Noble à petit prix

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Ephylix
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Aventure #1 écrite Mer 2 Juil - 0:12



Noble à petit prix
Grim, Nérée et Saemus

Chapitre 6: Quand la boucle est bouclée

Ephy avait les mains dans les poches. Elle arpentait les rues de Lüh depuis maintenant un bon petit moment, lassée de tout ceci. Elle ne savait pas quoi faire encore et manquait cruellement d'argent pour pouvoir rejoindre Edvah tout de suite. Même si cette dernière lui avait donné une semaine pour trouver un équipement convenable. La tigresse savait qu’elle ne tiendrait pas le délais, d'un part parce qu'elle n'avait pas que ça à faire et d'une autre part parce que dans ce monde où elle n'avait plus aucun pouvoir, l'argent ne tombait pas du ciel ! Alors à moins qu'elle ne dégotte une mission elle resterait fauchée comme le blé. A moins que... La demoiselle regarde autour d'elle. En effet, elle se trouvait dans la rue des riches, le quartier noble.

Elle ne savait pas comment elle en était venue à trainer chez les bourges, catégorie d'humains qu'elle ne pouvait se voir sous peine de faire un sacré scandale, mais cela n'était pas plus mal au final. Elle passera outre sa haine pour ces gens qui pétaient clairement plus haut que leur c*l ! Elle passe une main sur son visage avant de sourire narquoisement. Ils étaient riches et elle était l'invocation d'une pirate, enfin, elle se considérait plus comme une personne libre que comme l'esclave de cette dame au fort caractère. Quoi qu'elle n'était pas si tyrannique que ça, il fallait voir la liberté qu'elle lui laissait pour faire ce qu'elle voulait. Ephy se frotte les mains avant de poser sa main gauche sur la garde de son épée, Temet. Épée qu'elle n'avais jamais pu remettre à Calann, ce dernier étant décédé peut de temps après qu'elle eut l'acheté. Bah, c'était pas vraiment une grosse perte quand on y repensait, c'est vrai, elle s'était acheté une épée qui lui convenait parfaitement et avait aussi fauché les dagues de son ancien maitre pour qui elle eut commencé à ressentir des sentiments. Mais ils n'étaient pas réellement sincère, du moins... à moitié. Oui, son coeur appartenait déjà à Nephylim. Son seul véritable amour en somme.

La jeune femme soupire tout en secouant la tête. Elle aura bien tout le temps de penser à lui plus tard, de le chercher ou bien de se demander où il était réellement. Toujours en prison ou bien délivré et aux mains d'un maitre clément ? Encore un soupire et elle se concentre sur les gens qui passaient paresseusement, tous bien vêtus et richement vêtus surtout. Cela la dégoûtait profondément. Toute cette arrogance, ce mépris pour le petit peuple, comme s'ils étaient bien meilleurs que ceux qui travaillaient et gagnaient vraiment leur vie de leurs mains. Ephy va s'adosser au mur d'un grande maison. elle réfléchissait à ce qu'elle pouvait bien faire pour voler quelques tsuris aux passants sans se faire prendre par les miliciens qui patrouillaient sur leurs montures, yeux grands ouverts, prêts à embrocher le premier qu'ils choppaient la main dans le sac. Oh, bien sûr, elle ne craignait rien niveau mort subite mais c'était toujours désagréable de sentir le froid de la lame traverser sa chair chaude.

Braquer une maison de plein jour était la dernière des choses à faire. Se faire attaquer ne l'embêtait pas vraiment mais mettre toute la milice sur la piste de l'Atropos, niet. Déjà qu'avec le kidnapping de la forgeronne ils avaient fait du bruit, pas la peine d'en rajouter une couche. La demoiselle continue donc à réfléchir lorsque la solution vient d'elle même: Kidnapper une fille de noble pour demander une rançon ensuite. C'était bien le mode de fonctionnement de toutes les crapules ayant un tant soit peu de tripes. Et puis les familles versaient toujours une belle somme pour récupérer l'héritière à marier. Elle ricane avant de se jeter sur une femme qui passait par là sans se faire prendre par la milice.

Mettant une main devant la bouche de cette dernière, elle l'emmena dans une ruelle non loin de là. Un petit passage entre deux grandes et riches maisons. Son regard brillait de joie, elle allait bien s'amuser à écrire la lettre de rançon et à la livrer, comme une lettre à la poste. La demi-déesse aux habitudes réellement humaines bien qu'elle haïssait cette race, regarde la jeune femme qu'elle venait de prendre clairement en otage. Plutôt pâle, le visage doux et richement vêtu. encore une femme précieuse. La tigresse prend la corde qui pendait à sa ceinture et attache la demoiselle avant de l'assoir dans la boue tout en se mettant devant elle.
La jeune femme tendit une main, un grand sourire au visage tout en annonçant avec insolence:

"Enchantée, mamzelle, Ephylix, pour vous servir. Ah, pardon, c'est vrai, vous pouvez pas me serrer la main, les vôtres sont liées"


Puis elle se mit à rire franchement avant de se poser sur le tonneau juste à côté de sa captive:

"Bon, nom, prénom et adresse s'il vous plait. C'est pour envoyer une lettre. Z'avez de la famille au moins ? Sinon je serais dans le regret de vous annoncer que vous ne pourrez par ressortir de cette ruelle avec la tête sur les épaules."
continua-t-elle, semi-sérieuse.

Tuer ne la dérangeait pas, elle avait déjà tant de sang sur les mains et puis, une personne de plus ou de moins, ça changerait quoi ? Surtout si c'était une noble ! Elle fit mine de réfléchir à nouveau, mordillant son pouce.

"Vous pensez que vous valez combien ? Non, j'veux dire, les gens de votre rang combien ça peut débourser pour sauver quelqu'un de sa famille ? C'est que, voyez vous, j'suis un tantinet fauchée."

Ephy sortit de sa sacoche de quoi écrire, c'est à dire un morceau de bois taillé en pointe dont le bout avait été brûlé pour devenir charbon et un petit morceau de papier. Elle posa son crayon improviser sur le parchemin tout en regardant la jeune demoiselle au beau visage soigné et presque parfait.

"Allez, nom, prénom et adresse s'iou plait, j'ai pas toute la journée moi."

(c) Ephy








Prendre le temps de ne rien faire.
Prendre le temps de lire la parodie d'Arcane.
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Dernière édition par Ephylix le Sam 3 Jan - 23:29, édité 1 fois
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Aventure #2 écrite Sam 19 Juil - 22:43



Elle plissa les yeux, passant une frêle main devant eux. Il venait de percer le voile blanc, la rendant ainsi si vulnérable, perchée à cette hauteur. Sans pitié, il vint caresser sa peau avec une douceur mesurée et pourtant si violente. Elle soupira. Lentement, la demoiselle se redressa, écartant les mèches ambrées de son visage. S'était-elle vraiment endormie en ce lieu ? Le bâillement qui s'étira contre son gré en était la preuve même. Regardant en contre-pas le petit peuple s'agiter comme à son habitude, Nérée devait se rendre à l'évidence que la journée battait déjà son plein. Ces fourmis insignifiantes. Cela n'avait pourtant aucune importance. Dorénavant pleinement réveillée, celle-ci se mit debout, pouvant ressentir la douce brise faisant virevolter ses vêtements légers. En l'espace de quelques secondes, elle repensa la demi-déesse qui partageait son monde, qui n'aurait sûrement pas été très satisfaite de la voir dormir ainsi sur le toit de sa demeure. Sa liberté ne tenait qu'à sa vie, après tout. Étrange pensée. Devenait-elle vraiment soucieuse de sa condition humaine ? Doucement, la Dame Aux Fleurs entreprit de descendre de son perchoir, prenant garde à ses pieds engourdit, à son esprit songeur. À ne pas mourir maintenant.
Le soleil était si éblouissant.

La jeune femme passa le seuil de sa porte, se demandant si la journée allait être si inintéressante qu'elle en avait l'air. Celle-ci avait décidé de laisser Ambre à la maison, sa compagne semblant se complaire dans la chaleur de la serre. Il était vrai qu'elle n'avait mis que peu de temps à la trouver. Observant l'horizon, scrutant les rues bourgeoises, Nérée s'arrêta quelques instants. Cela allait être sûrement le cas. Où pouvait bien être Nevi, en ce moment même ? S'endormir en pleine journée n'était définitivement pas une idée judicieuse, quand bien même cela n'avait pas d'importance concrète. Ainsi, traversant peu à peu les allers qui la séparaient du centre du quartier noble, elle se laissa aller entièrement dans ses songes, trouvant dans ses rêveries une occupation fort passionnante. C'était son monde, après tout. Seul le soleil, repère de la réalité fixe et indestructible, savait guider ses pas pour lui faire éviter les quelques mésaventures. Cette fois-ci, elle ne laisserait personne troubler sa quiétude intérieure, perdant ainsi toute conscience de la ville qui l'entourait. L'inconscience devenait reine.

---

Était-ce un rêve, cette sensation d'étreinte sur son corps ? Était-ce réelle, cette impression de sentir ses pieds se dérober sous elle ? Son souffle chaud se heurtait contre une barrière invisible à ses yeux. Le paysage défila rapidement sous ses yeux vides, l'âme de cette enveloppe charnelle étant si loin. Cela n'était pas natif de son monde, quand bien même le retour n'était pourtant guère prévu en cet instant. Sa robe de nacre se froissa sous ses mouvements las, sous son corps qui se laissait envoler vers l'arrière. Elle n'y offrit aucune résistance, se laissant porter par cet enlacement qui semblait si rassurant. Il fit soudain si sombre. Le vent ne venait plus se heurter contre sa peau, les hurlements des Hommes ne perçaient plus ses oreilles. Le silence devint maître. Pourquoi son environnement avait-il changé si rapidement ? On vint lui caresser les chevilles. On vint lui effleurer la taille, cajoler ses poignets. C'était si plaisant. Un doux frisson parcourra son corps, celui-ci s'étant posé sur un voile frai et pourtant légèrement dur. Il faisait si chaud. Relevant légèrement les yeux vers le ciel, Nérée pouvait encore apercevoir le soleil. En cet instant, elle ne voyait que lui. Par delà ses songes, la Dame Aux Fleurs semblait percevoir un murmure. Un bruissement, une complainte si lointaine. Si semblable aux hurlements. Cela n'avait alors guère le besoin de considération. Cela ne faisait pas partie de son monde.
Elle l'ignora, simplement.

