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 Plic, ploc, te rappelles-tu ?

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Ephylix
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MessageSujet: Plic, ploc, te rappelles-tu ?    Dim 6 Juil - 0:36

Ephylix avait le coeur battant la chamade. Ses joues étaient rosies tandis qu'elle regardait une énième fois la carte qu'elle venait de voler à un voyageur à l'auberge. Elle avait été si discrète que personne, dans ce bouhahaha, n'avait vu sa main se faufiler dans la poche de cet homme, au visage fatigué et au regard las, et en retirer en toute douceur le morceau de papier froissé et plié. Une carte de l'île. La seule chose qu'elle avait vraiment besoin en ce bas monde. La jeune femme avait ensuite sourit et était sortit sous ce soleil montant dans ce ciel de fin de matinée. Elle s'était assise sur une marche d'un escalier menant à la rue au dessus et avait déplié la carte pour l'observer, l'apprendre, la comprendre. Puis elle avait vu, elle avait vu le temple, le temple de l'eau. Là, dans les landes Sud. Si proche et si loin à la fois. Elle avait passé la main sur ces quelques mots une bonne dizaine de fois avant de réaliser. Il était là bas, lui. Son coeur était prisonnier là bas. Enfin, elle croyait... Mais elle était confrontée à un problème de taille : Edvah. Cela allait faire plus d'un mois désormais qu'elle gambadait librement sur l'île sans être revenue au point de rendez-vous. C'est qu'elle avait profité du fait que ce ne soit pas un ordre mais une indication pour faire plus ou moins le mur et s'échapper découvrir ce nouveau monde. Elle avait d'ailleurs vu ces ruines étranges et cette forêt impénétrable. Elle avait gagné son pain. mais cet argent, elle le gardait précieusement dans cette bourse à sa ceinture. Ne pas le dépenser de suite, elle en aurait besoin plus tard, elle le savait.

Cela faisait également un mois qu'elle marchait sous sa forme humaine. L'appel de sa forme originel se faisant bien moins présent désormais qu'elle s'y était habituée. Bien qu'elle sache que, tôt ou tard, elle devrait redevenir ce grand tigre blanc, pour une raison ou une autre. Mais pour le moment, elle ne voulait pas, elle voulait profiter encore de ce corps qui commençait à prendre du muscle, à s'habituer à cette vie plus rude que dans l'ancien monde où elle ne faisait que se prélasser parmi les Hommes. La jeune femme se leva, rangeant proprement la carte dans une petite sacoche accrochée à sa ceinture de cuir. Elle regarda ensuite devant elle, voulant apercevoir l'horizon, elle ne rencontra qu'une bâtisse faite de pierres. Lüh était une grande ville mais il n'était guère compliqué que s'y repérer, comme sur le reste de l'île d'ailleurs. Trouver le nord du sud était un jeu d'enfant quand on savait quoi chercher.
Ephy soupira avant de se diriger vers les écuries où Yh, son fidèle variquan encore en vie malgré qu'elle le laissât se promener tout seul dans les grandes plaines, l'attendait sagement en broutant le foin près de lui. Lorsqu'il entendit les bruits de pas si caractéristiques de sa maitresse, il releva la tête avant de se replonger dans son festin de fortune. Il ne gesticula même pas lorsqu'elle s'affaira à le seller et à lui mettre tous ces sacs contenant dieu il ne savait quoi. Sa maitresse détacha ensuite la bride accrochée à cette barrière en bois et le mena au grand soleil. Il faisait chaud, le soleil approchant son zénite.

Ephy monta en selle et se dirigea tranquillement vers la sortie Est de la ville. Là, elle donna un coup dans le flan de la bête qui se mit à courir plus vite qu'un cheval. Elle fonçait droit vers le Temple de l'eau, là où elle espérait trouver son premier amour et son amour de toujours. Elle espérait retrouver Nephylim, s'il n'était pas encore libéré. Au quel cas, elle s'en irait retrouver son invocatrice et s'excuser pour ce long mois loin d'elle. Mais elle voulait encore fouler le sol de l'île avant d'être cantonnée à fouler le sol d'un navire flottant sur la création qu'Aqua. Certes, ils allaient faire nombre d'escales pour piller ou bien se ravitailler, mais elle n'aura sûrement plus jamais le temps de faire un si long voyage.

Une semaine, la tigresse chevaucha durant une semaine, s'arrêtant dans de petits villages sur sa route pour passer la nuit. Elle n'avait rencontré que peu de monstres, ceux-ci s'écartant ou fuyant devant elle. Même si sous sa forme humaine elle ne pouvait pas utiliser la magie, il n'en demeurait pas moins qu'elle avait toujours cette aura divine autour d'elle. Et les monstres, aussi tenaces et féroces soient-il, devaient le sentir et fuir, la peur au ventre. Cela la faisait sourire. Elle sentait, vraiment, elle sentait qu'elle avait bientôt regagné la presque totalité... non, le dixième de ses pouvoirs d'antan. Tout ce que les dieux lui permirent de garder à vrai dire. Elle ne pouvait plus créer à sa guise et devait se contenter de cette faible magie restante. Mais cela suffisait amplement pour subsister dans ce monde faible.

Elle s'arrêta, tenant une main devant ses yeux pour faire un peu d'ombre, le soleil brillant dans ce ciel dégagé. Une grande silhouette au loin, baignée d'une aura divine. le temple. elle sourit avant d'ordonner à sa monture un ultime effort. Une heure ou deux plus tard, elle se trouvait devant cet énorme bâtiment, cette prison divine. Elle descendit de Yh avant de le caresser sur le museau et de le laisser gambader autour du temple. Elle savait qu'a proximité de cet endroit, les monstres étaient plus craintifs et les prédateurs moins présents. C'est qu'il était imposant cet endroit. La jeune femme inspire grandement avant de serrer les poings, de déglutir et d'entrer dans ce qui était la prison de son aimé.

Ses pas résonnaient dans ces grands couloirs. Elle cherchait, oui, elle cherchait désespérément la cellule de son frère. Mais elle sentait également le regard des autres mais aussi celui d'Aqua. quoi que ce dernier devait être une hallucination due à son stresse, émotion purement humaine. Or elle était humaine en ce moment, ou du moins, presque. Ephy refusait de crier pour ne pas briser la quiétude de cet endroit à l'atmosphère intimidante et étouffante. Elle ne devrait pas avoir peur, c'est vrai, elle était une demi-déesse, un être immortel, elle ne devrait pas avoir peur, non... La tigresse continuait à avancer lorsque soudainement, elle ressentit quelque chose, comme un appel. Suivant son instinct, elle se dirigea vers une grande porte en bois, fermée.
Sa main tremblait devant la poignée. Elle hésitait à l'ouvrir, elle avait peur de ce qu'elle pouvait trouver derrière. Soit Nephylim, soit le vide... Elle inspira grandement, se donnant du courage à la manière des humains avant de poser ses doigts pâles sur la poignée de fer rouillée. Elle la tourna avant d'ouvrir cette grande porte en bois. Ca grince, à emplit l'endroit d'un bruit sinistre bien qu'il soit magnifique grâce à ces colonnes et à cette lueur bleue qui sillonnait les murs. Voilà à quoi ressemblait le temple de l'eau, à un pâle reflet des tréfonds de l'océan.

