Océan et liberté veulent dire la même chose

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Aventure #1 écrite Ven 23 Aoû 2013 - 11:28

Liberté.

Mes paroles avaient l'air de faire plaisir à la jeune femme qui me répondit doucement :

"Malheureusement, Vaea, notre lien ne durera que le temps de ma vie Humaine, et même si la cinquantaine d'années qu'il me reste à vivre te paraitra être une infime poussière dans ton existence, je promets de faire de ces instants des moments agréable, loin de ta prison."

Puis elle s'approcha de moi, et m'enfila autour du cou sa bague à l'aide du fil qu'elle avait utilisé pour prendre la clé de ma libération. J'inclinais la tête en signe de respect, ne sachant trop que répondre. Je savais désormais l'heure de ma sortie si proche que j'en eus un frisson.

J'en oubliais mes années d'emprisonnement.
J'en oubliais ma solitude.
Tout était clair désormais.

"Ce présent symbolisera pour moi le lien qui nous uni, je m'engage grâce à lui à respecter tous les engagements que j'ai prit en te libérant.

Une paix incroyable descendit sur moi.

"Je me nomme..."

Un nom, un unique mot, pouvait-il devenir une clef ?

"...Ariez."

Ce fut comme si un soleil intérieur venait de s'allumer en moi, pourtant je ne ressentait aucune douleur. Juste un étrange soulagement et un bonheur intense.

- Ariez, dis-je d'une voix qui déjà ne me semblait plus m'appartenir, ce lien est éternel car jamais je ne l'oublierais."

La suite se déroula comme dans un rêve... J'avançais à travers des couloirs, des salles, et j'avais l'impression d'à peine toucher le sol... Pour arriver devant la porte massive du Temple. J'eus peine à en croire mes yeux. Je pris peur que cela ne soit qu'un songe, aussi je me dépêchais vers la sortie. Ariez me laissa passer devant, et je lui en sus gré.

Le soleil m'aveugla d'un coup, avec une telle intensité que j'en plissais les yeux... En même temps, sa douce chaleur me caressait doucement, comme pour rattraper les millénaires de retard. Je me retournais vers mon invocatrice, inondé de bien-être, et lui adressa un grand sourire, incapable d'exprimer mon bonheur par des mots. Elle me rattrapa et m'indiqua son bateau d'un signe de la main. Je la suivais en levant la tête, admirant le ciel et quelques oiseaux voletant par là... J'en oubliais presque de continuer à avancer. Presque. Nous atteignîmes donc le bateau, rudimentaire par rapport à ce que j'avais pu voir par le passé, mais si beau en comparaison !

Les hommes à l'intérieur me jetèrent un bref coup d’œil méfiant avant de retourner à leurs occupations. Le vent marin souffla bientôt sur le navire, et je fermais les yeux pour mieux savourer l'instant... Cela faisait tellement longtemps que je ne l'avais pas senti ! L'embarcation s'éloigna rapidement du bord, portée par un vent favorable, qui gonflait nos voiles et mon cœur d'une joie indicible.

Cependant, un désir plus grand jaillit bientôt, et je me tournais vers Ariez pour guetter son accord. Accord que j'obtins d'un regard bienveillant. Sans plus attendre, je me dirigeais vers le bord... et je plongeais avec délice dans l'Océan. Les courants marins qui portaient le navire me prirent, et je m'abandonnais à leurs caprices, nageant avec eux, dans un but commun.

Je croisais toutes sortes de poissons, tous inconnus, mes vieux réflexes ne tardèrent pas à revenir, et je sillonnais la surface, de sorte qu'on ne pouvait voir que mon dos, à la façon des requins de l'Ancien Monde. Je bondis bientôt hors de l'eau pour jeter à Ariez un regard chargé de remerciements et de bonheur.

Ma vie avait enfin retrouvé un sens.
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Aventure #2 écrite Ven 23 Aoû 2013 - 11:28

Vaea semblait tellement heureux qu'elle l'était, elle aussi. Elle se souvenait de Glaheor, qui même sorti du temple semblait encore triste de sa condition d'invocation, se considérant surement l'égale d'un esclave. Certes elle n'avait jamais permis à Glaheor de voyager dans le monde comme il le voulait, mais elle n'avait jamais était exigeante ou cruelle. L'air frais des landes souffla sur ses habits, encore mouillée par son plongeon, elle sentit une vague de froid l'envahir, et se rapprocha de la fourrure chaude de Vaea pour se réchauffer, à la manière d'un poussin qui se collerait à son frère dans un nid. Elle avait heureusement des vêtements sec sur le bateau, et avait hâte d'y être pour se changer. Elle indiqua le chemin jusqu'au bateau à Vaea, on pouvait voir les voiles d'ici de toute façon, le temple de l'eau s'éloigna derrière eux tandis qu'on pouvait voir les marins s'agiter, se préparant à repartir.

Certains regardèrent Vaea avec un peu d'admiration et de peur, une créature d'une telle force pourrait tous les tuer sans laisser de trace. D'autres en revanche semblait assez indifférent, cela devait déjà avoir une invocation en leur possession, ou bien en voir assez souvent pour commencer à y être insensible. Ariez s'empressa de monter sur le bateau, devant le regard de Vaea, elle comprit ce qu'il voulait et lui permis de plonger dans l'eau, suivant ainsi le bateau à la nage.

De son coté elle retourna dans sa cabine, dans laquelle elle se débarrassa enfin de ses habits mouillés pour enfiler quelque chose de sec. Il ne restait dans son sac qu'une de ses robes, pas franchement pratique pour partir à l'aventure, mais il fallait bien qu'elle enfile quelque chose le temps que ses habits sèche. Elle enfila donc cette robe, attachée dans le cou et dont le tressage qui l'attaché à l'arrière laissait entrevoir son dos. En bas, la robe s’arrêtait au niveau du genou dans une cascade de froufrou et de dentelles. C'était une robe qu'elle adorait mais elle n'aimait pas beaucoup porter des habits la mettant autant en valeur sur un bateau rempli d'homme. Il lui semblait pour l'instant qu'elle n'avait pas beaucoup le choix et retourna sur le pont, les regards insistants se firent vite sentir et elle implora les Dieux de créer un jour des Hommes moins pervers.

Pour l'instant il lui semblait plus intelligent de ne pas montrer son mal être, cela ne ferait que grandir l'intérêt que certains matelot pouvait avoir pour sa silhouette. Elle alla à l'avant du bateau, suivant Vaea des yeux. Il semblait tellement à l'aise dans son élément qu'elle en oubliait qu'il était aussi possible de marcher sur la Terre ferme avec une étonnante assurance.

Un des matelots vint à sa rencontre, il lui annonça de la part du capitaine que le bateau allait faire escale cette nuit dans une petit ville en bordure du désert. La bas il pourrait se réapprovisionner, et sans doute faire la fête. Elle annonça que de son coté elle préférait rester sur le bateau, coupant court ainsi à toute invitation à aller danser, ou pire.


"Vaea ! Le navire s’arrêtera à un village portuaire près du désert pour cette nuit, ils vont sans doute passer par une taverne. Pourrais tu faire comprendre à quiconque voudrais m'inviter que je n'aime pas faire la fête ?"

