dans les pires moments et je ne souhaite pas te briser autant que j'ai pu l'être. Pourtant, je ne peux m'empêcher cette question qui semble siffler aux quatre coins de la pièce.

Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

Pourquoi ne m'as-tu pas écouté petite humaine ?


Ne changeront-ils jamais ? Soupirant à cette pensée, je me traînais lentement vers mon bassin d'eau, pas besoin de voir pour savoir où me diriger, Jusqu'à pouvoir m'y reposer, complètement immergé. L'eau, les larmes et le sang, tout ce qui m'appartenais et me faisait souffrir se diluait ici, mais ce n'est pas suffisant. Je dois attendre que mon organisme élimine de lui-même cette roche perçante. Alors, je reste ici, dans mon bassin, mon cocon un endroit qui, malgré tout, restera mon dernier sanctuaire et vers lequel je serais toujours rappelé, que je le veuille ou non.

De nouveau, il me faut l'aménager, cela vaut-il le coup ? Je ne sais pas si je veux ressortir si vite. Espérer inutilement. Cercle vicieux s'il en est.
Je suppose qu'un peu de nettoyage m'occupera l'esprit. Plus d'illusion, je n'en veux plus, les acrobaties, la chance, la force, tout cela, je n'en veux pas, ça ne représente rien, seulement l'action du moment. Hors de question. Je ne sais combien de temps cela prit, mais j'utilisais le pouvoir que me conférais ce lieu pour détruire tout ce que j'avais créé ici, plus de chemin caché, uniquement une large entrée dont la porte massive me bloque la sortie, descendant vers mon lieu de repos. Plus d'étendue d'eau, pas de pont où de mur cristallin. Plus d'énigme, ni de passage secret. A quoi bon ? Je ne me permets qu'un seul et unique type d'illusion, la porte est constellée de motif. Je ne sais à quoi ils correspondent, je m'en rappel, c'est tout. Quant aux murs, sur lesquelles dansent fébrilement une lueur bleutée, des gravures, elles racontent des histoires pour ceux qui sauraient les interpréter.
Rien n'est plus douloureux que l'oubli, qu'ai-je gagné ou perdu à oublier mon passé ? Comment le saurais-je maintenant que cette vie est détruite ? Mais vous, humain, vous qui m'avez libéré, avez partagé un cours instant de ma vie, je ne vous oublierais pas, plus maintenant, si mon esprit est la proie de tourments, folie et amnésie, il n'en est rien du pouvoir de ce temple grâce auquel je grave vos souvenirs sur mes murs.

Alors, s'ajoute les fresques, dont la dernière représente Kyrielle. Autant de bon que de mauvais souvenir sur cette cloison... Je me demande déjà si je ne devrais pas en effacer certaines parties. Auquel cas, je ne ferais que me mentir ?

J'ai mal au cœur, une sombre pensée s'empare de moi :
L'humanité n'existe que pour m'apporter souffrance et douleur, je ne peux combattre ce fait, la volonté de mes bourreaux. Le choix est ma seule arme et il n'est toujours pas fixé.

Alors, venez, humain, c'est ici et depuis bien longtemps que je repose, venez me tourmenter puisque que tel est votre rôle.
Ici je vous attends, mes chaires toujours abimées, elles ne guérissent pas, pas encore. Passez cette porte, descendez dans mon antre, ne craignez pas l'obscurité, rien ne s'y cache si ce n'est moi. Observez, faites comme bon vous semble. Je sais ce qui m'attend en vous suivant, mais vous ? Quel avenir vous guette en ma présence ?
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Aventure #2 écrite Ven 29 Nov - 14:50

L'épreuve est simple ... Si tu tiens à me libérer humain, tu devras me combattre.
Hum ... ~ Je me vois poliment obligé de refuser ,le suicide ne fait en aucun cas partie de mes hobbys ♦ Bonne chance pour votre prochain invocateur.

Histoire d'éviter que la semi-divinité, à cause d'une trop forte colère, ne tente de le découper en morceaux par surprise ou autres fantaisies du genre, Nathaniel recula doucement, gardant toujours le même sourire sur les lèvres, ses yeux jaunes restant visible un peu plus longtemps que le reste de son visage alors qu'il s'enfonçait dans l'ombre de la porte. La créature face à lui aurait pu être constituée de fils de fer tellement elle semblait fine, et son visage était purement et simplement indéchiffrable, bien que l'un de ses multiples membres se mettait très doucement à trembler ... Soit il était triste, soit il était heureux, soit il était en colère, soit il avait une maladie qui l'assassin avait déjà vu opérer sur des personnes âgées qui les faisait trembler sans qu'on ne sache encore en expliquer la cause. Dans les 3 cas, Nathaniel n'avait aucune envie de rester à proximité d'un tel être, et encore moins de l'avoir sous ses ordres. Lorsqu'il eut passé le battant de l'ouverture de la cellule, le jeune homme fouilla son sac un instant, et en sortit un livre ... Livre qu'il posa sur le sol, à l'intérieur de la cellule, et fit doucement glisser sur les pierres polies.

Ne m'en voulez pas, mais je suis parfaitement au fait que l'apparence physique n'influe en rien votre force physique qui me surpasse ... et de très loin ~ Je ne me lance jamais dans un combat en ma défaveur. Ho, et si jamais l'ennuie vous prends, jetez un œil à ce bouquin ... Les pensés qui sont consignés dedans sont purement humaines, mais ce ne sont que des questions. Et il m'aurait fallu l'éternité pour trouver les réponses ♣ Encore une fois ... Bonne chance!

Et le jeune homme referma la porte en toute délicatesse, avant de s'étirer en baillant. Loin de lui, à travers le geste qu'il venait d'avoir, l'idée de se moquer de la créature qu'il venait de livrer à une attente possiblement infinie, voir même tout le contraire. Il avait cependant un peu mentit en disant qu'une éternité lui aurait été demandé pour trouver les réponses ... Il les connaissait en réalité déjà. Mais il était bien le seul à penser à ces réponses là.

Je repasserais peut-être le voir ... Si je réussit à sortir vivant de cet endroit.

Se détournant, le jeune homme sortit la lame qu'il avait dans le dos, et la fit passer devant ses yeux ... Légèrement courbe, bien plus courte qu'une épée traditionnelle mais plus longue qu'un poignard ordinaire ... La poignée et la garde disposaient d'un style à la fois ancien et pourtant des plus pratiques, apportant confort d'utilisation et esthétique des plus simples. Et tout au bout? De petites dentelures courraient sur les 6 derniers centimètres du tranchant, offrant tout loisir au jeune assassin de se servir tant bien de son arme pour trancher des chaires que pour scier ce qui lui passait sous la main. Il remit le wakizashi personnalisé dans son dos, la garde émettant un petit cliquètement satisfaisant en rencontrant l'embout de métal du fourreau, et se remit en marche.

Le temple de l'eau était réellement un endroit immense ... Le jeune humain se demanda un instant combien de divinités étaient enfermés ici. Si certaines d'entre elles, à cause de leur position dans l'édifice, avaient pu ne jamais être libérés. S'il avait été une invocation ( et qu'on lui en avait laissé le choix ) il aurait volontiers aimé pouvoir ouvrir les portes de toutes les cellules pour discuter avec tous les frères et sœurs présents dans cet endroit ... Mais ce n'était que pure fantasme que d'avoir ce genre de pensés, et ça n'avait rien à avoir avec la raison pour laquelle le jeune homme aux cheveux verts usait ses bottes dans les couloirs, observant les entrés des cellules d'un air curieux, un petit sourire amusé sur les lèvres. Les jours de voyage qu'il avait effectués depuis Lüh étaient entièrement récompensés, ne serait-ce que par la richesse architecturale qu'il avait à disposition à l'intérieur de l'édifice ... Ce bâtiment avait été bâti par les dieux. Ce n'était ni une métaphore, ni une question posée : le jeune homme savait qu'Aqua en personne avait érigé cette immense prison, et ne pouvait s'empêcher d'admirer son travail ...

Cependant, tant de contemplation n'était pas forcément l'activité la plus productive à avoir, aussi le jeune assassin finit par arrêter ses pas devant une cellule. Pourquoi celle-ci plutôt qu'une autre? Pourquoi ne pas poursuivre sur quelques mètres pour en trouver une autre? Tant de questions qui, chez Nathaniel, ne trouveraient jamais de réponses ... Sans se préoccuper plus avant de son choix, le jeune homme fit trois pas, et posa sa main sur le battant. Puis, respirant un grand coup par le nez, poussa la porte, et entra. Il n'avait aucune idée de ce qu'il allait trouver cette fois-ci. Et ça lui plaisait.
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Aventure #3 écrite Mar 3 Déc - 21:30

* Vite, je dois rentrer dans le temple ! Ça devient nécessaire ! * Atya courrait devant elle, comme poursuivie, en danger. La nuit était déjà tombée depuis un long moment. Quelques lanternes du village voisin tachetaient la nuit noire de pointes de jaune. Le silence n’était perturbé que par les pas rapides de l’apprentie forgeronne, son souffle saccadé et le frottement de ses vêtements. La course avait été longue, le marteau dans le dos, les chaines pendantes sur le côté et le stress n’avait fait qu’amplifier une fatigue bien entamée par son marathon. Elle n’avait pas ses dagues. Qu’en avait-elle fait ? Les avait-elle perdus, cassée, jetée, ou peut-être même n’avaient-elles été que le fruit de son imagination. Son conscient se mêlait à son inconscient, rendant la réalité compliquée à interpréter. La seule chose sur laquelle elle mettait toute sa confiance était ses sens. Et encore, elle n’en n’était même pas sure. Voyait-elle indéniablement ces lumières au loin ? Sentait-elle vraiment ces embruns de lacs aux alentours ? Entendait-elle réellement le bruit qu’elle faisait ? Goutait-elle véritablement le sel de sa sueur coulant de son front ? La sensation de lourdeur de ses vêtements était-elle bien vrai ? Une seule chose était certaine pour la jeune femme, si elle ne courait pas, elle n’allait pas survivre. Était-ce vrai ?

Son pas de course se faisait plus rapide, elle se fraya un chemin courant au travers des différents lacs et points d’eau autour du temple. Elle sauta par-dessus une bête dont les crocs se refermèrent là où son pied se trouvait un instant avant. Elle pensait à une renarde de feu qui l’avait souvent aidée. Etait-ce la réalité ? Ou était-ce juste un rêve ? Tout se mélange dans son esprit. Mais ses pensées ne l’empêchent pas d’atterrir légèrement sur la terre, et de donner une impulsion pour continuer sa course effrénée. Le temple se rapprochait, elle commençait à en apercevoir la forme. Et si elle s’accordait une pause ? * Non, je dois continuer, je ne peux pas m’arrêter ! *

Plusieurs heures de course. Lorsqu’elle avait commencé, il faisait encore jour, et le soleil caressait son visage. Elle ne se rappelle même plus de quoi elle veut s’échapper. Un manque d’oxygène au cerveau l’empêche de se souvenir, préférant diriger l’afflux de sang vers les muscles de ses jambes endoloris. Plus qu’une étendue d’eau avant d’atteindre la volée de marche menant aux portes du temple. S’accorderait-elle un coup d’œil derrière elle ? Non, ce serait perdre sa concentration et son avance. L’étendue d’eau se rapprochait. Elle ne pourrait pas la sauter en une fois. Plongée ne ferait que la ralentir, mais c’était la seule option. C’est ce moment que choisit un monstre sous-marin pour passer devant elle. D’ordinaire peu téméraire, son instinct lui dicta ses mouvements.

Arrivée au bord de l’eau, elle posa son pied gauche le plus en avant possible et commença à le fléchir. On pourrait croire qu’elle s’accroupissait sur une jambe. Elle commença à ramener son pied droit et lorsqu’il fut suffisamment avancé, elle poussa de toutes ses forces sur sa jambe et commença à sauter. L’impulsion lui donnait l’impression de voler. Elle sautait plus haut qu’elle n’avait jamais sauté et plus loin aussi. Mais, elle ne s’en rendait pas compte, elle n’avait pas le temps de se retourner ou les griffes, peut-être juste des mains de son poursuivant, ou peut-être sont-ils plusieurs, se refermeraient sur elle. Et cela signifierait qu’elle mourrait.

Dans les airs, son pied droit passa un peu en avant. Visant la créature qui s’était montrée à elle juste avant, elle lui atterrit sur le dos avec son pied droit, et se propulsa de l’autre côté du rivage. Elle entendit un crac sonore. Ils arrivaient ? Il arrivait ? Elle peut être ? La panique saisit la forgeronne un court un instant et elle regarda derrière elle pendant que son corps continuait sa course aérienne. Juste de l’eau et des arbres. Rien d’autre. Elle plissa les yeux pour mieux voir dans le noir, mais la seule chose qui s’ensuivit fut une douleur sur sa jambe droite. D’instinct, elle recourba son corps et se sentit rouler. Elle réussit à se relever sans pause à la fin de mouvement maladroit * Jamais je n’aurais dû faire ça. Idiote Idiote IDIOTE ! * Elle avait, malgré tout, conservé une bonne vitesse, sa jambe la fait souffrir son dos aussi, son marteau ayant appuyé sur le haut de son corps. Cela ne l’empêcha pas de monter la volée de marche deux à deux.

Elle arriva en haut sans soucis, le hululement d’une chouette l’ayant surprise, et le cri d’un loup, effrayée. N’avait-elle pas eu une personne pour la protéger à une époque ? Un assassin ? Non, une femme. Tout se mélangeait. Son cauchemar se réalisait-il ? Elle ne savait plus quoi penser. Elle arriva devant la porte à un pas de course soutenu. Celle-ci, pourtant immense, n’était qu’entrouverte d’un ou deux mètres, suffisamment pour laisser passer un homme. Mais un homme c’est déjà trop pour la forgeronne. Continuant sa course, elle saisit son gros marteau de la main gauche, elle sentit la poignée de fer froide contre ses mains.* N’avais-je pas des gants ? Pourquoi est ce que mes souvenirs, même les plus insignifiants, ne veulent plus rien dire pour moi ? La folie se serait-elle frayé un chemin jusqu'à mon âme ? *

Elle se faufila agilement entre les deux battants de la porte et se retournant d’un bond, elle saisit son marteau avec ses deux mains et frappa la porte de toutes ses forces. Celle-ci se ferma de quelques centimètres. Encore une action inutile. Allait-elle lui couter la vie ? La seule chose gagnée par cette action était des fourmis sur toute la longueur de ses bras. Mais pas de pause. Elle continua de courir tout en accrochant son marteau.

