Je vous dérange? Parfait.

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Aventure #1 écrite Mar 11 Mar - 2:51

Je crois que je ne me lasserais jamais d'observer ma cellule. Tant mieux pour moi, je risque d'y passer une bonne partie de mon temps ... Une éternité, littéralement. Je me suis souvent demandé si les temps viendraient un jour à avoir une fin, auquel cas ma punition ferait de même ... Mais personne n'a, pour le moment, put me donner la réponse. Si ce n'est pas le cas, j'ai trouvé amusant de constater que quoi que je fasse, le temps que je passerais dans cette cellule sera ... Infini. Littéralement. Même en retirant le temps que je vais passer en compagnie d'humains. Car théoriquement, je serais bien libéré un jour, n'est-ce pas? Même si ce n'est qu'un homme tous les 1000 ans, et que je ne l'accompagne ( soyons fous ) que pendant 60 ans ... Je serais forcément forcé de passer du temps en compagnie d'un maitre ou d'un autre. Mais comme je le disais plus tôt, même en retirant le temps que je passerais hors de ces murs, celui que je passerais à l'intérieur sera tout de même infini. Bon, je me demande très honnêtement si nos parents comptent vraiment rester grognons jusqu'à cette date. Mais dans l'optique ... Ce qu'il y a d'encore plus rigolo ...

Dites le tout de suite si mes réflexions personnelles vous ennuient. Pour commencer, je ne sais même pas si je parle tout seul, ou si je m'adresse à quelqu'un en particulier. Je ne prends pas de notes, donc aucune chance que quelqu'un ne puisse prendre connaissance de ce que je suis en train de raconter un jour, mais pourtant ... Pourtant j'ai ce sentiment que ... enfin bref.

Revenons en plutôt à ma cellule. Niveau taille? Je n'ai pas trop été mal fourni sur ce plan là ... Je la trouve même immense, par moments. Me narguant comme une gigantesque arène privée du moindre gladiateur. Seules, 4 colonnes de pierre daignent me tenir compagnie. Je ne sais pas jusqu'où montent les 3 qui sont intactes, mais l'une d'elle s'est brisé à un moment donné ( bien que je sois incapable de définir quand avec précision ) et me fait parfois un promontoire sur lequel monter si l'envie m'en prend. Des traces ( assez nombreuses ) qu'on laissé mes griffes dans le roc attestent de mes escalades ... Au centre des colonnes, un miroir. Je pense l'avoir déjà cassé plusieurs fois, mais il semble se reconstituer au fur et à mesure. Je pense que c'est lié au fait qu'il ait un rapport avec mon épreuve ... Je ne me regarde jamais dedans de toute manière. Il n'est clairement pas à ma taille. Des fois, pour m'amuser, je cours. En rond, dans ma grande cellule presque vide. Quand j'atteins une vitesse suffisante, je peux parfois tenir sur le mur, même si je sais que mes griffes m'aident beaucoup. Je peux même le monter un peu comme ça. A chaque fois, je me dis que je parviendrais à atteindre les ténèbres qui me servent de plafond. A voir jusqu'où peut monter ce qui me sert de toit. Mais à chaque fois, je glisse, je dérape, et je tombe. Je ne me brise rien d'autre que le moral à chaque chute, mais c'est suffisant pour que je ne retente pas dans l'immédiat.

Je crois que, quelque part, tout en haut, il y a une fenêtre. Mais même si je le voulais, je ne pourrais pas l'atteindre. Peut-être que ce n'est même qu'une illusion, un fragment de liberté que je suis sensé percevoir, qui ne fait qu'enfoncer encore plus profondément en moi le fait que je sois emprisonné.

J'en ai assez d'être seul. Une fois encore, je me met à courir, et j'escalade en deux temps trois mouvements ma colonne brisée. Mes griffes reprennent les mêmes fentes qu'elles ont creusé, il y a des âges de cela. Je parviens rapidement au sommet de mon promontoire, et m'y roule en boule en regardant la porte de ma cellule. Ma langue sortie de ma gueule, mes yeux sans pupilles continuent de scruter. Que cette porte bouge. Que quelqu'un fasse bouger cette porte. Entre, humain. Entre dans ma prison.


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Aventure #2 écrite Mer 12 Mar - 20:20

Je ne sais pas exactement comment tout ça a commencé. Je ne sais même pas pourquoi je suis là. Je n'ai jamais désiré d'être épaulé lorsque le besoin s'en faisait sentir, et la compagnie d'autres âmes m'importaient peu. Alors pourquoi une Invocation? La réponse est pourtant simple : un coup de tête. Au départ, mon voyage n'était pas censé se terminer là, je devais simplement filer un coup de main à une connaissance qui souhaitait atteindre le Temple de l'Eau sans trop d'encombres... Cependant, ma présence n'avait pas servi à grand choses. Nous avons rencontré de nombreux obstacles, je parle bien sûr de pourritures qui en voulaient à notre argent! Dommage pour eux, il n'y avait pas grand chose à prendre. Je me suis évidemment défendu pour mes biens, mais ils étaient beaucoup trop pour moi. Résultat, moi et mon partenaire étions sans un sou et peinions à marcher, titubant comme deux vieux hommes. Nous étions censés payer pour la traversée en bateau, en effet le temple se trouvait sur un îlot. Nous n'allions quand même pas essayer de nager jusqu'à là-bas, c'était beaucoup trop loin. Selon mon partenaire, on ne savait même pas quel genre de bestiole s'y trouvait, attendant qu'un humain imprudent s'y aventure pour le dévorer... Pour moi ce n'était pas ça le problème, mais je n'ai pas vraiment débattu sur mon point de vue avec lui, il y avait beaucoup plus important. Finalement, on a réussi à se dénicher un équipage qui a accepté de nous conduire jusqu'à notre destination à condition de les aider à bord.

J'ai décidé de me retrousser les manches et de me mettre à la pâte, ce qui impressionna d'ailleurs mon "coéquipier" qui était habitué à me voir ne rien faire de la journée. J'avoue, moi-même je l'étais. Après notre petite aventure, nous avons fait nous adieux à l'équipages et nous sommes dirigés vers le temple. Je n'étais pas très excité, au contraire j'avais hâte de partir. Je ne prêtais même pas attention à l'apparence du temple, toujours aussi désinvolte.L'autre, par contre, semblait un petit peu angoissé. Voir complètement paniqué. Il n'osait pas pousser les portes du bâtiment, c'est moi qui avait du le faire. Je fus surpris de la quantité de portes qui se trouvaient devant mes yeux. S'en suivit un long soupir d'exaspération devant l'air bête de mon partenaire, qui regardait le décor la bouche grande ouverte. J'ai plongé mes mains dans les poches de mon manteau, le froid commençait à mordre mes doigts. C'est vrai, ce qu'il faisait froid ici! Et on n'y voyait rien en plus. Pourtant, un peu de lumière n'aurait fait de mal à personne... De toute façon, je pense qu'il n'y a pas grand monde qui voudrait s'occuper d'éclairer cet endroit. Le bruissement d'un tissu me fit sursauter. J'ai tourné la tête vers mon partenaire. Il se démenait pour trouver quelque chose au fond de ses chaussures, puis en sortit une bougie. Ah, les chaussures! Une bonne cachette, pourquoi n'y avais-je pas pensé avant que l'on ne se fasse piller? Il alluma la chandelle et prit le temps de mieux observer l'intérieur du temple. Moi aussi, j'y ai prêté un œil distrait.

C'était vraiment beau, bien qu'on voyait très bien que les lieux ne dataient pas d'hier. Nous nous sommes dirigé vers une des portes, la flamme de la bougie chancelait un peu sous le souffle rauque de mon compagnon. Il était terrifié par l'idée de franchir la porte, et de ne plus jamais revenir sur ses pas. Cette tête me donnait envie de rire, mais je n'en fis rien, par respect. Depuis quand je respecte quelqu'un, moi? Suite à cette pensée, j'ai éclaté de rire, en pointant son visage du doigt.

« T'as peur? lui ai-je demandé, Sérieusement? »

Il hocha la tête, et me fit signe de me taire. Sinon quoi? Un Dieu allait me tomber dessus et me punir? Rien à faire, il devrait déjà le savoir. J'ai levé les yeux vers le plafond qui se trouvait bien loin de moi... Il devait y avoir un de ces géants à l'intérieur, je n'osais même pas imaginer. Les Invocations... Des enfants de Dieu? J'ai esquissé un sourire amusé. J'allais lui prouver qu'il n'y avait rien de dangereux là-dedans. Je lui ai dit d'attendre là, et sans me préoccuper plus de lui, j'ai poussé la porte. Quand je l'ai fermé, je me suis demandé ce qu'il fallait faire. Ma bêtise m'avait encore une fois joué un tour. Qu'est-ce que je devais faire? Les battements de mon cœur se sont soudainement accélérés, ma poitrine était sous le point d'exploser. On m'avait vaguement parlé d'une épreuve. J'espère que c'était quelque chose qui nécessitait de bouger, s'il faut réfléchir ce sera sans moi. Ah, j'étais tellement bête! Et je ne pouvais pas faire marche arrière... Je me suis retourné, soudain beaucoup plus vif, beaucoup plus assuré. Qu'est-ce qui pouvait m'arriver, après tout? Une surcharge d'adrénaline? Mais je n'attendais que ça! Je cherchai la raison de ma venue ici, suivi d'un rictus arrogant. J'ai commencé à marcher vers le centre de la pièce. C'était si vaste... Le froid ne me préoccupait même plus. Il y avait quatre piliers autour de moi, mais le plafond ne semblait pas être visible, en tout cas pas de mes yeux. Derrière moi se trouvait également un miroir brisé en milles morceaux.