Elle eut un sourire assez radieux, c'était saugrenue comme première demande, mais cela l'amusa de considérer Vaea comme un garde du corps, et elle se sentirait vraiment plus rassuré s'il pouvait rester près d'elle pour la nuit, être entourée d'une bande de marins imbibés d'alcool n'avait rien de rassurant.
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Aventure #3 écrite Ven 23 Aoû 2013 - 11:30

Perdu que j'étais dans la contemplation de cette nouvelle flore marine, je ne m'aperçus que le soir tombait que lorsque j'entendis ma maîtresse m'appeler du navire. Je relevais la tête aussitôt et profitais d'une vague assez haute pour remonter à ses côtés d'un bond. Ariez avait quitté ses habits sombres pour enfiler une robe particulièrement peu adaptée à un navire ou à l'action, mais qui cependant lui allait à merveille.

"Vaea ! Le navire s’arrêtera à un village portuaire près du désert pour cette nuit, ils vont sans doute passer par une taverne. Pourrais tu faire comprendre à quiconque voudrais m'inviter que je n'aime pas faire la fête ?"

J'eus un sourire carnassier quand je compris ce qu'elle voulait dire. Je me retournais vers les membres de l'équipage, dont le plupart reculèrent imperceptiblement. Ils étaient assez nombreux à vouloir "tenter leur chance", mais aucun n'avait l'air dangereux seuls. S'ils "tentaient leurs chance" en groupe cependant, je doutais de pouvoir tous les retenir. Tenter de les dissuader tranquillement me parut donc l'option la plus envisageable. Je m'assis sur mes pattes arrières avant de parler.

- Je ne suis pas sûr que vous aillez envie de me servir de dîner, aussi je vous demanderais poliment de reculer et de laisser ma maîtresse tranquille. Ce sera mon premier et dernier avertissement.

Obéissants plus à l’imminence de l'arrivée au port qu'à mon intervention, le groupe finit par se dissiper. Cependant, il était inutile de se voiler la face : ces marins étaient plus sensibles aux actes qu'aux paroles. Je n'aimais pas vraiment l'idée de me battre, surtout dans un espace aussi confiné qu'un bateau, mais si la vie d'Ariez était en jeu, je ne reculerais devant rien.

Cependant deux hommes restèrent, discutant à voix basse et regardant d'un œil un peu trop insistant mon invocatrice. Je grognais en montrant les crocs, ce qui finit par convaincre l'un d'entre eux à partir. Le second, plus massif et apparemment moins impressionnable que son congénère, resta et s'adressa directement à moi :

- Si tu crois qu'tu m'fais peur, dit-il d'une voix traînante. J'ai tué pas mal de Lupus dans les montagnes, et ils étaient bien plus forts qu't'en a l'air. Alors laisse-moi passer.

- Ça, je ne crois pas, répliquais-je en grondant.

Comme il s'avançait un peu trop hardiment, je me propulsais sur lui en le faisant tomber à terre, une patte sur sa main droite pour l'empêcher de sortir son couteau, et sa gorge entre mes crocs. Le sentant abandonner toutes velléités de combat, je le relâchais en reculant doucement, le poil hérissé et grondant toujours. Le marin se releva tant bien que mal et s'en alla en courant. J’espérais ne pas avoir provoqué un début de combat, mais il fallait leur montrer que je ne serais pas sans ressources lors d'une éventuelle bataille.

Je me retournais vers Ariez qui m’adressa un sourire de remerciement. Puis elle commanda un dîner à un matelot qui avait l'air d'avoir un peu plus peur de moi que les autres afin de le dissuader de faire quoi que ce soit d'autre que d'apporter de la nourriture.

Lorsque ce fut fait, la majorité des hommes d'équipage étaient descendus et je pouvais entendre d'ici les éclats de voix provenant de la taverne. Je laissais Ariez manger pour camper devant sa porte, attentif aux sons et vigilants aux mouvements dansant dans l'obscurité du navire.

Si ma première mission était de protéger ma maîtresse, il était hors de question que je laisse un soudard pénétrer dans cette cabine. Je n'excluais pas la possibilité qu'ils essaient de revenir, l'alcool les rendant courageux -ou inconscients. En tout cas, si jamais ils s'y risquaient, je les attendait de pied ferme.


Je suis infinie, je suis partout, je vous encercle, je vous suis éternelle.
De tout temps, j'ai existé.
De tout temps, mes profondeurs abyssales vous ont attiré.
Je suis la source de ce que vous appelez la vie.
Je suis la mer.
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Aventure #4 écrite Ven 23 Aoû 2013 - 11:31

Le groupe de marin ne semblait pas prêt de se laisser dissuader, Ariez songea que ces gens étaient étranges. Sur la mer, là ou il n'y a plus les lois, cela rendait-il fou ? Ils semblaient n'avoir aucun savoir vivre, aucune delicatesse, et être près a pas mal d'atrocité pour approcher la belle paire de jambe d'Ariez. Elle savait qu'elle était jolie, elle en profitait souvent dans son rôle de vendeuse, et elle savait que ses habits actuels faisaient qu'on ne pouvait voir qu'elle, si elle avait été plus intelligente, elle aurait prévu des haillons dans son sac comme habit de rechange, ce serait couverte de guenille et n'aurait pas eut de problème...

L'arrivée de Vaea sur le bateau calma un peu les choses, beaucoup de marins ne voulaient pas se risquer à sa morsure, et ils quittèrent calmement la partie, d'autres affichés une lueur de défi dans le regard, et l'un deux persista même à vouloir s'approcher, Vaea du en venir aux griffes, se jetant sur lui pour le faire renoncer. Ce n'était décidément pas normal, se frotter à une invocation pour une femme ? Ça ne venait ni d'un excès de courage (voir de témérité) mais plutôt de la folie. Vraiment très étrange... Cependant Ariez n'avait rien à craindre, Vaea gardait la porte. Par mesure de précautions, elle jeta aussi un œil aux fenêtres de sa cabine, aucune n'était ouverte, elle pouvait donc manger tranquillement, et baisser sa garde. C'était du poisson, bien sur, peut être péché aujourd'hui, elle l'espérait car un plat pas frais la rendrait surement malade, ce dont elle n'avait certainement pas besoin.

Quand elle eut finit, le petit moussaillon qui se chargeait de lui apporter son plat lui proposa un verre de vin, elle accepta bien gentiment. Elle trouva la couleur un peu étrange, aussi se permit-elle de le sentir avant de le boire, on était sûr de rien, elle n'avait pas vu le moussaillon la servir, il aurait put mettre quelque chose dans son verre. Cependant elle sentit une odeur irrésistible, qui n'était pas proche du tout de celle du vin, mais elle ne put s’empêcher de boire, déjà sous le charme d'un maléfice. Elle bu tout d'une traite, et sentit quelque chose changer en elle. Outre ces yeux qui s'éclaircir légèrement pour devenir encore plus vert, elle sentit son comportement changer, et ressentit une grande attirance pour ce petit moussaillon d'au moins 5 ans son cadet qui l'avait servit. Elle lui fit du charme en lui proposant un verre, il répondit d'une voix tremblante que non, lui ne buvait pas, et le petit partit à toute vitesse de la cabine.