L’endroit était glauque, au-delà des cris plaintifs de certains demi-dieux, Atya n’entendait que ses pas contre les dalles, le cliquetis de ses chaînes frappant contre les cuisses. Et d’un coup un sifflement. Pas d’elle, pas des cellules à proximité. Juste un sifflement. De l’air peut-être ? Ou bien un homme qui vient chercher gaiement une invocation ? Ou alors, un homme qui vient tuer gaiement la jeune femme Et pourquoi un homme ? Elle augmenta sa vitesse, n’ayant en tête qu’une seule chose : un abri. Évitant les os restés au sol, glissant sous les griffes de certaines invocations malintentionnées, elle se dirigea vers une porte. Celle-ci était juste couverte de motifs. Mais elle ne jeta même pas un coup d’œil. Elle se laissa glisser vers la porte, saisit la poignée et entra dans l’antre de la créature d'Aqua. Est-ce que ça peut être pire que ce qu’elle vit maintenant ? Entre la mort et la mort, quel chemin semble le plus tentant ?
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Nephylim
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Aventure #4 écrite Dim 12 Jan - 21:39

Pampampam, avance pampampam, marche papampapampapam, cours… Silence, cher ami, c’est étrange comme tu es facilement stoppé quand je me concentre. Je n’ai jamais cherché à savoir combien d’humain venait ici chaque jours. Assez peu, parfois aucun, parfois plus. Et seule leur mélodie barbare indiquait leurs présences. Pampampam… Encore, le son augmente très faiblement avant de définitivement disparaitre sans un cri. Un crissement. Une lourde porte s’ouvre et racle en parti le sol. Un son peu agréable mais étouffé grâce à l’élément qui me recouvre.
Ainsi, l’un d’entre eux pénètre à nouveau l’enceinte de ma prison.
Oh, il n’est pas le premier depuis mon retour. Sans aller jusque dire qu’il y a eu foule, plusieurs ont déjà retenté de me convaincre de les suivre, voulant me démontrer leur force, bravoure, ou détermination.

Le fait est que je suis encore ici. Aucun d’entre eux n’a pu s’approcher de mon bassin sans mon autorisation. Ceux qui ont tenté ont payé de leur témérité. Vos vie sont courtes et fragiles, dommage que vous ne sachiez comment en profiter. Enfin, il me reste à m’occuper de celui, peut t’être d’autres plus tard. Je n’attends rien de bon, ni de mauvais, je suis seulement blessé et blasé de cette existence, ce cycle dont je ne peux me dépêtrer.

Pam…Pam…Pam. Tu avances, tu as ralentis mais continu quand même. Peut-être t’attends-tu à quelque chose d’autre ? Je m’en fiche, même contre ma volonté, c’est ce qu’il y a de plus proche de ce que vous appelez un chez soi. J’en fais donc ce que je veux. Quand à vous, et bien, tant que je ne vous promets rien, vous n’êtes rien à mes yeux. Rien de plus qu’un humain parmi des milliards d’autres.
Tu t’approches encore, sans mots dire, ça pourrait en être agaçant, vexant. Mais je n’ai que faire de présentation, humain.  Seulement…  Ne crois pas m’atteindre ainsi. J’attends seulement que tu fasses le pas de trop.

Es-tu assuré ou tremblant ? Cherches-tu de l’aide où un trophée ? Une arme ou un ami ?
Hélas, je ne suis rien de tout cela. Je ne veux être cela. Penses-tu pouvoir me prouver quelque chose ? Je connais vos généralités et vos différences. Je ne m’en souviens pas, je les ressens.
Une seule et unique chose me motiverait véritablement, mais c’est espérer en vain, que pareil chose arrivent, vous-même n’en êtes pas responsable, comment pourriez vous m’apporter la solution ?
Oui… Je reconnais l’importance pour moi de sortir, mais à quoi bon si vous êtes incapable de survivre ? Est-ce le genre de personne que je dois choisir comme maitre ? Jamais ! Il m’en faut plus ! Sa survie est inutile si elle ne m’apporte rien. J’ai déjà donné en la matière.

Un pas de plus, et j’interviendrais, vas-tu le faire ? J’entends les frottements de tes vêtements à défaut de te voir. Tu es encore en mouvement… Pam


N’avance plus humain !



Cette voix était la mienne sans pour autant sortir de ma gorge. Dans l’eau, je ne peux parler, ce n’est pas pour autant que je suis incapable de maitriser les sons.

Il te reste le temps de faire demi-tour… Ou de continuer ta marche vers moi.


Ce son n’avait rien de puissant, l’écho l’amplifiait quelque peu, mais il en restait au stade de sifflement, de murmure. Je ne suis qu’une petite voix te conseillant humain, mon conseil pour toi est de partir avant que tu ne le regrette. Je ne sais que faire de ta présence.
Peut-être cela te paraitra-il inquiétant, peut-être est-ce ce à quoi tu t’attendais, ton analyse vas commencer.


Si toutefois tu veux continuer, contente toi d’essayer d’approcher de cinq pas.



Alors, comme toujours, l’inconnu avança, je me concentrais sur les sons pour en produire un très particulier. Un son fort, puissant, assourdissant, puis un autre, plus dangereux celui la, tu ne l’entends pas, tu le ressens, il vibre dans ta cage thoracique, te dévoilant une peur primal.
Est-ce mon seul but ? Te faire peur ? Non, la magie de ce lieu me permet des choses plus insidieuse, j’ai juste besoin de t’orienter pour savoir ce que je veux. Tu as sans doute fais un, deux, trois pas, avant de t’écrouler à terre, recroqueviller sur toi-même, la commence ton épreuve.

Il est des peurs que personne ne peut éviter, ce son en fait parti, je ne sais pourquoi, mais il marche chez tout être capable de mourir. Maintenant, c’est une autre peur que je souhaite que tu me montre : la tienne. Qui es-tu petit humain, que vas-tu me montrer ? Et surtout, après tout ça, seras-tu capables de finir ton chemin ?


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Aventure #5 écrite Mar 14 Jan - 18:40

Marcher. Marcher. Marcher encore pour continuer d'avancer, passer cette petite porte qui n'avait rien de différent de la précédente, et rien de plus que la suivante, pour avancer. Les cellules de cet endroit ressemblaient véritablement à des mares parfois ... Le temple de l'eau avez-vous dis? Oui, mais il n'empêche que certaines cellules en débordaient presque tant les bassins que l'on pouvait y trouver étaient souvent profonds. L'assassin se fit cette réflexion alors qu'il avançait, regardant le pauvre reflet qui s'opérait sur l'humidité au sol, signe évident de l'humidité abusive de la cellule. Bon, certes, cet endroit n'était pas fait pour son confort à lui, mais il ne pouvait pas réellement se targuer d'être accueillant ... Qu'importe. Si l'assassin était rentré dans cette salle, c'était pour en faire sortir le résident, pas pour statuer de son état ou de sa décoration. Résident qui devrait bien se manifester au bout d'un moment, non? Bon, peut-être que l'une des épreuves était de le trouver. Ou alors, il faisait simplement trop sombre pour le voir. Dans les deux cas, il fallait probablement continuer à marcher.

Un son. Pas une voie, un son. Une voie est produite par une gorge, par un être de chaire. Par des cordes vocales plus précisément ( Nathaniel en avait suffisamment arraché pour savoir que quand il n'y en avait pas, les gorges en questions ne produisaient plus le même son ) Ceci n'était pas une voie. Mais "ca" lui intimait de ne plus bouger. Suivre l'ordre? Ça semblait rationnel. Le jeune homme se figea sur place, et continua d'observer autour de lui. Maintenant que ses yeux s'étaient fait à l'endroit, il percevait enfin le bassin qui clapotait à quelques mètres de lui.

Si toutefois tu veux continuer, contente toi d’essayer d’approcher de cinq pas.

L'assassin pivota sa tête vers la porte. Une silhouette s'y dessinait très clairement. Quelqu'un d'autre. était-ce une partie de l'épreuve? Cela ressemblait plus à un autre candidat potentiel ... Mais l'on ne pouvait être certain de rien. En l'occurrence, il était de toute manière préférable de garder ce nouvel élément à l'œil. Dans un cas, c'était un danger potentiel qui pouvait l'éliminer pour l'empêcher de réussir l'épreuve. Dans l'autre, c'était un danger potentiel qui pouvait tenter de l'éliminer pour réussir l'épreuve à sa place. Un pas. L'assassin n'avait sorti aucun arme pour le moment, mais il savait parfaitement qu'au moins 2 pouvaient glisser de ses manches à la paume de ses mains en un instant pour filer ensuite directement. Le choix restait à faire entre la tête et le torse, il ne semblait pas y avoir de pièce d'armure ... Mais les réflexes de quelqu'un faisant face à un lanceur de couteaux étaient parfois surprenants, au point que viser le visage n'était pas non plus une valeur sûre. 2 pas. Nathaniel avait beau continuer à tenter de se concentrer sur celui ou celle qu'il observait ( et qui l'observait peut-être également ), ses oreilles le démangeaient. Comme s'il entendait quelque chose de désagréable. Il contrôla de tremblement de sa main droite. Puis perdit tout à fait de vue la silhouette humaine pour regarder cette même main. Depuis quand tremblait-elle? Depuis quand pouvait-elle trembler? Ce n'était pas le froid. Nul vent n'agitait les lieux. 3° pas. Le tremblement avait reprit. Le jeune homme passa à l'autre main. Elle avait la même réaction. Des sueurs froides lui courraient le long de l'échine. Son cœur se mettait à battre un peu plus fort chaque seconde à ses oreilles. 4° pas. L'assassin cessa de bouger. Son souffle était devenu trop court. Ses sens bien trop en alerte. Il ressentait quelque chose qu'il connaissait. Et qu'il pensait avoir tué à jamais en lui. Le jeune homme se fixa. Même s'il le voulait toujours consciemment, son corps refusait de bouger plus avant.

Pour l'avoir étudié, en connaitre les tenants, les aboutissants, les réactions causés, pour avoir su la discerner et pour la provoquer chez l'autre, pour en avoir extrait les composantes néfastes comme la paralysie mentale ou pour en avoir renforcé les bénéfices tels l'accélération cardiaque ou la capacité à analyser plus rapidement ses chances de fuite, Nathaniel connaissait depuis longtemps la peur. Plus que la connaitre, il la maitrisait. Il y avait des années de cela que ce genre de chose ne lui était plus arrivé. Avoir peur. De quoi? De qui? C'était encore plus anxiogène d'affronter un fantôme que de se confronter à la réalité. Chaque son devenait une menace. Chaque jeu de lumière, une lame de couteau se rapprochant. Chaque bruissement de tissus, la marche d'une armée. Chaque écho, la profondeur insondable des ténèbres. La cellule avait depuis longtemps disparu désormais. Nathaniel lui-même n'était plus certain d'exister. Il était seul. Tout était noir. Froid. Profond. Rien ne semblait avoir de consistance, rien d'autre que des ténèbres que même la lumière semblait hésiter à percer. Pourquoi le corps de l'assassin était-il la seule chose en couleur dans cet environnement si ... vide? Trop de questions à la fois. Le visage d'une gargouille bien familier naquit devant l'assassin. Avant de se dissoudre en fumée. Mais le message était passé.

Reprenant les leçons de bartiméus depuis la base, Nath' joignit ses mains. Il commença lentement à décompter de 15 à 0, prenant son temps et jouant sur son souffle. Arrivé à 7, son sourire trônait de nouveau sur son visage. A 4, ses mains étaient redevenues suffisamment sûres pour qu'il puisse en maitriser à 100% les faits et gestes. Et à 0, il rouvrit les yeux, et observa paisiblement où il se trouvait. Les ténèbres ne semblaient pas avoir bougé ... Un pas de plus vers l'avant. Nathaniel se frotta un peu le crâne, mettant sa main en porte-voie pour appeler. L'écho de ses paroles ne lui revint pas. Seul le bruit de ses pas semblait briser le silence. L'assassin ne sut combien de temps il avait avancé. Rien autour de lui. Rien devant, rien derrière, rien dessous, rien dessus. Pas de haut, pas de bas, pas de repère permettant de savoir où il se trouvait, pas de visage allié ou ennemi, pas de ciel, pas de terre, pas de nuages, pas d'herbe, pas d'arbres, pas d'étoiles, pas de soleil, pas de lumière. Juste un bruit de sanglot. Quand était-il né? Le jeune homme aux cheveux verts tourna la tête. Le bruit continuait. Il se tourna vers sa source, et se mit lentement à avancer. Les ténèbres se mirent à se mouvoir autour de lui. Il sentit sur sa peau quelque chose l'oppresser. Une main se posa sur son épaule. L'assassin pivota à la vitesse de l'éclair, sa lame décrivant une large courbe scintillante dans le noir. Le jeune homme resta fixe, plissant les yeux. Toujours rien. Les sanglots continuaient. Il fit de nouveau volt-face en sentant une nouvelle main dans son dos. Quoi que ce fut, il ne pouvait visiblement ni le voir ni le toucher. Le jeune homme grogna un peu, et se remit à marcher. Le nombre de mains devenait croissant au fur et à mesure que ses bottes claquaient sur le sol. Mais l'humain continuait d'avancer. Il abandonna très vite l'idée de frapper, ne faisant qu'accélérer. Avec les mains venaient des ongles, des griffes. Il sentait lentement qu'on cherchait à lui arracher ... quelque chose ... L'idée de se défendre lui venait bien à l'esprit, mais comment? La fuite semblait plus sûre. Ses pas devinrent plus fréquents. Plus larges. Il se mit bientôt à courir. Saisissant clairement du coin de l'œil de larges bandes noires se découper pour le frapper de plein fouet. L'une d'elles lui balafra le visage. Une autre le ventre. Il ne fit qu'accélérer le pas. Un rire éclata de sa gorge à chaque fois qu'il sentait une nouvelle plait le marquer. Des bruits de déchirements, tant de chaire que de vêtements, se faisaient entendre. Des chuchottis cruels parvenaient à ses oreilles. Mais l'assassin continuait de rire, de courir, ne se débattant même pas, cherchant juste toujours à avancer un peu plus loin. Il ne savait plus s'il était couvert de sang, ou si ce dernier avait cessé de couler de ses balafres. Des flashs, formes semblables à des yeux, naissaient aux coins de son regard avant de disparaitre en fumée, comme s'ils n'avaient jamais existé. Le sanglot était toujours là. Toujours un peu plus proche. Nathaniel finit par trébucher. Son bras fut trop faible pour le réceptionner à terre, et il chuta lourdement, trainant sur une courte distance, riant toujours. La douleur l'aurait peut-être rendu fou s'il y avait prit garde. Mais il n'en avait plus rien à faire. Il se sentait à bout de souffle. Exténué. Probablement à moitié mort. Mais heureux. Vivant. Le jeune homme rouvrit les yeux. Un feu se tenait devant lui. Un feu qui éclairait un petit garçon aux cheveux verts, recroquevillé sur lui-même, qui semblait pleurer à chaudes larmes. L'assassin se releva, et tendit une main ... Avant de la laisser retomber. Trop de lambeaux de chaire en avaient étés arrachés. Il se contenta de se racler péniblement la gorge, avant de cracher un petit jet de sang sur le coté. Le garçon à terre se retourna. 13 ans. Nathaniel avait 13 ans quand il avait eut, à une époque qui lui paraissait lointaine, ce visage. Un visage en larmes.