C'était beaucoup trop noir... Encore victime de ma propre bêtise, j'avais oublié la bougie, et c'était ma seule source de lumière. J'ai pesté, furieux contre moi-même. J'ai alors remarqué qu'un des piliers était brisé, et qu'il était recouvert de traces de griffe. S'agirait-il de la fameuse Invocation? En poursuivant un petit peu, je l'ai vu. Impossible de ne pas la remarquer, à moins d'avoir un gros problème de vue. Effectivement, cette chose là était énorme, un coup de patte et j'étais mort. Son pelage était très sombre, et c'était plutôt dur de le distinguer dans la pénombre mais vu son poids je ne pensais pas qu'il puisse rester très discret plus d'une minute. Il était assis sur une des colonnes, me lorgnant de ses yeux difformes, dénuées de pupilles. On aurait dit un sorte de... loup? Je pouvais apercevoir ses griffes, aussi aiguisées que la lame d'un poignard, et sa rangée de dents pointues. D'après ce que j'avais entendu, les Invocations ne mangeaient pas les humains. Sûr? J'en doutais vraiment à l'instant. Sa langue était bien pendue, j'espère qu'il n'était pas aussi bavard qu'il en avait l'air, heh. Je me demande si l'intérieur de sa gueule était chaud. J'ai poussé un cri de rage, le dos légèrement penché en arrière et les bras théâtralement écartés, puis je me suis mis à rire. Pourquoi avais-je fait ça? Je ne le savais même pas. Je me suis calmé, et je me suis dirigé vers la colonne, plongeant mon regard dans le sien, je n'avais plus envie de regarder ses crocs.

« Bon sang! C'est pas pour te faire déprimer, mais qu'est-ce que t'es gros! me suis-je exclamé pour qu'il l'entende du haut de son pilier, Je suis là pour t'emmener avec moi. S'il faut se battre, je suis prêt. »

J'attendais sa réaction, déterminé à sortir d'ici en sa présence. Ce n'était même plus pour prouver quelque chose à l'imbécile qui m'attendait probablement dans la salle précédente, je voulais vraiment réussir cette épreuve. Qu'est-ce qui m'était arrivé? Est-ce que je mûrissais? Ha ha, non c'était impossible.
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Aventure #3 écrite Jeu 13 Mar - 16:21

Des fois, je m'étonne tout seul. Il me suffit de regarder une porte et de souhaiter qu'un humain la franchisse pour que ce soit le cas ... Vraiment? Non, c'est stupide. Mais c'est tout de même assez drôle de constater que ça marche. Mis à part ce petit détail, je me contente de rester fixe sur ma colonne et de l'observer. Déjà, il n'a pas la timidité de rester a l'entré de ma cellule comme s'il entrait dans je ne sais quel sanctuaire béni des dieux où l'accès est profane lorsque l'on est qu'un simple représentant du genre humain. En fait, pour ce genre de doute, mieux vaut ne simplement pas rentrer dans le temple, vu que toute la structure a été conçue par mes parents ( si on peut les appeler comme ça. ) et que ... Je pense que vous avez à peu près compris où je veux en venir, et en plus ça n'a presque plus aucun rapport avec ce qu'il est en train de se passer ici.

Même si ça n'a pas l'air d'être une lumière ( je ne dis pas ca parce que je suis déjà en train de le juger, mais la tête qu'il a fait à l'entré de la cellule me donne l'impression qu'il venait juste de réaliser ce qu'il faisait. Et pour ça, il faut ne pas être une lumière. ), je lui reconnais tout de même d'être suffisamment observateur pour me trouver en moins d'une dizaine de secondes. Première réaction classique : la petite seconde de battement où je sais qu'il m'a vu, où je sais qu'il voit parfaitement que je l'ai vu, et où je vois qu'il est un brin ... Paralysé. Ils font tous ça de toute manière, cela fait bien longtemps que je ne m'en formalise même plus. Puis, il pousse un cri de rage, comme ça, sans raison. A défaut d'avoir le mérite de me faire ne serait-ce que remuer le moindre poil, je dois dire que son geste me surprend. C'était ... Inattendu. Et je dois admettre que j'aime bien ça.

Bon sang! C'est pas pour te faire déprimer, mais qu'est-ce que t'es gros!


Je me contente de montrer un peu plus les crocs.

Je suis là pour t'emmener avec moi. Un grand classique s'il en est. Non, décidément, il ne manque pas de courage ce petit[color:3fe2=990000] S'il faut se battre, je suis prêt. ... crétin. Je laisse passer une seconde. Puis une autre. Une troisième. Mais comme je me sens d'humeur à rester très longtemps comme ça, et qu'on a pourtant pas toute la nuit, je finis par me redresser à 4 pattes en continuant de l'observer, la tête de profil pour être certain de bien le cerner. Une de mes griffes finit par se planter dans le haut de la colonne, sans un bruit. De manière imperceptible, je me met à forcer dessus. Tout doucement. Jusqu'à ce que le roc ne craque, et qu'un éclat de roche gros comme sa tête ne se détache brusquement, et ne tombe à quelques dizaines de centimètres de lui. L'instant d'après, je suis en l'air, les 4 pattes raides, et je dévale de la même manière les 5 ou 6 mètres qui me séparent du sol, avant d'atterrir avec toute la délicatesse d'un boulet de canon sur le sol. Pas la moindre flexion de ma part, c'est la cellule qui encaisse tout. Je crois que les piliers en tremblent un peu quand je percute la pierre, mais je m'en contrefiche. Ce qui m'intéresse, c'est que maintenant j'ai le crâne à peu près au niveau de ce petit être qui prétend vouloir devenir mon maitre, et que je suis certain qu'il n'attribue pas ma taille à une erreur de perspective.

Tu es prêt à te battre tu dis? Intéressant. Très intéressant. Mais je doute que tu ne sois jamais prêt à "te battre" comme une créature telle que moi. En fait, je me demande lequel serait le plus rapide, un simple coup de croc pour t'arracher le crâne, ou un coup de pattes pour déchirer cette petite chose faible et molle qui te sers de corps. Beaucoup d'invocation ... énormément même, adorent tuer les humains qui viennent tenter de les libérer. Nous ne vous aimons pas, et être l'esclave d'une erreur - oui, à nos yeux, vous êtes des erreurs - n'est pas franchement le passe temps favori de mes frères. Tu veux sortir d'ici avec moi? Voici la première partie de ton épreuve.

D'un hochement de tête, je lui pointe le miroir de glace, dont les éclats semblent voler vers lui pour le reconstituer comme par .. Magie oui, logique.

Regarde toi là-dedans. Et dis-moi ce que tu y vois. C'est tout pour commencer.

Ce que je ne lui dis pas, c'est que ce qu'il y verra, ce n'est pas le reflet d'un jeune homme aux cheveux blancs et aux pupilles de cristal. Probablement pas. Ce qu'il y verra, c'est ... Une scène de son passé se déroulant autrement. Un futur possible parmi tant d'autre. Un objet, une personne. Ce qu'il y verra, c'est ce qu'il désire, par dessus tout.

Dans environ 4 heures, la porte d'entré s'ouvrira. Quand ce sera le cas, si tu reste ici je te tuerais. Et si elle s'ouvre, considère ton épreuve perdue. C'est tout.


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Aventure #4 écrite Jeu 13 Mar - 20:49

Vu sa tête, ma remarque ne lui avait pas plu. J'ai remarqué que sa griffe avait légèrement bougé, s'était enfoncée un peu trop profondément dans le roc. J'ai entendu le bruit de quelque chose qui se fissurait... J'ai à peine eu le temps de bouger qu'un énorme bout de la colonne où il s'était installé tomba au sol, à quelques centimètres à peine de moi. J'avais eu chaud. Cependant, je n'ai pas ravalé ma fierté, il avait fait ça volontairement pour que j'éprouve de la crainte face à lui, et je n'allais pas le laisser m'humilier ainsi. Je suis resté droit, le même sourire énervant attaché au visage. La bête... Pardon, heh, l'Invocation descendit du haut du pilier à vitesse grand V et atterrit bruyamment sur le sol. Son arrivée avait provoqué quelques vibrations qui me firent légèrement reculer, mais lui ne semblait pas les sentir. Il en avait de la chance d'être aussi imposant... Ma simple condition d'humain me plaisait bien, pourtant. Enfin jusqu'à maintenant... Sa gueule était plutôt proche, je n'avais donc plus besoin de me tordre la nuque pour bien le voir. Il se décida enfin à parler, une voix intimidante à laquelle je m'attendais pour un géant tel que lui.

