Une victime pour deux criminels

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 Une victime pour deux criminels

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Aventure #1 écrite Lun 17 Aoû - 14:38

Il y a deux jours Alex avait récupéré une enveloppe contenant les noms des contrats à venir. Plusieurs offres étaient alléchantes avec à la clé des primes très avantageuses, mais qui disait prime élevé, disait risque élevé et une préparation importante. Or c’était ce qu’il voulait éviter, il voulait récupérer une somme suffisante et rapidement. Aussi la demande d’un patron de gang voulant la mort d’un de ses créditeurs attira son attention. Ce n’était qu’un bourgeois, la victime serait donc sans protection de qualité, une proie facile. Le contrat serait payé si on rapportait la montre à gousset de l’escroc.

L’homme un certain Tahmar Randavier, vivait dans les beaux quartiers et était passé maître dans l’art du paraître. Cela faisait deux jours que notre assassin le filait de près, il avait pu se rendre compte que l’homme vivait clairement au-dessus de ses moyens et tout ça grâce à l’argent de la mafia. Il avait joué à un jeu dangereux et avait perdu, mais cela il ne le savait pas encore.
Ce soir le marchand était allé manger dans un des plus chics restaurants de la ville. En soudoyant le maître d’hôtel il avait fait installer l’homme à une fenêtre donnant sur la grande rue. Alexander était de l’autre côté de la dite rue, sur le toit d’une maison. Il observait l’homme dégustant son dernier repas en très charmante compagnie. Pendant plus de deux heures ils mangèrent et discutèrent, mais à la fin du repas l’homme se fit plus entreprenant, attrapant la main de la jeune femme, voulant lui voler un baiser. La seule chose qu’il gagna fut une joue rougie par la main qu’il tenait quelques instants plus tôt. A part la tentative de séduction ratée il ne s’était rien passé de spécial dans le restaurant.

Il était presque minuit quand Tahmar se décida à quitter l’établissement. Vu la direction qu’il prenait l’assassin en conclut qu’il se rendait chez une de ses maitresses. Alexander telle une ombre allait de toit en toit, suivant sa future victime. Il se demandait s’il devait l’attendre chez sa maitresse et le tuer une fois là-bas ou bien, le tuer sur le trajet. Alors qu’il était en pleine réflexion, l’escroc se mit à délirer puis s’effondra. Alex ne comprenait pas ce qu’il venait de se passer.



* Qu’est-ce que c’est que ce bor*** ? *

La ruelle était déserte pas un chat à l’horizon, personne ne s’en était pris à l’homme. Avait-il fait une crise cardiaque ? Etrange pour un homme en pleine santé, mais pas impossible. Alexander était environ cinq mètres au-dessus du cadavre, il devait rejoindre le sol ne serait-ce que pour récupérer la montre à gousset assurance de son paiement.

Alors qu’il était en plein saut pour rejoindre le toit d’une maison à un étage plus proche du sol, un homme était apparu et s’avançait maintenant dans la ruelle. Se demandant qui cela pouvait bien être, Alexander le détailla. L’homme était élancé, les cheveux noirs, habillait avec costume trois pièces qui lui allait parfaitement. Il était certain de l’avoir déjà vu, mais pourquoi une telle certitude ? Le sourire jusqu’aux oreilles peut-être ?
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Aventure #2 écrite Lun 17 Aoû - 18:19


Un fravieux jour que le jour d'aujourd'hui. Un jour ou tout félin joueur aimant le jeu du chat et de la souris aimerait. Un jour de jeu, un jour de chasse assortie d'une nuit à la lune rouge qui promet d'être encore plus amusante que la journée de préparation qui s'annonce.

