Un sourire ?

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Aventure #1 écrite Mar 15 Juil - 22:25

Le jour venait de se lever. Laerya pouvait encore sentir la fraîcheur de la nuit caresser sa peau. Elle frissonna.
Après avoir passé la nuit à la belle étoile, la jeune fille se félicita pour avoir eu l'excellente idée d'acheter un manteau. Son épais duvet blanc lui avait couté toutes ses économies qui étaient déjà bien maigres. Son métier était bien plaisant mais il ne lui permettait pas de gagner grand chose. Seulement de quoi acheter son pain quotidien.
La jeune danseuse profita de ses seuls moments de tranquillité pour admirer le soleil commencer son voyage. Elle adorait le ciel à l'aube.

Déjà, quelques personnes commençaient à aller et venir sur la grande place. Les boutiques ouvrirent leurs portes et une douce odeur de pain cuit venait titiller l'odorat de la jeune fille. Elle attendit juste une heure pour que la place soit déjà animée. Les commerçants hurlèrent les bienfaits de leurs produits et les passants, tels des abeilles face à un champ de fleurs, furent attirés par la diversité des offres. Laerya les observa, un léger sourire bienveillant sur les lèvres.

Des enfants arrivèrent peu après, jouant à des jeux qui emplirent la jeune fille de nostalgie. Elle riait doucement en les voyant crier tels des justiciers venus délivrer le monde du Mal. Dans l'ombre, elle aperçut un enfant, qui regardait timidement le groupe et sans pouvoir les approcher, les enviait. Laerya se leva et s'approcha doucement, un sourire affectueux sur les lèvres.
- Ne souhaites-tu pas jouer avec eux ?

Surpris, le garçon acquiesça lentement, se demandant si le jeune fille n'était pas louche. Elle le prit par la main et l'emmena vers le groupe d'enfants. De sa main droite, elle poussa légèrement le petit garçon.

- Sois courageux et va leur parler. Si tu y arrives, je vous montrerai un petit spectacle à toi et à tes nouveaux amis.

Avec un grand sourire, le garçon courut vers ses nouveaux amis et leur parla, au début timidement, puis il prit confiance au fur et à mesure qu'il leur racontait que la fille qui l'avait accompagné, leur réservait une petite représentation. Les yeux pleins d'espoir, les enfants s'assirent face à Laerya, qui rit doucement. Elle enleva son manteau blanc, laissant place à son costume de danse, puis leva gracieusement un bras, signalant qu'elle allait commencer.

Quelques secondes s'écoulèrent, quand soudain, un chant retentit sur la grande place. Les commerçants et les passants arrêtèrent leurs affaires et cherchèrent des yeux d'où provenait cette voix féminine. Leurs yeux tombèrent sur Laerya qui en levant son deuxième bras, entama sa danse. Sa voix était aiguë et douce et ses mouvements étaient élégant et gracieux. Elle chanta la joie et l'espoir, et dansa pour la beauté de ce monde. Dans son cœur, elle espérait simplement avoir offert un peu de bonheur à ceux qui l'écoutaient, car la vie savait être injuste et odieuse.

Quand elle eut terminé, quelques applaudissements fusèrent. Les enfants, émerveillés, s'agglutinèrent autour de la jeune fille qui riait de leur réaction. La journée commençait parfaitement bien, jusqu'à ce qu'un cri strident se fit entendre. Alertée, Laerya poussa délicatement les enfants, attrapa son manteau et courut vers la source du cri. En arrivant sur les lieux, elle découvrit avec stupeur une jeune femme dont l'abdomen était transpercé par un couteau et ses agresseurs, face à elle, un sourire cruel aux lèvres.

Laerya souriait. Elle souriait toujours. Mais à ce moment son sourire n'était rien de plus qu'une façade. Calmement, elle demanda aux témoins d'appeler un médecin et s'avança vers les cinq hommes. D'après leurs habits, ils ne venaient pas de Lüh et s’apparentaient plus à des bandits de seconde zone.

- Dommage pour elle... Cette mendiante n'a pas voulu se vendre à nous, railla l'un des leurs.