« Tu es prêt à te battre tu dis? Intéressant. Très intéressant. Mais je doute que tu ne sois jamais prêt à "te battre" comme une créature telle que moi. En fait, je me demande lequel serait le plus rapide, un simple coup de croc pour t'arracher le crâne, ou un coup de pattes pour déchirer cette petite chose faible et molle qui te sers de corps. »

Sa remarque me fait ricaner. Je devais bien l'avouer, il avait raison sur ce coup. Mais encore une fois, mon entêtement prit le dessus, pas une seule excuse pour lui, non, juste un roulement de yeux et mon éternel rictus... Il me prend déjà pour un con, il est perspicace!

« Beaucoup d'invocation ... énormément même, adorent tuer les humains qui viennent tenter de les libérer. Nous ne vous aimons pas, et être l'esclave d'une erreur - oui, à nos yeux, vous êtes des erreurs - n'est pas franchement le passe temps favori de mes frères. »

Heh, j'avais donc raison, les Invocations tuent les humains! Attends... C'était pas censé m'inquiéter ça?! En même temps, je les comprends un peu. Etre condamné à servir les humains jusqu'à la fin de l'éternité n'est pas forcément réjouissant. J'ai été élevé selon les mœurs de l'Homme, or d'après la Règle #1 : 'les Invocations ne sont qu'une source d'exploitation', je n'étais pas censé compatir avec elles. Mon père me disait qu'elles n'étaient des monstres, mais que celles-ci étaient à notre service. D'après mon frère, ce n'était pas du tout ça, elles avaient un passé et avaient le droit de vivre tout comme nous le faisions... Vous souhaitez que je vous donne mon avis? Je m'en fous. Enfin, je n'y accordais aucune d'importance jusqu'à aujourd'hui. A vrai dire, je me sentais un peu concerné maintenant que je risquais ma vie pour une Invocation. D'après mon expérience de cinq minutes en sa présence, il ne semblait pas très chaleureux. On dirait que c'était le double de moi-même après avoir passé un ou deux millénaire coincé ici. Je trépignais d'impatience en attendant la suite de son discours. Je sais que je n'ai pas toujours été sage, mais pour cette fois, les dieux, soyez avec moi.

« Tu veux sortir d'ici avec moi? Voici la première partie de ton épreuve. »

Il désigna alors de sa tête le miroir qui se trouvait derrière moi. Les éclats de verre flottaient dans l'air, retenant toute mon attention. Sérieux? J'haussai un sourcil, avant de me retourner vers mon interlocuteur. C'était quoi ça? Un tour de magie? Chapeau bas, monsieur le magicien. Ah, mais ce n'était peut-être pas lui qui provoquait ce phénomène. Après tout, on était dans un temple, les dieux veillaient sur nous. Oh là, y'avait un problème, j'ai utilisé le mot 'dieu' en moins de deux minutes sans les insulter. Ces pleutres, ces lâches, ces poltrons qui ne nous aident jamais, n'aident même pas leurs gosses...! Voilà, maintenant c'est fait. Il me demanda ensuite de me regarder dans le reflet de lui dire ce que j'y voyais. Je me suis retourné, et j'ai pointé du doigt le miroir, qui était maintenant reconstitué.

« Hein? Bah, m- »

Je me suis arrêté en pleine phrase quand j'ai remarqué que ce qui s'y trouvait était tout autre. Je me voyais moi, en effet, mais j'étais plus jeune, beaucoup plus jeune. L'image était très net et resterait, je pense, incrustée dans mon esprit à jamais. Mes poings étaient tachés de sang, et j'étais en train de m'acharner sur un homme... Une pile de corps étaient entassé sous nos pieds. Cet homme, je le reconnaissais. C'était ce Noble, qui était venu cette nuit pour me pendre la seule chose qui me tenait à cœur. C'était stupide... J'ai toujours cru que mon souhait le plus fort était de ramener ma mère à la vie. Je voulais la serrer à nouveau dans mes bras et la voir rire avec moi. Je pensais que c'était elle qui allait apparaître dans le miroir, je ne pensais pas être encore bête au point de penser encore à la vengeance. Mon frère m'avait clairement fait comprendre que ma rancune était inutile, et pourtant... Tellement de rage se dégageait de moi, d'abord en colère contre moi-même, puis contre cet homme. Tous ces adultes, qui n'avaient rien fait pour la sauver... Je les détestais. Je n'aimais pas me mettre ainsi à nue devant cette Invocation, laissant ma colère défiler de cette sorte...

Mon sourire s'était évanoui et mon regard se faisait froid, mais aucun signe de rage pourtant ne se reflétait sur mon visage. Je me demandais s'il avait compris. Je le fixais, me mordant la lèvre comme un gamin qui venait de faire une bêtise.

« Dans environ 4 heures, la porte d'entré s'ouvrira. Quand ce sera le cas, si tu reste ici je te tuerais. Et si elle s'ouvre, considère ton épreuve perdue. C'est tout. »

Ah? Donc soit je réussis, soit je meurs. Je tiens plus à ma dignité qu'à ma peau... Hors de question de perdre cette épreuve. L'épreuve, c'est lui raconter ce que je viens de voir dans le miroir, c'est juste ça? Je ne sais pas si quelqu'un qui a tellement de rancune et de haine en lui lui plaira... Je n'ai qu'à tenter ma chance, après tout, qu'est-ce que j'ai à perdre? Je veux dire, à part ma vie? Non, j'ai secoué la tête... Je n'allais pas perdre, parce que je devais survivre, et personne ne m'en empêcherait, même pas l'énorme créature aux crocs acérés et à la tête franchement malsaine qui se trouvait devant moi.

« Je me vois... à côté d'un tas de cadavres, en train de me défouler sur un homme, furieux. Je lui assène des coups violents, et son sang me recouvre les mains. lui racontai-je, l’œil vif, le rythme de mes phrases s'enchaînant très rapidement, Je me bats contre lui, parce qu'il a agi de façon impardonnable. »

J'attendais son verdict, les yeux plissés et les sourcils froncés. Je m'assis sur le sol, ces quatre heures allaient être vraiment longues... Je pensais que le benêt qui m'attendait derrière ces portes n'attendrait pas bien longtemps et qu'on me porterait pour mort. J'allais faire paniquer tout le monde pour rien... Enfin, "pour rien", pour ce molosse qui faisait dix fois ma taille. Ma patience allait être mise à l'épreuve, une fois de plus...
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Aventure #5 écrite Mar 18 Mar - 2:30

Même si j'ai déjà fais demi-tour et si je me suis déjà écarté de la position où j'étais de base, j'écoute sa réponse. Et je dois dire qu'elle est intéressante. Son plus profond désir est de battre à mort un homme pour ce qu'il lui a fait ... Les hommes appellent ça la vengeance. Les sages appellent ça la haine. Beaucoup de mes frères qualifieraient ceci d'idiotie. Qui sont-ils pour juger de ce que ressent un mortel? Que savent-ils de la douleur de perdre un être vraiment proche, qui vous a été arraché trop tôt? Peu d'entre nous ont vraiment aimé un de leur maitres. J'en fais partie, même si ce n'était pas mon "maitre". Justement parce que ce n'était point mon maitre, mais bel et bien juste un humain dont j'ai suivit la route. Moi je qualifierais ce qu'il ressent de rage, pure et simple. Dirigé sur un être. Peu m'importe la raison, la cause, les moyens exutoires de cette haine ou même la cible. J'aime la rage chez un être quel qu'il soit. Pourquoi le nierais-je?

Je ne fais au final que quelques pas, le temps d'écraser le morceau de colonne que j'ai détaché tantôt pour le réduire en gravillons, avant de me diriger justement vers ladite colonne et de l'escalader en une fraction de secondes. L'espace d'un instant, je reste debout au sommet de mon promontoire, à regarder un point dans les ténèbres ... Peut-être le seul point qui brille d'ailleurs. Ma petite fenêtre, perdue dans la nuit éternelle. Je crois qu'il fait jour, dehors ... Mais quelle importance. Je n'ai pas besoin de dormir. Pas besoin de manger. Pas même besoin de savoir quelle heure il peut bien être ... je n'ai pas de besoins. A part peut-être celui d'arrêter d'être privé de toute forme de liberté. Faisant un demi-tour pour de nouveau me mettre face au petit humain qui me parait encore avoir rétréci depuis tout à l'heure, je me rallonge, croisant mes pattes en les laissant pendre dans le vide.

Ainsi donc, ton rêve le plus cher serait de prendre la vie d'un de tes pairs, et ce par la force, si j'ai bien compris ... Qui sait. Peut-être qu'avec moi, ce rêve pourrait devenir réalité. Peut-être pas. Vu ta tête, peut-être que ce n'était même pas un rêve que tu pensais à réaliser. Honnêtement, dans un cas, comme dans l'autre, comme dans un autre, comme dans le 4°, etc etc ... Je m'en fiche éperdument. Bien ... Maintenant, deux autres questions. La première : donne moi un nom commençant par la lettre B. Seconde question. Est-ce que tu crois que tu as la moindre chance de repartir d'ici avec moi à ton coté?

