Top-Sites

Votez toutes les deux
heures ♥

Fermer
Ouvrir Le Navire d'Odelia
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | .
 

 Le Navire d'Odelia

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité


▼Afficher le Profil▼
Inventaire▲

Aventure #1 écrite Dim 3 Nov - 11:54

Le hall principal était rempli de coccinelles. Elles grouillaient et bourdonnaient dans toute la salle. Certaines se reposaient autour de rondin de bois  tout en agitant leurs feuilles et en crachant de la fumée digne d’un tour d’enfants d’Ignis. Et encore, prétendre qu’ils s’en rapprochent est une insulte pour toute la dynastie des Demi-dieux. Jamais je n’avais vu autant d’artifice et de couleur en elles. Bien que ça ne devrait pas me surprendre puisqu’elles n’ont que leur magnifique tissu de pois pour être considéré comme une merveille. Je n’ai jamais réellement aimé les coccinelles. Il en va donc de même pour les humains ici présents. Ne me sentant pas prête à inspirer le gaz immonde de leurs lèvres et n’ayant pas l’envie de participer à leurs jets de papier sur table, je me dirigeais vers les salles de danse.

Ils dansèrent au rythme de l’orchestre qui  à l’aide de leur instruments de bois et de chair savaient plaire à la populace mondaine du navire. Les jeunes demoiselles en fleurs, hypnotisées par leur cavalier se mouvaient maladroitement et osait par moment un déhanchement trop large  ou une caresse à la limite de la violence rendant ce spectacle ridiculement agréable à mes yeux. Il ne me faudrait pas moins d’une danse pour mettre dans mes filets un de ces mâles aux poches trop bombées et ainsi m’attribuer une chambre gratuite pour le trajet.

C’est ce qui du moins était convenu dans notre plan.

Le miroir se trouvant à ma gauche me permettait de voir Ô combien j’étais séduisante dans cette robe de soie. Bien qu’elle soit inspirée des nombreuses horreurs d’or et d’argent de ces dames, j’avais tout de même pris le soin d’ajouter ma touche personnelle, quelques unes de mes parures dorées aux symboles mystique des Demi-dieux sur mes poignets. Je n’aime ni attacher mes cheveux, ni les mettre devant mon visage, mais il semblerait que c’est la grande mode de ces jeunes femmes coincés qui n’assume pas leur crinière sauvage. Néanmoins, ici aussi j’ai imposé ma différence avec une coiffure desserrée laissant alors quelques mèches folles tomber le long de mon cou. Et le résultat était là, j’étais parfaite ! Je n’étais ni trop raffinée et coincé pour pouvoir agir à ma guise, ni trop libertine pour garder un soupçon d’innocence et de vraisemblance aux yeux de ces pseudos loup aristocrate. J’ose seulement espérer n’avoir rien oublié de compromettant pour mon infiltration.
Une fois avoir pris connaissance du lieu et de mon camouflage je pouvais enfin passer à l’étape suivante de mon plan : L’intégration.

Je regardais les ouvertures et les potentielles victimes qui s’offraient à moi. Il n’y avait décidément rien de bien intéressant dans cette pièce. Soit ils sont aux bras de leur dulcinées, soit ils ne me plaisent pas (Ce n’est pas ma priorité, je sais. Mais autant prendre un peu de bon temps, surtout que même si ce sera très certainement la seule chose de bien qui arrivera à cette pauvre proie de sa vie,  il vaudrait mieux que cela soit un minimum réciproque.). Ou alors, je pourrais très bien me faire inviter par le premier venu et par la suite me débarrasser de lui à la première occasion. Ainsi, je n’aurais pas à me dénuder inutilement et constamment pour un pauvre homme dont seul l’argent accepte ses avances. Désespérée à cette optique d’ennuie totale dans l’aboutissement de ma mission, j’attrape rapidement sur le plateau d’un serviteur ce que les grands de la bourgeoisie appelle une « flute » bizarrement j’aurais cru qu’il s’agissait d’un instrument de musique. Mais ça n’a pas d’importance car déjà la musique s’arrête et une vague de danseur se rue vers les zones de repos. Peut être aurais-je la possibilité de trouver quelqu’un avant la fin de mon verre ?
▲ Succès ▲


Dernière édition par Nevi le Dim 3 Nov - 21:37, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Membres
Nephylim
avatar


▼Afficher le Profil▼
Masculin
Date d'inscription : 25/08/2013
Messages : 112
Double Compte : Aënaelle Litios
Elément : Eau
Invocateur : Nathaniel, l'assassin qui n'a pas besoin de moi ^^'
Sorts :
Liste des sorts:
 
Inventaire▲

Aventure #2 écrite Dim 3 Nov - 21:30

Le voyage du siècle, l'événement à ne pas manquer, LA traversée à faire, une grande première.

Tels sont les mots que j'ai tant entendues avant de pouvoir me faire une place pour participer à la révolution navale de ses humains.

Comment ? Tout à fait par hasard à vrai dire. Une rumeur parmi les eaux, un changement aquatique qui n'était pas resté inaperçu pour n'importe quelle divinité ne s'étant pas retranché dans les profondeurs insondables et surtout inatteignable par les humains... Contrairement à leurs lieux de vie qui sont tout ce qu'il y a de plus accessible pour nous.

Ma jumelle s'inquiétait, l'humanité avait un projet. Enfin, c'est un bien grand mot quand on les connaît un temps soit-peu. Un groupe, une compagnie avait un projet. Un monstre d'acier flottant était en construction. Nous y avons tout de suite vu une menace.

Une menace qui méritait notre intervention.

Le plan était simple, les humains ont des réactions prévisibles face à l'échec : ils persévèrent. Sauf dans un seul et unique cas : si l'échec est retentissant, meurtrier et décourage les investissements. Leur monde n'est maintenant régit que par cela.

Le plus difficile reste de créer cet échec. Voilà le rôle que nous nous sommes donnés moi et ma sœur.

Cela prit plusieurs mois, trouver une identité, passer pour un investisseur éclairé, persuader que ce navire pourra résister à tous, tous les phénomènes rencontrés en mer et propager cette idée, au point que même leurs ingénieurs en sont désormais sûr et certain. L'ignorance, voilà sur quoi nous avions décidé de jouer.

L'invitation lors de la première traversée de l'océan par l'Odélia n'était donc pas une surprise. Au contraire. Et c'est avec un plaisir non voilé que je me rendis à bord.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, je n'exécrais pas la présence des humains. Il y a du bon comme du mauvais. J'ai appris d'eux, car ils ne pensent pas comme nous. En réalité, il me faut avouer que cette création est impressionnante et finement réalisée. Mais ils sont incapables de voir aussi loin que moi, ce qui est tout à fait normal de part leur espérance de vie. L'Odelia n'est qu'un début...

Une semaine que je suis à bord, le trajet doit durer un peu plus d'un mois et le commandant, qui est maintenant une connaissance, fut fier de m'annoncer que nous n'avions aucun retard. S'il savait.

C'est d'ailleurs lui qui est à mes coté en ce moment à l'arrière de l'immense bâtiment, à discuter de tout et de rien, du voyage, de nos expériences. Un homme intelligent et plein d'enthousiasme.

Vous êtes souvent accoudé contre une de ses rambardes alors que tous s'amusent à l'intérieur Mr Liem, Vous n'aimez pas les festivités ? Vous devriez en profiter, je suis sur que vous trouveriez moult demoiselle ravies de se tenir à votre bras.

Un long silence s'en-suivi alors que mon regard restait fixé vers le lointain. De l'eau et des vagues à pertes de vue, un tangage agréable, l'impression d'être bercé. Et un croissant de lune illuminant les flots. Il y avait de quoi être nostalgique. Je me demandais ce qu'elle pouvait bien faire en ce moment.

Capitaine, me comprenez vous si je vous dis que cette vue vaut toutes les fêtes du monde ?


Il hocha la tête, je le savais alors que je ne le voyais pas, son silence suffisait. Je me tournais alors vers lui. Mon apparence n'avait guère changée au fil des temps, Toujours blonds, quoique coiffé plus court pour l'occasion. Porter le costume avec des cheveux longs serait mal vu. J'avais choisi un âge plutôt moyen, ni trop jeune, inexpérimenté, ni trop vieux, trop borné. Et vu les résultats actuels, je pense être assez convainquant.

Et puis, il y en aura encore et encore. Tous les jours à vrai dire, ils en ont besoin pour ne pas trouver cela ennuyeux.


J'en conviens, Il n'empêche que vous semblez particulièrement demandé par vos pairs.


En particulier par les rapaces qui me tournaient autour. C'était bien une des raisons de mon exil là où personne ne venait. Artistes cherchant mécènes, industriel voulant financement ou seulement demoiselle cherchant compagnie. Impressionnant comme une fortune supposée vous rendait intéressant. Pourquoi s'en priver ? Tout simplement parce que mon esprit était ailleurs, obnubilé par plusieurs choses. Le plan d'abord, mais aussi cette sensation ressentit le premier soir.

