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 Si tu tends l'oreille...

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MessageSujet: Si tu tends l'oreille...   Dim 12 Jan - 14:31

Aujourd'hui, la vie lui semble si pesante. Ce matin, en se levant, elle s'est de nouveau préparé un bain aux huiles essentielles pour son traitement. Un moment intimiste qu'elle appréciait tout particulièrement où elle pouvait méditer à loisir. Mais aujourd'hui, c'était un jour tout aussi particulier.

Aujourd'hui, c'était l'anniversaire de sa troisième fille. Qui aurait dû avoir vingt-sept ans si elle avait survécu à son deuxième anniversaire. Ce sont des choses qui arrivent. Son échange avec Loriade lui revint en mémoire. Le temps passe mais le chagrin reste intact. Nous apprenons juste à vivre et à faire avec.

En se coiffant, elle réfléchit à la commande d'un client. Elle ne put s'empêcher de rire. Le client aimait passionnément une femme et souhaitait qu'elle lui fasse une potion d'amour. Kohra lui avait demandé en toute honnêteté s'il lui avait jamais parlé avant d'en venir à de telles méthodes peu galantes. Le client devint rouge comme une tomate et se mit à bredouiller. La vieille apothicaire lui sourit et lui promit de se pencher sur la question.

Espérons qu'il appréciera la tournure que je souhaite donner aux choses...

Elle tourna le petit panneau indiquant officiellement qu'elle ouvrait sa boutique. Aucun client matinal pour le moment. Elle décida donc de se retirer dans son laboratoire afin de préparer des commandes.

-Mince, qu'est-ce que j'ai fait de ces fichues antennes...
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MessageSujet: Re: Si tu tends l'oreille...   Ven 24 Jan - 19:15


Je me mirais dans l’eau du baquet quelques secondes. Ses cheveux, coupés, ma nouvelle tête au visage dégagé. Je me lavais, se rinçais, et il me semblait que j’accomplissais un quelconque rituel de purification. J’étais arrivée à Lüh quelques jours plus tôt, les idées aussi en vrac qu’à mon départ. J’avais songé à la mort comme si l’on parlait d’une amie. Une amie avec qui on voulait faire plus ample connaissance. Je passais une main dans mes mèches courtes et soupirais longuement. J’avais discuté longuement avec la mort en un vague espoir de soutient. Mais les morts ne nous aident pas dans des cas comme la vie. Elle ne nous aide pas à apprendre à respirer, elle ne connait que le dernier souffle, râle fou. Alors j’avais tourné le dos à la mort, lasse d’être entrainée dans des pensées si acérées. Mare de me griffer au contact de souvenirs tremblotants. Il m’était temps d’aller de l’avant. J’avais réfléchis longtemps, et c’est un soir comme un autre que j’avais appris l’apothicaire. On parlait d’elle comme d’une Mère Grand à tout faire. Avec des mixtures douteuses mais fiables. Je me souviens de ce que m’avait appris l’homme à potion aux cheveux aussi sombres que son regard est doux. Je ne prononcerais plus son nom. Je le laisse au passé. La vielle dame serait-elle être mon présent ? Serait-elle achevée ce que j’avais appris ? Me redonnerait-elle goût aux plantes en m’apprenant à m’en servir plus en avant ? Je ne voulais pas rester sur un arrière-goût. Je voulais du sucré, de l’épicé, quelque chose de doux et puissant qui me promette un avenir que j’accepterais. J’envoyais un courrier à mes parents, offrant à mon messager de quoi lui apaiser une douleur à la jambe. Mes soins étaient basiques et les plantes rarement utilisés en profondeur, je voulais connaître ça et me remettre avant de repartir à l’aventure et chasser les rares et précieuses qui combleront mon livre. Mon livre. Mon dictionnaire de plantes me semblait tellement futile à présent ! Il fallait que je me remette de mes émotions, que je reprenne de force mon optimisme que je croyais à toute épreuve.