épreuve ... Je me demande si, avec tout le temps que j'ai eut, je n'aurais peut-être pas du cogiter un peu plus la mienne. Je fais plus un tri sélectif qu'autre chose après tout ... Soit on a gagné avant d'entrer, soit ce n'est même pas la peine de tenter le coup. Mais en quoi serait-ce différent d'une course à pied, d'un jeu d'énigme, ou une autre fantaisie du même genre après tout? Bah ... Je vais laisser mes réflexions personnelles sur le carreau pour l'instant. Je préfère entendre sa réponse que les réflexions issues de ma propre cervelle.


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Aventure #6 écrite Mer 19 Mar - 14:52

J'attendais ce qu'il allait bien pouvoir me répondre. En tout cas, j'avais pu admirer ses talents d'acrobate. Peut-être était-ce l'ennui, peut-être juste une habitude, mais ils n'arrêtaient pas de descendre et de remonter de la même colonne. Drôle de manie. Certes, je ne l'avais vu faire que deux fois, mais deux fois étaient déjà de trop! Voir trembler la cellule de cette façon n'était pas des plus rassurants, mais à vrai dire, je n'y prêtais pas vraiment attention. J'avais juste envie de sortir de ce trou à rat le plus rapidement possible. L'air y était irrespirable... là encore, mon interlocuteur ne semblait pas bien inquiété. Il devait être enfermé depuis longtemps, peut-être y était-il déjà habitué. En levant ma tête vers le haut, j'ai alors remarqué une nuance de lumière très éloignée de moi. Qu'est-ce que c'était? Une porte de sortie? Une fenêtre? Ah, mais c'était beaucoup trop loin pour que je ne puisse distinguer quoique ce soit, mes efforts étaient vains. L'Invocation s'était allongé sur le pilier, sa position me faisant penser à celle d'un chien battu. Un énorme chien battu, dont un seul coup de queue pourrait m'achever.

« Ainsi donc, ton rêve le plus cher serait de prendre la vie d'un de tes pairs, et ce par la force, si j'ai bien compris ... Qui sait. Peut-être qu'avec moi, ce rêve pourrait devenir réalité. Peut-être pas. Vu ta tête, peut-être que ce n'était même pas un rêve que tu pensais à réaliser. Honnêtement, dans un cas, comme dans l'autre, comme dans un autre, comme dans le 4°, etc etc ... Je m'en fiche éperdument. »

J'écoutais sans broncher, retrouvant mon sourire stupide. Tuer cet homme? Ridicule, comme si j'allais tuer un noble... Je n'avais pas envie de me retrouver poursuivi par tous ses cousins et oncles armés jusqu'aux dents. Mon existence même était un gros bras d'honneur à la société actuelle, mais je n'étais pas vraiment d'humeur à me faire toute une dynastie juste à cause d'un simple homme. C'est vrai, j'avais plus de chance avec cette Invocation, mais je n'allais quand même pas me jeter dans la gueule du loup pour autant. J'étudiais mes propres réflexions, y recelant un peu de sagesse. Non, ça ne me ressemblait pas... Cet enfant de putain ne méritait pas de clémence, juste un énorme coup de pied en plein dans l'entrejambe. J'attendais la suite de son discours, légèrement remonté.

« Bien ... Maintenant, deux autres questions. La première : donne moi un nom commençant par la lettre B. »

Est-ce que ça faisait parti de l'épreuve? Avais-je déjà réussi la première partie? Était-ce une énigme? Je n'avais pas du tout envie de la résoudre, et je n'en avais tout de façon, pas la capacité. Tout ce que je devais faire c'était lui donner un nom, commençant par la lettre B... Au hasard, donc. J'ai hésité un petit peu, me demandant ce que j'allais bien pouvoir choisir. Je n'arrivais pas... Bah, c'est pas comme si c'était le nom de mon gosse, pas besoin de réfléchir autant. Une ou deux syllabes et voilà, un prénom. En trouvant, j'ai relevé vers la tête vers la colonne où il était allongé, l'observant de mon regard clair, et j'ai prit la parole.

« Berserk, voici ma réponse. »

Il me demanda ensuite si, je cite, 'je pensais avoir la moindre chance de repartir d'ici en sa présence'. Mon visage se décomposa, soudainement. Si j'avais une moindre chance mais j'en étais certain! Si j'étais là, c'était pour en ressortir bien accompagné! Hors de question d'échouer. Un nouveau sourire railleur se dessina sur mon visage. Il avait réussi à effacer le rictus de ma face en l'espace d'une journée seulement. Il n'y avait que la vue de mon porte-monnaie vide qui pouvait me faire cet effet. Si c'était une épreuve, il fallait choisir ses mots avec attention, mais rien à faire, ce n'est pas mon genre. Je dis juste ce que je pense, bien que ce ne soit pas vraiment la bonne méthode avec mon interlocuteur.

« Tu sais, si j'en étais pas sûr, ai-je commencé, Je ne serais pas ici en train de parler avec un clébard de cette taille. Donc oui, j'ai du cran, oui je suis une sacrée saloperie... Mais, tu dois t'emmerder ici, j'en suis sûr. Alors pourquoi tu ne voudrais pas sortir d'ici au lieu de rester sur ta colonne à ne rien faire? Tu descends bien des Dieux, c'est ça? Je me demande qu'est-ce que tu fais enfermé ici, au lieu de te défouler dehors. Là je parle uniquement pour toi, mais pour ta répondre à ta question, oui, je veux sortir d'ici avec toi. Et je vais le faire. »

J'attendais sa réaction avec un regard de défi. Qu'allait-il me répondre..?
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Aventure #7 écrite Sam 29 Mar - 19:00

Je me suis souvent demandé si, en plus des 4 dieux primordiaux qui ont mit ce monde en place, il n'y en aurait pas deux ou trois de plus qui s'amusent, eux, toujours autant à décider du destin des humains. Certes, c'est tout de même passablement idiot d'avoir ce genre de pensé lorsqu'on est ( comme moi ) le descendant direct d'une divinité supérieure telle qu'Aqua. Surtout quand par "descendant direct", on entend "créature semi-divine dont le père ou la mère et un dieu/une déesse", ce qui implique logiquement d'a peu près avoir ses repère au niveau de la hiérarchie des êtres le plus puissants de la création. Et malgré ca, je me pose quand même la question. Et si, quelque part, il n'y avait pas deux ou trois types qui s'amusaient? Comme ... Le hasard, pour commencer. La mort, aussi, peut-être, mais personnellement je sais que je ne la verrais jamais à l'œuvre sur ma personne, je suis donc tranquille. Pour le hasard par contre ... Sérieusement. "Berserk". Il y a combien de mots, ou de noms, qui commencent par la lettre B? Bon, peut-être pas tant que ça dans le répertoire des noms en général, mais là ... Je ne sais même pas comment il a fait pour choisir celui-ci. Probablement un total hasard. Et justement, c'est ce genre de "hasards" qui fait que je me demande si quelqu'un ne s'amuse pas parfois à décider là où on pense juste à une possibilité qui s'est réalisée parmi tant d'autres ... Et qui d'autre qu'un dieu pourrait veiller à faire cette tâche? Peut-être que nos  "parents" ont décidé de faire certains d'entre nous ... Différents. Spéciaux. Mais ce genre de questions n'a rien à faire ici.

Franchement, je le trouve ... Amusant. Il ne semble pas montrer un poil de doute dans sa conviction. Il fait bien. Il ferait également bien de parfois faire preuve de jugeote avant d'agir, mais qu'y puis-je? Et puis, dans le fond, quel intérêt réel aurais-je à lui montrer la voie de la sagesse, étant donné la brièveté de la vie qui est la sienne? Sans compter que, bien que cumulant des millénaires d'expériences, je ne suis pas forcément non plus en droit de me qualifier de "sage", et n'ai jamais manifesté la moindre envie de le devenir. On l'est. Ou pas. Pas besoin de tergiverser sur la question et de décider à la place d'autres s'ils doivent changer leur perception du monde ... Bref. Un autre point que je trouve amusant chez ce freluquet est la manière dont il ne mâche pas ses mots. A sa place, je n'aurais peut-être pas pensé que "clébard" était un mot à employer pour me désigner, ni "emmerder" un genre de vocabulaire que j'apprécierais particulièrement. Mais dans un cas comme dans l'autre, cela prouve bien qu'il se fiche à peu près royalement de la politesse et des conventions, ce que je ne peux qu'approuver au plus haut point. Et tant pis si c'est juste parce qu'il est stupide. Je ferme les yeux un instant, et le miroir de glace éclate. L'instant d'après, quand je les rouvre, ils sont revenus à leur belle teinte opale.

Ho, tu "vas" sortir d'ici avec moi ... Et bien en ce cas, tu n'as plus qu'à faire en sorte que je consente à te suivre à l'extérieur. Et tu te trompe quelque peu ... Que je sois ici, ou au contraire à l'extérieur m'indiffère. Mon isolement ici me permet de réfléchir tout mon saoule sans jamais être interrompu par quoi que ce soit, et ça fait bien longtemps que je me suis fais à cette quiétude.

Mais assez parlé de moi, veux-tu? Comme je te l'ai dis il y a un instant, tu as 4 heures, à partir du moment où tu es entré ici, pour réussir l'épreuve et parvenir à sortir de cette pièce en ma compagnie. Et passé ces 4 heures, si tu es toujours ici, une fois de plus je t'affirme que tu mourras. Tu veux retourner à tes semblables avec moi à ton coté... Et bien trouve un moyen de sortir avec moi de cet endroit. Tu es libre d'essayer d'abattre ma colonne pour m'en faire tomber si le cœur t'en dis, de me parler, de reconstruire mon miroir si les puzzles sont ta tasse de thé. Tu peux même vouloir te battre, ou pas. Je m'en fiche cordialement.


