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 Diagonales perdues

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Aventure #1 écrite Mer 30 Juil - 16:16

Ma première fois à dos de Variquan n'était pas bien glorieuse. Il y avait quelque chose qui me déplaisait chez ces bêtes et je ne saurais vraiment dire quoi. J'aurais préféré voyager à dos de cheval, un animal que je trouvais beaucoup plus chaleureux, mais le temps jouait contre nous et nous devions nous hâter vers le lac Sélène. Mécontente, je montais la bête et pris une vieille carte de ma besace afin d'essayer de planifier une route sûre que nous pourrions emprunter sans risquer d'être ralenties par des brigands et malfrats. J'exposai mon idée à ma compagnon de voyage.

« Nous devrions éviter les routes principales coûte que coûte. Il ne serait pas étonnant que l'on nous questionne sur les raisons qui poussent deux jeunes femmes à parcourir la campagne seules. On serait beaucoup trop voyantes. Nous devrions contourner la Blanche en passant par l'orée du Bois des Rois, il est préférable de ne pas nous y enfoncer, nous y perdrions trop de temps.

Je pense que notre route sera rallongée d'environ une vingtaine de kilomètres. Si nous comptons les quelques pauses qu'il serait judicieux de faire autant pour nous que nos animaux, je pense que nous pouvons compter sept heures de route au maximum. Nous devrions nous hâter déjà. J'ai un essentiel de survie, deux outres et dans mon sac des tranches de poisson séché. Il est un peu salé et nous ne devrions le manger qu'à proximité d'une source d'eau si nous ne désirons pas mourir de soif durant le trajet. »


Je lui expliquai encore ce que je pensais judicieux d'accomplir et quelques idées pour voyager avec un peu plus d'aise. Je ne savais pas réellement si elle m'écoutait et était intéressée par ce que je pouvais lui dire, mais ça ne m'importait pas réellement. Le récapitulatif était surtout adressé à ma propre personne, je désirais être certaine de ne rien oublier et être prête à toute éventualité. Il semblait, à vue d'oeil, que nous pouvions prendre la terre et partir à la rencontre du lac.

Avant de me mettre en route, je donnais néanmoins une petite bourse où se trouvaient une dizaine de Tsuris à ma compagnon.

« De la part des deux marins. » lui dis-je avant de talonner ma bête et de m'élancer sur la Grand Voie à toute vitesse.

« Au fait, tu peux m'appeler Reÿa! » lui scandai-je tandis que je prenais quelques pieds d'avance sur elle.
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Nérée Helireah
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Aventure #2 écrite Jeu 31 Juil - 4:22



Tout cela avait-il vraiment un sens ? Ce contrat allait-il être réellement décisif pour les affaires de la jeune noble ? Dans sa condition, elle pouvait vivre aisément jusqu'à la fin de ses jours sans se fatiguer. Elle écouta d'une oreille distraite les explications de sa compagne de voyage, se préparant elle-même à la mission. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas revêtu sa tenue de voyage, quand bien même elle n'avait toujours pas récupéré ses dagues. Son sac sans fond avait pourtant en son sein diverses babioles, toutes plus inutiles les unes que les autres. La dame blanche se tourna vers la femme, acquiesçant silencieusement. L'imprévisible ne pouvait pourtant se prévoir. Ambre s'était déjà logée contre son flanc, somnolant quelque peu. Au final, ce contrat allait peut-être être une source d'amusement dans ce jeu dangereux qu'était la vie. Même si elle pouvait s'en passer, jamais elle ne renoncerait à atteindre son évasion, à son envie de mourir et de vivre.
Nérée n'aimait pas les bonheurs faciles.

Elle se hissa avec habiliter sur son variquan. Elle aimait ces animaux, bien qu'ils fussent quelque peu étranges. Par réflexe, elle attrapa une bourse que lui lançait la farouche louve, contenant quelques pièces sonnantes et trébuchantes. Voilà ce qu'étaient devenus les deux marins, au final. Sa compagne semblait être prometteuse. Jusqu'au choix de son propre nom. Nérée savait pertinemment que celui-ci ne correspondait pas à la personne qui avait commencé sa course folle vers le lac. Prendre autant de précaution pour se faire discrète, et donner par la suite son nom était bien trop stupide et grossier. Pourtant, la demoiselle joua le jeu. Ce n'était qu'une règle de plus, au final. Sans plus attendre, elle intima à sa monture de la suivre, partant elle aussi au pas de course. Le voyage allait être assez long pour pouvoir s'adonner à son activité préférée, et pouvoir découvrir pleinement les capacités de la louve. La journée ne faisait que commencer et pourtant, le ciel se couvrait de plus en plus d'un voile blanc et menaçant. Machinalement, la jeune noble enfonça sa capuche sur sa tête.

