Une soirée avec une noble [Pv Nérée]

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 Une soirée avec une noble [Pv Nérée]

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Aventure #1 écrite Dim 28 Sep - 19:34

De un je n’aime pas qu’on me saoul de deux je me retrouve malgré moi dans un endroit qui n’est absolument pas un endroit ou je souhaite être. En clair parmi les nobles. Je ne suis pas une noble loin de là et encore moins faites pour c’est petite soirée allumer qu’il aime tant.  Bon le truc le plus banal du monde une soirée de richou et des gardes partout pour la sécurité mais ce soir ce n’est pas une mission d’assassinat qui m’incombe. Juste je devais m’assurer que quelqu’un était bien à cette soirée, une jeune femme, brune blablabla. Bref je devais juste rendre compte qu’elle est là récupérer son mouchoir que apparemment elle porte tout le temps et le ramener à mon commanditaire. Ce qu’il en fait je m’en fou.  Donc ça veux aussi dire que je n’ai pas obligation d’être habiller comme eux j’ai un passe ce qui facilite le travail en somme. Ma couverture, officiellement je suis un garde personnel de la fille de mon employeur ils sont d’une famille riche mais en bas de cette catégorie. Donc en somme y jette un peu son argent juste pour un mouchoir.

Je suis donc habillé de mon habituel tenue noir, pas de robe pas de vêtement féminin et j’ai le droit à mon katana le top non ?!  Je marche à travers la foule et trouve rapidement ma cible je ne compte pas m’éterniser ici.  Ce n’est absolument pas mon milieu de vie et en aucun cas je pense pouvoir rester ici plus de temps qu’il n’en faut.  En plus l’air de rien mon air sombre ne dégage rien de bon et je fais tache au milieu de tous c’est noble. Je crois que je détesterais une vie comme la leur ils sont tellement prétentieux et imbu de leur petite personne chérie ! je vois la cible sortit son mouchoir de son sac. Le genre de truc trop chiant à piquer je ne suis pas voleuse professionnelle moi je suis chasseuse de prime ! Tout ça  pour rentre service à Eric si sert à la taverne. Sérieux il à de drôle de connaissance. Mais je ne pouvais pas refuser pour avoir provoqué le saccage de la taverne la dernière fois.  Bref je m’avance dans la foule et bouscule comme ci de rien était la cible attrape rapidement son mouchoir que je range dans une poche aussi tôt et m’excuse de ma maladresse. La musique elle va de mon cœur et je m’éclipse avant d’avoir la garde sur mon dos pour aller m’adosser contre un mur au fond de la salle de bal.  Théoriquement personne ma vu mais bon ne sait-on jamais, ma mission se termine donc ici je vais bientôt pouvoir filer.
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Dernière édition par Atsuki le Lun 29 Sep - 21:41, édité 1 fois
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Aventure #2 écrite Dim 28 Sep - 22:34



Même une chose dérisoire pouvait avoir une valeur infinie. Peut-être Nérée prêtait aux choses insignifiantes une attention particulière, la poussant ainsi à s'attacher un peu plus à ce monde étrange.

La Dame Aux Fleurs acquiesça d'un mouvement de tête, portant à ses lèvres la coupe du breuvage délicieux servit en ce milieu de soirée. Elle écoutait les histoires de la noble sans même prêter attention à ses mots, son regard rêveur se posant dans ses yeux comme pour lui offrir un peu plus sa pleine attention. Cela ne l'intéressait pas. Un de ses riches clients voulait fêter la réussite d'un de ses contrats avec Nérée, et ainsi, invitée d'honneur, celle-ci n'avait pu se dérober à la corvée, quand bien même elle y trouvait un certain amusement en cet évènement. Revêtant sa simple robe de nacre et pourtant autant élégante que les accoutrements des hauts nobles, la jeune femme n'était cette fois-ci accompagnée de son animal fétiche, ni de Nevi, ayant remarqué sa fatigue, ne voulant l'embarquer dans une autre de ses folies nocturnes et fastidieuse. Il était vrai qu'elle ne comptait rester ici inactive, sans un jeu ni même occupation la distrayant un tant soit peu. Elle voulait jouer.
La demoiselle s'ennuyait.

Elle passa une main dans sa chevelure fleurie, s'enfonçant un peu plus dans ses songes. Sans même s'en rendre compte, son regard avait dérivé sur la foule l'environnant, observant tour à tour chacun des convives présents à la fête. Il y avait beaucoup de gardes pour une si petite soirée, chose pourtant guère surprenante quant à la méfiance du moment. Les criminels étaient de plus en plus nombreux, et la classe aisée était particulièrement visée. Lorsque son interlocutrice sortit un mouchoir de son sac, Nérée réalisa que ce même objet était surement en lien à ses paroles qu'elle n'avait écouté. Cela n'avait que peu d'importance. Elle tendait la main pour lui donner, alors qu'il semblait représenter une valeur immense à ses yeux. Même si cela suscita quelques questions dans l'esprit de la demoiselle, celle-ci ne put cependant qu'assister à la bousculade de la noble et d'une femme munie d'un katana. Son regard attentif n'avait manqué le vol du précieux tissu, rapidement caché dans une de ses poches, alors que la voleuse s'excusait déjà de ses mauvaises manières. Un sourire s'étira sur les lèvres de la Dame Aux Fleurs.

Tristesse fut l'expression parfaitement lisible sur le visage de la noble, lorsque celle-ci remarqua la disparition de son mouchoir. N'éprouvant aucune compassion, Nérée ne chercha à révéler ce que ses yeux avaient vu, cela pouvant être un effet néfaste à son amusement en cette belle soirée. Ce n'était pourtant un mensonge, la question n'ayant été simplement pas posée. « Un garde va surement vous le ramenez. » Prononça-t-elle faussement en guise de faible consolation, alors que ses yeux malicieux suivaient la jeune femme au katana, celle-ci se dirigeant vers le fond de la salle. Nouveau sourire. La conversation ne s'éternisa guère, et ainsi, la jeune noble pue enfin s'aventurer au hasard de la pièce, quand bien même son objectif était bien défini. Son jeu, elle l'avait enfin aperçu, enfin découvert. Coupe en main, elle se dirigea ainsi vers le fond de la salle, sa proie étant dorénavant à quelques mètres d'elle. Elle arriva enfin à sa hauteur.

Silencieuse en premier, la Dame Aux Fleurs prit le temps de détailler la femme au katana. Elle semblait jeune et pourtant, son aura dégageait quelque chose d'étrange l'attirant tel un papillon de nuit appelé par la lumière d'une lanterne. En face d'elle, Nérée ne lui laissait aucune échappatoire, malgré le fait qu'il aurait été si facile de s'enfuir face à la faiblesse de son frêle corps. Après quelques secondes interminables, la demoiselle tendit sa coupe pour l'offrir à la femme, esquissant un sourire malicieux rapidement évaporé alors que son regard restait distant, observateur. Son visage de nouveau neutre, ne laissa passer aucune de ses pensées alors que ses lèvres entrouvertes prononçaient déjà les mots de sa futile question pourtant intéressante.

« Depuis quand les mouchoirs intéressent-ils les voleuses ? »




   
   
   


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Aventure #3 écrite Lun 29 Sep - 9:31

Posée dans le fond de la salle avec près de moi une porte vitrée qui donne sur un de ces grands balcons de les nobles affectionnes. J’observe de loin la réaction de ma victime et des gardes possiblement. Cependant c’est plutôt la femme avec qui elle parlait qui m’interpelle, si quelqu’un ma vu ça peut-être elle en priorité après tout je ne suis pas voleuse moi, je n’ai pas les capacités d’un voleur. Je sais être  discrète mais bon tout leur petit tour de passe passe son au-delà de mes compétences. La jeune femme en question à de longs cheveux d’une couleur très fine et délicate presque roux mais pas tout à fait. Je la garde à l’œil alors qu’elle s’aventure dans la foule. Moi je m’appuis contre le mur nonchalamment, mon avant bras appuyé contre la garde de mon arme.

La jeune noble s’avance jusqu’à moi, hasard ? Non je ne pense pas. Je la regarde dans les yeux quand elle vient s’arrêter devant moi.  Je regarde la coupe qu’elle me tend avec dédain puis reporte me yeux vert vers elle. Elle à cru que j’étais un animal qu’on appâte avec un coupe ou quoi ? Je suis une tueuse avec un regarde de tueuse et aucun noble ici présent ne serais assez fou pour venir me taper la discute. Après tout les nobles ne se mélange pas non ? Je la regarde d’un regard perçant un long moment. Avant de lui réponde en déviant mon regard sur la foule.

-Les voleurs ne volent pas de mouchoir. Ça n’a aucun intérêt pour eux.

Je me redresse et remarque que finalement la demoiselle aux cheveux en fleur est légèrement plus petite que moi. Elle ne doit vraiment pas aimer la compagnie des nobles pour venir me voir moi. Sérieux j’ai rien demandé ! J’ouvre la porte vitré et je vais sur le balcon là ou j’ai toute les échappatoires que je veux mais surtout là les autres oublieront ma présence ou plutôt notre présence. J’ai en effet déjà remarqué plusieurs regards curieux dans notre direction et je préfère ne pas attirer plus que ça l’attention.

-Et dites-moi quel intérêt peut porter une dame comme vous à quelqu’un comme moi ?

Je m’engage sur le balcon et ce jusqu’à ses rebords finement taillé dans la pierre. Je m’appuis dessus tournant ainsi le dos à la noble. Est-ce je voulais de sa compagnie là de suite non. Je souhaits juste être tranquille. Si je n’aime pas les hommes ni les invocations je n’irais pas jusqu’à dire que je n’aime pas les femmes, mais je me complais bien dans ma solitude.
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Aventure #4 écrite Lun 29 Sep - 19:20



Nérée eut un bref sourire intérieur lorsqu'elle vit la voleuse refuser sa coupe. Ainsi elle n'était guère comme toutes ces personnes présentes en cette soirée, voulant s'attirer les faveurs de la Dame Aux Fleurs, poussant l'hypocrisie humaine à son paroxysme. Ainsi elle ne s'était trompée lorsqu'elle l'avait choisi, quelques minutes auparavant. Quelques regards s'étaient déjà tournés vers eux, curieux et étonné de voir une riche noble s'approcher d'une vulgaire garde personnelle. Cela l'amusait. Son regard émeraude n'avait quitté le sien depuis lors, semblant essayer de passer outre cette barrière pour atteindre son esprit. Il était aisé de comprendre que la femme au katana n'était une simple voleuse. Même si elle ne pouvait lire dans ses pensées, son simple regard perçant et ses vêtements sombres portaient à croire un professionnalisme poussé, bien loin du petit tour de passe-passe qui n'avait échappé au regard rêveur de la demoiselle. Les secondes s'écoulèrent, interminables, alors que sa question restait toujours en suspend. Elle savait malgré tout qu'une réponse allait venir, ainsi, Nérée ne bougea guère et l'attendit simplement.

Soudain, l'échange qu'aimait tant la jeune noble fut brisé lorsque la voleuse défia son regard sur le reste des Hommes présent dans la salle, comme si sa réponse était si évidente qu'elle ne requérait, en plus, un appui visuel. Elle avait raison. Gardant toujours son visage dénudé d'expression, la Dame Aux Fleurs remarqua simplement la taille supérieure à la sienne de son vis-à-vis lorsqu'elle se redressa, puis détailla son physique globale lorsque celle-ci se dirigea vers le balcon. Nérée n'allait la laisser fuir ainsi alors que le jeu n'avait encore commencé. Posant sa coupe sur le rebord d'un meuble, elle s'y dirigea à son tour d'un pas tranquille, arrivant rapidement à la hauteur de la voleuse. Avant de passer le seuil de la porte-fenêtre, cette dernière lâcha une question qui plongea un peu plus la demoiselle dans ses songes, prenant un temps de réflexion pour répondre à cette question intéressante. A son tour, elle passa au-dehors, refermant la porte derrière elle pour s'adosser dessus par la suite. Avec le rideau cachant la vue, Nérée pouvait espérer une certaine quiétude éphémère.