... Pourquoi pleures-tu?
Pourquoi est-ce que toi tu pleure?
Ce ne sont pas mes larmes qui coulent.
Ce sont pourtant bien elles que tu as tué.
Je n'ai tué aucune larme ...
Est-ce que tu es heureux?
... Je suppose.
Est-ce que tu es vivant?
Bien sûr.
Tu peux mentir à beaucoup de gens. Mais pas à moi. Pas à toi.


L'assassin rouvrit la bouche. Il sentit une dent se décrocher de son support, et tomber sur le sol. Un "ploc" retentit, plutôt qu'un "poc". Le jeune homme baissa les yeux. Le sol brillait doucement à la lueur du feu. écarlate. Il tomba à genoux. Posant ses mains sur le sol. Cette mare ... Elle venait de son corps? Il avait saigné à ce point? Son reflet ... Il ne pouvait voir son reflet ...

Tu n'es pas vivant Nathaniel ...
... Bien sûr que je le suis! Qu'est-ce que ...


L'adulte posa ses mains dans la flaque, cherchant à ... La regrouper? Voir à l'intérieur? Ses mains étaient si mutilés ... Il voyait presque les os et les tendons au milieu du sang. Ses doigts tremblants se mirent à étaler le liquide, cherchant ... quelque chose à l'intérieur? Le regrouper? Donner à la surface vermeille une superficie suffisante pour qu'il puisse s'y voir? Plus il fouillait, plus la marre grandissait, plus elle s'étalait. Mais rien ne changeait, et l'assassin sentait ses membres devenir de plus en plus faibles. Livide, il finit par voir une petite main, pas si différente de celle qu'il avait désormais, en bien plus propre et exempte de cicatrices au poignet, se tendre au dessus de la sienne. Le sang sembla s'agiter, et se regroupa d'un coup pour former une surface large et parfaitement lisse. Le rouge sombre vira très doucement au gris métallique, se changeant petit à petit en miroir parfait. Si il avait encore eut du sang dans le visage au moment où il l'avait vu, Nathaniel aurait blêmi. Mais plus aucun fluide ne pouvait s'écouler de sa face désormais. Mutilée. Son nez ne ressemblait qu'à un vague souvenir. Une de ses pommettes n'était plus qu'un os portant des marques de griffures, tandis qu'un gros trou lui ornait l'autre joue, quand à ses yeux ... L'un manquait. Dans le reflet du miroir, un second visage fit petit à petit son apparition. Penché en sens inverse, le jeune Nathaniel semblait également vouloir se perdre dans son reflet. Son visage à lui était juvénile. Exempt de toute marque. L'adulte regarda les larmes qui coulaient sur ses joues ... Depuis combien de temps n'en avait il plus versé? En était-il toujours capable pour autre chose qu'une poussière dans l'œil?

...Depuis quand suis-je mort?
Tu n'es pas mort Nath. De même que je ne suis pas vivant.
... Alors qu'est-ce que je suis?
Rien. Pas d'amis. Pas de famille. Juste des outils à ta disposition. Juste une comédie que tu joue sans savoir ce que te réserve le rideau.


L'assassin releva les yeux, et observa l'enfant. Mais ce dernier semblait avoir disparu.

Juste un adulte qui joue à l'enfant. Juste un enfant qui a oublié de devenir adulte. Juste quelqu'un qui est parvenu à tuer sa peur de la mort. Et qui redoute encore bien plus de vivre. Juste ...



Nouvelle gerbe de sang. Nath serra les dents, se crispant de la tête aux pieds. Le couteau dans sa main lui faisait horriblement mal. Mais au moins, il était réel. Cette douleur était réelle. Le sol, l'eau qui ruisselait dessus, la cellule, son corps, tout ceci était de nouveau réel. L'assassin aux cheveux verts ferma un oeil, et tira très lentement la lame en arrière. La pointe finit, à force de reculer, par disparaitre dans le dos de sa main, avant de sortir de sa paume. L'assassin rengaina avant de chercher à se lever, s'appuyant sur sa main toujours valide. Fouillant une de ses poches un instant, il en sortit une bande de tissus, qu'il enroula autour de sa main mutilée. Au moins, il avait visé entre les os, et n'en tirerait aucune séquelle ... Même si l'idée de se faire soigner dans une période de temps extrêmement brève lui semblait, en plus d'une excellente idée, la seule option à choisir. Coupant la bande avec les dents et tentant tant bien que mal de faire un nœud de ses doigts restants, l'assassin crissa un peu des dents. Sourire. Son sourire était revenu. Plus éclatant que jamais. Même si ce n'était plus en rien le sourire d'un enfant. Remettant le rouleau dans sa poche, le jeune homme se tourna vers le bassin. Puis fit un nouveau pas.

5 Pas ... C'était bien ce que je devais faire ? Que la réponse soit oui ou non, je pense que le meilleur moyen de savoir de quoi j'avais le plus peur au monde aurait été de me poser la question, c'aurait été un signe évident de politesse ~ Et mis à part cela, simple curiosité ... Quelle est la suite du programme?

Le jeune homme aux cheveux verts mit ses deux mains dans ses poches, et croisa les jambes en se laissant tomber dos contre la paroi. Il n'avait aucune idée de ce qu'il venait de subir. Ni même de comment ou pourquoi ca lui était arrivé. Mais ce qu'il savait ... C'est qu'il trouvait cette première épreuve des plus ... Intéressantes.
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Aventure #6 écrite Ven 7 Fév - 8:37

« Si je fais demi-tour, je meurs ! Je préfère venir à toi et tenter ma chance pour ta liberté » Atya savait que la bête qui la poursuivait était derrière elle. Avait-elle réussi à entrer dans la salle ? Cette question resta sans réponse. Son esprit ne savait quoi faire. Il essayait de faire comprendre à la forgeronne qu’elle avait trop forcée sur son corps et qu’elle devait se reposer. Mais pas maintenant. Une vie est en jeu. La sienne.

Elle fit un premier pas en avant et sentit la faiblesse de sa jambe. Malheureusement, ce ne fut que trop tard. Son pied posé, tout le poids de son corps se porta sur sa cuisse. Mais c’est les genoux qui ne le supportèrent pas. La jeune femme s’effondra de tout son long dans la cellule. Ses côtes heurtèrent le sol, son bras s’échappa en avant au lieu de l’aider à la réceptionner. Le pire fut son marteau. Il ne fit qu’améliorer la chute et aggraver les contusions qu’elle aurait.

Ses yeux fermés, elle savait qu’elle ne pourrait pas se relever. Elle préférait les garder clos, ne pas laisser la lumière dilater ses pupilles et l’empêcher de réfléchir. Cinq pas, mais pas de jambes pour les faire. Elle pouvait voir où elle devait aller. Ramper ce sera. Même si cela doit prendre plusieurs jours. Elle ouvrit les yeux pour pouvoir observer le chemin qu’elle allait prendre. Ce fut à cet instant qu’elle comprit.

*Rien ! Plus de chemin, plus de bassin. Aucune… LUMIÈRE !* Les pupilles dilatées, les sourcils froncés et les yeux plissés, elle ne pouvait pas voir ce qu’il y avait devant elle. Impossible de discerner une forme qu’elle quelle soit. La forgeronne ne déteste pas le noir. Il peut être comme une vieille amie à qui l'on rend visite parce qu’elle est gentille, qu’elle fait une succulente tarte à la banane. Mais c’est aussi cette amie dont on craint les réflexions et petites remarques, celle qui a les quinze chats qu’on ne voudrait voir qu’empailler. Au final, celle dont on aime la compagnie, mais de loin.

Les ténèbres étaient tout cela pour Atya, mais sans la partie appétissante. L’obscurité était la terreur de ses nuits, le monstre de son enfance, le moment où sa mère criait à la mort dans la maison, ce moment où elle essayait de la tuer. Tous ces moments de crainte étaient résumés en une seule chose. Le noir.

Atya commençait à avoir du mal à respirer. Comme chaque fois, les ténèbres l’emportaient sur elle. Et seule la venue du soleil, le matin, venait l’aider en traversant son adversaire de ses rayons de lumière. Une lumière salvatrice. C’est tout ce qu’elle voulait. Ça, et donner un bon coup de marteau sur la main qui commençait à serrer son coup.

Chaque fois, la même chose arrive. Elle vit un moment d’étranglement, ce moment où quatre doigts longs et fins venaient presser sa gorge contre un pouce étrangement gros et rugueux. Quand cette main fantomatique pressait suffisamment fort, elle pouvait sentir la paume, des battements de cœur dans le pouce et les ongles s’enfoncer dans sa chair. Son premier réflexe restait toujours le même : poser une main contre celle qui l’enserrait et découvrir que rien n’était présent. Juste réalisé la crise d’aérophagie qui commençait.

Cette fois-ci, ses exercices de respiration ne l’aidaient pas. L’air ne parvenait pas à se faire un chemin jusqu’à ses poumons. La panique aggravait les choses. Elle n’arrivait plus à penser clairement, le marteau en main, Atya frappait frénétiquement l’air autour d’elle. Sa tête bougeait dans tous les sens, faisant couler plus abondamment le sang qui coulait de sa tempe. *Du sang ? Quand est-ce que je me suis blessé à la tête ?* Quelque chose n’avait pas de sens dans toute cette histoire. Mais le manque d’air l’empêchait de réaliser qu’elle s’était évanouie, que tout n’était que rêve, illusion et imagination. Qu’elle n’était que juste allonger sur le sol, les yeux fermés, bougeant dans tout les sens, démontrant d’une souplesse impressionnante avec son corps et hurlant des paroles. Les dernières qu’elle cria de toutes ses forces furent : « Tu gagnes ! Je ne peux pas faire ces cinq pas ! L’obscurité me terrifie, je ne peux rien faire contre, elle m‘empêche de respirer. Je n’ai pas honte d’avoir besoin d’aide pour ça. Peut-être même ton aide plus tard. Mais si tu veux me tuer, montre-toi au moins à moi ! »
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Aventure #7 écrite Lun 17 Fév - 11:38

Je l’ai dit, comme toujours, ils avancent, persuadés de leur chance, leur force, volonté où que sais-je ? C’est bien, il en faut. Mais la volonté que requiert cette épreuve est différente. Elle peut s’exprimer de différente façon. L’important est ce que j’apprends sur vous.

Nathaniel :

Pam, pam, voila un cas intéressant, tu résistes mais je ne me fais pas d’illusion, personne ne peut résister à la puissance grandissante de ce son. Aucun humain. Il est puissant comme l’est la mélodie d’un clavecin, terrifiant comme l’es la charge d’une armée. Vouloir traverser sans s’effondrer, c’est ce condamné à la folie… Et même le plus fou ne pourrait s’y aventurer.
Pam, le moment que j’attendais, celui où je ressens tes tremblements. Comprends-tu ? Es-tu étonné ? Effrayé ?
Pam… Cela prit du temps mais il fut accompagné d’une vibration plus grande qui m’étira un sourire. Je dois te féliciter. Il ne son pas nombreux à aller aussi loin. Maintenant, vers quel monde vas-tu me guider ? Quelles épreuves de ta vie t’on permit une tel résistance à une terreur primal ?
Oh, ne t’inquiète donc pas, je suis bien incapable de m’immiscer dans tes rêves, seulement en ressentir une partie.

Ton rythme cardiaque s’accélère, mais ton corps reprend rapidement le contrôle, comme s’il savait que cette réaction ne lui apporterait rien. Je suis dubitatif, à la fois étonné et contrarié. N’as-tu aucun sentiment à me dévoiler ? Quelle tristesse pour toi. Quel dommage pour moi.
Puis tu tressaute, tes muscles se contractent, Tu souffres ?
Un sifflement s’échappa de te lèvres, à moins que tu ne tousse ? Non, c’est encore autre chose. C’est faible mais… Tu ris. Mon épreuve te fait donc rire ? Eh bien, heureux que tu passe un bon moment replié sur toi-même. Je dois avouer que ce n’est pas courant.
Cependant, à ma grande satisfaction, tu n’es pas aussi serein. Un sentiment de panique s’insinue doucement en toi. Te fais douter peut-être ? Quel est-il ? Pourquoi maintenant ? Qui es-tu ?
Ton corps bouge mais je ressens que ce n’est pas ta volonté, comment est-ce possible ?
Te voila mutilé, dommage pour ta main, cela dit, tu es bien éveillé maintenant. Amusant, le coma est une protection contre la douleur, mais si le coma est lui-même la douleur, la souffrance physique semble aussi efficace pour t’extirper de tes tourments.

Pam… Je sais déjà ce que je vais te demander petit humain. Mais félicitation, tu as fini par réussir l’épreuve, cinq pas, pas un de plus ni de moins. J’entends alors ta voix. Tu es fier de toi et ta remarque est légitime. Seulement, nos points de vue diffèrent.

Les quatre ampoules bioluminescentes de mes vibrisses s’allumèrent, faisant régner une faible lueur verte et macabre dans ma prison où seul mon bassin est maintenant facilement devinable. Le vert se mêlant au bleu des murs et à la noirceur de ce lieu. Je n’ai pas envie de t’aveugler et les ténèbres semblent tellement te convenir.

Je m’adresse alors à toi de la même façon, mon corps toujours immergé et l’écho moins puissant, mes paroles plus amusée, moqueuses.