Ariez se redressa, et s’avança vers Vaea, qui n'avait sans doute pas tout vu à ce qu'il c'était passé, trop occupé à repousser l'avance des quelques matelots, pas encore partie à la taverne, eux aussi sans doute poussé par ce drôle de maléfice à rechercher toute sorte de plaisir. Arrivée au niveau de Vaea, elle lui murmura à l'oreille, avec un ton beaucoup trop aguicheur pour que cela lui ressemble :

"Quel dommage que tu ne sois pas humain, on aurait pu faire tellement de chose ensemble."

Affichant un sourire carnassier, elle regarda de chaque coté du pont, il semblait qu'il n'y ai plus qu'une personne qui refuse toujours d'aller à la fête pour s'approcher d'elle, d'un geste de main elle empêcha Vaea d'intervenir, et laissa ce marin s'approcher. Le regardant avec dédain, et presque avec haine, tenter pathétiquement de l'inviter, il finit par lui voler un baiser. Elle le gifla dans les règles de l'art, n'ayant peut être pas perdu toute sa tête

"Pathétique créature, tu ne mérites même pas de me regarder."

Elle appuya ses paroles par un coup de pied bien placé, et le regarda avec satisfaction se tordre de douleur, avant de continuer sa route, qui semblait allait droit jusqu'à la taverne.
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Aventure #5 écrite Ven 23 Aoû 2013 - 11:32

Le mousse ressortit presque en courant de la cabine d'Ariez. Je souris en pensant que ce pauvre garçon avait dû tenter sa chance, et apparemment mon invocatrice lui avait fait plus peur que moi. En attendant, peu étaient les marins qui avaient osé revenir, et ma garde commençait donc calmement.

La porte de la cabine se rouvrit, et, avant que j'ai eu le temps de me retourner, Ariez me susurra à l'oreille :

"Quel dommage que tu ne sois pas humain, on aurait pu faire tellement de chose ensemble.

Surpris, et mettant d'abord cela sur le compte de l'inexpérience de la jeune femme en matière d'alcool, je m'aperçus rapidement que quelque chose n'allait pas. Sa voix avait changé, et dans ses yeux brillaient une lueur inquiétante...

- Ariez, commençais-je, tu es sûre que ça va ? Tu devrais peut-être aller te coucher, tu n'as vraiment pas l'air dans ton état normal...

Autant parler à un mur. Comme si elle ne m'avait pas entendu, elle s'approcha de l'un des derniers marin à bord, en me faisant signe de rester où j'étais. L'homme, d'abord surpris, enchaîna les manœuvres maladroites et grossières pour tenter de l'inviter, puis il décida que les actes comptaient plus et embrassa Ariez, qui le repoussa violemment d'une claque. En le voyant agresser ma maîtresse, mon sang ne fit qu'un tour, et je me précipitais pour l'aider, mais je stoppais net en l'entendant parler.

- Pathétique créature, tu ne mérites même pas de me regarder.

Elle lui envoya ensuite un coup de pied qui le fit gémir de douleur. Puis elle s'avança vers le rivage, marchant gauchement comme si elle ne contrôlait pas tout son corps.

D'accord, je ne connaissais Ariez depuis moins d'une journée, mais je pensais avoir à peu près cerné son caractère global, et son attitude de cette soirée me laissait perplexe. D'abord elle m'avait prié de la débarrasser des prétendants, puis, elle agissait comme l'un d'eux. Les Dieux ne pouvaient avoir créé des Humains aux caractères si changeants, si différents de tous ceux que j'avais pu connaître par le passé ! Non, décidément quelque chose n'allait pas.

Et je n'avais pas le temps d'enquêter, Ariez semblait vouloir se diriger directement vers la taverne, et de faire quelque chose qu'elle regretterait par la suite. Elle m'avait donné l'ordre de la protéger, et je comptais bien remplir ma mission au maximum de mes capacités. Par les Dieux ! Je la protégerais même si elle devait se sauver dans une forêt.

Je bondis alors et la rejoignis en de grandes foulées alors qu'elle atteignait le ponton. L'anxiété causée par la proximité de la terre ferme s'évanouit avant même de se faire sentir, remplacée par le Devoir.

- Désolé Ariez, mais c'est pour ton bien.

Sur ce, je sautais sur elle, l'entraînant avec moi dans l'eau glacée du port. Je la ressortis très vite en la traînant sur le ponton.

- Ça va mieux maintenant ? demandais-je, une pointe d'appréhension dans la voix, en songeant soit à ce qui avait bien pu lui arriver, soit à l'énorme bourde que je venais peut-être de commettre.


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Aventure #6 écrite Ven 23 Aoû 2013 - 11:33

Ariez n'avait plus le contrôle de son propre corps ou de ses mots, elle se voyait faire des choses ou penser à faire des choses auxquels elle n'aurait jamais songé un seul instant par le passé, elle se sentait comme dans un cauchemar. Encore consciente, quelque part, elle n'arrivait cependant pas à reprendre le contrôle et se sentit l'égal d'une marionnette, et le marionnettiste n'était autre qu'une espèce de pulsion violente et animale, qui l'obligeait à agir comme une brute, comme une barbare, cherchant à faire du mal pour assouvir son propre plaisir.

Elle se sentit poussée dans l'eau mais cela n'eut pas d'effet, si ce n'est peut être de la mettre très en colère contre Vaea. Les derniers habits sec qui lui restait se trouvaient à présent complètement trempés, cette eau glacée associée au vent froid de la nuit, aucun doute qu'elle allait tomber malade. Son allure, la chevelure gorgée d'eau, retombant en désordre sur son visage, sa robe complètement trompée, perdant ses formes pour coller à celle d'Ariez, associée à son regard menaçant, lui donnait des petits air de furie sortit droit des profondeurs de la mer.


"Comment oses-tu ! Stupide animal !"


Elle s'avança vers lui et leva la main comme pour le frapper, mais s’arrêta au dernier moment, semblant en plein conflit avec elle même, comme si la petite voix d'Ariez, la vraie, encore présente quelque part, dissuadée cette espèce de double maléfique de lui faire du mal.

"Tu ne mérites même pas qu'on te punisse, peut-être aurais-je du te laisser dépérir dans ton temple"

Elle essora sa robe et ses cheveux comme elle le put, toujours sous l'emprise du maléfice. Ne plus être présentable ne semblait pas vraiment être un problème, et se rendre dans la taverne semblait toujours être son but. Elle lâcha un "pousse toi" et continua sa route. Elle aurait pu donner à Vaea n'importe quel ordre fou, comment aurait-il réagit ? Il aurait sans doute dû obéir, et la vraie Ariez utilisait toute la conscience qu'il lui restait pour empêcher ce double d'ordonner par exemple à Vaea de ne pas intervenir, ou pire, de l'aider à aller jusqu'à la taverne. Pour l'instant il n'était soumis à aucun ordre, si ce n'est celui de tout à l'heure de la protéger, aussi allait-il devoir trouver une autre ruse pour la stopper sans lui faire de mal.
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Aventure #7 écrite Ven 23 Aoû 2013 - 11:34

Dès qu'Ariez se releva, je compris que j'avais manqué mon coup. Dans ses yeux brillaient une étincelle de colère qui me fit froid dans le dos.

"Comment oses-tu ! Stupide animal !

D'accord. J'avais vraiment manqué mon coup. Elle s'avança vers moi, la main tendue en ce qui allait être une gifle. Je baissais la tête, attendant le coup. Qui ne vint pas.