Ses yeux se posèrent sur une forme floue, sans contour, sans visage. Un intrus ? En une pensée, elle la fit disparaitre. Personne ne pouvait percer ses barrières. De longues minutes s'écoulèrent, interminables, alors que Nérée désirait rester encore un peu plus dans ses songes. Son regard s'assombrit soudainement. Le soleil avait été, une nouvelle fois, couvert par les blancs nuages du ciel. Misérable vie qui avait perturbé son sommeil éternel. Elle ferma les yeux. Les couleurs s'étirèrent, celles haïssables blessant son regard lorsqu'elles furent à sa hauteur. « Le soleil est si éblouissant pourtant.. » Murmura-t-elle, comme la continuité de ses propres pensées.
Pourtant, un détail, si petit soit-il, retint l'attention de la jeune femme. Devant elle ne se trouvait plus la rue bondée de bourgeois. Il y avait simplement un mur. De la mousse entre les pavés, des plantes s’entre-tuant pour le peu de lumières qui arrivait entre ces deux prisons de pierre. Elle aimait ces renfoncements qui n'attiraient l'attention de personne. Mais sa venue en ce lieu était encore indéfinie, les souvenirs qu'avaient perçus ses yeux et ses oreilles ne lui étant encore revenus. Elle releva les yeux sur un cylindre de bois. Sur la personne qui était en son sommet. Les bonnes gens craignaient ce genre d'endroits. Pourquoi une bourgeoise, seules personnes présentes en ce quartier, se tenait-elle alors devant elle, assise sur un tonneau ?

Silencieuse, elle prit le temps de la détailler, d'observer son comportement. Elle tenait dans sa main un papier et un crayon, semblant attendre. Cette noble, si détestable soit-elle, semblait bien étrange, bien qu'entre les deux femmes, c'était bien la Dame Aux Fleurs la plus étrangère à ce monde. Elle la regardait. Baissant son regard, la jeune demoiselle remarqua que ses mains et ses pieds étaient liés, ses avant-bras rattachés à sa taille. Un sourire s'étira doucement sur ses lèvres. Elle venait de se souvenir, dans un même instant, des paroles de la femme, de ses faits et geste. Nérée ressentit presque de la peine de l'avoir ignorée ainsi, la rendant simplement inexistante à ses yeux. Mais peine était un bien grand mot. Son mutisme allait bientôt prendre fin. Elle plongea bien vite ses prunelles dans celle de son interlocutrice, se demandant si elle méritait sa réelle attention. L'envie de revenir pourtant dans son monde était bien présente. Elle lui était irrésistible. Le choix était déjà fait, après tout. Il était fait depuis le début de son existence.

Tel un insecte attiré par une lumière dansante, la jeune femme se releva lentement, conscience cependant qu'elle ne pouvait aller bien loin. Sa destination ne demandait pourtant guère le besoin de marcher. Ainsi debout, elle se laissa tomber en avant, ses mains retenant sa chute au dernier moment. Elles avaient trouvé appuies sur les cuisses de la femme, de sa kidnappeuse. Elle rapprocha son visage du sien, son souffle effleurant sa peau. Elle était si proche. Elle était si certaine de la réaction que son vis-à-vis allait avoir. Ils étaient si prévisibles. Si intéressant.

« Tuez-moi. »




   
   
   


« Oh my God, I see how everything is torn in the river deep
And I don't know why I go the way
Down by the riverside. »
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Aventure #3 écrite Dim 20 Juil - 1:45



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Chapitre 6: Quand la boucle est bouclée

« Huh ?! » fit-elle en regardant sa prisonnière d’un air décontenancé et interrogateur. Venait-elle de parler du soleil alors qu’elles étaient dans une ruelle dans un seul rayon du fils d’Ignis ? Etait-elle cinglée ? Déjà qu’elle n’avait pas réagit lorsqu’elle s’était fait prendre, une vraie poupée de paille cette femme. Et puis, elle avait le regard vide, comme si elle était déconnectée. Et merde, déconnectée du monde… Alors Ephy venait de passer deux minutes de sa très longue vie immortelle à parler dans le vide ?! Mais quelle perte de temps inimaginable ! La tigresse grogne tout en serrant le poing et en cassant son crayon de fortune par la même occasion. Journée de merde… Déjà qu’elle était fauchée, qu’elle avait fait deux chasses absolument foireuses bien qu’elles aient réussit alors si en plus cette noble se métait à l’ignorer tout en parlant d’un soleil absent dans cette ruelle… C’était la cerise sur le gâteau, la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. Elle sentait la colère et l’agacement monter en elle bien qu’elle se contenait pour ne pas exploser, redevenir un tigre de deux mètres de haut et lui bouffer la tête à cette humaine de pacotille !

La jeune femme se pince l’arrête du nez tout en fermant les yeux et en poussant un très long soupire. C’est incroyable à la vitesse à laquelle elle s’énervait tout de même… Faudrait peut-être qu’elle apprenne à se contenir plus et à mieux gérer ses émotions sinon elle était certaine qu’un jour elle tuerait pas mégarde. Pas que cela la préoccupe réellement, comme elle le dit assez souvent : un humain de plus ou de moins, qui verra la différence, mais c’était pas bon pour les affaires ça. Parce que oui, elle allait pervertir ce monde, c’était son nouvelle objectif, corrompre le monde des hommes et atteindre les hautes sphères de la manière la plus hideuse qui soit, comme par exemple, manipuler un esprit faible et en détresse. Atteindre le Prince de Lüh, le conseiller et lui faire choisir les mauvais chemins. C’était réellement une idée alléchante. Une sorte de vengeance qui plus est, pour tout ce que les Hommes lui avaient fait dans le temps. Oui, le moment était venu de se venger, de faire couler le sang, mais pas de ses mains, non, de leurs mains à eux. Ils allaient s’entre déchirer dans une guerre sanglante, se décimer jusqu’aux derniers. Et là, elle pourra enfin retrouver une certaine paix. Le seul problème dans tout ça : Edvah. Elle avait intérêt à la garder en vie si elle voulait que son plant aboutisse. Elle soupire tout en secouant la tête. Elle revient à la réalité, sa réalité présente. Car il était bien connu que la tigresse avait plusieurs réalités, surtout lorsqu’elle rêvait, elle arrivait à se remémorer des instants de sa vie avec assez de précision pour avoir l’impression de revivre le moment une seconde fois. Parfois, elle se demandait si elle ne devenait pas un tantinet schizophrène et folle, à force.

La divinité métamorphosée regarde à nouveau l’humaine qui semble ne pas du tout se soucier du fait qu’elle l’avait potentiellement menacée de mort. Ces humains, des créatures très étranges… En effet, certains pouvaient craindre la mort et la fuir comme la Peste – fléau lancé par ses frères qui étaient contre les humains pour les éradiquer, ou du moins les réguler – alors que d’autres se jetaient dans ses bras. Finalement, ce n’était pas elle qui était schizophrène, mais l’humanité toute entière. Elle range son morceau de papier, bien décidée à aller demander la rançon de vive voix. Peut-être qu’elle risquait de « mourir » ou de se retrouver dans un état proche et donc de retourner au temple, mais au moins elle aura eut ce qu’elle voulait, c'est-à-dire menacer et foutre le bordel au sein d’une famille de nobles. La jeune demoiselle n’eut cependant pas le temps de divaguer plus car un poids soudain se fit ressentir sur ses cuisses. Elle baissa la tête, car elle regardait le ciel entre ces deux toits, ciel qui se recouvrait d’un manteau de nuages, et découvrit sa prisonnière. Et plus particulièrement son visage. Elles étaient proches, vraiment proche. La tigresse pouvait sentir le souffle de l’humaine sur son visage, plonger dans ses yeux magnifiques et contempler ces pommettes saillantes qui se coloraient d’un magnifique rose. Puis elle entendit sa voix pour la seconde fois, une voix douce, ce qu’elle n’avait pas remarqué dans son premier murmure. Une voix douce, teintée d’innocence et de certitude. Cette femme était sûre, sûre de ce qu’elle voulait, sûre de ses choix. Choix qui se résumait à vouloir mourir…

Ephy releva un sourcil interrogateur avant de doucement sourire et de rire. Puis elle s’approcha plus encore de sa captive, son nez touchant celui de la demoiselle au nom inconnu. Elle plongea son regard turquoise dans celui de la bourgeoise, scrutant la moindre étincelle de mensonge, la moindre chose qui disait le contraire. Mais rien, si ce n’est de la folie, du moins, c’est ce qu’elle interprétait. Elle sourit de plus belle, posant une main sur sa joue douce et blanche.

« Désolée, demande refusée » murmura-t-elle avant d’embrasser sur les lèvres la demoiselle, de rire et de se lever, l’enlaçant. Elle avait un sourire moqueur aux lèvres. Non, elle n’allait pas la tuer, elle avait bien d’autres projets pour cette jeune femme, comme… L’humilier en publique. Ephy, aux idées passablement tordues en ce moment, balance la bourgeoise sur son épaule, tel un sac à patate, et s’enfonce dans la ruelle. Elle sait parfaitement qu’en continuant tout droit puis en tournant à gauche, on arrivait à une place assez fréquentée. Mais on y arrivait discrètement. D’ailleurs, la ruelle avait pour nom « chemin des murmures ». Car tout le monde la connaissait, mais seuls les grands voleurs et assassins discrets l’empruntaient.
L’enfant de Terra s’avança donc sur cette place, dévisagée par la plupart des personnes présentes. Mais personne n’osa intervenir lorsqu’elle pendit la noble à l’arbre qui était au centre de la place. Oui, personne n’eut le courage de venir l’arrêter alors qu’elle enfreignait largement la loi. Mais heureusement pour la petite fille de riche, Ephy était dans son jour de bonté, et puis, elle ne voulait pas la tuer. Elle s’était donc contenté de la pendre par les mains et de s’assoir à côté, sortant une dague pour tailler une branche tout en sifflotant joyeusement.