- Vous ne serez jamais heureux de cette façon. Si vous continuez ainsi. Vous ne mourrez pas avec le sourire, leur répondit-elle doucement.

Elle n'eut pour réponses que moqueries et grossièretés. Les hommes s'avancèrent vers elle, une lueur bestiale et pervertie dans le regard. Laerya leur fit un magnifique sourire et leva les deux mains en signe de paix.

- Je n'aime pas me battre et en plus ça ne rendra heureux personne.

Mais eux avaient l'air de s'en tamponner le coquillard...
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Dernière édition par Laerya le Mer 16 Juil - 23:51, édité 2 fois
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Aventure #2 écrite Mer 16 Juil - 21:29

Je me rappel de la première fois que je vis la danseuse..

Le sommeil n’avait pas voulu de moi durant la nuit, laissant mon regard se perdre par-delà les limites poussiéreuses d’une vitre. Pourtant enfoncé dans un fauteuil au confort incontestable, les pieds lourdement placés par-dessus un bureau recouvert de cartes et feuilles en tous genres, j’avais la parfaite posture pour rejoindre le monde des songes. Mais en cette nuit particulièrement étoilée, ses portes me restèrent closes, forçant mon esprit à continuer ses réflexions à défaut de pouvoir trouver le repos. Toute l’étrangeté des dernières semaines ne cessait de venir me troubler. Toutes ces personnes rencontrées depuis que je portais le titre de Noble m’avaient menaient à l’espoir, le doute et la déception. Passer de l’un à l’autre me laissait ressentir la désagréable sensation de devenir faible. Et l’absence de contrats ces derniers jours ne m’aidait en rien..

Ce fut ce jour que je pris la décision de ne plus laisser quiconque avoir le moindre impact sur moi.  Je serai l’être froid et distant que je fus depuis toutes ces années. Sur ces bonnes pensées, je quittai la demeure pour traverser la Capitale. La fraîcheur du matin ne manquerait pas de réveiller mes sens en silence depuis trop longtemps. Rapidement, mes pas me menèrent jusqu’à la Grande Place, où une mélopée murmurait ses paroles sous les cris quotidien de ce lieu. Cherchant l’auteur de l’étrange chuchotement, je remontais le bruissement au travers un habituel amas de populace venu quémander les bonnes affaires. Mais avant que je ne parvienne à l’atteindre, elle disparu sous la montée d’applaudissements enfantins. C’est là que je la vis. Ses yeux bleutés faisaient ressortir la jeunesse de son visage, tandis qu’elle renvoyait aux spectateurs du jour leurs sourires.    

Le mystère passé, je m’apprêtai à passer mon chemin. Ce fut à ce moment précis  qu’un cri de douleur s’éleva par-dessus les appels à la vente du lieu. Sans même s’interroger, la demoiselle au regard bleutée s’élança à sa rencontre. Ce geste m’intrigua à tel point, que je me mis à suivre ses pas. Elle qui semblait aussi dangereuse qu’un Dulcius partait la tête haute vers le danger. Et lorsque je parvins à la rattraper, je la vis même en plein affrontement de ce-dernier. Je ne cache pas que la situation m’amusa et que je laissai s’échapper un léger sourire lorsqu’elle en perdit le contrôle. Non loin d’elle mais toujours immobile, je jetai quelques regards aux alentours. Nulle milice et nul héros de passage. Dommage, elle en aurait eut besoin.

Tournant les talons, j’allais reprendre ma marche matinale. C’était sans compter sur les regards accusateurs des passants gardant leurs distances. A croire que sous prétexte que je disposai d’une lame à mes hanches et d’un titre, je me devais de répondre à l’appel silencieux de la chanteuse. Si leur opinion m’importait autant que la condition humaine intéressait les Quatre Grands, j’avais besoin de leur futur soutient pour mon projet à venir. Je passe les détails, mais pour la faire courte, je me retrouvai à devoir feinter l’irrésistible besoin de défendre cette pauvre âme en détresse. Contraint, j’avançai alors à sa rencontre tandis qu’elle usait d’une déconcertante méthode de défense.