Le vent souffla, rependant sa froideur entre les vêtements de la jeune noble. Elle passa une main dans sa chevelure, décrochant délicatement l'une des fleurs qui s'y trouvait. Silencieuse, elle l'observa un instant, oubliant presque la présence de la voleuse lui tournant le dos, pensant encore à sa dernière interrogation. Au final, la Dame Aux Fleurs ne savait quoi répondre. Elle ne voulait connaitre la réponse. Esquissant un fin sourire, elle reprit enfin la parole d'une voix douce et pourtant lointaine. « Cette fleur que je tiens entre mes doigts, peut-être n'a-t-elle jamais désirée être ici. Son cri est silencieux. Et pourtant... » Alors que le vent s'engouffrait une nouvelle fois dans le balcon, la demoiselle desserra l'étreinte de sa main, laissant ainsi la fleur blanche virevolter pour heurter délicatement le tissu sombre que portait la voleuse. « L'intérêt est là, mais je ne puis vous le décrire. » Cette métaphore, peut-être ne saurait-elle la comprendre dans son sens le plus profond. Cela était si futile. Au final, il n'y avait aucune raison pour l'empêcher de s'approcher de sa personne. Au final, les deux femmes pouvaient être parfaitement comparables, semblables.

« Vous êtes une dame, vous aussi. »

Elle inspira lentement, détachant son dos de la porte-fenêtre d'une faible impulsion. Peut-être allait-elle s'enfuir, peut-être Nérée allait-elle la quitter incessamment sous peu. Peut-être jouait-elle encore une fois avec le feu en s'approchant d'une voleuse mystérieuse et intéressante. Cela n'avait que peu d'importance. Elle se mit ainsi aux côtés de son interlocutrice, s'appuyant contre le rebord du balcon. Il faisait si nuit que le sol n'était visible. La vue était pourtant magnifique. Comme si la question précédent n'avait jamais été posée, la demoiselle inspira lentement, repris son ignorance pour essayer d'en apprendre un peu plus sur la femme au Katana.

« Alors pourquoi dérober ce mouchoir à sa propriétaire, Mademoiselle la Voleuse ? »




   
   
   


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Aventure #5 écrite Lun 29 Sep - 22:05

Finalement la porte fermé juste elle et moi sur ce balcon. Même en lui tournant le dos sa présence m’est étrange, l’atmosphère plein d’intrigue. Encore un de c’est long moment de silence. Je regarde tranquillement là vue. Dans la pénombre on distingue diverses maisons de la ville, quelque rue encore éclairé chaleureusement. Et si l’on tend bien l’oreille on peut même percevoir quelque bruit des diverses personnes alcoolisées qui s’amuse là bas. Une ambiance qui doit être bien différente de celle ici. Je n’ai jamais été fan de soirée, ni de bal, juste une bonne bouteille dans un coin sans compagnie dérangeante voilà ce qu’est une soirée agréable à mes yeux. Moi, ma bouteille et ma solitude.

Combien de temps ce silence pourrait durée ? Peut-être longtemps, très longtemps. Une durée assez longue pour s’oublier ? Cependant j’apprécie ce silence et aussi téméraire que me paraît cette noble sa présence n’est pas autant dérangeante que celle des autres présent dans la salle que nous venions d’abandonner. Finalement c’est elle qui rompt le silence répondant à ma question sans y répondre. Sa comparaison est belle, je l’admets, les choix son souvent malgré nous. Au-delà de notre volonté il y a ce que nous sommes de base, ce que l’on souhait et ce que l’on doit. Peut-être essaye t-elle de me dire qu’elle ne voulait pas être ici, ou qu’elle à compris que je ne me sens pas à ma place ici je l’ignore. Mais elle suscite un peu plus mon intérêt. La fleur qui c’est légèrement appuyer contre mes vêtement est porter par un second coup de vent et pas au dessus de moi pour retomber tout de suite après. Je la récupère délicatement et l’observe. Délicate comme cette noble surement et pourtant cette fleur est déjà morte. Cependant sa place n’est pas perdue au milieu de la ville. Je me retourne observant la jeune femme. Une dame… je crains bien que se ne soit pas le cas.

-Je crains madame que vous fassiez erreur, je ne suis point une dame.

Avec le temps et les missions on apprend les différents langages celons les classes social, non pas par respect mais pour facilité notre travail. Tout est bon à apprendre pour avoir un maximum d’amplitude quand on chasse, c’est ainsi que Aria ma éduquer. Alors j’ai longtemps écouté avant de réussir à alignés deux mots correctement chez les nobles et je ne suis pas sur de très bien m’exprimer dans leur langage, donc je parle généralement le moins possible en leur présence.

Je ne bronche pas quand elle s’approche un peu. Fuir non ? Aucune utilité pour l’instant, je ne suis pas en danger, même si ici se ne sont pas les gestes qui son dangereux mais les mots. Finalement elle était près de moi. Presque trop proche et en même temps ce n’est rien juste un détail, une broutille. Je joue avec la fleur encore un instant. Sa question était finement posée, j’esquisse un léger sourire à son égare. Et expire tranquillement en levant la tête vers le ciel.

-Je crains madame que vous ne posiez pas cette question à la bonne personne.

Pourquoi ? Je fais mon boulot mais le véritable pourquoi je n’en sais strictement rien. Je ne cherche jamais à savoir ce qui pousse un employeur à me demander quelque chose. Ces motivation me son souvent bien égales. Elle ne m’apporte rien ni à moi ni à mon travail. Cependant je ne comprends pas le désire de mon employeur à demander ça à un chasseur de prime. Un voleur aurait très bien pu faire l’affaire après tout. À moins que le mouchoir en question soit une valeur particulière dans ce cas ça change la donne. Cependant mon travail sera bientôt fini d’ici peu de temps mon commanditaire va passer et récupérer ce mouchoir, je serais débarrasser de cette tâche et pourrais rentrer chez moi.

Je reporte mon attention sur La noble et glisse dans sa chevelure soyeuse la fleur retiré plus tôt. « Il y a certaines choses qui doivent rester à leur place qu’elles y soient destinée ou non. » je la cale juste différemment de façon à ce que ça change quelque peu sa coiffure. « Cependant ça ne veut pas dire que l’on ne peut pas les arrangés à notre façon. » Ma voix est calme et je la regarde dans les yeux. Ce que l’on ait on le change pas je l’ai appris et encré dans mon corps, mais je suis libre de modeler ce que je suis comme il me semble. Je laisse tomber ma main et finalement détourne le regard.

Non pas que l’instant soit gênant mais j’ai un truc à faire je me baisse et passe ma main droite sous le balcon j’y récupère une fine dague. Je sors de ma poche une petite bourse avec quelques cailloux dedans mais pas trop et les tissus fraîchement voler. Je lance celle-ci dans une direction bien précise et la dague à sa suite. Je n’ai pas besoin de voir le tout se plante dans un arbre dans un bruit sec. Quelques minutes plus tard me parvient une bourse que je manque de ne pas rattraper. Ma mission est achevée je range la bourse. Dans ce noir absolu personne n’a conscience de cette échange sauf la femme en ma compagnie, mais combien même elle est témoin d’ici peu de temps j’aurais disparu et elle n’aura que sa parole pour parler de ça, bien que la parole d’une noble vaille plus que la mienne je le crains.
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Aventure #6 écrite Mar 30 Sep - 21:52



« Vous êtes bien plus dame que moi. » Avait-elle répliqué, affirmant un peu plus sa pensée.
La demoiselle ne se voyait comme une noble, et pourtant, il était certain qu'elle faisait partie de cette classe sociale si enviée et détestée. Éduquée comme tel, se défaire de ces habitudes était un jeu auquel Nérée s'adonnait de temps à autre, voulant dissiper l'ennuie qui l'entourait constamment. Le monde l'ennuyait. Pourtant et devant elle, la femme au katana retenait toute son attention, captivant la moindre de ses pensées pour finir par fleurir sur ses lèvres un faible sourire. Sa façon de parler, étrange, montrait un peu plus son étrangeté à cette fête, a leur rencontre que la Dame Aux Fleurs avait su produire. Dorénavant, elle était sa proie. Peut-être d'un soir, peut-être d'une infinité de jours. Elle ne pouvait résister à l'appel du jeu, sa nouvelle forme d'évasion primaire et inutile comparée à son vrai objectif, insaisissable. En cette soirée, elle s'essayait à effleurer l'insaisissable, une voleuse étrangère à son monde et ses pensées.

Cette dernière avait repris la fleur entre ses doigts, jouant doucement avec. Elle n'avait bougé lorsque la demoiselle s'était mise à ses côtés, s'approchant un peu plus du danger qu'elle représentait. Elle était seule sur ce balcon. Cette même solitude était pourtant recherchée, indispensable au semblant de bien-être de Nérée. Son monde n'appartenait qu'à elle, quand bien même elle avait accepté la présence de sa demi-déesse. Alors que son regard avait vite dérivé vers le sol, écartant promptement ses songes les plus fous, la voleuse reprit la parole, lui faisant comprendre qu'elle-même ne savait pourquoi un mouchoir intéressait les voleurs. Était-ce par choix, ou bien encore par obligation ? Au final, même si elle ne considérait la noble volée comme une personne importante, la Dame Aux Fleurs ne put que s'interroger sur cette affaire bien étrange. Le silence redevint roi, l'instant d'un souffle. Peut-être était-ce simplement parce que ses paroles ne pouvaient être entendues.
Peut-être était-ce elle qui l'avait accepté.

Une étrange atmosphère se dégageait du balcon. Son regard dériva peu à peu sur la voleuse, sentant que son attention s'était portée sur sa personne. Ce n'était pourtant la même attention qu'à son habitude, le sentiment qui s'en dégageait la troublant quelque peu. Celle-ci se laissa faire, docile, lorsque la femme au katana approcha sa main de sa chevelure, y reposant la fleur arrachée plus tôt. Ce geste doux la fit frémir. Elle l'avait déjà enduré. Ainsi elle n'écouta que vaguement les paroles de son vis-à-vis, son entière réflexion se focalisant sur sa main, des légers rougissements naissant et mourant un instant sur sa peau, invisible de par la pénombre environnante. « Vous avez peut-être raison. » Répondit-elle lentement, son regard se plongeant un peu plus dans le sien. Elle aurait tant voulu prendre ses distances, faisant disparaitre ainsi cette gêne et ces souvenirs qui remontaient malgré tout dans son esprit. Elle n'avait oublié Maria. Elle reprit : « Pourtant, ces mêmes choses peuvent prendre la liberté ou la contrainte de quitter la place qui leur était destinée. »

Cette étrange sensation s'envola lorsque la femme au katana détourna le regard, laissant sa main tombée de ses cheveux. Elle soupira faiblement. L'heure n'était pas à penser à son enfance. Se reculant d'un pas, Nérée l'observa se pencher, passant une main sous le balcon pour en ressortir une dague brillante de par le reflet de la lune. Elle n'eut guère peur, et ainsi, n'oscilla d'un pouce. Il fut rapidement facile de se douter de son action, lorsque celle-ci sortit le mystérieux mouchoir ainsi qu'une bourse. Lors de son lancé, la demoiselle remarqua ses prouesses du maniement de la dague, bien qu'elle-même savait que ce tour était facile. Après quelques minutes, une petite bourse revint entre ses mains. Ainsi la voleuse avait effectué son travail, ainsi plus rien ne la retenait ici. Nouveau sourire.

Nérée s'approcha lentement d'elle, pour venir s'arrêter à une distance si faible de son corps. Silencieuse, elle se contenta de plonger son regard vairon dans le sien, gardant son expression habituelle de tranquillité extérieure. Elle avait repéré la poche dans laquelle la femme au katana avait rangé sa bourse fraichement acquise. Ainsi elle laissa sa main s'aventurer le long de sa hanche sans même tenter de s'en approcher, glissant habilement ses doigts dans la poche, attrapant le petit cordon de cuir de son objet convoité. Les pièces sonnantes et trébuchantes dansaient déjà dans leur étui, alors que celui-ci était tiré délicatement en dehors du vêtement sombre de la voleuse.