Je poussais alors un long soupir.


Ah, vous avez sans doute raison, laissez-moi récupérer mon sourire de circonstance et allons voir ce que ces chères personnes nous veulent. Et vous, vous devriez profiter du prestige de votre uniforme.


C'est dans un grand éclat de rire que nous nous mettions en chemin.

Une heure, voilà le temps à discuter et répondre poliment que j'ai passé lors de cette réception. Près du buffet, j'observais la salle. Je retrouvais la sensation éprouvée lors du premier jour qu'elle en était la cause ? Je m'excusais auprès du petit groupe d'aristocrate que j'avais rejoints et part dans cette foule, uniquement guidé par se ressentit. Jusqu'à tomber nez à nez avec une bien belle humaine portant un verre à ses lèvres. Les danses reprennent la sensation ne me quitte pas, semble familière alors qu'un détail me fait tiquer.


Etrange qu'une personne comme vous ne trouve pas de cavalier, mais peut-être ne souhaitez vous pas danser ?


Lui dis-je, la main dans une invitation des plus simples, sans mises en forme.
▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Invité


▼Afficher le Profil▼
Inventaire▲

Aventure #3 écrite Lun 30 Déc - 21:12

Mon rouge à lèvre caressa doucement le bord du verre, les couples se formèrent sous mes yeux. Une main se tendit et une voix broda l'une des fameuses phrases-types de tout séducteur qui se respecte. En plus du "Vos yeux sont ravissants" et du "vous êtes différentes des autres". Les Hommes sont des droséras. Aussi avide qu'eux, ils rassurent avec leurs feuilles colorées et les perles de rosée factices coulant le long de sa tige. Une plante tout à fait particulière en somme. Néanmoins, sa véritable force ne réside pas à son aspect "différent et charmant" mais de part sa précision et sa patience. Il laisse tout d'abord la pauvre proie s'approcher: Elle, elle est comme toute les autre, innocente, douce, au rire facile et au manière de chatte, proprette et câline. Mais selon ses belles paroles qu'il accepte de lui offrir, elle est "différente", "extraordinaire", "au regard magnifique" et j'en passe des plus belles. C'est ce qui formera la colle, le ciment de son piège. Une fois chamboulée, la femme, ou plutôt, la victime se retrouve attachée à lui, mais elle se plaira à dire "c'est l'homme qui me fallait". Et alors que la femme s'éternisera à rêver de cette idylle fantasque, la droséra se chargera d'activer ses tentacules en lui arrachant le dernier souffle de vie de sa victime. Oh, il n'est pas brusque, non, il prendra le temps de la torturer, de la laisser se languir de lui avant de lui briser la nuque en un craquement long et cassant.
C'est là ce que je vois de ces séducteurs, comme celui qui m'accoste et comme le prochain que je croiserais à la fin de ma promenade. Les visqueuses et nuisibles droséras du bal d'Odelia ressemblent à des bêtes de chair purulente. Je tourne mon regard vers mon locuteur, il est séduisant. Leurs traits durs et puissants sont des leurres insaisissables pour la gente féminine. Je lui sourit avec une infinie douceur. Un simple toucher causeraient leur perte à coup sûr. Je dépose délicatement ma main sur la sienne, effleurant la chair de ses doigts, je frissonne déjà d'excitation. Il faut qu'ils disparaissent. J'accepte poliment la danse, ne lâchant pas ma flûte de la main, je reprend une dernière gorgée avant de la remettre sur le plateau d'un serveur passant par là. Je suis Nevi, enfant de Terra, les droséras n'ont aucun secret pour moi: Je suis leur maîtresse.      

Il me guide vers la piste de danse. Mes doigts se resserrent dans sa main, je pose la seconde sur son épaule. Je lève timidement mes yeux vers lui, il ne manquerait plus qu'un masque pour parfaire mon costume d'humaine.1,2,3…,1,2,3… Je suis les pas de l'homme avec parcimonie. Danser est un art, un art qui permet à celle qui la maîtrise de donner à l'homme la possibilité de tenter sa chance. Sans cela, aucune conclusion n'est possible. La musique est langoureuse, exquise et en même temps… Elle m'ennuie. C'est une douce caresse à l'oreille d'une débutante, mais mon ouïe fine détecte les tremblements du violoniste qui se fatigue déjà. Il fallait penser à autre chose.

"Il vous arrive souvent d'inviter des demoiselles à danser sans la connaître ?" Je souris, je dévoilais doucement ma dentition parfaite en continuant la valse. 1, 2,3,1,2,3… Rien de mieux pour commencer que sortir toutes les phrases de la "femme victime". C'est un jeu que j'ai appris à maîtriser avant mon départ dans ce navire. Ce n'est pas parfait, je l'admet. Mais ce sera suffisant pour obtenir une identité dans ce navire avant la suite des opérations.

"Je me nomme Nevin Terraster. Et vous ?"
▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Membres
Nephylim
avatar


▼Afficher le Profil▼
Masculin
Date d'inscription : 25/08/2013
Messages : 112
Double Compte : Aënaelle Litios
Elément : Eau
Invocateur : Nathaniel, l'assassin qui n'a pas besoin de moi ^^'
Sorts :
Liste des sorts:
 
Inventaire▲

Aventure #4 écrite Dim 19 Jan - 15:22

Pas de réponse, pas d’empressement. Ce qui, à mes yeux démontrait une valeur que d’autres n’avaient pas. La jeune femme ne semblait même pas surprise par mon invitation que la plupart auraient trouvée peu poli, mais se seraient dépêcher d’accepter pour des raison fictives.
Aucun trouble. Serait-elle ennuyée ? Tellement habituée ? Où joues-t-elle un rôle ?
En tout cas, je suis conforté dans mon idée et cette sensation de déjà vu ne part pas.

Un sourire auquel il aurait été surement difficile de résister si je n’étais pas… Non il était difficile d’y résister. Seule une personne m’avait déjà sourit de la sorte et c’est elle qui possédait mon cœur malgré les années, les siècles passés. Persuadé que jamais ces souvenirs ne s’effaceraient.
D’un geste simple, doux et absolument irrésistible, elle accepte mon invitation.
Cette démarche, est bien plus sophistiquée que toute celle utilisée par les précédentes jouvencelles.  Cette femme sait ce qu’elle fait et surement ce qu’elle veut.
Elle dépose son verre, avant de se laisser guider.
Je ne sais toujours pas qui elle est et l’emmène sur la piste de dance. Mon ressenti ne me quitte pas, mais je ne le laisse pas me gâcher ce moment.
La belle demoiselle se place face à moi, la musique commence et nous nous élançons.
La dance des humains est somme toute simple mais belle à regarder et, chose que j’avais découverte par moi-même, il peut être très plaisant d’y participer quand votre cavalière maitrise tout aussi bien que vous la chose. Contrairement à ce qu’il en est dit, que l’homme mène, la valse est avant tout un travail d’équipe. C’est en tout cas ainsi que les meilleurs danseurs se font remarquer.
Du fait, ma cavalière est excellente, répondant à la perfection à mes douces et subtils indications, nous virevoltons, nous insinuons entre les danseurs, sans jamais ne serait-ce que les effleurer.
Plaisant, voila ce qu’est ce moment.
Différente ? Oui elle l’est, mais ce n’est pas physique, il y a autre chose, de plus grave, de plus… intéressant, peut-être dangereux.
Peut-être ai-je affaire à certain parti que les nobles m’ont décris ? Encore un amusement pour moi, qui n’ait guère d’intérêt aux choses des hommes. Du moins, pas les mêmes, pas de la même façon.
Je n’ai pas à compter mes pas, rien à surveiller, nous voila entré dans un tourbillon. Au centre du maelström. La où les flots sont maitres et reposent uniquement sur la terre. Les autres n’ont pas d’importance, ils disparaissent, engloutis par les ondes.
Finalement, je ne regrette pas d’être venu me présenter ici. Cette… femme, mais mon instinct me cri qu’elle est encore plus que ça, par de simple pas, a su faire ce que toutes celles à bord tentaient en vain de réussir.
Timidement, elle me sourit de nouveau, son doux regard se levant vers moi. Doux ? Non, ses pupilles brilles, et j’ai l’impression de ressentir de léger frémissement de sa part du fait de la proximité de nos corps. Doux ? Toujours pas. Surtout maintenant que tu dévoile se que cache tes belles lèvres rouges. Doux ? Autant que peuvent l’être les éléments.



Je suppose que c’est ainsi, en invitant les belles inconnues à une chose aussi simple qu’une valse, que l’on fait le plus de rencontre, les meilleurs comme les pires. Vous avez celles qui vous écraseront les chausses et celles qui, comme vous, permettent de se sentir l’artiste que je ne suis pas.
Je lui offris un sourire taquin avant de continuer devant sa présentation.