C'est ce matin que le chapelier fou, notre ami chapeauté avait sorti un nouveau jouet de son chapeau. Chapeau qui faisait envie au chat, comme chacun sait. Et quoi de plus joueur qu'un chat à votre avis ? Surtout que ce jouet était un jouet bien curieux pour un chat bien plus curieux encore. En effet le chapelier racontait qu'il avait chippé ce jouet et avait caché sous son chapeau ce qu'il venait de chapardé sans se faire chopper au nez et à la barbe même de la mafia locale.

Un nouveau jouet nécessitant un petit cadeau particulier de la part du chat, un jouet dont la boite portait un nom simple : "Tahmar Randavier". Il semblerait que cela raconte l'histoire d'un gars pas malin ayant dépensé de l'argent ne lui appartenant pas et les individus à qui cet argent appartient ne sont pas contents du tout. Quelle chance justement cela fait quelques jours que le chat regardait le jouet depuis l'arrière de son comptoir. Il le regardait ripailler et boire, faisant glisser sa main dans les zones interdites des serveuses et devant souvent essuyer un refus ainsi que quelques tâches de vins.

Quelle impolitesse de gâcher un si bon vin ! Cela faisait un moment que le chat songeait à le punir justement et il réflechissait à comment. Un moyen subtil pour un chat subtil. Quelques racines prises au marché, quelques plantes interdites prise parmi les affaires du chat, et voilà une boisson qui mijote. Incolore, inodore et avec un effet détonnant et particulièrement lent. De quoi savourer une dernière soirée en parfaite santé avant de rembourser une dette à honorer.

Une belle soirée s'annonce après tout quel plaisir pour un chat que de déambuler dans les rues n'est-ce pas ?
Rare sont ceux qui vous remarquent et ceux qui le font, font semblant de n'avoir rien vus. Quant à ceux qui ne remarque pas votre présence et bien ils ne savent pas que vous êtes la n'est-ce pas ?

Ici à Lüh, les rues sont en revanche, bien différentes, surtout en ces quartiers, pavé de dalles ocre-gris et humide encore. Faute à la pluie récente ayant presque commencé à nettoyer cette rue. Après tout pour les gens d'ici un chat n'est qu'un chat et un homme n'est qu'un homme, eusse-t-il eut un costume de noble et un chapeau offert par son ami le Chapelier. Leur quotidiens était composé de bien pires chimères. Des humains un peu fou, des invocations aussi uniques que communes et bien d'autres choses normalement anormales traversaient elles aussi ses rues. Chester en devenait anonyme, n'attirant plus l'attention sur lui pour son plus grand plaisir... ou son plus grand cauchemars, il est difficile à dire ce qu'il lui plait parfois.

Une pluie grise était tombée sur la ruelle pavée d'ocre-gris, ce genre de pluie fine qui mouillerait un pelage mais salirait certainement un beau costume. Chester aimait regarder la rue après la pluie. Un fin rideau d'eau recouvrait le sol de pierre grise et glissante et lui donnait milles reflets d'eau. Milles éclat de soleil provenant d'une lumière sombre de la ville. Chester aimait le spectacle mélancolique de la pluie et se surprenait à aimer se balader dans les quartiers de la Taverne de Lüh sous cette pluie fine.

Bientôt la taverne et le travail s'annonçait. Une taverne pleine de nobles et d'êtres riches, buvant des vins couteux et mangeant des mets raffinés dans une ambiance si particulière à l'établissement d'Oghren. Le chat prenait son poste, regardant les clients et attendant l'arrivée de son jouet. Le chat regardait les clients mangeant comme des cochons. Ces hommes, plus porcs qu'hommes dégoûtaient le chat, qui regrettait de ne pas avoir accès à la marmite globale histoire de la rehausser d'un ingrédient secret. Peut-êtres n'ont ils jamais chercher à être mieux lotis qu'ils ne le sont, peu-être préférèrent-ils être un cochon ?

