M'emmèneras-tu ?

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Nérée Helireah
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Aventure #1 écrite Mar 14 Oct - 21:57



Elle observa sa main ensanglantée, les taches de sang qui n'était le sien qui s'y trouvait. Lui avait-elle fait mal par ce geste intentionnel ? Il était vrai que la jeune femme n'avait nullement habitude d'aborder ce comportement, pourtant concordant parfaitement avec sa personne. Passant une main dans ses cheveux, elle ne daigna se retourner lorsqu'elle sentit une présence derrière elle bondir, engageant ainsi un combat qui ne l'intéressait guère. Déjà elle avait disparu dans la nuit, comme elle avait appris à ne faire qu'un avec ce qui l'entourait lorsqu'elle vivait encore dans le désert, lorsqu'elle était arrivée à Lüh pour la première fois. C'était étrangement l'une de ses qualités, quand bien même Nérée se faisait aisément que l'on pouvait remarquer de par son apparence ou son caractère. Peut-être changeait-elle, simplement. Elle seule pouvait savoir, connaitre ses songes et son monde. Elle était imprévisible.

Ce voyage, il lui était si plaisant. Sa cadence ralentissait peu à peu pour devenir insignifiante, sa marche se refaisant lente comme à son habitude. Ses pas raisonnaient, sans interruption. Son visage redevint neutre, alors que ses doigts entrouverts pendaient le long de ses hanches, comme pour essayer de retenir un peu plus le vent qui s'y faufilait. Elle ne voulait pas arriver. Au final, elle ne voulait retourner chez elle, prison qui était pourtant si attirante. Quand bien même les lanternes éclairaient les rues, l'ombre blanche ne se distinguait que peu de l'obscurité, comme si son passage n'était important aux yeux des autres. Dans ce monde, elle n'était rien. Relevant son regard perdu dans ses songes, la demoiselle pouvait déjà apercevoir son manoir, encore bien loin pourtant. Remontant son regard sur le ciel, celle-ci songea que la journée prochaine sera ensoleillée et chaude, pourtant bien différente de ce qu'elle avait connu par le passé. Oui, cette ambiance ambigüe lui rappelait son enfance dans son désert, si lointain et pourtant si proche. Il ne lui manquait pas. Cette femme, allait-elle la poursuivre ? Pourtant derrière elle, elle n'entendait que le murmure du vent, inlassable. Il avait repris. Peut-être allait-elle mourir, tout simplement.
Elle n'en savait rien.

Sans doute l'avait-elle oubliée, quand bien même ses pensées étaient en ce jour obnubilées par cette futile personne. Au final, elle espérait que la femme au katana apparaisse, se détachant du noir de son esprit, la distrayant un peu plus. L'emmenant un peu plus loin, comme elle l'avait fait tout au long de cette soirée. Délaissée et pourtant libre, ces deux sentiments opposés s'entretuaient dans son esprit, un combat sans fin. Jamais elle ne pourrait avoir une vision radicale, tranchée. Peut-être espérait-elle enfin une délivrance, celle-ci pourtant inaccessible. Y croyait-elle pourtant ? Son pied heurta contre un caillou couvert de mousse, celui-ci roulant un peu plus loin. Elle s'arrêta. Seule en ce lieu, sa barrière n'avait plus d'être et pourtant, la jeune femme ressentait encore son corps si neutre vis-à-vis de la réalité. Pourquoi tombait-elle ? Une douce impression d'être aller trop loin parcourra son être, laissant un désagréable gout du regret lorsqu'il partit. Puis une pensée, fugace, revint, balayant ses doutes et comme à son habitude, installa un calme serein dans son esprit. Son corps ne pouvait le commander. Elle soupira, reprenant lentement sa route. Elle ne regrettait pas, au final. Simplement attirée, elle ne pouvait que connaitre une déchéance, qui serait pourtant son plus beau voyage.

Elle suivait simplement son rêve, comme un enfant suivant un insecte le conduisant dans les serres effrayantes du monde des adultes. Elle n'était plus très loin de sa demeure, déjà visible, imposante, effrayante. La Dame Aux Fleurs avait mis du temps à arriver jusqu'ici, sa balade ayant pris plus de temps qu'elle ne saurait le dire. Elle ne fit aucunement attention à la présence que son corps ressentait, aux yeux fixés sur elle, la qualifiant de proie en un instant. Elle les ignora. Ainsi lorsqu'elle passa devant ces auras meurtrières, celles-ci ne se firent prier pour se dévoiler, se plaçant devant la jeune noble dans un froissement de tissu silencieux. L'un d'eux la plaqua contre le muret qui entourait sa demeure, la fixant d'un regard dominateur. Nérée resta silencieuse, se contentant de plonger son regard dans le sien, alors que déjà il sortait un poignard brillant dans la nuit afin de mettre un terme à sa vie. Il était si proche. Pourtant cette même proximité lui était insignifiante, bien moins pourtant que la flèche venant se planter dans son crâne, laissant venir quelques gouttes carmin tâcher son visage, alors qu'il tombait déjà, abandonné.

Rapidement, l'autre homme paniqua. Nérée restait pourtant dos contre le mur, sachant pertinemment qui était l'auteur de cette flèche, fixant un horizon vide, comme si tout cela n'était guère important. Un faible soupir s'échappa de ses lèvres lorsqu'une autre pointe vint se loger dans son corps, faisant exprimer sa douleur par-delà sa gorge, réveillant certains voisins curieux n'osant pourtant regarder par la fenêtre, de peur de voir une énième horreur bouleverser leurs doux rêves. Les bonnes gens ne voulaient voir cela. Lorsque la femme au katana apparu enfin dans son champ de vision, seul un mince sourire, peut-être quelque peu fou vint fleurir sur ses lèvres, alors que ses yeux portés sur le cadavre ignoraient délibérément le meurtre qui se déroulait en cet instant même. La fenêtre se brisant dans son dos, elle semblait si lointaine. Malgré tout, Nérée avait eu raison de ce choix. La tentative de persuasion de la femme ni les mots de l'homme ne l’interpellèrent nullement. Non, tout cela n'avait pas d'importance. Elle l'avait retrouvée.

Le silence redevint roi. Pourtant, tant de choses s'étaient déroulées en si peu de temps, devant la demeure même de la demoiselle. Les gardes se chargeront des corps bien avant le levé du soleil, de toute façon. Il était vrai qu'en ce moment, la demoiselle avait croisé un nombre étrangement élevé de tueur à sa recherche. Elle ne voulait y croire. Se détachant du mur, elle s'avança lentement vers sa sauveuse, ramassant au passage son poignard qu'elle rangea d'un mouvement bref et discret. Une fois de plus, son regard vairon rencontra le sien, alors que déjà, elle l'invitait à franchir le portail de son château. Descendant, ses prunelles se portèrent sur la main de la femme au katana, posée sur son ventre comme pour couvrir une blessure déjà carmin, visible part delà la pénombre de la nuit. Elle n'avait pas le droit d'avoir mal. Alors que celle-ci l'invitait à rentrer, comme si de rien n'était, la Dame Aux Fleurs pris d'une violente délicatesse sa main, l'entrainant avec elle dans sa démarche légère et lente. Elle la lâcha, quelques instants plus tard. Elle l'entrainait déjà avec elle, pourtant.

« Peut-être devrais-tu faire attention. »

Elle était dans son territoire dorénavant. Passée de chasseuse à proie, la femme au katana devait dorénavant faire attention. La menace ne provenait plus des tueurs ou de l'homme qui l'avait blessée, mais bien de l'innocente noble qui marchait devant elle, atteignant rapidement la porte du bâtiment principal, du lieu de vie. Ce même lieu semblait désert, silencieux comme à son habitude. Il n'y avait personne. Ses mots se dissipèrent doucement avec le vent, ne voulant reprendre la parole pour le moment. Sur la porte se trouvait un morceau de papier, accroché à l'aide d'une dague. Arrivée à sa hauteur, Nérée l'ôta rapidement, l'envoyant un peu plus loin d'un geste fait avec dédain alors qu'elle rangeait déjà le message qui lui avait été laissé. Elle n'aimait guère cela. Le jeu étant l'une de ses distractions favorites, la jeune noble n'appréciait guère que l'on se joue d'elle, mettant sa propre volonté à mal, décidant de ses actes et choix. Passant le seuil de l'entrée, se retournant légèrement, elle invita la chasseuse à la suivre, à faire comme si elle était chez elle. Comme si le papier n'avait existé, Nérée referma la porte, oubliant ainsi les corps qui se trouvaient encore dehors.
Elle n'oublia pourtant le simple alpha, dessiné à l'encre sur le papier chiffonné.

La visite de la maison n'était une priorité pour la jeune noble. Celle-ci avait une bien autre idée en tête, laissant ainsi un court instant la femme au katana seule devant la fontaine dominant l'entrée, sans même lui laisser le choix. S'aventurer dans le manoir ne serait une bonne idée, ainsi Nérée ne se pressa guère, sachant qu'elle ne bougerait aucunement. Elle avait emprunté le grand escalier menant à l'étage, rapidement retrouvée par son animal de compagnie heureuse de la revoir, suivie jusqu'à son retour quelques minutes plus tard dans le hall d'entrée. Elle tenait dans ses mains quelques bandages et autres tissus douteux. Il était vrai que la jeune noble ne voulait avoir à gérer une femme perdant son sang dangereusement. Ne voulait la voir tomber dans l'inconscience, ni souffrir inutilement. Non, elle n'avait le droit d'avoir mal. Elle avait bien remarquée la plaie à son ventre, les différentes coupures en plus de celle dont elle était l'auteur. Ce n'était pourtant aucunement de la compassion. Comme à son habitude, son fennec s'était posée sur ses épaules, curieuse de la nouvelle personne présente sur son terrain de jeux.