Il se mit à pleuvoir.

---

Combien d'heures étaient passé depuis leur départ ? Nérée n'en avait que faire de cela. Le temps lui était insignifiant. Plongée dans ses pensées, elle se contentait de suivre la louve qui semblait vouloir prendre les directives, quand bien même cela lui était avantageux. Elle était à quelques mètres devant. Ainsi, elle pouvait délaisser son corps pour son propre monde. La demoiselle ne ressentait guère l'engourdissement de ses membres, ses jambes douloureuses quant à l'allure vive des variquans. Le Bois des Rois était déjà visible. Replaçant avec dédain sa capuche, la pluie se faisant fine mais continuelle, elle laissa l'air frais entrer dans ses poumons, la faisant frissonner. Au final, elle ne pourrait guère s'habituer à un climat autre que celui du désert. Il était si haïssable. Son regard rêveur quitta l'horizon pour se poser sur la louve qui était sa compagne. Il fallait avouer qu'elle n'était pas inutile, quand bien même elle semblait ne pas connaitre toutes les règles du jeu dans lequel elle s'était engouffrée. Parasite affriolante.

Elles atteignirent l'orée du bois. Suivant le plan de départ, le petit groupe en suivit le contour, se dirigeant ainsi vers le nord, la rivière pouvant être visible, au loin. Peut-être une pause ne saurait tarder. La Dame Aux Fleurs n'était pourtant désireuse d'une halte, celle-ci sachant parfaitement contrôler ses envies et besoins. Soudainement, elle sortit de ses songes. Pourquoi ne l'avait-elle pas remarqué plus tôt ? Peut-être était-ce un comble pour elle que de ne pas y avoir pensé. Elle sourit intérieurement. La demoiselle incita son variquan à accélérer, se retrouvant ainsi à la hauteur de sa compagne de voyage. Elle seule avait pu le remarquer avec la distance qui s'était mise depuis le départ entre les deux femmes. Voulant échapper à une mort inutile, la demoiselle se pencha lentement vers celle-ci, prenant pourtant la peine d'échanger quelques mots.

« Le jeu a déjà commencé, Reÿa. » La demoiselle avait légèrement insisté dans son intonation lorsqu'elle avait prononcé le nom que la louve lui avait donné. Son regard froid s'était mêlé au siens en l'espace de quelques instants, alors que sa main se tendait tranquillement vers les rennes de son variquan. Soudainement, Nérée fit immobiliser les deux montures en pleine course, l'arrêt se faisant quelque peu brutal. Mais qu'importe. Devant les deux femmes se trouvait dorénavant un Lubius, ayant sauté d'un proche fourré sur ses proies inexistantes.
Tout cela semblait si étrange. Aucun des deux camps ne bougea alors que les secondes s'écoulaient, interminables. La jeune noble observa le monstre, se doutant bien que celui-ci allait finir par attaquer. Les Lubius étaient si imprévisibles que les combattre étaient peine perdue, surtout sans invocations. Pourtant, invoquer Nevi en cet instant n'était guère la meilleure des solutions. Leur seule chance était de quitter la zone de pluie. Ou que la pluie quitte la zone de la rencontre.

« Fuyons au-delà des nuages. » Finit-elle par lâcher, doucement.


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Aventure #3 écrite Ven 1 Aoû - 2:18

« Non! Suis moi. » J'avais emprunté le ton de la sommation et je ne comptais pas changer ma route pour la sienne. J'avais fraîchement parcouru cette partie de l'orée du Bois des Rois et je savais ce qui s'y trouvait. De plus, il n'était là que mon avis personnel, mais il aurait été très improbable que nos variquans, aussi rapides qu'ils puissent être, soient en mesure de distancer un tel animal sur une ligne droite. Notre seul espoir de survie était d'avancer sous couvert de la sylve. D'un coup de rêne, je faisais dévier ma monture et m'engageais entre les arbres. Le bois avait l'odeur du pétrichor, caractéristique d'une période sèche, et une très fine couche d'humus recouvrait le sol. Je pris une lente inspiration, et m'ouvrais aux bruits environnants, mais la pluie qui s'abattait à grosses gouttes, les pas saccadés de ma monture qui commençait à devenir très instable et le tambour de sang à mes tempes m'empêchaient d'entendre quoi que ce soit, si ce n'était ma propre peur. Tant pis, il faudrait que je me fie à mes yeux.