Je me sens presque ... Vicieux de lui cacher l'info. C'est vrai quoi, c'est quand même grâce à ça qu'il peut atteindre son objectif. Mais d'un autre coté, ca l'idée de se voir essayer de se creuser la tête m'amuse, et je ne pense pas qu'il le fasse bien souvent. Mais bon, je pense qu'en 4 heures il trouvera.


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Aventure #8 écrite Mar 29 Avr - 16:48

« Ho, tu "vas" sortir d'ici avec moi ... Et bien en ce cas, tu n'as plus qu'à faire en sorte que je consente à te suivre à l'extérieur. Et tu te trompe quelque peu ... Que je sois ici, ou au contraire à l'extérieur m'indiffère. Mon isolement ici me permet de réfléchir tout mon saoule sans jamais être interrompu par quoi que ce soit, et ça fait bien longtemps que je me suis fais à cette quiétude. »

J'ai soupiré, agacé. Comment pouvait-on passer autant de temps enfermé dans cette pièce... Que dis-je; cette prison, en gardant un esprit sain? Ah, mais je n'étais pas tout à fait sûr que la Bête avait encore toute sa tête. Au contraire, il semblait habitué à dévorer des humains, en tout cas c'est ce que ses crocs en donnaient l'idée. Je peste. Dans quelle situation je m'étais encore mis, hein? Juste pour impressionner un pauvre con qui avait sûrement prit les jambes à son cou à cette heure. Je ne pouvais plus reculer maintenant, ma fierté me l'interdisait. Foutu cerveau, si j'étais un peu moins têtu je pourrais renoncer, mais non, il fallait que je le fasse. Il est facile de plonger dans la connerie mais un peu plus difficile que de reconnaître ses erreurs.

« Mais assez parlé de moi, veux-tu? Comme je te l'ai dis il y a un instant, tu as 4 heures, à partir du moment où tu es entré ici, pour réussir l'épreuve et parvenir à sortir de cette pièce en ma compagnie. Et passé ces 4 heures, si tu es toujours ici, une fois de plus je t'affirme que tu mourras. Tu veux retourner à tes semblables avec moi à ton coté... Et bien trouve un moyen de sortir avec moi de cet endroit. Tu es libre d'essayer d'abattre ma colonne pour m'en faire tomber si le cœur t'en dis, de me parler, de reconstruire mon miroir si les puzzles sont ta tasse de thé. Tu peux même vouloir te battre, ou pas. Je m'en fiche cordialement. »

J'avais quatre heure pour me creuser un peu la tête et trouver la réponse. Quatre heure iront, non? J'ai soupiré, encore plus irrité que tout à l'heure. Tout cela me semblait bien loin, et trop compliqué pour ma cervelle. Ma fierté en prenait un coup. J'ai grimacé. Si je ne faisais rien j'allais mourir. Il avait énoncé toutes les idées que j'avais en tête, même les plus folles mais quelque chose me disait qu'elles étaient toutes vaines. Abattre la colonne? Avec quoi? Et pourquoi? Reconstituer le miroir? Je perdrais mon temps pour rien, enfin je crois. Et me battre? Ha... J'ai soudainement éclaté de rire. Moi? Contre ça? Je tiendrai quelques minutes avec un peu d'agilité mais pas plus. Alors qu'allais-je faire, pendant tout ce temps? Les quelques mécanismes de mon cerveau, désormais rouillé depuis quelques années déjà, se remettaient en marche. Une solution, je devais trouver une... Ah, mais comment?

J'étais beaucoup moins à l'aise que tout à l'heure.

« Un petit indice, non? lui ai-je demandé, en tendant mes deux mains vers l'Invocation, comme si je faisais l'aumône »

Et j'ai retiré mes mains en lâchant un petit rire moqueur. Pas sûr que mon humour très... distingué allait l'amuser mais si ça ne le faisait pas s'emporter c'était déjà ça. Pendant ce temps je réfléchissais, observant le décor; qu'est-ce qui allait bien pouvoir me servir? Pour l'instant, je n'étais sûr de rien, j'avais quelques idées mais elles étaient sûrement inutiles. Mon interlocuteur ne me mettait pas de bâtons dans les roues mais il ne me facilitait pas la tâche pour autant. Toi, petite chose, qui se cache dans l'obscurité, qui va provoquer un déclic dans mon cerveau... Par les dieux, montre-toi! Je t'en supplie! Mais pas à genoux, ma bonté a des limites.

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PS : Désolée pour le retard XD
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Aventure #9 écrite Mer 30 Avr - 19:02

Au début, on pourrait simplement croire que je me racle un peu la gorge. Puis, le son augmente, et se saccade, alors que je prends appuie sur mes membres pour doucement me soulever sur mon perchoir et m’élever en regardant toujours le jeune homme, mon imposant crâne de profil afin de mieux le détailler. Le son, rauque, grave, et menaçant, augmente encore un peu plus en intensité lorsque j’achève de me dresser. Il faut que ma large langue ne sorte d’entre mes babines et ne passe sur mes larges crocs aiguisés et luisants pour qu’on se rende compte que je ne fais que rire, emplissant la salle d’un écho du diable, les 4 colonnes et le mur circulaire augmentant encore le résonnement de ce son que je produis. Je ris en écho à ce petit ricanement qu’il semble avoir eu plus tôt. Je ris sans me préoccuper du boucan monstrueux que cette action provoque. Je ris d’entendre la salle rire en retour. Cependant, je ne ris de cette manière que quelques instants, avant de secouer ma boite crânienne massive comme si je venais d’entendre une excellente plaisanterie et que je cherchais à me calmer. Je finis par refermer la gueule en claquant des mâchoires dans le vide, avant de me rallonger.

  « Un indice » dis-tu … Et bien, permets moi de te dire que je suis fantastiquement … Déçu.

Le sourire s’allonge sur mes lèvres, alors que je gratte doucement le roc d’une griffe avec négligence, faisant crisser la pierre d’un son aussi agréable que celui d’une craie sur un tableau noir. Secouant un peu mes oreilles, je repose ma gueule sur mon autre patte, le sourire continuant de déformer mon visage. Évidemment, vu de profil ( ce qui est la seule manière dont il peut me voir vu sa position ), ça ressemble à un rictus moqueur aussi pointu que tranchant, et je ne pense pas que le fait que ma langue sorte une nouvelle fois de mes babines pour récurer une dent n’influe positivement sur mon charisme, mais après tout … Qu’importe. Et puis, s’il avait vraiment été homme à pouvoir être choqué par mon apparence … Serait-il toujours ici à trépigner d’un pied sur l’autre, cherchant absolument à pouvoir me contrôler, alors qu’il lui aurait suffi de rebrousser chemin ?

Enfin, non, je suis injuste. Tu n’es qu’un être humain , et pas franchement le plus malin qu’on puisse croiser de ce que j’en constate, et aux vues de ton attitude. Il est donc logique de se dire que tu n’as quasiment aucune chance … Enfin. Peut-être est-ce de ma faute … J’ai cru voir en toi et en ta volonté, pendant un instant, mon nouveau maitre, qui saurait sortir de cet endroit victorieux, en ma présence, et retournerait aux siens le cœur gonflé de fierté. Je me serais même passablement bien amusé à te voir raconter à ceux qui le demandaient comment tu avais réussi à dompter un monstre, un « Clébard géant » comme tu m’as ainsi appelé, grâce à … … Mais au final, non. Pas assez d’esprit pour voir au-delà de tes yeux. Pas assez de détermination pour outrepasser tes faiblesses intellectuelles, et chercher à comprendre.

Je redresse ma patte et lève ma griffe, et l’observe un instant, avant d’en retirer d’un coup de museau la poussière qui la couvre. Puis, me redressant de toute ma taille sur le pilier brisé, je m’abaisse un peu sur mes pattes avant, remuant un peu l’arrière-train sur les cotés, et bondit pour me réceptionner avec une douceur et une souplesse relativement incroyable (Je n’irais pas jusqu’à dire que je ne fais aucun bruit, mais cette fois-ci le sol ne donne pas l’impression d’être percuté par une météorite, et les colonnes ne vibrent pas) à quelques pas de ce jeune homme, avant d’avancer lentement, face à lui, le museau au ras du sol. Même avec la tête à ce point inclinée vers l’avant, je le vois parfaitement, et je fais bien attention à ne m’arrêter qu’à peine à un pas ou deux de sa position. Je tourne la tête sur le coté afin de pouvoir mettre mon œil blanc en face de son visage, constatant avec amusement que les deux doivent faire la même taille, et sourit une nouvelle fois, lui laissant un échantillon de souffle chaud, qui filtre à travers mes crocs, en pleine figure.

Tu veux un indice ? En voici un précieux, et suffisamment simple pour que tu ne te creuse pas la tête durant des lustres, pour peu que tu en sois capable … Le temps ne fait pas marche arrière … Et il s’est déjà écoulé environ 5 minutes depuis que tu es ici … Tic … Tac. Tu ferais mieux de réfléchir. Et vite. Ou pas, qui sait.