« Que fais une voleuse lorsque celle-ci est volée ? »

La bourse avait été si rapidement entre ses mains. Il ne s'était passé que quelques secondes entre son étrange et envoutant rapprochement et la libération des quelques pièces tombant dans sa main ouverte. Malgré le peu de pièces, la jeune noble remarqua que leurs valeurs étaient quelque peu élevées, prouvant ainsi que ce simple travail n'était au final guère un petit vol de mouchoir. Refermant son poing sur les pièces, Nérée fit quelques pas sur la longueur du balcon, n'ayant guère peur de tourner le dos à la femme, reprenant doucement la parole. « C'est bien étrange que de recevoir une somme aussi grande pour un simple vol de mouchoir, vous ne trouvez pas ? »

Avant qu'elle ne puisse répondre, la Dame Aux Fleurs se retourna vers son vis-à-vis, fixant une nouvelle fois son regard dans le sien. Son jeu allait enfin pouvoir commencer. Posant sa main libre sur le haut de sa robe, la demoiselle le tira légèrement, glissa habilement les quelques pièces présente dans son autre main dans son sous-vêtement couvrant sa poitrine, endroit qui serait difficilement accessible par la voleuse volée. Au même moment, une agitation étrange semblait se produire à l'intérieur de la salle. Quelques cris étouffés parvinrent aux oreilles de la jeune noble, lui faisant imperceptiblement froncer les sourcils, bien que son mince sourire n'ait quitté le coin de ses lèvres. Son jeu était si amusant.




   
   
   


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Aventure #7 écrite Mer 1 Oct - 13:03

Je la regarde s’avancer sans broncher. Mes yeux plonge dans les siens sans regret je sais bien qu’elle ne fait pas ça par hasard. Mais c’est drôle de voir une noble voler pour retenir quelqu’un. Elle sait très bien que plus rien ne m’obligeais à supporter sa compagnie. Et d’une manière générale aucun noble ne voudrait de ma compagnie. Alors autant pousser le vice jusqu’au bout. Elle m’intrigue de plus en plus, pourquoi ne se content-elle pas de taquiner un de ses serviteur pour s’amuser ? Pourquoi elle semble tenir tant que ça à avoir une discussion avec moi ? Au point même de venir me toucher alors que je ne suis qu’une fille des bas fond de cette ville… même pas des bas fond d’origine je suis une simple villageoise de la forêt de Jade nos deux monde n’ont strictement rien à voir. Je lui adresse tout de même un sourire malicieux alors qu’elle fait tinter les pièces de ma bourse fraîchement acquise.

-je l’ignore… un voleur ferait surement tout pour ne pas être voler. Je laisse planter un instant de silence. Mais une fois voler il ne prendrait pas le risque de sa vie pour récupérer se bien alors je dirais qu’il partirait pour mettre au point un plan qui lui rendra en temps et en heures ses biens.

Je ne suis pas voleuse mais ma réponse n’est pas fausse, ne l’étant pas ce n’est en aucun cas une réaction que j’aurais. Et si cette noble n’était pas aussi intrigante et si je ne l’avais pas laissé gentiment prendre ma bourse je suppose que son corps serais déjà inerte au sol la gorge tranché de laquelle un abondant filament de sang chaud coulerait pour se répandre sur le carrelage du sol, voir peut-être tomber à petites gouttes en contre bas. Et moi je ne serais déjà plus là.

Mon regard ne change pas à son égare et mon visage redeviens très rapidement neutre. Elle n’a peur de rien l’idée ne lui ai même pas venu que j’aurais pu la transpercer de ma lame à l’instant même où elle ma tourner le dos. Je la regarde de nouveaux dans les yeux quand elle se retourne. Et finalement mon regard dérive sur les mouvements de ses mains. Mon expression ne change pas alors que je la vois glisser MES quelques pièces dans SON décoté. Bah au moins elles sont bien au chaud mes petites pièces…. Je relève le regarde pour une fois de plus plonger mes yeux émeraude dans son regard, que je trouve assez attractif en fait. Cette fille cependant à un comportement quelque peu aguicheur, sauf que les raisons ne lui porteront pas forcément bénéfice, je ne suis pas du genre social.

Je ne prête pas attention à l’agitation à l’intérieur je m’approche un peu d’elle mais pas trop. « Je ne me pause pas ce genre de question, les motivations de ceux qui m’engage m’importe peu. Quant au prix qu’ils y mettent il reflète souvent l’importance qu’il on pour la demande en question. » Les bruits de pas agiter se dirigent à l’opposer de notre positions actuelle. Presque tous sauf un. La porte s’ouvre rapidement, un homme habillé en garde apparait. Mais je mettrais ma mains à couper que ce n’est pas un d’entre eux. Il regarde la noble et s’avance à pas lent au début.

-Mademoiselle vous allez bien ?

Son aura, est différente d’ailleurs je ne bouge pas de ma positions j’ai juste tourné la tête pour le voir. Mais je reconnaitrais sans hésitation un regard comme le siens un regard de chasseur. En fait sa plus grosse erreur est bien de m’ignorer. Son idée était astucieuse, sa proie est là il à pris un costume de garde sur l’un d’entre eux raison pour laquelle toute là foule est allé voir de l’autre côté surement. Il n’a qu’à nous tuer toute les deux et la chose est réglé en soit.

Sans crier garde il attaque la dame aux fleurs dans les cheveux. Une simple fraction de seconde, un simple appuie qui à changer et il est déjà sur elle dague en main près à lui asséner un coup. Quelle plaie sérieusement. Je dégaine mon katana aussi vite que lui bondit sur elle.  Ma lame fait un arc de cercle par le bas qui frôle le visage de la noble et viens arrêter la lame de l’intrus dans un bruit strident. Ma position à tout autant changer fléchis sur mes appuis avec un sourire quelque peu sadique aux lèvres et un regard amusé et envieux de ce combat. Un regard de chasseur, un regard de tueur. L’homme me regarde enfin.

- Tu aurais du rester en dehors de sa gamine ! Je t’aurais peut-être épargné. Dit-il en s’éloignant d’un bond.

Je me redresse et le regarde un instant silencieuse. « Désolé en temps normal je n’interviendrais pas mais elle à quelque chose qui m’appartient et j’ai besoin d’elle en vie vois-tu ? » En soit mon fric je m’en foutais, mais elle avait attiré mon attention et pour une noble je la trouvais différente et finalement je voulais bien passer un peu plus de temps avec elle histoire de… Je l’attaque avant qu’il ne bouge et je dois avouer qu’il avait de bon réflexe, sauf que nos échanges allaient finir par attirer La noblesse et les garde qu’il avait si bien réussi à éloigner. Donc mon amusement allait vite couper cours. Il me fallu un coup pour le déstabiliser et un coup rapide pour le trancher de la base de l’épaule droite au niveau de son cou jusqu’au côté gauche de sa hanche. L’homme tombe inerte au sol alors que jackpot j’ai du sang qui éclabousse mon visage quelque peu. Je me retourne vers le la dame, lame en main dégoulinant de sang. D’un simple geste je la nettoie rapidement et sort un bout de tissus blanc comme neige pour finir de l’essuyer avant de la ranger ainsi que mon tissus maintenant rouge.

Je m’approche de la dame aux fleurs et la regarde dans les yeux calmement. Mes lèvres vont jusqu’à son oreille. « je ne peux pas rester plus longtemps ici si tu le souhait je t’attends en bas à la sortie de la demeure » Sur ce je passe derrière elle et saute par-dessus le balcon. Et heureusement qu’on n’est pas au deuxième étages ma fuite aurait été plus complexe je le crains. Une fois que mon pied touche le sol je me plaque contre le mur. Là-haut je peux entendre le garde débouler et questionner la noble sur son état et sur le second meurtre d’un de leur « compagnon ». Je m’éloigne à pas feutré et m’essuies le visage au passage. Je m’arrête stoïque à l’entré.  Un des garde me regarde et me demande se que j’attends.

-J’attends Madame Helireah, mon maître ma demander de l’escorter chez elle si quelque chose arrivait.

Son nom je l’ai entendu quand la foule est arrivée lui demander si elle allait bien. Le garde ne semblait pas plus perturbé que ça et heureusement sinon j’aurais été dans de beau drap obliger de le tuer lui aussi. Sachant qu’elle devra passer par ici pour partir et vu que finalement l’idée de m’amuser avec elle me semble intéressante. Et puis il faut bien que j’aille chercher mes petites pièces là ou elle se trouve !
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Aventure #8 écrite Mer 1 Oct - 17:42



Peut-être fut-elle étonnée de voir que son vis-à-vis n'avait réagit plutôt devant le défi qu'elle lui imposait, devant la provocation risquée à laquelle elle s'adonnait. Avait-elle choisi le mauvais objet, quand bien même lui dérober son katana n'était une chose simple à faire ? Non. Nérée avait bien l'impression que son jeu commençait à prendre de l'ampleur, bien qu'elle n'en trouvât pas encore les conséquences. Patience était le maitre mot de cette soirée. La voleuse s'approcha un peu, pourtant suffisamment pour que l'envie de reculer se fasse sentir au plus profond de la demoiselle.
Tranquillement, elle répondit à sa question dénudée de sens, celle-ci étant simplement présente pour essayer d'en savoir un peu plus sur la femme au katana. La Dame Aux Fleurs comprenait ses paroles, et, dans un certain sens, partageait ses pensées. Peut-être ce petit mouchoir allait dévoiler son utilité plus tard dans la soirée, chose qui pourtant ne l'intéressait plus. Cette fête l'ennuyait, dorénavant. Elle ne portait aucune attention particulière à ce qui se passait à l'intérieur, et pourtant, elle ne put empêcher ses oreilles entendirent des pas venir en leur direction, une main s'apposer sur la poignée de la porte pour l'ouvrir d'un coup sec, précipité.

Son regard attentif se déplaça alors sur l'homme qui franchissait le seuil du balcon, un garde étrangement inconnu aux yeux de la noble. Elle resta silencieuse face à sa question futile, notant simplement que sa main s'était plaquée contre la paume de sa dague. Depuis quand les gardes avaient-ils des dagues si ornées que celles-ci ? Pour avoir financé un projet de la milice de Rorn, Nérée connaissait les armements de ceux-ci. Ce détail ne la fit pourtant osciller d'un pouce, restant comme son vis-à-vis immobile, se contentent de l'observer passivement se rapprocher. Toute son attention était concentrée sur sa personne, comme si Nérée était le but de sa venue en ce lieu, dérangeant les deux femmes en pleine discussion. Soudain, il bougea.

Ses mouvements étaient lents, et cependant la Dame Aux Fleurs ne bougea pas. Esquiver cette attaque était si insignifiant. Ainsi, elle se laissa attraper violemment par sa chevelure ambrée, le faux garde ayant déjà dégainé sa dague. Le sourire de celle-ci fut léger quant à cette atteinte inutile à son corps qu'elle ne considérait guère comme important, l'homme ne pouvant mettre fin à la vie de son esprit. Au final, il allait réaliser ce qu'elle n'avait pas fait, peut-être par manque de courage, manque d'envie. Pourtant, avant que la dague ne se plante dans la peau d'albâtre de son cou, faisant d'avance étirer un peu plus son sourire, un autre objet scintillant à la brillance de la lune vint contrer la lame libératrice, déviant ainsi le coup mortel pour le dissiper dans l'air. La femme au katana, l'avait-elle réellement sauvé ? Nérée recula de quelques pas, comprenant qu'un combat inévitable allait avoir lieu. Mourir était dorénavant inutile.
Elle n'aimait les bonheurs faciles.