Un cochon est un animal avec la saleté sur son visage et ses chaussures sont une honte épouvantable. Il n'a aucunes manières quand il mange sa nourriture et il est gros, paresseux et extrêmement vulgaire. Mais si vous ne savez pas faire la différence entre une plume et une tâche, alors vous pouvez grandir pour devenir un cochon.

le chat regarde aussi son comptoir envahi d'idiots cherchant à impressionner des idiotes en citant des livres afin de passer pour quelqu’un de cultivé. Peut-être cherchent ils a être mieux lotis qu'ils ne le sont ou alors ils préfèrent être un poisson?

Un poisson ne fera rien, à part nager dans un ruisseau de mots. Il ne peut pas bien écrire son nom ou lire un livre et tromper le peuple est son unique pensée. Si son esprit est glissant, il se fait quand même prendre car la subtilité n'est pas un sujet qu'il maîtrise. Mais alors, si ce genre de vie est ce qu'ils veulent, alors ils ont peut-être grandi pour être un poisson.

Le chat laissa aller sa pensée pour le coup, se disant que tous les singes ne sont pas dans les zoos et chaque jour, vous rencontrez en un assez grand nombre. Notre félin fêlé fut sorti de ses pensées par l'arrivée de son jouet. Criant comme un cochon et citant les livres comme un poisson, il venait dépenser l'argent ne lui appartenant pas, pour avoir une femme qui ne lui appartient pas et un plat ne lui étant pas plus destiné. Seul le vin était le sien, l'aiguille de la seringue du chat avait percé le bouchon de liège pour vider son contenu dans ce vin moyen pour cet homme moyen.

Le chat regardait l'homme d'un sourire narquois, il savait que quand l'homme se lèverait et que la circulation sanguine se ferait normalement, son petit cadeau ferait effet et en moins d'une dizaine de minutes le jeu serait terminé. La soirée continuait son plein, fringuante, bruyante, luxueuse et marquée à la joue après un geste déplacé envers la demoiselle accompagnant le jouet du chat.

La fin de la soirée approchait et la fin du jeu également. Le jouet du chat se leva pour rentrer chez lui, ou ailleurs, bredouille encore une fois. Le chat le suivi calmement, à une distance respectable pour être invisible. Après tout quoi de plus normal qu'un homme élégant se baladant élégamment la nuit dans le quartier élégant de Lüh ?
Ce fut moins de deux minutes après la fin de la partie que le chat rejoignit son jouet, mort et allongé au sol.

Le sourire du chat se dessinait sur son visage tandi qu'il approchait son jouet. Un sourire de folie, un sourire de chat du Cheshire était dessiné sur le visage de Chester. A son niveau, le chat retourna le corps au sol avec le pied tandis qu'il lui lançait d'un ton sarcastique, comme s'il l'entendait.

"Et bien mon cher et au combien vulgaire ami, il semblerait que vous ayez apprécié mon vin à l'ingrédient secret. Maintenant veuillez m'excuser, mais je me doit de vous offrir ceci et de vous prendre cela."  

Ceci était une injection d'une seringue qui semblait sortir de nulle part pour toutes personnes observant le chat, si personne il y a. Une concoctions faisant disparaitre toute trace du poison de l'organisme du défunt, associé à un puissant cicatrisant qui rendrait cette injection post-mortem invisible. Cela était la preuve de la mort du défunt, une montre à gousset et un moyen de négociation pour avoir des informations sur Alice de la part de la Mafia. Le chat glissa la montre a gousset dans la poche intérieure de son manteau de costume et fit demi-tour pour s'en aller.
 
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Aventure #3 écrite Mar 18 Aoû - 14:36

Pourquoi un homme normal sourirait-il en s’approchant d’un homme inconscient et probablement mort ? La réponse était évidente, un homme comme Alex, un homme qui tuait pour vivre ou dans le cas de Chester par plaisir ? Qu’importe Alexander était resté sur le toit à un peu moins de 2m50 du sol. Il voyait clairement Chester s’avançait, avec toujours la même certitude celle de l’avoir déjà vu.