- Tu ne mérites même pas qu'on te punisse, peut-être aurais-je du te laisser dépérir dans ton temple

Puis elle continua sa route en me commandant de m'écarter. J'étais toujours aussi déterminé à l'aider, mais je ne savais trop que faire. Ces paroles résonnaient toujours durement en moi, me prouvant ainsi que la méthode forte n'était pas la bonne. Je décidais donc de faire ce pour quoi j'étais plus doué, c'est-à-dire, parler.

- Ariez... je commençais, hésitant. Je sais que tu m'entends. Je ne sais pas ce que tu as, mais tu n'es pas dans ton état normal... Je sais qu'on ne se connait pas depuis longtemps, mais tu ne ressembles en rien à la Ariez qui m'a délivré. Et au fond de toi, tu le sais. Alors je ne parle pas à toi, celle qui a pris sa place, mais à l'autre. Ariez... reviens... Je t'en conjures, reprend le contrôle de toi-même !

Tout en marchant, nous nous étions dangereusement rapproché de la taverne. On pouvait déjà sentir l'odeur rance qui en s'échappait. Ariez avait la main sur la poignée de la porte, mais semblait hésiter..

- Ariez ! Tu n'as pas envie d'ouvrir cette porte. Bat toi. Je ne sais pas comment je peux t'aider, mais je ferais de mon mieux.

Elle n'avais toujours pas bougé. Je m'approchais encore, jusqu'à me coller contre elle, la faisant profiter de ma chaleur. Puis je plantais mes yeux droit dans les siens, jusqu'à me perdre dans cet océan émeraude.

- Si tu franchis cette porte, ce sera seule.

Je frissonnais en prononçant ces dernières paroles, pourtant ce n'était pas à cause du vent.

- Reviens...


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Aventure #8 écrite Ven 23 Aoû 2013 - 11:35

Vaea semblait vouloir tenter de raisonner Ariez par les mots, cette idée lui venait sans doute du fait qu'au fond d'elle, elle était encore là, encore la même, regrettant à cet instant chaque chose qu'elle se voyait faire. Mais reprendre le contrôle sur son esprit n'était pas simple, elle se sentait comme dans un rêve, incapable d'agir sur ce qu'elle voyait, mais aussi incapable de se réveiller....

Elle entendit Vaea lui parler, et au fond d'elle, cela lui fit mal, il annonçait plus ou moins que face aux choix qu'elle faisait actuellement, elle serait seule à en assumer les conséquences, il ne l'aiderait pas. Peut-être mentait-il, mais s'il pensait ce qu'il disait, comme une vengeance au mal qu'elle lui avait fait ses derniers instants, alors sa situation devenait dangereuse... elle ne le connaissait pas encore suffisamment pour savoir, pourtant, son "double" répondit pour elle, avec une assurance insolente :


"Tu ne penses pas un mot de ce que tu dis, si j’emprunte ce chemin, tu me suivras comme un bon chien ! Tu as bien trop peur qu'il m'arrive une chose qui serait fatale à ta liberté pour me quitter des yeux."

Était-ce une parole vraiment haineuse, ou l'influence de la vraie Ariez qui conjurait (d'une façon certes assez étrange) Vaea de surtout rester près d'elle ? Nul ne saurait dire quelle facette d'elle parlait, qui disait quoi, quels étaient les sous entendus. Même pour un fils d'Aqua, c'était difficile de cerner une telle situation. Ariez, malgré son drôle d'état, parlait de façon très claire et réfléchie, ses paroles avaient du sens, elle n'était pas irrationnelle. Son comportement actuel était peut être tiré de sentiments enfouis, inavouable ? Et si elle considérait vraiment, au fond d'elle, dans une partie sombre de son esprit, que Vaea n'était qu'un animal à son service ? Et si quelque part, au fond, elle voulait vraiment noyer sa solitude dans cet océan de débauche que représentait cette taverne ? Ou bien alors, le poison la forçait à agir complètement différemment... encore une question difficile à régler, mais là n'était pas le plus important pour l'instant. Par ce maléfice qui la transformait en une femme cruelle et sans scrupule, elle brisait toute l'image de maitresse à l'écoute, gentille, d'amie qu'elle avait voulu forger avec Vaea...

Sa main se posa sur la poignée de la porte de l'auberge, et alors qu'elle voulut ouvrir, une serveuse en panique, les vêtements presque arrachés, s'enfuit se cette ambiance trop délurée avant que mal ne lui soit fait. En s'enfuyant, elle percuta Ariez qui se cogna la tête en tombant, et fut ainsi étourdie sous le coup de la douleur, la brutalité du choc l'obligea pour le moment à rester immobilisé par terre, laissant un petit répit à Vaea.
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Aventure #9 écrite Ven 23 Aoû 2013 - 11:36

Ariez hésita un instant puis répondit d'un ton sec et cuisant :

"Tu ne penses pas un mot de ce que tu dis, si j’emprunte ce chemin, tu me suivras comme un bon chien ! Tu as bien trop peur qu'il m'arrive une chose qui serait fatale à ta liberté pour me quitter des yeux.

D'accord. En entendant ces paroles, je compris deux choses : la première, c'est que je n'avais pas réussi à la faire revenir. La seconde, et de loin la plus désagréable, c'était qu'elle me tenait... Parce que je ne pouvais pas l'abandonner.

Je m’apprêtais à répliquer, quand Ariez tourna la poignée. J'émis un grognement inarticulé et me préparais à bondir pour l'empêcher d'entrer, quand la porte s'ouvrit à la volée sur une serveuse apparemment en proie à la panique qui bouscula ma maîtresse, me laissant le temps de m'interposer face à ses poursuivants.

Je n'avais pas le choix. Le premier arrivant se prit une griffe en travers du visage. Ce qui attendait les suivants était pire.

Je n'avais pas utilisé ma magie depuis mon emprisonnement, mais je savais qu'elle était encore là, quelque part, affaiblie certes, mais toujours prête.

- Grêle... je murmurais.

Aussitôt de fins grêlons jaillirent de ma gueule et pénétrèrent dans la Taverne en trombe, faisant tomber les quelques humains qui tentaient de sortir. J'entendis quelques hurlements, j'en avais blesser quelques uns, mais ils reviendraient. Il fallait donc les en empêcher.

- Larme, dis-je en fermant la porte. Une fois celle-ci bien mouillée, je répétais :
Grêle...

La porte devint rapidement glaciale, et elle fut ainsi scellée. Je savais que ça ne les retiendraient que le temps qu'ils comprennent que sortir par les fenêtres était également une option, mais ça me laissait un peu de plus de répit. Je me retournais vers mon invocatrice, et je fus agréablement surpris de voir la jeune serveuse en train de se confondre en excuse auprès d'elle.

Même si Ariez ne l'écoutait pas, la serveuse l'empêchait efficacement de rejoindre la taverne. Au moins pour un temps.

- Il faut que vous m'aidiez ! dis-je à la serveuse qui releva craintivement la tête. Elle aussi a subi le sort qui a rendu ces hommes fous. Aidez-moi à la sortir de là...

La jeune femme acquiesça et je saisis l'épaule d'Ariez entre mes crocs, en tentant de faire le moins de mal possible, puis nous la tirâmes à l'écart. Je ne voyais pas où nous allions, et tous nos mouvements étaient contrariés par Ariez qui se débattait, mais pas une fois je ne la lâchais.