Passant une main sur elle je la poussai lentement en arrière tout en me plaçant entre les deux camps.


-  Cela n’est pas encore une certitude.

A ce moment j’étais partagé. Cela faisait des jours que je n’avais tué personne et au vue de mes pensées, ils devenaient un cadeau des Dieux. Mais de l’autre, ils étaient cinq et cela faisait des jours que je n’avais pas dégainé.  

-  Vous aviez une stratégie en tête ? –Demandai-je amusé à la demoiselle qui ne semblait pas avoir encore décidée de partir au loin, avant de pousser le pommeau de ma lame pour calmer les ardeurs  de la bande-
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Aventure #3 écrite Mer 16 Juil - 23:30

Les deux mains levés, Laerya se demanda ce qu'elle allait bien pouvoir faire. Les malotrus continuaient à avancer dans sa direction et n'avaient pas l'air enclin à la discussion. Avant qu'ils ne furent trop près, un homme s'interposa. Son visage restait invisible sous sa capuche, mais la jeune fille était persuadée qu'il n'était pas bien vieux. D'un air amusé, l'inconnu lui demanda, une main posée sur le pommeau de son arme, si elle avait une stratégie en tête. Elle fit mine de réfléchir, puis finit par lui sourire innocemment.
- Peut-être pouvons-nous leurs proposer un verre ? Ah mais je n'ai plus d'argent, donc ce n'est pas possible... Et je pense qu'ils ne sont pas du genre à discuter. Croyez-vous qu'ils aiment les spectacles de danse et de chant ?

En entendant les cinq rustres, malpolis, discourtois et grossiers personnages s'impatienter, elle leur offrit un grand sourire niais. Elle n'était pas bien imposante et sa silhouette fine ne lui donnait pas la prestance de l'homme qui avait eu la gentillesse de l'aider, mais elle se plaça tout de même devant lui, un poing sur sa hanche droite.
Les témoins la regardèrent incrédules, se demandant si elle n'était pas aliénée. Soudainement, elle tourna son visage vers son sauveur.

- Ne faites-vous pas parti de la noblesse ? Vous ne devriez pas vous mêler de ce genre de bagarre de rue. Et si vous vous blessiez ? Ce serait triste. Je vais m'en occuper. Je ne sais pas comment, mais je vais bien trouver. Je me débrouille toujours.

Au fond, elle se demandait à chaque fois si elle allait s'en sortir. Cela ne lui faisait pas vraiment peur, mais elle savait qu'elle n'allait pas survivre longtemps dans ce monde hostile. Après tout, elle fonçait toujours tête baissée, alors qu'elle ne connaissait que les bases pour se défendre. Un soupir traversa ses douces lèvres roses, dessinées en un sourire résigné. Persuadée, que l'homme allait tourner les talons, car il n'avait aucune raison pour se mettre en danger, elle se préparait déjà à être attaquée.
Aurait-elle pu s'enfuir ? Tant que la jeune femme blessée ne sera pas prise en charge par un médecin, elle ne pourrait pas la laisser. Il lui était impossible d'abandonner une personne dans le besoin.

Les bandits commençaient à bouger légèrement. Tâtant le terrain et scrutant les réactions de l'homme encapuchonné. Ils furent arrêtés par Laerya qui se jeta, à même le sol et sans se soucier une seule seconde de ses agresseurs, pour être aux côtés de la femme. Cette dernière commençait à s'étouffer avec le sang qui s'accumulait dans sa bouche. Elle était mourante. Son visage, crispé, devenait de plus en plus pâle et ses mains, tremblantes, de plus en plus froides. La jeune fille lui prit les mains. Malgré son très léger sourire, les traits de son doux visage étaient tendus par l'inquiétude.

La jeune femme souffrait. Laerya savait qu'elle allait mourir. Elle avait déjà vu trop de morts. Mais sans se troubler, elle écarta doucement une mèche brune de la jeune femme et lui sourit tendrement.
Puis, un chant berça les oreilles de ceux qui pouvaient l'entendre. Il ne s'agissait pas de la chanson joyeuse que certains auraient pu écouter sur la Grande-Place, mais d'une douce et tendre berceuse, veillant sur le long voyage dans l'au-delà.