Le jeune homme comprit que le chat élégamment habillé n’était rien d’autre qu’un concurrent pour le contrat, quand ce dernier s’empara du trophée. Alex ne laisserait pas passer cet affront, il était sa proie, sa victime, son gagne-pain ! Malgré la colère naissante une question se posait dans son esprit, comment avait-il pu le tuer ? Il avait cru entrapercevoir le voleur de mort utiliser comme une seringue sur le macchabé.

Il percuta alors sur la vraie nature de Chester, un maître empoisonneur. Le jeune assassin avait une idée bien tranchée sur ce type de personne, des lâches. Ils se prétendaient assassins, mais quelle blague. Comment pouvait-on se dire assassin et ne jamais avoir regardé une victime mourir dans le blanc des yeux ? Par « respect » pour ses victimes, mais surtout pour son plaisir personnel. Alex voulait toujours que sa victime sente la lame se planter dans les chairs, tranchant peau et muscle, perforant cœurs et poumons, tailladant gorges et brisant des nuques. Oui telle était sa vision d’un bon assassinat, un moment privilégié durant lequel il découvrait plus qu’aucun autre la personne. Il lui arrivait de rigoler également quand certains le suppliaient de l’épargner. Il les avait traqués, isolés, attaqués, blessés tout ça pour rien ? Et puis quoi encore ? Non quand sa cible était donnée, elle était tuée par sa main.

Mais Chester l’avait privé de ce petit plaisir de la vie qu’était la mort. Le voyant faire demi-tour, il se dit qu’il était temps d’agir. Il devait récupérer la montre et si pour ça il devait… Non pardon il tuerait le chat pour récupérer le gage de son paiement. Il aurait pu descendre dans la rue et surprendre l’inconnu au sourire omniprésent. Il aurait pu s’il n’y avait pas eu la pluie. Le sol était humide, ses vêtements pareils. Les sols mouillés représentaient un terrain miné où il y avait trop de risques de faire des petits bruits suspects. Oh avec un homme normal ça n’aurait pas été un problème, mais même s’il considérait Chester comme un lâche. Il se doutait qu’il avait subis un entrainement similaire au sien il ne pourrait pas le surprendre aussi facilement.

Si l’effet de surprise était à proscrire avec la météo alors au temps y aller à l’audace. Courant sur les toits il dépassa rapidement Chester, qui ne semblait pas pressé. Descendant le mur d’une ruelle perpendiculaire à celle où étaient le chat et son jouet. Une fois sur la terre ferme, il s’avança dans la ruelle où le meurtre avait eu lieu. Son visage caché par la capuche de son manteau il se posta face à l’empoisonneur, tendant la main il dit.



« Toi, donne-moi cette montre si tu veux vivre. » Son ton était ferme et n’invitait certainement pas à la plaisanterie.
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Aventure #4 écrite Mer 19 Aoû - 17:42


Le chat déambule dans les rues d'ocre-gris de ce quartier ocre-gris en regardant ce ciel que les reflets du sol humide et de la nuit rendent ocre-gris. Le chat chapeauté vaquait à ses pensées chapardeuses, heureux comme un chat d'avoir obtenu ce qu'il voulait de son jouet et gagner sa partie de chasse.

Les pensées félines du chat Chafouin étaient dirigées vers les informations que le symbole temporel, pris au jouet, apporterait au chat enjoué. La mafia troquera, contre ce menu service, de précieuses informations sur cette belle et douce demoiselle. Ah Alice, si belle et tendre, si mortellement empoisonnante et si mortellement enivrante. Le chat se languit de pouvoir de nouveau sentir le contact de sa peau, le réveil de son odeur et la douceur de sa voie lorsqu'il la retrouvera.

Le chat est tiré de ses pensées par une silhouette encapuchonnée courant sur un toit ocre-gris dans une combinaison ocre-grise. Grisant n'est-ce pas ? Le chat fou d'une élégance peu commune observe un homme emprunt d'une folie peu discrète courir sur des toits peu nettoyés, le dépassant et cherchant sans doute à gagner le sol, aussi sale qu'humide, cela va sans dire.