Est-ce vraiment ta pensée ? As- tu besoin de la réponse ? Peut-être as-tu compris que je me moquais de tes pas, mais as-tu aussi compris que je n’ai pas non plus besoin de ton avis. Je consens tout de même à t’éclairer. Connais-tu les hommes ? Pourquoi leurs poserais-je une question quand je peux avoir immédiatement la réponse ? Pourquoi m’encombrer de vos mensonges ?



La vérité est ailleurs, pour cause, je ne sais pas tout sur son cauchemar. Je peux uniquement en deviner la cause.

Mais puisque tu le fais remarquer humain, qu’elle est ta plus grande peur ? Qu’est ce qui peut bien justifier ta nouvelle blessure de manière tout à fais instinctive ?



Ironiquement, mon enfermement m’aura fait rencontrer de bien étranges personnages. Bien peu son sorti avec ce qu’ils souhaitaient… D’un autre coté, mes deux pates suffisent à compter ceux qui ont obtenu ce qu’ils attendaient de moi… Et ils ne sont plus désormais.

Ce fut à mon rire de s’élever entre les quatre murs de ma prison. Cet humain tentait je ne sais quoi. La politesse ? Je ne la comprends pas… Ou plus, allez savoir. Je peux comprendre le respect, la confiance, le mépris aussi, mais pas la politesse. Surtout dans mon cas.


Serais-tu presser de continuer ?


Je rendis un son marquant comme un soupire.

Je suppose que oui, comme tous les autres. Soit, Tu n’as pas l’éternité devant toi. Je n’ai pas grand-chose à te faire subir et contrairement a ce que tu pourrais croire, la souffrance ne m’amuse pas. Alors, faisons quelque chose que j’apprécie plus : jouons et parlons.
Si je te pose une question, répond moi par une question, si je te réponds, répond à ton tour, c’est assez simple non ?
Je commence. Quel est la raison de ta venue petit homme ?



Ce jeu stupide… Je suis certain d’y avoir joué dans ma vie… Quand ? Avec qui ? Je ne saurais dire et là est bien le problème. N’y pense pas, oublie… Encore, tu as un autre partenaire de jeu aujourd’hui, profite-en d’autres questions t’attende et celles là auront des réponses.

Allez, vas-y, c’est ton tour !





Atya :


Pam… Déjà ? Je sais que les humains ne réagissent pas tous de la même façon mais tout de même…
Te voila effondrée contre le sol, dure chute aux vibrations que j’ai ressentit. Enfin, cela m’évite le suspense et me propulse directement vers ce que je veux. Quoique… Il y a comme un bruit de fond. C’est ton corps. Tu es  tétanisée ? Non, c’est bien pire, j’ai l’impression que tu convulse. Je baissais doucement la tête, l’orientant vers le fond de mon point d’eau. Je n’aurais peut-être même pas à sonder tes rêves, tu risque de mourir bien avant.
N’est-ce pas ce que tu avais dit ? Que tu trépasserais en faisant marche arrière ? C’est pourtant un bon moteur petite fille… Une de plus qui ne rêvera pas sa famille par ma faute je le crains. Qu’elle tristesse. Vois-tu, toi, je n’ai pas de raison de t’aider, rien ne nous lie.
Je me demande ce qui t’inquiétait au point de venir ici risquer ta vie. Ils ont du te le dire non ? Les épreuves sont souvent dangereuses. Posséder une déité est une union dangereuse…
Je vais tout de même faire l’effort de t’accorder mon attention, une créature qui s’éteint devrait toujours bénéficier de l’attention des autres, de ne pas disparaitre seule… Sauf ceux qui m’exaspère au plus au point.
Je le saurais si j’étais logique avec moi-même. Encore que, même mon premier ‘’ami’’ en ce monde a eu droit à mes sincères prières.

Quel mal c’est-il donc emparé de toi petite fille ? La terreur bien entendu et tu y réagis de manière excessive, quel passé douloureux motive pareil réaction ?
Tu as du mal à respirer, étouffe, te sens tu oppressée ? Tes paupières s’ouvre et se fermes sans raison, j’en ressens les subtils papillotements. Un son à la fois doux et oppressant à mes oreilles. La beauté d’un corps qui se meurt...  Ça en devient effrayant. C’est bien la première fois que je peux deviner et éprouver pareil chose de cette façon. L’expérience est à la fois étrange et passionnante.
Mais je sais que ce temps n’est qu’éphémère car ta respiration est de plus en plus difficile, as-tu peur de mourir étouffée ? Non, il y a une autre noirceur, tu as les yeux qui tentent de se maintenir ouvert mais tu ne vois rien. Quel est ce voile qui t’empêche d’avancer ? De vivre ?
Douleurs, oppression, étouffement… Je pense comprendre. Si tu es incapable de surmonter cela, je peux t’offrir la liberté dans la mort, Cette dernière est une amie, je sais qu’elle t’accueillera à bras ouvert et s’occuperas de toi.

Un coup lourd, sourd, tu te calme un peu, les griffes de mon amies s’approche alors que j’entends un liquide gouter, simple conséquence de tes convulsions. Un dernier sursaut… Non, tu continus, n’as-tu pas dit ton dernier mots ? Voilà qui est intéressant, Quelles sont tes dernières paroles petites filles ? Tu sais, toi aussi tu aurais du m’écouter, j’en suis attristé mais je sais que ma voix ne porte pas au chapitre quand il s’agit de vos décisions.
Une phrase, criée, hurlée, chargée de désespoir et une dernière volonté, celle de me voir, moi, la cause de son tourment. A moins que ce ne soit son souhait que je la tue par moi-même.
Quoiqu’il en soit, la surprise est telle que j’en cesse d’émettre le son oppressant. J’attends. Elle se reprend difficilement, fatiguée, j’ai l’impression d’avoir entendu une personne que j’ai accompagnée. Les mots étaient différents, mais ils m’avaient marqué. Pourquoi à ce moment précis ?
Cette fille va mieux, d’un bond, aspergeant d’eau les alentours, je sortais de mon bassin. Dans le noir, personne ne pouvait vraiment m’identifier. Je restais loin d’elle, debout, au garrot, montrant mon flan alors que ma truffe était tournée vers sa voix, je ne voyais toujours pas.

Mes vibrisses filaient derrière moi, s’illuminant doucement et ne faisaient rien d’autre que clignoter, ne dessinant que mon ombre. Une ombre noire entourée d’une aura verdâtre et qui ne cessait de disparaitre pour mieux revenir, provoquant la persistance rétinienne de mon corps à quiconque m’observait.


Te tuer ? Prend garde, nombre des miens le feraient sans hésiter et avec plaisir. Je n’en ferais rien, je n’en éprouve pas le besoin. Tout comme je ne montrerais pas entièrement à toi.



Je marquais un temps de silence, comme pour observer, voir si elle bougeait, répondait. Je ne pouvais qu’entendre sa respiration bruyante s’apaiser peu à peu. Sa présence m’apparaissait presque dérangeante, comme si elle n’était pas à sa place. Cependant, il est rare de voir un humain avouer aussi rapidement sa défaite, son incapacité à surmonter une épreuve. S’il peut s’agir de lâcheté, dans certains cas particulier, il n’y a que sagesse. Espérons que c’est bien de ça qu’il s’agit ici.

Tu me semble perdue, j’en viendrais même à douter de la pertinence de ta venue. A moins que tu ne manque seulement de chance ? As-tu une réponse à tout cela ?



Une enfant des hommes cherchant aventure et liberté ? Peut-être ais-je déjà donné en la matière. Cela dit je ne saurais pas sans lui demander.

Mais peut-être, si la peur ne te ronge pas, souhaite tu continuer ? Auquel cas je te demanderais, pour commencer de me décrire ta noirceur, tes ténèbres qui te paralysent ainsi.



Chose facile ? Pas vraiment, je sais d’expérience qu’il est difficile d’aborder un traumatisme avec n’importe qui… Encore plus si vous avez réveillé des souvenirs des plus lourds. Eh bien, si elle ne répond pas, elle pourra toujours partir.

Ensuite, tu me poseras une question et j’en ferais de même. Donne-moi une réponse et j’agirais de la même manière… Sinon, la sortie est derrière toi.
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Aventure #8 écrite Mer 26 Fév - 19:04

Nathaniel se décolla en douceur du mur, mettant simplement une petite impulsion vers l'avant partant de son bassin, avant de s'approcher très doucement du bassin et de la lueur verte qui s'était petit à petit mise à emplir la pièce. Non pas qu'il soit dérangé par le fait de rester dans le noir mais ... Avec un minimum de logique, on pouvait assez aisément deviner que, dans le temple de l'eau, l'invocation qu'il cherchait à libérer se trouvait probablement quelque part ... Sous l'eau. Cependant, peine perdue ... Seul le reflet de la surface presque parfaitement lisse et la douce lueur, ainsi que le visage d'un assassin riant vinrent rencontrer les yeux du jeune homme aux cheveux verts, qui s'assit, posant un coude sur un de ses genoux en continuant de regarder l'eau, à peine réellement éclairé bien que tout à fait visible.

Se frottant doucement le menton, le jeune homme au sourire enfantin observa la surface de l'eau en écoutant les paroles d'un être d'un autre temps. Autre temps ... Est-ce que le temps lui-même était mesurable en cet endroit? Il n'y avait rien ... Rien que la nuit, l'eau, la pierre. Et la solitude qui semblait plus oppressante et constante à chaque respiration, comme si jamais cet endroit n'offrirait la moindre compagnie, chaleur, ou indulgence à celui qui y résidait ... D'un autre coté, être enfermé pour l'éternité avec d'autres personnes devrait probablement être un enfer également. Surtout deux ou trois seulement. Et dans une pièce, comme ... un huis clos. L'assassin s'imaginait déjà écrire un bouquin, lorsqu'un des mots de l'invocation reporta l'intégralité ( il avait bien sûr continué d'écouter, même s'il s'était permis, à la 3° question, de laisser un peu son esprit divaguer ) de ses capacités perceptives sur la suite de sa phrase. Un jeu. Jouer. Rien de plus, rien de moins, un jeu où il fallait échanger questions et réponses. Le "Allez, vas-y, c'est ton tour" tira un éclat de rire au jeune homme, qui dut se mettre la main non bandée devant la mâchoire pour éviter de continuer trop longtemps. Finissant par doucement calmer les soubresauts de sa poitrine, Nathaniel reprit sa position initial, et se frotta le menton.

Excuse moi, je trouve simplement quelque chose ironique ... Ton jeu consiste à échanger questions et réponses, de manière parfaitement équivalente si j'ai bien compris : une question vaut donc une autre question en guise de réponse. Or, juste après me rappeller que les humains sont de fervents utilisateurs du mensonge, tu me pose les règles de ce jeu après avoir toi-même posé ... 9 questions différentes, en comptant les règles. étant donné que ce ne sont pour la plupart que des questionnements rhétoriques, je ne vais pas chercher à mon tour à te donner 10 questions différentes, mais je ne répondrais pas à "quelle est ta plus grande peur". Pas pour l'instant en tout cas ... Bien, une question une question une question ... Tu as raison, je n'ai pas l'éternité devant moi, et je ne suis pas certain qu'elle suffirait à ce que je me taise, par instants.

Le jeune assassin sortit une pièce de monnaie de sa poche, et la jeta en l'air, la regardant renvoyer des éclats de lumières comme si elle clignotait, avant de retomber dans sa paume ouverte. Le tsuri, appuyant sur le bandage, fit quelque peu grimacer le jeune homme, qui sourit tout de même en l'observant.

Je vais donc simplement t'offrir celle ci en retour pour commencer ... Qu'est-ce que je suis venu faire ici?
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Aventure #9 écrite Sam 1 Mar - 10:09

« Pff pff pff… haaaaa » Atya n’arrivait même pas à parler. Elle était à bout de souffle, blessée et encore effrayée de son cauchemar. Toute cette noirceur l’avait paralysée et maintenant elle devait déjà réfléchir. Sa provocation avait fonctionné apparemment et maintenant, la déité était devant elle. Certes, elle ne pouvait pas la voir clairement, et ne discernait que des formes pour le moment. Mais elle parvenait déjà à réfléchir sur la suite des évènements avec l’invocation.

« Tu peux en effet douter de la pertinence de ma venue, et même moi je me pose la question. Je fuyais, je tentais désespérément d’échapper à un poursuivant invisible, dont j’ignore tout, du visage à l’identité ....‘Longue inspiration de la forgeronne’ ....Tout ce que je peux dire c’est que mes jambes n’ont eu de cesse de courir. Je me suis réfugiée dans le temple, et j’ai continué ma course…. Mes pas m’ont guidé ici, m’ont mené au cauchemar que j’ai vécu juste avant. Pourtant est-ce que je qualifierais ce qu’il m’est arrivé de manque de chance ? ……. Je ne pense pas. En cet instant, tu peux me voir essoufflée, blessée, et quelques minutes avant tu me voyais te demander d’arrêter les malheurs qui m’arrivaient….. Tu as ici découvert ma seule peur. Oui, être dans le noir me terrifie. Par contre, je n’ai pas peur ou honte d’admettre que j’ai besoin d’aide. Ne considère pas cela comme de la faiblesse, ce sera mal juger et mon avis est que ce n’est pas… Ce qu'habituellement, une semi-déité fait. »

La forgeronne n’inventait pas ses réponses, elle racontait juste son histoire. Pourquoi lui mentir ? Si la vérité lui plait, elle pourrait ressortir d’ici en vie, et peut être avec un nouveau compagnon. Autrement, elle allait mourir. Et elle ne pensait pas l’invocation stupide, au contraire.

« Mon histoire… Mon his… Mmm…… » La forgeronne s’écroula sur le sol. Elle perdit connaissance quelques secondes à peine. Le choc la réveillant. Son discours avait mis sa respiration à rude épreuve. Malgré ses inspirations, l’air n’arrivait pas suffisamment dans ses poumons. La perte de conscience était normale dans ce cas, mais aussi un instant de faiblesse face à l’invocation. Elle s’assit en tailleur, secouant la tête pour se remettre les idées en place puis continua.

« Si nous sommes amenés à devenir compagnons et amis, tu es en droit de connaitre pourquoi j’ai cette peur… bleue du noir. » La tête de la jeune femme recommençait à faire des siennes. Elle sentait le sol bouger sous elle, la lumière se faisait étrangement dansante et des petits points noirs apparaissaient dans son regard. Mais elle savait qu’elle ne devait pas lâcher prise. Elle laissa un blanc de quelques minutes, pour reprendre son souffle tranquillement et pour réfléchir à comment narrer le plus exactement possible la raison de sa peur.