Elle arriva enfin à sa hauteur, replongeant son regard dans le sien.

« Déshabille-toi. »




   
   
   


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Aventure #2 écrite Mer 15 Oct - 18:26

Nos regards s’étaient croisés, je sais bien qu’elle a vu la plaie. De toute façon je ne fais aucun effort notable pour la cacher. Je réfléchis un instant regardant les deux cadavres. Peut-être qu’avec tout ce sang versé ce soir l’aube sera rouge ? Je me le demande bien. Elle prend mon autre main d’une façon à la fois rapide, agressive et en même temps avec une douceur agréable. Je la suis sans résistance. À quoi bon ? Je suis venu ici pour la voir, sur un simple coup de tête. La raison même de ma présence ici me semble insignifiante, ridicule. Mais peu de chose importe là tout de suite, la douleur de mes plaies, le froid de la nuit, le chamboulement de ressentiment en moi, tout ça ne son que des détails encombrants. La seule chose qui compte est que je suis là avec elle. Cette fille qui réussi à susciter mon intérêt un temps soit peu.

Sa phrase sonne creux dans ma tête. Faire attention… C’est vrai je ne suis plus sur mon terrain de jeu, mais au fond je ne l’ai jamais été. Depuis que j’ai mis les pieds dans le quartier riche je ne suis pas à ma place. Pourtant ici ou ailleurs cela reste et restera mon terrain de chasse ! Je serais toujours une chasseuse et ce même s’il est possible que là, maintenant, je sois et chasseuse et proie. Tout mon être me dit que la dame de fleurs est dangereuse, mon instinct cri même que tout cela allait m’apporter que des ennuis en plus. Tout cela n’a aucune importance, je prends ce risque en toute conscience. Je veux savoir ou elle m’emmène, jusqu’où je vais aller avec elle.

Quand elle lâche ma main je sors de mes pensées. Devant la porte je ne peux que remarquer ce petit bout papier sur lequel est inscrit un signe Alpha. Ce n’est pas un hasard. Nérée détache la dague qui servait à le maintenir avec dédain et la lance non loin de moi. Manifestement elle sait ce que c’est. Je ne dis rien, pas un mot, pas un son. Ce n’est pas le moment d’aborder les sujet qui gène. Je ramasse la dague alors qu’elle s’engouffre déjà dans la demeure.

Abandonnée dans le hall du manoir, je me concentre sur la dague et l’observe sous toute c’est couture. Finalement près du manche je perçois finement graver dans la lame le même signe que sur le papier de tout à l’heure. Je devrais pouvoir aisément retrouver le propriétaire de cette dague après quelques recherches discrète. J’avoue que l’envie de savoir qui tenais tant à voir la tête de la noble détaché de son corps était intense. Je n’avais pas pris la peine de m’attarder sur le décor ou l’architecture du hall, contrairement à l’opinion publique, je me foutais grandement d’être dans la demeure d’un riche. Rien ici ne me faisait envie, et je ne cherche absolument pas à atteindre le confort fictif dont les nobles raffolent. Les bruit de pas se font entendre, Nérée revient vers moi tranquillement le pas posé. Je la regarde alors que à l’instant même ou les pas avait été perceptible j’avais rangé la dague parmi mes divers équipement.

Je repère rapidement les divers bandages dans sa main. C’est pour mes plaies ? Surement. Une fois arrêté devant moi elle me demande… non elle m’ordonne de me déshabiller. Est-ce la une façon de se comporter ? je ne suis ni de sa famille, ni son serviteur, mais je ne suis pas non plus ce que l’on pourrait considérer comme une invitée. Je la regarde, d’un regard noir, profond. J’ai acquis ma liberté, elle m’a été prise puis rendu mais en rien cela n’était facile, alors l’idée même qu’une noble de passage me donne ce qui semble être un ordre m’indispose.

Je m’avance calmement, et tends doucement la mais vers le petit animal de compagnie perché sur son épaule. J’ai toujours eu un bon contacte avec les animaux, même si avec le temps mon énergie ne dégage plus que la présence continuelle de la mort. Le fennec sent une première fois mes doigts puis vient imposer une léchouille sur ceux-ci retirant partiellement le sang encore humide dessus. Une fois qu’il à fini je retire ma main et je dépasse Nérée, prenant sans hésitation le chemin qui mène à sa salle de bain. Comment je savais ou elle se situait ? Pas difficile j’ai pu la remarquer de mon perchoir quand il y avait encore les truands ici même. Ma démarche n’est pas différente malgré ma blessure que je tiens fermement. J’avais pris l’habitude de faire tenir mon corps fasse à ce genre de chose, pour finir un combat vivant il faut parfois savoir faire abstraction de la douleur. Et cette douleur n’était pas insurmontable, d’ici peu ça sera guérit. Je ne prends pas la peine de  me retourner, je sais qu’elle est sur mes talons au bruit de ses pas régulier.
 
Une fois dans la pièce je pose l’arc du vieux sur le côté et je vais jusqu’au lavabo. De là je pompe de l’eau tranquillement le tout sans un mot. Je me rince les mains doucement puis le visage rendant l’eau qui repartait d’un rouge délaver, dilué. Ensuite sans gène aucune je desserre les lacets qui tienne mon haut de cuir noir. Celui-là tombe sur mes hanches à la renverse, laissant apparaître un haut noir en tissus, qui ne couvre pas mes bras et laisse entrevoir mieux les formes de mon corps.  Je soulève le tissus là ou est ma plaie et constate que sa saigne mais sur une ligne finement tracer. Comme précédemment je pompe encore de l’eau pour enlever quelque peu le sang et voir complètement l’ampleur de la plaie. Rien de bien grave. Cependant il faudrait de l’alcool pour que ça arrête de saigner. Mais la plaie est quasiment que superficiel, du moins pas de quoi m’inquiéter. Ce n’est pas ce soir que je vais me vider de mon sang. Je jette un regard à Nérée.

- Ce n’était pas une façon de demander correcte. Et puis si tu as eu l’idée de bander mes plaies sans les désinfecter c’est soit que tu es stupide, soit que tu l’ignorais, soit que tu voulais me tuer d’une infection quelconque. Le quel dois-je prendre en compte ?

Je laisse tomber le tissu qui se replace et je m’approche d’elle doucement. Mes doigts se posent sur ses épaules et descendent doucement le long de ses bras, enlevant légèrement au passage ses bretelles. Leurs coursent se continue jusqu’à ses mains que je saisie doucement l’incitant à lâcher les bandages tenus par celles-ci. Le contact de sa peau était particulier sous mes doigts. Je n’avais pas pour habitude de toucher quelqu’un dans d’autre condition que celle de le tuer. L’animal de compagnies de la noble était parti, j’ignore quand, mais d’une certaine façon ça me conviens parfaitement. Je rapproche encore légèrement nos deux corps et passe une main sur son visage tout en allant frôler ses lèvres des miennes

« Si tu tiens tant à ce que je me déshabille… » J’instaure un contacte entre nos lèvres, délicatement je ne cherchant absolument pas ni à la forcer, ni à lui faire peur. Mon regard était redevenu normal, froid certes mais pas noir. Et puis c’était comme-ci je reprenais le baiser qu’elle m’a volé plus tôt dans la rue. Je la regarde pendant tout ce temps dans les yeux, alors que mes gestes restent au stade de léger effleurement au niveau de son visage et de sa main. je voulais qu’elle reste pourtant je venais d’agir sur un coup de tête et en même temps j’ai parfaitement conscience de ce que je fais. Et en aucun cas je ne pourrais lui en vouloir si elle avait un mouvement de recule ou agressif envers moi. Ainsi lentement je sépare son lèvres après un instant, qui finalement n’était si court que ça et je fini ma phrase. « …fais le toi-même ».
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Dernière édition par Atsuki le Jeu 16 Oct - 11:30, édité 1 fois
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Aventure #3 écrite Mer 15 Oct - 22:43



Sa voix raisonna entre les murs de la bâtisse vide de toute forme de vie, traversant les pièces pour enfin disparaitre après quelques instants. Peut-être ne l’aimait-elle que pour cette tranquillité qu’elle abordait, étant silencieuse comme l’était son désert d’antan. Pourtant, l’ambiance avait rapidement changé, devenant plus pesante. Elle savait. Nérée la regardait, observait sa réaction qui ne se fit attendre, surprenant légèrement la demoiselle qui pourtant garda un visage impassible, n’oscillant point. Son regard émeraude, il avait changé. Empli d’un sens nouveau, il lui intima que ce terrain n’était guère comme les autres, plus dangereux et cruel. Nérée semblait avoir touché un point intéressant. Ainsi, cela pouvant peut-être se traduire comme un défi, un mince sourire se dessina sur ses lèvres alors que la femme au katana s’intéressait à son fennec, semblant être à l’aise avec les animaux. Etait-elle douce ? Le doute qui s’était instauré dans son corps ne provenait guère de cette question. Ainsi la jeune noble la suivit, se dirigeant vers un lieu inconnu qui lui était pourtant familier. L’endroit était son terrain de jeux, de chasse.