Désormais, vous n’êtes plus une inconnue n’est-ce pas ? Appelée moi Phin, Liem Phin.
Mais pour vous répondre honnêtement, non, ce n’est pas dans mes habitudes. Ne le prenez pas mal, mais je dois vous avouez, préférer votre présence plutôt que celles de ses demoiselles agglutinées à ce que je représente. Et qui nous observe jalousement en ce moment…

Imperceptiblement, je soupirais avant d’ajouter :


C’est d’un ennui, me pardonnerez-vous ? Miss Terraster?

Cette danse était longue et cela m’importais peu, elle me permettait de m’échapper à d’autres mondanité. C’est toujours plus agréable de remplacer un moment sans intérêt par un autre, qui, s’il n’en a pas beaucoup plus, permet au moins de se faire plaisir.

Et pour vous ? Être ainsi invité ne semble pas vous déranger. Est-ce une raison de votre présence ici ?

Aller savoir se qu’elle ferait de mon ‘’honnêteté’’ Je doutais qu’elle y répondrait de la même façon. Cela dit, je ne m’en souciais guère. Un mensonge serait tout aussi intéressant que la vérité. Et, étrangement, je ne la voyais ni mentir, ni m’offrir la vérité.
▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Invité


▼Afficher le Profil▼
Inventaire▲

Aventure #5 écrite Dim 19 Jan - 21:18

La valse s'éternise, la foule disparaît doucement de mon champ de vision, mes yeux tracent comme une caresse les formes de son visage en un roulement. Ils le transperce, ils le pénètre, ils le traverse. Mais j'imagine que mes manières troublent sa perception.
Ses mots sont aussi transparent que le liquide rouge que j'ai bu à mon arrivée, il me taquine, me flatte, il se joue de moi gentiment. Vraiment ? L'homme est-il apte à un excès de gentillesse quand son but est de déflorer sa cavalière ?
Encore une fois, il me prouve que la théorie de la séduction est engagée et sur les chapeaux de roues. Sa prestation orale du "Je vous trouve différente des autres, vous êtes plus mieux" est dite avec mélodie et avec charme, je l'admet. Mais il ne faut pas non plus en faire une histoire. C'est un habitué, j'imagine.

"Ce sentiment est partagé, je me sens en très bonne compagnie. Il faut avouer que vous n'êtes pas un mauvais parti pour la gente féminine mon cher Monsieur... Phin, pardon."  

Est-ce vraiment raisonnable de flatter l'égo d'un homme avant de le manger ? Je n'en suis pas sûre, mais cela attisera sans doute sa peur de ne pas me plaire… Les Hommes ont besoin de se sentir rassurés, les femmes aussi d'ailleurs, c'est incontestable.
Je perçus le soupir qu'il fit avant de me confier son ennui, dois-je me sentir vexée ? Non, bien que je serais tenté de lui donner une raison de s'ennuyer en l'abandonnant à son sort, je dois rester concentrer sur ma fin: le plaisir et surtout, une identité au sein de ce navire.

"Je suis désolée, désirez-vous prendre l'air ? Je ne me sens pas très à l'aise dans cette foule."

Une mèche de mes boucles brunes tomba devant mes yeux, j'étais tenté de la remettre de façon fort disgracieuse, mais la séduction à des règles, des normes. Je me devais d'être impeccable en toute circonstance, ainsi je remis délicatement la mèche derrière mon oreille tout en le laissant jouir _ou pas_ de l'ouverture de la base de mon cou blanc et lisse.
Je l'invitais ainsi à me suivre à l'extérieur du navire d'Odelia, l'air est frais. Certes trop frais à mon goût _comment diable font-ils pour vivre sans fourrure ?_ mais me fallait continuer le jeu de la séduction. Il est particulier de demander à sortir si on montre la moindre inconvenance.

"Je dirai que je sais rester calme. Oui, c'est cela, je sais rester calme en toute circonstance. Et comme vous, je trouve que la valse est une plaisante chose pour rencontrer des hommes au charme certains tout comme les plus rustres. Il semblerait que je sois tomber sur un bon parti."

En réalité, je n'ai jamais réellement fais de rencontre par la valse… Mais plutôt autour d'un verre. C'est bel est bien la première fois que je charme un gentilhomme d'ailleurs d'où la raison pour laquelle je me dois d'être exemplaire sur le sujet.

"Parlez-moi de vous, Phin. Etes-vous l'un des nombreux actionnaires de ce magnifique navire ?"

Je m'en fiche, en fait. Mais ça peut toujours m'être utile au cas où l'on me demanderait mon rang.
▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Membres
Nephylim
avatar


▼Afficher le Profil▼
Masculin
Date d'inscription : 25/08/2013
Messages : 112
Double Compte : Aënaelle Litios
Elément : Eau
Invocateur : Nathaniel, l'assassin qui n'a pas besoin de moi ^^'
Sorts :
Liste des sorts:
 
Inventaire▲

Aventure #6 écrite Lun 20 Jan - 17:47

Lentement, le temps passe, au fil des notes, aux chants des instruments. Je me sens observé et comprend que c’est ma cavalière qui me fixe intensément. Dans quel but ? C’en est déroutant. Elle semble ne pas me lâcher du regard, qui brille d’une lueur autre que toutes celles que j’ai pu observer à bord de l’Odelia. Me confortant dans l’idée qu’il y a autre chose. D’un autre coté, pourquoi une femme présente ici aurait d’autres idées que toutes les autres présentes ?
Aurait-elle alors un autre but ? Suis-je a ses yeux un nouveau jouet ? Où une étape à franchir ?

Qu’importe. C’est dommage, mais dès que je recevrais le signal, plus rien ici n’aura d’importance. Ça sera juste… dommage pour toutes ces personnes. Mauvais endroit, mauvais moment.
Enfin, je reste persuadé que les humains y trouveront quand même intérêt, réconfort et avantage. Rien ne se perd dans leur société… Même ce dont on veut se débarrasser.
A mon tour d’être complimenté. Ces paroles étaient justes, c’est moi qui suis le menteur ici. Le fait qu’elle aborde se sujet de cette façon démontrent que, comme beaucoup, elle n’est pas ignorante. D’un autre coté, que ferait-elle ici si ce n’était pas le cas. Seulement sa franchise me parait agréable et peu habituelle.


Je vous en pris, c’est en parti ma faute si cette foule vous est dérangeante, je peux bien vous accompagner à l’extérieur.

D’un geste discret, laissant découvrir une vue que certains qualifieront d’appréciable, elle replaça une mèche de ses cheveux avant que nous ne nous dirigions vers la sortie et d’être accueilli par la fraicheur de l’air marin. Je remarque qu’elle semble affectée par ce changement de température sans vraiment s’en plaindre et sa réaction me fit sourire. Elle aussi semblait plus ou moins ennuyée par ce genre de ‘’festivité’’

Une grande qualité que vous possédez la.
Je fixais alors l’horizon accoudé à la rambarde comme j’en avais souvent l’habitude. Le calme avant la tempête ? Si le reflet de la lune n’était pas la, le plat de la mer ne me permettrait même pas de distinguer la ligne bleutée qui s’étendait aussi loin que porte le regard. Rien qui ne laissait présager le futur cauchemar des passagers. Mes pensées dérivèrent ainsi jusqu'à se que les paroles de la femme à mes cotés ne me ramène à la réalité, ce qui se marqua par un petit rire. Combien m’avaient déjà posé la même question ? Finalement, était-elle si différente ? Cela dit, son ton n’est pas des plus admiratif, ça serait plus un constat.

Me croirez-vous si je vous disais que je ne suis pas un grand bavard quand il s’agit de moi ? Enfin, ce ne serait pas poli de ne pas vous répondre. Oui je fais parmi de ceux qui ont contribué à la réalisation de se projet… Pas qu’un peu si vous voulez tous savoir.
Et pourtant… je suis déçu. Étrange non ?

Je me permis d’observer le visage de la belle à mes coté avant de me retourner et d’admirer les étoiles cette fois.

Mais je ne voudrais pas vous déranger avec ça et, oserais-je vous demander la raison de votre présence à bord ? Le gout du voyage ? Découvre le monde ? C’est assez rare de rencontrer des personnes comme vous auquel cas, bien que pas forcément impossible.

Et toi ? Sur qu’elle continent te trouves-tu ? Qu’elle rôle joue tu ? Qu’elle vie est devenue la tienne ?
Me voila vraiment nostalgique avec cette femme près de moi. Pourquoi ?... Comment cela peut-il être ?
▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Invité


▼Afficher le Profil▼
Inventaire▲

Aventure #7 écrite Lun 20 Jan - 18:51

accoudée sur les remparts du navire, je regardais les ombres danser comme des marionnettes. De vulgaires chiffons que la musique incertaines manipulaient avec leur vas-et-viens sur les cordes.
Le fait qu'il prétende que SON navire _puisqu'apparemment je ne suis pas tombée sur le plus minable._ soit une déception me fit sourire, c'est bien ! Alors ça ne te déranges pas que je le coule ton vieux rafiot ? Bien sûr, je l'ai dis d'une façon bien plus distinguée...

"Vous pouvez. J'ai trouvé que les petits fours que l'on offre à la réception étaient bien trop cuit." Dis-je avec un sourire en coin sur le ton de la plaisanterie.