Je délaissais le danger environnant et m'accrochais à ma monture. Lentement, je fermais mon esprit aux distractions environnantes, qu'elles soient de nature auditives ou olfactives. Je scrutais le sol devant moi et aux alentours, mes yeux parcourant chaque parcelle de terre, recherchant avidement la moindre trace de leur présence. Plusieurs secondes, dont chacune semblait être une éternité, je ne trouvais rien. Plusieurs fois, je sentis la gueule de l'animal se refermer près de moi et commençais à perdre mon sang froid. Je me demandais dans quel traquenard je nous avais entraîné. L'espoir m'avait complètement délaissé lorsque je vis ce que mes yeux sondaient.

« Suis moi! Et ne prononce plus aucun mot désormais, jusqu'à ce que je te donne l'autorisation du contraire. »

A nouveau, je faisais ma monture virer, non sans mal. Avec la peur, elle était devenue incontrôlable et refusait de m'obéir. Ma plus grande crainte était qu'il refuse de m'entendre et me jetais à terre. Si je tombais maintenant, il était plus que certain que l'aventure se terminait ici. J'avais beau essayer de garder mon sang froid, quelques larmes venaient troubler ma vision et j'entendais comme une ligne tribale le sang battre à mes oreilles dans un rythme saccadé mais entretenu. Bon. Bon, bon, boooon! Allez, un petit effort à fournir. J'enfonçais mes talons dans le flanc du variquan qui daigna enfin écouter ma supplication et braqua vers la droite. Bientôt, nous serons sauvés nous murmurai-je pour nous rassurer. Je savais que je jouais à un jeu dangereux qui pourrait si facilement se retourner contre nous.

Il ne restait normalement plus que quelques mètres avant que nous atteignons le bosquet devant nous. Si la faim ou le besoin de migration ne les avaient pas entraînés plus loin, devant nous se trouverait un troupeau d'agnosaures. Plusieurs issues s'offriraient alors à nous : soit nous ne réussirons qu'à les faire fuir et nous retrouverions bien marrons, soit ils nous considèreraient comme une menace et nous pulvériseraient sans ménagement, soit le Labius s'intéresserait à une autre proie, soit les agnosaures se ligueraient contre lui - et aussi probablement contre nous. J'aurais préféré une autre alternative moins risquée, mais au point où nous en étions, nous n'avions plus vraiment le choix. Quitte à mourir, autant que cela arrive en ayant pris des risques. Je ne pus m'empêcher de sourire, puis de rire. Sous les effets de la peur, l'idée de la mort me paraissait soudainement chantante. Soudainement, il me semblait que toute trace de frayeur m'avait abandonné, je me sentais comme glisser dans un courant de bien-être, soudainement libérée de toute attache. À cet instant, je n'avais qu'une certitude : quoi qu'il arrive, je n'en avais plus rien à faire. J'acceptais mon sort.

Et il sembla que la chance nous sourit, car le troupeau que j'avais repéré quelques semaines plus tôt se trouvait toujours au même endroit et malgré un premier réflexe de dispersion, devant le risque que pouvaient courir leurs rejetons, les adultes se massèrent. Nous tournâmes autour des créatures, sans trop les approcher, puis il me sembla être envahie par une sensation étrange qui paralysait tous mes sens. Mes oreilles bourdonnaient comme si elles se trouvaient collées à une ruche, ma vision s'était faite blanche et je ne distinguais que silhouettes indécises dansant au rythme de mon pouls. Un haut-le-coeur me fit chavirer et tomber de ma monture. Ce qui se passa ensuite, je ne m'en rappelais plus. Je n'ai que cette ressouvenance du liquide chaud qui coulait de mes hanches, cette odeur de métal, je savais que mon sang se répandait.
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Nérée Helireah
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Aventure #4 écrite Dim 3 Aoû - 3:57