Ephy s'arrêta de respirer en posant les yeux sur l'intérieur de la cellule. Il était là, Nephy était là ! Elle laissa des larmes s'échapper de ses yeux tandis qu'elle souriait grandement, heureuse. Sans réfléchir, elle se précipita vers l'intérieur mais hélas, elle fut stoppée par un mur invisible. Comme si Aqua ne souhaitait pas qu'elle entre dans cette pièce. La tigresse pose les mains à plat sur le mur invisible avant de hurler à plein poumons, de crier ce prénom. Elle avait peur qu'il ne puisse l'entendre ou même la voir. Cela serait trop douloureux...

« Nephylim ! Entends moi ! Vois moi ! Pitié ! Dis moi que tu me vois ! Que tu m'entends ! Nephylim ! »

Elle pleurait avec abondance, des larmes de joie mais aussi de tristesse car elle ne pouvait s'approcher de celui qu'elle aimait, bloquée par cette barrière invisible. Pour la deuxième fois de sa vie, elle haïssait les Dieux, ses créateurs. Mais ils avaient fait l'erreur de créer les sentiments...
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MessageSujet: Re: Plic, ploc, te rappelles-tu ?    Sam 12 Juil - 19:05

Est-un rêve ? Un cauchemar ? Charognard de l’esprit, annonceur de tourment et protecteur de l’inconscient. Qu’es-tu donc ? D’où viens-tu ?
Je me suis éveillé. Quand ais-je décidé de clore mes paupières pour sombrer ainsi ? Cela pourrait être une heure et m’en paraitre des siècles. Je ne me rends plus compte. Ce que je vois en dormant et ma seule distraction. Réfléchir sur le trouble, les images floutées, les impressions et mon ressentiments, voilà ma seul source d’occupation.

De quoi s’agissait-il ? Un air, un chant, oui, une voix douce entonnant une triste complainte. L’ais-je rencontré ? Je crois. Il y a longtemps. Du temps du premier humain dont je me souviens. Était-ce sa femme ? Quoi qu’il en soit, j’ai de nouveau ce souvenir, le reflet de la lune tremblant sur les vagues, une voix et un sentiment heureux.
Pourtant, j’ai comme l’impression que plusieurs éléments se superpose sans être capable de les séparer, discerner les années, l’authentique de l’onirique.

En temps normal, je me serais contenté de soupirer et de passer à autre chose. A la place, je reste immobile, je n’ai même pas envie de faire ce simple geste qu’est le soupire, comme en stase.
Et je continu de chercher car c’est la seule chose qu’il me reste à faire. Je me demande bien comment les autres font pour s’occuper, se contente-t-il, comme moi, de dormir, rêver et se souvenir ? Dans ce cas je suis fortement désavantagé…
Et les humains de ce monde ne m’aideront pas beaucoup. Enfin, ce n’est pas comme si j’espérais vraiment quelque chose d’eux.

Mes oreilles se dressèrent, une vibration coutumière mais qui pourtant, n’est pas quotidienne. Ma porte s’ouvre et une voie brouillée par l’élément qui me sépare de l’air de ma prison se fait entendre.
Brouillée peut-être, mais parfaitement compréhensible pour moi. Je suis ici chez moi et suis au courant de tout ce qui s’y passe.
Une femme, m’appelant par le nom que mon ancienne maitresse m’avait donné… Et pleurant. Pourquoi donc ? C’est impossible, ça ne peut pas être un membre de la famille de Kyrielle, ni même une connaissance. Elle est morte bien avant d’avoir pu me présenter qui que ce soit de sa connaissance et puis… Elle ne semblait pas connaitre grand monde tout simplement.
Il me faut donc me mouvoir. D’un simple coup de nageoire, je rejoins la surface et sort nonchalamment de mon bassin et m’approche doucement de cette humaine.
Cependant je reste quand même à distance, après tout, je la vois très bien, sur le seuil, craint-elle d’entrer ?

Comme toujours, les humaines me paraissent frêle, si les apparences sont trompeuse, je n’ai jamais réussi à avoir d’autre première impression. Ces cheveux sont étrange, preuve d’une maladie humaine… Mais tous les symptômes visibles ne sont pas là. Quant à moi, je ne souhaite pas qu’elle me voit tout de suite, je ne suis qu’une ombre dans le faible éclairage de ma prison. Un spectre qui semble avoir des yeux là où ils ne devraient pas être. Une créature des profondeurs dotée de la capacité à se maintenir sur la terre ferme.


Je te vois, autant que je t’entends, sois en sûr. Qui est tu pour m’appeler par ce nom ? Il n’y a qu’une seule personne m’ayant appelé ainsi en ce monde, elle est morte il y a peu et personne n’était au courant de mon existence.
Je ne pouvais pas vraiment la menacer pour obtenir mes réponses, elle restait en dehors de ma cellule et était donc à l’ abri. Inaccessible.
Pourquoi ? Pourquoi se tenir à l’ écart, venir me parler mais ne pas entrer ? Quelle est le but de sa venue ? Je ne comprends pas, un pas de plus, puis un autre, m’approchant, déconcerté, avant de m’arrêter brusquement. L’ombre reste encore ma meilleure alliée, je ferais bien de ne pas l’oublier. Surtout si je suis incapable de connaitre les intentions de cette femme.


Pourquoi n’entre tu pas ? N’es-tu pas là pour tenter ta chance ?
Enfin, quoi qu’il arrive, si elle ne me répond pas, il est hors de question que j’accepte de la suivre, encore moins que je lui obéisse.
Et tout cela n’explique pas ses larmes, la profonde tristesse dans ses yeux et la détresse dans sa voix.
Quelque chose n’allait pas dans sa posture… comme face a un mur infranchissable. Représenterais-je quelque chose d’impossible a atteindre pour elle au point que son corps se bloque ainsi ? Que son esprit crée pareil barrière.
Que je sois dérangé par l’isolation, probable, mais pas encore idiot. C’est bien plus simple, bien que je sois incapable de retenir ma surprise.


Tu n’es pas humaine !
…Fille des dieux, je te le redemande une nouvelle fois, qui es-tu ? Quelle est la raison de ta présence ?
Le ton avait changé, devant un de mes pairs, il me fallait au moins faire preuve d’un peu de respect le temps de découvrir le fin mot de l’histoire.
Une chose est sûre, je le sentais maintenant, j’avais devant moi, devant ma geôle, une enfant divine.