« Ma naissance a été compliquée et mon enfance inoubliable. Beaucoup de gens oublient ce qu’il leur arrive lorsqu’ils étaient de simples poupons. Pas moi. Je me rappelle toujours de ma famille et je me souviens encore d’événements qui ont marqué mon existence. Certes, tout cela reste la vision d’un simple nouveau-né, mais l’interprétation de la femme que je suis. Ma mère a été chassée de ma maison par mon père pour une simple et bonne raison : son alcoolisme la rendait dangereuse envers moi. À un tel point que mon père la bannit le jour où elle a voulu, et faillit, me tuer. Depuis lorsque je me retrouve seule dans le noire, et que je sais que personne ne sera là pour me venir en aide, mon esprit me donne des visions d’une femme cherchant à m’étrangler. Et je sens ma respiration devenir de plus en plus compliquée, mon corps perdre son oxygène, mon cerveau commencer à délirer à tel point que je commence à sentir une main venir se poser sur mon cou et serrer de plus en plus. Seule de la lumière me permet de me rendre compte que tout ce qu’il m’arrive n’est que le fruit de mon imagination »

Atya avait repris une conscience totale de son environnement, avait récupéré son esprit, seules les quelques blessures et la douleur qui en résultait était nouvelles. Même sa peur irrationnelle de son poursuivant était revenue. *Atya !! Arrête de perdre du temps ! On sait tous les deux qu’il y a quelqu’un à tes trousses ! Alors, dépêche-toi de conclure. S’il débarque maintenant dans la salle, elle ne va pas attendre que la conversation soit finie. Il va venir te déchirer, elle va te tuer, il va te dévorer, elle va t’étrangler, il va te lacérer, elle va te trancher, et le demi-dieu ne t’aidera pas.*

Atya se leva en alerte. Elle saisit son marteau et regarda dans la pénombre la porte par laquelle elle était entrée avant de se reconcentrer sur le demi-dieu. « Une question pour toi. J’en ai une. » Elle lâcha son marteau, la fonte sur le sol, le manche vers le haut. La taille de son outil était suffisamment grande pour permettre à la forgeronne de rester debout et de s’appuyer sur le manche. « Tu fais partie du temple de l’eau. Je vais supposer que la mer, nager, et vivre dans l’eau est ce qui te plait. Ou en tout cas la liberté de nager ou en tout cas de pouvoir bouger comme tu l’entends te manque. À quel point veux-tu vivre cela ? »
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Aventure #10 écrite Mer 12 Mar - 22:11

Nathaniel :

Moqueur. Téméraire. Impudent. Ils ne sont pas nombreux comme toi à ouvrir mes portes… Leurs rangs sont encore plus clairsemés quand il s’agit de sortir. Et aucun avec moi.
Est-ce vraiment ce que tu es ou simple façade ? Te voila installé, séparé de moi par cette frontière qu’est l’eau. Fine pellicule séparant pourtant deux mondes, deux entités très différentes.
Toi qui, je pense, espérais m’observer, tu ne vois rien. Tu as le droit de t’approcher il est vrai, mais ce n’est pas pour autant que j’accepte que tu m’observe. Pourquoi serais-je le seul à rester aveugle ? Et puis, je ne suis pas un animal de foire que l’on détail avant de l’acheter… Encore que… C’est à peu de chose près ce qu’on fait de nous nos parents. Et j’ai un profond mépris pour cette décision. Devons-nous oublier notre fierté ? Oublier… Ce mot résonne si fort en mon esprit, j’en tremble, en souffre je crois.

Mon jeu te plait… Ou te parais stupide, tu me le fait bien remarquer. Mon raisonnement ne t’atteint pas ? Il n’est pas logique à tes yeux. Ironique comme tu dis. Quelle logique ? Pourquoi faire ? Je suis le seul à le savoir.
Encore une fois, je suis seul juge ici et… Qui a dit que le jeu avait commencé ? Moi. Combien de questions ais-je posé une fois le jeu déclaré ? Un seule et unique. Je ne vois donc pas l’intérêt de ta tirade, mais soit, je suis à l’écoute de ta question. Celle que ta pièce a choisie je suppose ? Je ne pus m’empêcher de sourire sous mon dôme aqueux. Non, bien sur que non, tu savais déjà exactement ce que tu allais me demander et je n’eu nul besoin de contenir une quelconque surprise ou mécontentement. Si tu cherche à me provoquer, tu es sur la bonne voie mais il te reste du chemin à parcourir. Si c’est ta façon de jouer… Et bien dans tout les cas, tu n’as qu’à continuer ainsi.

Enfin, je n’ai droit qu’à une seule réponse.


Je suis ou ai été beaucoup de choses, humain, mais l’omniscience ne me caractérise pas. Cependant, si c’est mon avis que tu souhaite, je dirais simplement que tu as besoin de moi pour une raison que j’ignore.

Pourquoi chercher plus loin ? Qu’ils essaient de se justifier du contraire, il y a toujours un intérêt à nous libérer. Que ce soit de bonne volonté ou non, c’est notre aide dont ils ont besoin.
Oh certains viennent aussi simplement pour mourir. A la rigueur  tester leurs limites, mais la différence est minime. En fait, dans tout les cas, ils cherchent quelque chose et le trouvent parfois…
J’attendais alors de ressentir sa réaction et écoutais sa réponse avant de continuer, puisque c’est encore à moi de poser une question.


Qui es-tu dans ce monde ?

Voyons jusqu’où tu es capable d’aller…



Atya :

Je la pensais calmée, mais sa respiration redevint bruyante. Une conséquence de cette épreuve et je ne pouvais que m’en réjouir, c’est exactement ce que je souhaitais. Un esprit marqué qui devait déjà réfléchir à la suite. Je suis patient, mais il ne faut pas trop en abuser. Le sait-elle ?
Je restais cependant perplexe devant la justification de sa présence. Réflexion qui me fit plisser les paupières avant de secouer vivement ma tête face au retour de la douleur… Un liquide gluant s’échappa de mon œil. Qu’importe. Si venir ici est plus sécuritaire pour elle, je n’y vois pas d’inconvénient… Et puis comment dire non devant tel compliment ? C’est impressionnant cette faculté de toujours trouver les tournures de phrase qui, qu’elles soient sincères ou non, font toujours plaisir à entendre. Ce qui est à double tranchant. Lequel as-tu choisi petite fille ?
Elle choisit ce moment d’égarement de pensées pour s’écrouler de nouveau. Ma nuque suivi ce mouvement, uniquement guidé par les vibrations de l’air et les sons à peine audible.
Mais sa perte de conscience fut courte. A tel point qu’elle est déjà en train de retrouver une position plus basse… Assise ? Un choc moins violent en cas de rechute à vrai dire.
Enfin, elle se décida à parler, me racontant l’origine de sa terreur. Il faut de tout pour faire un monde, l’ennui avec les humains, c’est au niveau régulation. Certains événements ne devraient pas avoir lieu. La perfection n’existe pas…

Je pouvais comprendre la peur panique de cette humaine devant le noir, pas la cause, ni les conséquences. Les ténèbres sont choses de la vie tout comme la lumière. L’un ne va pas sans l’autre. Dès lors, pourquoi attendre de l’aide quand elle vous recouvre ? Autant en faire une alliée de confiance, la découvrir, la connaitre et apprendre avec elle. A moins que mes millénaires d’enfermement et les profondeurs océaniques ne  m’influencent…
Par contre, cette fille semblait instruite. Elle savait des choses qu’aucun de mes précédents maitres n’avaient abordé. Peut être plus par non utilité que réel incapacité à savoir, mais tout de même.

Elle se leva soudain brusquement. Affolée, comme se rendant compte d’un danger qu’elle avait occulté. Je sentais qu’elle s’était tournée vers l’entrée…


Si cela peut te rassurer, le seul danger que tu puisses connaitre ici… C’est moi et mes épreuves, je ne saurais trop te recommander de rester vigilante. Personne d’autre ne s’en prendra à toi ici. J’exècre vos combats entre vous et ne laisserais personne ainsi souiller cet endroit.

Ce qui, du moins je crois, eu l’effet de la calmer et de commencer ce petit jeu. Ça question pouvait paraitre pertinente et je dus faire un effort pour ne pas y répondre de suite.
Une bonne question qui, il y a quelque année, ne m’aurait pas dérangé. Aujourd’hui, pensant connaitre tout les mauvais cotés de ma condition, cette simple question m’affectait bien plus que ce qu’elle devrait. Sortir ? Être libre ? Bien sûr, mais à quel prix ? Ma dernière maitresse m’avait promis la même chose avant de mourir bêtement et trop vite…
Un petit rire m’échappa. Les humains avaient souvent tendance à penser que la liberté était notre corde sensible. Ils ont souvent raison, mais elle n’est plus la mienne. L’envie de revivre tout cela ne me suffisait plus.
Je restais immobile, comme fixant la jeune femme avant d’y aller de mon interrogation.

A moi alors… Je connais ton monde et sais la distance avant d’atteindre le premier de vos villages. Alors, tu n’es pas ici uniquement pour fuir une menace. Tu as donc commencé ce voyage pour une raison, laquelle ?
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Aventure #11 écrite Ven 14 Mar - 3:06

Que fais-je ici ... C'est une bonne question. Peut-être même une excellente ~ Quand à sa réponse ... Peut-être n'existe-elle pas. Ou si! Mais c'est confus ... Dur même pour moi d'expliquer ce qui m'a poussé par une voie ou une autre à franchir la porte de ta prison. Peut-être était-ce le "destin", une fatalité, peut-être n'ai-je jamais eut le choix. Peut-être au contraire que c'est uniquement mes choix qui ont guidés mes pas jusqu'à ce lieu ni de rêve ni de cauchemars où j'entretiens une conversation avec un être issu de divin, qui sait ~ Tout ce que je peux affirmer, c'est que je ne pense pas avoir besoin de toi.

Trop sûr de moi? Peut-être le suis-je. Présomptueux? Ce n'est peut-être pas un trait qui me caractérise, mais cela y ressemble. Le fait est que je n'ai pas décidé d'avoir une invocation, ce choix a ... été prit pour moi ♠ j'aurais certes pu refuser, mais à quoi bon. De ce que j'en ai compris, des évènements vont probablement légèrement changer mon monde. Et "on" a décidé que, sachant qui j'étais et quelle était ma fonction, j'avais besoin d'une invocation. J'espère que cette réponse te satisfait, c'est celle qui me parait le plus proche de ma définition de la "vérité" ...


Le jeune homme tint sa pièce entre le pouce et l'index, et la leva pour qu'une des deux faces ne reflète doucement la lumière douce et verdâtre qui provenait du bassin. Le petit motif qui était gravé sur la pièce envoyait d'étranges et amusants reflets un peu partout sur le jeune homme, dont les yeux jaune passaient de sa tenue au morceau de métal de temps à autres. Il finit par le relancer, et par le saisir au vol au dessus du bassin, gardant le poing fermé et tendu quelques instants avant de remettre son bras à sa place originelle.

Qui es-tu dans ce monde ?
Excellente question, je vais avoir besoin d'un peu ... De temps pour te fournir la réponse ~ Je ne te demanderais pas cette fois qui tu pense que je sois ... Plutôt : Que pense tu de ta punition, celle que les dieux tes parents ont décidé de t'infliger à toi et a tous tes frères, après que nos "ancêtres" - si on peut les dénommer ainsi - aient fauté et presque détruit cette planète que vous deviez protéger? Dis-le tout de suite si ma question est trop longue, je la raccourcirais ♣

Le jeune homme eut un franc sourire en continuant d'observer la surface de l'eau, se laissant un peu aller en arrière, jusqu'à finalement poser son crâne contre la paroi. Sentant un besoin irrépressible naitre quelque part dans sa poitrine, et remonter lentement jusqu'à sa gorge, le jeune homme ouvrit la bouche, et se mit à rire. Les yeux fermés, il laissa le son clair emplir la pièce, réfléchi par les parois et par le bassin, par le plafond, voir même par le couloir par lequel il était arrivé ... Le jeune homme finit par refermer la bouche, lâchant un petit soupire avant de reprendre son souffle, et d'essuyer la larme qui coulait sur sa joue avec un large sourire.

Il est une autre question que j'aimerais à te poser, mais elle ne fait pas partie du jeu ... Même si en réalité, c'est peut-être celle que j'aurais du te soumettre en premier. Et j'ai trouvé quoi te répondre mon cher ~
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Aventure #12 écrite Ven 28 Mar - 16:33

« Les combats entre nous je comprends que tu les exècres. Cependant, je ne sais pas ce qui va venir. Peut-être que le combat ne sera pas avec un humain. Mais je suppose que là n’est pas la question. Ma confiance se mérite, et même si je suis certaine que le danger ne viendras pas de l’extérieur, permet moi de continuer de me méfier. Ma vie repose sur ma capacité à rester vigilante. »

Atya regarda l’invocation. Un peu plus calme. Tous les événements semblaient être des jours en arrière bien qu’au final, tout se passa que quelques minutes auparavant. *Juste quelques minutes ? Le temps n’a plus aucun sens pour moi maintenant.*Elle commençait à s’habituer à la douleur. Elle reprenait ses esprits. Tout allait mieux.

« Mon voyage. Pourquoi ai-je commencé ? Je sais que je me suis retrouvé ici pour m’échapper de ce qui me poursuivait. Je suis entré ici parce qu’il était derrière moi. Il a crié mon nom. Non, non ! Elle a juste poussé un hurlement à glacer le sang. Ou était-ce autre chose ? Je sais que ma course effrénée m’a mené dans le temple. J’ai ignoré les blessures et la fatigue pour arriver ici. Pourquoi ai-je commencé ? Aucune idée. Tout ce que je peux dire c’est que je me suis réveillée, et j’ai couru. Je ne sais où ma couse commença. »


Atya remarqua quelque chose. L’invocation n’avait pas répondu à sa question. Atya méritait sa réponse, mais quitte à jouer un jeu, autant le jouer jusqu’au bout.

