En retard… Et attendue

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Aënaelle Litios
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Aventure #1 écrite Mar 17 Juin - 23:16

Le réveil avait été calme et à la fois surprenant. En effet, ce réveiller entourée d’écailles dorées n’était pas dans ses habitudes, tout comme le fait que ceux qui avaient partagé le feu de camp la veille avaient disparus. Un peu déçue, mais restant compréhensive. Après tout, c’était assez tard dans la matinée que le sommeil avait décidé de l’abandonner.
Ils c’étaient donc tranquillement préparé à repartir, Hélios surveillant les environs le temps qu’Aënaelle soient prête.
Heureusement, il ne restait que quelques heures de marche pour enfin arriver à Lüh, ils ne firent pas de pause pour le déjeuner, se contentant de marcher en mangeant, une habitude prise il y a bien des années par la jeune chercheuse et que sa mère dépréciait.
De loin, rien n’avait changé, la capital restait ce qu’elle est : imposante, belle et défendue.
Forcément, à côté des temples divins, elle faisait bien pâle figure, mais il n’empêche qu’elle restait un lieu de vie bâti par l’humanité et pour l’humanité. Un endroit relativement sur. Du moins, protégeant des dangers de la nature.
Et puis, sa construction ne c’était pas fait d’un claquement de doigt. Bien qu’ignorant comment les temples avait été bâtis, elle n’imaginait pas vraiment les Quatres porter les pierres une à une. Mais difficile de connaitre un jour la vérité. Bien qu’évidente et cela, pour n’importe qui.


- Nous-y voilà, Je te présente Lüh, capital de l’île et aussi l’endroit où j’ai vu le jour. Il y a quelque chose que tu voudrais savoir ? Où même visiter ? Nous avons encore un peu de temps avant que le soleil ne décline.

Elle continua d’avancer jusqu'à atteindre les remparts et traverser les grandes portes de la cité. Laissant au dragon qui l’accompagnait, le temps de réfléchir. Son apparence ne dérangeait nullement. Pas ici.
Par reflex, une autre habitude, elle laissa ses pensées dérivées lors de son retour, s’amusant à observer les mouvements des foules, bien qu’il n’y avait pas grand monde dehors aujourd’hui.
Jusqu'à atteindre les quartiers proches de la place du marché. La, elle se stoppa net et se retourna vivement vers Hélios qui était toujours derrière elle. Elle s’adressa à lui, un peu gênée.


- Pardonne-moi, je passe pour ainsi dire toujours par les rues commerçantes quand je rentre, mais je t’ai proposé d’aller là où tu le souhaite. A tu une idée ?

Sinon, elle se contentera de lui faire visiter la ville avant de simplement rentrer. Il lui faudra prévoir une directive minimum à suivre pour annoncer la nouvelle à sa mère.

- Nous n’avons pas beaucoup discuté en chemin, je n’étais pas vraiment en forme, mais je suis prête à répondre à tes interrogations, n’hésite pas.

Pouvait-elle lui dire, sans le forcer, qu’elle en attendait autant de sa part ? Pas vraiment. Les demi-dieux ne semblait pas malheureux de l’accompagner, mais son expérience ce basait sur les quelques jours passé ensemble et pendant lesquelles elle ne pouvait pas vraiment lui parler…


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Aventure #2 écrite Mer 6 Aoû - 13:32

J'avais encore quelques uns de ces lointains souvenirs qui dataient de l'Ancien Monde, à l'époque où les Hommes découvraient tout juste le progrès sans pour autant imaginer une seule seconde s'attaquer au Demi-Dieux. Les temps étaient alors paisibles, et je m'étais contenté de les observer tranquillement sans soupçonner le pouvoir dévastateur qui serait un jour le leur ; un pouvoir tel que la nature elle-même, et par conséquent mes frères et moi, ne pourrions pas faire long feu en tentant de nous opposer à notre lente agonie. J'étais assez surpris de découvrir en cette immense ville humaine des traits familiers à ce temps-là, capables de me rendre nostalgique du siècle où les humains n'étaient que des petites choses à protéger, qui donneraient presque envie que l'on s'en occupe. J'ignorais combien d'années s'étaient écoulées depuis mon enfermement jusqu'à aujourd'hui dans ce Nouveau Monde, mais j'étais relativement satisfait de voir que les Hommes de cette île n'avaient apparemment ni les capacités, ni l'ambition de nous détruire. Quand bien même je pouvais me douter qu'il leur serait plus profitable de nous délivrer de nos cellules, je ne pouvais m'empêcher de continuer à laisser planer quelques doutes en moi, cicatrices de la trahison des mortels de l'Ancien Monde. Cependant, et heureusement, il me semblait pouvoir accorder ma confiance à ma propre Maîtresse, Aënaelle : elle avait montré au cours des épreuves subies pour me rendre ma liberté une nature intelligente plutôt que prompt à réagir ; et elle s'était révélée douce et posée durant notre rencontre avec cet autre duo d'Invocation et d'Invocateur. En fait, peu importe sous quel angle je le voyais, j'avais la sensation que les décennies passées à languir dans ma prison n'étaient pas si terribles puisqu'à priori ma patience était récompensée par un excès de chance sur la jeune fille vers qui mon obéissance et ma loyauté devait aller.
En somme, ma situation n'était pas mauvaise, au contraire ; je ferais donc mieux de contempler la beauté et l'innocence de Lüh, la capitale -comme l'avait nommé Aënaelle à l'instant- plutôt que de continuer à me triturer inutilement les méninges.