Futiles paroles. Quand bien même la demoiselle n'eut guère l'envie d'en comprendre la signification, son variquan, lui, semblait avoir très bien compris l'ordre. Il n'avait pas hésité à suivre son congénère, s'enfonçant ainsi à toute allure dans la forêt. Il avait peur. Nérée pouvait le sentir, ses mouvements se faisant de plus en plus imprévisibles. Cela n'était point important. La terre volait. Sous ses yeux, le paysage défilait à une vitesse folle, la pluie brouillant quelque peu l'horizon. Les arbres se faisaient de plus en plus présent, les deux êtres slalomant entre eux. Le vent sifflait doucement à ses oreilles, le chant du silence la faisant s'enfoncer un peu plus dans ses songes. Son esprit était si serein, alors que son corps frissonnait faiblement de la peur qui montait, peu à peu. Un sourire naquit sur ses lèvres. Douce contradiction. Son enveloppe charnelle et inutile ne pouvait se contrôler totalement, la demoiselle devait bien se l'avouer. Sa respiration se faisait plus intense, son regard était attentif au moindre mouvement. La pluie caressait avec violence son visage, rendant ses mains glissantes sur les rennes de sa monture. Derrière elles, le Lubius courrait. Sans relâche, il était aisé de savoir qu'il chasserait ses proies jusqu'au bout. Fuite insignifiante. Pourquoi fuyait-elle ? Elle était si humaine. Elle ne comprenait pourquoi elle se dirigeait ainsi vers la mort. Elle ne comprenait pas son corps. Au final, peut-être ne voulait-elle simplement pas comprendre.
Peut-être avait-elle seulement froid.

Elle galopait à la même hauteur que la louve, suivant tout de même un chemin quelque peu différent de celle-ci. De ce fait, elle pouvait voir le monstre s'approcher de temps à autre de la femme, manquant de peu de la tuer sur place. Ennuyante fuite. Elle détourna le regard, Nérée ayant elle-même plus important à faire. Sa monture semblait de plus en plus effrayer par la tournure des évènements, manquant à plusieurs reprises de la mettre simplement et tout bonnement à terre. Comme une maladie, la peur, celle qui animait les corps en moment même, gagna finalement la Dame Aux Fleurs, la faisant soupirer quelque peu. Elle avait peur de la peur, de cet inconnu qui défilait sous ses yeux. Ses poignes se refermèrent un peu plus sur les rennes. La peur étant présente, elle chassait toute évasion possible. Cette mort était donc inutile, vaine, ne conduisant guère à celle tant recherchée par la demoiselle. Soudain, la louve lui hurla une phrase inutile, comme à chaque instant. Nouveau soupir. La panique et la peur étaient si néfaste pour l'homme. Il le rendait idiot. Inutile. En cet instant, la louve était idiote. Mais qu'importe, celle-ci venant simplement d'ajouter une nouvelle règle à son jeu. Ne changeant guère sa direction, Nérée la suivant inlassablement, les deux demoiselles percèrent peu à peu les arbres pour tomber sur un endroit plus épuré. Plus dangereux.

La lumière l'éblouit quelques instants. Il était vrai que la pluie, auparavant drue et agressive, s'était affaiblie en l'espace d'une poignée de secondes, celle-ci étant pourtant interminable. Ainsi, quelques rayons de l'astre de feu perçaient le voile blanc des cieux. Baissant pourtant le regard, Nérée découvrit sans étonnement un troupeau d'agnosaures, la louve fonçant directement vers eux. Etait-elle un génie ou une simple humaine peureuse ? Elle l'avait entendue rire. Elle avait senti sa peur se diminuer. Avait-elle enfin compris ? La Dame Aux Fleurs ne le savait guère. La louve fit tourner son variquan autour du troupeau, le monstre toujours à sa poursuite. Il avait réapparu soudainement, ayant bondit avec agilité. La monture de la noble pris peur. Bien trop peur pour ce faible corps, ces jambes qui se dérobèrent sous elle. Elle eut simplement le temps de lâcher son fennec, qui retomba simplement sur ses pattes pour se cacher dans un fourré en quelques instants. Elle aussi avait peur. Peut-être était-elle la cause de celle de la jeune femme. La monture dérapa, tombant avec Nérée qui heurta un arbre dans un craquement sourd. Sa respiration se coupa, écarquillant les yeux quelques instants. Cette douleur n'était pas plaisante, comparée aux autres. Cette douleur faisait mal. Se repliant sur soi-même, portant sa main jusqu'à son épaule douloureuse, la demoiselle resta muette de toute son, son regard vague observant avec peine la chute de la louve. Elle avait été rattrapée par le Lubius. D'un coup de patte, il avait tranché de part en part sa monture, arrachant dans un même instant une partie de la hanche de la femme. La chair frémit entre ses griffes. Le sang gicla.