« Si personne vient à ta rescousse, gamine, c’est soit qu’ils ont pas les tripes, soit que t’as une famille qui tient vraiment pas à toi. De toute façon, je resterais ici à tailler ce morceau de bois jusqu’à ce que quelqu’un daigne venir payer pour toi ou m’affronter. Et crois-moi, j’ai tout mon temps »


[HRP: J'ai répondus pour te donner une réelle raison de vouloir m'arrêter ^^ Maintenant, Grim, viens me passer les menottes ♥]

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Dernière édition par Ephylix le Sam 3 Jan - 23:32, édité 1 fois
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Aventure #4 écrite Mer 23 Juil - 0:33


Elle sursauta lorsque l'étreinte se fit vive sur un pans de sa tunique. Quelqu'un tirait d'un ton pressant. Ses yeux se braquèrent sur l'opportun pour l'avoir troublée dans son ennui perpétuel, sous le soleil cerné de temps à autre par la danse mouvante des nuages. Un jeune garçon. Son visage est creusé par l'inquiétude et la crainte. Chose qu'on ne lisait pas sur les faces inconscientes des bambins. L'incompréhension, ses traits se durcirent, sous le poids des mots paniqués.

« Là-bas, une dame...elle est en danger. »

Les cliquetis de son plastron résonnent avec le pas précipité de sa course. Elle déambule dans les ruelles de Lüh au cœur d'une chasse folle. L'espoir pourfend ses inquiétudes, lui procure des illusions. Il y aurait déjà des miliciens pour l'empêcher d'agir. Elle voudrait s'en persuader. Il est de son devoir de se mêler à la vie des citoyens de Lüh, de les aider. Sa vie condamne désormais les discordances d'une existence qu'elle voudrait voir à jamais paisible, balayée de tous les rats qui pourrissent les pavés de la capitale, étouffent de leur puanteur les ruelles appauvries de ses habitants.

Elle n'en crût pas ses yeux, tant le soleil tapait inopinément le long de ses tempes. Que la troupe de badauds ressemblait à une série de statues sculptées dans le marbre. Un par un contemplatif, épris par un spectacle enivrant. Un fléau.
L'inattendu brûle ses yeux, perfore ses oreilles. Les regards déroutés se posent sur l'uniforme devenu trop flamboyant, trop contraignant. Elle aimerait disparaître au cœur de la foule.

Sa main se pose sur son guide, avant qu'elle ne murmure d'une voix autoritaire :

« Va prévenir le poste de la milice, gamin. »

Ses yeux. Elle ne sait pas s'ils trahissent l'une de ses émotions. Son corps obéissant fend la foule docile à son arrivée. Elle ondule au contact de ses créatures figées dans leur désarroi, immobile dans  la stupeur urbaine.

Réveillez-vous. Agissez. Corps lâches. Corps collaborateurs de cette infamie. Ce sont eux plus que tout qui lui donne envie de peindre sa colère sur ces murs, de hurler à en crever les frontons et les arcades de somptueuses demeures. Dans le silence envahissant, sa voix s'élève, sans agitation, sans trouble, presque inhumaine.

« Vous ne devriez pas être là... »

Elle nie l'évidence, mais l'audace la fascine. La folie et l'inconscience aussi, chahutant une vie placide, une vie renversée par des actes rustres. La milicienne qui n'oserait jamais jouer un tour aussi sale dans une communauté rodée aux coutumes et usages de cette société finement ciselée. L’identité masquée de cette dernière la trouble, sans pudeur elle la détaille d'un trait concis. Elle en oublierait presque la misérable captive présente à ses côtés. Rien ne laissait prétendre qu'elle avait subi un traitement intolérable de la part de son bourreau.

La comédie devait prendre fin. Elle aurait voulu qu'elle continue...

« A quoi bon te donner en spectacle ici ? Cesse donc de tourmenter ces pauvres gens...»

Elle n'a pas envie de se battre. Pas de cette façon, sans ordre crier dans son dos. Sans doigt qui pointe l'animal à abattre. Ses yeux se perdent sur la menace avec une nonchalance ennuyée. Sa lame crie au fond de son fourreau.
Elle ne l'entend pas, ne répond  pas à son appel adorateur d’effusion et d'hémoglobine versée dans la poussière.

« Quelles sont les conditions, pour la libération de cette jeune femme ? »

Elle n'abdique pas sous son expression lasse. Laisse seulement une fallacieuse perspective de sortie à la semeuse de troubles d'un jour. La mort ou la prison.  Si l'inconnue savait lui plaire, alors elle se donnerait à son tour au spectacle éphémère, aux oiseaux aux moqueurs de leur condition respective. Elle daignerait jouer au chevalier sauvant sa dame. Mais rien n'est sincère sur ses traits. Elle n'a qu'un sourire de connivence qui fendille ses lèvres.

« La dame a sûrement grande soif. Délie-lui les mains qu'elle puisse se désaltérer.»

La connivence alors se transforme moqueuse pour dévorer son adversaire, trop confiante.
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Aventure #5 écrite Mer 23 Juil - 23:47



Il tinta doucement, scintillant durement à ses oreilles. Ce doux rire était enivrant. Les secondes s'écoulèrent, interminables, tandis que le souffle chaud de son vis-à-vis n'arrêtait pas d'effleurer sa peau de nacre. Douce, très douce tentation. Quelle en était l'origine ? Tentation à laquelle elle ne céderait pas. Ses yeux, plongés dans ceux d'Ephylix, scrutaient chaque oscillation de celle-ci, bien plus encore lorsqu'elle se rapprocha un peu plus. Si proche. Trop proche. La demoiselle n'avait guère envie de reculer, voulant seulement voir ce que donnerait la femme. Était-elle à la hauteur de ses espérances ? Surement pas. Elle l'observait. Elle essayait de lire dans son regard. Nérée ria intérieurement quant à cette futile tentative. Sa barrière ne laissait rien passer. Rien échapper de son monde. Peu à peu, un sourire naquit sur les lèvres de la Dame Aux Fleurs, lorsque son corps frissonna au contact si soudain et pourtant attendu de la main sur sa joue. Elle n'était pas surprise, cependant. Un nouveau jeu était sur le point de commencer. Un nouveau jeu, auquel la jeune demoiselle allait se laisser emporter. Avait-elle d'autres choix ?
Elle s'ennuyait.

Depuis combien de temps n'avait-elle pas ressentit cette chaleur qu'elle chassait de son être ? Quand bien même elle s'y attendait, Nérée se sentit étrangère à elle-même lors de quelques secondes. Elle ferma doucement ses paupières. Lorsque les lèvres posées sur les siennes se détachèrent, elle ne réagit pas. Les mots que sa kidnappeuse avait prononcés lui avaient paru si futiles. Si évident. Cette journée était comme les autres. Le soleil était, encore en cette heure, haut dans le ciel. Tout était comme à son habitude. Son rire tinta une nouvelle fois. Était-elle si négligeable au monde pour réagir ainsi ? Peut-être était-ce le cas de tous. Elle ne frissonna pas au contact de ses bras. Ne se débattit pas lorsqu'elle fut posée sur son épaule, une douce brise créée par la marche traversant sa chevelure. S'adonner au noir de son esprit, voilà la seule chose qui lui était divertissante. Elle s'y enfonça un peu plus, fermant son être à ce monde, à sa kidnappeuse qui l'avait quelque peu déçue, non pas de sa bonne réponse à laquelle elle s'attendait, mais de sa persévérance dans ses actions prévisibles. Ne l'avait-elle pas déjà prévenue ? Tout cela était ennuyant. Si seulement elle savait.

Elle sentait les regards se poser sur elle, encore une fois. Les chuchotements incessants. Cette fois-ci, pourtant, ce n'était pas à cause de son attitude, mais de sa position. Il fallait avouer qu'être pendue à un arbre ne devait pas être quelque chose de courant pour les bourgeois. Depuis qu'Ephylix lui avait volé un baiser, la Dame Aux Fleurs n'avait ouvert les yeux. Elle oublia la douce douleur qui lui parcourrait les bras, la chaleur du soleil qui lui frappait la peau. Elle ignora ses paroles. « M'étonnerez-vous, un jour ? » Avait-elle laissé échapper dans un souffle, lorsque sa kidnappeuse était affairée à l'attacher. Nérée se doutait que ce jour n'arriverait pas. Mais qu'importe. De nouveaux murmures arrivèrent jusqu'à ses oreilles. Elle releva imperceptiblement la tête, percevant un mouvement de foule par-delà ses songes. Par-delà le noir de ses yeux toujours clos. Quelqu'un arrivait. Un sauveur ? Un milicien ? Un mince sourire vient fleurir sur ses lèvres, sourire qui s'étira peu à peu. Peut-être ainsi, l'allure de la jeune demoiselle pouvait être étrange. C'est ce qu'elle était, au fond. Une folle.

Une femme. Très certainement une milicienne alertée par le brouhaha que causait son pseudo-kidnapping. Misérable femme ennuyante. Bien plus qu'Ephylix. Elle faisait sonner sa voix, bien que la jeune femme ne se donnât guère la peine de l'écouter. Futiles paroles. Venait-elle vraiment pour la délivrer de ce petit jeu qu'elle faisait durer ? Elle écoutait d'une oreille lointaine la conversation entre les deux femmes, toujours plongée dans son mutisme. Elle se moquait d'elles silencieusement. Seul son sourire grandissait au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient. Tout cela était tellement méprisable. Les Hommes étaient méprisables. Et pourtant. À songer ainsi, la jeune noble n'avait vu le temps passé. N'avait vu que le sujet de la conversation des femmes avait dérivé sur sa propre personne. La milicienne semblait vouloir qu'on lui délie les mains. Son sourire s'élargit un peu plus. Au début très léger, le gloussement que produisait la gorge de la Dame aux Fleurs s'intensifia, devenant rire peu à peu. Un rire étrange, froid, bien loin de l'image de la noblesse et des douces manières. Un rire de folle. Cela faisait longtemps que Nérée n'avait pas ri ainsi. Tout cela était si amusant.

Elle arrêta soudainement de rire. Tout cela était si ennuyant. Elle releva la tête, ouvrant ses paupières pour poser un regard froid sur les deux femmes. « Vous êtes ennuyante. »

Peut-être se fichait-elle des doubles sens de ses mots. Peut-être avait-elle laissé volontairement le doute sur son interlocuteur. Tout cela n'avait que peu d'importance. Elle avait dorénavant le silence qu'elle avait souhaité. Le silence qu'elle redoutait. Certains bourgeois avaient quitté la petite animation de peur, d'autres, de désintéressement. La demoiselle laissa un soupir s'échapper de sa gorge. Elle leva les yeux vers le ciel, observant les nuages, le soleil. Ils étaient si beaux comparé à tout ce qui se trouvait là. À ce qu'elle représentait. « Tout cela est si ennuyant. Futile. Je suis seulement en manque d'une chose qui appartenait à mon monde. Mais celle-ci reviendra d'elle-même tôt ou tard, ainsi je reprendrais à... » Elle se tut quelques instants. Devait-elle jouer encore, ou aider la pauvre milicienne ? Donner le nom de sa kidnappeuse n'avait, pour le moment, que peu d'importance. « ...La demoiselle le bien qui m'a été volé. »

Nouveau soupir. Il était vrai qu'en ce moment, Nérée abordait des comportant bien lointain de son attitude première. À vrai dire, tout cela était bien intéressant. Ainsi, elle retourna dans son mutisme, se désintéressant totalement des deux femmes. Elle n'avait que faire de ce corps. Son esprit, lui, était encore libre. Bientôt, elle s'amuserait à changer les règles du jeu. Mais pas maintenant. Cela devenait bien trop amusant. Bien trop ennuyant.