Alors qu’elle traversait les couloirs du rez-de-chaussée, suivant à une distance respectable la femme au katana, Nérée déposa délicatement sa petite compagne à terre, lui redonnant sa liberté d’aller et venir comme bon lui semblait. Restant un moment à ses côtés, Ambre fini par disparaitre dans l’un des longs couloirs, se mettant sûrement en quête d’une proie à se mettre sous la dent. Comme sa maitresse, elle était en chasse. Passant le seuil de la porte, elle referma la porte de la salle d’eau derrière elle, supprimant la fuite possible que pouvait s’offrir l’invitée de cette soirée. Celle-ci prit ses aises, commençant à laver ses blessures silencieusement, alors que la Dame Aux Fleurs s’appuyait contre la porte, l’observant simplement. Aimait-elle la liberté ? Peut-être ne supportait-elle guère les ordres, aussi futiles soient-ils. Voir la limite de ce terrain, là était un tout autre objectif qui s’offrait à elle. Pourtant, d’innombrables choses étaient encore inconnues aux yeux de Nérée.

Elle se retourna enfin, lui offrant sa pleine attention. Celle-ci ne lui était pourtant bénéfique, rapidement ses dires rattrapant le mouvement, appuyant ainsi les songes de la jeune noble, les confirment. Elle avait bien touché un point plus sombre que les autres de la personnalité de son vis-à-vis qu’elle découvrait peu à peu, au fil de la nuit qui s’écoulait lentement. Elle lui souligna le défaut de son approche, qui pourtant n’en était pas un. Peut-être ne l’avait-elle simplement pas remarquée. Nérée était loin d’être une ignorante. Ayant étudié lors des années passées, elle pouvait plus que quiconque étaler ses connaissances sur le monde qui l’entourait, quand bien même cela ne lui était guère d’utilité. Elle n’y prêtait aucune attention. « Celle que tu n’as pas citée. Malgré tout te tuer n’est guère intéressant en cet instant. »

Comme pour appuyer ses dires, la demoiselle fit tomber sa dague au sol dans un tintement léger, la mettant ainsi sans défense face à cette inconnue intrigante. Elle s’approchait, une fois de plus. Qui était la louve, dorénavant ? Les rôles n’avaient cessé de s’échanger, comme éphémères, illusoires. Lorsqu’elle posa ses mains sur ses épaules, Nérée ne put retenir le frisson de douleur lui parcourant le corps, son épaule lui faisant encore mal. Cela faisait longtemps pourtant que la femme avait évacué le poison du fureur. Peut-être cela resterait telle une cicatrice douloureuse, une épaule à jamais souffrante si celle-ci était touchée. C’était un pas de plus vers son évasion, une délivrance à portée de main. Elle sourit. Ses mains descendirent le long de ses côtés, découvrant au passage la chair de ses épaules, faisant infiltrer le froid entre les tissus. Ses mains s’emparèrent des siennes, se désintéressant des bandages choyant lamentablement au sol.
Elle était devenue proie.

La femme au katana passa doucement une main sur son visage, la faisant quelque peu rougir. Ce geste, il n’était ressentit de la même façon. Non volé, il lui était simplement destiné comme une douce caresse, se heurtant à sa barrière, dérangeant ses pensées. Elle n’avait pas le droit de s’approcher autant. Si la demoiselle n’avait été contre la porte, celle-ci n’aurait hésité à reculer de quelques pas, quand bien même elle serait restée sur place, impatiente de voir la suite de ses actions. Nérée ne savait pas. Sentant son souffle contre sa peau, elle resta silencieuse lorsque son vis-à-vis repris la parole, quand bien même sa phrase fut lentement et prévisiblement interrompue. Elle l’embrassa. Etait-ce comme dans la rue ? L’ambigüité faisait hésiter la demoiselle, l’indifférence et la gêne se confrontant au fond de ses songes. Les yeux dans les siens, elle resta alors immobile, ne brisant le point de contact qui venait de s’instaurer. Il était doux. Et si dangereux.

Ainsi elle l'oublia, tout simplement. Elle le plaça dans un coin de son esprit, comme un songe inutile, guère important. Il reviendrait pourtant. Elle la repoussa doucement, la faisant reculer de quelques pas. Le faire elle-même, voilà ce qu’elle lui ordonnait. Les rôles s’étaient complètement renversés, comme si la jeune femme ne dominait plus en son terrain de jeu favori et détesté. Peut-être n’avait-elle jamais dominé. Au fond, cela ne l’intéressait guère. Ainsi elle se rapprocha, se mettant à sa hauteur, plantant son regard vairon dans le sien. D’un geste habile, elle enleva sa veste qui contenait ses objets un tant soi peu utile, la faisant tomber au sol. Elle plaça par la suite ses mains sur la taille de la femme, détacha sa précieuse arme, la posant délicatement sur le côté du bassin servant de bain trônant derrière eux. Lentement, elle laissa une de ses mains passer dans son dos, remontant doucement tout en relevant le tissu qui le couvrait. Non. Nérée n’aimait obéir, atteindre cette chose qui lui semblait si facile.
Elle n’aimait les plaisirs faciles.

« Cela ne m’est d’aucunes utilisé si tu peux aisément reprendre ce qu'il t’a été volé. »
Ainsi, comme pour accompagner ses mots, la demoiselle poussa un peu plus en arrière le corps de la femme au katana. Elle se laissa entraîner avec lui. Ainsi elles tombèrent dans l’eau glaciale et profonde du bassin. Elle l’emmena avec elle.

Le sang de son visage s’effaça un peu, ses cheveux ondulant dans l’eau encore mouvementée de par cette entrée soudaine et violente. Ses yeux toujours ouverts, ils observaient l’âme de l’inconnue alors qu’elles chutaient encore. Nérée l’entrainait vers le fond. A cet endroit, la profondeur du bassin était suffisante pour que les deux femmes puissent aisément se noyer, noyade qui pouvait arriver d’une minute à l’autre. La demoiselle ne daignait remonter à la surface, bloquant son corps et celui de sa proie contre le fond du bassin. Les secondes s’écoulèrent, interminables. Alors que le souffle commençait à lui manquer, la jeune noble ne bougea pas. Non, l’idée en cet instant même de découvrir sa limite, quitte à tomber dans l’inconscience était plus forte que tout. Accompagnée, elle ne pouvait qu’apprécier ce moment d’évasion nouveau, coupé de tout son la tête ainsi dans l’eau. Coupé du monde, Nérée se complaisait dans ce moment qu’elle considérait comme intime, partageant une bride de son monde avec l’inconnue. Elle était si différente de sa demi-déesse.

Enfin, après un long moment, la demoiselle se détacha du corps de la femme au katana pour remonter à la surface, reprenant son souffle dans un grand soupir de satisfaction. Elle passa une main sur son visage, replaçant sa chevelure humide, se retournant vers son invitée qui devait elle aussi être remontée à la surface. Elle ne pouvait mourir ici.

« Même si mes dires et gestes sont incorrects, peux-tu réellement t’y opposer ? » Elle soupira encore, du fait du long moment pendant lequel elle avait manqué d’air. Elle n’avait pourtant ressentit la mort passer entre ses doigts d’albâtre. Elle reprit, esquissant un fin sourire. « N’est-ce pas incorrect que de refuser la demande d’une demoiselle ? »

Touchant de la pointe des pieds le fond, la jeune noble se rapprocha de la femme au katana, tirant sur son tissu noir pour rapprocher son corps du sien. Dorénavant mouillé, elle ne pouvait plus reprendre son bien qui lui avait été volé. Son regard se fit cependant perçant, redevenant un instant sérieux et empli d’une froideur contrôler. Le manque de savoir commençait à lui peser, sentant une inégalité fâcheuse peser peu à peu sur ses épaules. Comment pouvait-elle chasser sa proie sans même en connaitre quelques informations ? Elle-même avait souligné ce problème, quelque temps plus tôt. elle voulait savoir.

« Dis-moi. Dis-moi, en quoi cela est-ce incorrect ? »




   
   
   


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Aventure #4 écrite Jeu 16 Oct - 11:29

Celle que je n'avais pas cité? Il y avais donc en elle un semblant de bonté? Quelque chose de qui irait sûrement très bien avec son visage doux mais difficile à imaginer vu sa personnalité. Je la regarde elle détache doucement mes équipement, mais je ne m'attends absolument pas à ce qu'elle fasse ce que je lui ai demandé. Je me sens un nue au fond sans mes armes, d'une certaine façon c'est comme-ci elle m'avais complètement dévêtu malgré le fait que mes vêtement était encore sur moi. Ses mains remontant tout de même sous mon tissus de fortune, enlever ou pas ? Je ne bouge pas. Le contacte aussi doux puisse t-il être était onduleux du aux légères cicatrices dans mon dos. Celles-ci n'ayant aucun sens précis traversant juste mon dos comme de vieux souvenirs traverse notre esprit. Les cicatrices de mon ancienne vie parfois allait toucher celle de ma vie actuel qui était principalement situé sur mon torse, mais celles-ci avaient la bonté d'être bien moins nombreuses. Finalement mon corps n'avait en somme aucune importance objet de martyre, seul mon esprit faisait qu'il soit encore là.