A peine éveillée, Nérée ne pouvait envisager une quelconque solution. Partir lui était si fatiguant. Appeler Nevi lui était impossible, aucun son ne voulant sortir de ses fines lèvres. Le groupe d'agnosaures ne daignait bouger, comme simple spectateur du massacre qui avait lieu sous leurs yeux. La louve était à terre, semblant en train trépasser. Sa monture, morte, se faisait tranquillement broyer sous les mâchoires du monstre, son festin ayant dorénavant commencé. La Dame Aux Fleurs laissa son corps tomber à terre. Son esprit se devait d'être intact. Elle devait le préserver. Alors qu'elle sombrait dans l'inconscience, une forme orange passa devant ses yeux, déboussolée, fuyant tant bien que mal de cet endroit. Il entra dans le champ de vision de son bourreau, qui, se désintéressant de sa défunte proie, se mit en chasse une nouvelle fois. Peut-être était-ce de la chance. Ou un compte à rebours de plus. La demoiselle ferma ses paupières quelques instants.

La douleur revint la caresser doucement, comme une berceuse sonnant à ses oreilles. Nérée esquissa un sourire. La pluie avait cessé, sentant le soleil léchant sa peau. Elle ressentait presque le sable s'immisçant entre ses doigts, la chaleur du désert effleurant sa peau. C'était une sensation si familière. Et pourtant, son esprit savait pertinemment où son enveloppe charnelle se trouvait. Quel était le petit poids sur son corps, tremblant de peur que sa maitresse ne soit morte. Du danger qu'elle encourait à rester là, allongée sur le sol, l'odeur du liquide carmin attirant peu à peu les monstres du bois. Elle se força à ouvrir les yeux, se redressant tant bien que mal. Ambre sembla soulagée, sentant une douce main caresser son pelage. Son épaule gémissait. Ne prenant guère la peine de la regarder, Nérée traina son corps vers celui de la femme, voulant savoir si celle-ci était morte ou juste dans les bras de l'inconscience. Elle baignait dans son sang. Combien de temps s'était écoulée depuis leurs chutes ? Les agnosaures avaient disparus. Se rapprochant de son visage, mettant sa main sur son pou, la demoiselle constata, sans bonheur ni malheur, la faible vie qui s'écoulaient encore dans son corps. Elle inspira doucement.
L'Homme était si misérable.

La mission venait à peine de commencer que les deux femmes étaient déjà dans les bras de la mort. Tout cela était si amusant. La jeune femme passa une main dans ses cheveux humides, se relevant. Laisser la louve à son propre sort n'était pas une de ses envies du moment. Elle l'intéressait bien trop pour cela, même si elle avait fait preuve de sa stupidité par ses mots. Son regard se posa quelques instants sur le corps sans vie du variquan ensanglanté. La cours avait été vaine pour lui, son semblable ayant certainement eu le même sort. Observant d'un coup d'œil les alentours, ne sachant guère où elle se trouvait par rapport à la rivière, Nérée prit la main de la femme inconsciente, puis son bras, pour ainsi la soulever avec peine. Elle était lourde. Trop lourde pour le faible corps de la demoiselle, qui peinait à faire un pas hors de la mare carmin. Son épaule hurlait de plus en plus de cet effort vain. Elle n'irait pas bien loin comme cela, elle en était consciente. Soupirant, elle laissa tomber le corps de la femme contre un arbre, s'asseyant elle-même à ce côté. Sans gêne, elle déshabilla la femme, accédant ainsi à la plaie bien profonde. Fouillant dans son sac, Nérée n'en sortie qu'une gourde et des bandages, seuls objets utiles en cette situation. En quelques minutes, elle réussit à faire un pansement plus ou moins efficace, pouvant cependant tenir jusqu'au lac Sélène. La demoiselle baissa ses yeux sur ses mains. Les habits de Nérée ainsi que quelques parties de sa peau étaient tâchés de sang, se retrouvant dans un état lamentable comparé à ceux que portaient de sa compagne de route. Elle ne savait guère comment elle avait réglé son compte. La demoiselle était fatiguée. Elle prit dans ses bras son petit animal, prenant ainsi le temps de réfléchir quelques instants. La femme toujours plongée dans l'inconscience, il lui était impossible de continuer sa route, de fuir cet endroit qui serait bientôt sa tombe L'odeur du sang chatouillait ses narines.

Au final, la demoiselle allait y faire recourt plus vite que prévu. Le jeu avait lui-même changé ses règles, ce qui ne déplaisait guère à la noble. Elle inspira doucement. Elle ne savait guère comment tout cela marchait, les invocations, le rapport de domination. Tout cela n'avait que peu d'importance.