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Aventure #10 écrite Jeu 1 Mai - 16:23

Suite à ma petite intervention, il rit. Ce rire... Était-ce même un rire? On aurait dit le diable. J'ai froncé les sourcils; depuis tout à l'heure, j'ai l'impression qu'il n'arrête pas de s'agiter. Est-ce de l'excitation? Est-il ennuyé? Ou est-ce seulement une de ses habitude? Il prit la parole, me dominant de sa taille en me jaugeant du regard.

« "Un indice" dis-tu … Et bien, permets moi de te dire que je suis fantastiquement … Déçu. »

Une petite note d'agacement avait commencé à germer à l'intérieur de ma poitrine... La colère allait bientôt me gagner, je le sentais. Je le cachais derrière un sourire irrité. Je le laissais poursuivre son monologue, ne l'écoutant même plus vraiment. Je regardais sa langue, qui devait faire au moins trois, que dis-je; quatre fois ma taille, s'aventurer près de ses canines. Je commençais à crever de chaud, pourtant la pièce me semblait si... froide, tout à l'heure. Je me passais une main dans les cheveux, nerveux.

« Enfin, non, je suis injuste. Tu n’es qu’un être humain , et pas franchement le plus malin qu’on puisse croiser de ce que j’en constate, et aux vues de ton attitude. Il est donc logique de se dire que tu n’as quasiment aucune chance … Enfin. Peut-être est-ce de ma faute … J’ai cru voir en toi et en ta volonté, pendant un instant, mon nouveau maitre, qui saurait sortir de cet endroit victorieux, en ma présence, et retournerait aux siens le cœur gonflé de fierté. Je me serais même passablement bien amusé à te voir raconter à ceux qui le demandaient comment tu avais réussi à dompter un monstre, un « Clébard géant » comme tu m’as ainsi appelé, grâce à … … Mais au final, non. Pas assez d’esprit pour voir au-delà de tes yeux. Pas assez de détermination pour outrepasser tes faiblesses intellectuelles, et chercher à comprendre. »

J'ai juré en serrant les dents. Pas besoin de tout un discours pour m'expliquer à quel point je suis con. On aurait dit mon père... En un peu plus attirant. Il descendit encore de la colonne, de façon un peu plus silencieuse cette fois, et approcha son énorme tête de mon visage. Je fixe son oeil, attendant qu'il continue de parler. Un peu de son haleine file en plein sur moi. Autant dire qu'il ne sentait pas la rose...

« Tu veux un indice ? En voici un précieux, et suffisamment simple pour que tu ne te creuse pas la tête durant des lustres, pour peu que tu en sois capable … Le temps ne fait pas marche arrière … Et il s’est déjà écoulé environ 5 minutes depuis que tu es ici … Tic … Tac. Tu ferais mieux de réfléchir. Et vite. Ou pas, qui sait. »

Simple? J'étais près à inscrire le mot "idiot fini" sur mon front puis "tu te fous de moi" sur celui de mon interlocuteur. Le temps ne fait pas marche arrière. Bien sûr qu'il ne fait pas marche arrière! Ce n'était même pas un indice, ça... Il se foutait de moi, c'était sûr. Est-ce que ça avait un quelconque rapport avec le miroir? Ou tout n'était qu'intellectuel? Que voulait-il dire par "ou pas"? Il fallait donc que je fasse ça rapidement, que je trouve la solution le plus vite possible, mais pourtant j'avais quatre heures, non? Je donne un violent coup de pied à une colonne, puis quelques coups de poing, simplement pour me défouler, puis enfin calmé, je m'assis sur le sol, me mettant à réfléchir. Toutes ces idées tournaient dans ma tête, je ne savais pas laquelle choisir. Il ne fallait cependant pas que j'en balance une sur un coup de tête. Je n'avais qu'une seule chance?

« Ca m'fait chier... Mais toi, ça t'amuse, hein? ai-je ricané »
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Aventure #11 écrite Ven 2 Mai - 17:26

Il est petit à petit en train de s’énerver. Pas besoin d’être un grand scientifique capable de prouver que le temps et l’espace ne sont pas immuables (il me semble qu’un homme de l’ancien monde avait démontré ça … Tsss, il devait vraiment avoir du temps à perdre.) pour le constater. Sourire crispé, visage qui rougit légèrement sous une chaleur inexistante, ou ne serait-ce que les éclairs que ses yeux bleus me lancent … Il s’énerve. Non, JE l’énerve, autant récolter les lauriers de ses actes tant qu’à parler tout seul. Je l’énerve d’ailleurs tellement qu’il se met à pratiquer un sport de combat face à une colonne de pierre. A mon avis, un adversaire humain aurait été bien plus approprié pour ce genre d’exutoire … Certes, il aurait rendu les coups, mais il aurait également probablement fait beaucoup moins de dégâts à ses mains en passant, la pierre n’est pas reconnue pour ses vertus lorsqu’elle rencontre une phalange avec un peu trop d’enthousiasme. Cependant, je ne fais rien pour l’empêcher de continuer, ni même pour qu’il cogne moins fort : la douleur se chargera bien assez tôt de lui rappeler ce que son esprit semble momentanément avoir complètement oublié … Non, je ne fais rien. Je ne bouge pas pour être plus précis, je reste à ma place à l’observer tranquillement en plissant l’œil. J’ai, pour des raisons qui m’échappent, moins de mal à le détailler en l’observant en mouvement que quand il restait tranquillement au repos à me faire face … Des cheveux blancs atypiques. Je n’ai pas souvenir qu’on puisse avoir ce genre de teinte de cheveux avant un certain âge, dans le règne animal, sauf conditions particulières … Ce serait un humain des neiges ? Non, c’est ridicule, nous n’avons pas créé les hommes pour qu’ils s’adaptent physiquement à leur environnement, mais pour qu’eux adaptent leur environnement à leur physique. Une légère bourde soit-dit en passant … mais bon.

A part ça, deux yeux d’un bleu électrique. Décidément, ce jeune homme a un problème avec la pigmentation … Même sa peau est pâle, quoique dans le cas présent c’est peut-être dû au froid mordant qui doit régner dans ma cellule. Reste que ce ne doit pas être l’être le plus bronzé que je vais croiser à l’avenir … Par contre, coté physique général, rien à y redire. Un homme dans la fleur de sa jeunesse, dont le potentiel musculaire, s’il n’a peut-être pas encore atteint son paroxysme, est déjà bien mieux développé que la plupart des hommes. Je ne connais pas son âge, mais il reste encore jeune à mon avis. C’est un bon tant qu’un mauvais point. Bon, parce que si il vit vieux ( … Je suis saisit d’un doute à ce propos tout d’un coup. ) , ça veut dire que j’ai encore quelques décennies avant de retourner ici. Mauvais, parce que si il ne me plait pas, la liberté sera une bien maigre compensation par rapport au prix que j’aurais à payer … à savoir : passer du temps avec lui, sous ses ordres. Mais étrangement, je ne m’inquiète pas trop sur ce point-là. Il n’a pas l’air d’être mauvais bougre, même s’il n’est pas non plus l’être le plus réfléchi que j’ai croisé, comme son attitude actuelle en atteste. J’ai aussi vu plus stupide cependant … à commencer par ceux qui se rêvent assis sur d’énormes tas d’or, une femelle dans chaque bras et une à chaque genoux,  portant dans une main un godet rempli d’un vin rare et capiteux, et dans l’autre un sceptre ou autre objet décoratif symbole de pouvoir du genre. Non, lui a à peu près les pieds sur terre semble-t-il … Et c’est déjà pas mal. Il finit par cesser son combat à sens unique, sans bien sûr avoir fait le moindre mal à ma « pauvre colonne, et s’assoit sur le sol, un peu calmé. Le temps semble devenir propice à la réflexion, et je plie mes pattes pour m’allonger de même sur le sol, continuant de l’observer.

Ca m’fait chier … Mais toi, ça t’amuse, hein?

Je ricane un peu en même temps que lui à cette remarque aussi juste que justifiée. Je détesterais être à sa place je pense. Heureusement pour moi, je suis à la mienne, ce qui me convient parfaitement pour être honnête. Enfin, la plupart du temps, je m’arrange pour que ce soit le cas … Le reste du temps je laisse les autres se monter eux-mêmes contre moi, ce qui est aussi voir encore plus aisé. Je passe ma langue sur mes crocs un instant, ces derniers devenus parfaitement blanc à force de temps à effectuer ce geste sans rien manger, et opine du chef sans me départir de mon habituel rictus.

Je mentirais en te répondant que non, et ce n’est pas dans mes habitudes … Quoique si ça l’est, je suis présentement en train de le faire. Passons … Oui, je m’amuse plus depuis que tu es entré ici qu’en plusieurs années dans cette cellule, seul. Peu ont, comme toi, pénétré cette cellule, et encore moins m’ont délivré le temps de leur existence. Alors, pour une fois que j’ai un peu de compagnie, autant que je m’amuse un peu avec, tu ne penses pas ?