Quel dommage de se salir par une si belle nuit, mais cette nouvelle encrassée apportait un petit sourire emprunt de folie au chat joueur. Cette nouvelle signifiait que le jeu n'est peu être pas tout à fait terminé pour cette nuit après tout. Le chat prépare quelques seringues et quelques flacons pour être rapide d'accès au cas ou l'homme voudrait jouer avec le chat. Le chat est un chat prudent, fou mais prudent. Après tout il serait triste de finir dans la rubrique des chats écrasés.

L'homme encapuchonné fait une irruption sans surprises d'un coin de rue sans surprise également. L'homme se veut menaçant et fait face au chat enchapeauté, le toisant d'un ton énervé alors que le chat le regarde d'un air amusé.

« Toi, donne-moi cette montre si tu veux vivre. »

Le chat toise l'homme devant lui d'un air qui semblait amusé jusqu'à ce que l'homme encapuché lance son ordre, le faisant le regarder d'un air mauvais. Un tueur sans aucun doute. Le chat jurerais sur son chapeau que l'homme en face de lui est un adepte de la violence brute et stupide et le chat déteste les gens brutaux et stupides. Ils ne sont bon qu'à agiter brutalement et stupidement leur lame, sans aucune subtilité ni aucune stratégie.

"Eh bien quelle menace et quelle appanache de violence à venir mon cher. Mais etes-vous sûr de vouloir en venir aux menaces pour une simple montre à gousset ?"  

Chester fait mine de mettre la main dans la poche où se trouve la montre à gousset et en sort trois fioles d'aspect identique, si ce n'est un détail codé dans le bouchon que seul le chat sait reconnaître. Le chat chafouin joue son tour pendable et bois la première en débouchant la deuxième avant de lancer cette dernière sur l'homme encapuchonné, tentant de l’éclabousser au passage, avant de montrer la troisième fiole logée au creux de sa main.

" Du chlorure de potassium, très volatile et vraiment très puissant. C'est un neurotoxique qui vous tuera d'ici quelques instants, bien plus rapide qu'un combat. Pas besoin d'en être asperger, il suffit d'en respirer un peu, mais le contact avec les tissus ou la peau est infiniment plus efficace... Donc vous serez mort sous peu, à moins de boire l'antidote que voici. Je vous le donnerais de bon coeur si vous cessez vos idioties. Et que cela vous serve de leçon, on ne menace pas les gens sans savoir précisement à qui on s'adresse et comment l'aborder... Oh avant que j'oublie, si vous m'attaquez, le temps de me tuer et il sera trop tard pour sauver votre vie"

Le chat montre la troisième fiole qu'il a dans la main, faisant mime de la donner à l'homme devant lui pendant qu'il se met quasiment à sa portée. Cet homme doit sans doute avoir déjà la tête qui tourne comme sur un manège enchanté, contrairement au chat qui a pris un sérum neutralisant les neurotoxines juste avant. Il suffirait à l'homme de faire un pas en avant et de tendre la main pour la saisir.

Toutefois le chat reste  aux aguets, une seringue prête à glisser dans son autre main depuis son bras, au cas ou l'homme serait agressif. Le chat est un chat prudent et il ne veut pas être un chat percé. Cette seringue sera remplie de quelque chose de beaucoup plus foudroyant.
 
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Aventure #5 écrite Sam 22 Aoû - 0:47

L’homme en costume ne sembla nullement surpris de voir apparaitre Alexander. Il était vrai que sous le coup de la colère il avait légèrement perdu son sens de la discrétion, la pluie n’aidant en rien. Mais tout de même le repérer n’était pas chose aisée, un arcanien lambda n’aurait rien vu. Cela confirmait à l’assassin qu’il avait pris la bonne décision, une embuscade n’aurait pas fonctionné et aurait été même très dangereuse.