Alors quand la jeune noble me pousse pour nous entraîner à la renverse dans le bassin je la laisse faire n'opposant aucun résistance. Me tuer n'avais aucun sens plus tôt en avait-il un maintenant, alors que nos corps glissait vers le fond du bassin. Remonter? À quoi bon? L'eau autour de moi était comme une bénédiction soulageant la douleur mentale de mon dos. Mes cheveux allant à la rencontre de son visage, je ferme les yeux et me laisse couler. Pas de résistance futile, une fin qui serais honorable au fond. Mais de l'air j'en avait inspiré une profonde bouffer avant de sombrer. Instinct de survie? Le sang de mon ventre se mélange avec l'eau jusqu'à arrêter totalement de couler sous la pression de l'eau. Finalement je sens la pression qu'elle exerce sur moi relâcher. Elle avait besoin d'air? Moi aussi mais pourtant je reste encore sous l'eau un instant. L'envie est tentante de rester là, mais je ne peux mis résoudre, ça serait trop simple, trop futile, ça me ferais bien trop plaisir. Finalement dans un effort je remonte à la surface, puis je prends une grande bouffée d'air, respirer quel principe inutile et en même temps d'une vitalité mortelle. je dégage d'un geste simple ma chevelure de mon visage.

Elle s'exprime entre de  inspiration. Est ce qu'elle pense que parce qu'elle est une noble qu'elle à tout pouvoir sur moi? La seule loi que je connais est la loi du plus fort. Soit tu écrase soit tu te fait écraser. Ensuite la seconde loi que je tolère est celle de l'argent, si tu me paye pour un boulot je le fais mais tu n'as aucun droit sur mes méthodes, après avoir expliquer tes exigences. Ma façon de chasser ne regarde personne. Alors non ce n'est pas parce que c'est une noble que je vais lui obéir, j'ai toujours fais les choses à ma façon et puis elle n'est pas vraiment non plus un modèle d'obéissance mais bon ce n'est pas grave.

-M'y opposer? Penses-tu d'une quelconque manière avoir une emprise assez ferme sur moi pour que je ne m'oppose pas à toi? Ne me compare pas à tes serviteurs ni aux lâches des bas quartier qui lèches les bottes des nobles. Alors sache que demoiselle ou pas tu n'as pas plus de droit à mes yeux qu'une autre.Dis-je en répondant à son sourire

Elle m'attire près d'elle part mon tissu de fortune je la laisse faire faisant un pas en avant. Ça question me fais sourire. Depuis quand elle devenait curieuse. Une proie qui essaye de devenir une chasseuse? C'est assez ironique au fond. Elle avait encore des choses à apprendre aussi instruite soit-elle on ne chasse pas ainsi. Mais c'était drôle, de la voir poser des question sur des sujet sensible au mauvais moment. Et surtout sans la base. En soit on pose tous de mauvaise question. Mais je ne lui donnerais pas la réponse à celle-ci. Pourquoi les ordres me gène? Simplement je dirais parce que on ma briser plus jeune, mais au fond c'est bien différent, plus compliquer. J'ai oublier presque dix ans de ma vie. Et pourtant le début de mes souvenirs commence la ou le cauchemars commence ironique non ?

-La notion d'incorrect est propre à chacun.

Je la prends dans mes bras rapprochant totalement nos corps. Mes vêtement mouillé m'importaient peu. Ce n'est qu'un détail insignifiant. Cela m'importe peu. Je la regarde dans les yeux. Mes mains enlacent sa taille. Mon regard amusé de la situation. Je dois avouer que cette fille est intéressant même si pour l'instant elle ressemble à un insecte coincé dans une toile d'araignée, qui tente d'échanger les rôles. C'est son terrain certes mais ça ne veux pas dire qu'elle maîtrise les gens dessus. C'est pour ça que la chasse en soit est unique pour chaque individu il ne suffit pas de connaître l'environnement, il faut surtout cerné la proie et jouer avec. Je glisse mes lèvres jusqu'à son oreille.

-Tu ne cherche pas les bonnes informations. Ce n'est pas ainsi que je deviendrais ta proie Nérée Helireah.


Je descends mes lèvres jusqu'à son épaule gauche et pose doucement mes lèvres dessus. J'avais remarquer la légère différence lorsque plus tôt mes mains avait glisser sur deux épaules. La peau ne laissait transparaître aucune blessure, pourtant son corps réagissait comme si une douleur était présente, là encré dans sa peau, comme une cicatrice sans marque.

-Que t'es t-il arrivé ici?
Dis-je en y imposant un second baiser doucement.

Étrangement je voulais me dire que je pourrais peut être soulager ça et pourtant je sais bien que ce n'est pas de mon ressort. Je ne sais que trop ce que signifie d'avoir une douleur qui ne part pas. Et en aucun il est naturel d'en parler à une parfaite inconnue. Car au final je suis son inconnue et elle, elle est ma fragile rencontre, Nérée Helireah. Le nom d'une personne à tellement de signification. On peux savoir tellement de chose juste avec un nom. En fait le nom de quelqu'un est à mon sens l'élément principale à connaître pour en faire un proie après les choses se fond toute seule ou presque. Après tout chasser un être humain et un animal c'est complètement différent. Les hommes pense et peuvent aller contre leurs instincts, ils peuvent analyser une situation et agir en fonction de celle-ci.  

Je la laisse répondre ou pas comme bon lui semble, pourtant je ne relève pas ma tête, mon souffle toujours au niveau de son cou. Lent, calme, j'avais fermé les yeux un instant. Juste un instant de calme. La soirée avait été mouvementé, la recherche continuelle entre nous. Cette dernière n'est sûrement pas fini, nos caractère son bien trop présent pour que on trouve une domination parfaite. Cependant au cours de là soirée on trouve un certain équilibre entre nos différences et nos ressemblance. Même si un fossé ce creuse entre les informations récupérer respectivement.
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Aventure #5 écrite Dim 19 Oct - 4:23



D’une main, elle dégagea son visage de ses mèches humides et rebelles, sa respiration se stabilisant doucement. Son regard toujours planté de celui de l’inconnue, Nérée espérait avoir enfin une réponse à l’une de ses questions, une réponse qui lui serait pourtant si inutile à son monde. Ces dialogues, ils n’avaient pas de sens. Elle n’avait besoin de rien en cet instant précis. Que cherchait-elle, au final ? Elle ne pouvait comparer cela à de la distraction, ni à une réelle recherche, un réel but. Son évasion ne pouvait se trouver en cette personne, celle-ci ne pouvant venir que de son propre être. Elle ne voulait, de plus, mettre dans une mauvaise position la femme qui se trouvait à quelques centimètres, si proche. Elle était si proche. Ainsi elle resta passive lorsqu’elle plaqua son corps contre le sien, leurs vêtements mouillés accentuant un peu plus cette proximité gênante. Elles étaient si loin pourtant l’une de l’autre. Les murmures de la femme à son oreille lui parurent lointains, ne faisant qu’altérer ses pensées qui se reprirent l’instant d’après pour n’afficher que sur son visage une mince satisfaction, chose qui ne pouvait se voir par son invitée de par sa position. Elle n’avait cependant pas eu la réponse désirée.

« Peut-être. Tu l’es déjà pourtant. »

Elle frissonna, une nouvelle fois. Peut-être était-ce par le froid qui commençait à lui glacer les os, ou bien le toucher gênant de la femme sur sa blessure refermée. Son corps s’en souvenait. Nérée se contenta de ne rien faire, les bras pendant le long de son corps, comme prisonnière de l’étreinte qu’elle acceptait. Ambigu, cet instant ne la dérangeait pas. Peut-être était-ce de par ses mots qu’elle laissa échapper, ceux qui lui demandaient des précisions sur ce qu’elle avait remarqué. Il n’y avait pas de cicatrice. La demoiselle releva son regard, le plaçant sur un horizon inconnu de ce monde, prenant le temps de se laisser aller par ses songes. Devait-elle y répondre, alors que déjà le silence s’installait ? Elle entendait, elle sentait le souffle régulier de la femme au katana contre sa peau. En était-elle pourtant dérangée ? Le baiser qu’elle avait ressentit, lui était-il étrangé ?

« Un fureur. Une blessure imperceptible et disparue, qui pourtant en a gardé tout le poison. » Elle s’arrêta. La douleur, elle s’en souvenait. Sa voix reprit enfin, plus neutre et froide, comme si ses paroles apportaient la réponse véritable, qui pourtant ne pouvait être donné. « Mais cela est futile, cela ne t’avance en rien. Cela ne te fait pas savoir. Il m’est arrivé beaucoup de choses, qui se résument pourtant à si peu. Avais-je pourtant mal ? C’était la première fois que j’avais mal. »

Elle oublia. Elle laissa son esprit mettre ces souvenirs de côtés, s’obligeant cependant à ne pas s’aventurer trop loin dans ses songes. Nérée n’était seule. Ainsi la gêne revint promptement, déstabilisant son corps qui se défit lentement de l’étreinte de la femme, brisant l’intimité qu’elle avait installé de son propre chef. De ses mains elle prit les siennes, les détachants délicatement de son corps, laissant un dernier moment s’écouler avant de les lâcher. S’appuyant contre le rebord, la noble s’y hissa lentement, s’asseyant dessus par la suite. Cette femme qu’elle regardait, qu’avait-elle vécu ? Elle lui ressemblait, quand bien même elle ne pouvait avoir un point commun avec la Dame Aux Fleurs. Proche et distante, voilà ce qu’elle était. Elle sortit peu après complètement de l’eau, se mettant debout sur le rebord, se fichant de sa tenue collant contre les formes de son corps, du rhume qu’elle allait surement attraper. Au final, elle n’avait fait que l’emmener avec elle pour mieux l’abandonner. Elle était sortie de sa toile.
Peut-être avait-elle seulement froid.