« Tu n’as pas répondu à ma question précédente. Je suppose que cela n’a pas d’importance pour le moment. En attendant, voici une seconde question. J’ai une connaissance basique de l’histoire de l’île, et j’ai appris quelques petites choses sur vous. Est-ce que tu souhaitais protéger l’Homme sur la fin ? J’attends beaucoup de cette réponse. »


Les mains sur le marteau et l’esprit sur le qui-vive, Atya attendait impatiemment de connaitre les réponses.
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Aventure #13 écrite Dim 4 Mai - 14:44

HRP: vraiment désolé pour le temps de réponse, j'espère que ça vous plaira. J'ai fais un peu plus long pour Atya afin d'avancer et que vous soyez globalement au même niveau Wink


Nathaniel :

Dans l’immobilité parfaite de mon corps, j’écoutais la longue réponse de l’humain au dessus de mon bassin. D’abord peu sûr de pouvoir me répondre, partant dans la philosophie qu’ils appellent ‘’de comptoir’’. Et si destin, fatalité, choix ne faisaient qu’un ? Ton univers s’écroulerait-il ? Quoi qu’il en soit, tu n’avais pas prévu d’être ici. Un fait rare, mais qui pouvait arriver. Cela dépendait des siècles. Allez savoir comment et pourquoi des humains se perdaient au grès du vent avant d’ouvrir ma porte ainsi que celle des autres déités enfermée dans ce temple. Pire ! Devinez pourquoi ils tentent l’épreuve alors que leurs bon sens leur cri de rebrousser chemin.
Mais alors, où était ma réponse ? Patience, car elle vient d’elle-même, cet humain ne c’est pas trompé de jeu et j’en suis fort aise.


A défaut de te caractériser, c’est un trait qui convient particulièrement à ton espèce.  Enfin, bien que tu n’ais pas besoin de moi, il semblerait que pour… Atteindre ton objectif, tu dois revenir chez toi avec moi ou l’un de mes cousins. Pas un besoin, mais tout de même nécessaire. Ironique non ?

La voix qui me représentait ce fit douce, insidieuse et moqueuse. Un simple constat, cet homme était, lui aussi entouré de paradoxe, rappel de ma condition ? Encore un cadeau empoisonné de ma génitrice ? M’y habituerais-je un jour ?
Il parla aussi d’événement, de changer le monde. Surement la raison de sa présence, qu’il le sache où non. Serais-tu simple exécutant ?
Mais sa réponse restait, je suppose, fidèle à lui-même, j’avais son point de vue.


Quant à ma nouvelle question, jeu oblige, je me devais d’attendre, lui laissant le temps d’y réfléchir et de me demander autre chose. En parti, je n’eu pas à attendre longtemps.
Sauf qu’il se mit à rire sans raison, tel un dément. Laisse-moi au moins y réfléchir avant de te moquer ! J’eu comme la désagréable impression que ce jeune homme était incapable de prendre une situation au sérieux. Une façon de rester calme en toute circonstance ? Un de ces fameux trait obtenu je ne sais comment ?
Je me permis de remonter lentement vers la surface, sans pour autant sortir de l’eau, mes vibrisses maintenant leur faible lueur. Si l’humain pouvait ainsi deviner une forme, il était à mon avis difficile d’en dire plus.


Ma punition ? Je te mentirais en disant qu’elle m’indiffère. Néanmoins, vous n’étiez pas dans l’ancien monde et je fais parti des dernier survivants.
Cette décision des quatre est injuste. Je suppose que faire la part des choses aurait été long, mais bien préférable. Est-ce la colère et la précipitation qui leurs ont fait choisir cette option ? Où bien est-ce à dessein ? Je n’en sais rien.
Mais après des siècles et des siècles, j’éprouve toujours une forme de rancœur. Pour tout ce qui a été perdu, tout ce qui a été détruit. Si nous méritions notre punition, et je ne dis pas que c’est le cas ! Les autres être vivant n’aurait pas du disparaitre ainsi, balayé d’un revers de volonté divine et l’ancien monde avec. Contrairement à nous, ils avaient le pouvoir de stopper cette folie, ils n’ont fait qu’accélérer un processus déjà enclenché, avant de la reperpétrer sur Arcane. Avec quelque modification cela dit.
Ça ne change rien au fait qu’ils nous ont abandonné par deux fois

J’avais laissé mon amertume s’exprimer un peu trop fortement. Je n’ai pas à réagir de la sorte devant un humain, encore moins quand il m’est inconnu. Un cours silence commença son nid, mais je ne le laissais pas faire.

Non, ta question n’est pas trop longue. Je pense t’avoir répondu.
J’attends que tu répondes à ton tour et le jeu s’arrêtera. Cela dit, si tu a d’autres interrogations, je n’ai pas d’objection à ce que tu les formules.

Je retournais alors vers le fond de mon bassin.




Atya :


Eh bien au moins n’a-t-elle pas perdue sa capacité à me répondre.


Rester vigilante ? Soit, fais comme bon te semble si c’est un gage de ta sureté.

Une phrase pleine de sens quand on sait combien la vie est dangereuse en dehors de mes murs… Selon qui y entre a vrai dire. Serait-elle plus prudente que mes précédents humains ? Je ne saurais dire. Pour être vraiment prudent, la conscience devrait hurler de ne pas poser le pied en ce temple.
J’étais pour ainsi dire campé sur mes appuis, écoutant tranquillement la réponse de mon ‘’invitée’’.
Une réponse qui me fit penser qu’elle ne devait pas encore être totalement remise. De son voyage ou de ma première épreuve, comment le saurais-je ? Toujours est-il que ses mots sont incertain, ses phrases saccadée et ses idées peu claire. Je me demande comment je pourrais bien être responsable de cela. Et si ce n’est pas de moi, qui ? Ou plutôt… Quoi ?


Tu ne sais pas où ta course a commencé ? Pire que ça, tu ignore même pourquoi tu cours et où tu te rends petite humaine. Qu’est-ce qui te guide et te maintient en vie ? Je n’en ai aucune idée et, de mon point de vue, toi non plus.



Pourtant il m’avait semblé que les humains craignaient par-dessus tout une vie sans but. Chose à laquelle nous ont condamné nos pères. Pire, la vie se caractérise par sa fin… Et jamais je ne la connaitrais.

Bien sur que je n’ai pas encore répondu.



Mon corps se tendit, comme aux l’aguets. Où peut-être intrigué ? En colère quand à cette réflexion ? Le ressentiment de cette fillette ne me fais ni chaud ni froid pour tout dire.

Après tout tu viens seulement de me répondre, tu gagne donc à ce que j’en fasse autant. Patience humaine, patience.



Je marquais un petit temps de pause, affichant la nécessiter de patienter de temps à autre.

A quel point je veux vivre la liberté ? Serais-tu surprise si je te disais que je ne suis pas près à beaucoup donner pour l’avoir ? Libre à tout prix ? Quelle stupidité ne crois tu pas ? Surtout si le prix est immense et la liberté fictive. Tu n’es pas la première à me proposer ça, et regarde, je suis toujours ici. Pourtant, je t’assure avoir beaucoup œuvré pour rester dehors. Cela me fatigue, c’est pourquoi moins je ferais d’effort, mieux ça sera. Après tout, l’éternité s’offre à moi. Ça a ses avantages et défauts alors… Ne me parle pas de liberté, j’ai toujours du mal à y croire venant d’un humain. Quant à la suite.


Plus un mot, je cherche la suite. Quoi répondre. Cherchant dans ma mémoire, cette drôlesse qui me fut enlevée et qui jamais n’est revenue. Qui ne reviendra peut-être jamais. Encore un cadeau de ma génitrice. Encore un présent qui me rend plus amer.
Mais je continu de fouiller chaque parcelle de mes souvenirs. Ils n’existent pas, aucune vision, aucun flash. Mon corps tremble, mes vibrisses fouettent l’air, frappent sèchement le sol. La frustration s’empare de mon être et mon corps l’exprime. Je me relâche, tombant nonchalamment sur le sol.
Mes ampoules luminescentes s’illuminèrent doucement, la lueur de la salle passa de lugubre à plus chaleureuse, restant cependant dans des teintes bleutées. Les murs de ma prison brillaient légèrement et leurs gravures devenaient fortement visibles.
Un long soupire s’éleva.


Je vais te répondre de nouveau, mais d’abord, j’aimerais ton avis sur ton monde actuel, ta vie, ta position.


J’écoutais alors la réponse de la petite humaine avant d’aborder un mauvais sujet, une des rares raisons pour laquelle je pouvais me sentir mal.

Vois-tu les murs de ma prison ? En comprend tu l’histoire qui y est racontée ?

Je lui laissais alors le temps de détailler ces courts événements de ma longue vie.
Elle finit par se reconcentrer sur moi, j’en déduis qu’elle avait compris la ou je voulais en venir.


Comme le sentiment qu’il manque quelque chose non ? Voici la partie la plus sombre de ma punition. Alors, puis-je te répondre sincèrement ? Je ne sais pas moi-même.
Peut-être étais-je de votre coté… Ou en train de lutter.
Je vais te donner mon avis, bien que je ne sache pas ce qu’il vaut ni pour toi, ni pour moi.
J’ai affronté tes ancêtres. Cependant, leur élimination n’était pas mon objectif. Tout comme vous, certains étaient plus éclairé. Il aurait suffit que leurs congénères les écoutes. C’est encore valable sur cette Ile.



Mon discours était fini, je ne savais que faire à part ajouter.

Le jeu est fini, si tu as d’autre questions, tu auras, avec un peu de chance, la joie de me voir y répondre. Tu voulais connaitre le prix de ma liberté ? Personne ne peut le payer, personne ne peut me redonner ce que j’ai perdu.
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Aventure #14 écrite Jeu 8 Mai - 21:04

Cette envie irrépressible, qui lorsqu'elle vous saisit remonte directement depuis le fond de votre gorge, vous donnant l'impression qu'elle triple de volume ... Avant de passer à la mâchoire, qu'elle crispe légèrement. Vous pouvez toujours tenter de résister, mais rien n'y fait ... Et alors déjà qu'il levait la main pour couvrir sa bouche, le jeune assassin ne put s'empêcher de bailler. Non pas qu'il s'ennuyait. Pas plus qu'il n'était réellement fatigué, et d'ailleurs, l'heure d'aller dormir n'était pas si proche que ça ... si? Il n'avait aucune idée de la duré écoulée depuis qu'il était entré dans le temple, partiellement à cause de sa perte de conscience ... La nuit s'abattait-elle déjà sur arcane? Il n'en savait rien, et de toute manière, qu'importe, dans le fond : il avait depuis longtemps l'habitude de veiller bien plus longtemps que le soleil ... Par contre, rester immobile, assit, sans avoir à bouger le moindre muscle, dans la semi obscurité avec pour seule source de lumière une douce lueur vert pâle sortant d'un bassin ... Ça, ça avait gentiment tendance à l'inciter à fermer les yeux pour ne pas les rouvrir avant un petit bout de temps. Le jeune homme se frotta le menton en se demandant s'il en avait la possibilité. Puis haussa les épaules en secouant négativement la tête, il eut été dommage de mettre le jeu en pause de manière si ... Impolie. Sans compter que l'invocation n'aurait sans doute pas apprécié un tel outrage. Se relevant donc avec un grognement, le jeune homme mit ses mains dans ses poches, observant de ses yeux jaunes à moitié clos l'eau du bassin. Il constata avec surprise que cette dernière, pas pour un sous moins trouble qu'avant, laissait cependant deviner les contours indécis d'une forme qu'il n'identifiait pas. Le jeune homme sentit son sourire s'élargir. C'était donc l'enfant issu de divin avec lequel il parlait depuis tout à l'heure.

Se mettant avec une douceur calculée à marcher sans faire le moindre bruit dans la caverne, l'assassin laissa son regard étudier les contours indistincts dans l'eau, son œil pourtant expert dans l'acquisition d'information peinant à le renseigner sur ce coup là. La créature aurait tout aussi bien pu n'être que le bout d'une excroissance tentaculaire géante qu'il n'aurait pas été certain de le voir avec précision ... Cependant, le jeune humain à la chevelure verdâtre penchait plutôt pour un être quadrupède possédant une tête. La belle affaire. Barthiméus, en se mettant à 4 pattes et en rentrant un peu le dos, aurait pu avoir la même dégaine. Et même s'il n'avait pas croisé une quantité d'invocations spectaculaires au fil de sa vie, Nathaniel savait d'expérience que nombre d'entre elles ressemblaient à un animal à 4 pattes. Pour ainsi dire, il ne savait donc finalement rien. Bon, ça, au moins, il le savait. Plutôt que de demander à ses yeux plus qu'ils ne pouvaient lui donner, le jeune homme se fia à ses oreilles pour écouter la réponse. De fait, l'intéressait-elle vraiment? Non. Quand on vous enferme plusieurs millénaire dans un lieu pareil, tout en vous laissant devenir l'esclave d'un pauvre mortel, alors que vous avez plus ou moins participé à la création de la race dudit mortel ... Pas besoin d'un organe de réflexion sur-développé pour avoir une idée de la réponse. Non ... Mais oui. Oui parce que, même si l'invocation n'aimait pas ce qui lui était arrivé, il répondrait à sa manière. Chacun s'énerve comme il veut. Ou plutôt, chacun le fait comme il sait le faire, et pas autrement. Et connaitre la manière dont quelqu'un s'énerve, c'est déjà le connaitre un peu lui. Le jeune assassin fit une petite moue en plissant un peu les yeux, avant de sourire de nouveau. Non, la réponse à la question ne l'intéressait pas. Ce qu'il lui importait plutôt de connaitre, c'était l'être qu'il avait "face" à lui. Le jeune homme garda le silence à la fin de la réponse, et leva doucement les yeux. Il avait finalement fait le tour du bassin, et se tenait entre ce dernier et le "couloir" menant à l'entré. Avançant un peu dans ce dernier, le jeune homme observa la porte par laquelle il était entré plus tôt, ou plutôt l'emplacement où il pensait que ce dernier se trouvait.

Qui suis-je en ce monde ... Rien. Un petit pas grand chose, probablement.

Le jeune homme eut un sourire, avant de pivoter sur un pied et de retourner vers le bassin. La forme avait disparu, visiblement retournée dans les profondeurs. L'assassin se retourna pour observer la porte un instant avant de s'étirer doucement, souriant toujours, puis croisa les bras dans le dos. Le temps de la franchir n'était pas encore venu. La créature dans ce bassin n'en avait pas décidé ainsi. Et le jeune homme était bien décidé à attendre son consentement pour repasser la porte, que ce soit avec ou sans sa présence à son coté.