« Ne te moque pas de moi, tu sais aussi bien que moi ce que représente cette montre… »

Ses paroles n’eurent aucun effet, c’était assez désappointant. Peu d’hommes restaient sans réaction dans pareil situation. La plupart s’énervaient, criaient au secours, pleuraient ou même encore rigolaient pour les plus téméraires. Mais un tel manque de réaction n’indiquait qu’une chose, l’homme en costume ne craignait pas Alex, il s’en moquait comme de la pluie qui tombait. En tout cas l’homme chapeauté avait réussis à l’énerver davantage. Alex était prêt à lui sauter à la gorge pour le saigner telle le lâche qu’il était, mais il s’en abstint en voyant son adversaire du soir sortir trois petites fioles.

Il était presque sûr que l’homme face à lui était un empoisonneur. Alors pourquoi avoir avalé l’une de ses fioles ? Ce n’était surement pas du poison, alors un produit dopant ? Il voulait se mesurer à lui physiquement ? L’homme serait-il moins couard que ce qu’avait imaginé Alex ? La réponse fut immédiate, non. Cet homme élégamment habillé était bien aussi lâche qu’il l’avait supposé. L’empoisonneur eut de la chance que la pluie soit présente ce soir-là, car ce fut elle qui empêcha Alex d’esquiver. Il avait tout simplement perdu l’équilibre une demi-seconde, une demi-seconde de trop. Maintenant son bras avait été touché et le poison imbibait ses vêtements avant d’entrer en contact avec sa peau.

Puis l’homme expliqua ce qu’était le liquide qui se répandait à présent dans son organisme. Un poison aussi foudroyant ? Impossible il bluffait ! L’assassin en était certain, aucun produit ne pouvait agir aussi rapidement. Sa certitude s’ébranla rapidement quand il dut lutter de toutes ses forces pour rester debout. Il avait l’impression d’être de retour au temple de la Terre à la première épreuve de Cheshire.

La panique s’empara de lui. Il allait mourir s’il n’attrapait pas le soi-disant antidote. Car oui cela pouvait tout aussi bien être un piège. Mais qu’importe il n’avait pas le choix. Il fit un pas avant pour avoir la main tenant sa rédemption à portée. Alors qu’il voulait prendre la fiole, l’assassin en voyait deux. L’homme en costume n’avait vraiment pas menti, il sentait déjà son esprit divaguer. Il se saisit de la fiole et la but d’une traite.

Adossé au mur, Alex attendit que le produit fasse effet. Après deux petites minutes, il se sentait toujours faible mais allait déjà mieux. Il pouvait à présent se mouvoir sans grosse difficulté, sa tête ne tournait plus. Malgré tout il ne se voyait pas attaquer celui qui avait failli le tuer, tout du moins pas encore. Il attendrait l’occasion pour frapper et récupérer la montre et son honneur. Vu son état il ne devrait pas provoquer l’homme au chapeau, qu’importe il était énervé et avait perdu une partie de son sang-froid.

« C’est par faiblesse que le poison est devenue ton arme ou simplement par lâcheté ? »

Sur le coup il n’attendait qu’une chose, que l’homme s’avance se rapproche qu’il essaye pourquoi pas de le tuer avec un autre poison. Tant que c’était au corps-à-corps il pourrait réagir et lui plantait une lame dans le cœur c’est tout ce qu’il voulait à cet instant.
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Aventure #6 écrite Lun 24 Aoû - 19:48


Le chat regardait l'homme devant lui d'un air félin, d'une mine chafouine et d'un regard de chat-grippant. Un sourire du chat du Cheshire aux lèvres et un air mesquin se figeait sur son visage, pourtant doté habituellement d'un sourire enjôleur voir même séducteur. Le chat Chester dévisageait l'homme en face de lui tandis qu'il avançait d'un par hasardeux pour prendre la fiole qui lui était tendue.