« Ce qui vient de dessous ne m'atteint pas. »

Elle descendit du rebord, lui tournant le dos. Ses mots, elle les avait prononcées dans la continuité de ses pensées, ne prenant aucunement la peine de les expliquer. C’était évident. Sans aucun embarras ni pudeur, la demoiselle ôta lentement sa chemise trempée, la faisant tombée à terre, ses sous-vêtements subissant le même sort peu après. Cela n’était important. Son corps pourtant ne resta longtemps découvert, ainsi à la merci du froid qu’elle n’appréciait guère et des maladies courantes en cette période. Nérée n’y était pas habituée, pas encore. D’une main, elle attrapa une des longues serviettes, enveloppa son corps froid et humide avec, essuya sa longue chevelure ambrée. Restant dos à sa compagne de nuit, elle daigna seulement tourner la tête, plongeant une nouvelle fois son regard dans le sien.

« Tu n’es qu’une inconnue. Ainsi viens-tu d’en dessous ? Tu m’intéresses, tu peux m’atteindre. Est-ce pourquoi je t’emmène dans cette ambiguïté ? Tu ne peux que jouer avec moi. Les informations que je cherche sont les bonnes, les vraies, celles qui ne peuvent t’être cohérentes. »

Elle fit quelques pas vers la porte de la salle d’eau, l’ouvrant. Elle ne voulait imposer sa présence à la femme, celle-ci voulant peut-être garder le peu d’intimité qui lui restait pour panser ses blessures. Cette intimité pourtant n’existait pas. Avant d’en passer le seuil, la demoiselle s’arrêta un instant, se demandant si ses actes étaient bien ceux qui animaient son corps. « Savoir ou ne pas savoir. Etre ou ne pas être proie, cela est si futile. La fin ne peut en être différente. »

Au final, les rôles ne pouvaient être inversés. Ils n'existaient tout simplement pas. « A quel jeu vas-tu t'essayer ? »

Elle disparut. La porte dorénavant fermée, la demoiselle repris sa barrière qu'elle avait quelque peu délaissée, soulagée d'avoir quittée la femme à temps. Son monde, elle ne voulait la laisser y entrer. Elle soupira, passant machinalement une main sur son épaule encore meurtrie. Emmenée, Nérée ne pouvait que savoir que la soirée était loin d’être terminée, que la confrontation entre les deux mondes ne faisait que débutée. Gravissant peu à peu les marches de l’escalier, elle se dirigea silencieusement vers sa chambre, oubliant presque que la femme ne pouvait en connaitre l’emplacement. Cela n’était important. Proie et chasseuse, elle ne pouvait que se rencontrer de nouveau.




   
   
   


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Aventure #6 écrite Dim 19 Oct - 13:17

Sa réponse ne me fit pas bouger. Un fureur. Je vois elle n’a pas eu vraiment une chance faramineuse. C’est vrai ainsi je ne pouvais savoir son passé. Mais au fond je me fichais bien de son passé, qui elle était, ce qu’elle à fait et pourquoi elle là fait. Ce qui me marque c’est quand elle exprime que c’était la première fois, la première fois qu’elle à eu mal. C’est vrai que la douleur infligé par un fureur n’est pas agréable.

Elle se détache de moi et je la laisse faire. Je peux comprendre ce besoin de s’éloigné. En fait peu importe ce qu’elle dit j’en apprends beaucoup avec de simple question qui ne semble avoir aucun intérêt pour elle. Ses réactions en disent long sur elle. Elle aimerait surement que tout l’indiffère, pourtant certaine chose ne son pas négligeable dans sa tête j’en ais la net impression. Mais la différence marquante entre elle et moi c’est qu’elle à répondu. Je n’aurais surement pas répondu à une telle question ou très vaguement. Elle était plus prête que moi à parler de ce qui fait mal au fond, mais pas tout à fait. Finalement elle sort de l’eau.

Je l’observe, calmement me tourner le dos après sa petite phrase. Pas de réaction chez moi, ça ne m’atteins combien même ce n’étais peut-être pas son but premier. Ça fait longtemps que les mots ne m’atteignent plus à moins de trouver les bons. Je suis entouré d’une carapace autant physique de mental. Ce mon ne sert rien c’est un fait. Je reste dans l’eau la regardant dévêtir son corps. Des courbes fine, belle.

-Je ne suis une inconnue que parce que tu souhait que je le soit, Nérée. Et d’où je viens à bien peu d’importance au fond.

Je ne réponds pas à la suite de sa phrase, joué avec elle ? Oui, je le voulais, là maintenant je ne cherchais ni plus ni moins. Si j’ai besoin de plus de connaitre des choses sur elle, ce n’est pas à elle que je demanderais. Je trouverais les informations qui m’importent.   Finalement je ne lui réponds pas attendant qu’elle sorte de la pièce, je n’avais pas besoin de répondre maintenant. Je sors aussi tôt de l’eau, sèche juste mes mains et récupère mes armes et ma veste.  Je ne me sèche pas n’enlève pas mes vêtements, le froid ne me gène pas ni la sensation des vêtements qui colle. Je la suis de loin écoutant ses pas. Elle rentre dans une pièce. Je m’arrête. Je m’assois contre la porte un instant. Le fennec était là.

Je souris et le caresse, tranquillement alors qu’il grimpe sur mes jambes. Charmante petite bête hein ? « Es-tu aussi capricieux que ta maîtresse ? » le petit fennec se contente d’émettre un petit bruit et d’aller coller sa tête contre mon ventre avant de se coucher en boule.  Je rigole doucement. Ayant grandis dans la nature je sais que j’étais proche des animaux.  De léger souvenir reviennent en tête, juste quelques images, flou. Je souris puis finalement je prends le fennec et le pose sur mon épaule. Je me lève et rentre dans sa chambre.

J’avais mis de l’eau partout et j’en mets encore sur le pas de sa porte. Je la referme. Je pose mes armes doucement et caresse le dessus de la tête de l’animal de compagnie de la noble. Finalement je le pose et il file rapidement je ne sais où. Je m’approche encore mouillé d’elle, mais pas trop. Lui laissant sa liberté de bouger. « Il n’y a pas beaucoup de jeu que j’ai en tête là tout de suite » je fais un pas en avant. Encore trempé. Je la regarde doucement. Prenant une décision simple, qui déterminera surement la suite de la soirée. Un mot suffirait pour que parte.

-Que veux-tu faire toi ?
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Aventure #7 écrite Lun 20 Oct - 1:55



Elle ferma la porte de sa chambre après son passage, ayant aisément pu remarquer la présence de la femme, non loin derrière elle. Si rapide ? Nérée se doutait qu'elle n'avait soigné ses blessures, qui risqueraient de s'infecter d'un moment à l'autre. Cela n'était important. Un instant, elle avait simplement besoin de calme, de sa solitude aimée et détestée. La nuit qu'elle pouvait apercevoir au-delà de sa fenêtre semblait être déjà bien avancée. Combien d'heures s'étaient écoulé depuis que la demoiselle avait pris en chasse la femme au katana ? Elle s'en fichait. Ramassant une de ses robes de nacre délaissée au sol, elle la passa rapidement pour ne pas avoir à supporter une quelconque maladie, pour ne pas avoir à ouvrir son armoire qui était, comme ça son habitude, dangereuse. Une fois sur deux, la hallebarde qui y était accrochée en son fond se détachait, tombant ainsi sur la personne voulant se procurer quelques habits. Peut-être trouvait-elle ça amusant, remettant à chaque fois l'arme en place. Sans même s'en rendre compte, la jeune femme s'était adossée à la porte, son regard pensif dérivant sans but dans les recoins de sa chambre. Etait-elle réellement la sienne ?

Elle passa une main dans ses cheveux humides, faisant quelques pas vers la fenêtre. Elle l'ouvrit. L'air frai s'engouffra ainsi dans la pièce, la transperçant de part en part, faisant chanceler sa détermination à ne vouloir prendre froid. Il l'attirait. Au final, la Dame Aux Fleurs songea que ce même froid pouvait se comparer à la femme qui n'allait tarder à entrer de nouveau dans sa bulle. Elle le redoutait et le désirait, un jeu incessant entre un non hésitant et un oui indécis. Elle connaissait pourtant ses désirs, ce qu'elle voulait atteindre en cette douce nuit. Elle savait dorénavant. Son esprit ne pouvait plus être gêné de sa présence, son être pouvait retrouver sa pleine dangerosité, sachant que les émotions ne pouvaient partager cela. Cela ne s'était jamais produit encore, elle ne pouvait le connaitre. Peut-être avait-elle la chance, ou le malheur d'avoir eu le temps d'y réfléchir, de songer à ce qu'il allait se passer lorsque la femme franchirait la porte.