Je ponctue ma phrase d’un petit rire, et laisse ma queue balayer le sol de long en large, balançant sur les cotés des volutes de brume qui disparaissent comme autant de tourbillons chaotiques, faisant circuler l’air frais au niveau du sol. Le sol en lui-même n’est pas gelé, mais l’eau a tout de même tendance, en s’en rapprochant, à s’y condenser et à former ce léger brouillard, épais de quelques centimètres, qui circule selon des règles connues de lui seul. Je reprends la parole en relevant un peu ma grosse tête, et me gratte lentement, dans le même temps, une oreille avec une de mes pattes avant.

J’admets cependant m’être un peu moqué de toi, l’indice que je viens de te donner t’étant aussi utile qu’un verre de cognac est utile à un cerveau déjà bien imbibé pour réfléchir. Hmmm … Une simple petite question sur ton passé. Est-il déjà arrivé, au cours de ta brève existence, que tu perdes quelque chose, comme une amitié ou un objet, voir même plus important, une personne ? Je te donnerais ton indice dès que tu m’auras opposé ta réponse.

Toujours sans ciller, j’observe les traits de son visage. J’ai beau lui dire que le temps est à la réflexion, je ne peux m’empêcher, pour ma part, de trouver la réponse évidente. Sauf que contrairement à lui, je connais la bonne question. Et que sans cette dernière … Il est bloqué, ni plus ni moins.


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Aventure #12 écrite Dim 4 Mai - 16:47

A ma question, dont la réponse me paraissait déjà évidente, s'en suivit un ricanement. Il riait. Je prenais ça pour un oui. Pour confirmer cette pensée, il me répondit :

« Je mentirais en te répondant que non, et ce n’est pas dans mes habitudes … Quoique si ça l’est, je suis présentement en train de le faire. Passons … Oui, je m’amuse plus depuis que tu es entré ici qu’en plusieurs années dans cette cellule, seul. Peu ont, comme toi, pénétré cette cellule, et encore moins m’ont délivré le temps de leur existence. Alors, pour une fois que j’ai un peu de compagnie, autant que je m’amuse un peu avec, tu ne penses pas ? »

J’ai acquiescé en soupirant. Quel être étrange... ou peut-être pas. Ma race était sûrement plus étrange que la sienne. Livrer des guerres inutiles est notre spécialité, après tout. Ah, il ne fallait pas que je m'égare, que je me re-concentre... Toutes ces réflexions ne m'avançaient en rien pour cette épreuve.

« J’admets cependant m’être un peu moqué de toi, l’indice que je viens de te donner t’étant aussi utile qu’un verre de cognac est utile à un cerveau déjà bien imbibé pour réfléchir. Hmmm … Une simple petite question sur ton passé. Est-il déjà arrivé, au cours de ta brève existence, que tu perdes quelque chose, comme une amitié ou un objet, voir même plus important, une personne ? Je te donnerais ton indice dès que tu m’auras opposé ta réponse. »

Ah! Une porte de sortie! Je n'ai pas laissé entrevoir mon enthousiasme sur mon visage, le cachant derrière un masque d'hypocrisie et d'amusement feint. Cependant si on prenait le temps de le détailler, on pouvait déceler un peu de malaise. Parler de mon passé me mettait toujours dans cet état. Ce n'était pas un si bon souvenir... Et je n'étais pas dénué de sentiments, comme on pouvait le croire, et ma famille était un point sensible. Sois un homme et lance-toi, qu'est-ce que tu pouvais bien perdre? La mine blasée, je lui ai livré ma réponse...

« Hé bien, ma mère, tuée par je-ne-sais-qui et je-ne-sais-pourquoi. ai-je lâché, Peut-être que mon père est mort également, je ne l'ai pas vu depuis un lustre, mais lui je m'en fous. »

J'ai esquissé un bref sourire. Un lustre, pas vraiment. Si on compare à la durée qu'il y a entre l'emprisonnement de l'Invocation et aujourd'hui, et la dernière fois que j'ai vu ce salaud... On ne peut pas vraiment dire que ça fait un lustre. Quelque chose m'intriguait cependant... Pourquoi voulait-il savoir ça? A quelles fins allait-il l'utiliser? Je paris qu'il allait me lâcher encore une phrase philosophique à double sens que je n'allais pas comprendre. Je pense qu'à force de me cracher des indices il en aura marre... Et les quatre heures seraient déjà passées. Cerveau, je t'ordonne de réfléchir. Ou papa Erwan ne sera pas content. Ah tiens! Je n'avais même pas donné mon prénom à mon interlocuteur... Lui non plus d'ailleurs. Bah, ça importait peu, si je réussissais à l'emporter avec moi, hé bien je lui dirais. Mais pour l'instant ce n'était pas indispensable.
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Aventure #13 écrite Lun 5 Mai - 19:12

Quel calme … j’ai brusquement l’impression que ma cellule s’est refroidit. Ce n’est peut-être que moi, le jeune humain ne semble rien avoir remarqué. De fait, je serais en train de divaguer légèrement que ça ne m’étonnerais pas. Je n’ai jamais vu les ténèbres être bons pour la santé mentale d’un individu, encore moins avec une exposition aussi prolongée. Même quand « l’individu » est le fils d’Aqua, l’un des 4. Bon, étant donné que « durée prolongée » sous-entend plusieurs millénaires, il ne faut pas non plus forcément trop s’étonner. Franchement, après quelques jours, je me sentais en plein forme. Je me disais « non, je tiendrais, ce n’est pas si terrible. Ils vont venir. ». Au bout de quelques semaines, c’était plutôt « soit patient, les hommes ne sont pas non plus à ce point intelligents qu’ils vont deviner tout de suite ce qu’un temple et s’y précipiter. » Quelques mois me donnaient simplement envie de dire que tout viendrait à point, et que je serais libre sous peu. Au bout de plusieurs années, j’ai commencé à me promettre de tuer le premier qui entrerait dans ma cage, juste pour lui apprendre à être à ce point en retard. Les décennies ont étés accompagnés par des … Problèmes. Je devenais hystérique. Paranoïaque. Je voyais ma porte s’ouvrir, et quand je clignais des yeux elle était toujours fermée. Les colonnes disparaissaient. Se multipliaient. Je griffais le sol sans pouvoir m’arrêter. Ce n’est qu’au bout de plusieurs centaines d’années que j’ai finalement compris que quoi que je fasse, il ne fallait pas me concentrer sur l’attente. Ni chercher à deviner quand et comment un humain parviendrait ici. Si je continuais à ne faire que ça, j’allais devenir fou. Est-ce que je le suis devenu malgré moi ? Je serais incapable de trancher. L’un des inconvénients de ce genre de chose … c’est que seuls les autres peuvent s’en rendre compte, pas le malade.



Mais trêve de palabres sur ma santé mentale, passons à des sujets plus importants. Lui. Sa mère s’est fait tuer, « par je-ne-sais-qui, je-ne-sais-pourquoi ». Constat d’une précision fantastique s’il en est. Je ne sais pas plus que lui le « pourquoi ». Par contre, le « qui », je n’ai pas l’ombre d’un doute sur son identité. Qui d’autre que la personne qu’il souhaiterait voir mort ? Ne même pas lui accorder le privilège d’une identité témoigne du fait que ce gamin le déteste du plus profond de son âme. Il refuse de laisser à cet être impardonnable le moindre privilège, y compris celui d’exister en tant qu’être vivant défini, différent d’un simple concept. Perdre sa mère à son âge … Je ne ferais même pas mine de comprendre ou compatir, si je tenais la personne qui était à l’origine de ma vie en mon pouvoir, je pense qu’elle passerait plusieurs millénaires d’isolement. Pour voir ce que ça fait. Mais je m’égare une fois encore, le seul point à retenir, c’est que lui a perdu un être qui lui était cher … Tant mieux, ce que j’ai à lui dire n’aura que plus d’impact.



Ta mère … Elle semble avoir eu une mort bien anonyme, si tu permets. Tu ne permets pas ? Quel dommage. Maintenant, j’aimerais que tu réfléchisses sur ce point … A ton avis, à quel moment ta génitrice t’as-t-elle le plus manqué ? Avant, ou après que tu ne l’aies perdu ? Ne me réponds pas, je pense que tu connais aussi bien que moi la réponse … Partant de là, que peut-on en déduire, sur ce que l’on a, et ce que l’on a plus ? Et partant de cette déduction … Et bien … Applique là tout simplement à la situation présente. Fin de la gymnastique mentale, tu as le droit de réfléchir en silence. Si tu veux que je répète un point, n’hésites pas. Si tu as l’impression de ne rien comprendre, n’hésite pas, mais je ne pense pas que je t’aiderais plus tout de même. Si il te viens la brusque envie de discuter de la couleur des sous-vêtements en dentelle que devait aborder la dernière dame noble que tu as aperçu, libre à toi de partager.



Je ricane comme un gamin en fermant les yeux, avant de me taire, et de bailler. Plus qu’ouvrir simplement la mâchoire en deux, je fais remuer latéralement le maxillaire inférieur à droite et à gauche pour détendre les muscles qui le composent, affectant de mettre ma patte devant ma bouche même si je sais parfaitement qu’elle ne voile rien, et ne protège nullement de mon souffle. Je finis cependant par refermer ma gueule en veillant à ne pas me trancher la langue, cette dernière semblant légèrement repousser mes dents vers l’extérieur pour pouvoir s’installer, et plisse les yeux en observant le jeune freluquet sur le sol.