Je fis écho à l'homme se trouvant à côté de moi en levant mon regard vers le ciel. C'est bel est bien la seule chose que l'Homme n'a pas encore pollué avec sa présence. Et cela se voit à la beauté des diamants sur le rideau sombre du ciel... Quel spectacle. Mais voilà que Phin le séducteur m'accoste à nouveau pour quérir des raisons de ma venue sur son navire de malheur... J'aimerais tant lui souffler mes intentions avant de le jeter à la mer. Mais ce serait très peu distingué pour une jeune femme qui n'est là que pour... que dire à ce sujet d'ailleurs ? Ah, oui.

"Pour tout vous dire, je dois rejoindre un ami... Disons plutôt un collaborateur. Mais je vois que je vous émoustille, alors je continue. Je suis chargée de communication pour un célèbre Biologiste, nous avons pour projet de créer un réseau international dans le but de lutter contre la mauvaise herbe... Nous créons des Herbicides en quelques sortes."

Je tourne mon regard vers lui avant de lui dire sur le ton de la taquinerie.

"J'espère avoir l'occasion d'égayer vos jardins Phin..."

Eguayer vos jardins... ou plutôt te permettre de visiter le miens avant que tu ne claques.
▲ Succès ▲


Dernière édition par Nevi le Ven 24 Jan - 19:45, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Membres
Nephylim
avatar


▼Afficher le Profil▼
Masculin
Date d'inscription : 25/08/2013
Messages : 112
Double Compte : Aënaelle Litios
Elément : Eau
Invocateur : Nathaniel, l'assassin qui n'a pas besoin de moi ^^'
Sorts :
Liste des sorts:
 
Inventaire▲

Aventure #8 écrite Ven 24 Jan - 17:20

Sa réponse quant à ma déception me fit m’esclaffer légèrement.
Je supposais qu’elle n’avait pas compris de quoi je parlais. Qui pourrait comprendre ? Surtout que d’un point de vue humain, je reste persuadé que ce navire est parfait et répond à toutes les attentes de ceux à bords. Mais pas à moi. Est-ce pour cela qu’elle a eu cette réflexion amusante ? Comme pour entrer dans mon jeu ? Soit. De toute façon, il me faut encore garder mon rôle de riche actionnaire un peu marginal. Mon rôle de protection viendra bientôt…
Je lançais un regard vers la porte ouverte de la salle de bal. Une chaleur désagréable s’en dégageait. Les lumières, les mouvements, les corps s’agglutinant dans un environnement restreint. Je souris. Bientôt, ils se battront pour être les premiers à en sortir… Pas tous, c’est dommages, les personnes de valeurs risquent d’être celles qui ne s’échapperont pas du piège de l’Odelia. Au contraire de la demoiselle à mes côtés. J’ai du mal à imaginer qu’elle ne fasse pas partie des évacués d’urgence. Après tout, aimer rester à l’extérieur deviendra un gage de survie le bon soir. Enfin, ce ne sera pas bon pour beaucoup de monde… Encore que, à long terme, comment pourrais-je prévoir ? Je ne possède pas les dons de ma divine créatrice. J’espère bien réaliser ce qu’elle attendrait de moi. A défaut, je fais ce qu’il me semble nécessaire. Juste ? Non. Cette notion est stupide, la justice n’existe que dans des idéo idylliques aussi bien inventé par les humains que par nous.
Je détournais mon regard de cette salle pour me reconcentrer sur la femme avec moi.


J’eu enfin la réponse à ma question. Ainsi me voila auprès de la conseillère d’un… botaniste. Je savais qu’elle n’était pas… Comme les autres mais la, c’est vraiment inattendu.
Quand à leurs projets. Pourquoi pas, les humains ont besoin de leurs récoltes mais ignorent encore les causes de leurs pertes. Il faut bien qu’ils cherchent un peu.
Par contre, ce genre d’idée ne me plait pas beaucoup non plus… Peut-être qu’en en touchant mot à un cousin de Terra… Ephylix? Non, je préfère la revoir avec de bonnes nouvelles et son sourire heureux plutôt que de lui annoncer des choses plus inquiétantes. Je trouverais bien un autre de ses frères.

Quand à la conclusion de Miss Terraster, elle parvint à m’arracher un rire non voulu.


Oui je suppose que parasites et mauvaises herbes sont des fléaux dans le domaine de votre collaborateur. Quand à mes jardins, je doute qu’un biologiste s’y intéresse avant très longtemps.

J’adressais alors à ma convive un sourire charmeur et mystérieux avant de tourner ma tête de nouveau vers l’océan. Quelque chose avait attiré mon attention. Je sondais rapidement les environs tout en tenant la discutions pour ne pas trop attirer l’attention.

Et qu’allez-vous protéger des mauvaises herbes ? Une fleur que vous affectionnez peut-être ?

Puisque l’on était dans les sous entendus du monde végétal. Le ton de sa dernière phrase en laissait un en suspend et je me demandais ce qu’il adviendra si je jouais d’une façon où d’une autre la dessus.
Plus important, j’avais aperçu une lueur verte à ma droite, dans l’eau, elle clignotait faiblement, mais le message était clair.
Cela-dit, j’avais encore le temps, la soirée n’était pas finie…
▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Invité


▼Afficher le Profil▼
Inventaire▲

Aventure #9 écrite Lun 17 Mar - 19:23

Oh, Phin... Si seulement tu savais à quel point ces mauvaises herbes et ces parasites sont aussi nocifs pour mon cher collaborateur que pour moi, enfant de Terra et protectrice du spectre végétal auparavant nommé "Paradis floral". Les Hommes et leurs soif d'expenssion est voué à une mort certaines sous la sècheresse d'un écuel à moitié-vide. Il faut dorénavant qu'ils grattent le fond du verre pour espérer retrouver la moindre lappé de richesse. Mon regard se tourna vers l'océan. D'un bleu profond. La beauté s'étend donc jusque dans ce liquide que mes cousins les Demi-Dieux des eaux chérissent. Bien que je regrette, au moins un instant, de devoir cracher dans la profondeur des Océans cette épave, que dis-je, cette création humaine que l'Homme tente par tout les moyens de faire vomir sa semence dans le trésor de ces êtres des mers. Mais ils me remercieront, je l'espère, quand ils verront que ce sera bien le seul endroit que l'Homme violera. Je souriais tendrement à ma chere future victime.

-Vous me semblez aimable,  je pense peut être vous faire une faveur... Pourquoi ne pas être le premier bénéficiaire de ce produit miracle ?

Je m'étais approchée doucement de lui, l'envie de le jeter à l'eau était aussi grande que celle de l'embrasser.

-Je suis sûre qu'il sera possible que l'on vous... Arrache toutes ces petites imperfections. Une. À. Une.


Je passai devant lui, jouant de mon déhanché de fauve tout en venant balader mes mains sur son épaule. Tout en ponctuant chaque mot entre mes lèvres,  j'avais glisser ma mains le long de son bras pour me séparer de son contact. Ma main s'était dangereusement serrer contre son épaule un instant, je cru même que j'allais la lui arracher en une seconde. Mais j'avais sû conserver mon empire pour qu'il n'en ressente qu'une légère pression. Rien de bien alarmant pour un Humain qui croira sans doute à un faux mouvement de ma part. Il vaut mieux que ce soit ainsi pour le moment. Le tuer ne sera que plus savoureux lorsque je l'aurai capturer dans mon lit. Pardon. Son lit !
Je ricanais doucement avant de m'accouder sur le rebord.

Il me demanda soudainement ce que je souhaitais protéger. J'eus un mouvement de recul avant de le camoufler en déplacement, toujours accrochée sur le rebord du bateau mon regard s'était maintenant posé sur les ombres des danseurs de l'enfer.

-Une fleur en particulier ?

J'éclatais soudainement de rire, si ce n'était que ça je ne serai pas ici !

-Disons plutôt que j'ai un goût très prononcé pour chaque plante. Je tiens ça de ma mère il n'y a pas plus beau que la perfection et l'harmonisation de chaque plante avec les autres. C'est comme la musique ou la cuisine. Ça demande une attention sur chaque détail. Et non sur une seule. Même la plus belle ne donnerait pas cette plénitude au jardin à elle seule. Et toi ? Pourquoi avoir décidé de participer à la conception de cette croisière ?