Non, cela n'était important. Nérée y portait malgré tout une attention certaine, sachant que sa barrière pouvait se briser au moindre mot de l'inconnue. Fallait-il encore qu'elle les prononce. Jusqu'à présent, celle-ci n'avait guère montrée sa détermination à répondre à ses questions, ne l'avait guère étonnée de par son répondant attendu. La nuit n'était terminée. S'appuyant contre le rebord de la fenêtre, la demoiselle ne tourna que rapidement la tête pour replonger son regard sur l'horizon lorsqu'enfin, la femme au katana entra dans sa chambre. Dans son territoire, son piège et pourtant sa propre fin. Prise au piège, Nérée ne pouvait s'enfuir, cette même fuite étant simplement repoussée à un moment lointain, pourtant se rapprochant à une vitesse folle. Elle était libre, même lorsque sa prison s'avérait être son monde. Léger tintement, la femme semblait poser ses armes, prendre ses aises dans cet espace qui était dorénavant sien. Les petits pas produits par sa compagne de poils la rassurèrent quelque peu, quand bien même elle ne daigna se retourner. La femme se rapprocha d'elle, elle le sentit. Devait-elle pourtant résister ?
Là n'était pas le besoin.

« Ne t'avais-je pas demandé de te déshabiller ? »

Nérée se retourna, plantant son regard perçant dans celui de son vis-à-vis. Elle était en train de mouiller toute sa chambre. N'avait-elle aucun savoir-vivre ? Elle esquissa un sourire. Elle ne la décevait pas. Redevenue silencieuse et songeuse, elle ne se demanda aucunement à quels jeux la femme faisait référence. En cet instant, la jeune noble n'en avait aucun. Levant lentement sa main, elle attrapa la taille de l'inconnue, ramenant son corps contre le sien. Il était froid. Adossée contre la fenêtre ouverte, elle tourna doucement pour inverser les rôles, la plaquant ainsi à moitié contre le vide, délaissant vite sa taille pour poser ses mains sur l'encadrement de la fenêtre, lui empêchant ainsi toute fuite. Elle n'allait fuir, de toute façon. Restant figé l'instant d'un souffle, peut-être voulant mettre fin à ses jours pour la troisième fois, Nérée finit par abandonner son regard devenu froid pour un plus doux, plus joueur. Le jeu, il avait déjà commencé depuis longtemps. Ainsi il ne pouvait y en avoir d'autres.

« Ce que je veux faire... » Elle laissa échapper un doux rire, pourtant retenue. Elle voulait tant de choses. Semblable à une enfant, ses désirs et rêves n'avaient aucune limite. Cela lui était vital. Elle prit cependant le temps de réfléchir, ne terminant pas sa phrase sur l'instant. Peut-être était-ce en réponse aux questions qu'elle avait posée dans le vide. Cette frustration, elle était plaisante. Observant un peu plus son regard émeraude, la demoiselle finit par dissiper son sourire, revenant ainsi à un état neutre, froid, un état habituel et pourtant si lointain de sa vraie personnalité. Savoir cela, cela ne l'avancerait aucunement. Connaitre ses pensées, cela ne pouvait l'intéresser. Elle ne voulait, elle ne pouvait la connaitre. Au final, c'était bien son vis-à-vis qui ne cherchait pas les bonnes informations. Au final, elle ne voulait pas la tuer.

Elle l'embrassa.




   
   
   


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Aventure #8 écrite Lun 20 Oct - 18:57

Me déshabillé c’est vrai. Je ne répondis pas à cette question tout comme je la laissais me plaquer contre sa fenêtre ouverte. Trois elle avait voulut me tuer. Pourquoi était-ce de la peur ? De l’insécurité une envie de se sentir puissante ? Au vu de ses tentatives j’en déduis qu’elle à déjà tuer ou essayer de tuer quelqu’un. Surement avec bonne raison. Serait-elle capable de tuer sans raison apparente ? Pourrait-elle vraiment prendre cette décision sans être affecté dans son esprit ? Je ne pense pas. Même si elle semblait se foutre de tout, elle accordait plus d’importance aux choses qu’elle ne voulait le laisser paraître.  Elle se mentait à elle-même. Douce fuite de quelque chose de terrible surement, ou peut-être d’une simple futilité. Quelle idiote.

Mon regard était dans le vide la fixant sans la fixer, je n’avais pas peur de mourir, tout les jour je risquais ma vie d’une façon plus ou moins stupide, mais je semblais avoir un don pour m’attiré de quelconque ennuis. Je n’entendis presque pas le début de sa phrase. Son regard attira le miens froid. Sans importance le miens n’était pas plus d’humeur joueuse. Aussi froid que le siens. Fuir aurait été une option largement faisable. Je ne voulais pas fuir. Combien de fois j’aurai pu partir ? Oublier cette rencontre, inutile presque agaçante ? Un nombre incalculable. C’était ridicule je suis une solitaire, je n’aime ni les hommes, ni les invocations, ni la bonne compagnie. Je me complais dans ma douleur et c’est suffisant. Alors qu’est ce que je faisais là ?  Aucune idée.

Le contact de ses lèvres. Doux. Il me ramena à moi, me rappelant ma situation. Elle ne voulait me tuer ? Quelle joueuse fatigante. Je ne voulais plus jouer, la patience me manquait en cet instant. Mes mains jusqu’à lors pendu le long de mon corps allèrent s’accrocher sur ses hanche la poussant un peu pour me sortir de ce coin tout en continuant de l’embrasser. Je lui répondais tranquillement, nous emmenant vers le lit, sans pour autant y aller.    

Finalement le baiser se termine dans un besoin de reprendre notre souffle, long, bien plus long que ceux d’avant. Je rapproche nos corps, c’était fini je ne voulais plus qu’elle parte ou que ce soit. Même si ça veux dire que je suis en train de mouiller encore une de ses robes.   Je la regarde tranquillement. « je croyais t’avoir demandé de me déshabiller ? » juste réponse à sa question stupide. Je passe une main sur son visage. Je l’embrasse de nouveau. Je comptais pas lui laisser ses vêtements bien longtemps non plus de toute façon mais bon chaque chose en son temps.
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Aventure #9 écrite Sam 25 Oct - 15:47



Le désir de la tuer s’envola aussi rapidement qu’il était venu, comme si celui-ci n’avait jamais existé. Peut-être n’avait-il jamais existé. Les secondes s’écoulèrent, interminables. Il fut long, trop long pour être un simple baiser. La demoiselle ne fit rien pourtant, laissant la femme au katana prendre possession de son corps et de ses lèvres. Elles étaient humides. Il était vrai qu’elle n’avait pris le temps de se sécher, de se changer. Le jeu doucement disparaissait, laissant place au sérieux de la situation s’installant peu à peu. Etait-elle cependant sérieuse ? Nérée ne le savait pas. Elle frissonna au contact de ses mains, recula de quelque pas lorsque sa compagne de nuit la poussa. Au final, même lorsque leurs corps étaient ainsi rapprochés, les deux femmes étaient éloignée l’une de l’autre. De par cette distance elle acceptait la proximité, le contact qui lui était inconnue et effrayant. Non, en cette douce nuit, la Dame Aux Fleurs savait qu’elle ne craignait rien. Lentement, elle passa ses mains autour de sa taille, attrapant un pan de ses habits mouillés. Elle s’accrochait à cette réalité pour ne pas s’enfuir de nouveau, inconsciemment. Elle l’intéressait. Qui des deux allait obéir à l’autre ? Elle allait sûrement attraper froid.

Elle sentait le bord du lit derrière elle, la femme au katana voulant surement l’y emmener. Pourquoi ne l’avait-elle pas fait jusqu’au bout ? Nérée se doutait bien que ses pensées étaient erronées, elle ne pouvait la comprendre totalement. Son souffle chaud heurta son visage, présence régulière qui s’infiltrait peu à peu dans sa bulle, dans la carapace que s’était construite la jeune femme. Ses prunelles ne dérivèrent pas alors que sa main caressa son visage, un frôlement agressif qui l’apaisa, lui faisant rapprocher ses lèvres une nouvelles fois pour renouer la douceur du baiser passé. Sa réponse, elle l’ignora. Elle était restée silencieuse, passive face à sa réplique. Après un long moment, elle brisa le baiser, une fois de plus. Peut-être n’aimait-elle pas sentir un contact trop présent, un contact qui ne pouvait s’omettre. Se doutant bien que son vis-à-vis n’allait continuer son envie, la demoiselle resserra un peu plus l’étreinte sur sa taille, se laissant tomber en arrière, l’entrainant avec elle. Sa course s’arrêta sur le moelleux de son lit, pourtant froid et bientôt humidifier de par les habits de la femme. Sa robe l’était déjà.

Dorénavant, la fuite était impossible. Peut-être était-ce la fin qu’elle avait désirée depuis le début, cette soirée ayant été particulièrement ennuyante. La tentative d’assassinat, les dialogues futiles, cela n’était qu’une distraction pour le but qu’elle allait atteindre, inévitablement. Sans un mot, elle reposa une nouvelle fois ses lèvres contre les siennes.
Le jeu prenait fin.