   
   
   


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Aventure #6 écrite Jeu 24 Juil - 1:33



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Chapitre 6: Quand la boucle est bouclée

« J’en doute fort, belle dame » avait répondu la tigresse en nouant les mains de la bourgeoise à cette branche avant de s’assoir tailler son morceau de bois et de la provoquer sur sa famille. Provoque à laquelle n’avait guère répondu, se contentant de son mutisme et de son regard las sur la société. Cette femme était-elle las de vivre ? Ou tout simplement folle au point d’en perdre ses repères et de trouver le monde si ennuyeux qu’elle voulait le quitter ? Faisant de son esprit un passage vers un monde qui n’appartenait qu’à elle ? Comment Ephy arrivait-elle à comprendre tout cela rien qu’en regardant cette femme ? La réponse était pourtant simple, durant des siècles, elle s’était raccroché à des rêves, des chimères. Son esprit faisait le lien entre le présent, son présent, et un passé bien trop lointain. Il lui permettait de tenir le coup, de ne pas céder à la folie, ni au désespoir. Puis une première personne avait su mettre fin à ces voyages fous, mais elle était morte, bien trop tôt. Une deuxième personne avait tenté, mais le passé rattrapait toujours le présent, bien qu’elle ait eu un semblant de sentiment pour lui. Mais il était mort. Et maintenant, elle était là, Edvah, menant sa vie comme on mène un bateaux sur les mers. Pourrait-elle briser le lien ? ou bien était-elle en train de réellement devenir folle ? Folle, rattrapée par ce passé qui la hantait et lui faisait mal. Rattrapée par ce mensonge qu’elle avait forgé autour d’elle, ce masque de vanité et de mépris. Etait-elle seulement cette personne ? Cette personne qui haïssait, qui détestait ? ou alors était-elle seulement emprunte d’une mélancolie indescriptible ?

Mais le jeune femme fuit, encore, d’un soupire cette fois. Par une simple action, elle rangeait au fond de son être des dizaines de questions sans réponse. Et elle regagnait cette réalité qu’elle n’aurait jamais dû quitter, et elle remettait ce masque qu’elle s’était forgé il y a de cela des siècles. Elle allait jouer ce rôle qui n’était pas le sien, elle allait être hautaine, méprisante envers les humains. Comme elle l’avait toujours fait. Avant de découvrir une nouvelle fois que cette personne ce n’était pas elle. Cette femme approchait, vêtue d’une sublime armure, éclairant de son éclat, reflet du soleil, le sol de cette place qui se vidait à mesure qu’une tension qui avait des allures d’illusion montait. Ephy se leva, laissant avec négligence sur son siège de fortune la dague et le morceau de bois qui prenait doucement la forme d’un lys enlaçant un arbre aux branches s’emmêlant. Elle croisa les bras, toisant de son regard turquoise cette jeune femme qui osait venir interrompre quelque chose qui n’existait pas. Un fin sourire narquois se dessina sur ses lèvres alors que sa voix s’élevait dans l’air.

« Je ne suis un spectacle que parce que ces pauvres gens me regardent » dit-elle avec insolence avant d’avancer vers la milicienne. Son épée dansait au rythme de ses pas, son regard se plissait et son sourire grandissait. Elle jouait son rôle qui était d’être exécrable, d’honorer son maitre pirate. « Libération ? Mais est-elle seulement prisonnière ? » Elle rit, avant de s’arrêter à un mètre de la milicienne, la défiant du regard alors que la voix, lointaine de la captive, retentissait dans ce silence assourdissant. « Vous voyez, nous l’ennuyons, allons ma dame, croyez vous réellement qu’elle est mal à l’aise là bas ? »

La tigresse, parfaitement sûre d’elle à présent, tourne le dos au militaire pour retourner à son ouvrage. Elle marchait d’un pas leste et las. Pas que cette situation amusant l’ennuyait, mais… Elle réfléchissait trop, encore une fois. Il fallait juste qu’elle se laisse aller par les événements, qu’elle laisse son corps agir. Qu’elle cesse de se poser tant de questions. Après tout, elle avait l’éternité pour se les poser. Bien que l’éternité ne durait qu’un temps… La divinité se rassit et reprit son travail là où elle l’avait arrêté, se désintéressant complètement des mots de l’une ou de l’autre. Après tout, elles n’étaient que de simples mortelles, des erreurs de son passé. Un passé qui l’avait conduit à une punition bien cruelle…

« Soif ? Il ne fait pas si chaud pourtant, et il me semble qu’il lui reste assez de salive pour nous dire clairement que nous l’ennuyons. Et bien, tâchons de la distraire, mais je doute qu’avec vous en tant que partenaire, j’arrive à quelque chose. » dit-elle sans relever la tête de son morceau de bois et ricanant doucement lorsqu’elle entendit les dernières paroles de Nérée. Un bien qu’elle lui avait volé, hein ? Cette jeune femme tenait-elle tant à un simple baiser ? Chose qu’il était courant de voler en ce bas monde ? Ce monde si misérable et répugnant qu’il était grand temps de le changer ? Il était pourrir de l’intérieur, corrompu jusqu’à la moelle de l’os. Mais sans aide, un simple homme ne pouvait modifier des années d’histoire et de traditions.

Ephy releva la tête pour regarder la belle dame aux fleurs à ses côtés. Si perturbée par un simple baiser. Que c’était amusant de trouver encore des gens qui tenaient à leur vertu. Elle se leva et posa la lame de sa dague sur la joue de la prisonnières alors qu’elle lui murmurait doucement, plus vicieuse que jamais :

« Justement, je ne compte pas te le rendre, ma chère. » Puis elle ne retourne vers la milicienne et annonce haut et fort : « Tu demandais quel était le prix à payer ? Et bien, c’est simple, ta vie contre la sienne en plus de ta bourse. Et encore, cela ne me parait pas très cher payé pour une personne de sa race, cette race noble si méprisable et hautaine. »

Et voilà, les dés étaient lancés.

(c) Ephy








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Aventure #7 écrite Dim 27 Juil - 1:34


Une chose se révéla sans équivoque. Lorsqu'une incongrue ride creusa une fente sévère entre ses sourcils, traduisant son agacement. La situation avait des allures grotesques, gênantes, presque malsaines. Ses dents grincèrent comme des griffes rayant le marbre. Son regard se durcit, son corps se raidit davantage face aux répliques.

Le rire. Celui de l’enchaînée. Il manqua de lui glacer les os, n’effleurant de son venin que sa peau recouverte par l'armure. S'il avait pu brûler elle l'aurait senti...
Pourquoi ce rire déconcertant dans une situation pareille ? Froid, impersonnel ou inhumain ? La milicienne ne réussissait pas à dissimuler entièrement son malsaine. Elle aurait préféré les suppliques, les remerciements, quelque chose de plus banal pour redorer son plastron. Évidemment froissée par ces mots indésirables. Dommage...qu'elle fût noble, sinon sa main aurait sûrement virevolter jusqu'à sa joue.

De qui se moquait-on ?

Personne n'avait besoin de river les yeux vers elle, de la pointer du doigt comme une intruse pour comprendre qu'il s'agissait bien de cette dernière. Elle ne sut dire qui de la prisonnière ou de son ravisseur lui parût le plus agaçant, pour y voir craqueler habillement la carapace d'indifférence qu'elle revêtait.

« Pardonnez-moi de vous importunez de la sorte dans ce cas. J'espère que votre calvaire pourra prendre fin rapidement. »

Un sourire narquois s’incrusta dans la commissure de ses lèvres. Elle y fit une révérence outrancière à son vis-à-vis, s'inclinant comme elle aurait pu le faire devant le Prince lui-même. Son corps alors se mouva, sans se rapprocher de la seconde jeune femme.

Comme c'est ennuyeux. De perdre son temps avec des misérables âmes tourmentées. Elle range ses propres fragments, bouts délicats à dissimuler sous son expression imperturbable. La langue acérée qui projette brutalement ses piques en signe de représailles, sous une fausse couche de politesse, de courtoisie excessive.

« Pourquoi régler cela dans des effluves de sang alors que nous pourrions éviter d'en venir aux mains  et d'engendrer un drame ? Vous ne souhaitez pas vous rendre la vie facile Ma Dame. Vous pourriez garder votre frustration envers la noblesse pour vous, plutôt que de nous la faire partager. »

Pauvre petite chose mal née.

Elle se moque bien de leur état d'âme qui les pousse à agir de la sorte. A l'affronter dans le cœur de Lüh. Les fous méritaient de payer leur imprudence. L'insolence de leurs mots.

Son arme n'eut pas longtemps à attendre pour être enfin extraite de son fourreau. Elle la fit danser entre ses doigts avant de la tenir fermement. Son regard braqué sur son adversaire, elle ne cillait point prête à combattre. Un sourire affable illumina son visage, fourbe et menteur. Sa vie n'était qu'une misérable brindille qu'on jette dans un caniveau avant de l'enflammer. Le goût du sang avait meilleur prix que cela. Elle le savait.