Ce non-équilibre montrai le non-hasard de l'efficacité du Sulfure de Potassium. Le chat avait parlé de Chlorure de Potassium ? Et bien on ne sait jamais, même un idiot violent pourrait avoir un Béta-bloquant sur lui et puis le Chlorure est tellement moins volatile que le Sulfure. Odeur inodore et volage, mais tellement efficace. Cela en devenait romantique, fusionnelle. Une véritable ode à l'art dans lequel le chat excelle.

Une fois la fiole saisie, l'homme la boit d'une traite sous le regard chafouin du chat et le sourire de chat du Cheshire du Chester en face de lui. Réellement ? Boire une fiole tendue par un Maître Empoisonneur sans même poser de questions ? Sans même comparer les produits ? Sans même demander pourquoi ? Faire confiance à une personne qui vient de vous empoisonner froidement sans sourciller ?

Le chat se décale un peu de l'homme, se préparant à faire glisser une certaine seringue dans sa main et toujours souriant. L'homme doit sentir un léger mieux actuellement. Après tout le Sulfure de potassium fait mourir en emballant le coeur, simulant une crise cardiaque. Et la dose de curare qu'il vient  d'ingurgiter va freiner son coeur en raidissant ses muscles. Le chat fou vient sans doute de se faire un ennemi quand il comprendra la supercherie. Mais la dose de curare n'est pas suffisante pour arrêter les muscles respiratoires, le curare ne lui sera donc pas fatal, contrairement au Sulfate de Potassium. Peut-être comprendra-t'il que le chat aurait pu le tuer, mais l'a épargné ?

Tandis que Chester laisse à l'homme le temps de réaliser que ce qu'il a bu n'était pas l'antidote. Il répond à sa simple question. Une question d'un homme ne prônant que la violence et ignorant encore sans doute la différence entre un tueur et un assassin. Du moins telle était la vision du chat en face d'un homme dont la vision voyait le poison comme de la lâcheté.

Le chat chafouin répond d'un air hautain à l'homme atteint. Une certaine raideur d'esprit semble en accord avec son corps pour une fois. Ironie, belle ironie, si douce et si mesquine. D'un ton joueur, enjôleur, le chat empoisonneur répond à l'assassin au champ d'actions aussi raide que son opinion.

"Ni faiblesse, ni lacheté mon cher. Simplement du professionnalisme. Un véritable assassin est invisible pour sa cible, pour les autres, pour tous. Il n'est pas la dernière chose qu'un contrat voit, mais ce qu'il ne verra jamais. Ce que la cible ne saura jamais. Ce que les autorités ne soupçonneront jamais. Un tueur approche sa cible pour le poignarder, un assassin exécute son contrat en construisant son alibi."

Le chat attend que le curare fasse pleinement son effet et avance, seringue à la main pour en administrer son contenu à l'homme devant lui. Une dernière piqure pour un dernier produit non prévu dans un organisme humain. Chester lui lance d'un air sérieux, chose rare chez le chat chafouin.

"Voici l'antidote, le vrai. le Sulfate de Potassium sera neutralisé d'ici quelques secondes. Pour le curare que vous avez eut la grande amabilité de boire. Et bien, il n'y a aucun antidote hormis le temps. Je pense que d'ici trois à quatre minutes maximum vous retrouverez toutes vos fonctions motrices et pourrez de nouveau poignarder à tout-va. Je dois montrer cette montre à quelqu'un qui aura des informations de premières importances. Vous pourrez la récupérer après et récolter la primes en Tsuri qui y est associée auprès de votre commanditaire puisque vous avez participé à sa mise à mort, mon cher."

Le chat s'en va, allant vers le commanditaire de ce petit jeu du chat chester et de la souris empoisonnée. L'homme se remettra de ses émotions et décidera de s'en aller ou de l'y rejoindre, comme il le souhaitera. Le chat reste cependant aux aguets, un homme enragé comme un chien pourrait être dangereux pour un chat chafouin. Chester prend donc les grandes routes et les avenues ou la Milice ainsi que des témoins potentiels rôdent.
 