Au bout d'un certain temps, je m'arrêtais, la taverne étant à une distance assez respectable, et l'obscurité nous cachant à d'éventuels poursuivants. Je la lâchais, et elle tomba à terre. Je remerciais d'un hochement de tête la serveuse, qui ne partit pas néanmoins.

Maintenant que le problème de la taverne était réglé pour un temps au moins, restait celui de rendre à Ariez sa vraie personnalité...


(Mana = 15)


Je suis infinie, je suis partout, je vous encercle, je vous suis éternelle.
De tout temps, j'ai existé.
De tout temps, mes profondeurs abyssales vous ont attiré.
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Aventure #10 écrite Ven 23 Aoû 2013 - 11:37

Ariez se débattait bien, risquant de se blesser avec les crocs de Vaea qui la tenait, et alors qu'elle résistait bien qu'elle sache que Vaea était beaucoup plus fort qu'elle, (et que donc elle ne pouvait que s'épuiser pour rien ) elle songea qu'il faudrait qu'elle demande à Vaea s'il ne trouve pas ça handicapant de ne pas avoir de mains. Cette pensée totalement hors contexte témoignait peut-être d'un léger retour à la normale, c'était typiquement le genre de pensée qu'Ariez pouvait avoir en temps normal, et alors qu'elle réfléchissait sur la question, se mettant à la place de son invocation, elle arrêta progressivement de se débattre. Cependant même si dans ses pensées, il commençait à y avoir moins de débauche et plus de questions existentielles, à son regard on voyait qu'elle n'était pas encore tirée d'affaire. Pour preuve, elle insulta la serveuse, elle la traita de tous les noms pour avoir osé la toucher.

La serveuse, qui avait vécu le phénomène de l'intérieur de la taverne, semblait mieux comprendre ce qu'il se passait, car timidement, elle dit à Vaea :


"Je... je pense que le capitaine y est pour quelque chose. C'était le seul de l'équipage à ne pas être atteint, il a perdu le contrôle de ses hommes et s'est caché dans la réserve, au sous sol."

Le capitaine avait sans doute du droguer ses hommes pour leur faire passer une meilleure soirée, plus folle et plus insouciante. Soit il n'avait pas fait affaire avec un marchand honnête, ou alors il n'avait pas su doser le produit. Quoi qu'il en soit, s'il était la cause de ce désastre, il pourrait sans doute connaître le remède, peut être était-il la clef pour rendre rapidement à Ariez sa vraie personnalité.

"Vaea, en tant que ton maitre, je t'ordonne de me venger !"


Ariez afficha un sourire maléfique, contraindre Vaea à faire du mal semblait lui apporter un grand plaisir sadique. La serveuse regarda l'invocation, inquiète. Elle n'avait pas expressément demander de le tuer, c'était déjà ça pour Vaea qui n'aurait pas obligatoirement à ôter la vie d'un homme, si tôt après sa libération, mais si Ariez commençait à donner des ordres à Vaea, dans son état actuel, il ne pourrait qu'être au service de ses mauvaises intentions. La serveuse suggéra, en espérant que le fils de l'eau ne le prenne pas mal, que le mieux qu'il pouvait faire pour l'instant était de ligoter et de bâillonner Ariez. Elle avait parlé sur un petit ton, presque inaudible, pour éviter qu'Ariez n'entende et ne se révolte contre cette idée. Une fois l'armurière neutralisée, s'occuper de la guérir serait plus facile.
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Aventure #11 écrite Ven 23 Aoû 2013 - 11:37

Ariez cessa peu à peu de se débattre, mais elle continua à insulter la serveuse jusqu'à ce qu'on la lâche. Maintenant qu'on avait tiré Ariez hors des mains des matelots, je ne savais trop que faire pour guérir ma maîtresse. La serveuse me regarda un moment avant de prendre la parole :

"Je... je pense que le capitaine y est pour quelque chose. C'était le seul de l'équipage à ne pas être atteint, il a perdu le contrôle de ses hommes et s'est caché dans la réserve, au sous sol."

Une colère froide s'empara de moi, mais je la chassais rapidement. Je ne devais pas céder à de telles facilités. Le capitaine était peut-être coupable, certes, mais je devais avant tout me calmer et réfléchir calmement à la situation. Si il s'avérait que c'était effectivement à cause de lui que la nuit s'annonçait cauchemardesque, il devrait en répondre. Mais je n'en serais pas le bourreau. Ce sera à Ariez d'annoncer son châtiment, une fois qu'elle se serait remise bien entendu. J'en étais là de mes réflexions quand mon invocatrice, qui avait tout entendu, lança d'un ton satisfait :

- Vaea, en tant que ton maitre, je t'ordonne de me venger !

Je la regardais, et son sourire ne me disait rien qui vaille. Néanmoins sa phrase était claire. C'était un ordre. Et, même si elle n'était sûrement pas dans son état normal, je lui avais promis de suivre ses directives, quelles qu'elles soient. Je n'avais pas le choix... Je lui adressais un regard triste, et me retournait vers la serveuse qui chuchotait hâtivement quelque chose sur ligoter et bâillonner ma maîtresse. L'idée qu'elle ne puisse pas me donner d'autres instructions néfastes...

- Bâillonne-la et reste avec elle, je chuchotais. Ligote-la si nécessaire. Moi je vais chercher le capitaine, pour qu'il nous donne quelques explications. On n'a pas le choix. Je ne peux pas la guérir... Reste bien avec elle, et ne la laisse pas partir s'il te plaît. Ariez, je t'en supplie, reste là, dis-je en parlant d'une voix forte et me retournant vers elle. Je vais revenir, avec le capitaine. On va te tirer de là...

Je regardais une dernière fois le duo, en voyant que déjà la serveuse préparait un bâillon dans son dos, et je m'en fus.

Je fonçais en direction des effluves marines, qui me mèneraient droit à la taverne. Les picotements que je ressentais chaque fois que je touchais le terre ne me ralentirent pas, bien au contraire. Cependant, j'arrivais bientôt sur le ponton, le bateau était toujours là, mais il n'y avait personne aux alentours, et aucune lumière. Je repérais la taverne, plongée dans une obscurité inquiétante, et m'avançais. La porte avait été sortie de ses gonds, et la plupart des vitres étaient cassées.

Je pénétrais doucement à l'intérieur, pour marcher aussitôt sur des débris de verre et de meubles divers. Personne. A part deux cadavres sanglants. Je m'approchais d'eux, craignant de les voir criblés à mort de grêlons, mais ça n'était pas le cas. Au contraire, ils semblaient avoir été tous deux poignardés. Je fouillais de fond en comble la taverne, mais ne trouvais pas âme qui vive. Ne retardant plus l'inévitable, je descendis au sous-sol, craignant de trouver le capitaine assassiné lui aussi.

Il ne l'était pas. Caché derrière des tonneaux, je l'entendis plus que je ne le vis, tant il était bien dissimulé. Je basculais le tonneau, le laissant apparaître. Il tremblait de tous ses membres et faillit se jeter sur moi. Je le bousculais, le faisant tomber à terre.

- Dis-moi ce qui s'est passé, et vite humain.