« Promis, je ne défigurerai pas ton mignon petit minois...mais les accidents arrivent très vite, ici... »

Promesse inexistence, elle y ferait taire un sourire triomphant, qu'elle ne supportait pas croiser dans ce regard turquoise.. Elle se mit en garde. La méfiance assiégeant ses bras. Elle redoutait que les deux femmes ne fussent complices et ne lui jouassent contre son gré, une belle mascarade. Mais qui détenait le vrai du faux ?
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Aventure #8 écrite Lun 28 Juil - 18:46

Petite note : Bon, je ne fais pas avancer les choses mais, je ne peux pas faire grand-chose de toute façon ~


Nouveau silence dans son esprit. Elle écouta sans faire garde les dires des deux femmes, leurs discours sans importance. Un petit troupeau de nobles et curieux s'amassaient au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient. Certains pestaient, d'autres chuchotaient des mots qui ne parvenaient pas aux oreilles de la Dame Aux Fleurs. Il était vrai que perchée sur cet arbre, elle avait une vue remarquable sur la place et ses environs. Une place de choix pour le spectacle qui allait se dérouler sous ses yeux. Tout cela était pourtant ennuyant. Cette scène ressemblait à un cirque de seconde zone, où les animaux allaient s'entre-tuer d'une minute à l'autre. Tous enfermés dans cette basse-cour. Tous déjà voué à l'abattoir. Nérée ignora totalement le geste de la milicienne, ses fausses excuses. Ignora les sourires narquois, la lame posée sur sa joue. Elle se contenta de poser son regard sur le visage de sa kidnappeuse, sachant pertinemment que son bien serait de nouveau sien un jour ou un autre. Le décompte était déjà lancé.

Elle s'enfonça quelque peu dans les limbes de son esprit. Elle ferma quelques secondes ses paupières, laissant simplement ses sens l'alerter de tout mouvement pouvant atteindre à sa dernière liberté. Seule la brise venait la faire osciller lentement. Seules ses pensées lui faisaient revivre le vol dont elle avait été la victime, étrangement. Elle n'avait plus cette sensation de douceur sur ses lèvres, cette chaleur qui la faisait frissonner. Pourquoi y portait-elle tant d'attention ? Peut-être était-ce parce que l'amour n'avait aucune place pour elle. N'avait aucune signification. Ce geste en était pourtant le fruit. Ce n'était pourtant pas le premier, ni le dernier, Nérée en avait parfaitement conscience. Soudainement, un tintement heurta ses oreilles. Le hurlement du métal pouvait être perceptible. Les deux femmes avaient donc enfin décidé d'arrêter de perdre du temps ? Elle rouvrit les yeux. Le soleil, lui, était toujours présent. Il l'éblouit quelques secondes.

Nouveau sourire. La milicienne venait de sortir son arme, menaçant ainsi directement son adversaire. Le jeu allait enfin commencer, elle-même ne sachant pour quel camp elle était. Pourtant, son regard dévia sur un mouvement, loin dans l'horizon. Au coin d'une rue débouchant sur la place, Nérée pouvait apercevoir une certaine agitation. Les miliciens seraient venus si vite en renfort ? Bien heureusement, avec la foule, ceux-ci mettraient du temps avant de parvenir jusqu'au lieu de la confrontation. Au final, peut-être la Dame Aux Fleurs n'aurait pas besoin de rajouter elle-même d'autres règles dans le jeu qui était en cours, celles-ci venant d'elle-même. Elle avait pourtant son nom sur le bout des lèvres, prête à le susurrer comme une douce chanson. Au final, tout n'était qu'une question de temps. Parler avait réduit considérablement les possibilités, les deux femmes ne devaient point en avoir conscience. Elle était ennuyante jusqu'au bout, sa stupidité étant si voyante. Mais qu'importe. La jeune noble inspira lentement, reposant toute son attention sur les deux femmes. Son monde pouvait bien attendre un peu.

La milicienne vaillante se mit en garde. Son choix était fait. Ainsi, Nérée observa les faits et gestes de sa ravisseuse, se demandant ce qu'elle allait faire. Combattre, parler encore une fois ? Peut-être se sauver ? Peut-être... Elle leva subitement un sourcil. Il était vrai que la jeune femme n'avait pas pensé à cette option. Son sourire grandit à une vitesse folle, voulant croire à ce songe quelque peu fabuleux. La spectatrice attachée attendit simplement sa délivrance.




   
   
   


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Aventure #9 écrite Lun 25 Aoû - 20:01



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Chapitre 6: Quand la boucle est bouclée

L’attitude de la milicienne était quelque peu… étrange. Il n’y avait en elle que du mépris et de l’orgueil. La bravoure était totalement absente de ce visage si beau. La tigresse ne s’en soucia pourtant guère, le rictus sur ses lèvres grandissant au fur et à mesure qu’elle s’avançait, dégainant doucement Temet, héritage de son défunt maître Calann. Une erreur parmi les autres. Elle avait cru voir en lui la bonté, mais il l’avait abandonné, comme tous les autres. Futiles créatures qu’étaient les humains. Quelques vaines paroles, des gestes provocants, et ils se ruaient sur leur mort. Amusante réaction mais aussi trop lassante avec le temps. N’avaient-ils donc aucun instinct de préservation ? La demi-déesse soupire, las d’entendre la jeune femme parler. Qu’elle passe donc à l’action ! Qu’elle déchaine donc sa colère au lieu de causer de la pluie et du beau temps ! Avait-elle peur de perdre ? Perdre son honneur, sa vie ? Ephy s’avance encore, un pied devant l’autre, comme si elle était en cet instant sur une corde raide. Son bras droit était tendu devant elle tandis qu’un fin sourire étirait ses fines lèvres.

Dans son regard brillait la malice et l’amusement. La déesse allait enfin pouvoir s’amuser un peu dans ce monde de mortels. S’amuser avant de retourner vers son équipage. La demoiselle siffla soudainement alors qu’elle se retournait pour lancer son épée droit vers sa prisonnière. L’arme frôla la dame aux fleurs pour aller profondément s’enfoncer dans le tronc de l’arbre. Grandement amusée par tout cela, la tigresse se retourna pour faire à nouveau face à la milicienne. Elle écarta les bras, un large sourire moqueur fendant ses lèvres tandis qu’une certaine folie s’emparait de ses yeux. Maintenant elle était désarmée, désarmée face à un ennemi qui serait sans pitié. Elle le savait. Mais les humains étaient si prévisibles. Elle savait que la demoiselle qui lui faisait face avait bien trop d’honneur pour combattre un adversaire désarmé. Elle savait que le sang allait couler. Le sien ou bien celui de cette pauvre humaine qui avait eu l’audace de défier un demi-dieu.

Folle et suicidaire qu’elle était devenue. Peut-être qu’elle ne pouvait pas mourir mais souffrir oui… Et au fond, c’est ce qu’elle voulait. Sur le chemin de la décadence, elle sombrait dans les méandres de la folie, ne sachant plus qui elle est réellement. Ne se reconnaissant plus. Elle en avait marre, marre de devoir servir les humains, aussi bons soient-ils. Elle n’en pouvait plus de se sentir aussi faible, d’avoir perdu ses pouvoirs. Alors oui, elle laissait la folie la prendre, doucement, lentement mais sûrement. Ephy s’avance encore, toujours plus proche de la lame pointée sur elle. Elle avance, jusqu’à la toucher. Là, elle baissa les bras et plongea son regard turquoise dans celui de la milicienne. Son sourire n’avait pas fané, bien au contraire. Il n’était que plus grand. Puis elle murmura, quelques mots, provocateurs.

« Et bien, tues moi. Achève la pauvre créature que je suis. Ainsi, ton honneur sera sauf, tu auras sauvé la princesse en détresse. D’ailleurs, ne se fout-elle pas complètement de toi ? »


Elle pose une main sur le métal froid de l’épée avant d’enchainer, murmurant toujours. Tout était bon pour la faire plier, pour briser ce mur de glace. Elle voulait la voir souffrir, mais pas physiquement, non. Elle voulait que son mental faiblisse.

« Tu es inutile ici, jolie demoiselle. Retourne donc curer les dents de tes maitres ! »

Cruelle, démente. Elle ne se savait pas aussi sadique… Mais peut-être était-ce à cause de cette folie qui s’emparait de son corps ? Folie qui avait grandi, jour après jour, dans sa prison ? Trop de questions, plus qu’elle n’arrivait à en supporter. Il fallait que ça cesse, qu’elle fasse taire ses émotions ! Voilà qu’elle tremblait, les yeux écarquillés. Sa main posée sur l’épée l’agrippa soudainement, un filet de sang s’en échappa. Se calmer, vite, se calmer et garder cette apparence humaine…

Hélas, trop tard… Ephy grogna avant de reprendre sa vraie forme. Un tigre blanc se dressait à présent au centre de la place. Le regard de glace, les babines retroussées et un grondement émanant du fond de sa gorge se faisant entendre. Elle était en colère, contre elle, contre les humains. Contre les Dieux ! Pourquoi tant d’injustice ?! Plus rien n’avait de sens dans ses réflexions. Elle était perdue, elle ne savait plus quoi faire. Se battre ? Fuir ? Se laisser tuer ? La tigresse pose à nouveau son regard sur la milicienne, grognant de plus belle.

« Aller, attaque le fauve, l’immense fauve ! Tues le ! Tu sauveras ton honneur, la belle dame et ces nobles. Tues moi avant que cette place ne devienne cramoisie du sang de ces bourges ! » hurla-t-elle, sortant griffes et crocs, prête à se jeter sur les innocents spectateurs. Elle n’avait pas reçut d’ordres comme quoi elle devait épargner les humains. Le seul ordre qu’elle avait c’était de rejoindre Edvah lorsqu’elle aurait fini ce qu’elle avait à faire. Et encore, c’était plus une indication qu’un ordre.

[HRP: Voilà ^^ Désolée pour le temps de réponse et l'incohérence de mon Rp XD Ephy devient folle èwé]

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Aventure #10 écrite Mar 4 Nov - 0:28


Tu te doutes bien que ton monde ne sera plus jamais le même. Que des doutes soulèveront tes pires craintes, brûleront sauvagement tes pires convictions.
Ton monde s'effondre et tu es là, à le regarder s'écrouler. Sans pouvoir crier, sans pouvoir défendre ce pourquoi tu prétends te battre.
L'équilibre vole en éclats et tu ramasses la poussière d'un édifice qui s'écrase à tes pieds, d'un univers qui bouscule d'insignifiantes pensées. Tes pensées...
Elle n'arriverait plus à sourire comme d'habitude désormais. A revêtir cet orgueil fallacieux.

Le scénario se répète, elle ne peut pas stopper la menace, elle ne parvient pas à repousser ce sourire qui dans un rebondissement inattendu se dresse devant elle, la fait reculer, défaillir un peu plus. Lui rappeler ce visage, au nom effacé. La folie émane de son ennemi, de l'air qui s'en imprègne, vient cogner contre son armure. Elle n'a pas le temps de s'enfuir, alors elle se jette une fois de plus dans l'impasse, aveugle devant le danger.

« Cesse immédiatement... »

Et tu es là a épier le moindre faux pas, à regarder ton monde s'écrouler comme un petit pion trop sage.