Outre les paroles de l'homme déguisé en garde, celle de sa sauveuse restèrent un peu plus longtemps en son esprit. Ainsi elle la considérait bien comme une voleuse ayant dérobé un de ses biens. Ainsi, elle avait la certitude que ce n'était guère l'argent qui l'intéressait, mais bien une chose plus élaborée. Nouveau sourire. Ce jeu était si amusant dans son paroxysme le plus véritable, alors que celui-ci semblait pouvoir évoluer, encore et encore. Le court combat qui se déroulait devant elle ne l'intéressait que peu, sachant pertinemment que la femme au katana en ressortirait victorieuse. Nérée avait senti son habitude du combat lorsque la pointe de son arme avait frôlé sa joue, sans pour autant y laisser une fine marque rouge carmin. L'instant d'un souffle plus tard, le corps du garde, comme délaissé de son marionnettiste, s'effondra sur le sol du balcon pour ne plus jamais s'en détacher. Le sang avait réussi à venir se heurter contre la robe nacrée de la demoiselle ainsi que son visage. Passant une main dans ses cheveux, elle soupira faiblement lorsque la femme au katana se rapprocha une nouvelle fois d'elle, prévoyant que celle-ci allait la quitter définitivement.

Telle fut la surprise lorsque celle-ci s'approcha lentement de son oreille, y susurrant quelques mots qui ne manquèrent guère d'intéresser Nérée. Il était vrai qu'avec toute cette agitation, que ce soit sur le balcon ou l'intérieur de la salle, la fête allait être écourtée considérablement. Avant qu'elle ne puisse lui répondre, sa sauveuse passa par-dessus le balcon pour disparaitre dans la nuit. Peut-être eut-elle de la chance de partir de ce lieu à cet instant, un garde passant lui aussi le seuil de la porte, se hâtant de s'assurer de son état. Plusieurs nobles vinrent par la suite, s'étonnant du garde mort, questionnant la jeune noble sur ce qu'il s'était passé. S'essuyant lentement le visage du dos de sa main, elle reprit froidement la parole. « Il est mort. »

Quelque temps passèrent avant que la fête ne se finît définitivement, le départ des invités se faisant peu à peu. Nérée avait été contraint de se changer, de délaisser ses fleurs qui ornaient ses cheveux, revêtant une simple tunique lui allant particulièrement bien malgré tout. Si elle n'avait pas une grande réputation dans le milieu bourgeois, la jeune demoiselle aurait très bien plus passé pour une simple fille sans antécédent de noble. Peut-être était-ce favorable à sa volonté de s'amuser en cette soirée. Au final, la mort des deux gardes n'avait que peu semé le trouble dans la fête, l'hôte ayant préféré ébruiter l'affaire. Cela ne l'intéressait de toute façon pas. Sortant enfin de la salle des fêtes, la jeune noble se dirigea tranquillement vers sa sauveuse qu'elle avait aperçue en balayant l'horizon du regard, ayant été auparavant informé par un garde qu'elle était sa protectrice pour ce soir. Peut-être était-elle encore plus satisfaite que la femme ne l'avait délaissée, elle aussi. Ainsi, lorsqu'elle arriva à sa hauteur, elle ne tarda guère à prendre la parole.

« C'est un honneur d'avoir une si bonne épéiste comme garde personnelle. »

Un sourire fleurit lentement sur ses lèvres. Elle n'était de toute façon plus de vulgaires inconnues séparées par l'immense fossé des classes sociales. Dorénavant, elle lui ressemblait un peu plus, quand bien même sa tenue de cuir et de blanc ne pouvait se confondre avec la noirceur de la nuit. Faisant quelques pas pour s'éloigner un peu plus des quelques personnes sortant encore de la salle, elle reprit plus doucement encore : « Mais je doute que tu aies la chance – ou la malchance de m'escorter jusqu'à chez moi. Je n'ai tout simplement pas envie de rentrer. »

Elle avait remarqué plus tôt que la femme au katana s'était permise de la tutoyer, ainsi elle avait fait naturellement de même. De plus, cacher ses intentions ne lui était guère indispensable. Comme à son habitude, elle n'avait fait que révéler une partie de la vérité véritable, ce faux mensonge ne pouvant ainsi en être un. Son désir de l'instant présent était bien plus profond et réfléchit.

« Si tu as besoin de moi en vie... Alors conduis-moi, très chère garde personnelle, jusqu'à l'endroit qui te fait toi-même vivre. »




   
   
   


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Aventure #9 écrite Mer 1 Oct - 20:07

L’attente me paraît longue très longue alors que ce n’est qu’une question de minutes. La foule s’apaise, les garde fond leur travail et une enquête sera ouverte je le sais bien. Petit à petit toute cette bourgeoisie vomissante s’en va accompagner de gardes pour leur sécurité et ce jusqu’à chez eux.  Moi j’attends cette chère noble, les mains dans le dos. Heureusement le noir empêche que l’on voit le sang que je sens sur mon pantalon lui-même aussi noir que la nuit. Je crois reconnaitre justement la dame en question. En effet je me souviens que c’est vêtement on subit quelque dégâts. Elle me rejoint d’un pas affirmé et prends la parole de suite. Je lui adresse un sourire et m’incline légèrement amuser de la situation. Mais les gardes m’ont à l’œil ne me connaissant pas.

-C’est un plaisir pour moi de pouvoir vous servir. Je me rapproche d’elle et parle moins fort juste pour elle. Ça va te coûter cher. Dis-je amusé.

Les gardes détournent le regard et nous laisse enfin tranquille. Je reporte toute mon attention sur elle. Je trouve fort dommage qu’elle n’a plus de fleur ni sa belle robe, celle-ci plus banal pourrait presque là faire passer pour une simple citadine de classe moyenne. Je lui emboite le pas doucement. Pas plus pressé que cela.

-Qui à parlé de rentrer ? La nuit est à peine commencée et elle est belle, cependant tant que je suis dans le quartier je peux toujours te ramener, quand tu le souhait. Et puis qui parle de simplement t’escorter chez toi ? Dis-je avec un sourire malicieux.

J’ignore pourquoi on veut la tuer, mais s’il y en à eu un il pourra en avoir plusieurs d’ici les jours qui viennes. Sauf si l’entremetteur n’est pas très obstiné. Mais par expérience je sais que quand l’on veut la mort de quelqu’un ce n’est pas par hasard. Et elle lui aurait tout simplement donné si je n’étais pas intervenu. Cette fille n’a pas peur de mourir, son expression à ce moment là, sa façon d’être cela cache quelque chose de plus profond, plus mystérieux que ce qu’elle laisse apparaitre de son masque impassible. Mais une chose est sûre tout comme moi, elle ne craint pas la mort. De mon travail j’ai appris à l’accepter et à ne faire qu’un avec elle.

Je continue à marcher malgré sa dernière phrase que je laisse en suspend. L’endroit qui me fait vivre ? Je n’ai pas de chez moi je n’en ai jamais eu. Même si Aria me dit que chez elle c’est chez moi, une fois mon apprentissage fini j’ai pris l’habitude de dormir presque dans un endroit différent chaque nuit, voir de dormir à la belle étoile ne rentrant que quand c’est nécessaire pour moi. Et peux importe le temps que je passe dans la taverne de Lüh je ne vie pas plus que je ne vie là en marchant. Ma vie est un simple mensonge, la vérité c’est que j’aurais dû mourir y à dix ans et tout aurais été bien plus simple. Aujourd’hui j’hère comme une ombre de fumé noir perdu sans accroche. Je me stop et la regarde un instant.

-Cette endroit n’existe pas je le crains… Je ne vis que quand je côtoie ma plus tendre amie, la mort elle-même.  Ou parfois, en de rare occasion sa cousine la solitude.

C’est vrai lors d’un combat, j’ai l’impression de sentir mieux que n’importe quand l’importance d’une vie, je la sens comme jamais ! Je sens le sang circuler en moi. Je sais à quel point c’est éphémère de vivre. Finalement je prends plaisir à mettre ma vie en jeu, je prends aussi plaisir à voir le regard d’un homme qui sait qu’il va mourir et qui à peur. Mais quel peur futile ! La mort ressemble plus à un cadeau qu’à un inconvénient.

-Cependant marcher tranquillement dans les beaux quartiers pour une fois va changer mon paysage, mais pas le tien… cependant tu es quand même là avec moi alors que j’ai tué devant toi et ton sang froid est admirable. Je marque une pose un instant. Cependant tu m'offre ta vie presque en acceptant de me suivre et en me donnant libre choix sur notre destination, tu tiens si peux que ça à ta vie? Car je pense sincèrement que tu devrais en prendre plus soin on offre pas sa vie à n'importe quel inconnue après tout.Dis-je finalement le regard poser avec un léger sourire sur la fin.

On s’éloigne déjà de plus en plus de la demeure festive dans la nuit noir éclairé par quelques lampadaires.  Je remarque sur le passage de belles roses rouge carmin, appartenant surement à un de ses nombreux nobles. Je m’approche et en coupe une à l’aide de ma dague que je sors de sa subtile cachète à ma ceinture. Je me place devant Helireah et glisse la rose dans ses cheveux subtilement.

-Tes cheveux sont fait pour porter des fleurs on dirait.

Comme-ci la fleur était épanouie une fois dans sa chevelure. Je range ma dague et continue encore de marcher dans les rues sans direction particulière. Il me manque juste un endroit ou me poser et une bonne bouteille…une bonne bouteille oui. Surtout que sa présence est tout à fait appréciable et entre autre je n’ai pas oublié mes pièces malgré tout. Mais comme je le disais la nuit est longue et elle ne fait que commencer.  Je m’arrête de nouveau brusquement et la regarde.

-Au fait la dame que tu es a t-elle un prénom ?

C’est vrai je demande son prénom à une noble alors que je devrais l’appeler Dame Helireah, mais c’est vraiment pas mon genre. Et puis comparer au autre noble elle ne semble pas perturber que je l’ai tutoyé tout à l’heure chose qui serais un affront de l’aise majesté dans tout les cas normaux de noblesse. Mais elle non… elle c’est contentée d’en faire de même. Entre autre son prénom n’est pas d’une grande utilité pour si je voulais la retrouver mais j’ai déjà le plus important pour ça son nom. Le nom d’une personne peut souvent être l’origine d’un désastre ou plus simplement de sa mort dans certain cas.
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Dernière édition par Atsuki le Sam 3 Jan - 23:31, édité 1 fois
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Aventure #10 écrite Jeu 2 Oct - 23:46



Au final, que pouvait-il lui arriver ? Quand bien même la tentative d'assassinat s'était reproduite pour la deuxième fois, attisant un peu plus les soupçons de la jeune noble, la fin si futile qu'était de trépassé ne l'effrayait pas. Peut-être était-ce étrange, au final. Pourtant son esprit ne voyait que son propre monde comme fragile et précieux, chose qui heureusement pour elle était intouchable. Pouvait-elle réellement mourir ? C'était une des nombreuses questions qui resteraient sans réponse. Lorsque sa garde personnelle lui intima que cette conduite lui couterait chère, seul un sourire s'étira sur son doux visage, réponse silencieuse à cette provocation amusante et irréalisable. Commençant lentement sa marche vers un inconnu qui l'attirait, elle écouta avec attention les paroles de la femme, faisant élargir un peu plus son sourire. Ainsi elle laissait entendre que le jeu pouvait se continuer encore et encore. Malgré tout, l'idée de retourner à sa demeure fut vite exclue de son esprit, sachant pertinemment que la mort pourrait s'y inviter à tout moment. Ces tentatives d'assassinat ne l'inquiétaient guère. En cette nuit, elle ne pouvait seulement pas se permettre de mettre la sécurité d'Ambre en jeu. Rentrer chez soi n'était guère important.
La demoiselle était libre.