Je l'observais du coin de l'oeil. Il fallait dire qu'il était succulent à regarder. Je me demande ce qu'il peut m'offrir en retour... Mais chaque chose en son temps, la nuit était loin d'être terminée.
▲ Succès ▲


Dernière édition par Nevi le Jeu 24 Avr - 18:01, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Membres
Nephylim
avatar


▼Afficher le Profil▼
Masculin
Date d'inscription : 25/08/2013
Messages : 112
Double Compte : Aënaelle Litios
Elément : Eau
Invocateur : Nathaniel, l'assassin qui n'a pas besoin de moi ^^'
Sorts :
Liste des sorts:
 
Inventaire▲

Aventure #10 écrite Mer 2 Avr - 18:14

La compagnie de cette demoiselle m’était fort agréable. Rien de véritablement important, rien dont je me souviendrais dans les siècles à venir. Cela dit, il est plaisant de pouvoir converser de différente manière avec des humains. Et je dois avouer que le jeu avec cette personne, sans m’être inconnu, ne m’est pas familier. Un peu comme un chat et une souris. A ceci près qu’elle comme moi ignorons qui est prédateur ou proie.
Enfin, même si je tombais dans ses griffes, ce qui serait extrêmement tentant et certainement riche en plaisir, le résultat sera le même : ce navire disparaitra, de même que Phyn, ainsi que de nombreuses personnes à bord. Peut être aussi la séduisante Nevi Terraster.

Je pouvais déjà imaginer les journaux humains annonçant la tragédie, annonçant les chiffres, souhaitant condoléances aux disparu, regrettant les personnes importante et dénonçant ce projet trop ambitieux.
Exactement ce que je souhaitais, tout ce qu’il me fallait pour freiner les avancées humaines en ce qui concerne leur pseudo domination des flots.

Mais en cette heure, je me laissais à profiter de la présence de ma belle cavalière, qui, se retrouvait bien proche de moi. Si proche que je pouvais sentir son parfum, ressentir la chaleur de son corps.
Elle me parlait de faveur et j’étais maintenant persuadé que nous ne parlions pas que de botanique. Les mots étaient bien trouvés, amusants et enjôleurs. Si son envie s’éclaircissait à mes yeux, il n’en était rien de ses desseins. Aventure maritime ? Quelque chose de plus sérieux ? Ou comme beaucoup, de plus pécunier ? En tout cas, elle savait quoi faire. De mon point de vue du moins. Sans parler de son métier qui la rendais bien plus intéressante à mes yeux que ces simples héritières et courtisanes qui pullulaient en salle.


Une offre qu’il me serait difficile de refuser si votre produit est si efficace. Ainsi qu’une occasion de nous recroiser dans un cadre… moins bruyant. Vous piquez ma curiosité et je me demande bien comme vous comptez vous y prendre. Il faudra que vous m’expliquiez.


Je me permis alors de me détendre un peu contre cette rambarde alors que la demoiselle glissait sa main de mon épaule jusque mon bras dans une caresse dont le départ me semblait très appuyé.
Je suppose que ma réponse la fera réagir d’une façon ou d’une autre. Me donnant, je l’espère, de quoi m’aiguiller sur ses intentions, au delà de cette soirée.
Je la regardais, ses avants bras reposant sur cette même barrière, le visage observant les flots, semblant réfléchir. Ou rêver.
Jusqu'à se qu’elle rit de ma question et m’expliqua sa définition de la perfection florale. Un avis que je partageais et pour lequel je luttais afin de le maintenir dans mon domaine. A quelque exception près. La beauté et la perfection n’est justement pas toujours dans ce qui vie…
Elle me demanda alors la raison de ma présence ici, sous-entendu, la raison de mon soutien à cette entreprise. Et de façon plus familière cette fois, voilà qui change beaucoup de chose. Enfin, pas tant que ça, je me demande juste quand sommes nous devenu un peu plus que de simple connaissance ?
Peut-être depuis nos sourires ? Peut-être depuis quelques secondes ? Peut-être depuis que je l’ai implicitement invité dans mon domaine fictif ?

Encore que, si nous parlons tout les deux des océans…


Je comprends, travailler ensemble sublime le résultat final, plus qu’un travail solitaire.
C’est un peu comme ce projet, ce navire. Je n’ai fais que participer au financement, mais moi-même j’ai du mal à imaginer les efforts qui ont été nécessaire à sa construction.
Un peu comme une grande aventure.


Une aventure dont je fais parti et qui finira mal…
Mais Nevi souhaitait savoir pourquoi, et répondre que c’était dans le but de faire parti de cette aventure me semblait… inapproprié, insipide et inintéressant.


Mais je vois plus loin. Je ne sais pas jusqu’où ce projet me mènera mais, loin. Surement. Du moins je l’espère et le souhaite. J’aimerais découvrir jusqu’où je peux aller. L’Odélia n’est qu’un début, un commencement.


Et tout comme tout commencement, il doit partir sur une fin. Sa propre fin. Je me demande en réalité jusqu’où moi, ma sœur et mes confrères devront aller pour protéger ce monde de ces… parasites.
Non pas que je le pense vraiment. Des erreurs ont été faite, ils nous faut les corriger. Et si certains n’ont pas le courage d’intervenir, et bien je ferais sans eux, sans leurs demander leur avis. Comment pourraient-ils s’opposer de toute manière ?


Enfin, je ne devrais peut-être pas trop m’emballer tu ne pense pas ?


Je lui offris un sourire plus timide, comme un enfant se rendant compte qu’il rêvait un peu trop de l’avenir, avec un reste d’étoile dans les yeux.
▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Invité


▼Afficher le Profil▼
Inventaire▲

Aventure #11 écrite Jeu 24 Avr - 19:25

Mon regard brillait légèrement d'une faible lueur, comme celles des étoiles dans la nuit. Celles dont on ne voit que vaguement la lumière dans la noirceur du ciel obscur. Il fallait dire que sa proposition de l'instruire était alléchante, seulement je n'étais pas sûre que nous parlions de la même instruction à cet instant. Bien que je me sens capable de le faire rejoindre ma définition aussi facilement que j'aurais à faire couler ce navire, il faut dire que nous sommes encore loin du lieu de rendez-vous avec mes compagnons, il faut donc que je patiente un peu avant de l'emporter dans mes filets.

"Peut être pourrais-je me permettre de vous plaire* avec mes méthodes… Mais pas maintenant."

Je voulais encore parler avec lui, en savoir plus sur ses intentions, sur les raisons qui l'on poussé à créer de tel rafiots et peut être soutirer des informations intéressantes pour la suite des opérations avant de le mettre dans mon lit pour mieux le tuer.
De ce qu'il me conta de sa participation à la conception du navire, il ne semblait pas plus au courant que moi sur le procédé, l'essence-même de la chose. Ce n'était donc qu'un simple "banquier" dans cette affaire ? C'est décevant ! Moi qui pensait pouvoir obtenir plus de sa part… Quoi que dans ce qui semblait être une suite à son récit, quelque chose me turlupinait. "L'Odélia n'est qu'un début, Un commencement." que veux-t-il dire par là ? Qu'ils comptent en faire d'autres ? Je ne pus cacher ma surprise bien que je dissimulais derrière un visage épatée celui d'une profonde haine et d'une exaspération certaine.

"Comment cela un début ? Vous prévoyez d'en faire d'autres ?"

Cela nous arrange pas du tout. Pourquoi les Hommes ont-ils assez d'Ego pour penser que cette épave sera le premier d'une longue série ? Je ne pense pas. Alors qu'il me demandait mon avis _ et mon dieu que j'ai attendu qu'il me le demande_ J'opprimais une petite moue désapprobatrice avant de lui répondre franchement.

"Je dirai que vous vous emballer trop, en effet. Ce navire n'est qu'un prototype, le premier que vous mettez au service du peuple et c'est sûrement un voyage décisif pour la suite des évènements. Seulement, voyant généralement le verre à moitié vide, je dirai qu'il faudrait attendre, et s'assurer qu'il n'y a aucun désagrément durant ce voyage. Imaginez les dégâts que cet essai pourrait faire s'il échouait. De nombreuses familles railleraient sur votre devoir et votre responsabilité dans cette affaire. Je pense qu'il faut tout d'abord s'assurer que celui-ci ne commet aucune erreur."

J'avais trop parlé, je suppose. Mais je ne pouvais pas me taire, si je pouvais seulement le convaincre assez pour qu'il puisse toucher un mot à ses collaborateurs avant de mourir ça m'arrangerais. Mais cela m'étonnerais énormément, j'étais dans l'idée de le capturer pour la nuit quitte à me faire perdre quelques opportunités de sauver une poignée d'humain médiocre à leur sort d'autodestructeur.

*plaire dans le sens de distraire.
▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Membres
Nephylim
avatar


▼Afficher le Profil▼
Masculin
Date d'inscription : 25/08/2013
Messages : 112
Double Compte : Aënaelle Litios
Elément : Eau
Invocateur : Nathaniel, l'assassin qui n'a pas besoin de moi ^^'
Sorts :
Liste des sorts:
 
Inventaire▲

Aventure #12 écrite Mer 28 Mai - 11:53

Plaire à ses méthodes, en voilà une promesse suscitant l’intérêt. Au moins autant qu’elle ne détient de sous-entendu. Dans un autre contexte, je n’aurais pas hésité, les occasions se font rares et ce n’est que récemment que j’ai pris conscience de bien des choses… Relativement, cela se compte en plusieurs vies humaines, mais cela représente si peu de temps pour moi.
J’écoutais, en silence. Il se maintient une fois sa tirade terminée et n’est ponctué que par un imperceptible sourire de ma part.
Une chose est certain, elle n’a pas sa langue dans sa poche. Mais sa vision des choses est juste. Quelle dommage de t’avoir rencontré ici Nevi Terraster. J’espère sincèrement que le naufrage n’aura pas raison de toi.
Mes réflexions intérieurs firent contracter mon corps en de nombreux soubresauts avant que je ne puisse plus me retenir et n’éclate de rire, les yeux rivés vers le ciel.