Elle connaît la mort, mais uniquement quand cette dernière désire la faucher. La mort de ses propres mains n'est qu'un mythe qu'elle ne saurait purement exécuter, sans sentiment, sans état d'âme. Son masque craque par endroits et elle comprend que personne ne viendra la sauver de son propre malheur. Sa voix est tout petite et l'ordre se brise face à l'esprit fou qui s'oppose à sa timide résistance.

Le sang coule le long de la lame et le sien se fige, la jeune femme se joue d'elle. Elle accuse le coup, désarmée par son audace, elle a peur au fond Grim, car elle est une simple humaine. Une humaine qui aurait souhaité ne jamais être là.  A vivre une histoire qui s'enraye aussi bien dans la réalité que dans son esprit, qui nargue sa mémoire et lui fait revivre des sentiments trop douloureux.

La mémoire qui se ravive, la brûlure d'un passé. Ses doigts qui ne peuvent se poser sur ce fléau qui la restreint, sur cette cicatrice. Elle est seule.

« Arrête ça... »

Crier. Ses yeux surpris regardent le tigre se joindre au combat, l'adversaire se transformer soudainement. La terreur d'une proie face à un monstre s'empare de ses membres pétrifiés. Elle n'a qu'une envie, courir à son tour, échapper à la créature menaçante hors de contrôle. Son regard se perd, sur les habitants en fuite, sur les hurlements poussés qui ne l'atteignent pas, sa tête tourne et ses oreilles bourdonnent dans le vacarme qui l'assaillit. Elle ne parvient plus à sentir la pression exercée par ses doigts sur le manche de son épée. En pivotant, elle tente de voir si la prisonnière peut encore espérer trouver par elle-même, une échappatoire dans ce chaos naissant.

Tout ce en quoi tu croyais, c'est lamentablement écroulé, et tu cherches encore un moyen,pour ramasser les maigres fragments, pour reconstruire ce qui paraît vain aux yeux de ceux qui te méprisent tant.  

Les invocations qui agressent des humains. C'est comme vivre un cauchemar éveillé, elle ne veut pas y croire, elle ne peut pas imaginer une telle perspective. Et son masque tombe à terre, l'immobilisant. Elle sait que dans son combat contre un immortel, elle ne pourra pas gagner.
Elle se demande alors si quelqu'un sera là pour venir la sauver, pour aller droit vers une terreur destructrice...

« ARRETE CA ! »
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Aventure #11 écrite Mar 16 Déc - 0:43

Encore un jour ensoleillé aujourd'hui, un jour à sortir, à profiter de l'astre d'Ignis et à flâner dans les endroits calmes de la ville, incognito et en paix. Justement aujourd'hui Saemus était de patrouille avec Aegan ainsi que deux autres Gardes Dorés. Leur ronde était dans les quartiers chics, dans les quartiers bourgeois. Saemus n'aimait pas ce quartier, encore que ce n'est pas le quartier enjolivé à l’extrême en lui même qui la rebutait, mais la population de ses lieux magnifiés. Ces bourgeois, fortunés n'ayant jamais travaillés de leur vie d'oisifs, l’énervaient. Inutile de dire qu'il est plus facile pour un bon ouvrier de devenir un bon bourgeois que pour un bon bourgeois de devenir un bon ouvrier.

Tandis que la ronde se passe calmement, Saemus regardait Aegan parader comme un coq. Les dieux savent sans doute à quel point il aime ça et puis le quartier est loin d'être dangereux.La Garde Doré n'est la que pour rassurer les bourgeois. Saemus soupirait en marchant, se languissant la fin de la "patrouille" pour rentrer et s’entraîner un peu. Saemus pensait avec plaisir à ce que le pauvre mannequin de métal allait subir tandis que ...



***** Boing *****



Un bruit de métal creux et un bambin au sol qui pleure. Saemus baisse les yeux et croise du regard un bambin allongé par terre pleurant après avoir pris son armure en pleine face, courant sans regarder devant lui. Saemus le relève tandis que Aegan pose un genou au sol et lui parle d'une voix douce, cet homme à beau parader comme un coq, il ferait certainement un aussi bon père qu'il ferait un mauvais mari. Aegan console l'enfant et lui demande ou il cours comme ça. Parmi les baragouinages et les reniflements, Saemus entend trois mots intéressant : "Milice-femme-danger". A force de négociation, Aegan obtint de l'enfant le nom de la rue : "Rue des murmures." Pas vraiment la meilleure des rues à voir dans ce quartier pourtant.

Saemus part donc en direction du lieu indiqué avec toute la discrétion que l'on peut avoir en courant avec une armure de plates sur le dos tandis qu'Aegan accompagne le gamin au poste de la Milice. Tout le monde regarde le Garde Doré courir sans aucune discrétion jusqu’à ce que Saemus soit presque arrivée. Une rue avant le point indiqué par l'enfant, la rue des murmures, Saemus s’arrête et défouraille son épée, avançant le plus silencieusement et discrètement possible, son fidèle Broyeur d'Os bien en mains.

Saemus arrive par l'autre coin de la ruelle ayant la Milicienne de face et la tigresse en face d'elle lui montrait bien son dos. La demoiselle faisant face à la Milicienne semblait extrêmement en confiance, avec sa prisonnière sous ses yeux qui semblait plutôt déconnectée de la réalité.

un combat mental fait déjà rage, et un combat armée semblait bientôt s'annoncer. Il y avait la une milicienne que Saemus avait déjà vu quand elle était elle-même de la Milice, une certaine Grimm, de mémoire. Une demoiselle aux cheveux blonds et aux yeux marrons, à l'air doux, au sourire innocent et en-armurée dans sa tenue de Milicienne officielle. En face d'elle se tenait une demoiselle étrange, Jeune d'apparence, à peine majeure. Elle a une longue chevelure blanche et des yeux d'un bleu turquoise profond. Étrange comme couleur pour une jeune femme, même si c'est une femme bien proportionnée... ou plutôt une tigresse géante... et au sens propre du terme !

Saemus est arrivé pile au bon moment pour assister à ces quelques échanges vocaux sadiques entre la milicienne et l’étrange demoiselle semblant jouer à un jeu malsain avant de voir l'invocation se transformer sous leurs yeux. Saemus faisait face à un Tigre géant de deux mètres de hauts ! Une magnifique bêtes à la fourrure blanche rayée de traits noirs significatifs de la race des Panthera tigris. Cette bête semblait être une éloge à la puissance, à la grâce et à la force sauvage de la nature. On peut sortir un tigre de la jungle, mais la jungle ne quitte jamais le tigre ! Et ici, en pleine ville, pour apprendre sur la douceur, demande à la tourterelle mais pour apprendre sur la douleur, demande donc au tigre ! Et lorsqu'on se trouve face à un tigre, il faut vite choisir entre le combat et la fuite.

Rapide analyse de la situation : La prisonnière est inutile et suicidaire apparemment, la milicienne est clairement désavantagé et si Saemus n'interviens pas, elles seront mortes en quelques secondes d'ici peu. Saemus devait intervenir pour sauver la demoiselle et la Milicienne. A deux contre une invocation le combat semble a peu près plus équilibré. Comme Saemus aimerait ne pas aimer le combat qui s'annonçait mais... Saemus aimait déjà cet affrontement qui s'annonçait. Son sourire carnassier se dessine sous son armure, un sourire de folie, un sourire de violences, d'os brisé et de ce fameux gout du sang dans la bouche.

Cela faisait longtemps que Saemus n'avait pas craqué, qu'elle n'avait pas laissé libre court à toute sa colère. Cela faisait des mois que sa frustration s'accumulait et qu'elle n'avait pas explosé, des mois sans un bras à casser ou une machoire a défoncer. Saemus vibrait a travers son armure, son corps tremblait, non pas de peur, mais d’excitation... de plaisir même. Loin se trouve la noblesse de la garde dorée... La Guerrière a soif de sangs aujourd'hui, et un excellent prétexte pour exploser sa rage comme jamais venait de se profiler juste en face d'elle.

La prendre par surprise ? Oui, un coup de Broyeur d'Os en plein à l'arrière du crane pourrait en finir pour assommer l'invocation, rapidement et proprement. Saemus n'avait pas envie d'une neutralisation rapide et efficace, non la garde dorée avait envie de faire durer le plaisir, la douleur et voir jusqu’où sa colère pouvait se porter sur un être immortel. Saemus fut bruyante une fois la magnifique bête à portée de sa claymore, de "Broyeur d'Os". Saemus fut bruyante comme un coup de poing porté dans un mur de pierre. Mur qui fut marqué à vie par une fissure en forme de poing de métal d’ailleurs. La voix qui sortit de sa gorge était aiguë certes, mais elle n’était pas douce. Elle tremblait d’excitation et trahissait un sourire aussi carnassier que le sadisme de son adversaire tandis que Broyeur d'Os pointait vers l'invocation tigrée.

"Hey la Minette ! Laisse la Milicienne tranquille. Ton adversaire du jour ici, c'est moi !
Approche donc ton cul que je le botte jusqu’à sa litière".


Il n'y avait pas vraiment de nécessité à provoquer la tigresse, elle aurai attaqué tôt ou tard de toute façon. Et puis ils ne disposaient que de quelques trop courtes minutes à danser toutes les deux, voir toutes les trois si la Milicienne décidait de jouer aussi. Il ne restait que quelques minutes avant que le reste de la patrouille d'Aegan et que la milice que le petit garçon est partit cherché n'arrivent en renfort, trop inégaux pour un combat réel.
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Aventure #12 écrite Dim 21 Déc - 20:49


Il n'y avait que l'obscurité, l'obscurité qui bouffait allègrement la vue, enveloppée dans son ivresse. Elle devait appeler, elle devait demander un secours palpable. Le lien étriqué qui l'unissait à l'une de ces invocations, serviteurs désormais anciens gardiens déchus. Les mots ne réussissaient pas à se frayer un chemin vers l'extérieur, sa force mentale au seuil du néant. Le lien s'était probablement fracassé à l'instant où tous ces doutes, ces élans sans limite avaient été consumés. Entre haine et perte, elle bascule....