Qui ... Nathaniel Mandrake. C'est le prénom que j'ai reçu lorsque j'ai eut le droit de venir au monde ... Je le trouve plaisant! Je suis ... Quelqu'un? Tsss. Une bougie parmi tant d'autres. Une petite flamme qui brille pour montrer qu'elle existe, jusqu'à ce qu'elle n'ai consommé totalement ce qui lui permet d'exister. Pour te dire qui je suis en ce monde, serait-il plus approprié de te dire ce que ce monde, avant de te dire ce que j'y suis, ou connais-tu suffisamment mon contexte pour que je puisse t'expliquer qui t'adresse présentement la parole, de la naissance à la mort? Ho, c'est peut-être un peu trop tôt pour cette partie là remarque, moi-même je ne sais pas encore très bien quand elle surviendra ♥

Mais dans le fond ... Le monde tournait avant ma naissance, et il continuera après mon trépas. Tu vivais avant, et tu vivras après. Qui suis-je à coté de toi? Personne. Un grain de sable dans le désert du temps. Ironique qu'un grain de sable ait pour autant la possibilité de te faire vivre à son coté et décider de ton sort tout le temps que son existence perdurera. En cela, j'arrive à toucher du doigt le sentiment qui doit étreindre ton cœur lorsque tu te dis qu'un homme devient ton "maitre" ... ou bien n'est-ce que futile illusion de mon esprit pour me faire penser que je suis en empathie avec toi, je ne suis pas à même de saisir la subtilité ♣

Un homme. Le fils d'une aubergiste, et d'un érudit. L'un comme l'autre sont morts trop tôt, et dans les deux cas je ne les ai pas accompagné par hasard. Un assassin, qui tue pour gagner son pain ... Bandits et voleurs sont mes compagnons, les nuit mes journées, et la mort d'autrui ma voie de vivre. Ho, je ne tue pas tout le monde, et pas franchement les personnes les plus recommandables qui soient, mais je suis loin de pouvoir prétendre agir en justicier ou même dédouaner mes actes ... Je vis ma vie, de la manière dont je la vie.

Qui suis-je? Que suis-je? Un comédien. Un tueur. Un être qu'on a pu qualifier de "pur" sans pouvoir dire s'il était trop innocent, ou ne l'avait jamais été. Un ancien invocateur. Un animal dressé pour se camoufler parmi ses semblables. Un être dont le visage ne reflète jamais ce qu'il ressent, précisément parce qu'il n'y aurait en ce cas rien à refléter. Un nihiliste. Un enfant qui joue l'adulte. Un adulte qui jouait à être un enfant. Un acteur, qui joue son rôle, sans savoir quand tombera le rideau, ni ce que la suite de la pièce lui réserve ... Voilà qui je suis en ce monde.


Le jeune homme sorti ses mains de ses poches, et pencha sa tête sur le coté droit en continuant d'observer le bassin, avant de fouiller un peu sous ses vêtements, et d'en sortir deux dagues. Les deux armes de jets étaient aussi similaires que des sœurs jumelles, l'une et l'autre aussi mortelle que belle, lançant des reflets doux dans la caverne. Le jeune homme en mit une en équilibre sur chaque index, et regarda les deux couteaux tenir droit, lame vers le bas, avec un petit sourire... Avant d'en faire basculer une brusquement, et de se mettre à jongler. Certes, à deux, la manipulation n'était pas très impressionante, mais l'assassin ne se sentait pas d'en prendre plus pour l'instant.

Le jeu se termine ... Je me demande bien qui l'a remporté. Et je trouve triste qu'il touche si vite à sa fin ... Cependant, permets moi tout de même de te soumettre une question qui aurait du me venir à l'esprit bien plus tôt, et que je regrette de n'avoir posé. Toi, qui semble avoir passé plus de temps en ce bassin que je n'en aurais passé à vivre et respirer si j'avais dix fois mon âge actuel ... Toi. Quel est ton nom, fils d'Aqua qui refuse de se dévoiler si simplement au premier mortel venu?
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Aventure #15 écrite Sam 26 Juil - 14:04

*Lui rendre ce qu’il a perdu ? Il a raison. Je ne pourrais jamais faire cela* Atya avait parcouru la salle, émerveillée par la lumière de l’invocation. Touchant les murs des bouts des doigts elle avait pu comprendre l’histoire de la créature. En plus d’avoir été isolée du monde, avait aussi été isolée de ses souvenirs. Jamais la forgeronne ne serait capable de lui expliquer son importance d’antan ou ses choix lors de sa ‘’ jeunesse’’. Elle ne pouvait plus que lui montrer la voie d’un futur où ses souvenirs, avec elle, resteraient intacts.

La forgeronne recommençait à se sentir fatiguée. Elle décida de s’assoir pour parler à l’invocation. Si elle devait mourir, cela serait arrivé il y a bien longtemps. « Ne nous mentons, j’aime que mes relations soient basées sur de l’honnêteté. Tes souvenirs, je ne serais pas capable de te les rendre. Je n’ai aucune magie en moi, ou aucun contact avec les dieux. Je ne suis qu’une simple humaine dont la vie ne sera qu’une note de bas de page dans le livre du monde. Je comprends qu’il peut aussi s’agir de ton objectif. Connaitre ton passé. Cela t’aidera surement à en définir ton futur. Je ne pourrais très probablement pas t’aider, et rester à mes côtés ne te fera pas avancer dans cette quête. Cependant, je te propose autre chose. Je serais ta maitresse. Je serais capable de t’invoquer si le besoin s’en fait ressentir. Et je ne te demanderais pas s’il n’y a pas un danger de mort. Tout le reste du temps, tu seras une invocation libre. Libre de faire comme bon te semble. Que ce soit rechercher tes souvenirs, ou en créer de nouveau. »

Atya n’était pas rentrée dans le temple à la recherche d’une invocation, mais tentait d’échapper à une menace. Le fils d’Aqua avait su lui montrer sa nature et la rassurée quant à sa course poursuite. Il lui avait finalement offert ce qu’elle cherchait. Offrir la liberté n’était que normal. Elle n’avait plus qu’une chose à faire désormais.

« Maintenant je vais me lever, prendre mon marteau et marcher vers la porte. Tu as tout ce temps pour décidé entre m’accepter pour maitresse, me laisser partir ou bien me tuer. Bon courage. » Le marteau en main, elle se dirigea vers la porte sans regarder derrière elle. Tout était joué, est-ce que cela payerait au final ?

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Aventure #16 écrite Jeu 14 Aoû - 17:12

Nathaniel :

Voilà un humain qui n’a pas peur de ses actes et ne semble pas non plus les regretter. Mais y a-t-il une vie tranquille derrière ton métier mouvementé ?
Tu n’as pas l’air inquiet de quoi que ce soit, tu te tiens au-dessus de mon bassin, nonchalamment, nombres des miens et certainement des tiens en verraient une insulte.

Une bien belle histoire, un ton mielleux qu’ils devraient trouver envoutant. J’aime l’idée. Aurait tu pour seul ambition que de vivre comme bon te semble ? Éliminant de tes lames le moindre obstacle devant toi ? Non, tes propos dénotent une certaine intelligence. Après tout, tu es conscient de ce que tu es. Vivant, mortel et joueur. J’ose espérer que tu n’es pas un de ces dérangés. Au moins ne justifie tu pas tes exaction. Elles sont la présente, tu le sais, mais elles ne semblant pas vraiment t’atteindre. Après tout, chez vous, ce n’est qu’un travail comme un autre et vos lois n’y changeront rien…


Tu sembles être beaucoup de chose, prend garde à ne pas te perdre dans ce flot. T’y noyer n’en serait qu’une affreuse, lente et douloureuse agonie.


Joue tant que tu le peux, tes armes, celles qui passent d’une main à l’autre ne sont que des jouets quand tu les possèdes. Jongler, tout n’est que question d’équilibre. La vie, la mort, elles n’échappent pas à cette simple règle. Mais tu le sais, l’ombre se rapproche un peu plus chaque jours, bien que tu sois incapable de savoir quand.
Un rire s’éleva.


Qui l’emporte ? Un jeu a-t-il besoin d’un vainqueur pour être amusant ? Si personne ne gagne, il pourra reprendre ne crois-tu pas ? Et puis… La fin d’un jeu ne signifie qu’une chose : le commencement d’un nouveau.
Je dois aimer me cacher il faut croire. Tu dois être coutumier de ce jeu. En réalité, pourquoi aurait tu le droit de me voir alors que j’en suis incapable ? Et loin de moi l’envie de te mentir, ça ne me serait pas utile. Mais je n’ai pas de nom. Pas en ce monde en tout cas. Il ne devait pas non plus être important pour que je l’oublie si facilement.
J’en ai pourtant porté trois, ils me furent donner, pour certains, il y a bien des années.
Nephylim, Lasican et Euphoria. L’un d’entre eux te plait ? Ils ne sont pourtant que des mots et ceux-ci ont la particularité de n’avoir aucun pouvoir sur qui que ce soit.

Bien entendu, je ne lui avais pas parlé de quelques évènements survenu il y a peu. Cela ne le regardait pas.

Je n’oublie pas que tu es venu ici pour une chose enfant joueur. J’aurais pu te demander qui domine chez toi de l’enfant ou de l’adulte, mais je vais te le demander autrement :
Avant de prendre ma décision, je veux savoir : tu ne connais pas la raison pour laquelle tu as besoin de moi et je ne m’abaisserais pas à effectuer ta basse besogne le jour où tu n’auras pas envie de la faire alors, toi, qu’attend tu de moi si je devais marcher à tes cotés ?




Atya :

Marche, tu ne le pouvais pas il y a un instant.
Observe, ce don si courant, mais que bien peu utilisent.
Réfléchit, le seul moyen qu’il t’est donné pour comprendre.
A terre, car tu es de toute évidence fatiguée.
Parle, ce cadeau tellement utilisé mais souvent sous-estimé.

Et moi ? J’attends, allongé, la truffe posée sur mes pates avant. Je te regarde, mais ne te vois pas, ces esquilles toujours plantées dans les tissus fragiles de mes yeux. Comme il est difficile de resister a la tentation d’y toucher ce qui, vu ma morphologie, n’aiderait en rien.

Mes fresques ont l’air de te plaire.
Tu ne me réponds pas, mais semble avoir autre chose à dire.
L’honnêteté ? La preuve d’une relation saine, sans nul doute. Mais pour ton espèce, ce rare fait est rarement récompensé.
Cependant, contrairement à la plupart de tes semblables ayant franchi le seuil de ma prison, tu sais qu’au regard des années, des siècles et des millénaires, tu ne seras qu’un nom.
Et encore, c’est peut-être encore trop prétentieux dans ton humilité.
Mais ta promesse serait alléchante en temps normale. Celle qui t’a précédée m’a promis la même chose à quelques détails prêts.
De nouveaux souvenirs ? Dois-j prendre le risque d’en acquérir ? Ou ne rien faire. Juste visiter ce nouveau monde comme je le souhaitais lors de mes dernières sorties ?
Tu ne sembles pas vivre si paisiblement pour que l’entrée dans un temple soit ta seule chance de survie face à une menace que tu ne connais pas.

Oserais-tu m’infliger un ultimatum ? Ou bien non, tu n’es peut-être pas là pour m’asservir. Je ne crois pas que tu tentes de me duper et de toute façon je n’ai pas encore choisi. Il me reste du temps pour faire ce que bon me semble. Accepter, la laisser partir, l’en empêcher. Seul le temps essai de me faire défaut. Mais si tu penses avoir le dernier mot ainsi, je me dois de te recadrer d’une simple façon.
Je ne bouge pas, écoutant tes pas, redressant juste ma tête, lentement, me calquant sur ta propre vitesse. Tu souhaites partir ? Seule ? Je respecte cela. Ton choix et apparemment déjà fait et il ne tiens qu’à moi de te suivre. L’idée est intéressante, flatteuse aussi. Tu te places ainsi parmi les humains que je pourrais qualifier de sage ? N’exagérons rien. En vérité, malgré moi, je t’ai débarrassé d’une crainte, tu en sors gagnante, m’avoir a tes coté ne serait qu’une sorte de petit plus dans ta vie.

Trois pas avant qu’elle n’atteigne la sortie, je pris la parole.


Tu peux partir confiante petite humaine, je ne ferais rien pour t’en empêcher malgré que tu n’aies pas répondu à ma dernière question… Bien que je pense facilement pouvoir deviner de quoi il en retourne. Tu m’as aussi devancé en annonçant ce que tu attendais de moi, pas grand-chose à vrai dire.
Aussi, mes dernières expériences m’empêchent de te suivre immédiatement, trop heureux de sortir d’ici.
Alors, je te demanderais une dernière chose, libre à toi d’y répondre ou de partir.
Ton monde est dangereux et je suis certainement un des plus mauvais protecteur qu’il existe, comment fera tu si tu devais te débrouiller seule, mieux ! Serait tu capable d’écouter mes conseils avant de te lancer bêtement au-delà de la mort ?


Ils sont si nombreux à périr comme des imbéciles et découvrir autre choses que ma prison dépend hélas d’eux.
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Aventure #17 écrite Dim 17 Aoû - 21:21

Nephylim, Lasican et Euphoria, je suis au regret de t'annoncer que je peine à trouver le rapport entre savoir qui, de l'enfant ou de l'adulte, me définit, et dans quel but je pourrais te vouloir à mon coté. Je suppose que répondre aux deux questions en même temps serait ... Complexe! Ha ha, mais qu'importe, je peux tout autant séparer mes réponses ... Sauf si tu veux que je n'en fasse qu'une! Non, à la réflexion, ce serait réellement une embrouille incroyable, et je préfère me montrer le plus ... Clair possible ♦

Le jeune homme saisit les deux manches de ses armes en même temps, et les rangea dans leurs étuis en un clignement d'œil. Ses mains enfin libres, il en profita pour se mettre doucement à se frotter le menton en fermant les yeux, laissant son cerveau s'adonner à ce passe-temps si formidable qu'était un petit instant de réflexion. Les paroles de l'invocation l'avaient troublé. Plus qu'il ne pouvait se résoudre à l'admettre, en vérité. Coutumier du jeu de cache-cache? Il n'y avait pas d'affirmation plus véridique ... Nathaniel passait littéralement son temps à se cacher, que ce soit des autorités, de ses ennemis, de ses clients, de lui-même ... Il y avait une raison pour laquelle il vivait une petite vie tranquille, dans une maison où personne n'irait le chercher, dans le quartier pauvre de la seule ville de l'île. Se noyer dans ses rôles lui promettait une "affreuse, lente et douloureuse agonie" ? Pour peu que cette noyade ne soit pas déjà en train de se réaliser, et depuis si longtemps qu'il n'en avait même plus conscience ... Mais au fond, qu'importe. Il n'était pas venu pour se remettre en question, et ce n'était certainement pas un être coincé depuis des millénaires dans le monde des vivants qui allait le faire pour lui ou l'y forcer.