Vous avez sans doute raison, et vous savez faire redescendre un rêveur idéaliste comme moi sur terre. Enfin, c’est le but même de ce voyage : expérimenter.


Et les Quatre savent combien j’étais attaché à cet acte.

Aussi, les concepteurs restés au pays attendent avec impatience les avis de tous, les suggestions, les détails à calibrer. Ô bien sûr, je ne m’attends pas à grand-chose de la part de ceux présent pour le buffet et autres minauderies. Par contre, le personnel, ceux présent pour l’aventure que cela représente, et toutes personnes capable de de remarque pertinentes… D’ailleurs, n’hésitez pas.


Et je ne doutais pas le moins du monde qu’elle ne se gênera pas de me faire remarquer toutes imperfections de ce trajet… Si elle en avait le temps.

Il ne devrait pas y avoir d’erreur. L’imprévu existe toujours, mais je n’ai nulle crainte sur la réussite de mon projet.


A ces mots, je me tournais vers la belle jeune femme, une expression plus grave collé au visage.

Bien entendu qu’il y en aura d’autres. Ce navire n’est pas un véritable prototype… L’armée c’est déjà emparée de bon nombre de schémas et c’est bien la chose qui m’inquiète le plus. J’aurais aimé que naviguer ainsi sur les flots soit réservé pour le peuple… A son service comme tu dis. Mais hélas, ça n’est jamais ainsi que ça se passe. L’océan ne devrait jamais être traversé pour des raisons militaires…

Mais je ne vais pas t’assommer avec ce genre de chose. En si plaisante compagnie, je manque à tous mes devoirs et devrait même en être puni.


Amusé, je tendis la joue, comme attendant vraiment d’être giflé. Ne sommes-nous pas en train de jouer ? Qu’elle le fasse ou non m’importe peu. Bien que j’aime à croire qu’elle ne le fera pas, je crois que selon les standings humain, pareil scène jetterait un froid entre nous… Tout en attirant l’attention. Surtout que certains regards qui se voulaient discret se posaient de temps à autres sur nous, mélange d’envie et de jalousie avec, parfois, de la simple curiosité. Le manque de discrétion de ces personnes parvenait à être hilarant et désespérant à la fois. Conscient de cela et ne souhaitant pas me retrouver d nouveau au milieu de cette foule, je tendis mon bras à Nevi, l’invitant, si elle le désirait, à me suivre. Qu’importe ce qu’ils y verraient, ce qu’elle y verrait, la vérité était que j’appréciais la compagnie de cette demoiselle qui par ses idées, me paraissait dans un lieu inapproprié.

J’ai besoin d’un verre, souhaitez-vous quelque chose Miss Terraster ?

▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Invité


▼Afficher le Profil▼
Inventaire▲

Aventure #13 écrite Lun 28 Juil - 20:31

Les révélations de mon cavalier de minuit faisait l'effet d'un flash dans mon esprit. Ces informations étaient capitales pour l'approfondissement de notre plan, si les Hommes les plus influents ne résidaient pas dans ce navire de la mort, en voilà un qui aura au moins mérité son repos éternel dans le fin fond de l'océan. Sa confiance me donnait autant de nausée que ce navire voguant sur l'eau.

"Me voilà rassurée ! Mais comment pouvez-vous être aussi sûr de la perfection de votre projet ?"
lui demandais-je, en supposant que son projet soit celui de l'arrivée du navire sans accroc.

Sans prendre la peine de répondre avec exactitude à la question que je lui avait posé, il se tourna, m'avouant que les plans de ce genre de navire se trouvaient déjà aux mains d'expert de la destruction, les maîtres de l'embrouille que dis-je l'armée comme ces humains les appelaient. Il n'était donc pas étonnant que je fus à cet instant bien moins enthousiaste et taquine après ces révélations peu réconfortantes. Ceci dit je ne laissait rien paraître de ma gêne, si ces êtres inférieurs ont décidés de confier leur vie à des "seigneurs de l'ordre" vouant leur défense par l'attaque c'était leur problème. J'étais d'autant plus motivée à reprendre mes droits ainsi que ceux de mes compères.

Si celui-ci m'intima tout haut ce que je pensais tout bas, je ne pus hésiter longtemps à poser ma mains sur le visage de cet homme, mais pas pour les raisons qu'il m'autorisait à faire. Une simple caresse taquine sur sa joue suffisait à faire taire sa langue bien pendue.

"Vous ne m'ennuyez en aucun cas, je trouve cela très plaisant de voir que nous partagions d'une certaine manière ce trouble ci. Voyez-vous j'ai une certaine aversion pour les forces de l'ordre, sans doute quelques altercations passées et quelques actions illégitimes ont eut raison de ma rancœur, peut être serez-vous réticent sur ce point, mais je n'apprécie guère l'idée que les forces de l'ordre aient la possibilité de naviguer vers d'autres territoires."

Nous n'étions que peu de résistants pour un nombre incalculable d'humain, oser le chaos serait décimer les terres sacrées. Et si leurs territoires devaient s'étendre...

"Je vous attendrai ici, je ne me sens pas l'envie de retourner à l'intérieur."

Je ne mentais pas, j'atténuais le fond de ma pensée pour couvrir mon identité et ma mission. Mission qui ne tarderait pas à commencer dès le couvre-feu, personne à l'horizon je pourrais masquer la présence des Demi-dieux et par la même couler ce navire en un rien de temps. Mon regard s'était de nouveau porté vers les étoiles dans le crépuscule, animant mon cœur d'une flamme douce en souvenir de ma défunte terre dans l'attente de l'humain qui se devait de me promettre une couche pour la nuit. Jusqu'à ce que le sommeil couvre les paupières de ces mauvaises herbes.
▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Membres
Nephylim
avatar


▼Afficher le Profil▼
Masculin
Date d'inscription : 25/08/2013
Messages : 112
Double Compte : Aënaelle Litios
Elément : Eau
Invocateur : Nathaniel, l'assassin qui n'a pas besoin de moi ^^'
Sorts :
Liste des sorts:
 
Inventaire▲

Aventure #14 écrite Jeu 27 Nov - 15:35

Il restait encore trop de monde à mon gout. La nuit était noire et la fête loin d’être finie. Sauf pour moi, je ne resterais pas très longtemps. Cependant, tous n’étant pas méprisables, je respecterais certaines conditions. La plupart mourront de toute évidence. Mais je n’interromprais pas cette joyeuse célébration.
Il me fallut traverser la foule, évité poliment et astucieusement les invitations. Une semaine ainsi est déjà trop longue. Comment font-ils pour supporter cela les années de leurs courtes vies ? Heureusement, un bon entrainement me permettait de répondre tout en pensant à d’autres choses. Pas besoin de perdre du temps en me consacrant sur ces idiots.
Comment expliquer mon assurance ? Quand à ce soir… Et bien simplement grâce au message de ma sœur. Seul moi l’ai vu. Nous avons sans aucun doute échoué avec l’humanité, mais pas avec la nature en général. Nul besoin de véritable action de ma part pour réussir. L’océan nous offrait la matière nécessaire à envoyer ce navire par le fond… Il suffisait juste qu’il croise la bonne route. Et j’ai une entière confiance en celle qui doit remplir cette mission.
Pour le reste… Nevi avait raison. Que l’armée possède les plans… Voilà pourquoi cette traversée doit être un échec. Mais ça ne suffira pas, ils y porteront toujours intérêt. Je souhaitais pouvoir agir dès demain, mais je n’avais encore aucune idée qui me semblait pertinente. Chance, aucune personne ne me connaissait ici, sinon, ils auraient vu que quelque chose me contrariait. Reprend toi ! Ce n’est pas le moment. Me poser des questions est inutile, le plan en marche. Je peux peut-être y apporter une modification…
Finalement, c’est avec un verre en chaque main que je revins vers ma cavalière.


Je dois dire que vous avez eu raison de rester ici, l’atmosphère est étouffante à l’intérieur. Tenez, je ne sais pas ce que vous buvez, mais je me suis dit que ceci pourrait au moins vous réchauffer.


En effet, la température baissait assez vite en dehors de la salle de bal. C’était peut-être la différence qui me semblait si lourde.
J’étais de nouveau au côté de miss Terraster. Buvant, pour ma part, un simple verre d’eau. C’est amusant, mon élément m’a rarement apparu aussi indispensable qu’en cette instant…


Pour vous répondre, je ne vois pas non plus d’un très bon œil les… Applications qu’aura mon projet. C’est un grand gâchis. A croire qu’ils ne savent faire que ça.
Très chère, vous savez me rendre curieux, je suis certain que vous devez avoir des anecdotes intéressantes en rapport avec votre aversion. Peut qu’un jour, si vous êtes d’accord bien entendu, vous pourrez m’en conter quelques-unes ?