Ton corps restera dans ce monde maudit.
Âme tourmentée par la douceur d'une tragédie.
Ton cœur souhaite l'amour et la bienveillance
Je te les offrirai dans cette triste romance.
...

Doucement, la jeune femme s'endormit, le visage paisible. Toute trace de douleur sur son blanc visage, disparut avec les dernier vers de la berceuse. Laerya reposa la main froide et se recueilli dans un silence de deuil. Elle fut brusquement interrompu par l'un des cinq bandits qui lui attrapa le bras, la forçant ainsi à se lever.
"Ah oui... Je les avais oublié. Au moins, ne m'ont-ils pas interrompu." pensa-t-elle indifférente.
L'homme qui lui tenait le bras, parla, dégageant dans l'air son haleine putride.

- C'bien beau tout ça. J'en aurais presque la larme à l’œil. Elle est morte, t'as chanté, tout le monde, il est content, sauf nous. Maintenant qu'on a été bien sage et qu'on t'a écouté faire tes adieux, tu viens avec nous sans discussion. Avec ton talent, on va pouvoir te vendre cher. Content de t'avoir entendu, p'tit oiseau.

Heureux d'avoir trouvé une belle proie à vendre à un pervers ou à un noble, ils se félicitèrent pour avoir tué la femme.
Laerya n'était pas spécialement énervée. Mais elle n'avait aucune envie d'être vendue, même si cela rendait heureux une quelconque personne. Elle sortit donc discrètement sa dague et porta un coup avec son pommeau dans le bras du brigand. Ce dernier poussa un cri de surprise et de douleur, et lâcha le bras de la jeune fille. Il lui lança un regard noir et un sourire cruel se dessina sur ses lèvres. Il appela ses compagnons.
- C'toi qui l'a voulu... Allez-y les gars !

"Wah... Je me suis encore mise dans un sacrée pétrin..."
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Aventure #4 écrite Mer 23 Juil - 0:05

La naïveté de cette chanteuse me fait encore sourire aujourd’hui.

Au milieu de cette place lui servant sans doute de scène quotidienne, elle offrait un spectacle des plus improbables à un public commençant à gagner en ampleur. Pour défier l’acier des cinq bandits d’un jour, elle dégainait un sourire et une chorégraphie. Je devais bien lui reconnaître une certaine finesse du visage mis en valeur par le bleuté de ses yeux, et une silhouette pouvant faire quelques envieuses. Mais si elle n’était pas de celles dont on détourne rapidement le regard, je doutai qu’elle était pour autant de celles pour qui l’on dépose les armes. Et tandis que j’allais lui expliquer que seule un Zoloths de la Plage Lilyn opterait pour une stratégie aussi ridicule, elle me demanda de passer mon chemin. J’en restai sans voix, essayant tant bien que mal de faire avec le fait d’être ainsi balayé par une frêle jeune femme, qui se retrouvait pourtant dans une situation plus que délicate.

Ceci dit, elle m’avait libéré de cette entrave d’hypocrite auquel mon titre usurpé me contraignait. Je laissai donc derrière moi ce faux-semblant d’intérêt au sort de l’inconnue et lui tournait les talons. Pourquoi devrais-je risquer ma vie pour cette fille tout juste sortie de l’enfance, qui ne requiert aucune aide et désire trouver ses limites par elle-même ? Je ne faisais que lui rendre service dans un sens et dans le cas où la situation s’aggraverait, il y aurait certainement un idiot de passage ou un milicien qui irait se jeter dans cette histoire, heureux de jouer le temps d’un instant le héro de sa propre histoire. Peut-être même finiraient-ils ensemble, faisant de mon départ leur chance de connaître l’Amour et toutes ces conneries. En résumé, j’avais suffisamment interprété ce rôle, me donnant le droit de déléguer pour cette fois.