« Nevi. »

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Aventure #5 écrite Sam 16 Aoû - 16:29


Il ne fallut qu'un appel, un piaillement d'oiseau blessé pour sortir la bête de son lourd sommeil. L'empressement de cette dernière dans son parcours vers sa promise l'étonnait presque. Dévalant plaines et collines à grandes foulées, sautant avec agilité et endurance la demi-déesse semblait avoir trouvé dans ces quelques jours de liberté sa jeunesse et sa fougue d'antan, à quelques degrés près. L'adrénaline et l'esprit inconsciemment guidé vers son invocatrice y était sans doute pour beaucoup plus qu'une promenade dans les plaines et la forêt. Son cœur aurait préservé son corps de l'effort si  les territoires n'étaient pas infestés par les Hommes et les Bêtes. Ses seuls mots d'ordre fut donc celle de l'endurance et de la force. Si ces longues journées de labeurs et de travail semblait porter ses fruits si rapidement c'est sans doute grâce à l'énergie transférée de son invocatrice à son propre corps frêle de renard affamé et vieillissant. Peut être était-elle dans l'erreur en se focalisant sur cette théorie farfelue. Cela avait pourtant pour principe de la motiver à faire des pattes et des crocs pour garder Nérée en vie jusqu'à ce qu'elle reprenne suffisamment e force pour s'imposer. Ses sens la guida vers une plaine verdoyante fissurée par la clarté de l'eau d'une rivière. Un regard sur l'horizon et elle repartit à nouveau dans son élan en galopant dans la plaine, longeant la rivière blanche jusqu'à ce que son instinct ne le pousse à plonger dans le courant. La tête sortie et le corps luttant contre la force de l'eau, l'invocation dû utiliser ses plantes pour atteindre l'autre rive. Hors de l'eau, son corps trempé tremblait mais sa tête était toujours concentré sur son objectif. Une nouvelle foulée et son cœur reprit le rythme effrénée de la course jusqu'à Nérée.
Bientôt, les couinements de l'animal de compagnie de son invocatrice lui parvint à l'oreille. Elle pressa la foulée jusqu'à ce qu'elle soit aperçu de Nérée. Glissant sur l'herbe humide, elle s'arrêta à côté d'elle en évaluant la situation. L'odeur de sang était irritante aux narines de la demi-déesse quoiqu'envoutante si bien qu'elle pourrait se laisser goûter la gorge de la femme. Plissant le nez, elle pencha ses oreilles légèrement  avant de demander d'un air mauvais ne préservant pas son inquiétude.

"Quelles idioties avez-vous encore inventées ?"

Et se penchant vers la blessée pour humer son odeur, elle insista
"Dans quoi vous êtes-vous embarquées ?"

Ses oreilles s'étaient tirées vers l'arrière, les grognements qu'elle percevait non loin d'elle ne lui plaisait pas du tout.
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Dernière édition par Nevi le Jeu 28 Aoû - 16:06, édité 3 fois
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Aventure #6 écrite Dim 17 Aoû - 13:29



Le temps d'une respiration et elle était déjà là. Ses yeux se posèrent sur son être, dans son regard, en observant sans plus d'attention les mouvements de son corps se rapprochant du sien. Nérée en était presque étonnée de la rapidité à laquelle sa demi-déesse était venue à elle. L'attitude de celle-ci fut celle attendue, bien que Nevi ne puisse être joyeuse de voir ce spectacle et l'état lamentable des deux femmes. Il était vrai que Reÿa était encore à demi-nue, la demoiselle, quelque peu ensanglantée. Seul son petit animal de compagnie semblait être en bonne santé, soulageant ainsi une partie de sa conscience des inquiétudes constantes. Le vent prit soudainement son attention, là où ses mèches d'ambre et humides chatouillaient sa peau. L'odeur du sang, elle était bien trop forte en cet instant. Le monstre allait sûrement revenir, le temps qu'il restait aux jeunes femmes s'écoulant doucement. Le compte à rebours, allait-il sonner la déchéance ? Elle l'attendait.