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MessageSujet: Re: Plic, ploc, te rappelles-tu ?    Mar 15 Juil - 16:49

Pourquoi, pourquoi n’arrivait-elle pas à le voir ? Pourquoi n’entendait-elle que sa voix ? Sa voix qui semblait éteinte, abîmée par les centaines d’années passé ici. Pourquoi restait-il dans l’ombre ? Et ces questions, comme s’il ne la reconnaissait plus sous sa forme humaine. Mais que lui était-il arrivé . Pourquoi ? Tant de questions se bousculaient dans la tête d’Ephy tandis qu’elle pleurait toujours à chaudes larmes, son cœur se serrant d’avantage alors qu’elle prenait conscience qu’il n’avait plus aucun souvenirs d’elle ni même des jours qu’ils avaient passés ensemble. Elle était a genoux devant cette cellule, les mains posées sur ce mur invisible. Elle hoquetait, essayant de faire taire ses larmes. Mais c’était trop dur.

Elle ne faisait plus partie de ses souvenirs, elle avait été effacée, c’en était sûr. Pourquoi… Elle qui pensait que leur amour serait immortel, comme eux. Hélas, il faut croire que les sentiments étaient aussi cruels que les Dieux et périssables. Pourtant, elle voulait espérer, espérer que ce soit une blague, qu’il ait gardé ce côté taquin. Mais d’aussi loin qu’elle puisse se souvenir, elle ne l’avait jamais connu blagueur, ou très peu. Elle était totalement abattue, abattue par de simples mots, de simples paroles. Ca faisait mal, si mal. Elle avait l’impression d’avoir le cœur qui allait cesser de battre, qu’elle rendait son dernier souffle en cet instant. L’amour était si dévastateur, le désespoir encore plus. Et elle commençait à être en proie à un grand désespoir qui venait s’engouffrer lentement dans son cœur. Mais elle voulait comprendre, non elle devait savoir pourquoi. Pourquoi était-il comme ça. Il voulait la faire souffrir ? Se venger de son abandon une fois la guerre contre les Hommes entamée ? Pourquoi ? c’était tout ce qu’elle voulait demander.

La tigresse relève doucement la tête, plantant ses yeux rouges sur le fond de la grande cellule où elle pouvait voir se refléter sur les murs l’eau sombre. Il y avait de nombreux endroits d’ombres et elle épiait chacun d’entre eux pour espérer croiser ce regard qu’elle aimait, pour espérer le voir malgré les larmes qui brouillaient sa vue d’humaine. Mais ce fut sans succès, elle n’arrivait pas à percer cette obscurité même avec toute la volonté du monde. Ses épaules s’affaissèrent tandis que ses pupilles turquoises vinrent scruter le sol devenu soudainement intéressant. Elle se concentrait là-dessus pour ne plus souffrir, du moins, elle essayait de s’en convaincre. Puis elle sourit, elle sourit avant de rire doucement. Stupide, elle était stupide ! Pourquoi se laisser aller dans les méandres du désespoir juste parce qu’un homme ne l’aimait plus ? Pourquoi ? Après tout, comme le disait ce proverbe humaine, un de perdu, dix de retrouvés. Mais… Ces dix là ne seraient même pas le centième de Nephylim à eux réunis… La jeune femme secoue la tête avant de la relever pour enfin répondre au fils d’Aqua.

« Je croyais que tu te rappelais de moi… Il faut croire que j’ai eu tord d’espérer te retrouver, retrouver l’homme que j’ai connus jadis et qui m’aimais. Après tout, on passe tous à autre chose, n’est-ce pas ? Et que j’ai été stupide de croire que l’on pouvait aimer éternellement. Oui, stupide, idiote et amoureuse… » dit-elle d’un ton presque glacial qui ne s’adressait qu’à elle. Après tout, elle ne pouvait pas lui en vouloir. Car c’est elle qui s’était fait des illusions et avait bêtement espéré. Elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même et à sa naïveté. « Je ne suis personne » murmura-t-elle avant de reprendre sa forme originelle, dévoilant ainsi un grand tigre blanc aux yeux de turquoise.

Elle soupira alors que son regard se mit à scruter de nouveau la cellule, pour le voir. Enfin elle le trouva, là, tapis dans l’ombre, méfiant. Ephy plongea son regard dans le sien, refusant de le lâcher car malgré ce qu’elle essayait de se convaincre depuis quelques minutes, elle l’aimait toujours. Mais maintenant qu’elle était à nouveau sous sa vraie forme, elle arrivait à mieux réfléchir, canalisant ses émotions parasites. Elle faisait la part des choses, elle pesait le pour et le contre, elle analysait… Elle était perdue.

« Te rappelles-tu ? Te rappelles-tu ce soir sous cette pleine lune ? Tu me déclamait des poèmes et je rougissait sous l’astre d’argent. Te rappelles-tu ces baisers et ces mots prononcés ? Te rappelles-tu ? Lorsque nous nous quittâmes ? Te rappelles-tu m’avoir dis ces mots ? Je t’aime ? Dis le moi… T’en souviens-tu ou as-tu tout simplement décidé de tout oublier, de m’oublier ? »
dit-elle, suppliante et froide en même temps. Elle était désormais partagée entre la colère et la tristesse.
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MessageSujet: Re: Plic, ploc, te rappelles-tu ?    Lun 21 Juil - 21:29

Je ne sais pourquoi, je ne sais comment, mais ses paroles m’avaient atteint bien plus qu’elles n’auraient dû. C’est pourtant impossible, ça ne peut être arrivé. Elle n’aurait tout de même pas osé m’enlever cela aussi ! Ou bien, c’est cette femme qui me ment. Femme qui a maintenant sa véritable forme. Une magnifique tigresse aux yeux de jade. Je fais bien pâle figure avec mon pelage bleuté qui n’a pas vu le soleil depuis trop longtemps, l’eau ruisselant le long de mon corps pour simplement s’écraser sur le sol. S’écraser, en voilà un bon mot. C’est bien ainsi qu’est mon crâne se retrouve après chaque tentative de me souvenir. Pourtant, j’aurais pu me douter que ce jour arriverais, que je rencontrerais quelqu’un m’ayant connu par le passé. Mais, j’aurais préféré que le lien qui semblait nous unir ne soit pas aussi fort.
Enfin, c’est ce qu’elle avance, cela dit, pourquoi mentirait-elle ? Pourquoi tant de tristesse et de pleure. Pourquoi ma réponse semble l’avoir plongée dans l’abîme du désespoir ?
Aqua… Me tourmenter moi et mes confrères ne te suffisait donc pas, tu as ajouté d’autre horreur à ta punition. Toi comme elle, vous ai-je un jour vraiment connu ?

Je suis persuadé que je connais mieux la déité devant ma porte que celle qui m’a créé. Quelle pitié. Nous sommes tous misérable, mais à l’évidence, tu ne vaux pas mieux.


Tu n’es pas une idiote et je veux croire en tes propos, mais…


Je m’avance alors doucement, ma voix aussi faible que l’est la fréquence de mes pas. Que lui dire ? Je ne peux lui demander son pardon. Comment pourrais-je ? Je ne serais qu’un hypocrite et je m’y refuse.