Je traversai les premiers rangs des spectateurs lorsque leur mouvement synchronisé de stupeur poussa ma curiosité à jeter un regard en arrière. Et là.. Honnêtement, moi-même je n’y crois pas encore aujourd’hui. Jetée au sol, elle murmurait à la femme. Et si j’en crois le bruissement dans ce qui commençait à être une petite foule, elle chantait. Elle chantait ! Comme-ci sa mélopée allait extirper des doigts avares de la Mort son butin. Elle n’était déjà plus qu’un cadavre de plus et pourtant, elle y accordait plus d’importance qu’à sa vie menacée. J’hésité entre de la naïveté, et de la stupidité..
Et au vue de ce qui se passa ensuite, j’avais ma réponse..

J’avais pourtant eu un espoir lorsqu’elle sortit sa lame, mais au lieu de viser le cœur, elle se contenta de lui titiller le bras. Soufflant ma déception, je m’apprêtai à continuer mon chemin lorsque les paroles du leader me retinrent. Je sais pas pourquoi, mais des images du passé surgirent. Dans un sens ça pouvait s’expliquer. Ces tueurs au sang froid étaient animés par une perversité qui c’était posé sur une âme bien innocente. Et si autrefois j’étais resté dans l’ombre, c’était en pleine lumière que je me hisserai aujourd’hui. Enfin, raisonnablement. C’est que je devais toujours masquer ce que j’étais à ces crédules habitants de la Capitale. C’était décidé, contre sa volonté, je me tiendrai aux côtés de cette petite pour la faire partir.  


- Un instant.

Avançant vers les acteurs, je dégainai ma lame. Faire le gentil oui, l’être.. C’était autre chose.

- J’ai loué ses services pour la journée. Fis-je en lançant la plus légère de mes bourses à Tsuris sur la chanteuse, avant de reprendre une fois leur hauteur atteinte - Jusqu’au couché du soleil, elle est de ce fait mienne. C’est donc avec ma lame que vous aurez à négocier si la folie vous prend de vouloir toucher ce qui m’appartient.

la formule était critiquable mais je ne me souciais pas de la danseuse et de ce qu’elle pouvait bien en penser. Tout ce qui m’intéressait, c’était de me placer en légitime défense pour m’occuper de ces parodies de bandits face à un public, sans avoir à m'en défendre. Dans le cas où elle n’opterait toujours pas pour la fuite.  
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Aventure #5 écrite Mer 23 Juil - 13:47

Qu'allait-elle pouvoir faire face à cinq hommes armés ? Bien qu'ils n'aient pas l'air bien forts, la puissance physique n'était pas vraiment un facteur essentiel dans la vie d'une danseuse et seules les situations improbables et dangereuses que la jeune fille avait l'air de collectionner, lui avait appris à se défendre un minimum. A côté d'eux, elle avait l'air bien frêle. Laerya soupira en se demandant si elle n'était pas légèrement stupide d'avoir renvoyé cet homme qui aurait pu la sauver de sa délicate position. A ce moment, elle n'avait guère le temps de s'attarder sur sa réprimande intérieur, alors elle leva sa dague et attendit les cinq hommes de pied ferme.

Laerya se persuada que les bandits ne lutteraient pas sérieusement. Non seulement, elle était une fille, ce qui en soit, incite les hommes à ne pas se battre au summum de leur capacité, mais en plus, ils souhaitaient la garder vivante pour la vendre. Rassurée d'avoir peut être une chance de s'en sortir, elle avait terminé sa préparation psychologique. Pourtant, au moment où elle fut prête, le noble qu'elle avait eu la bêtise de renvoyer, revint vers elle avec une nouvelle décision, qu'elle pensa tout à fait saugrenue.

- Un instant. J’ai loué ses services pour la journée. Jusqu’au couché du soleil, elle est de ce fait mienne. C’est donc avec ma lame que vous aurez à négocier si la folie vous prend de vouloir toucher ce qui m’appartient.