De fait, je réfléchis aux questions posées par cette dernière. S'il y avait quelque chose que je voulais savoir ? Ah, tant de choses ! Il y avait tant de choses que je voulais savoir, mais je devais prendre mon mal en patience et attendre le bon moment pour interroger ma Maîtresse sur tel ou tel sujet. De plus, je n'étais pas certain qu'elle puisse satisfaire à elle seule toute ma curiosité : il me faudrait rencontrer d'autres Invocations et d'autres personnes pour cela. Malgré tout, et en attendant, il y avait beaucoup de petits détails sur son histoire passée que je voulais éclaircir, tant par simple intérêt pour sa vie que parce que je me devais d'être un minimum au courant, maintenant que j'étais son Invocation et que j'avais décidé de rester à ses côtés pour la protéger -et, par conséquent, prolonger ma liberté.

J'aimerais savoir... Commençai-je, un peu hésitant malgré tout. Parle-moi de ta famille. De ta mère, par exemple. Comment est-elle ? Penses-tu qu'elle sera fâchée de voir que tu as ramené une Invocation avec toi ? Et ton entourage ?

Je sautais plus au moins la question de là où je voulais aller, d'une part car je ne savais pas encore où je souhaitais me rendre -je n'avais jamais été très familier aux villes des hommes, quand bien même elles pouvaient être très attirantes vues de l'extérieur-, d'autre part parce que ma Maîtresse semblait très bien se diriger pendant que je parlais et que la suivre tout en observant les alentours me paraissait une bonne première visite. Le seul point noir dans la situation : j'étais dans l'incapacité momentanée de me percher en hauteur pour mieux garder mon oeil vif rivé sur les environs. De fait, me retrouver à terre, même marchant aux côtés de la jeune humaine, me mettait plus mal à l'aise que je ne l'avais imaginé. Je pouvais certes examiner d'un regard attentif les gens qui nous entouraient ; seulement, le contraire, maintenant qu'il était vrai, m'empêchait d'être totalement détendu. Je supposais que j'allais devoir m'y faire, que j'apprécie ce détail ou non.

Aënaelle ne tarda pas à me tirer soudain de mes pensées en s'excusant de choisir l'itinéraire. Mes yeux parcoururent distraitement la foule et les boutiques voisines alors qu'elle désignait cette rue comme "les rues commerçantes". Je pris quelques secondes pour mémoriser à la fois le lieu et son nom, afin de pouvoir y retourner en cas de besoin et apprendre à me repérer aussi rapidement que possible depuis la terre ferme sans avoir systématiquement besoin de l'aide de la demoiselle.
Celle-ci insista d'ailleurs sur le fait que nous pouvions aller où je le désirais du moment que je demandais et que je pouvais l'interroger comme bon me semblait, parce que nous n'avions pas beaucoup discuté sur le chemin de retour -et c'était vrai. La fatigue du voyage et des épreuves aidant, j'avais sagement décidé de la laisser tranquille pendant que nous effectuions les dernières heures de marche vers la capitale. Il semblait en tout cas que la présence de la ville redonnait un sacré gain de santé à ma Maîtresse, qui avait repris des couleurs et marchait bien plus énergiquement que sur la route. Sûrement l'envie de retrouver rapidement le confort et la familiarité de sa maison, supposai-je.
Néanmoins, nous allions devoir faire un détour. Ou, à défaut, s'attarder un peu par ici. Car il y avait toujours un certain détail à régler. Je le sentais de grande importance, un peu malgré moi.

Je pense qu'avant de plus me parler de toi ou de te parler de moi, nous devrions réfléchir à comment annoncer la... Nouvelle, à ta mère. J'imagine que si je me montrais d'abord sous forme humaine et que tu lui expliquais la chose avant de révéler ma vraie forme, le choc serait moindre. Et, si cette alternative te convient, il faudrait simplement penser à acheter quelques vêtements...