   
   
   


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Aventure #10 écrite Jeu 6 Nov - 11:03

Ce baiser était agréable, bien que brusque, la dame aux fleurs est un parfait mélange de douceur et d'agressivité. Je la laisse m’entraîner sur le lit et me laisse tomber sur elle sans pour autant imposer mon poids sur son corps. Bien qu'il faut l'avouer mon poids était léger par rapport à ma taille. Finalement j'aurais réussi à trempé sa robe et son lit, mes cheveux humides répandait de l'eau sur sa peau et sur ses draps de soies. Finalement cette soirée était-elle destinée à finir ainsi? Je sais pas. Des hésitations ? Mon corps en avait des tas, je me faisais violence et en même temps mon cerveau était comme s'il savait que ça allait dans ce sens depuis le début. De nouveau le contact avec ses lèvres, à chaque fois quelque chose ce brisait un peu plus en moi, encore. Ce jeu était ridicule ce jeu était fini à l'instant même ou il avait commencer. Au final tout commençait maintenant. Alors délicatement j’approfondis ce baiser, laissant mes mains glisser sur ses hanches.
Un nouveau jeu commençait.

~~~~~~~~~~~~~~~~~


La nuit était déjà bien entamé, notre jeu à pris fin doucement, immobile dans son lit je regarde le plafond, ma plaie c'est remit à saigné, ma main posé dessus je ne bouge pas. J'entends sa respiration près de moi, dort-elle? J'en doute. Je n'ai pas fermer l'oeil personnellement, trop de chose qui se bouscule dans ma tête. Finalement au bout  d'une heure ou plus je l'ignore je m'assois dos à elle mes cheveux tombant sur mes épaules puis se prolongeant dans mon dos, glissant sur mes nombreuses cicatrices. Je récupère la serviette qu'elle avait utilisé hier soir et l'enroule autour de moi. Je me lève, le soleil n'a pas encore pointé son nez, d'ici peu l'aube viendras doucement éclairer cette pièce.  

Je marche doucement vers la porte et lorsque je l'ouvre, le petit animal de compagnie, de ma compagne d'une nuit, traverse la porte pour sortir. Je souris doucement et le suit, fermant la porte derrière moi. Je descends jusqu'à la salle de bain, là bas je retrouve ce qu'il faut pour me soigner, je soupire un peu et commence à nettoyé ma plaie. L'alcool s'infiltre dedans doucement provocant une douleur doucement agréable. Je bande ensuite fermement cette plaie pénible, qui sera plus une gène qu'autre chose pour un entraînement absolument pas prévu au programme à la base. Tranquillement je prends le temps de aire une rapide toilette au passage puis prends une serviette sèche pour essuier mon corps et mon visage, fatigué de ce monde. Hier soir j'ai passer un cap, pourtant je suis pas sur d'être capable de refaire cela d'aussi tôt.

J'enroule la serviette autour de moi et remonte dans la chambre, j'aurais pu fouiller sa demeure, mais je n'en avait aucune utilité un manoir intéressant, dont la structure n'était pas difficile à cerner, un détail parmi d'autre, un détail qui m'importais  pour une raison que j'ignore. Une fois dans sa chambre je laisse tomber la serviette au sol, nudité qui ne me gène guerre devant elle. Je récupère mes vêtement qui on sécher d'ici là. J'enfile mon bas, mon pantalon et mon simple bout de tissus. Je n’ai pas envie de remettre tout de suite mon haut de cuir noir, qui va falloir que je change en plus. Je m'assois sur le bord du lit après avoir récupérer mon katana et ma dague.

Je regarde la garde de ma lame regard un peu perdu. Puis je la sors de son fourreau lentement. Trop de mort, trop de souvenir, je commence à la nettoyer tranquillement avec des mouvement lent. Ensuite je l'aiguise comme tout les jours, comme une journée banal alors elle ne l'ai pas, je ne suis pas chez moi je ne suis pas seule. Rien ce matin ne parait normal.  Ma lame capte quelques rayons de lumière de l'aube enfin arrivé, il sera temps pour moi de partir, de laisser cette nuit au passer et de disparaître de sa vie. Comme un fantôme, un simple passage. Je n'ai pas de raison d'être lié d'une quelconque façon à un noble que par un contrat. Peut-être avais-je envie de fuir au final, de partir loin pour oublier cet écart, qui pourtant me semblais fort agréable il y a peu.
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Aventure #11 écrite Mer 7 Jan - 0:07


Elle passa doucement une main dans sa crinière ambrée, s'attardant sur une mèche pour l'entrelacer dans ses doigts. Le regard perdu, Nérée ne prêtait aucune attention à sa compagne de nuit s'évadant du lit, ses pas s'éloignant pour franchir le seuil de la porte et disparaitre l'instant d'après. Elle n'avait pas vu les heures s'effiler doucement ; la nuit touchait déjà à sa fin. Elle pouvait voir par-delà sa fenêtre la lune finir sa course à l'horizon, touchant presque la mer paisible et pourtant effrayante. Cela ne l'intéressait pourtant pas, pas aujourd'hui. Presque la femme n'était qu'un lointain souvenir, ce qui s'était passé entre elles une simple marque. En elle n'était plus que des pensées, loin des sensations éprouvées et qu'elle éprouvait encore. Cela faisait longtemps que la sensation d'être en danger ne l'avait pas traversée. Était-ce de par la présence de la voleuse, ou bien des voleurs de vie ? Le morceau de papier qu'elle tenait, cela faisait bien trop longtemps que ses prunelles ne s'étaient posées sur ce symbole. Le serrant un peu plus au creux de sa main, la jeune noble soupira faiblement, fermant les paupières.
Elle était simplement fatiguée.

---

La demoiselle fut réveillée par les bruits de la vie autour d'elle. Il était vrai qu'elle avait toujours eu le sommeil léger, en particulier lorsqu'elle partageait sa demeure et son lit. Était-ce cependant réel ? Se redressant, elle observa d'un regard vaseux la femme au katana s'habiller tranquillement, s'asseyant par la suite sur le bord du lit. Elle allait bientôt partir, cela était évident, l'obscurité se faisant peu à peu détrôner de son règne éphémère. Presque elle pouvait voir le feu du soleil à travers sa fenêtre. S'était-elle brûlée avec sa compagne d'une nuit ? Elle ne connaissait même pas son nom. Elle était simplement là, à aiguiser sa lame comme si ce jour était comme les autres. Ce silence, il était semblable au silence qu'elle connaissait en temps normal. Nérée n'avait rien à lui dire. Ambre grimpa sur ses genoux, une main vint machinalement la caresser. Le jeu laissait place à l'ennui qui pourtant la distrayait, comme à chaque instant qu'elle vivait depuis le début de son voyage.

Nérée tourna le dos à la voleuse, encore dans son vêtement d'Eve. Toujours assise sur son lit, elle se mit à réfléchir à son propre futur, comme à son habitude en ce moment. Où se trouverait sa délivrance dorénavant ? Elle aussi devait partir. Mourir assassiner par un futile homme, loin de son évasion, cela n'avait pas de sens. Elle voulait comprendre. Savoir. Fuir était pourtant contre ses principes, sa volonté même qui la mettait constamment face à la mort. La jeune noble s'adossa contre sa colocataire clandestine, ne se souciant aucunement de ce qu'elle pouvait bien penser en ce moment même. Peut-être était-elle déjà partie. Ses lèvres n'étaient déjà plus qu'un souvenir insignifiant. Elle n'y portait aucune importance, au final. Son regard déambula doucement dans la chambre, finissant sa course sur le mur joliment tapissé. Cela était presque ironique que de vouloir récupérer un bien dont elle s'était séparée il y a peu. Là était la bêtise humaine dont elle ne pouvait échapper.

« Je vais me rendre à Rorn d'ici quelques jours. » Souffla-t-elle doucement, son regard toujours fixe en face d'elle. Pourquoi lui parlait-elle de tout cela ? Elle n'était qu'une inconnue, une passante dans sa vie qui ne l'intéressait pas. S'arrêtant un instant, elle tourna légèrement la tête, comme pour rencontrer son regard alors que cela n'était possible dos à dos.

« M'emmèneras-tu ? »

Était-elle bien en train de lui faire une offre de contrat ? L'argent n'avait pas de sens pour elle. Peut-être était-ce idiot, stupide et dénudé de sens. Pourtant sa voix douce venait de résonner dans la pièce, laissant ainsi dans les mains de la voleuse son destin encore incertain. Il était certain cependant qu'elle allait perdre.





   
   
   


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Aventure #12 écrite Dim 11 Jan - 2:02

Sentir sa présence, près de moi. À son souffle je devinais qu'elle ne dormait pas. Au léger mouvement pour caresser l'animal de compagnie également. En silence je continue d'aiguiser ma lame, sagement sans me couper avec. La nuit passé semblait déjà très loin. Souvenir ridicule d'un écart ridicule. Il allait bientôt falloir partir, sinon je ne pourrais faire mon entrainement du matin. Et ce vieux crouton me ferra tellement là peau si j'arrive en retard.

Sa voix brise le silence qui était pourtant des plus agréables. Je ne voulais pas entendre ce qu'elle avait à dire. Pourtant je ne vois pas en quoi je devrais être concerné par ces projets de voyage. Une noble n'a pas de compte à rendre non? et je me fiche de savoir s'il elle va survivre ou pas. Son regard pèse sur mon dos et une question tombe comme une fleur. Délicatement et en même temps inattendu. Pourtant rien ne change chez moi, toujours calme. je lève mon katana et observe la lame brillante. je me lève pour le mettre dans son fourreau accroché à ma ceinture dans le silence le plus total. Je me déplace quelque peu pour récupérer la partie supérieure de mon haut en cuir et l'ajuste doucement serrant les lacets avec rapidité et force.  