Qui domine en moi, de l'enfant ou de l'adulte ... Si c'était si simple. Un enfant chaque jour regarde le monde avec des yeux neufs, et s'en émerveille. Petits, les garçons aiment souvent fouiller la terre, pour y trouver par exemple un verre ou une coccinelle, qu'ils montrerons avec une joie fébrile et une impatience juvénile à leurs parents. Et ces derniers dirons "c'est bien", parce que leur enfant aura apprit ce qu'une coccinelle ou un verre de terre. Je me souviens que, fut un temps, j'adorais regarder mon gros chat dans les yeux, et le l'observer d'un coup se désintéresser de moi, et bondir avec souplesse pour monter sur une poutre et accéder au toit. Je le trouvais si merveilleux ... Pas pour la puissance de ses muscles. Pas parce qu'il pouvait, le soir, regarder la lune sans jamais qu'on lui ordonne de se coucher. Pas parce qu'il traquait les souris ses proies comme un expert. Non, je le trouvais merveilleux parce que lui pouvait tous nous observer de cet air si parfaitement condescendant qu'on souvent les félins. Il semblait vivre en dehors de notre monde, soumis à sa propre loi uniquement, en dehors de la juridiction de toute autorité ...Cette merveille en quelque sorte, je l'ai fais mienne. C'est mon trésors, ma coccinelle. Et pourtant? Je vis la nuit. Je me bat, je tue. Je manie et maitrise plus de lames que je n'ai de doigts, je côtoie la lie de l'humanité sans peur et j'en affronte certains représentants lorsqu'il le faut. J'ai la force, le corps, et la ... Liberté d'un adulte. Les deux parties de moi-même ne se dominent pas, elles cohabitent. Ce n'est pas un combat, mais un travail commun. Je ... N'irais pas jusqu'à dire que je suis deux par contre !

Bon, un peu de sérieux ... Je sais ce que je cherche lorsque je viens ici. Une invocation. Je sais quel besoin j'ai de t'avoir à coté de moi. J'ai besoin de toi pour pouvoir dire "il est là. C'est mon invocation. J'ai une invocation". Ce ne sont certes que des mots, qui illustrent un fait assez peu glorieux en lui-même ... Mais ce sont ces seuls mots dont j'ai besoin. "On" m'a dit que je devais avoir une invocation. Si je t'ai, alors j'ai une invocation. "On" est content, je peux continuer à vaquer à mes petites affaires ... Et toi, tu auras pour toi une liberté relative dans ce magnifique petit monde que nous ont fait tes parents. Je ne vais pas te mentir, il est possible que je t'appelle. Souvent même. Mais ... Je ne cherche pas à m'accompagner d'un tueur d'humain assoiffé de leur sang. Si cela avait été le cas, j'aurais pris congé bien plus tôt, lors du jeu des question-réponses ... Non, ce qu'il me manquerait, parfois, lorsque je suis seul à contempler l'éclat de la lune, c'est un compagnon de jeu. Quelqu'un avec qui je puisse librement parler. Réfléchir. Quelqu'un de sage, qui n'a pas d'intérêt à me juger. Je pourrais également dire "Que tu me sauves la vie si jamais je venais à avoir besoin de plus que mes propres forces pour surmonter une situation" maiiiiiiiis ... non. Je sais quand un combat est perdu d'avance pour moi. La situation est rarissime, de ce que j'en ai constaté, mais bien présence, et je sais que parfois, la meilleur lame est celle qui regagne son fourreau. Je suis peut-être perturbé. Déséquilibré. Pourquoi avoir peur des mots? fou. Je n'ai pas peur de mourir. Mais pour autant, je n'en ai pas envie ... Et je m'y refuse. Tout ce que j'attends de toi, si tu venais à marcher à coté de moi? Et bien ... Que tu marches à coté de moi, tout simplement.


Le jeune homme s'approcha une nouvelle fois du bassin, et se mit en tailleurs devant, posant ses coudes sur ses genoux et observant l'eau avec son éternel sourire.

A part cela ... Je n'ai pu faire autrement que remarquer que tu n'accordais pas d'importance à ton nom ... C'est dommage. Un nom, ce n'est pas rien, tout de même. Je ne sais pas si il n'y a qu'un seul "Nathaniel Mandrake" sur cette île, mais je sais qu'il y en a au moins un, et que c'est moi. Ce nom, en effet, ne donne aucun pouvoir sur moi. Mais si jamais, dans la rue, j'entends "Nathaniel", je saurais qu'on ne s'adresse pas à un autre que moi ... Nephylim, Lasican et Euphoria. De toutes les créatures et êtres que j'ai jamais rencontré, un seul porte ces trois noms. Certes, leur seul pouvoir est de te désigner ... Mais ce pouvoir n'est pas rien. Ne le sous-estime pas. Et puis, tu as de la chance ... Je trouve les trois ravissants ~
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Aventure #18 écrite Dim 24 Aoû - 13:52

« Bien sûr que je t’écouterais » Atya s’était arrêtée pour écouter ses paroles. Stoppée juste avant d’atteindre la porte, elle avait posé son marteau et avait juste tourné sa tête vers la créature. « Bien sûr que j’écouterais tes conseils. Tes souvenirs ont peut-être été effacés, mais je pense que ta sagesse reste quant à elle bien présente. Il serait stupide de ma part de ne pas prêter attention à tes paroles. » Elle regarda la créature dans les yeux, ou en tout cas ce qu’elle pensait être ses yeux. Elle était détendue et ne quittait pas le demi-dieu du regard. Elle espérait qu’il la suivrait, et qu’ainsi, elle pourrait lui rendre sa liberté autant qu’elle le pourrait. Elle s’était prise de compassion pour son histoire.

Elle continua d’avancer. Elle était dans un état ignoble. On pouvait voir qu’elle avait saigné à différents endroits, ses muscles étaient douloureux, ses vêtements déchirés à de multiples endroits. Ce qui était initialement un haut blanc était devenu gris terne, rouge sang et beige salissure. Ses jambes étaient dans un piteux état, son pantalon n’ayant pas supporté la course, il avait craqué au niveau de ses genoux et elle était désormais nue sur tout le bas de ses jambes. Pieds nus et avança lentement vers la porte

« J’espère que tu me suivras. Ton histoire ou plutôt ton absence d’histoire me donne envie de te tendre la main. Ne confond pas ça avec de la pitié, je n’en ai pas. Il s’agit ici de compassion pour toi. Suis moi si tu penses que l’on peut avoir une… collaboration fructueuse diront nous. Autrement j’espère qu’un autre humain viendra te libérer et que notre prochaine rencontre se fera en de bonnes conditions. Je détesterai que ce soit dans des circonstances qui impliqueraient ma mort. »

Elle fit le dernier pas qui la séparait de la poignée en riant et tendit la main.
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Aventure #19 écrite Dim 21 Sep - 20:56

Voila voila, ça a été très difficile de choisir mais ma décision est prise Wink
Merci a vous deux, ça a été long mais c'était plaisant de rp avec vous Smile



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Aventure #20 écrite Dim 16 Nov - 23:11

Faire un choix n'est jamais chose aisée, lorsque vous prenez un nombre conséquent de vos décision de manière parfaitement aléatoire. Pourquoi cette option ci, et point celle-là? Pourquoi aller dans cette direction plutôt que dans une autre? Pourquoi m'équiper de cet objet, alors que je pourrais très bien m'en passer? Lequel de ces trois noms est donc le plus à mon goût? Même s'il n'en montrait rien, le jeune assassin pouvait souvent intérieurement rester perplexe de longs moments face à ce genre de questions. Auxquelles il finissait par soumettre une réponse "par défaut", formulée plus par besoin d'une réponse que parce qu'elle présentait plus de bons points qu'une autre. Ici, la réponse par défaut fut simple : la première. Nephylim, donc. Un nom simple, amusant ... Facile à retenir. Le jeune homme à la chevelure verte n'en demandait pas réellement plus.

Sans rien afficher de plus qu'un sourire peut-être plus large encore que le précédent, le jeune assassin laissa l'invocation sortir du bassin pour s'approcher de lui. C'était donc à cela que ressemblait le demi-dieu ... Un quadrupède, visiblement. Une sorte de canidé marin, dont les yeux ressemblaient étrangement à des aiguilles de pierre pointées vers l'extérieur ... Ah, rectification. Ses yeux avaient étés clos avec des aiguilles de pierre. Même s'il ne comprenait pas très bien le dernier mot utilisé par l'invocation ( son père lui avait-il un jour mentionné? Si oui, il n'en gardait pas souvenir. ) , le jeune homme se doutait que la présente semi-divinité ne restait pas aveugle pour le simple plaisir d'avoir une douleur insupportable au niveau du crâne. Avec une délicatesse digne de celle d'un artisan, l'assassin saisit les éclats tranchants, et veilla à tirer dessus d'un coup sec une fois sa prise assurée, s'assurant à chaque fois que l'opération soit la moins douloureuse possible pour ce qui sonnait désormais comme un "compagnon à vie", pour lui. Les laissant tomber à terre à côté de lui, il observa en silence le demi-dieu regagner son bassin. Il était probable qu'il s'y sente à l'aise, peut-être plus même qu'à l'extérieur. Ce passage dans l'eau ne fut cependant que l'histoire d'un instant, constata l'assassin lorsque Nephylim ressortit de l'eau, cette fois dans son intégralité. Le jeune homme ne sut que dire. Il n'avait pas réellement d'a-priori sur les invocations en général, mais de penser que celle-ci était la sienne lui faisait se poser de plus amples questions ... Même si dans le fond. L'apparence générale lui plaisait bien. Et niveau capacités, toutes les invocations disposaient - grosso modo - de la même fraction de leurs immenses pouvoir d'autrefois. En bref .. Rien de bien concret à en dire. Son invocation lui plaisait. Point.

Dans son dos, le jeune homme eut l'impression de sentir un appel d'air, à moins que ce ne soit la chaleur d'un rai de lumière. Se retournant, il observa la porte de nouveau ouverte de la cellule, puis son invocation lorsque cette dernière passa dedans. Liberté ... Un mot qui signifiait tant, pour le jeune homme. Lui-même ignorait à quel point. Il ignorait également ce qu'il deviendrait, si jamais on l'en privait, comme pour une invocation. Un emprisonnement à vie pour un immortel ... Comment se débrouiller pour y survivre? La réponse serait sans aucun doute "pas très bien". Le jeune homme avait déjà un mal fou à gérer sa vie alors qu'il savait qu'elle allait se terminer, alors si elle devait durer pour toujours ...

Pas de parents ... Voilà qui est dommage ~ L'orphelinat est un maux dont j'ai été affligé trop tôt moi aussi. Même si je suppose que nos deux cas diffèrent, et de beaucoup ... Vraiment beaucoup! ajouta brusquement le jeune homme en claquant dans ses mains, avant de se relever et d’emboîter le pas à son invocation, se frottant la main blessée. Il va falloir que j'aille encore chez le rebouteux, moi ... Je suppose qu'il va éclater de rire si je lui raconte comment je me suis fais celle-ci. Ah ah ... C'est vrai qu'en y repensant, c'était drôle! Mais je m'égare ♥

Comme de juste, alors qu'il disait ces mots, le jeune homme s'arrêta à l'intersection de deux couloirs du temple de l'eau, ne se rappelant plus de son chemin à l'aller. Peut-être la tâche aurait-elle été plus aisée si les deux individus étaient repartis dans le bon sens en sortant de la cellule. Ne désespérant pas pour si peu, le jeune homme s'engagea avec assurance sur un des chemins disponible, et fit une dizaine de pas avant de se rendre compte qu'il s'engageait dans un cul de sac. Retournant en arrière en se frottant le crâne de sa main intacte, il lâcha un petit rire joyeux, observant un peu la créature qui marchait à son côté.

Pour ton information, je ne respecte depuis bien longtemps plus aucune autre loi que la mienne, que je viens d'ailleurs de mettre à jour. Les quelques retouchent concernent les points suivants : "Toujours avoir confiance en Nephylim, et se fier à son jugement lorsque la situation le demande", "Traiter Nephylim avec respect, et veiller à ce qu'il ne lui soit fait aucune blessure ou injure dont j'aurais pu le dispenser", "Inventer l'idée de "congé de relaxation" et lui en mettre à disposition dès qu'il n'est pas requis à mon côté" , et deux ou trois autres petites idées que je dois mûrir, des détails techniques concernant la nourriture, les heures auxquelles je t'appellerais - même si je risque de ne rien pouvoir te promettre à ce niveau - et aussi si je ne pouvais pas revenir ici de temps en temps avec toi pour t'aider à rendre cet endroit un peu plus joyeux. Loin de moi l'idée de te manquer de respect, mais ta cellule ... Me file le bourdon rien qu'à regarder, si tu es sensé y retourner un jour, autant qu'elle te soit plus agréable à vivre, n'est-ce pas?

L'assassin n'attendit pas la réponse, alors qu'il fermait les yeux et mettait sa main en visière pour se protéger de l'éclat du soleil. Le contraste entre l'intérieur du temple, et sa porte était proprement saisissant, et les mirettes de l'assassin mirent quelques instants à s'adapter à cette nouvelle luminosité, avant qu'il n'observe le paysage. Certes, le temple étant entouré d'eau, il n'y avait pas grand chose à regarder, mais l'horizon faisait montre d'une certaine ... Poésie. Ainsi que d'une quiétude invraisemblable.

Aaaahhh ... Cela me semble être une excellente journée pour se balader. Ou re-découvrir le monde. Tiens, on va mettre en application la loi sur les congés de relaxation ... Vas faire un tour. Où tu veux. Tu as le droit d'aller papotter avec le premier venu, de commencer une collection de fleures rares, ou même tout simplement d'aller faire une petite sieste sur une branche d'arbre .. .Tu es libre! Jusqu'à ce que je ne fasse appel à toi. Ce qui n'arrivera probablement pas avant demain soir, grand minimum. On aura toujours l'occasion de faire plus ample connaissance par la suite ... Toute ma vie, en fait. Ha ha ♦
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Triste cycle qu'est le mien

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