… Aqua m’a tout pris, dépossédé de mes pouvoirs, de ma vie, de mes souvenirs.
Je ne sais pas qui je suis, ni celui que j’ai été. Tu m’as appelé Nephylim ? Etait-ce mon nom ? Et le tiens ? C’est moi qui serais bien stupide de ne pas comprendre ce qui nous aurait liés. Bien sûr, j’ai du mal à…

C’est bien la première fois que je n’arrive pas à m’exprimer. Du plus loin que je me souvienne en tout cas.

… C’est la première fois qu’un élément de mon passé m’apparait. Je crois que je n’arrive pas à l’intégrer. Pas tout de suite… je…


Suis sous le choc d’après les propos humains, mais ma fierté m’empêche de l’avouer à cette inconnue qui pourtant semble avoir partagé de nombreux moment avec moi.
Alors, la voilà qui me demande si je me souviens. La Lune… Oui toujours. J’ai l’impression qu’elle est la gardienne de mes souvenirs, peut-être de ma vie.
Est-ce cela ? Ce souvenir brouillé ? Il me parait différent. Ce n’est pas moi qui parle et je me laisse encore moins m’adonner à la Geste. Pourtant… Je la voie. La lumière.
Pourtant les paroles, elles, ne me reviennent pas, les visages non plus.
Je suis maintenant juste devant elle, ressentant cette barrière invisible qui m’empêche de sortir et me retient captif.


Non… Je n’ai rien décidé d’oublier… Au contraire, cette partie manquante de moi me fait grandement souffrir. Pire je découvre aujourd’hui que son absence peut faire souffrir d’autres personnes.
Je ne saurais te présenter des excuses, elles seraient fausses. Bien que je comprendrais si tu m’en voulais et décidais de partir oublier tout cela. Cette douleur, cette tristesse. Je n’ai pas le droit de te l’infliger d’une quelconque manière, ni de te demander quoi que ce soit.
Oui, je comprendrais parfaitement que tu partes pour penser à toi.
Mais si tel n’est pas ton désir, puis-je être égoïste et te demander de me raconter ?


J’étais maintenant si proche d’elle. Nous n’étions séparés que par ce mur invisible. A la fois si proche et si éloigné.
Séparer par nos pères, par le temps. Rassembler par hasard, en cet instant.
Je suppose qu’il n’aurait pu en être autrement, je le vois dans ces yeux, chargé de chagrin, mais aussi de colère. De reproche. Contre moi ? Elle aurait bien raison, cela dit, j’espère tout de même que son mauvais ressentit est aussi tourné vers Aqua. Si ma génitrice pouvait voir, peut-être verrait-elle une erreur ?


Je ne peux te redire ce que j’ai déjà pu te dire par le passer, ni confirmer mes gestes… Mais, la Lune… Non, je ne l’ai pas oubliée…

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MessageSujet: Re: Plic, ploc, te rappelles-tu ?    Jeu 24 Juil - 0:48

« Tu n’es pas une idiote et je veux croire en tes propos, mais… »

Il était incertain, hésitant. Elle se contentait de le regarder de son regard de turquoise, perçant l’obscurité pour contempler chaque millimètre de sa personne. Elle l’aimait, et même si elle le voulait de tout son être, elle ne pouvait le haïr. Et elle le pouvait encore moins lorsqu’il prononça ces mots. Son cœur se serra tandis qu’elle retenait ses larmes. Elle ne voulait pas pleurer, pas encore. Elle avait déjà tant versé. Ne savait-elle donc faire que cela ? Pleurer au lieu d’agir ? Haïr au lieu de combattre ? Elle qui se prétendait forte, puissante. Elle n’était qu’une ombre, qu’un masque. Elle savait parfaitement qu’elle se voilait la face. Il fallait qu’elle s’arrête, qu’elle arrête de jouer ce rôle qui n’était pas le sien. Qu’elle arrête de prétendre haïr alors qu’elle ne pouvait éprouver ce sentiment si puissant. Oui, elle était bien incapable de haïr. Même si ses pères avaient fait des choses horribles, si horribles qu’ils ne pouvaient que pousser à la haine. Elle en était incapable. Alors, lorsqu’il lui dit, lorsqu’il annonça qu’Aqua lui avait tout prix, elle ne pu haïr cette divinité. A sa plus grande honte, elle ne put lui en vouloir, c’était impossible et elle s’en voulait terriblement…

Ephy s’avance le plus possible, elle s’avance autant que pouvait lui permettre cette barrière invisible, infranchissable. Une preuve en plus de la punition de ses créateurs qu’elle croyait bons. Ils étaient cruels, sans émotions, seulement rongés par la colère et le désir de vengeance. Et puis ils n’étaient pas là, ils étaient absents. Ils l’ont été durant de nombreuses années, absents, introuvables. Ils les avaient abandonné à leur propre sort, ne les guidant même pas lorsqu’ils firent cette énorme erreur de créer l’Homme. Les Dieux se foutaient pas mal de ce monde, c’est ce qu’elle pensait, pourtant, elle ne pouvait les détester, les haïr. Car ils étaient ses pères, ses créateurs, et elle leur vouait un amour sans bornes, un amour plus puissant encore que celui qu’elle éprouvait pour le demi-dieu face à elle. A sa grande honte d’ailleurs… Car elle n’avait put concevoir sa vie sans lui et leur séparation avait été la pire des choses qui soit. Toutes ces années à être enfermée sans pouvoir entendre sa voix, regarder son visage, écouter ses poésies… Elle avait été détruite, effondrée. Maintenant, elle comprenait mieux les histoires des humains sur les âmes sœurs, elle comprenait mieux lorsqu’ils parlaient de séparation douloureuse… C’est ce qu’elle pensait, Nephylim était son âme sœur. Et elle était obligée de rester là, à le contempler avancer lentement, sans pouvoir le toucher, juste parler et le voir. Ils étaient si proches mais si loin. Les Dieux étaient cruels, mais elle ne pouvait pas les détester…

« Tu… Oui, tu te nommes comme ça, du moins, c’est comme ça que tu t’es présenté lors de notre première rencontre » annonça-t-elle en murmurant, comme si elle avait peur que l’on entende à nouveau le son de sa voix après toutes les pensées ignobles qu’elle avait pu avoir au sujet d’Aqua. « Je… Je… Ephy… Je me nomme Ephy » dit ensuite la tigresse de Jade, prononçant volontairement le diminutif de son nom. Ce nom dont elle ne connaissait ni la signification, ni la provenance. Mais il était là, il la représentait elle, il était elle, une partie de son histoire, de son âme. Si cette chose que l’on appelait âme existait réellement. Et elle pensait que si l’on perdait son nom, on perdait son identité, on perdait qui l’on était réellement. On ne devenait qu’une page blanche qui n’attendait que d’être noircie par de nouveaux mots.