« Les idioties de l'Homme sont courantes, mais celle-là est plutôt ennuyante. Cette femme n'avait peut-être pas prévu cette règle du jeu. »

Malgré sa douleur à l'épaule, la Dame Aux Fleurs avait tâché de répondre aux questions de sa demi-déesse, visiblement inquiète de la situation. Si la situation avait été à l'amusement, elle aurait relevé le mot encore qu'avait employé Nevi, celle-ci n'ayant nullement tort. En ce moment, les situations de danger étaient habituelles dans la vie de la jeune noble, la laissant penser qu'elle semblait maudite. Cela lui plaisait. D'une voix plus faible, la douleur à son épaule revenant lentement, elle reprit : « Mourir ici n'est pas un désir important. Les explications seront tiennes après notre départ de ce lieu carmin. »

Il fallait partir. Si les oreilles de sa demi-déesse s'étaient tirées vers l'arrière, cela ne pouvait guère signifier autre chose que le retour de la bête. Ambre recommençait à s'agiter dans ses bras. Soupirant, Nérée fit un effort pour se redresser, passant une main sur son épaule douloureuse. La femme, était-elle toujours inconsciente ? Elle dériva son regard sur son corps, songeant qu'elle n'irait pas bien loin avec une blessure pareille. S'il fallait courir, le groupe était perdu, Nérée n'étant de son côté que peu endurante et faible physiquement. Si Nevi pouvait supporter aisément le faible poids de son invocatrice, celle-ci ne savait guère si cela était le cas pour Reÿa en plus. Elle était lourde.

Sans même y penser, son regard s'étant porter sur un fourré s'agitant au loin, la demoiselle lâcha pour sa demi-déesse quelques mots : « Crois-tu pouvoir porter l'inconsciente et moi-même sur ton dos, ou bien combattre le Lubius ? »

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Aventure #7 écrite Dim 7 Sep - 16:20

Les pas se rapprochèrent, bientôt un être indésirable fera son apparition, si ce n'est en compagnie d'un comité d'accueil. Il fallait donc réfléchir vite à la situation, du moins c'est ce qu'aurait pensé un humain. Nevi avait une toute autre idée en tête. Les faits étaient que l'humaine inconsciente au côté de Nérée serait sans doute incapable de servir leurs intérêts et serait en fin de compte un boulet de plus à porter. L'humain commet effectivement des erreurs mais celles-ci peuvent être fatale et impossible à réparer. Nevi considérant l'idée de l'abandonnée comme alléchante, elle ne se priva pas de le dire à son invocatrice, espérant que sa vie soit assez précieuse à ses yeux pour pouvoir donner droit à la loi du plus fort.

"Les règles du jeu sont en votre défaveur, invocatrice. Il vous faudra donc suivre une tout autre alternative, aussi terrible soit-elle."

L'invocation toisa du regard l'humaine inconsciente, au combien même elle sauverait son corps, son âme ne serait sans doute plus de ce monde pour bien longtemps à ce rythme. D'un air grave, l'animal secoua négativement la tête lors de la demande même du transport de tout ce petit monde.

"Je ne puis transporter qu'une personne sur mon dos et la chanceuse est rapidement désigné (son regard s'était levé de nouveau sur Nérée). Je tolère évidemment l'animal qui vous sert de compagnon mais je ne puis me permettre de dépasser mes limites. Auquel cas nous serons tout trois victimes des monstres. Les règles parlent d'elles-mêmes: votre amie est condamnée."

Dressée fièrement sur ses quatre pattes, Nevi invita son invocatrice à prendre place sur son dos.

"Je sais que cet acte vous semble difficile à accomplir. Mais soyez optimiste ! Son sacrifice nous permettra d'éloigner les monstres pour un temps, nous pourrons ainsi rejoindre la ville de Lüh sans encombre."

Elle préférait que l'humaine concède à cette alternative sans histoire avant que les monstres ne se décident à pointer le bout de leurs museaux et, qu'à nouveau, les règles aussi malicieuses soient-elles n'imposent un combat de chair et de sang.
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Aventure #8 écrite Lun 6 Oct - 19:10



« Tu as raison. »

Elle passa une main dans ses cheveux, observant quelques instants de plus les environs qui annonçaient un présage mauvais. Ils revenaient. La pluie ayant cessé, ce ne serait guère des Lubius que les deux êtres rencontreront, mais bien pire. Il était vrai que, cette fois-ci, son jeu ne lui était aucunement favorable, quand bien même elle se complaisait dans cette situation mortelle et singulière. Il était que, malgré les propositions désabusées de la jeune noble ne pouvaient tromper le poids de la femme inconsciente, celle-ci étant dorénavant devenue inutile. Elle disparut des pensées de Nérée. Ainsi elle se retourna vers sa demi-déesse, s'approchant lentement de celle-ci qui lui offrait son dos comme siège. Avait-elle pourtant tort ? Elle ne pouvait transporter qu'une personne. Il était préférable de fuir, abandonnant ainsi la femme à la mort. Il n'y avait que peu de possibilités pour se sortir de cette situation. Nérée posa délicatement sa main sur son pelage, laissant son petit animal quelque peu calmé prendre place entre ses deux cornes, s'y cachant presque dans son pelage. Elle avait peur. « Pourtant et malgré tout, tu te trompes. »