- Mais...je.. C'était juste censé être une fête... ça ne devais pas se passer comme ça, croyez-moi ! Oh, mon Dieu... Mes marins, mes marins...

Je lui demandais d'une voix blanche où se trouvaient ses hommes maintenant, et la réponse fut celle que je ne voulait pas entendre.

- ...Mais... A la recherche de votre maîtresse, bien sûr.


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Aventure #12 écrite Ven 23 Aoû 2013 - 11:38

Vaea partait en quête du capitaine, dans l'espoir de ramener avec lui un remède pour Ariez. Elle avait avalé le produit qui la rendait ainsi, alors il semblait normal que ce produit finisse par être éliminé par son organisme, digéré, sans doute. Mais connaissant le temps nécessaire à la digestion, il n'était pas question d'attendre, elle n'était pas sous l'emprise de ce maléfice depuis une heure qu'elle avait déjà dit à Vaea beaucoup de méchanceté, et qu'elle l'avait incité à faire le mal, il fallait que cela cesse.

Vaea partit donc en laissant les deux femmes derrière lui, la serveuse eut assez de mal à contenir la fureur de Ariez, elle l’empêcha tout d'abord de parler avec un bâillon, et la supplia de se faire plus discrète, dans leur intérêt à toutes les deux. Finalement, de longue minutes passèrent, Ariez arrêta de se débattre et de hurler dans son bâillon, et commença finalement à faire ce qui semblait être des avances à la serveuse. Le produit ingéré semblait ne pas donner de limites aux envies des victimes, passant outre les gouts sexuels, créant chez Ariez un penchant d'habitude inexistant d'invocatiophilie (elle avait soufflé quelques mots doux à l'oreille de Vaea), et d'homosexualité. La serveuse finit donc par ligoter les mains de Ariez, ayant tout de même l'intelligence d'esprit de lui laisser les pieds libres, au cas ou il faudrait s'enfuir. Devant l'importance de cette entrave, Ariez recommença à se débattre, tentant de se débarrasser de son bâillon et gesticulant dans tous les sens. Elle finit par les faire remarquer... Le groupe de marins finit par se diriger vers elles, il semblait qu'ils avaient pu échapper à la vigilance de Vaea.

La serveuse devait assurer la protection de Ariez et sa propre protection, effectivement Ariez était une totale inconnue, et sur le coup, elle ne pouvait nier qu'elle assurait sa protection par peur des représailles que son invocation pourrait lui faire subir. Elle réfléchit rapidement, et il lui sembla que le seul endroit pour être en sécurité pour le moment était le bateau, discrètement, elle emmena Ariez sur le bateau, lui prétextant pour la faire suivre qu'elle connaissait un cuisinier sur le bateau qui était le plus beau des hommes, et qu'il avait sa réserve personnel de vin dans ses cuisines. Les marins les virent s'enfuir au loin et se mirent à courir à leur poursuite.

Elle grimpèrent sur le bateau, et la serveuse fit tomber la planche de bois qui relié le bateau au port. Elle ne savait pas comment naviguer, il lui était impossible de s'éloigner de la rive, et elle vit au loin les matelots arriver en riant et en criant. Ariez de son coté semblait prête à se jeter dans la mer pour les rejoindre, aussi la serveuse décida t'elle de s'enfermer avec elle dans les cales. Là, quelques moussaillons parfaitement sobre furent informé de la situation et voulurent bien l'aider à se barricader.

Pendant ce temps, le flot de marins ivres atteignit le bateau, on sentait celui ci se faire secouer par la vingtaine de marin fou. La serveuse ne sut comment, mais ils avaient trouvé un moyen de monter sur le bateau, l'un d'eux avait sans doute une corde qui leur avait permis de grimper. Ils ne leur restaient qu'a trouver l'endroit ou ils étaient cachés, et qui sait ce qui allait leur arriver... Bien vite, des matelots foncèrent dans la porte dans l'espoir de la faire voler en éclats, porte derrière laquelle la serveuse, Ariez, et 3 mousses étaient cachés, tentant tant bien que mal de faire tenir la porte dans ses gongs.
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Aventure #13 écrite Ven 23 Aoû 2013 - 11:39

Je bondis sur le capitaine, mes griffes en travers de sa gorge.

- Par où sont-ils allés ? Dis-le-moi, et vite !

-...Mais je ne sais pas ! Je suis resté caché ici, sinon ils m'auraient tué aussi...tué...

- Lâche ! criais-je en lui frappant la joue gauche, laissant une fine estafilade de sang. Tout ce qui est arrivé est ta faute ! Je devrais te tuer, maintenant, mais j'ai encore besoin de toi, dis-je en grondant. Donne-moi l'antidote à ton poison et je t’épargnerais peut-être.

- Je ne l'ai pas... Il est dans ma cabine, sur le bateau...

Il avait à peine fini sa phrase que déjà je me ruais dans l'escalier. Je bondis hors de la Taverne et m'arrêtais pour réfléchir le plus calmement possible à la situation : premièrement, Ariez était en danger immédiat. Deuxièmement, l'antidote étant sur le bateau, j'aurais du mal à le récupérer, n'étant pas pourvu de mains comme les Humains. La réponse venait donc d'elle-même, je devais d'abord secourir Ariez et la serveuse, puis foncer sur le navire pour récupérer la potion.

Je me hâtais vers la colline, mais je ne les trouvais pas. Terrifié à l'idée qu'elles aient pu se faire attraper, c'est tout juste si j'entendis les rires gras des marins plus loin, vers le port. Je m'y rendis donc en courant, pour voir grimper à bord par les amarres les derniers soudards. Je sautais à l'eau, et son contact glacé me fit reprendre quelques forces. Je me hissais grâce aux cordages ventraux et atterrit sur le pont principal.

Haletant après mes différentes courses, je reprenais doucement mon souffle en avançant silencieusement dans le navire. Les quolibets des marins et leurs cris me guidèrent plus facilement qu'un feu de forêt. J'arrivais donc dans l'étroit couloir où les marins ivres tentaient de défoncer la porte menant à la cale.

Ils étaient vingt et un, dont cinq étaient occupés à défoncer la porte. Deux d'entre eux étaient largement bâtis et me poseraient problème. Les autres étaient plus fins et plus fragiles. J'étais donc largement en infériorité numérique, mais je pouvais espérer que la plupart des jeunes marins ne tiendrait pas le choc d'une bataille dans un espace si réduit.

Je leur lançais un cri de défi en m'approchant doucement. Un matelot assez jeune, se croyant sûrement invincible, courut vers moi en hurlant. Un coup de griffe l'arrêta, puis je le bousculais contre la cloison, ce qui acheva de l'assommer. Ce fus comme une explosion. Ils se précipitèrent tous sur moi, oubliant toute prudence. Pour la troisième fois de la soirée, je lançais un sort de Grêle, ce qui en énerva certains, en faisant tomber d'autres.

Puis ils furent sur moi. La mêlée s'engagea et devint très vite incompréhensible. Je n'avais conscience que de griffer, de ruer, et de mordre. Je pris une multitude de coups, mais heureusement pour moi, certains se frappaient entre eux sans le savoir. Au bout d'un temps, je pus enfin relever la tête sans être frappé. Je gémis doucement en me remettant sur mes pattes. Ma vision était quelque peu trouble, mais je pu voir que la plupart de mes adversaires avaient pris la fuite, en laissant douze des leurs sur le carreau, assommés. Du moins, j’espérais qu'ils soient assommés.