Mots qui pouvaient être blessants, même si prononcés involontairement. Comme c’était le cas présent. Et elle le comprenait. Elle comprenait cet être qui avait tout perdu, jusqu’à son propre nom. Elle comprenait qu’il ne veuille pas revoir son passé. Mais cela lui faisait mal, elle souffrait, son cœur se serrait de même que sa gorge à mesure qu’elle retenait les larmes qui menaçaient chaque secondes de couler. Il continuait à parler, mais elle ne pouvait plus écouter, ou alors à moitié. Elle ne voulait plus rien entendre, elle voulait s’enfermer dans ses propres souvenirs, des souvenirs qu’il avait oublié et qu’elle savait impossible à lui redonner. Ce qui était perdu depuis des siècles ne pouvait être retrouvé en quelques mots. D’autant plus, elle ne savait pas si elle avait encore le courage de lui raconter, de lui parler. Pas maintenant qu’elle savait qu’il ne voulait pas retrouver son passé. Ou alors elle avait mal comprit. Mais elle était si perdue face à lui, déroutée, incapable de penser avec logique. Elle était amoureuse…

Le voilà qu’il était désormais face à elle, retenu prisonnier dans sa cellule par ce mur invisible, ce mur qui se moquait éperdument de leur histoire d’amour brisée. Qui riait aux éclats de ces retrouvailles oubliées, elle pouvait l’entendre se moquer d’eux. Et elle ne pouvait que le maudire, du plus profond de son être. A moins qu’elle ne joue encore un rôle ? Celui de l’être capable de haïr autrui ?

« Pourquoi t’en vouloir ? Alors que de toute évidence ce n’est qu’une mauvaise blague d’Aqua ? Pourquoi fuir ? Je l’ai fais durant des siècles. Oui, des siècles durant, j’a fuis ma vraie nature, je me suis donné un nouveau visage, celui d’un être méprisant. Je voulais oublier cette douleur, oublier notre séparation. Je t’aimais, Nephylim, et c’est toujours le cas. Et même si tu ne pouvais plus jamais te rappeler de moi, je continuerais à t’aimer. »

C’était fait, voilà qu’elle pleurait à nouveau, encore partagée entre la tristesse et la colère. Mais cette fois, autre chose venait s’ajouter à ces sentiments, la douleur. Son cœur était si serré que cela lui faisait mal. Pourquoi avoir des sentiments si beaux mais si douloureux ? Pourquoi être pourvus de sentiments par ailleurs ? Le monde serait bien plus simple si personne ne pouvait aimer ou haïr. Il serait si simple… Mais moins beau… Alors elle pleurait, laissant des parties d’elle-même aller s’écraser sur le sol humide de ce temple, un bien beau nom pour une prison.

« Qui de nous deux est le plus égoïste ? »
demanda-t-elle « j’ai fuis pour oublier le chagrin et tu ne fais que me demander ce que tu es en droit de me demander. Je vais te raconter, te raconter comment nous nous sommes rencontrés sous cette lune dans ce village, déclamant des poèmes aux humains. Je vais te conter cette nuit magnifique que nous passâmes à regarder le ciel étoiler, assis sur le rebord de cette fontaine, tous deux humains. Je vais te murmurer ces mots que nous nous sommes dit, l’un à l’autre alors que le village s’endormait sous le regard bien veillant de cet astre si beau. Et je vais te hurler cet amour, ces mots que je n’ai eu de cesse de me remémorer ces siècles durant. Ils me permettaient de me raccrocher à quelque chose, de ne pas me laisser sombrer dans le désespoir qui pourtant me tendait les mains avec un rictus mauvais. Puis je vais m’en aller, car de toutes les choses les plus douloureuses que j’ai pu subir, celle là est la pire. Celle de te voir et de t’entendre, mais de ne pas te toucher, celle de me rappeler à tes côtés ces jours si heureux… Mais surtout celle de savoir que tu as oublié. Alors oui, je suis égoïste, mais n’est-ce pas là ce que voulaient nos pères ? Que nous fûmes égoïstes ? N’est-ce pas sur ce trait de caractère que nous avons créer les Hommes ? »

Elle s’arrêta, reprenant son souffle. Les larmes avaient cesser de couler, mais son cœur demeurait serré tandis qu’elle parlait et racontait le passé. Tandis qu’elle voulait faire revivre la flamme de ses souvenirs. Elle l’aimait et elle comprenait mieux pourquoi elle n’était pas encore partie, renonçant à la première difficulté. Car quoi qu’elle puisse dire, elle l’aimait et elle ferait n’importe quoi pour qu’il se rappelle d’elle, de ces moments sous cette nuit sans nuages. Bien qu’il se souvienne de la pleine lune…

« Et je vais te hurler ô combien je t’aime, Nephylim. Et qu’importe les obstacles, je reviendrais pour toi, te délivrer de cet oubli. Je reviendrait, te ramenant chaque fragment de ta vie passé, car c’est le seule chose que je puisse faire pour toi derrière ce mur invisible créé par ceux qui se faisaient appeler nos pères et que nous considérons comme tels… »

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MessageSujet: Re: Plic, ploc, te rappelles-tu ?    Lun 25 Aoû - 21:40

Un nom… J’en ai donc bien un. Il pourrait s’agir d’un pseudonyme, mais dans ce cas, pourquoi aurai-je menti à une de mes cousines ? Encore plus si un lien fort nous unissait.
Je me demande par quel hasard mes précédentes rencontres ont-elles aussi usées de ce nom pour me désigner. Quelque chose pour les aider ? Quelle dommage qu’aucune ne soit encore en vie pour me parler de cela.
Qu’importe. Au final, je n’apprends rien de plus, il ne s’agit toujours que d’un nom et rien d’autre. Il n’est pas moi. Seulement une des nombreuses façons de me désigner en ce monde.

En parlant de désigner, j’en apprends, ou plutôt réapprend un nouveau : Ephy. Je me le répète mentalement, cherchant un souvenir qui, comme toujours, ne me revient pas. Dois-je abandonner l’idée de les retrouver ? Me contenter des paroles des autres sans jamais être capable d’en affirmer la véracité ?
Un ajout à ma punition? Etre constamment obligé de croire aveuglément la parole de mes cousins ?
Moi qui suis certain d’avoir toujours préféré tout savoir pour me forger mon point de vue.
Comment pourrais-je faire ? Cette idée m’est insupportable.

Ephy… Pourquoi es-tu si fébrile à prononcer ton propre nom alors que le miens ne te mettait pas dans pareil état ? Difficile de remettre en doute tes paroles devant l’émotion qui s’empare de toi.
Une mauvaise blague ? Quel euphémisme.


Peut-être, un jour, la mémoire me reviendra. En attendant, je n’oublie pas les évènements de ma ‘’nouvelle’’ vie. Je ne sais pas si cela te rassurera.
Sèche tes larmes Ephy, il n’y a rien de mal à fuir un adversaire que l’on ne peut affronter… Je l’ai appris à mes dépends il y a quelques années de cela.
Tu dis que mes mots t’ont permis de ne pas sombrer dans le désespoir, dans ce cas, j’ai au moins réussi quelque chose sur cette ile… Le désespoir, je l’ai connu, j’ai côtoyé la folie et la solitude est devenue celle qui m’a surveillé pendant bien trop longtemps.