Elle lève les yeux en direction, le regard flou, sûrement embué par un le revêtement aqueux de ses pupilles. Dans une action confuse, elle parvient à reprendre le contrôle sur sa lame, resserrer étroitement son emprise sur le manche. Ses jambes flageolent nerveusement, son souffle saccadé, irradie en une vive douleur sa poitrine. Elle se sait comme les autres couards, prisonnière d'un péché naquit de leurs erreurs communes, de leur égoïsme commun, un héritage empoisonné. Et pourtant, sous ses airs désemparés, encore une fois, elle veut planté la lame de son propre venin dans le corps de cette créature, quitte à mourir bêtement fauchée. Il fallait que ce scénario  à caractère rédhibitoire cesse.

"Hey la Minette ! Laisse la Milicienne tranquille. Ton adversaire du jour ici, c'est moi !
Approche donc ton cul que je le botte jusqu’à sa litière".


Ses paupières lourdes papillonnent, vont en direction de cette voix à l'intonation étrange et pourtant si familière. Son cœur manque un saut, puis palpite dans une course effrénée. Elle ignore si ces lèvres ont formulé maladroitement son nom, si elle a pu l'entendre soupirer une complainte, le peu d'informations volées à ce personnage soudainement apparut dans ce décor chaotique. Dans sa tête affolée, une petite voix forcenée se libère d'une tension trop oppressante. Sur ses membres titubant elle laisse le soldat de la garde dorée accomplir son œuvre. Cette machine guerrière née officiellement pour les combats, pour tout détruire sur son passage, soumettre à l'autorité du Prince. Elle ignore si elle admire ou réprouve cette entité puissante et acharnée, cet être qui l'oppose en tout point. Le temps impertinent, presse, elle en prend conscience contre tout attente, s'extrayant de l'emprise du félin, elle court dans une direction opposée à celle du combat.

Elle parcourt cette distance dérisoire entre la vie et la mort, le contact incongru entre son corps et celui de la dame aux fleurs emprisonnée, son regard croise le sien, mêlé de crainte, d'incertitude et d'un faux encouragement à fuir cette confrontation à l'issue dangereusement incertaine pour les hommes. Son sourire mort d'avoir espéré se moquer, mort d'avoir joué à un jeu où elle ne pouvait espérer triompher de son adversaire.

Les liens se rompent au contact d'une lame plus petite accrochée au ceinturon de son armure. Elle soutient la demoiselle par l'un des bras, l'empêchant de trébucher. Malheureusement la précaution s'efface vite, par une étreinte plus froide, moins tendre de la part de la soldate. Ses mots ressemblent proprement à du verre qui se brise puis coupe vicieusement un épiderme délicat.

« Partez immédiatement d'ici, vous m'entendez ? Si cette bête vous attrape... »

Elle s'arrête dans son ordre. Tourne la tête en direction de Saemus pour déterminer la situation. Aussitôt son regard se plante dans les yeux de la jeune noble, les lèvres courroucées. Sa poigne est comme les serres d'un oiseau autour de son bras, l'autre main sur la garde de son épée. Elle la force à s'éloigner de la place, à prendre l'une de ces ruelles aux murmures éteints, sans aucune précaution de sa part. Elle siffla entre ses dents :

« Disparaissez... »

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Aventure #13 écrite Ven 2 Jan - 23:06



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Chapitre 6: Quand la boucle est bouclée

Une nouvelle tête ? La tigresse sourit, amusée par les évènements. La milicienne semblait se battre avec elle-même et cela ne pouvait qu’exciter la demi-déesse emplie d’une folie qui ne cessait de croitre. S’ajoute à cela la nouvelle figure, masquée d’un heaume des plus ridicules, qui s’accompagnait d’un corps robuste mais aussi couvert par cette même armure ridicule. Elle trépigne et gesticule en voyant le soldat approcher avec vacarme tandis que les humains lambdas fuyaient en hurlant. Pathétiques humains, frêles choses, erreurs de leur passé. Elle grogne et se lèche les babines avant de rire devant la maigre provocation de cet être qui venait la défier. Mais pouvait-il seulement la battre ? La toucher ? Où finira-t-elle par lui arracher la tête et dévorer inutilement ses entrailles ? Une question bien intéressante à traiter.

Cependant, elle ne prit pas le temps d’y réfléchir car elle tourna vivement la tête lorsqu’elle entendit la voix de la milicienne résonner. Ainsi donc sa proie venait de s’enfuir ? Après l’ombre qui disparaissait, voici que sa noble, à qui elle avait volé un merveilleux baisé, s’envolait au bras d’une milicienne dépourvue de courage et d’honneur ? Quelle situation amusante mais frustrante également. D’un coup de tête vif, elle retourne son attention sur ce soldat bien bavard et bien trop confiant derrière son armure étincelante. Pas très discret tout ça.

Elle fait un pas, puis un second, s’approchant de plus en plus de l’immense épée tendue dans sa direction. Elle n’est que calme et sérénité même si un feu bouillonne en elle. Ephy avance avec orgueil et prétention, abordant un sourire hautain et regardant cet être méprisable de haut. De bien plus haut. Car elle devait bien dépasser cet humain d’une tête ou deux. Elle était grande, si grande, plus qu’un cheval. Un tigre imposant qui, par la force d’illusions inconnues et inexistantes, pouvait paraitre bien plus petite, de la taille d’un des plus grands tigres ayant jamais existé sur l’ancien monde. C’est elle, avec l’aide de ses frères et sœurs, qui avait, en quelque sorte, façonné cette race de félins. En découla ensuite les chats et les panthères puis les léopards. Nouveau sourire puis elle s’arrête, le bout du museau touchant la pointe de la lame.

Son regard turquoise, qui se fit acéré, prédateur, fixa cette étrange personne semblable à une boite de conserve de l’ancien monde. Elle retrousse les babines, encore une fois et montre avec fierté ses crocs d’une blancheur ahurissante tant ils brillaient sous ce soleil de plomb. Ses pensées n’en étaient que plus confuses tant ce geste montrait sa soif de sang. Une soif qu’elle s’était juré d’enterrer à jamais. Mais on venait de réveiller le monstre, on venait de laisser la bête sortir de sa cage, cage qui n’était que cordes usées par la folie des années d’enfermement.

Soudainement, le sol se mit à trembler. Son regard fait de turquoise ne cessait de fixer ce garde, ce soldat, cet humain si faible et si mortel. Elle lui sourit à nouveau puis prit la parole, faisant résonner sa voix dans le grondement de ces tremblements soudains et inexpliqués :

« Je te demanderais plus de politesse, humain ! Tu t’adresses là à un être supérieur ! » elle ricane, reprenant certaines expressions d’Hexus, un fils d’Aer bien prétentieux qu’elle avait rencontré jadis, dans l’ancien monde. Elle lève une patte et la pose sur l’arme, toujours plus défiante. Elle veut du sang, elle veut tuer, elle veut se repaitre de la peur, de la colère. Elle veut laisser libre court à ses pulsions sanguinaires. Elle veut vivre ! Se sentir renaître !

« Je me demande qui de nous deux va mourir en premier » dit-elle ensuite tandis que le sol s’ouvrait en une brèche profonde qui laissait paraitre les égouts de Lüh. Elle ricane à nouveau, regardant le soldat alors que la brèche ne faite que s’ouvrir de plus en plus et de plus en plus vite sous ses pieds protégé de bottes en fer bien trop lourdes. « N’est-ce pas là déstabilisant que de voir sa propre mort arriver ? » demanda-t-elle en avançant maintenant à côté de la brèche qui continuait de s’ouvrir avant d’arrêter de croitre. Elle s’avait qu’elle n’avait pas agit assez vite pour déstabiliser cet humain et le faire tomber vers une mort certaine. En faite, elle ne faisait là que s’amuser un peu avant de passer aux choses sérieuses.

« Commençons, veux-tu, humain ? » rugit-elle, toutes dents dehors.

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Aventure #14 écrite Dim 11 Jan - 18:53

Petite note : Hoy, d'où je suis inutile et suicidaire moi ? Je ne peux rien faire attachée ainsi D8 Sinon voilà, j'espère que ça ira sinon mp mp ~ Et je vous quitte ici !


Beaucoup de gens ont renoncé à vivre. Ils ne s'ennuient pas, ils ne pleurent pas ; ils se contentent d'attendre que le temps passe. Ils n'ont pas accepté les défis de la vie et elle ne les défie plus. Était-ce pourtant son cas ? Cet endroit était vraiment amusant. Par-delà les cris des bourgeois, de l'agitation aux alentours du lieu et de la confrontation futile des deux femmes, Nérée se sentait comme chanceuse de pouvoir être observatrice, aux premières loges qui plus est. Il était vrai que cela faisait un long moment que son corps pendait dans le vide, presque immobile, son regard fixé sur sa seule distraction de la journée. Peut-être trouvait-elle le temps long, silencieuse depuis un long moment, sans aucun moyen de pouvoir passer son chemin. Elle était prisonnière. Cette sensation n'était pourtant celle de l'emprisonnement véritable, celui qui la frustrait au plus haut point. La demoiselle ne ressentait aucunement l'envie de se défaire de ses liens, de quitter la scène pour aller dans les coulisses. Non, se faire kidnapper de la façon de la plus grossière qui soit, avec une maladresse amusante semblait attirer son attention l'instant d'une seconde. Ainsi elle était aux aguets de chaque mouvement, de chaque réaction, en attente d'une suite et d'un dénouement déjà prévisible. Son sourire n'avait disparu.
Au final, elle ne pouvait qu'attendre.

Soudainement, sa kidnappeuse révéla sa vraie forme, celle d'une demi-déesse en puissance, en rage. Ce fauve qui lui tournait le dos, comment pouvait-elle lui reprendre son bien ? Là était un jeu des plus amusant qui se présentait à elle, non pas de son rapport avec une demi-déesse mais de la dangerosité de son acte. Ainsi la jeune noble prit le temps d'observer minutieusement chaque parcelle du corps de la tigresse, chaque détail qui l'aiderait à la reconnaitre dans un futur proche ou lointain. La situation allait dégénérer. Celle-ci s'énervait, et la milicienne devenait impuissante. Même si elle l'était depuis le début, comment pouvait-elle gagner face à cet affrontement inéquitable ? Même si les mots gagnaient toujours, il était certain que ceux criés par la milicienne ne changerait le destin qui lui était réservé. Peut-être serait-ce là la besogne du nouveau joueur dans cette danse mortelle, celui que le regard de Nérée avait aperçu au loin. Il portait une lourde armure. La jeune noble se sentait fatiguée rien qu'à le regarder se dandiner d'excitation, fonçant droit vers le félin pour finir par faire élever sa voix. Elle était aigue. Était-ce réellement un homme ? Elle ne put cependant se questionner davantage. Le temps lui manquait.