Le temps pressait. Ainsi la demoiselle n'avait le temps de prendre ses aises, reprenant rapidement la parole alors qu'elle se hissait difficilement sur son dos, la douleur à son épaule étant toujours aussi vive. Depuis l'attaque du fureur, elle était restée si fragile. « Il ne m'est guère difficile d'accomplir ta proposition à laquelle j'avais d'ores et déjà songé. Ainsi ce n'est guère un sacrifice. C'est un choix. »

Elle se sentait si grande que la jeune femme aurait pu en sourire. Il était vrai qu'elle n'avait eu l'occasion d'utiliser sa demi-déesse comme une vulgaire monture, quand bien même sa considération pour sa personne s'élevait à bien plus que cela. Délicatement, elle reprit son petit fennec entre ses bras, le nichant contre ses vêtements afin qu'il ne puisse choir lorsqu'elles partiront enfin. Elle posa le regard sur son ancienne guide et dorénavant inconnue, encore endormie.

« Peux-tu juste mettre son corps dans cet arbre ? » Du bout de son doigt, elle désigna l'arbre contre lequel reposait le cadavre inanimé de la femme. Nérée n'en expliqua guère la raison, celle-ci parlant d'elle-même. Si les monstres venaient à fouler le sol de cette clairière, ils s'attarderaient surement sur le petit corps suspendu encore en vie plutôt que sur les deux êtres fuyant. Elle reprit : « Notre route en sera d'autant plus avantagée. Je dois me rendre au lac Sélène, un peu plus au Nord-Ouest d'ici. Nous rentrerons à Lüh de ce point, cette fois-ci bien accompagné. »

Laisser l'humaine en ce lieu n'était guère un acte difficile pour la demoiselle. Peut-être n'avait-elle aucune compassion, aucune estime de sa propre espèce. La loi du plus fort, en cet instant, lui semblait amusante, pourtant. Entourant le cou de Nevi de ses bras, s'y penchant, elle soupira faiblement, enfin prête à partir.

« Je m'en remets à toi. »

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Aventure #9 écrite Mar 11 Nov - 21:43

Le rire strident de la bête effraya les sifflets qui s’envolèrent hors des feuillages. Nérée avait du culot pour oser avouer avoir eut la même idée qu’elle. Une fleur au parfum discret qui sous ses pétales cachait ses épines. Nevi ne pouvait s’empêcher d’en rire à gorge déployé si bien que la forêt tous les monstres auraient pu l’entendre.

« Tu as du cran de laisser cette pauvre humaine se faire dévorer par les monstres pour ta survie… Non l’idée de te convaincre du contraire ! Il est rare de voir des personnes comme toi. »

Elle tourna le regard de telle sorte qu’elle puisse voir son invocatrice.

« Tu commences à me plaire. » Dit-elle finalement.

Néanmoins, si l’idée de partir sur le champ lui était délicieuse elle céda au caprice de Nérée en permettant à la pauvre inconsciente de gagner du temps de vie en donnant vie à l’arbre au-dessus d’elle. Ses branches remuaient de haut en bas par la brise du vent. Puis, Les fissures transparentes des cornes de Nevi scintillèrent d’une lumière livide, enivrante. Et avant même que Nérée ne puisse comprendre ce qu’il se passait, l’arbre se mit à bouger de lui-même comme s’il eut été ensorcellé. Celui-çi se pencha doucement, son tronc craqua légèrement au moment où il attrapa délicatement l’enfant dans ses branches, la berçant contre lui tel un père et son poupon endormis. L’arbre eut bientôt fait de reprendre sa forme originel une fois avoir déposé Wjrn sur l’une de ses branches, bras et jambes pendantes vers le sol. La brillance des cornes de Nevi s’affaissèrent progressivement. Son regard brillant vers le majestueux arbre ne semblait, lui, rester intacte. La gueule entrouverte, elle laissa échapper un soupir :

« La nature est assez bonne pour protéger ton amie de ses bras, qu’elle soit reconnaissante de cela. »

Nevi se détourna rapidement de la scène et entreprit sa course vers la terre des Hommes, là où Nérée serait le plus en sécurité. Du moins pour le moment.
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