Je ne pourrais peut-être pas être celui que tu as connu dans cet ancien monde dont les souvenirs me font défaut. Néanmoins, sans te jurer de le redevenir, je peux au moins te promettre une chose.



Je me tins alors le plus haut que le permettais ma morphologie, bien que la déesse de jade devant moi me dépassait toujours. Mais cette pose indiquait clairement à quel point j’étais sérieux, les humain diraient que je me tenais solennellement droit devant elle.

C’est que ce mur invisible ne saurait nous séparer éternellement. Veux-tu continuer à fuir ? Ou bien redevenir la divinité que tu as été ? Nous n’avons plus nos pouvoir, je n’ai plus mes souvenir, mais il me reste encore ma dignité. Seule, tu es faible, c’est pourquoi tu fuis.
Mais ensemble ? Mes mots t’ont protégé du désespoir ? Je jure que peu importe le temps, peu importe où tu seras, je te retrouverais. Un jour, je te retrouverais comme tu l’as fait, Dans ton temple ? Sur cette île ? Je l’ignore. Mais si je ne sais pas si je redeviendrais ton aimé, je serais au moins ton ami.
Oui, nous avons créé l’égoïste humanité à notre image, tout comme ils l’ont fait avant nous en nous créant.



Si je ne pouvais réfuter le fait qu’ils nous avaient créés, il était hors de question de leur reconnaitre une quelconque parenté. Ils n’ont rien de nos pères ou nos mères, nous existons par leurs caprice mais ne vivons certainement pas grâce a eu.

Ils ont perdu le droit de se faire appeler ‘’nos pères’’ depuis des millénaires à mes yeux. Tout autant que nous ne sommes pas les parents de l’humanité, juste d’aveugle créateur ou des incapables laissant les autres décider pour eux.



Ma truffe pointait vers le bas et mon esprit s’assombrissait de mauvaise pensée. Non… Est-ce mauvais que de vouloir être face a son créateur et lui révéler la vérité ? Les ‘’sages’’ dieux seraient-ils capable d’écouter ? De comprendre ? J’en doute. Après tout, ils ont tout fait pour me prouver le contraire.

Pardonne-moi cousine… Je me suis laissé dériver. Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu l’occasion de discuter avec une de mes semblables et je ne voudrais pas t’embêter avec mes mauvaises émotions. Surtout pour toi, alors que tu me promets de me faire me souvenir.
Je suis désolé de te faire subir cette douleur. Autant que le permette mes maigre moyen, je ferais ce qu’il faut pour t’apaiser, que tu retrouves ta vrai nature.


Je grattais alors doucement le vide, agrippant ce maudit mur invisible…
Elle aussi avait perdu quelque chose, serais-je vraiment capable de le lui rendre?
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MessageSujet: Re: Plic, ploc, te rappelles-tu ?    Mar 2 Sep - 21:55


Elle tremblait, incapable de tenir plus longtemps sur ses pattes, elle se laissa tomber. Face à lui, faible et pitoyable, rongée par l’amour d’un cœur dévorant, par un amour qui n’avait cessé de la consumer jours et nuits durant tous ces millénaires. Et elle souffrait, elle souffrait de ne pouvoir apposer ses fines lèvres sur les siennes, de l’enlacer sous une nuit de pleine lune. Et elle maudissait les dieux, ces êtres qui les avaient brisés à maintes reprises. Cette punition… qu’elle avait d’abord prit avec légèreté, devenait de plus en plus un fardeau, un poids sur ses épaules. Elle souffrait, tellement. Elle avait envie de s’arracher le cœur, pour ne plus ressentir cette souffrance, pour ne plus ressentir tous ces sentiments. Mais hélas, elle n’avait le courage de s’infliger une telle blessure, pas pour le moment du moins. La tigresse plongea son regard dans celui de Nephylim. Elle essaya de faire taire cette douleur qui pointait dans sa poitrine et engourdissait ses membres. Elle maintient le regard, heureuse de pouvoir se perdre à nouveau dans ce bleu roi. Puis elle écoute, elle écoute et son cœur se serre de plus en plus. Elle a envie de hurler, d’insulter leurs créateurs. Elle a envie de les blesser, comme ils l’ont blessée elle.

Pourquoi ne se souvenait-il pas ? Pourquoi ce trou dans sa mémoire ?

« Ô, Nephylim, que t’ont-ils fait de si horrible pour que tu oublies ainsi ta vie d’avant la punition ? Que t’ont-ils fait pour que tu oublies ce monde si beau ? »
murmura-t-elle entre deux de ses paroles.

Paroles qui la blessait, un peu… Ô, elle avait si mal. Pourquoi, pourquoi son corps tremblait-il ainsi ? pourquoi sa gorge se serrait comme ça ? Pourquoi avait-elle envie de pleurer ? De verser tant de larmes. Elle ne pouvait plus le regarder sans éprouver un immense vide. Et ce fut encore pire lorsqu’il se redressa pour se mettre à sa hauteur, se tenant droit, solennel.

« Mais fuir est si facile, » répondit-elle, pleurant pour de bon. « Je n’ai pas le courage d’affronter la vérité. Ô Nephylim, je ne veux pas que tu deviennes un ami, je veux… je veux… » Mais elle ne réussit pas à finir sa phrase, s’étant effondrée avant, sous le poids de la tristesse et du désespoir. Elle avait si mal, horriblement mal. Puis elle releva la tête, baignée d’une multitudes de larmes, se fondant dans le temple qui n’était fait que de reflets d’eau. Son regard se plongea à nouveau dans celui de son aimé et elle hurla à s’en déchirer la voix. Et elle hurla, si fort que les morts se réveillèrent. « Je veux t’aimer, Nephylim ! Je veux t’aimer, encore et encore ! Et savoir que tu ne seras plus qu’un ami… Non, c’est trop dur pour moi. Je ne peux pas le supporter. Comprends le, Nephylim. Ton amnésie me blesse, mais ce qui me blesse encore plus, c’est cet égoïsme dont je fais preuve. Oui, je suis égoïste, mais je veux t’aimer. Pour l’éternité… Je t’en supplie… Rappelle toi de cet amour… Ne me laisse pas… Ne m’abandonne pas… »

Elle hoqueta avant de s’effondrer à nouveau. Le temple devint bien silencieux, seulement bercé par les clapotis des gouttes tombant du ciel et de discrets sanglots. Ephy avait mal. Mais était-elle la seule à souffrir ainsi ? Ne souffrait-il pas aussi de son amnésie ? De toutes les reproches qu’elle lui faisait ? Pourquoi était-elle si horrible ?! Une abomination. Et elle déraillait, complètement.