Quant à la réussite de ce soir. Elle ne faisait aucun doute. Ce sera un grand succès. Et j’ai peut-être une autre idée intéressante. Depuis quelques années maintenant, je pense a tenter de l’appliquer, mais les occasions me manque… Peut-être est-ce le moment de commencer. Au pire, j’éprouverais moins de regret.

Je ne peux garantir un succès total bien entendu, la perfection n’existe pas. Encore moins pour un premier essai. Mais tout a été pris en compte et rien n’empêchera mon projet d’arriver à son terme.
Je cherche un moyen de confirmer mes dires… Le plus simple serait peut-être de vous montrer.


A ces mots, je m’étais doucement approché de la belle demoiselle afin de lui murmurer.
Vous pourriez me retrouver après la soirée au-devant la porte du pont de commandement, vous deviez pouvoir y accéder sans problème une fois tous endormis. Ainsi, je pourrais vous prouver à quel point ce projet est infaillible.


Je m’éloignais alors. M’étant laissé dire qu’elle n’avait pas peur de certaines irrégularité, je supposais qu’elle accepterait. Personne d’autre ne serait au courant, je m’en assurerais. Et quand bien même quelqu’un nous verrais… Il n’aura pas le temps de dire quoi que ce soit. J’y veillerais personnellement.

Bien entendu, vous pouvez aussi refuser. Je ne vous force en rien.


J’attendais sa réponse. La fête continuait. Je finissais mon verre d’un trait. Pour moi, elle était finie depuis longtemps.
▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Invité


▼Afficher le Profil▼
Inventaire▲

Aventure #15 écrite Dim 4 Jan - 13:13

L’homme était reparu dans mon champ de vision. Le temps ne m’avait pas paru long entre les deux moments où il franchissait cette porte; la première pour entrer à l’intérieur, l’autre pour sortir. Deux verres dans chaque main, il s’avançait vers moi et me tendit l’un d’entre eux. Le verre, servit dans un verre à cocktail était glacé mais je savais, en humant l’odeur alors que je portais le verre à mes lèvres, que je serai bien vite réchauffée. Son verre quant à lui était remplit d’une boisson transparente. Souhaitait-il me rendre pompette et profiter de la situation ? Nous sirotions chacun nos verres respectifs tandis qu’il m’avoua partager son irrépressible déception quant à l’utilisation détournée de son projet. J’acquiescai, ma gorge brûlait sous l’alcool. Il reprit de plus belle, non sans réussir à me faire sourire à pleine dent, sur son envie de me connaître davantage ainsi de l’accomplissement de son projet. Si seulement je pouvais lui dire que jamais, au grand jamais, il ne pourrait voir ce désir exaucé. Je me chargeai personnellement de cela.

“Je ne sais si mes anecdotes pourraient vous plaire mais nous aurons éventuellement l’occasion d’en parler un jour.”

Soudainement, sans m’y attendre, Phin me proposa de le suivre dans son projet, d’assister aux premières loges. Je réfléchissai; cela pourrait éventuellement m’être utile. Une information importante, un autre projet dont nous n’avons eut ouï dire… J’étais très curieuse de voir ce que me réservait cet homme. Dans le pire des cas il serait le premier à pâtir de ma fureur avant que le navire ne sombre dans le désespoir le plus total. Je plongeai son regard dans le sien, sondant avec curiosité la moindre pensée dont j’avais été privée depuis longtemps. Je m’approchai de lui, mes talons claquaient sur le sol et d’une caresse sous le menton, je lui soufflai finalement au creux de ses lèvres:

“Je viendrai.”

***

J’étais retournée dans les couloirs du navire donnant accès aux chambres. Ils s’étendaient de toute leurs longueurs offrant à la vue des voyageurs une certaine monotonie dans sa traversée. Pas une décoration, pas un tableau si ce n’est des rangées ordonnées de portes numérotées. Nevi avait eut vent de l’arrivée d’un de ses partenaires, celui qui se devait de la sauver de la noyade avec les humains. Son regard s’égara sur la suite de nombre jusqu’à atterrir sur le numéro 42237. Je toquai à la porte. Elle s’entrouvrit rapidement dans un grincement. Un jeune homme, yeux brun et cheveux blonds et au visage renfrogné se présentait à moi. Son léger hochement de tête m’intima d’entrer.

“Tu t’es bien amusé ?” demanda-t-il sous le ton du reproche.
“Nous devons rejoindre les glaciers. Je n’allai pas attendre dans une pièce aussi sombre et froide qu’on me fasse signe. J’ai besoin de sortir !”

Noril, l’enfant d’Aër secoua la tête, pensif. Il n’avait jamais été dans l’optique de s’approcher des humains. Non pas qu’il fut trop timide ou autre. Je le soupçonne plutôt d’avoir dans un premier temps avoir adhéré à l’apparition des hommes. Si j’ai raison, il avait cependant prit conscience rapidement de la situation de trouble dans laquelle les hommes s’enfonçait en nous emmenant dans leur chute. Il ne souhaitait ni s’en approcher, ni même les regarder. Ma réponse quant à la rencontre avec un homme en lien avec le projet des navires semblait soudainement l’intéresser. Il releva la tête, plongeant son regard sévère dans le mien, m’invitant à continuer mon rapport.

“Je dois le rejoindre lorsque tous auront rejoint leurs chambres pour avoir un aperçu de son… “Projet”.” Lui expliquai-je enfin.
“Tu devrais y aller, au moins pour voir ce qu’il suggère. De toute manière tu seras prête pour commencer les hostilités.”

Noril se posa sur le lit qu’il s’était procuré, le regard perdu sur sa montre à gousset. La fin approchait à grand pas et bientôt ce navire pourrirait au fond des abysses. Un sourire sur ses lèvres, je contemplai une dernière fois par le hublot la mer apaisée, sereine.

“Je n’attends que ça.”

***

La nuit se fit plus sombre que lors de ma dernière sortie. Plus un son, plus un bruit. Les droséras étaient partis égorger les coccinelles qu’ils avaient prisent dans leur colle. D’autres encore dormiront seul, accompagné de leurs enfants ou bien tout simplement blotti dans les bras de leur épouse.

Pour ma part j’avais pris place près de la porte du capitaine, regardant au alentour. Personne. Etais-ce une bonne chose ? Je l’ignorai. Pour changer de ma tenue de soirée, j’avais opté pour une de ces hideuses robes de jour que les femmes portaient avec ce semblant d’élégance dont elles voulaient faire preuve. Mes cheveux attachés paresseusement glissaient sur ma nuque. Les membres du conseil de la colère s’amusaient par moment à me dire que cette forme était appropriée aux catins plus qu’au bourgeoise. Je m’en fichais. Les bras croisées, j’attendais le bon moment pour déchirer cette tenue pour quelque chose de plus confortable et flexible. Ce temps sera bientôt le mien une fois que j’aurai de Phin, le fin mot de son projet.

Je me devais cependant d’attendre encore.
▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Membres
Nephylim
avatar


▼Afficher le Profil▼
Masculin
Date d'inscription : 25/08/2013
Messages : 112
Double Compte : Aënaelle Litios
Elément : Eau
Invocateur : Nathaniel, l'assassin qui n'a pas besoin de moi ^^'
Sorts :
Liste des sorts:
 
Inventaire▲

Aventure #16 écrite Sam 31 Jan - 18:15

La soirée touchait à sa fin. La nuit, elle, en était encore loin. Pour nombre de personne ici, elle deviendrait éternelle tandis que la mer veillera sans heurt sur leur repos. Il est triste de devoir en arriver là. Hélas, j’ai bien l’impression que c’est la seule et unique voie qu’ils soient capables de comprendre. Ils ont besoin de spectacle, de catastrophe. De quoi leur faire peur tout en les passionnant. Vraiment dommage, il faut avouer que cet ouvrage est d’excellente qualité.
C’est l’unique remarque qui me vint à l’esprit lorsque j’arpentais les coursives du navire. Je n’avais pas tout dis à la belle Nevi. Certes mon rôle principal dans cet immense bâtiment n’était que financier, mais j’en avais aussi profité pour retenir une grande quantité de détails techniques. Un autre de mes privilèges était un accès à n’importe quelle zone ici. Du pont à la salle des machines. D’ingénieuses machines absolument à un être comme moi. Tellement inestimable pour l’humanité. Une rude perte. Je m’étais arrangé pour que les humains ne gardent pas tout, que des informations disparaissent avec ce navire et moi avec. Je doutais que cela ne les stoppent complètement, mais au moins seraient-ils retardé.