Sur ces dires, il avait lancé à Laerya une petite bourse de tsuris qu'elle attrapa au vol sans vraiment comprendre. Quand elle se rendit compte qu'elle venait d'être achetée, un fou rire monta légèrement de sa gorge. Personne n'avait encore jamais acheté ses services pour se trouver une raison de l'aider. Elle essuya délicatement une petite larme se formant au coin de son œil droit. La situation lui paraissait comme beaucoup moins désespérée et pour mieux arranger les choses, elle en devenait même hilarante. S'amusant de sa nouvelle position, elle fit une gracieuse révérence à son maître d'un jour.

- Souhaitez-vous leur mettre la pâtée ou vous enfuir loin de ces malotrus ? Pour ma part il n'y a plus aucune raison de rester dans ce coin.

Laerya parla en utilisant un ton déférent qui, aux oreilles les plus attentives, était doublé d'une légère touche de sarcasme. Elle n'avait pas l'habitude d'être au service d'une personne et trouva cette nouvelle expérience particulièrement ironique. Elle, qui était libre comme le vent, sans parents, sans amis, sans attaches, et qui, au gré de ses envies, venaient en aide à tous ceux qui en avaient besoin, elle avait besoin d'être enchaînée pour qu'on lui vienne en aide.

Les brigands, eux, n'avaient pas l'air de partager la gaieté de Laerya et commencèrent à s'irriter de la situation. S'occuper d'une simple petite fille avec pour seule arme, un coutelas, c'était divertissant et facile. Mais avoir en plus un noble à la carrure impressionnante et à la lame acérée, c'était déjà plus pénible et ardu. Essayant de garder un semblant de dignité, les cinq hommes essayèrent tant bien que mal d'énerver le noble en espérant ainsi le pousser à commettre une erreur.

- Vous savez, "Messire", que vous pouvez avoir toutes les filles et toutes les chanteuses que vous voulez. Alors pourquoi choisir ce laideron de bas-rang ? Vous ne vous rendrez que plus ridicule en vous mêlant de cette affaire du bas peuple. A moins que vous ne cherchiez justement à être la risée de la tourbe, railla l'un d'entre eux d'un ton faussement poli qui ne cachait absolument pas toute l'effronterie de ces phrases.

Laerya ne réagit pas tout de suite en entendant l’appellation qu'ils lui donnèrent, "Laideron de bas-rang". Quand elle comprit après quelques secondes qu'il s'agissait d'elle, elle pouffa simplement comme s'il s'agissait d'une plaisanterie.

- "Laideron de bas-rang"... Vous avez des goûts douteux, messire.

Sur cet échange des plus constructifs, des pas se firent entendre. Le public et les intéressés se tournèrent vers les sons, lorsqu'ils entrevirent tous un homme suivit d'un médecin, lui-même suivit par... la milice.
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Dernière édition par Laerya le Mer 23 Juil - 23:28, édité 1 fois
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Aventure #6 écrite Mer 23 Juil - 17:20

Les choses devenaient enfin intéressantes.

C’était amusant de les voir penser que l’honneur bafoué d’une inconnue pouvait m’importer. Et d’un autre côté, s’en était également insultant. Il était après tout en train de me comparer à ces héros d’un soir qui se sentent pousser l’âme noble au premier cri de détresse, soumis à cette irrépressible pulsion les obligeant à sortir leur lame, persuadés de conquérir de la sorte le cœur de la pauvre victime. Et si la situation était comparable, je n’étais pas de ceux là. Ces hommes ne me plaisaient guère, alors j’allais m’en débarrasser. Une simple concrétisation d’un désir parfaitement et totalement égoïste. Ainsi, amusé de sa méprise et quelque peu agacé du ton qu’il s’autorisait pour s’adresser à moi, je décidai de le corriger avec plus de plaisir. Remettant au fourreau mon épée, j’optai pour l’une des dagues accrochées au dos. Certes l’arme était plus petite, mais les blessures portées pouvaient quant à elles rendre la chose bien plus intéressante.