« Sans toi, je meurs, Nephylim… Je n’arrive plus à concevoir un seul jour sans sentir ton souffle sur mon cou, sans plonger mon regard dans le tien, sans… sentir tes lèvres sur les miennes. Oui, je suis égoïste, mais je t’aime. Et jamais je ne le répèterais assez… Ce mur, vile torture, infâme punition. Pourquoi nous ? Sommes-nous coupables ? Pourquoi ?! »

Voilà qu’elle perdait la raison, hurlant, toujours plus fort, faisant trembler dans un écho assourdissant les murs du temple. Elle griffait ce mur invisible, meut par une soudaine volonté, due à la rage. Elle voulait briser ce mur, folle. Elle voulait le toucher, désespérée. Tous ces millénaires loin de lui. Oui, finalement, elle était devenue folle…
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MessageSujet: Re: Plic, ploc, te rappelles-tu ?    Jeu 23 Oct - 22:42

Je ne pouvais rien faire, ainsi enfermé dans mon temple. N’importe qui, même moi qui ne connaissais pas l’enfant divin devant moi, l’aurais aidé, soutenu, de part un simple contact, la calmer, la réconforter peut-être. Et ce mur invisible m’en empêchait.
Je ne ressentais pas en moi cet amour si fort qui semblait ma détruire de l’intérieur. Pour autant, je ne pouvais pas laisser un de mes semblables subir cela. Encore moins ainsi, sous mes yeux. Pas avec ce qu’elle venait de dire.
Bien sûr, cette déclaration m’avait touché. Des millénaires à attendre de me revoir et voilà… Alors que je ne pouvais penser a rien d’autre que le futur, mon présent étant captif de ce temple et mon passé enlevé par les dieux. Si les souvenirs pme revenaient subitement, comment serais-je capable de dire qu’ils sont bien les mieux, qu’il ne s’agit pas d’illusion et de contre vérité ? Qu’ai-je donc fais de si grave ?


La divinité effondrée, comme chacun d’entre nous, avait été bien plus forte, un caractère sans pareil. Je suis persuadé que nous l’étions. Comment aurions-nous pu créer l’humanité ou remplir nos rôles autrement ? Quoique… Nous avons échoué alors… Nous devions aussi avoir no faiblesse. Auquel cas nos créateur ont aussi échoué. Quelle affreuse vérité… Je ne dois pas me laisser aller vers ce genre de pensées malsaines. Est-ce ma fierté ? Mon orgueil qui me permet de tenir ?
Je ne pouvais rien faire et ne savais que dire, jusqu'à ce que la folie s’empare de ma cousine. Hurlant à la mort qui ne viendrait pas.


Ephy…

Puisque c’était le nom qu’elle m’avait donné.

…S’il te plait…

Je me fiche bien de l’humanité, mais je ne veux pas que mes semblables souffrent par ma faute.

…Reprend toi…

Il suffit de peu, mais tu n’entends pas, ne m’écoute pas.

REPREND TOI !!!


Je n’avais jamais parlé de la sorte à qui que ce soit à mon souvenir. Pas même à Kyrielle avant sa mort… Peut-être aurais- je dû ?
Toujours est-il qu’à part des reniflements et des larmes, Ephy semblait se calmer.
Enfin non, mais je crois que je l’ai surprise, au moins autant que je me suis moi-même surpris à hausser le ton ainsi.

J’ignore le pourquoi de ma condition… C’est triste à dire mais, je m’y suis fait. Cependant je comprends ta tristesse et ton désarroi. Tes sentiments pour moi me touchent grandement, je te l’assure. Et j’ai honte de ne pouvoir y répondre comme j’ai pu le faire. Mais…
Je fixais la déesse, Difficile d’exprimer quoi que ce soit. Mon corps ne me le permettant pas vraiment. Sauf qu’il fallait absolument qu’elle se reprenne. Qu’elle soit forte.

…Ephy… Ma mémoire est défaillante mais il y a des choses dont je me suis persuadé avec le temps. L’une d’entre elle est mon caractère. Je ne crois pas qu’il ait changé. A part que je suis un peu plus flegmatique maintenant à cause du passage des années. Alors, je suis persuadé que la divinité qui aurait conquis mon cœur devait avoir un caractère fort. Ne laisse pas les dieux te punir encore plus par leurs bêtises. Je… Pardonne-moi… Mais je n’aurais jamais aimé quelqu’un sombrant dans la folie… Encore moins si j’en suis le responsable, j’aurais agi avant. Forcer de déposer une rose sur la tombe de notre amour. Alors. Fais le pour moi si tu veux, mais fais le surtout pour toi : reprend toi. Je t’aiderais. Redeviens celle que tu as été. Il n’y a qu’ainsi que nous autres demi-dieux pouvons-nous en sortir…


Mes propos étaient crus. J'en avais conscience. J’espère ne pas y être allé trop fort, mais il faut qu’elle se reprenne, elle doit aller de l’avant. Je ne dis pas qu’elle doit abandonner. Non. Au contraire. Il faut se relever et continuer à avancer.
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MessageSujet: Re: Plic, ploc, te rappelles-tu ?    Jeu 30 Oct - 2:02

Effondrée, par de simples mot. Anéantie, par de simples phrases. Pourquoi ? Pourquoi l’avoir oubliée ? Cruel ! Le monde était si cruel et les dieux plus encore ! Alors c’est ainsi, il ne l’aimait plus, il avait décidé de l’abandonner, folle créature qu’elle était devenue. Les larmes ne suffisaient plus à combler le vide laisser dans son cœur, les hurlements ne parvenaient plus à contenir la douleur de son esprit. Elle avait si mal. Tant d’années à attendre, à espérer, tant d’années à compter les heures, les minutes, les secondes. Attente interminable… et au final… morte, leur relation était morte, tout comme elle. Elle était morte, aujourd’hui. En ce jour sans date, sans nom, en ce jour qui sera oublié de tous, elle était morte. Il venait de l’anéantir. Son regard se fit vide, les larmes se firent plus abondantes et les hurlements plus déchirants. Elle hurlait à mort, une mort qui ne viendrait jamais.
Puis soudainement, son crâne vint s’exploser contre la paroi invisible. Ses larmes virent ruisseler le long de ce mur invisible. Vide, son regard était vide mais… non, elle n’y arrivait plus, elle ne pouvait plus se battre. Elle avait trop mal, son cœur explosait. Il y avait tant de désespoir en elle que les mots ne suffisaient plus à décrire ce qu’elle ressentait.

Une ombre, l’ombre d’une ombre. Folle et amoureuse, morte et anéantie. Pourquoi était-elle immortelle ? Pourquoi ne pouvait-elle pas mourir ? Baigner dans son propre sang, le sourire aux lèvres que de partir en même temps que leur amour. Elle aurait dû le savoir, s’en rendre compte. Il n’était plus le Nephylim qu’elle eut connu, il n’était plus cette personne qu’elle avait aimé. Il… avait oublié, il l’avait oubliée. Elle avait si mal, tout se mélangeait en elle, les souvenirs, les pensées, elle ne savait plus où elle en était.