La lumière des lanternes défilait lentement au gré de la marche des deux femmes. La nuit, silencieuse, semblait si paisible et pourtant terrifiante, celle-ci étant l'hôte des pires crimes et actes de l'Homme. Chacun savait qu'il ne fallait se balader dans les rues de Lüh en pleine nuit. Nérée profita de ce même silence pour se laisser transporter par ses songes, en oubliant un instant la présence attirante et dérangeante de sa compagne de nuit. Elle s'arrêta. Tournant simplement la tête, la jeune noble écouta sans laisser une quelconque émotion passer au-dehors de son masque, notant chacun de ses mots comme une vérité mensongère qu'elle ne manquerait guère d'approfondir.
Les propos qui suivirent la firent pourtant sourire intérieurement. Il était vrai que la femme au katana n'était qu'une inconnue. Peut-être était-ce là une chance, ainsi elle ne s'était enfuit lorsque la Dame Aux Fleurs l'avait approchée. Cette fois-ci, elle ressentit le besoin de mettre une vérité sur sa personne, ne voulant laisser planer le doute dans l'esprit de son vis-à-vis. Replaçant son regard sur l'horizon qui s'étendait devant elle, tournant ainsi le dos à son escorte personnelle, elle répliqua d'une lenteur mesurée ce qui semblait être ses pensées, quand bien même celles-ci ne pouvaient se comprendre. Elles étaient si différentes à chaque instant.

« Seul mon corps est à ta merci en cette douce nuit. Il est futile, de telle sorte que je n'ai guère peur de son avenir. C'est une des raisons pour laquelle je n'ai ressenti le besoin de fuir, ni de détourner le regard lorsque j'ai été pour la seconde fois la cible d'une lame. Pourtant, ce qui me tient encore en ce monde est mien, ainsi ma vie ne peut s'offrir, ni se faire arracher de mes propres mains. »

Ses yeux s'étaient posés sur les hautes maisons bourgeoises, les parcs et les grandes allées du quartier. Elle savait que, quelques maisons plus loin, son manoir aurait pu être aperçu malgré la pénombre. Là n'était pourtant guère la direction. « Ce paysage est si inconnu de mon regard. »

Nérée tenait à sa vie, plus que tout au monde. Sans celle-ci, elle n'aurait pu s'adonner à la rechercher de son évasion, chose qui pouvait se comparer à sa vie. Peut-être était-ce paradoxale que de profiter d'un désir impossible à atteindre. L'Homme était si compliqué. Les deux femmes reprirent leur marche, déambulant au travers des rues. Celle qui l'accompagnait, avait-elle un objectif en cet instant précis ? Elle, qui s'était arrêtée pour cueillir une rose, la plaçant habilement dans la chevelure ambrée de la jeune noble, avait-elle un but ? Cette même attention n'avait manqué de faire frissonner la demoiselle, peut habituer au contact physique, encore plus aux attentions délicates envers sa personne. Peut-être était-ce parce qu'elle ne se sentait plus en sécurité, sa barrière de glace et d'insensibilité se fêlant au simple contact humain. Soudain, sa sauveuse s'arrêta brusquement, réduisant sans le vouloir la distance qui séparait les deux femmes. Son regard dériva pour se poser dans le sien, essayant de trouver une réponse à sa question silencieuse.
Elle ne comprenait pas.

Elle venait de lui demander son prénom. Il était vrai que la Dame Aux Fleurs ne connaissait aucunement celui de son vis-à-vis, chose qui pourtant ne lui était vitale. Elle resta silencieuse un moment, se contentant de l'observer. Peut-être aurait-elle dû déjà répondre, laissant de côté son désir de savoir. Nérée posa une main sur l'épaule de la femme au katana, approchant un peu plus son corps du sien. Soudainement et sans prévenir, elle poussa sur ce même appui, non sans faire jouer son faible poids pour perdre l'équilibre, faisant ainsi chuter les deux femmes en direction des pavés de l'allée quelque peu éclairée. Heureusement que Nérée ne pesait guère lourd, son faible corps venant couvrir d'une violence délicate le sien lorsqu'elles touchèrent le sol. Le bruit sourd qu'ils produisirent résonna un instant, pour laisser le silence redevenir roi. Son regard n'avait quitté le sien. La seconde main de la jeune noble n'avait pourtant été inactive lors de la chute. Passant sous sa tunique, elle avait attrapé un objet qu'elle plaça très rapidement sous la gorge de celle qui était sous son corps. Les secondes s'écoulèrent, interminables.

« Vis-tu ? »

Elle appuya un peu plus sur la dague, si lentement cependant pour pouvoir écorcher le fin cou de l'inconnue. Elle ne cherchait à la blesser inutilement. Elle reprit, plus faiblement encore : « Vis-tu, dorénavant que la mort t'ouvre une fois de plus ses bras ? »

La rose tomba délicatement au sol, alors que ses cheveux venaient isoler les deux femmes, ceux-ci tombant de part et d'autre de son visage. Tout cela s'était passé si vite, et pourtant, la demoiselle n'avait nullement songer à ses actes avant même de les produire. Elle n'hésitait pas, et ainsi, la lame qu'elle présentait pouvait s'avérer être une réelle menace, bien loin de la simple argumentation pour approfondir la question sans réponse. Elle était pourtant si faible. Si la vitesse était son atout, la force ne l'était guère. Son corps pouvait simplement se faire renverser, quand bien même de par sa position elle bloquait la plupart des mouvements de la femme au katana, arme devenu bien difficile à utiliser avec la faible distance qu'elle avait instaurée. Son souffle pouvait effleurer la peau de son visage, si proche dorénavant. La mort, était-elle vraiment présente ? Le calme serein et habituel ne l'avait quitté. Pourtant, la femme lui laissait cette même impression de vide, de non-vie. Était-ce possible ? Elle attendait simplement une réponse.

Nérée voulait savoir.




   
   
   


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Aventure #11 écrite Ven 3 Oct - 17:25

Ses paroles d’avant m’avaient marquée. Son attitude aussi, une nouvelle fois dos à moi regardant des maisons en hauteur. Je n’avais fais que écouter en silence. Silence qui perdure aussi après ma question. N’avais-je le droit de savoir qui elle est ? Cependant la proximité qu’elle instaure est dérangeante, je voudrais reculer mais de toute façon c’étais inutile je chutais déjà avec elle.  Cette noble à vraiment des habitudes de voleuse s’en serait presque dérangeant à force. Cependant quand ma propre lame viens s’appuyer sur ma gorge je ne bronche pas. Tout du long je l’ai regardé dans les yeux et je le fait encore sans préoccupation pour une lame qui risque de me tuer. Ça question sonne creux à mes oreilles. Elle continue sa voix légèrement plus basse, comme si elle me suppliait pour que je lui réponde.

Est-ce que je vie…  Je ne sais pas. La mort est proche elle est là je peux presque la sentir. Mais elle n’est pas tout à fait là, elle n’a pas tout son intérêt dans cette situation. Alors quoi ? Je la regarde avec un de mes regard mort, un de c’est regard qui vous disent que ce qui se passe n’a pas d’importance car plus rien en a au fond. Je connais bien ma lame pour savoir que quand elle émet un pression dessus immédiatement un petit filet de sang coule le long de ma gorge. Je ne compte pas la tuer pour autant. Cette fille était bizarre elle cherche quelque chose que je n’ai probablement pas mais cette chose attire mon intérêt, ce qui lui donne une certaine valeur à mes yeux. Pas une valeur inestimable mais assez importante pour que je la tue pas dans les minutes qui vienne.

Finalement un long moment passe sans réaction de ma part juste un long regard dans ses yeux. Je n’ai pas peur de mourir. Ça serait un mort stupide mais au finale une libération du poids qui m’incombe. Finalement au bout d’un moment de façon très calme et posé je m’exprime envers mon agresseur. JE sais pas combien de temps c’est écoulé entre temps l’espace d’un instant la notion de temps ne voulais plus rien dire pour moi.

-Non.

Le simple fait de prononcer ce mot entaille un peu plus ma gorge. Je ne peux peut-être pas dégainer mon katana ici mais je peux encore bouger. La noble n’est pas bien costaud. De façon très délicate mes doigts vont s’attarder sur ses hanches pour venir les attraper et d’un mouvement de ma part nous faire rouler. Une fois notre position échangé, en fait pendant le changement j’attrape son poignet, celui de la main qui tient ma dague et la plaque contre le sol.  Légèrement plus haute qu’elle une ou deux goute de mon sang glisse sur son visage. Je me recale de façon à ce qu’elle ne bouge pas ni qu’elle essaye d’attraper ma seconde lame. Mes longs cheveux noirs tombent comme les siens précédemment, nous laissant dans une sorte de bulle. Nous visage à une proximité sans égale, à un tel point que mes lèvres frôlaient presque les siennes et que nos regards ne pouvaient se fuir.

-Tu te m’éprends la mort n’est pas assez intense pour qu’elle me fasse vivre là maintenant. Elle est capricieuse et maligne et si elle m’ouvrait vraiment ses bras ça ferrait longtemps que je serais déjà morte. Ce soir elle ne fait que m’effleurer peut-être demain viendra t-elle jouer avec moi... peut-être me laissera t-elle quelques jours de répit avant que je retourne dans son arène.

Jouer c’est ce qui avait tout son sens avec la mort dans un combat on met notre vie en jeu, on joue avec la mort au rythme du métal qui se croise. Chaque vibration d’un coup à son importance, chaque vibration elle te dit qu’elle est proche que la vie d’un d’entre nous va lui appartenir d’ici peu. Mais la mort ne joue pas quand elle prend une vie simplement, quand on s’abandonne à elle, elle ne peut refuser mais elle ne vibre pas, elle ne nous donne pas plus envie de vivre elle ne me fait pas vivre quand elle s’ennuie ainsi de la situation. Toujours avec cette proximité que je n’ai jamais autorisée à personne, je lui adresse un sourire.

-Es-tu disposée maintenant à me donner ton prénom ? Maintenant que j’ai satisfait ta curiosité tu pourrais au moins satisfaire la mienne qui est bien moins dérangeante.

Au final cette tension qui émane de nous est à la fois attirante et flippante. Et plus on était là dans cette bulle plus l’importance que je portais à savoir son prénom diminuait. D’une certaine façon elle avait réussi à mettre tout mes sens en éveil. Sauf que c’est assez étrange mes sens étant habitué à la chasse la situation elle en était toute différente à moins que se soit un tout autre type de chasse.
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Aventure #12 écrite Ven 3 Oct - 20:04



.Ses yeux émeraude attiraient toute son attention, comme si ceux-ci l'appelaient silencieusement. Comme un but, ils regardaient Nérée sans défaillir un seul instant, laissant simplement le vent et le silence de la nuit combler le manque de parole des deux femmes. L'une semblait pensée alors que l'autre attendait, tranquillement. Peut-être elle n'avait elle-même pas remarqué le filet de sang qui s'écoulait dorénavant de sa proie, ayant quelque peu trop appuyé sur la lame. Cela n'était pourtant important, ainsi la demoiselle s'était contentée de l'ignorer, comme bien des choses pourtant inestimables à ses yeux. En ce moment même, elle essayait de comprendre les paroles muettes transmises par le regard de son vis-à-vis. Elle semblait cacher quelque chose au fond de soi, bien semblable aux secrets de la Dame Aux Fleurs. Elle semblait pourtant ne vouloir en dire un mot, comme si cela ne pouvait être atteint par le simple désir de celle-ci. Désir qui grandissait sans cesse, alors que les secondes s'écoulaient, interminables. Les choses qui ne pouvaient lui appartenir l'intéressaient.
Nérée était un secret à elle seule, au final.

Un long moment s'écoula entre sa question et la réponse que produisit la femme au katana. Une simple réponse qui ne fit broncher son doux visage, alors que déjà ses pensées s'affolaient, heureuses d'avoir enfin eu un mot sur son interrogation. Ce simple non traduisant tant de pensées qu'elle ne pouvait en comprendre tout son sens. Cela n'était que le résumé, un amuse-bouche avant d'attaquer le plat principal. Nérée savait qu'elle allait reprendre la parole. Ainsi et peu à peu, un sourire s'étira sur ses lèvres. Elle ne bougea pourtant guère plus, restant simplement immobile au dessus de ce corps se confondant dans la nuit. Depuis lors, la demoiselle n'avait diminué la pression de la dague sur son cou, aggravant un peu plus la blessure infime et pourtant déjà rouge. Avait-elle mal ? Cela était si futile.