Cependant, se releva l'un des deux grands marins. Il avait dans sa main un couteau et il s'approcha doucement, titubant parfois. Il n'était pas en meilleur état que moi. Mobilisant mes dernières forces, je me jetais sur lui. Je ne tentais ni de le mordre, ni de le griffer. Je comptais sur mon poids, et cela fonctionna. L'homme s'écrasa sous mes 80 kilos et j'entendis plusieurs os craquer.

Je me dirigeais doucement vers la porte, le manche du couteau dépassant de ma poitrine. Je ne sentais même pas la douleur, juste une extrême lassitude.

- Ouvrez... L'antidote est dans la cabine du capitaine...

Je plissais les yeux et glissais lentement le long de la cloison du navire.

( Mana = 13)


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Aventure #14 écrite Ven 23 Aoû 2013 - 11:39

La serveuse et les moussaillons faisaient tout ce qu'ils pouvaient pour contenir les marins à l'extérieur, ils plaçaient tout ce qu'ils trouvaient devant la porte, pour renforcer la porte et éviter qu'elle ne cède. On se serait cru à la fin d'un roman d'horreur, ou les héros, après avoir échappé à tous les dangers, ce faisait rattraper par une horde d'humain désireux de les tuer, et n'avait plus qu'à attendre le moment douloureux de leur mort, leur destin étant déjà celé.

Mais alors qu'ils commençaient à tous perdre espoir, ils entendirent un cri de bête, et la serveuse comprit que c'était le retour de l'invocation d'Ariez, venu pour secourir sa maitresse, et sans doute en possession de l'antidote. On entendit des bruits de luttes, des coups, des hurlements, des os brisés, on ne saurait dire qui gagnait, et d'un coup, ce fut le calme plat. Plus un bruit ne fut perçu de l'autre coté de la cale. La serveuse tremblait de peur, et sursauta quand Vaea leur parla à travers la porte, il indiqua l'emplacement de l'antidote. Depuis le début, il se trouvait dans le navire ! C'était un comble !

La serveuse, aidée par les moussaillons, fit voler les tonneaux et planches qui les empêchaient de sortir, puis elle ouvrit la porte dans un grand fracas, et vit l'invocation, blessée, entourée d'une marre de sang, effondrée dans l'étroit couloir. Elle passa entre ses pattes pour rejoindre en courant la cabine du capitaine, sans prendre le temps d'observer l'horreur du champs de bataille. Elle fouilla toute la cabine et mit quelques minutes avant de trouver l'antidote, elle fit le chemin inverse, retrouvant cette Ariez sur qui elle avait promis de veiller, elle la força à boire l'antidote, puis la détacha. De la, la serveuse estima qu'elle avait rempli sa mission, et ne prenant pas le temps de voir si l'antidote faisait effet, elle s'enfuit à toutes jambes de ce navire infernal, suivit de près par les moussaillons. Ariez resta quelques instants sans bouger, les yeux fermés, semblant reprendre connaissance.

Quand elle rouvrit les yeux, elle était parfaitement redevenue elle même, et se souvenait de tout ce qu'elle avait fait sous l'emprise du poison. Les larmes lui montèrent aux yeux, et quand elle vit Vaea écroulé sur le sol, elle courut vers lui et prit sa tête entre ses bras.


"Pardonne moi Vaea ! C'est ma faute !"

Ne retenant pas ses sanglots, ses larmes coulèrent le long de ses joues pour s'écrouler sur le corps blessé de Vaea. Elle vit le poignard qui lui perforé la poitrine, et décida de s'improviser infirmière pour aider Vaea à se soigner. Elle partie immédiatement dans sa cabine, dans laquelle elle avait mis une petite trousse de secours. Elle retourna auprès de Vaea, et enleva le couteau. Elle prit toutes les compresses qu'elle avait et tenta comme elle le put de faire stopper l'écoulement du sang.

"Dis moi ce que je dois faire ...."

Murmura t-elle, désespérée, les mains couvertes de sang.
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Aventure #15 écrite Ven 23 Aoû 2013 - 11:39

C'est tout juste si je vis la porte s'ouvrir, et une ombre en jaillir dans un grand bruit. C'était comme si tout les mouvements que je percevais étaient ralentis, et tous les sons, amplifiés. Le couloir parut s'allonger à l'infini se finissant en une douce lumière au fond. Les ombres revinrent, s'agitèrent un moment, puis repartirent. Je pris conscience que j'avais très froid tout d'un coup. De là, le silence retomba, à peine troublé par l'égouttement du sang -du mien ?- sur le sol. Je me forçais à relever la tête pour observer l'intérieur de la cale, baigné dans une obscurité sans pareille.

Je parvins cependant à distinguer une ombre se relever doucement, comme si elle venait de se réveiller. Elle s'approcha vers moi, assez vite d'après ce que je pouvais en juger. Je reconnus Ariez lorsque sa silhouette se découpa dans la lumière du couloir. Elle prit ma tête entre ses bras et je dus me concentrer pour comprendre ses paroles. Elle me demanda de la pardonner, et lorsque j'essayais de lui répondre, je ne parvins qu'à cracher un peu de sang en toussotant. Ses larmes roulèrent sur moi, et je m'en voulus d'être aussi faible, j'aurais voulu la rassurer, lui dire que ce n'était rien du tout, mais je n'y arrivais pas.

Elle me laissa un instant puis revins avec une petite trousse de soin. Ariez hésita un instant, puis retira d'un coup sec le couteau de ma poitrine, et je serrais les dents pour ne rien laisser paraître. Le sang s'écoula rapidement, en dépit des efforts d'Ariez pour l'arrêter.

- Dis moi ce que je dois faire ....

Elle semblait désespérée, et son ton brisé me donna l’énergie pour me sortir de ma léthargie.

- Il faut que tu compresses suffisamment la plaie pour, qu'une fois l'écoulement arrêté, je puisse lancer un sort de soin qui refermera la plaie.

Elle acquiesça et partit en courant chercher une compresse propre. En l'attendant, je touchais du bout du museau l'anneau qu'elle m'avait offert. Ariez revint donc avec un drap blanc immaculé, retira les compresses souillées, puis l'appliqua fort contre ma blessure, tandis que je bloquais de mon mieux mon dos contre le mur. Le drap s'imbiba presque aussitôt de mon sang, je devais donc agir vite.

- Soin... je murmurais du bout des lèvres.

Aussitôt, de fines étincelles de lumière dansèrent sur ma plaie, la refermant dans une louable chaleur. Je mis un moment pour reprendre peu à peu mes esprits, puis je posais une patte tremblante sur les mains d'Ariez.

- Ça va aller maintenant...

Je me relevais péniblement, soutenu par mon invocatrice, les jambes toujours tremblantes, et je m'appuyais quelques instants sur la cloison en attendant que ma tête cesse de tourner.

- Tu n'as rien à te faire pardonner, dis-je de la voix la plus assurée possible. Tu n'étais pas dans un état normal... Viens, ne restons pas là.