Etait-elle dans un temple ? Etait-elle en train de parler avec son aimé ? Ou n’était-ce qu’un rêve, un énième rêve qui virait au cauchemar ? Ephy… Ephy, ce nom résonnait en elle. C’était elle ? Son nom ? La grande tigresse hurle à nouveau, sa douleur déchire les voûtes du temple, dérange la quiétude et le silence imposés. Mais qu’on la fasse taire, que l’on tue cette pauvre enfant ! Elle regarde son aimé, dans les yeux, elle y cherche un quelconque réconfort mais n’y trouve que des poignards qui viennent lacérer son cœur tant la trahison est grande.

« Tu ne sais rien ! » crie-t-elle « tu ne sais rien du tout ! Tu ne sais pas combien de fois j’ai compté les jours ! tu ne sais pas combien de temps je me suis perdue dans mes pensées pour oublier l’instant présent ! Tu ne sais pas ô combien j’ai souffert de te savoir loin de moi ! » elle n’était plus que rage et désespoir, la folie, déjà bien présente, continuait à ronger cet être divin. Ses pupilles se dilatèrent tandis que les larmes se firent de rage. Une rage et une colère tournées vers l’être qu’elle avait aimé. « Tu as oublié, tu as tout oublié ! Tu ne sais plus ! Et je refuse de croire que tu te rappelles encore de moi. »

Elle s’éloigna du mur invisible, son cœur se déchirait à nouveau, indescriptible sensation de manque, un vide en elle, douloureux. Mais elle continuait à reculer, doucement, laissant son cœur s’arracher, il le tenait, alors que sa poitrine était grande ouvert sur l’organe qui palpitait. Il l’arrachait, doucement, douloureusement, cet organe qui battait encore pour lui. Et elle reculait, arrachant cet amour de son être, enfouissant ces souvenirs au plus profond d’elle-même. Elle avait si mal, elle voulait mourir. Mais elle ne pouvait que vivre en ayant un trou à la place du cœur. Un trou béant, qui laissait paraitre tout le désespoir dont elle était emplie. Elle l’eut aimé et elle l’aimait encore, mais elle ne pouvait accepter que ce ne fusse, en cet instant, réciproque. Elle ne pouvait accepter, bien qu’elle eut fait des efforts, le fait qu’il avait oublier.

« Je t’aime, Nephylim, et je ne cesserais de t’aimer. Mais je ne peux pas rester, pas maintenant que je sais que cet amour n’est plus partagé. Je t’avais donné mon cœur cette nuit là, je te l’avait confié. J’avais confiance en toi car je t’aimais. Mais tu n’as fait que le briser, morceaux après morceaux, tu as détruit cet amour, tout ce en quoi je croyais. J’avais confiance en toi, je t’aimais. Mais maintenant c’est trop douloureux à supporter. Je dois renoncer, je dois faire un énième choix égoïste, car je t’aime et que je ne peux te voir souffrir à cause de moi. Alors je te dis adieu. Alors je te confie, une nouvelle fois, mon cœur, ce cœur qui ne bat plus, qui s’est éteint, comme notre amour. »

Elle se recule encore, elle sent son amour partir en même temps que son cœur. Les larmes recommencent à dégringoler.

« Et je te dis adieu, Nephylim, car plus jamais je ne vais revenir, car plus jamais je ne vais te revoir. Je te dis adieu comme je dis adieu à nos beaux souvenirs, comme je dis adieu à notre amour. J’ai fais un choix... j’ai fais le choix de t’oublier »
souffle-t-elle finalement avant de tourner le dos à la créature d’eau, à l’enfant d’Aqua à qui elle avait confié une partie d’elle-même.

Oui, aujourd’hui, elle était morte.
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MessageSujet: Re: Plic, ploc, te rappelles-tu ?    Mar 25 Nov - 17:44

Elle avait raison, je ne savais rien. Je ne savais plus rien, engloutit que j’étais dans le trou noir qui avait remplacé mes souvenirs. Je ne pouvais qu’imaginer ses tourments, tenter de visualiser sa douleur, ses souffrances.
Non, je ne me souvenais pas d’elle, ni d’aucun autre. J’ai oublié mon rôle, ma mission, ma vie.
Et même mes nouveaux souvenirs ont du mal à rester en ma mémoire. Que pouvais-je faire à part accuser le coup en silence, accepter les faits, ses reproches.
M’a-t-elle un jour aimé ? Peut-être. M’aime-t-elle encore ? J’ai bien peur que non.
Je dois être influencé par les histoires des humains qui sont mes seuls repaires, pensant qu’il lui suffirait simplement de recommencer. Avec ou sans moi, tant qu’elle allait mieux. Perdre mes souvenirs ne veut pas dire que je suis devenu insensible.

Elle s’éloigna, je compris bien vite, elle allait partir. Que pourrait-elle faire d’autre de toute manière ? Elle est venue ici dans l’espoir de trouver quelque chose cher à son cœur et le voilà brisé. Et vu ce qu’elle vient de me dire, elle fuira de nouveau, sachant pertinemment que je serais bien incapable de la retenir.
Tu ne fais que te placer des œillères pour fuir ton chagrin, mais, je suis mal placé pour te le dire… Alors je ne dis rien. Il est possible qu’un jour tu les retires. Alors, il ne reste qu’à attendre… Et espérer.

Des adieux. Ainsi ce finit cette histoire ? Soyons réaliste, je sais bien que non, je suis trop têtu et je lui ai promis une chose. Quant à elle, cela dépendra de ses émotions. Enfin… Le temps. Il est capable de beaucoup de chose. En particulier de cicatriser les blessures… Ou d’oublier. Il serait stupide de ma part d’omettre ce détail.
Ephy a donc fait deux choix, m’offrir son cœur mort, froid et m’oublier. Soit, comment pourrais-je l’en empêcher ? Plus tard peut-être.
Pourtant je doute de ses mots, trop émotive, elle ne fera pas autrement avant longtemps, elle m’a dit devenir folle. La folie n’est possible que par le ressentiment. Ceci est caractéristique du cœur.
Et je ne suis qu’un idiot de penser à ça. Elle s’éloigne, bientôt, même son ombre ne sera plus visible. Bientôt, elle quittera le temple et je quitterais sa vie.

Je retournais lentement au fin fond de ma cellule, l’esprit embrumé. Chargé de pensé, de réflexions dont je me serais bien passé, mais qui, au final, peuvent aussi grandement m’apporter. Pourquoi n’y ai-je jamais pensé ? Certainement parce que je ne cherche pas cette fausse liberté en dehors de ces murs.
Un jour spécial de plus à graver. Un bruit sourd, que peu peuvent entendre, cela nécessite une écoute particulière. Un son plaintif, un gémissement à quelque chose qui est en train de s’éloigner, de disparaitre, de mourir.
Je trouverais le moyen de refaire battre ce cœur.



FIN DU RP
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