Elle frissonna. Cette fois-ci pourtant bien plus qu'à son habitude, sentant très aisément ces mains glissant sur ses hanches. Son esprit se focalisa sur celles-ci, suivant attentivement chaque mouvement. Au-delà de la pénombre de la nuit, son visage prit éphémèrement une teinte rosée, ne pouvant qu'avouer être gênée par ce contact physique soudain. Il était bien différent de celui qu'elle venait d'instaurer, son visage si proche de celui de sa sauveuse. La caresse se fit plus pressante, s'apposant ainsi pleinement sur son corps après quelques instants. Nérée se laissa faire. Son léger corps se fit alors renverser, sa main tenant la lame se faisant dans un même mouvement plaqué contre les pavés humides. Le sol était si confortable. Cette même sensation de bien-être venait peut-être des quelques gouttes de liquide vital pleuvant sur son visage, venant presque à oublier la proximité qui s'était installé entre les deux femmes, une nouvelle fois. Comme si celle-ci était voulue, indispensable pour maintenir cette ambiance si singulière. Sa proie devenue chasseuse prit la parole, brisant le silence qui s'était doucement installé.

« Et pourtant tu es en ce moment même en train de vivre. »

Elle lui avait répliqué ces mots, comme une réponse lointaine à son explication si désirée. Elle avait pourtant, dans un sens, pleinement raison. La mort qu'elle avait conviée n'était assez intense pour lui faire ressentir son besoin de vivre, comme elle n'aurait pu être suffisante pour faire atteindre à Nérée une quelconque évasion. Elle la comprenait. Peu de temps s'écoula avant que la femme au katana ne daigne reprendre la parole, reposant pour la seconde fois sa question que la Dame Aux Fleurs avait intentionnellement omis de répondre. Cette fois-ci, elle ne pouvait y échapper. Plongeant un peu plus son regard vairon dans le sien, elle sourit à son tour, peut-être plus faiblement. Sourire n'était pas une de ses habitudes premières, chose qui arrivait pourtant beaucoup en cette douce nuit. La compagnie de son vis-à-vis la changeait, la distrayait. Elle l'amusait. « Nérée. Nérée Helireah. »

Son nom n'avait que peu d'importance et cependant, la demoiselle y attachait une attention particulière. C'est ce qui la différenciait des autres Hommes. Elle la rendait unique et pourtant semblable, chacun ne pouvant échapper à la torture de devoir supporter une appellation. Elle aurait tant voulu ne pas en avoir. Sa main, qui n'était plaquée au sol par le poids et les doigts de la femme au katana, instaurant dans un même un autre point de contact légèrement dérangeant, se faufila entre son corps et le sien pour monter jusqu'à son visage, effleurant sa peau pour y cueillir les quelques gouttes de sang tombées sur celui-ci. Bien que l'envie de portée ce fluide jusqu'à ses lèvres était tentant, la Dame Aux Fleurs jugea bon de se retenir, du moins pour le moment, de peur de faire fuir son vis-à-vis, cassant cette proximité qu'elle désirait et redoutait. Peut-être était-elle indécise. Se contentant de contempler son doigt carmin, déviant ainsi légèrement le regard, Nérée inspira lentement, ne pouvant simplement et tout bonnement bouger. Elle était prise au piège, sa barrière de glace se brisant au fil des secondes. Elle n'en laissait pourtant échapper aucun signe.

« As-tu mal ? »




   
   
   


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Aventure #13 écrite Ven 3 Oct - 21:06

La dame avait raison j’étais en vie je vivais à cet instant même, mais cette définition de la vie ne voulais rien dire pour moi. C’était une simple accumulation de chose futile que l’Homme se doit de faire pour se sentir vivant. Moi non je ne sens rien quand on me parle de cette vie. Je l’ai abandonné il y a longtemps, enfoui dans mes cauchemars, mes ténèbres doucereuses que j’entretiens avec soin au grand regret de mon maître d’arme. Les ombres je me suis noyer dedans en j’en ai fait ma demeure. Là bas la mort y règne comme reine absolu et la douleur et la souffrance sont ses acolytes les plus chers. Alors cette vie que je suis sensé vivre et que je ne fait que traverser n’est pas une vie en soit. J’avais besoin de plus et malgré la réponse de la noble je pouvais percevoir qu’elle avait comprit ce besoin étrange que tant de gens fuis et trouve complètement déraisonnable.

Elle me ressemblait.

Son sourire je ne peux pas le manquer d’où je suis, elle qui semblait toujours vouloir garder son visage neutre un peu comme moi. Ça me perds de retrouver toute ces similitudes entre nous. Nos monde son différent il on chacun leur propre règle et pourtant j’ai l’impression que chacune de notre côté à notre façon on en ait arrivé au même stade. Cette noble me faisais voir une autre facette de ces gens bienheureux qui ne connaisse ni la faim, ni pauvreté. Finalement son nom sorti de ses lèvres. Je ne pus m’empêcher de sourire légèrement.

-Nérée…

Je ne fis que susurrer son prénom juste celui-ci. Je préférais ne pas accorder d’importance au nom pas dans ce genre de situation. Moi-même je n’apporte que peu d’importance à mon nom il ne veut plus rien dire à mes yeux et pourtant il veut également tout dire. Seul lien que je ne peux arracher et qui me lie à cette vie futile. Cependant son prénom était doux et raisonnait bien à mes oreilles, Nérée… j’étais partie perdu dans mes pensées analysant la situation cherchant un point d’accroche dans mon vécu une façon de me comporter avec elle, et de ne pas avoir peur de cette attirance enivrante entre nous. Les choses échappaient à mon contrôle dans une certaine mesure situation inconnu, mon cerveau fonctionnait comme jamais sans réponse clair qui advenait à la surface alors calme je reste. Réagir normalement ou pas en fait rien n’est normal dans cette soirée. Son obstination à vouloir me parler, notre fausse indifférence respective. C’était bien est belle une partie de chasse et dans laquelle nous sommes toute les deux proies et toute les deux chasseuses.

Le presque contact de sa main entre nos deux corps me sort de mes pensées. Je regarde son doigts venir récolter les quelques gouttes de mon sang sur son visage. D’autre gouttes glissaient cependant sur le haut de ma poitrine certaines tombait sur le haut de sa poitrine à elle. Je l’observe regarder son doigts comme quelque chose de fascinant. Elle le contemplait.

Mal ? C’était une bonne question. Est-ce que ma peau lacérer me faisais mal ? Oui…non je ne sais pas. La coupure picotait légèrement si j’y fais attention mais la douleur en elle-même est insignifiante à mes yeux. Une simple égratignure, un détail. Car si je compare cette douleur à d’autre obtenu au combat qui m’ont parfois valu une ou deux cicatrices elle ne représente rien. Je prends avec ma main libre la sienne doucement sans geste brusque. Je la regarde dans les yeux et porte son doigt ensanglanté légèrement à mes lèvres. Le gout ferreux du sang se propage dans ma bouche lentement Alors que je récupère mon propre sang sur son doigt. Finalement je retire mes lèvres de celui-ci.

-Non...

Mon geste était déplacé complètement. Mais j’en avais envie, j’avais pu sentir sa peau avec mes lèvres, c’était différent. Je relâche légèrement mon emprise et récupère ma dague afin de la glisser à sa place. Mettant une distance légèrement plus importante entre nous. Elle était libre de ses mouvements et je ne comptais pas la retenir si elle voulait partir. Je plonge mon regard émeraude dans le siens avant de reprendre la parole pour une question qui avait tout son sens et en même temps qui paraissait tellement futile.

-As-tu peur de moi ?  

Sa réponse déterminerais la suite de cette soirée je suppose, peut-être que mes idées sur elle ne son pas fondé, peut-être qu’elle-même attends quelque chose de moi que j’ignore. Peut-être que j’aurais dû partir y à longtemps. Sa réponse va surement me décider sur une chose le fait de prolonger ou pas cette soirée en sa compagnie. Moi et mes allures misanthropes sommes plutôt perplexes. Et puis finalement j’avais bien une seconde question pour elle. J’avais besoin de savoir si vraiment il y avait un lien invisible et imperceptible pour l’instant entre nous. Besoin de comprendre pourquoi je me sentais à la fois proche d’elle dans une certaine mesure alors quand même temps il y à un énorme fossé qui nous sépare.

-Qu’est ce qu’une noble comme toi attend d’une tueuse comme moi ?    
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Aventure #14 écrite Dim 5 Oct - 23:57



Pourquoi avait-elle sourit lorsque Nérée avait enfin prononcé son nom ? Était-elle heureuse ? Il était vrai que, quand bien même elle pouvait noter quelques similitudes, pourtant différentes entre les pensées des deux femmes, la demoiselle ne pouvait la comprendre totalement. L’inverse était d’autant plus vrai. Qui des deux femmes avait le plus mal ? La blessure à son cou n’était que superficiel, futile comparée à la profondeur potentielle de la question. Au final, il n’était simple de comprendre les paroles mêmes de la jeune noble, ceci demandant un profond travail d’analyse, de réflexion. Les mots, ils gagnaient toujours. Elle regarda une goutte carmin descendre lentement le long de son doigt, presque fascinée. La question qu’elle venait de posée n’était, au final, que peu importante. Nérée n’en avait rien à faire. Peut-être était-ce là une autre preuve de son manque de compassion flagrante.
Pourtant elle n’était qu’une perdante.

Une main vint prendre la sienne, si brutalement. Elle était douce pourtant, une simple brise n’ayant pu faire mieux. Ce sang, l’intéressait-elle ? Il appartenait à Nérée. Ainsi son regard revint rapidement se fixer sur celui émeraude de sa sauveuse, devenant plus acéré, plus froid. Elle avait compris ses intentions. Elle se laissa faire, pourtant. De ce fait, elle fut simplement spectatrice lorsque la femme au katana rapprocha son doigt ensanglanté de ses lèvres, les touchants pour en gouter le gout. La jeune noble détesta en cet instant précis ce vol, quand bien même l’instant d’après elle aurait bien pu le désirer. Par la suite, elle répondit enfin à sa question qui n’avait plus aucun intérêt. Non, dans l’esprit de la demoiselle, seul ce vol comptait. Vol qui allait être bien entendu vengé.

« Alors pourquoi ressens-je une douleur ? »

D’une main, elle avait attrapé son haut, retenant tout mouvement alors que celle-ci avait déjà rangé sa dague, s’écartant un peu de son corps. Elle ne la laisserait pas fuir avant que son bien ne lui soit rendu. Avant même que la demoiselle ne puisse mettre son plan à exécution, la voleuse reprit la parole, lui demandant si elle avait peur. Elle s’arrêta. Avait-elle peur ? La question, Nérée l’ignora tout simplement, ainsi que la suivante, lui demandant ses attentes envers sa personne. N’était-ce pas évident ? Elle voulait simplement reprendre ce qu’il lui avait été volé.
Ainsi la demoiselle resserra un peu plus sa main autour du tissu, le tirant vers elle. Cette fois-ci, aucun frisson ne parcourra sa peau, aucune gêne ne put se sentir dans son regard. Ce geste, il était commandé par un bien autre désir, bien plus sombre. La distance ainsi se déduisit considérablement, ne s’arrêtant pourtant guère comme il y a peu. Elle ne le désirait pas. Elle plaqua son corps contre le sien, alors que ses lèvres touchaient déjà les siennes, en un baiser unique et seulement destiné à assouvir ses désirs de vengeance. En volant la voleuse, elle instaurait ainsi une forme de justice, propre à la demoiselle, bien différente de la justice véritable, habituelle. Perverse, elle pouvait rapidement conduire à la déchéance, l’entraînant à accomplir des gestes déplacés, parfois fous sans l’ombre d’une hésitation. Elle aurait très bien pu choisir sa forme de vengeance dans un acte bien plus barbare, pourtant bien moins cruel que ce qu’elle faisait en cet instant précis. Ainsi son esprit ne réalisa guère l’ampleur de son acte, ignora que ses lèvres étaient encore contre les siennes alors les secondes s’écoulaient paisiblement.