C'est donc dans un état second que je rejoignis avec elle le pont. L'air frais me fit du bien, et je laissais mes pensées vagabonder au gré du vent. Cette soirée aurait largement pu tourner plus mal sous bien des aspects. En tous cas, on pouvait dire que ma première journée en tant que demi-dieu libre n'avait pas été de tout repos... Si le reste de mon existence se déroulait ainsi, cela promettait d'être une vie bien remplie... Je souris à cette pensée. Mais Ariez guérie ne signifiait pas que tout était fini... Il fallait maintenant penser à fuir cet endroit, car en mon état, je ne pouvais prétendre à protéger quoi que ce soir.

- Que fait-on maintenant ? Je ne sais pas s'il reste d'autres matelots ivres, mais si c'est le cas, je doute de réussir à te protéger efficacement....

(Mana = 9)


Je suis infinie, je suis partout, je vous encercle, je vous suis éternelle.
De tout temps, j'ai existé.
De tout temps, mes profondeurs abyssales vous ont attiré.
Je suis la source de ce que vous appelez la vie.
Je suis la mer.
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Aventure #16 écrite Ven 23 Aoû 2013 - 11:41

Ariez était en panique, un sentiment de très forte culpabilité et de peur se mêlaient en elle, faisant encore et toujours couler les larmes. Elle savait pourtant que Vaea ne pouvait perdre la vie, si son énergie vitale le quittait, il retournerait simplement dans son temple le temps de retrouver ses forces, mais durant ce temps, Ariez serait seule, et tout pourrait lui arriver, surtout perdue aux alentours d'une ville du désert, hanté par des matelots ivres et dangereux. Elle suivit les instructions de Vaea à la lettre, ramena un drap trouvé dans sa chambre, le roula en boule et appuya aussi fort qu'elle le put pour faire s’arrêter l'écoulement du sang. Heureusement, Vaea avait dans sa réserve un sort de soin, et il l'utilisa sur lui, ce qui referma la plaie, mais même si l'écoulement du sang avait ainsi été stoppé, Vaea était anémié, faible, et il mettrait du temps à s'en remettre.

Ariez l'aida à se relever, et le suivit jusqu'au ponton, ou il lui posa une question crucial, qu'allaient-ils faire maintenant ? Ariez réfléchit à toute vitesse, laissant encore couler quelques larmes. Il faisait nuit noir, elle ne voyait pas à 10 mètres, les reliefs alentours faiblement éclairés par la lune. Elle savait à peu près ou ils étaient, et ça n'avait rien de rassurant. Elle se serra contre Vaea pour sentir sa chaleur rassurante, il était encore la, près d'elle, mais c'est elle qui devait veiller sur lui maintenant, elle lui devait bien ça, après les horreurs qu'elle lui avait dite.


"Nous sommes aux abords du désert, c'est un territoire très hostile, on a pas de réserve d'eau ou de nourriture, tout est sur le bateau ! Si on veut s'en sortir, on doit finir ce voyage en bateau, je ne vois pas d'autres solutions."

Voler le bateau n'était pas une solution très légale, mais après tout, le capitaine du navire n'avait pas était très en règle avec elle non plus, il l'avait drogué, il avait drogué tous ses matelots, elle se dit que c'était un dédommagement nécessaire. Elle retourna immédiatement sur le bateau, il restait des matelots, fraichement mis à terre par Vaea, elle alla chercher dans son sac un objet qu'elle n'aurait pas cru utiliser si tôt, la potion de corrosion, capable de tout dissoudre. Elle en versa sur la rambarde qui empêchait les marins de tomber par dessus bord, et celle ci s'envola dans une fumée noire, comme si le bois brulait, sans flamme. Une fois cette partie du bateau cassé, elle poussa les marins à terre par dessus bord, ce grand plongeon les fit sortir de leur convalescence, et elle savait que l'eau froide n'avait pas d'effet sur le poison, alors il fallait vite prendre les voiles avant qu'ils ne reviennent à l’assaut.

Une fois tous les marins par dessus bord, n'ayant pas la force de lever l'ancre toute seule, elle coupa la corde de l'ancre avec son épée, elle savait très bien qu'elle et vaea ne dirigerait pas ce bateau seul, elle voulait simplement faire s'éloigner le bateau de la cote, pour être de nouveau en sécurité, et puis, être entouré d'eau n'était pas un problème, tant qu'elle avait Vaea à ses cotés. Elle s'activait comme tout un équipage, poussée par l'adrénaline et par la peur, elle déplia une voile sur les deux que comportait le bateau, et se fut suffisant pour que la bateau s'éloigne, le vent était de leur coté.
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Aventure #17 écrite Ven 23 Aoû 2013 - 11:42

Ariez se rapprocha de moi, elle profitant de ma chaleur, et moi de sa présence. La nuit avait été longue et éprouvante, mais ce simple contact me signifia que c'était terminé pour l'instant, et que nous pouvions profiter du reste de la nuit tranquillement.

- Nous sommes aux abords du désert, c'est un territoire très hostile, on a pas de réserve d'eau ou de nourriture, tout est sur le bateau ! Si on veut s'en sortir, on doit finir ce voyage en bateau, je ne vois pas d'autres solutions.

Puis elle décida d'agir et partit chercher quelque chose dans sa sacoche. Elle revint avec une petite lotion, et je la regardais faire, l'air plutôt curieux de savoir quelle idée avait germé dans la tête de ma maîtresse. Puis elle entrepris de pousser les marins assommés par-dessus bord. Leurs cris nous informèrent qu'ils avaient repris connaissance, et qu'ils n'allaient pas tarder à revenir si nous restions ici. Puis elle coupa la corde d'amarrage et déplia les voiles, animée par une volonté farouche et infaillible. Plusieurs fois je tentais de la seconder, mais mes pattes ne me permettaient pas d'effectuer efficacement un travail d'Homme.

Mais les efforts d'Ariez portèrent leurs fruits, et bientôt le navire s'éloigne du port, porté par le vent qui nous éloignait rapidement de la côte. Les embruns soulevés par les vents s'écrasèrent bientôt sur le pont, me donnant une joie sans pareille. Nous étions de nouveau en mer, et libres. Je rejoignis ma maîtresse à la barre, pour profiter de l'instant avec elle. Je lui offris un grand sourire, tant la joie de me retrouver en compagnie de mon invocatrice en cet instant atteignait un point proche de la perfection.

La rive disparut rapidement, cachée par le brouillard matinal. Le vaisseau filait à bonne allure, vers une destination... Non-définie. Mais je n'étais pas inquiet outre mesure. Je faisais confiance à Ariez pour qu'elle nous guide dans la direction qu'elle souhaite. En revanche, la pauvre devait être fatiguée après une nuit aussi infernale qu'elle devait avoir vécue.

- Si tu veux, tu peux te reposer, dis-je. Attache la barre avec une corde ou quelque chose pour garder le cap et je te réveillerais au moindre soucis. Tu peux dormir tranquille Ariez. Je ne suis peut-être pas en mesure de me battre, mais je peux encore observer l'horizon et voir si il y a du danger.

Le vent marin battait mes flancs de plus en plus fort à mesure que nous nous éloignions de la côte, et le soleil commençait doucement à se lever, annonçant le début d'une nouvelle journée. Qu'importe alors si nous rencontrions des obstacles. Parce que je savais qu'on serait deux à les relever, et que rien ne nous arrêterait.

[TOPIC CLOS]


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Aventure #18 écrite

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