Par contre, il y a une information qui moi m’intéresse, si tu permets … Ton identité. Ils ne sont vraiment pas nombreux à venir par ici, j’aimerais au moins garder une trace de ton passage ici, et la plus fidèle que je puisse conserver est ton nom.



J’inspirais doucement, avant de relâcher la quantité d’air fantastique que je pouvais garder dans mes poumons. La légère brume qui couvrait le sol s’écarta comme par enchantement en formant volutes et tourbillons gracieux avant de disparaitre, aussi éphémères que subtils, laissant voir un sol d’obsidienne rayé en de nombreux endroits par mes griffes, et, notés les uns aux dessus des autres comme si j’avais dressé une liste, des prénoms. Certains avaient étés violemment rayés par la suite, d’autres étaient intacts. Peu étaient intacts. Mais comme je l’avais dit plus tôt … Peu avaient réussi.


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Aventure #14 écrite Sam 10 Mai - 18:09

Il resta silencieux quelques secondes, comme s'il cherchait ses mots, mais j'avais l'impression qu'il n'était pas vraiment en train de réfléchir à sa phrase... Il était plus bavard que je ne le croyais. Je m'attendais à ce que les seuls mots qui sortent de sa bouche soient des menaces... Même si je ne le laissais pas percevoir l'inquiétude à travers mes traits, j'étais angoissé. Tic Tac. La montre tournait, le temps passe vite... quand on s'amuse. Mes yeux étaient fixés sur l'imposante dentition du colosse, légèrement préoccupé parce qui se passerait une fois ces quatre heures écoulées. Cependant, ce n'est pas à cet instant que je pris conscience de ma condition de simple humain, le déclic se fit quand je commençais à observer sa queue, qui se balançait tranquillement à quelques mètres de là. Un petit courant d'air provoqué par sa touffe pourrait me projeter au mur. La petite voix faible qui me faisait remarquer à quel point j'étais dans la merde se tut bien assez rapidement quand j'ai commencé à presser mon propre poing contre mon crâne, provoquant une douleur qui parcourra ma tête en une fraction de secondes. Quand j'ai retiré mon poing, la tempe douloureuse mais la bouche toujours fermé, j'ai esquissé un léger sourire soulagé; la voix avait disparu. Pour faire taire les gêneurs, il n'y avait que la violence qui marchait, même quand il s'agissait de soi-même et même quand les gens vous regardent comme un fou. Je ne pensais pas que mon interlocuteur s'en offusquerait, de toute façon.

« Ta mère … Elle semble avoir eu une mort bien anonyme, si tu permets. Tu ne permets pas ? Quel dommage. Maintenant, j’aimerais que tu réfléchisses sur ce point … A ton avis, à quel moment ta génitrice t’as-t-elle le plus manqué ? Avant, ou après que tu ne l’aies perdu ? Ne me réponds pas, je pense que tu connais aussi bien que moi la réponse … Partant de là, que peut-on en déduire, sur ce que l’on a, et ce que l’on a plus ? Et partant de cette déduction … Et bien … Applique là tout simplement à la situation présente. Fin de la gymnastique mentale, tu as le droit de réfléchir en silence. Si tu veux que je répète un point, n’hésites pas. Si tu as l’impression de ne rien comprendre, n’hésite pas, mais je ne pense pas que je t’aiderais plus tout de même. Si il te viens la brusque envie de discuter de la couleur des sous-vêtements en dentelle que devait aborder la dernière dame noble que tu as aperçu, libre à toi de partager. »

Une mort anonyme... Je ne comprenais pas vraiment ce qu'il voulait dire par là. Parlait-il de son assassin ou du fait que personne n'en est jamais prêté attention? Je ne m'attardais pas vraiment dessus, n'y prêtant pas beaucoup d'importance pour se concentrer sur ses mots... Quand est-ce qu'elle m'avait le plus manqué? Après bien sûr, c'était logique. Partant de là, que peut-on en déduire, sur ce que l’on a, et ce que l’on a plus ? On aime toujours plus ce qu'on a plus que ce que ce qu'on a maintenant... Ça dépend de la chose aussi. Mais quel rapport y avait-il entre ceci et la situation actuelle? Applique là tout simplement à la situation présente. Mais l'appliquer à quoi? Il y avait tant d'idées. Il ne me laisse pas trop le temps de répondre, poursuivant :

« Par contre, il y a une information qui moi m’intéresse, si tu permets … Ton identité. Ils ne sont vraiment pas nombreux à venir par ici, j’aimerais au moins garder une trace de ton passage ici, et la plus fidèle que je puisse conserver est ton nom. »

J'hoche la tête très longtemps. La trace de mon passage... Ça semble sinistre. Il veut jouer au copain-copain avec moi? Il veut peut-être être sur mon testament, mais d'ici là je n'en aurai pas vraiment l'occasion. De toute façon je n'ai rien à lui donner... Je ricane, à mon tour.

« Si on commence à parler de sous-vêtements de jeunes demoiselles on va prendre toute la nuit et je doute que tu puisses m'accepter comme partenaire de bêtise. En ce qui concerne la solution... C'est pas pour faire mon radin, hein, mais je trouve que tes indices sont un peu trop fins pour moi. Si j'applique ton raisonnement à ma situation, ce serait... "Bonjour, je suis un peu con. Je risque ma vie. Avant je la trouvais moche, mais maintenant que je suis mort tué par une immense bêbête je trouve qu'elle était plutôt bien. Dommage." »
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Aventure #15 écrite Sam 10 Mai - 21:53

Je le dévisage un petit instant, laissant un silence planer dans la cellule. Puis le grondement de plus tôt revient lentement. Lentement? Qu'est-ce que je raconte. J'éclate brusquement de rire, bien plus fort que tout à l'heure, ou alors ce n'est qu'une illusion due à ma proximité avec le sol et l'écho qui s'en dégage? Dans tous les cas ... Il a de l'humour ce gosse. Franchement, je me surprendrais presque à bien l'aimer. Mais je finis par faire claquer mes crocs dans le vide pour couper le rire aussi nettement que brusquement, avant de dodeliner un peu de la tête pour m'ébrouer avec un petit sourire. J'ai cru remarquer depuis tout à l'heure qu'il a une tendance assez notable à avoir les yeux qui plongent vers mes crocs pour les détailler depuis un petit bout de temps déjà ... Rien que pour m'amuser, je déplace légèrement mon maxillaire inférieur de l'avant vers l'arrière tout en le remontant, ce qui a pour effet de faire se frotter mes dents les unes aux autres. Et quand je dis "les unes aux autres", je veux parler de 3 rangés de chaque coté qui crisent à l'unisson de manière particulièrement désagréable à l'oreille.

Au moins, tu as à peu près saisit l'idée de base ... Mais tu ne l'appliques pas comme il faut. Ou plutôt, pas à ce qu'il faut. Je ne te parle pas de la valeur de quelque chose que tu as ... Mais du fait que tu l'as, tout simplement.

Je cesse d'aiguiser mes crocs, avant, fait notable, de parfaitement fermer la mâchoire de manière à ne plus les laisser visible. Plutôt que de continuer, je préfère encore lui donner une autre raison de s'inquiéter en relevant une patte, que j'observe tranquillement. Mes griffes ont cette fâcheuse habitude de ne jamais réellement s'user. Autant c'est bien pratique de ne pas avoir à les entretenir, autant à partir du moment où on est au courant de cette information on peut bien se demander ce qui me passe par la tête à les regarder aussi souvent ... Mais qu'importe après tout. Je finis par reposer les cimeterres sur la pierre dure et sombre, les faisant cliqueter un à un en les faisant toucher terre, et repose ma tête dessus, le simple mouvement de ma queue parvenant à donner l'impression que la fourrure de mon corps entier ondoie à cause du jeu des muscles.

Du reste ... Tu ne m'as pas livré ton identité, et "Le clown" n'est pas franchement un terme que j'aimerais graver ici, quand bien même j'apprécie ton sens de l'humour. Remarque, tu ne sais pas ce qu'un clown toi, ce n'est pas de ton époque ... Vous, vous avez les "pitres", les "bouffons" ou encore les "fou" comme vous les appelez avec tant de cérémonie et d'égard. Tss, à la cour du roi, le fou est l'homme le plus puissant; car rien ne lie sa langue pour l'empêcher de dire telle ou telle crasse à qui de droit ... enfin.

Je finis par re-dévoiler mes crocs, et laisser ma langue en sortir pour aller le plus naturellement du monde s'étendre par terre comme un genre de limace monstrueuse. Ni poussière ni rien d'autre que la brume et le froid ne parasitent mon sol après tout, pourquoi me retenir d'y déposer ce si encombrant appendice?

Le temps s'écoule mon jeune ami ... 20 minutes environ depuis ton arrivé. Ceci te laisses bien amplement le temps de trouver une réponse cependant, n'est-ce pas?

Je m'amuse à faire valser sur mes crocs et d'un bout à l'autre de ma gueule ma large langue en insistant sur les derniers mots. Le faire stresser? Rhooo, ce ne serait pas dans ma nature voyons ... Quoique ...


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