Elle finit pourtant par s’en détacher, repoussant le corps de la voleuse délicatement. Ce baiser avait le gout du sang. « Je reprends ce qu’il m’a été volé. »

Nérée se redressa, se relevant peu de temps après, considérant le sol comme devenant inconfortable, bien trop froid pour pouvoir être supporté encore longtemps. Elle fit quelques pas, ramassa la rose déchue pour la remettre dans sa chevelure ambrée. Elle ne le fit pourtant pas, la gardant dans sa main qui avait recueilli le sang berçant le cou de sa proie lorsqu’elles étaient si proches. Elle se retourna en direction de la femme au katana, reposant son regard sur son être. Redevenu neutre, plus aucune hostilité ne pouvait s’y ressentir, comme si la demoiselle avait oublié ce qu’il venait de se produire, son acte passé. Repensant aux questions que son vis-à-vis lui avait posé quelques minutes plus tôt, elle considéra comme utile d’y répondre, n’ayant aucune chose à cacher, ces interrogations semblant être importante aux yeux de sa sauveuse. « Tu effraies mon corps, ta présence, le faible espace qui nous sépare lui fais ressentir un sentiment d’incertitude. De confusion. Pourtant je n’ai guère peur de toi. Bien au contraire. »

Une nouvelle brise balaya son corps, lui faisant détesté et aimé une nouvelle fois le froid qui s’en éprit. Comme si ses derniers mots semblaient lui suffirent, bien qu’ils restassent vagues et dénudés de sens, la jeune noble enchaîna rapidement : « Suis-je seulement noble ? » Elle laissa sa question en suspend, comme si celle-ci n’avait que peu d’importance. Elle reprit, portant son regard sur la rose carmin qu’elle tenait dans sa main ensanglantée. « Cette fleur, crois-tu pourvoir la retenir, affirmer qu’elle puisse s’épanouir une seconde fois alors que sa vie se résume à sa douce déchéance jusqu’à ce que le temps l’emporte ? Elle le désirait pourtant. Ainsi, ses attentes se résument à sa mort. Crois-tu qu’elle peut désirer la main qui la cueillera, malgré tout ? » Pouvait-elle seulement se comparer à une fleur ? Nérée était bien plus complexe. Même si elle pouvait aisément répondre à sa question, celle-ci préféra garder ses songes pour sa propre personne. Elle était ainsi. « Je n’attends rien. Et pourtant, ma vie n’est consacrée qu’à l’attente, interminable. »

Elle détourna le regard, faisant quelques pas dans la nuit qui les environnait. Son esprit, malgré tout, revint rapidement à ce souvenir de ce toucher si intime, et pourtant si distant qu’elle avait eu avec la femme au katana. Elle ne connaissait même pas son prénom. Peut-être aurait-elle dû renoncer dès le départ à ce jeu si tentant qui la tirait peu à peu vers le fond. Elle ne le regrettait pourtant ce vol de baiser. Lui tournant le dos, elle porta son regard vers l’horizon, se demandant si rentrer chez elle était une bonne idée. À un moment ou un autre, indéniablement, elle s’enfuirait. Si ce n’était demain, cela se produirait lorsque l’envie percutera son être, sans que la demoiselle ne puisse y résister. Cela s’était déjà produit lorsqu’elle avait quitté sa maison, au désert ambré, où lorsqu’elle était partie en quête d’une invocation. Au final, peut-être que cet acte ne pouvait se comparer à une fuite, un abandon. Elle partait, simplement.

« Peut-être devrais-tu fuir avant que je ne m’enfuis moi-même. »




   
   
   


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Aventure #15 écrite Mar 7 Oct - 14:49

Ça question m’avais frappé mais je n’avais pas répondu. Si elle sent une douleur ce n’est surement pas du à la plaie, elle est toute autre et bien enfouie en moi aucune raison de la faire sortir de sa prison de verre. Ou alors c’est sa propre douleur qu’elle sent et dans ce cas rien de direct avec moi.

Ça ne lui avait pas plus mais en même temps je m’en doutais que le jeune noble voulait ce sang. Alors quand ses lèvres son venu se poser sur les miennes je l’ai laissé faire. En faite j’ai même accentué la chose. Son désire de récupérer ce qui lui appartenait il y à peu est magnifique elle en oublier les règles de vie et de bienséance. Elle prend. Chose qui m’avance bien il m’ais alors simple d’aller récupérer mes pièce dans son décolleté. Le baiser se termine et comme une enfant elle justifie son geste. Or la raison de son geste était déjà évidente et ce n’était point un problème. Bien que se contact inopiné était peu naturel chez moi. Je fais en générale tout pour que l’on ne m’approche pas, et elle…

-Si tu tiens tant que ça à boire mon sang viens le chercher à sa source la prochaine fois. Dis-je amusée de sa réaction

Finalement il était temps de ce lever, remettent entre nous une distance je ne bouge pas. Je range juste le mes pièces dans un léger tintement. Son corps à probablement raison d’avoir peur de moi son esprit à probablement tord de penser le contraire. Je ne dis rien ni maintenant ni après je l’écoutais c’est tout. Alors que la légère brise de vent faisait voler mes cheveux. Attendre… seuls les idiots attendent sans rien faire ! Ne rien attendre de la vie pourquoi pas, mais au final rester esclave de celle-ci dans une attente inutile est ridicule. Elle s’éloigne un peu de moi, me donnant dos. Une phrase une seule suffit à me rendre énervé, mon regard s’assombrit instantanément. Fuir. Je m’approche d’elle rapidement et l’enlace. Ma prise était fermer mais douce quand même. Mais clairement je lui montrais et une forme d’affection et une forme de possession.

-Je ne compte pas fuir... Lui glissais-je à l’oreille.

L’idée même m’offensais qu’elle idiote elle fait…

-Te fuir, pourquoi faire ? Si tu veux que je parte après tout les efforts que tu as fais pour me retenir dis le franchement comme tu as l’air de si bien savoir le faire !

Je ne compte pas la fuir pour rien c’est d’une futilité hors norme. Qui plus ait ça serait une fuite dès plus lâche. Une fuite se doit d’être contrôler, céder à des instincts primaires qui nous empêchent d’avancer est ridicule.  Je laisse un instant puis reprends d’une vois tranquille sans relâcher mon étreinte sur son corps.

-Si tu veux me fuir… fais donc, mais peut-être me suis-je donc trompé sur la personne que tu ais Nérée. Peut-être ais-je eu tords de ne pas t’ignorer… Cependant sache que fuir est un actes de lâcheté s’il est prit à mauvais escient. Alors crois-tu que accepter une mort certaine et vouloir fuir une étrangère que tu as toi-même choisi d’aborder n’est pas ridicule ?

Je m’exprime vite mais clairement les mots fusent dans ma tête. S’il y à une chose qui me dérange fortement c’est bien les comportements irrationnels, si tu n’a pas peur de mourir, n’est pas peur de ce qui est futile. Une fuite instinctive est une fuite par peur, or toute peur se métrise, il suffit de les apprivoiser.

-Au final tu m'as plus blesser que je ne l’ai fais pour l’instant malgré les nombreuse ouvertures que tu m’as laissé imprudemment. Mais tu es une enfant capricieuse Nérée, bien et bel née dans une famille noble ! Mais sache que si je suis en danger avec toi là de suite… et bien peu m’importe c’est un risque que je prends.

Je vais poser mes lèvres un instant sur son cou fermant les yeux comme cherchant à être apaiser moins énervé de sa bêtise, peut-être à l’excuser ? Non je ne pouvais ignorer cela.  Oui tu es une fille de noble sans aucun doute la noble qui pense ne pas être au bon endroit devrais y rester, parce que sa mentalité actuel si elle est tel quel n’est pas fait pour notre monde, et encore moins pour le mien. Je relâche mon emprise sur elle et de nouveaux glisse quelques mots au creux de son oreille.

« Tu peux fuir si tu le souhait mais moi je ne fuirais pas. Et sache que si jamais un jour il me prend l’envie de te retrouver après ta fuite, cela sera aisé pour moi Nérée Helireah… » Je me recule enlevant tout contact entre nous, deux pas en arrière et je me tourne vers l’horizon les manoirs haut de ce quartier trône là pas et surement le siens. Je lui tourne le dos. « Je suis une chasseuse après tout. Trouver une proie est mon quotidien… » Ces derniers mots avait beaucoup de sens au final.

Je voulais la connaître mieux car elle semblait différente des autres nobles mais finalement elle leur ressemble amèrement. De la déception ? Oui je ne peux dire le contraire. Pourtant je ne bouge pas lui donnant dos droite, une main appuyée sur la garde de mon katana. J’attends qu’elle prenne sa décision. Après tout sera fini si elle part, et elle deviendra un simple souvenir lointain sans importance, négligeable surement. Alors qu’il y à quelques minutes tout cela me semblais bien plus important bien moins frustrant et dérangeant, plus naturel dans un jeu qu’on ne maîtrisait pas entièrement ni l’une ni l’autre. Une partie en terrain neutre et surtout inconnu.
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Aventure #16 écrite Ven 10 Oct - 0:21



Fuir. Avait-elle réellement prononcé ce mot ? Au final, la fuite était inutile. Les règles du jeu changeaient seulement, orientant ainsi la jeune noble dans une autre direction. Tout n'était pourtant si simple dans son esprit. Observant les alentours, Nérée n'avait aucune idée de ce que pouvait bien faire la femme au katana, celle-ci restant un potentiel danger et source d'intérêt pour celle-ci. Peut-être allait-elle lui faire payer son vol, son manque de bonne manière qu'elle n'avait jamais considérée comme utile à sa vie. Cette inconnue, pourquoi attisait-elle son attention, la poussant à franchir ses propres limites, non sans une certaine réjouissance face à cet acte de rébellion face à sa propre condition. Depuis le début, ce jeu n'avait cessé de croitre, la fin ne pouvant être encore aperçue. Peut-être se sentait-elle mieux, dorénavant que les pièces froides qui tintaient contre sa poitrine n'étaient plus à leur place. Une main était venue les cherchées, très vite omise pour ne pas céder à la gêne qui ne la correspondait aucunement, malgré tout.
Nérée n'était pas timide.

Elle l'avait touché, blessure pourtant invisible. Ses pas frappèrent les pavés, s'approchant de l'enveloppe charnelle de la demoiselle, celle-ci se faisant enlacée d'une douce brutalité. Ses paroles avaient dû percuter d'une façon ou d'une autre son vis-à-vis. L'avait-elle comprise ? Son souffle lui effleura le cou, alors que ses lèvres lui assuraient que la fuite n'était envisageable pour sa personne. Elle resta silencieuse, quand bien même la femme usait une nouvelle fois de sa voix, l'incitant à expliquer ses propos. Les explications étaient futiles. Ses paroles rudes et pourtant délicates ne la touchèrent aucunement, sa barrière d'émotion s'étant reconstruite complètement à l'instant même ou ses bras avaient entouré son faible corps. Au final, la jeune noble ne savait si ses actes, ses efforts avaient été faits dans le sens de ses envies si changeantes. Elle avait simplement agi.

C'était une enfant. Spectatrice silencieuse, Nérée se contentait d'écouter la femme au katana, leur corps étant rapproché une nouvelle fois. Sur quoi son esprit était-il réellement concentré ? Cependant, son regard toujours rivé sur l'horizon devint plus froid lorsqu'elle aborda un sujet qui la concernait réellement, affirmant son appartenance à la noblesse. Ne l'avait-elle pas dit plus tôt ? Oui, en ce moment même, celle qui la tenait prisonnière était exposée au danger grandissant que la Dame Aux Fleurs qui avait vu ses envies prendre une toute autre direction. L'impact que pouvaient avoir ses propos qui voulaient sortir de ses lèvres ne lui était nullement important. Pourtant, un frisson arrêta toute tentative de réplique, sa geôlière ayant posé ses lèvres dans son cou. C'était si doux et pourtant si brutal, intrusif. Son monde, il n'appartenait qu'à elle seule. Ainsi Nérée comprenait les propos faussés de la femme au katana.