Je jetai un coup d'oeil alentours, pensif. Je doutais très sérieusement que me promener nu sous une forme humaine, malgré ma véritable nature, soit très apprécié à Lüh et par la même occasion par la mère d'Aënaelle. Plutôt discret de nature, je préférais encore m'adapter à leurs coutumes et porter quelques vêtements afin de me fondre dans la foule plutôt que d'avoir l'air d'un parfait idiot et attirer une multitude de regard.
C'est d'ailleurs à cet instant que je remarquai que, contrairement à l'épisode dans le village où la jeune humaine avait été soigné par ses semblables, personne ne semblait choqué par ma présence. Quelques uns jetaient un coup d'oeil furtif dans ma direction, certainement à cause de mes écailles dorées qui réfléchissaient les rayons du soleil, mais aucun ne paraissait véritablement choqué. Je compris néanmoins rapidement que les Invocations devaient être monnaie courante dans la capitale ; justement parce que c'était la capitale, les gens d'ici devaient en voir passer, des Demi-dieux et leur Maître. C'était d'un certain point de vue rassurant pour moi : j'étais loin d'être la seule Invocation dans le coin, ce qui m'assurait quelques riches rencontres -ou retrouvailles, sait-on jamais- qui ne manqueraient pas de m'éclairer sur la situation du Nouveau Monde... Voilà qui était une très bonne chose selon moi.
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Aënaelle Litios
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Aventure #3 écrite Ven 5 Sep - 14:20

Hélios semblait réfléchir aux paroles d’Aënaelle car il resta silencieux pendant encore un petit moment alors que la demoiselle se contentait de flâner sans modération, posant son regard un peu partout, observant les nouveautés, notant les changements. Cela peut paraitre étrange, mais il suffisait parfois d’un petit quelque chose dans une vitrine pour qu’elle ait une idée ou qu’une anecdote lui revienne avec l’irrépréhensible envie d’approfondir cela par une recherche.
Elle avait toujours fonctionné ainsi, bien que ne possédant pas l’intuition de son mentor de père. Cela lui viendra avec l’expérience. Du moins, l’espérait-elle. Il n’y avait pas de raison de s’en faire.

Le demi-dieu sorti enfin de son mutisme pour lui demander quelques détails. A vrai dire, pas ceux auxquels elle s’attendait. De toute évidence, celui qui l’accompagnait était plutôt du genre à voir loin et prévoir au mieux. Et dans cette logique, il préférait savoir ce qui l’attendait au domaine d’ici quelques heures plutôt que de s’intéresser à la ville. Sachant qu’il aurait bien assez de temps pour s’en faire un avis pour lui-même, sa question paraissait pertinente à la jeune chercheuse. Elle aurait juste voulu en parler plus tard. Et peut-être pas en pleine rue. Mais soit, il fallait bien en arriver là à un moment ou à un autre. Elle prit juste soin de ne pas prononcer son nom.


- Mhm… Ma famille ? Je n’ai certainement pas à m’en plaindre, nous sommes assez connu, même si certainement pas autant que ceux plus proche de la couronne. Bien que nous pourrions y prétendre, mais ça ne m’intéresse pas. Quant à ma mère, que dire, une femme très forte qui sait ce qu’elle veut, au moins aussi têtue que moi, mais qui a toujours su rester compréhensive et m’a toujours soutenu… Enfin sauf quand je risque ma vie bien sûr.

Elle partit d’un petit rire, il n’y avait pas besoin de plus expliciter pourquoi Bisma ne serait pas très heureuse de voir un petit dragon dorer aux cotés de sa fille unique. Elle sera déja très étonnée si elle ne la traine pas dans la salle de bin pour s'assurer qu'elle ne possède aucune nouvelle blessure.

Le mieux est surement que tu apprennes à la connaitre car c’est elle qui m’a éduquée depuis ma naissance, elle aussi maitrise de nombreux visages. Mais je suis certaine qu’il n’y aura pas de faux semblant avec toi. Donc elle ne sera pas fâchée, après tout je vais bien, juste sèche au début, méfiante et inquiète. Et je ne peux lui en vouloir pour ça.
Pour mon entourage… A vrai dire cela m’importe peu, je ne me suis jamais intéressé à ce qu’il se dit dans mon dos, bien que je ne l’ai jamais ignoré.
Certains seront curieux, impressionné, dérangé. Peut-être même qu’ils trouveront mon choix stupide et déraisonnable. Mais ils ne sont pas en mesure de dicter ma conduite. J’ai assez peu ‘’d’ami’’ que j’estime au point de vraiment écouter leurs conseils.


Ils marchèrent encore et Aënaelle remarqua que son compagnon semblait chercher quelque chose. Il avait certainement une idée derrière la tête, hypothèse confirmée peu de temps après par sa demande. Demande que la demoiselle ne pouvait absolument pas refuser et qui la fit sourire. A vrai dire, elle c’était toujours imaginée que les divinités capable de se transformée le faisait avec des vêtements. Apparemment non, elle avait encore beaucoup à apprendre.

C’est une bonne idée, je ne savais pas que tu serais capable de cela dès ta sortie, à vrai dire, cela nous arrange. Je ne comptais pas mentir à ma mère, mais si nous pouvons lui annoncer doucement, ça serait parfais. Du coup, bien sûr que nous allons te prendre ce dont tu as besoin. Tu as une préférence ? Je ne vais pas non plus t’imposer cela et il est hors de question que tu sois habillé comme un domestique, tu seras traité comme un invité et un ami. Et puis, c’est surtout toi qui va porter ces vêtements alors autant que ça te plaise.

Il n’avait qu’à demander et elle l’emmènerait là où il le désirerait.


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