J’enfilais une robe fine et une veste un peu moins dans les tons émeraudes. Je n’étais pas coquette, enfin, si, juste assez. Je fourrais dans une large besace en cuir tannée un cahier d’occasion trouvé dans une échoppe. Il avait la couverture un peu abîmée et se fermait avec l’aide d’un crochet. Je l’aimais déjà. Je ne savais pas comment je me ferais recevoir là-bas. Je ne savais pas si j’oserais pousser la porte. Je ne savais pas grand-chose somme toute. Mais j’étais, je le sentais, à l’un de ses tournants de la vie qui vous fait perdre vos anciens repères pour en acquérir de nouveaux. Je descendis dans la rue, surprise de voir si peu de gens déambulé. On ne parlait que de Röhrn et de sa course de variquans. Je souriais en pensant à ma bourse alourdie de quelques pièces suite à un pari. Pour reprendre un air distant, cherchant à l’aide d’un plan que l’aubergiste m’avait fait, la petite boutique de la Dame Apothicaire.

Elle était là, juste en face de moi.
Je tanguais, je flottais un peu. J’avais dû perdre un peu de poids encore. Je poussais la porte, mon reflet, encore, me harcelait, sur les bocaux. J’étais tantôt grosse, tantôt émaciée, toujours difforme. Je baissais les yeux au sol. J’eus le temps de m’apercevoir de l’encombrement des lieux. De sa propreté. J’avais de la chance : les lieux n’étaient pas agencés de la même manière, les pièces plus grandes, et pas la moindre poussière. Je soupirais de soulagement, pas de flash-back, rien qu’un calme écrasant. Reposant.


- Mince, qu'est-ce que j'ai fait de ces fichues antennes...
- Bonjour… Il y a quelqu’un ? Je m’appelle Aeryalis Lobélia et je viens pour postuler pour un apprentissage. 


La pièce étant vide de tout client, je m’adressais ou au vide, ou à l’apothicaire cachée à ma vue mais dont j'avais entendu la voix. Peut-être dans la pièce attenante. Sûrement. Parlait sans l’avoir en face de moi fut plus simple. Si elle avait été là, s’eut été une autre aide pour se défiler. Comme prendre le premier bocal venu et le demandé à l’achat. Mais non, elle n’était pas en face de moi et je ne pouvais que croiser les doigts pour qu’elle fut sourde, même si j’eus parlé à voix forte.
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MessageSujet: Re: Si tu tends l'oreille...   Dim 9 Fév - 18:05

A quatre pattes sous un plan de travail en train de farfouiller dans les bocaux rangés, oui, rangés sous un plan de travail derrière des cagettes et des livres empilés. Le rangement est un art répondant aux arcanes de la personne le mettant en place. Donc, l'apothicaire cherchait ces "fichues antennes" lorsqu'une voix la surprit dans sa quête. D'un mouvement brusque, elle voulut se relever mais elle se cogna au bois massif du plan de travail. Elle lâcha un cri de douleur et se recroquevilla en se massant le haut du crâne sous son chapeau rapiécé.

-Ouille ! Ouille ! Ouille ! Ma pauuuuuuvre têêêêêêêêêête ! Aïe ! J'arrive ! J'arrive ! Une minute !

Elle se releva doucement en s'accrochant à la table, encore sonnée par le coup. Elle fit craquer quelques lombaires, quelques cervicales puis traversa le rideau la séparant de son échoppe proprement dit. Elle tomba sur une jeune fille dont elle aurait estimé l'âge aux alentours de 15-20 ans. Kohra ne se souvenait pas de l'avoir jamais croisé, et la trouva étrangement nerveuse.

-Bonjour, Kohra Lockhart. Je suis l'apothicaire. Veuillez m'excuser mais je n'ai pas bien compris ce que vous avez dit. Vous m'avez surprise en pleine... exploration. Que puis-je faire pour vous ?

Dit-elle tout en se passant la main sur son crâne douloureux. Un peu de glace et d'arnica, voire d'immortelle ferait l'affaire.
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