D’ici peu de temps, il me faudrait me rendre à mon rendez-vous nocturne. Quelle tristesse, je suis certain que cette nuit aurait pu être bien plus agréable… Enfin, je ne sais pas. Elle m’attend quelque part et je ne souhaite pas la décevoir pour une simple histoire. Qu’importe, je ferais mieux d’y aller, après tout, il serait inconvenant de faire attendre une si charmante demoiselle.
Il n’y avait plus personne en dehors des cabines, à part de rare matelot encore en post. Tous connaissaient mon visage et étaient habitué à mes sortie nocturne, moment de tranquillité s’il en est. Ils avaient bien tenté de me convaincre du danger, je n’avais trouvé cela que plus amusant. S’ils savaient.
J’entrais alors dans la cabine de commandement. Sachant pertinemment que pendant un court laps de temps, elle serait complétement vide. Pas longtemps, peut-être une demi-heure, mais je n’avais pas besoin de plus. J’ose espérer que Miss Terraster sera à l’heure. Je ressortais. Elle était déjà là. Changée, loin de sa tenue de soirée. Mais cela m’importais peu. Nous sommes entre nous si je puis dire.

Je ne vous avais pas entendu arriver, allez-y, entrer, je ne sais pas si la technologie vous intéresse, mais il faut avouer que c’est impressionnant.


Je fermais doucement la porte derrière elle, la laissant observer la pièce avant de me diriger vers le gouvernail. Cette femme n’avait pas froid aux yeux. Enfin, je suppose que l’atmosphère régnant sur ce paquebot permet de se sentir en sécurité. Une chose que les humains ont dû prévoir pour éviter tous incidents.

Cela m’étonnera toujours de savoir que c’est dans cette petite pièce que tout ce décide, tout ce dirige. Encore plus qu’il n’y a pas besoin d’une surveillance constante. Un début de système d’automatisation. Ainsi, pas besoin de veiller plus que nécessaire la nuit. Bien qu’il y aura toujours des marins superstitieux.


Je faisais alors mine de jouer avec l’instrument de direction, changeant notre cap subtilement. Je n’avais pas besoin d’effectuer un grand virage pour atteindre ma cible. Quelques degrés tribord suffiront.


Je pourrais faire tourner le gouvernail que ce navire ne bougerait pas d’un poil.
Enfin… Je vous fais partager mon émerveillement devant cela, mais est-ce que cela vous intéresse ? A défaut, vous avez une vue imprenable sur les environ.
Oh ! D’ailleurs, connaissez-vous les croyances de ceux qui naviguent ? La mythologie vous plait-elle ? Sans dire que je me suis particulièrement intéressé la chose, beaucoup semble croire en une divinité responsable des océans. Amusant vous ne trouvez pas ?


J’attendais beaucoup de sa réponse. Si elle avait déjà eu vent de ce genre de croyance, la suite en serait peut-être plus facile…
▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
Invité


▼Afficher le Profil▼
Inventaire▲

Aventure #17 écrite Dim 8 Fév - 11:10

Un grincement me fit tressauter. En me tournant vers sa direction, je constatais que la porte derrière moi était ouverte. Un homme, qui n’était autre que Phin caché derrière l’ouverture de la porte, m’invita à entrer. La pièce devait être grande, les machineries ne laissaient cependant pas la possibilité d’en témoigner. Une multitude de bouton colorés accolés à la baie vitrée dans lequel on observait le pont et l’océan. Même la nuit, cette pièce ne nécessitait pas de lumière, les astres, ces lumières naturelles offraient encore la possibilité de percevoir dans le noir. Nous étions de toute manière, nous, les demi-dieux, apte à mieux saisir les environs de nuit que les humains. Je n’avais cependant pas fais la relation entre la luminosité et la vue de cet humain, cela ne me préoccupa pas.

Il y avait chez cet homme quelque chose, ce “je ne sais quoi”, cet aura des rares hommes utiles et qui rendaient la vie tellement plus facile. Phin était l’un d’entre eux, je me félicitai de ma prise lorsque je compris dans quelle pièce nous nous trouvions: La cabine du commandant. Cet humain venait de me mener tout droit dans la pièce principale du navire, là où tout devait se jouer. Je ne pus m’empêcher de m’exalter intérieurement, presque autant du moins que je me questionnai sur cet homme. Il semblerait logique qu’une personne aussi influente que lui dans ce navire avait pu acquérir l’autorisation d’entrer dans le navire du commandant. Cependant, ne devrait-il pas y avoir le capitaine du navire dans ce lieu pour qu’il puisse entrer ? J’ignorai la confiance qu’il entretenait avec lui pour qu’il puisse accéder aussi facilement à la pièce.

“Je dois dire que je suis plus qu’impressionnée ! Faites-vous parti des privilégiés de ce navire ?”

*Ou peut être vous octroyez-vous vous-mêmes le droit de l’être*, ai-je failli ajouté. Il ne serait sans doute pas bienvenu d’accuser un homme de la sorte. Il se pourrait qu’il réagisse mal à cela, du moins, il n’était pas nécessaire de le contrarier maintenant. Nous enchaînions la conversation:

“Oh, mais le plus important n’est sans doute pas le lieu ou réside les grandes décisions mais le discours et la décision même.”

Je laissai mon regard aller dans chaque recoin de la pièce, bien que j’admettai volontier l’ennui de cet endroit. Il n’y avait là qu’une salle des machines se composant de boutons en tout genre et d’une table centrale où une carte, soigneusement positionnée, présentait la cartographie des mers et le tracé du parcours allant d’un point A à son point B. Nous étions bientôt arrivé à notre but, les zones dangeureuses. Ne connaissant pas beaucoup le territoire je laissai mon camarade me donner le signal pour que nous puissions mettre en place la destruction du navire. Ma tête se releva à l’explication de l’absence du capitaine.

“De l’automatisation.” Répétai-je à l’instar de mon interlocuteur. “Alors c’est pour cela que cet endroit semble inoccupé. Je comprends mieux.”

En réalité cela avait plus tendance à troubler nos affaires, il nous aurait sans doute fallut peu de temps à mon camarade et moi pour changer la trajectoire du navire. Il nous fallait trouver une autre solution. Je m’approchais du tableau de bord, non loin de Phin dans l’espoir de saisir le mécanisme. Peut être pouvions-nous modifier la trajectoire autrement… La création d’un bloc de glace en pleine océan ou d’une roche suffirait si ce n’était pas le cas.

“Tout ce qui est susceptible de vous intéresser est pour moi un réel plaisir de connaître. N’est-il pas dangereux de faire trop confiance en cela ? Je veux dire. A leur place j’aurais tout de même laisser quelqu’un non-loin au cas où il y aurait le moindre problème. Cela n’est pas très responsable. Il est même inquiétant d’envisager l’idée qu’aucun homme ne s’occupe du navire durant la nuit.”

C’est alors que mon cher ami posa une question pour laquelle je ne me serai attendue à un tel moment. Mon regard se laissa aller à contempler l’océan, je n’avais jamais réellement pensé à une telle question, c’est ainsi que je mis un temps avant d’entamer le débat.

“Il est toujours plaisant de croire que nous ne sommes pas seul en ce bas monde et que tout est régit par une force supérieure qui nous surveille et nous guide. Un peu comme l’ont fait nos parents. J’ai moi-même entendu parlé des mythes de la divinité des terres. Des autochtones y croient et m’ont mit en garde face au pratique de mon supérieur. Est-ce que j’y crois cependant ? Je n’y croirai que lorsque je verrai l’une d’entre elle agir.” Je marquais un temps, agir était le bon terme, oui. “Vous n’êtes pas stupide, Phin. Vous savez sans doute ce que certaines industries font pour transformer la nature en or. Peut être ces divinations existent-elles mais peut être sont-elles trop occupées à autre chose pour assumer nos égarements, nos bêtises ou les détériorations que nous commettons. Et je ne parle pas non plus des récompenses face aux rares préservateurs de ce monde. J’ai plutôt l’impression, si elles existent, qu’elles se fichent de ce que nous faisons.”

Je ne pus retenir un fin sourire sur mes lèvres, si les autres entendaient les railleries que je me permettais de souffler à leur propos, peut être serait-il des plus affligés. Il y avait pourtant du vrai dans mes propos. Si les parents, ces adultes responsables, ne prenaient pas plus soin de leur progéniture que cela, il ne se passerait pas un instant où il ne ferait pas des bêtises. Il fallait donc qu’un “oncle” s’occupe des garnement de façon radicale pour leur rappeler qu’ils n’étaient pas dans une salle de jeu mais également assez discrètement pour que les parents n’en viennent pas à s’en prendre aux autres adultes car ils remettent en cause leurs éducations. Ils auraient raison cependant de le croire.

“Et vous, que pensez-vous de tout cela ? Etes-vous de l’avis de ces superstitieux ?”

▲ Succès ▲
Revenir en haut Aller en bas
 

Le Navire d'Odelia

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Le Navire d'Odelia
» Quand le bâteau coule, les rats quittent le navire!!!!
» «Il était un petit navire, qui n'avait ja, ja, jamais navigué» Adeline A. Romanov [terminé]
» [FB 1623] Acheter un navire ou berner un espion?
» il était un petit navire qui n'avait ja-ja-jamais navigué, ohé ohé.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'ile d'Arcane - Forum RPG :: Lieux Méconnus :: Les Rêveries-