La milicienne profita de l'intervention de l'homme en armure pour se faufiler vers son corps encore attaché. Pourquoi venait-elle ? Nérée la suivit du regard, observant son expression faciale si étrange. Avait-elle peur ? Celle-ci arriva rapidement à sa hauteur, défaisant les liens qui l'entravait d'une rapidité hors norme. Posée à terre, la demoiselle la remercia d'un simple regard silencieux, respectant tout de même son geste. Il était vrai que ses bras étaient un tantinet engourdis. La milicienne ne la lâcha pas, pourtant. Qu'attendait-elle ? C'est au son de sa voix que la Dame Aux Fleurs réalisa sa première intention, celle de fuir cette scène où le spectacle n'était pas encore terminé. Elle avait payé pour voir cela. Peut-être son vis-à-vis avait ressentit cela, ainsi elle l'emmena avec elle au-delà de la place, Nérée ne luttant cependant contre ce deuxième enlèvement. Disparaitre, était-ce réellement ce que voulait la milicienne ?

« C'est embêtant... » Commença-t-elle, alors que ses pensées étaient toujours tournées vers le spectacle de la place. Elle ne la voyait plus. Après quelques secondes de silence, elle tourna la tête pour enfin prêter attention à la jeune femme présente à ses côtés. « C'est embêtant que de devoir quitter ce lieu sans même pouvoir régler ses comptes, cependant je pense que je n'ai pas d'autres choix... » Reprit-elle, appuyant ses propos par un regard envers son bras prisonnier de la main de la milicienne. Au final, sa détention n'était réellement finie.

« Fuyez-vous ? » Finit-elle doucement par dire, plongeant son regard dans le sien.

Le combat lui, semblait terminé. Il n'y avait plus rien a voir en ce lieu, la tigresse avait fuit. Elle aussi. Nérée avait-elle fait de même ? Un mince sourire se profila sur son visage, alors qu'elle tournait déjà le dos à la milicienne. Ephylix, elle se promis silencieusement de la revoir, un jour.
Elle avait quelque chose qui lui appartenait, au final.




   
   
   


« Oh my God, I see how everything is torn in the river deep
And I don't know why I go the way
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Aventure #15 écrite Sam 24 Jan - 19:57

La milicienne cours lâchement vers le bout de la rue avec la princesse, laissant seule la garde dorée face à l'invocation. Décidément on ne peut pas compter sur la Milice, quel ramassis de lâches ! Par chance pour la vie de Saemus, et par malchance pour son plaisir, le reste de la Garde Doré devrait arriver bientôt, juste le temps de trois ou quatre assauts.

Saemus fait face a son plaisir du jour, la Garde dorée fait fasse au tigre géant voulant en découdre. La tigresse semble si pressée de souffrir qu'elle avance d'une manière résolue vers Broyeur d'Os, comme-ci elle implorait arrogamment celui-ci de la punir de ses pêchés.

Saemus regarde la Tigresse dans les yeux, les deux combattantes ne décrochent pas leur regard de leur cible, à l'affut de la moindre occasion d'attaquer, de la moindre erreur de l'autre parti. Le Sol se met à trembler, un subterfuge magique pathétique de l'invocation pour impressionnée la Garde, mais on impressionne pas un Garde Doré avec une petite secousse. Saemus ne quitte pas la tigresse des yeux quand le sol tremble, n'affichant aucune crainte.

L'invocation lui parle, d'un ton arrogant, d'un ton faussement supérieur, d'un ton particulièrement non adapté pour une esclave des humains. Ce fut lorsqu'elle ricana que Saemus lui lança d'un ton colérique emprunt du même orgueil que son adversaire.

« Je te demanderais plus de politesse, humain ! Tu t’adresses là à un être supérieur ! »

" Et il est ou cet être supérieur ? Je ne vois qu'une minette esclave de la volonté d'un humain qui ne lui a pas appris ou est sa réelle place".

La tigresse lance une nouvelle allocution tandis que le sol s'éventre, découvrant les égouts quelques mètres en dessous. Saemus s'éloigne de la faille, doucement, marchant sur le côté avec une aisance que son armure lourde n'aurait jamais laissé supposer tandis qu'elle pointait toujours Broyeur d'Os face à la bête . Mais à force de porter cette armure constamment, Saemus avait appris a se mouvoir avec elle aussi bien que si elle ne la portait pas.

"Je me demande qui de nous deux va mourir en premier "

La tigresse ricane tandis qu'elle essaie toujours d'impressionner la garde qui tourne en cercle pour éviter l'affaissement et garder la bête à sa portée. La tigresse avance vers Saemus, lançant une dernière sentence se voulant provocante à laquelle la garde répond par une allocution nettement pire. Cette bête n'est que fierté, elle ne supportera pas d'être rabaissée.

« N’est-ce pas là déstabilisant que de voir sa propre mort arriver ?« Commençons, veux-tu, humain ? »

"Ca doit être grisant de savoir qu'un simple claquement de doigt d'un humain et tu n'es plus qu'un tigre qui tourne en rond dans une petit cellule au milieu de nulle part. Mais ne t'inquiète pas, on va t'apprendre le respect de tes supérieurs, chaton"

Broyeur d'os claqua comme une gifle sur le sommet du crâne de la bête à la seconde ou sa phrase se termina. Du plat de l'épée, de manière à être non tranchante mais plutôt pour "assommer' si on peut dire. Cette invocation n'allait pas être blessée, ni même sonnée à vrai dire. Ce coup était la juste pour la provoquer un peu plus et pour lui montrer que ce ne serait pas si facile.  

"Chaton, dansons toi et moi"

En garde, la Garde Dorée était prête à se battre seule contre l'invocation. D'ici quelques minutes, environ cinq, le reste de la Garde dorée arriverait en renfort.

[HRP : Acier blanc et or pour l'armure comme l'épée, pas de fer Wink ]
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Aventure #16 écrite Sam 7 Fév - 18:11



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Chapitre 6: Quand la boucle est bouclée

Ephy claque sa langue en entendant les provocations de cet humain stupide, inférieur et pathétique. Insulter ainsi sa famille, ses frères et sœurs en l’insultant elle… Ah non, ça n’allait pas se passer comme ça ! la rage bouillonne en elle tandis qu’elle fixe de son regard turquoise, qui s’assombrissait. Un grognement profond se fait entendre. Elle montre les crocs, prête à mordre, à arracher un morceau de cette armure. Chose qu’elle pouvait faire très aisément. De même qu’elle pouvait tuer cette personne avec autant de facilité qu’elle clignait des yeux. Mais elle se contentait de la fixer, de lui grogner dessus et d’avancer plus encore, imposant sa masse, plus grande qu’un cheval, plus musclée qu’un maskur et plus redoutable qu’un lubius. Elle avait envie de tuer cet humain, tous ses muscles se contractaient, elle devenait sauvage, elle devenait prédateur au fur et à mesure des paroles provocatrices de l’humain qui n’avait visiblement pas conscience du danger que représentait le demi-dieu en face de lui.

Elle fait claquer sa mâchoire près du heaume de cet inconscient alors qu’il venait de lui taper sur le crâne du plat de sa lame. C’est la goutte d’eau en trop. Un autre grognement, plus bestial, moins civilisé. La rage l’envahit avant que son instinct animal prend le dessus. Oui, elle n’ était pas seulement un demi-dieu, fille de Terra, mais aussi une bête, chose que les humains ne comprenaient pas ou très peu. Elle pouvait tuer, d’un claquement de mâchoire, d’un coup de patte, si facilement. Et elle voulait tuer, cette personne, ce lambeau de chair vivant, déchiqueter, arracher, broyer. Sa colère était grande, elle ne pouvait contenir la rage qui bouillait en elle. Mais en même temps, tuer ici ne serait pas judicieux et lancerait à ses trousses toutes les milices de Lüh en plus de la Garde dorée, chose qu’elle se devait d’éviter un maximum si elle ne voulait pas attirer des ennuis sur Edvah et son équipage. Quoi qu’elle pouvait aisément tuer tout ce beau petit monde… enfin, presque. Mais avec l’aide des autres demi-dieux au service des matelots de l’Atropos… De quoi faire une bonne petite armée pour décimer ces humains qu’elle haïssait tant.

Elle lance sa patte, puissante, toutes griffes dehors, vers le garde doré qu’elle fauche. Il ne pouvait pas esquiver, ils étaient bien trop proches l’un de l’autre et la tigresse avait été rapide. L’homme, qui qu’il soit, fut propulsé à bien cinq mètres, allant s’étaler avec lourdeur, du fait de son armure, sur le sol. Avant qu’il ne se relève, Ephy était sur lui, deux pattes sur le plastron, sa tête près du heaume de cet individu, grognant et retroussant les babines. Un fin filet de bave vient s’échouer sur le casque fait d’acier.

« Qui danse, maintenant ? » dit-elle en grognant de plus belle, approchant sa gueule du visage de cet inconnu. Elle avait vraiment envie de lui arracher la tête, de lui faire fermer son caquet. Hélas, elle n’eut le temps de faire quoi que ce soit. Le reste de la garde dorée arrivait. Le chef d’escouade hurlait des ordres à ses larbins qui s’empressèrent de venir encercler les deux combattants.

La tigresse tourne la tête dans tous les sens. Il y avait bien trop de monde armé, désormais. Elle ne pouvait pas mettre à terre tout le monde, surtout avec le peu de puissance qu’elle avait depuis sa punition. Elle grogne, rugi avant de s’élancer dans une direction au hasard, se frayant un chemin entre les militaires et les civils apeurés. Elle prenait la fuite, chose inimaginable, en contradiction avec son orgueil. Mais elle avait encore un peu de raison, raison qui lui dictait d’abandonner le combat pour l’instant. Elle ne pouvait gagner, pas maintenant et surtout pas seule.
Voilà qu’elle arrivait dans un endroit plus calme. Doucement, elle s’arrête et prend forme humaine. Prend les traits d’une jeune femme brune aux yeux turquoises et au sourire narquois. Puis, d’un pas nonchalant, elle s’éloigne de la cohue et se dirige vers la taverne.

[Métamorphose 6 ; Mana : 15 - 6 = 9]
[HRP: Si y a des revendications à faire, me mp Very Happy
Saemus: désolée si t'as l'impression que je joue ton personnage, je pouvais pas faire autrement si je voulais rester un minimum réaliste :/
=> Ephy vous quitte ici incognito Very Happy]

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