-Tu veux que je t'escorte à Rorn...


Ma voix posée avait un ton bien plus professionnel que hier. Tout avait changé du tout au tout. je n'ai pas pour habitude d'aller dans les bras de mes employeurs. Je soupire doucement. En effet c'est une option je pourrais le faire, emmener Nérée Helireah, la noble aux expressions aussi vivante que les miennes. Mais est-ce vraiment judicieux?

Je m'apprête à me déplacer une fois de plus alors qu'une flèche passe la fenêtre resté ouverte et viens se planté à quelques centimètres de mon visage. Mon regarde ne change pas malgré la surprise.  Manifestement cette flèche particulière à la pointe en argent met adresser on dirait. Enrouler soigneusement autour un petit bout de parchemin légèrement brulé. Je la décroche lentement faisant attention à ne pas toucher la pointe qui pourrait être empoisonnée.

La Noble a totalement disparu de ma vision, trop concentré sur le petit parchemin sur lequel est inscrit à l'encre noir d'une écriture fine, un symbole d'Ouroboros.  Étrangement il me semble l'avoir déjà vu quelque part. J'en aie la certitude. Dans des livres sur mais, quelque chose de plus flagrant me vient à l'esprit, quelque chose de plus vieux, de plus sombre et enfoui au fond de ma mémoire. Me reviens quelque image flou d'un vieux manteau, un pièce débarra, des armes , des hommes venant toquer à la porte. Un Ouroboros...

Instinctivement je lâche le papier. Je le regarde tomber au sol, doucement. Pourquoi je devais encore être confronté à ça?! L'incompréhension, qui était ses hommes? Je remarque ma main légèrement tremblante et la bloque avec la seconde. Peur enfantine qui nous prend la gorge.  J'ai l'impression de revenir en arrière d'être l'enfant qui avait encore de la joie de vivre? Vivre pour quoi? La vie elle même est inutile souviens toi! Seule la morte est importante, seule la mort mérite ton attention. Mon regard s'assombrit énormément, si mes yeux émeraude pouvait devenir noir ils le feraient.

Je me baisse et reprend en possession mon bien. Je l'ouvre rapidement, pour se voir dessiner en lettre de sang une petite phrase "je t'ai enfin retrouvé" signé "Ton frère". C'est quoi ce bordel?! Mon frère est surement mort depuis des années et de toute façon je n'ai pas de frère. Ma seule famille c'est Aria et le vieux snoque... Tout cela en était trop. Trop d'années de silence trop d'années de non dit. Je me demande si je retrouve ses hommes, ceux qui semble vaguement responsable du passé, si je pourrais après les avoir tué mourir sans avoir ce sentiment de devoir me battre et de prouver à la mort elle même que sa tendre amante n'est pas des femmes facile de ce monde.

Je pousse un long soupire et ferme un temps les yeux, il faut que je parte d'ici. Me rendre à la bibliothèque est primordial je dois savoir ou j'ai vu ce signe. Je dois aussi me renseigner par tous les moyens possibles.  Je range précieusement la lettre et mets la flèche dans le carquois. Je récupère tout mes biens ainsi qu'un collier d'or pour ma paye de hier soir. Sauver une vie deux fois ce n'est pas gratuit... Près de ma fenêtre je me retourne et regarde la Noble dont j'avais repris conscience de sa présence. Je ne laisse plus rien paraître du peu qui avait été visible les minutes précédentes. Ma voix est parfaitement poser, froide, neutre et professionnelles de nouveau.

-Je t'emmènerais là bas. Mais je dois partir... on discutera de ma paye une autre fois. Pour me trouver demande Atsuki... Atsuki Tsukiyama à la taverne Eric sera me faire passer le message.

Eric était un des taverniers de là bas mais il était presque toujours là et le trouver est chose simple.

-Donne lui un lieu, un horaire et je t'y retrouverais.

Après ses mots son fennec saute au sol et galope jusqu'à moi je lui impose une rapide caresse sur la tête avec un léger sourire. La petite bête me répond par un petit son mignon. C'est étrange que cette créature m'apprécie ainsi et en même temps je sais que je me suis toujours sentie bien près des animaux.  Après une dernière caresse j'enjambe la fenêtre pour sauter au sol. J'ai légèrement mal en arrivant au sol à cause de ma plaie encore fraiche, mais ce n'est pas grave. Ainsi sans me retourner je repars vers les bas quartiers laissant la Noble dont j'avais la certitude de la revoir, derrière moi. Je suis de nouveau seul. Moi mes démons, mon passé fleurissant à coup d'image violente et ce petit mot, ce dessin aussi perturbant que fascinant. je sais que ce à quoi je m'attaque est plus fort que moi, je sais que j'y laisserais sûrement ma vie, mais je dois définitivement détruire ce qui me raccroche à ma vie d'avant, même ce frère qui semble resurgir de nul part. Car manifestement nous avons emprunté des chemins différents, non compatible. De toute façon pas famille est morte il y a  sept ans.
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Aventure #13 écrite Dim 11 Jan - 19:47




Au final, elle n'avait pas eu le temps de réaliser ce qu'il venait de se passer que déjà, la voleuse s'était volatilisée par la fenêtre, laissant derrière elle que des mots inutiles et pourtant si importants.
Il était vrai que Nérée n'avait guère réagi lorsqu'une flèche alla se planter dans le mur de sa chambre. Cela devenait habituel. Etait-ce pour elle ? Elle haussa légèrement un sourcil lorsque sa compagne d'une nuit, à qui elle avait proposé un contrat pris possession du projectile, observant minutieusement le mot qui y était attaché. De dos, la demoiselle ne pouvait voir grand-chose. Son regard était toujours rivé devant elle et pourtant elle ressentit un certain malaise se propager au sein de la pièce, une ambiance différente à celle présente quelques instants plus tôt. Ce papier déplié, il semblait être destiné à la voleuse sans nom. La Dame Aux Fleurs laissa son dos tomber contre le lit, silencieuse. Cela ne la concernait pas, au final. Ainsi elle attendit simplement une réponse, se contentant de câliner sa boule de poil perchée sur son ventre encore nu.

Elle ne sut combien de temps s'était écoulé par la suite. La noble ne se fiait qu'au son, son regard perdu dans le vide de son plafond décoré. La voleuse, elle bougeait. Elle avait lâché un soupir, peut-être deux, avant de reprendre un à un ses quelques affaires éparpillées dans sa chambre. La nuit était déjà un lointain souvenir et pourtant, Nérée s'en souvenait parfaitement. Son regard cependant n'avait changé. Une inconnue restait une inconnue, au final, qu'importent les informations acquises sur sa personne. De par ses pas, elle devina que la femme se dirigeait vers la fenêtre. Elle allait partir. L'ambiance avait de nouveau changé, ce trouble causé par la flèche semblait passé. Peut-être pouvait-elle concevoir le fait que de recevoir un message dont on ne voulait guère voir l'existence était gênant. La demoiselle était gênée de par ces assassinats. Au final, elle ne savait quoi faire face à cela, face à ce passé qui la rattrapait inévitablement. Elle savait, pourtant.

Soudain des paroles percutèrent son esprit sans pour autant le sortir de ses divagations. La femme acceptait finalement son contrat, chose qui étonna quelque peu la jeune noble toujours allongée sur son lit. Elle n'en était pas moins satisfaite. Ainsi elle pouvait de nouveau entrevoir son futur où la mort était sa délivrance, peut-être durant le voyage, peut-être par la main d'un énième tueur à ses trousses. Elle n'était plus en sécurité. Alors que son esprit divaguait encore, entendre pour la première fois le nom de la voleuse la ramena directement à la réalité, son regard redevant vif, son esprit attentif. Atsuki Tsukiyama, peut-être n'aurait-elle jamais voulu entendre ces mots. Nérée soupira faiblement, notant tout de même les informations que la femme lui donnait. Elle irait à la taverne dans la semaine. Ambre sauta de son corps, venant sûrement dire au revoir à la compagne d'une nuit de sa vie. Cela n'était important.
Elle l'entendit sauter.

Le silence revint rapidement dans la chambre de la jeune noble. Au final, tout cela s'était passé si vite. D'une main, elle attrapa son sac sans fond, fouillant dedans pour en ressortir une chaîne en bronze où un petit pendentif était accroché. Encore et toujours ce signe alpha qu'elle n'avait oublié. Cela faisait si longtemps qu'elle ne l'avait pas eu entre ses mains et pourtant, la demoiselle l'avait toujours avec elle. Peut-être ne voulait-elle pas abandonner la seule chose qui la rendait existante. Portant son regard sur le pendentif, elle joua légèrement avec, sentant la fatigue de la nuit revenir subitement. Elle bailla. « Atsuki.. » Murmura-t-elle, pensive, alors que celle-ci devait être déjà loin. Elle se retourna, enroulant dans les draps son corps frileux et désireux de repos, fermant simplement les yeux. Nérée lâcha un second soupir, serrant dans sa main le pendentif qu'elle détestait tant.

Au final, elle n'était plus une inconnue.



   
   
   


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