Au final, la femme au katana fuyait. Peut-être fut-elle soulagée de sentir cette présence s'éloigner une nouvelle fois. Depuis leur rencontre, elles n'avaient cessé ce jeu d'éloignement et de rapprochement, jouant entre fuite et poursuite. Ainsi un silence s'installa peu à peu, les derniers mots de sa compagne de nuit faisant étirer doucement un sourire sur les lèvres de la noble. Etait-elle réellement une proie ? A en juger des deux assassinats, celle-ci se devait bien de se faire à la raison. Pourtant son sourire grandit un peu plus, laissant après quelques instants passer un doux rire qui s'intensifia promptement. Tout cela était si amusant. Au final, Nérée avait choisi la bonne proie parmi tant d'autres, celle-ci étant différente. Après tout, elle n'était guère une chasseuse pour rien.

« Traquer une proie n'est guère un jeu d'enfant, même si s'aventurer sur ce terrain mortel est si séduisant. » Elle avait soudainement arrêté de rire, un ton froid ayant accompagné ses mots, comme si ses propos d'avant n'avait été assez clair. La Dame Aux Fleurs ne bougea pas. Cette fuite inexistante, elle n'en voulait pas. Elle reprit : « Suis-je seulement ta proie, aussi capricieuse et enfantine qu'elle semble être ? »

Qui des deux femmes étaient plus enfant que l'autre ? La différence ne pouvait se faire en cet instant. La chasseuse sans nom, elle semblait attendre une décision de la part de la jeune noble. Elle ne l'aurait pas. Ainsi la demoiselle allait jouer. Pourtant, Nérée était bien plus pensive que quiconque. Peut-être était-ce là sa faiblesse évidente. « Traquer une proie ne suffit pourtant à pouvoir l'atteindre. Je ne t'ai laissé aucune ouverture, aucun accès que tu puisses exploiter afin de me blesser. Tu m'as pourtant laissé t'approcher. » Elle passa lentement ses mains autour de sa taille, remontant pour attraper doucement sa main qui était posée sur la garde de son katana. Un sourire impur de ses pensées s'étira sur ses lèvres, alors que la demoiselle avançait déjà le visage, fixant son regard vers l'horizon qui se trouvait devant les deux femmes. Au loin, elle pouvait apercevoir sa demeure. « Il m'est inhabituel de répéter mes dires. Ainsi, si tu ne veux fuir, alors cours. Cours pour me traquer, avant que tu ne deviennes toi-même proie. »

Elle lui plaça délicatement la rose ensanglantée dans les cheveux. Nérée avait entendue des bruits de pas raisonner, au loin. Une ombre blanche s'aventurer dans son champ de vision. A cette heure, peu de monde se baladait dans les beaux quartiers, les nobles n'osant se promener la nuit. Peut-être était-ce trop étrange, en cette soirée de meurtre, que d'entendre des gens courir dehors. Ainsi elle relâcha son emprise, faisant tomber sa main qui était dans la sienne. Cette froide soirée était parfaite pour s'évader, quand bien même son endurance n'était phénoménale. Passant au plus proche de la femme, elle la poussa délicatement, peut-être pour lui offrir l'instant d'un souffle la vision que la demoiselle avait pu avoir facilement, commençant sa sereine course sans même jeter un regard derrière elle. Il était temps pour la jeune noble de rentrer chez elle. Ainsi elle se dirigea vers sa demeure, disparaissant dans l'obscurité en tournant au coin de la rue. Cela aurait été facile pour la femme sans katana que de la rattraper, si une personne mal intentionnée ne s'était invitée au jeu, Nérée lui passant à côté alors qu'elle la laissait déjà seule en sa compagnie. Une flèche fendait déjà l'air en sa direction.




   
   
   


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Aventure #17 écrite Lun 13 Oct - 10:32

Son petit jeu était long et lassant à la fin. Le contacte établie entre nos corps une nouvelle fois ne me fit rien, ni chaud, ni froid. Avait-elle un problème avec la fuite ? je ne sais pas. Mais mon attention avait déjà quitté sa présence et était largement focaliser sur le bruit de pas régulier dans la nuit. Ça venait vers nous, manifestement je dirais un homme mais je dois avouer que juste au son des pas différencier des être humain n’est pas évident. Elle l’avait entendu aussi elle avait frôlé mon corps en partant en courant. Seule chose sensé qu’elle avait faite bien que stupide de courir dans la direction même de l’homme.  Il était loin et pourtant perceptible comme jamais j’entendis une flèche fendre l’air, il avait tiré avant que Nérée ne parte, je n’étais pas sa cible… j’esquive de justesse sa flèche qui vient érafler ma joue laissant un petit filet couler de ce liquide à la couleur précieuse.

La seconde d’après j’étais déjà sur lui, katana en main. Nos deux lames se croisèrent et là je pu reconnaitre l’homme, c’était un chasseur de prime lui aussi, et je le connaissais bien celui là… Je ne dirais pas que j’étais amie avec lui mais disons plutôt qu’il est très proche de mon maitre et j’ai de nombreuse occasion de croiser le fer avec lui. Je savais donc que ce combat serais perdu d’avance, je n’égale pas son niveau. Cet homme m’a beaucoup appris et il lui arrive encore de passer pour m’apprendre certaine chose. Peut-être que finalement j’étais bien la cible. Il me regarde souriant content de me revoir ? Oui semble t-il.

Les leçons à l’improviste ce n’est vraiment pas mon truc mais bon, il ne faut pas se faire prier deux fois avec lui. On se lance dans un échange énergique de coups qui retentissent dans le silence de cette nuit noire. Bien sur je m’étais améliorée et je tenais la cadence. Pourtant cela ne suffit pas, sur un mauvais appui il n’hésita pas un seconde à me faire basculer venant pointé l’extrémité de sa lame contre ma gorge.  Je le regarde, insolente, dans les yeux. J’ai le souffle court et tout de même quelques plaies au niveau de mon ventre et mes bras. Portant c’est bien celle du ventre qui faisait le plus mal, plus profonde que les autres…

Il soutient mon regard un long moment, puis rigole de bon cœur avant de retirer sa lame et de la ranger. Il me tend une main pour m’aider à me relever que je ne prends pas, comme d’habitude. Ce que cet homme était énervant. Pourtant je lui vouais un profond respect comme il est rarement le cas avec des hommes d’ailleurs ça doit bien être le seul depuis cette incident. Je récupère mon katana et l’essuies avant de le ranger. Il me surpassait certes mais j’avais tout de même réussi à lui laisser de fine marque de coupure à certain endroit.  

-Tu n’as pas changé gamine… ton regard te tuera un jour !
Je le regarde calmement.
-Peut-être, mais tu connais mon point de vu sur la mort.

C’est vrai avec lui je pouvais sans problème ressentir la mort au plus profond de moi-même si je savais qu’il ne me tuerait pas, enfin pas tout de suite. Pourtant si je devenais trop dangereuse il serait le premier à me traquer sans aucun doute. Je ne pu que soupirer, c’est malin avec tout ça j’ai perdu la trace de la fille aux fleurs. Je ne m’étais pas rendu compte que la rose dans mes cheveux était tombé et de mon maitre l’avait récupérer, il prit le tend de la sentir et sourit amèrement avant de la reposer dans mes cheveux. Puis il me signale que je devrais faire attention avec les nobles. Sans plus je lui répondis que ce n’étais pas un problème je ne m’approche guère d’eux mais qu’il faillait que je retrouve cette fille, malgré tout. Pour une fois je dépassais les barrières que j’avais instauré avec tout contact externe à ma « famille ».Il le remarque de suite, alors tranquillement il me demande son nom.

-Nérée, Nérée Helireah.

Il sourit encore, non mais sérieux, cet homme semble toujours joyeux. Finalement il me donne ce que je veux en contre partie je devrais aller m’entrainer avec lui demain dans la journée… Super bon ça me fera pas de mal mais bon. Je savais donc ou elle habite. Mon maitre me met en garde tout de même, il y à eu de nombreux tueurs engagés pour avoir la tête de cette fille, manifestement quelqu’un voulait la voir morte et vite. Je laisse échapper un juron et commence à partir, mais il me rattrape et me donne son arc me disant que j’en aurais besoin. Je repars donc en lui disant nonchalamment «  Merci le vieux ! ». C’est bien ma veine son arc n’est en aucun cas adapter à moi. Mais bon je vois bien que c’est pas son arc préféré donc déjà m’en voudra pas trop si je le perds ou le casse… enfin pas trop.

Je prends la décision de passer par les toits, la vue est clairement meilleure et je sais ou je vais. Peut-être aurais-je l’occasion de la voir en contre bas. Cependant les maisons du quartier riche son bien moins pratique de celle des bas quartiers pour se déplacer sur les toits. Tant pis. Au bout d’un instant je vois sa maison, je ni suis pas encore mais elle non plus on dirait. Par contre on ne peut pas louper d’où je suis les deux hommes embusquer près de l’entrée et il semble y avoir aussi du mouvement à l’intérieur, un ou deux hommes aussi. Des voleurs ? Non je ne pense pas.

Je reste ou je suis et tends la corde de l’arc. Celui-ci est bien trop grand pour moi mais on va faire avec, il est dans un bois léger ce qui me va parfaitement, j’ai juste intérêt à rester à distance avec cette arc car très vite mais mouvement serais obstruer sinon. J’entends ses pas arriver devant sa demeure et une fois assez près de l’entré les hommes se montre menaçant. Pour quelles raisons j’étais là au fait ? je pourrais très bien la laisser mourir… Pourtant je tends une flèche et tire sans regret, la flèche va se loger dans la tête de l’homme le plus proche d’elle. Dans l’obscurité le second pu seulement percevoir mon ombre en tournant la tête mais je lançais déjà une seconde flèche pour lui. Qu’il esquiva en se jetant au sol, tsss quel plaie quitte à mourir vite il pourrait éviter de bouger dans tout les sens… je tire un autre flèche qui vient se loger dans son genou droit et une qui va dans sa cuisse gauche, comme ça je suis sur qu’il ne va plus courir. Je n’aime pas qu’on me fasse perdre mon temps et manifestement ce n’étais pas de chasseur de prime donc ça limitait les risques. L’homme qui veut la tête de Nérée n’a pas encore engagé la bonne personne semblerait-il.

Je descends de mon perchoir après avoir Accrocher l’arc à mon dos. Tirailler par ma douleur au ventre. Je lance au pied de la dame sa dague que j’avais récupérer avant d’aller voir l’homme sortant ma propre lame pour la mettre sous sa gorge. Mon regard devenu aussi sombre que la nuit et pourtant toujours de ce vert émeraude qui le caractérise.

-Alors dit moi, juste combien vous êtes… et je te laisse partir enfin ramper…

Une promesse bien inutile j’allais le tuer, les survivants n’apportent rien de bon. Cependant il se contenta de rigoler alors qu’un bruit de fenêtre brisé se fit entendre, manifestement ils fuyaient ayant entendu le cri de leur collègue. Quelle belle solidarité entre eux, admirable ! L’homme avait peur de mourir ça se voyait dans ses yeux. Finalement ce n’est pas ce soir que la demoiselle saura qui veut sa tête mais elle à surement une idée de ça. Alors que j’allais trancher sa gorge il regarde la noble pour lui dire dans un dernier souffle que sa mort est proche. Juste après son corps s’effondre au sol. Et merde quoi qui veut tant que ça la tête de cette noble ? Je me retourne vers elle avec du sang sur le visage et les mains.

-Je vois que tu as le chic pour t’attirer les ennuies… ta tête semble avoir une valeur particulière.

Ma main se porte à mon ventre alors que la plaie saigne plus du à l’effort fournis plus tôt. Va falloir qu’elle arrête au moins pour ce soir d’avoir tout un tas d’homme à ses trousses car je ne pense pas non plus pouvoir faire des miracles… De toute façon ce soir ce n’était que de simple petits joueurs. Il ne reviendront pas tout de suite, un pro n’aurait même pas laisser paraitre qu’il était là donc bon je pense pas qu’on va avoir encore de la visite ce soir.  Je lui fais un signe vers son manoir.

-Si madame veut bien se donner la peine.


Suite: m’emmèneras-tu?
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Une soirée avec une noble [Pv Nérée]

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