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Aventure #7 écrite Jeu 3 Sep - 0:36

L’assassin n’avait pas eu le choix que de boire cette fiole. Soit il buvait et avait une chance de s’en sortir, soit il faisait l’impasse et mourrait. Le poison c’était rapidement insinué dans son organisme, il avait senti ses effets, ses sens se détraquer, son équilibre vaciller et sa vue se brouiller.

Il avait agi en pensant sauver sa peau. L’empoisonneur c’était joué de lui, il ne lui avait pas laissé d’autre possibilité que celle de s’auto-empoisonner alors que le chat lui répondait d’impensables idioties sur un véritable assassin. Tout ce qu’il déblatérait n’avait aucun sens pour Alexander. Un contrat pouvait bien voir son visage cela lui était égal, puisque jamais plus il ne rouvrirait les yeux. Et quel intérêt à construire un alibi ? Si l’assassin ne laissait aucune trace de son passage même le meilleur garde doré ne pourrait remonter à lui.

Il voulut lui répondre bien des choses, l’énerver pour qu’il s’approche encore un peu, juste assez pour le poignarder maintenant qu’il avait pris l’antidote. Mais son corps ne bougeait presque plus, ses muscles se crispaient petit à petit, il éprouvait toutes les peines du monde à ouvrir la bouche ou à bouger les doigts. L’homme ce s’était-il encore joué de lui ? Alex se doutait qu’il avait vu juste, soit l’antidote mettait du temps à agir, soit il n’en était pas un.

Malheureusement avec les paroles du chat chapoté la deuxième option se confirma. Être la victime de cet homme pour la seconde fois était une véritable honte pour le jeune assassin. Son désir de tuer avait atteint son paroxysme, et si ce n’était pas le sang de l’empoisonneur qui coulait c’était celui de sa victime qui se mordait la lèvre avec force. Une force qui n’était pas due au curare qui curare qui contactait ses muscles à l’extrême non, le poison n’était en rien responsable seule sa haine avait fait couler le liquide écarlate et demandait à en faire couler encore plus.
Cependant l’homme en costume trois pièces s’en alla laissant l’assassin sans défense et dans l’incapacité pendant ce qui allait être parmi les trois plus longues minutes de sa vie. Il ne pensait qu’à une chose tuer, tuer, tuer ! Son désir était focalisé sur la mise à mort de cet homme. Alors que les secondes s’égrainaient Alex reprenait petit à petit possession de son corps. Il réfléchissait à comment faire, mais surtout à comment le retrouver. Car il s’en doutait l’homme était loin maintenant. Il ne pourrait pas le retrouver aussi facilement, il aurait besoin d’une invocation.

« Chesh…. »

Non jamais il ne pourrait invoquer le félin surtout en de telles circonstances. Le demi-dieu serait ravi de tuer à tout va mais Alex subirait les railleries de ce chat fou et ça il ne le supportera pas ce soir. Kate ? Non à elle non plus il n’avouerait pas son échec. Il n’avait pas d’autres choix que celui d’attendre. Attendre que l’empoisonneur réapparaisse, attendre que son sourire se dessine à nouveau. Attendre tout ça pour avoir le plaisir de lui sourire, d’être justement la dernière chose qu’il voit !

« Soit maudit toi et ta lâcheté ! Je te jure qu’un jour j’aurai ma revanche ! » Maugréa-t-il en se relevant.

Si Alexander avait perdu un contrat ce soir-là, il gagna une cible à abattre ainsi qu’en maturité. Il n’aurait pas dû hésiter, sa hache était aiguisée et aurait parfaitement pu fendre le crâne du lâche. Il ne commettrait pas deux fois la même erreur. En attendant l’idée d’apprendre le maniement d’arme à distance apparut dans son esprit mais où l’apprendre ?
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