Concentré, je n’entendis pas ce que la jeune fille dit à ce moment. Mais peu m’importait, je n’allais pas comme elle mettre mon attention sur ce qu’elle pouvait bien marmonner comme elle le fit lorsqu’elle opta pour la femme mourante plutôt que de réfléchir à un plan plus efficace. D’autant que si mon expérience me donnait une forte chance de vaincre, leur nombre rendait fatale la moindre erreur de parade ou d’anticipation. Inspirant profondément, je galbais mon corps et réunissais toutes mes interrogations, mes doutes et mes craintes. Puis enfin, je soufflai le tout loin de mon esprit dans une longue et silencieuse expiration. J’étais redevenu le messager des ténèbres, serviteur de la Mort, bourreau de ces malchanceux ayant forcé mon attention à se poser sur eux. Resserrant la prise de ma dague, j’étais sur le point de faire rougir les pavés de la scène improvisée.

Mon coup prêt à partir le premier fut retenu dans son élan par des spectateurs fuyant la scène joué pour poser leur regard sur ce qui sonnait le début d’un tout nouvel acte. L’aspect jaunâtre sous les pics des lances venant à nous ne laissait aucun doute, la milice daignait enfin s’intéresser au bas-peuple. Ce qui ramenait une nouvelle fois le choix à mon insupportable dilemme cornélien. Suivre la raison et en rester là, ou suivre mon envie et écorcher chacun d’entre eux. Après une rapide réflexion, je trouvai ma solution. Je ne choisissais pas, je prenais les deux. Pour cette fois je laissai vivre ces déchets de la race humaine, et une fois la milice occupée par le cadavre, je m’occupai de retrouver chacun d’entre eux. Rangeant ma lame je me retournai vers la chanteuse.


- Essayez donc de rester en vie jusqu’à ce que la milice soit à vos côtés et ça devrait aller. Je vous laisse leur conter l’histoire, j’ai pour ma part un plus grand intérêt à ne pas les rencontr[…]

Je me rappel ne pas avoir terminé ma phrase car je venais de ressentir une coupure au niveau de mon épaule gauche. Profitant que j’avais rangé mon arme et que je lui tournai le dos, il avait sorti la sienne et c’était empressé de me porter son coup. Certainement avant de rejoindre ses comparses qui eux, avaient déjà préférés prendre les devants face à l’arrivée de la milice. Par chance il était idiot, car son acier était des plus tranchants. Jouant de rapidité, je m’empressai de relever légèrement son menton en le saisissant de ma main gauche, tendant alors son cou et m’offrant sa pomme d’Adam, que je brisai d’un ferme coup de la main droite. Tombant à genoux, il suffoqua un instant avant que je ne m’accroupie pour être à sa hauteur, afin de mieux observer la vie quitter lentement son regard.

- Frappe pour tuer, ou ne frappe pas.

Me relevant à la hâte, je repris mon chemin, dans le sens opposé de la milice. Je devais les perdre, et vite.
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Aventure #7 écrite Mer 23 Juil - 20:45

Laerya observa la milice arrivait avec un air qu'on aurait pu qualifier ni de contrarié, ni d'enjoué. Elle n'appréciait pas énormément d'être confrontée à la milice. Les soldats ne sont jamais agréables et leurs échanges lassaient souvent la jeune fille qui aurait préférer occuper son temps à venir en aide aux gens, plutôt qu'à parler à des miliciens. Elle réfléchit un moment à ce qu'elle allait faire. Allait-elle écouter son sauveur et rester avec la milice durant un long moment ennuyeux ou allait-elle s'échapper de leur filet d'interrogations ? Son choix fut rapidement arrêté lorsque son "maître" reçu un coup à son épaule gauche.

Du sang coula de sa blessure. La jeune fille écarquilla d'effroi ses grands yeux bleus. Elle n'avait jamais aimé la vue de sang, mais son dégoût ne fut rien comparé à ce qu'elle ressentit lorsque son bienfaiteur brisa le cou du brigand qui avait osé s'en prendre à lui. Elle vit le corps tomber et la vie s'effacer petit à petit de cette chair. Lorsqu'il ne resta plus qu'un cadavre, son meurtrier tourna les talons et s'enfuit vivement dans le sens opposé aux miliciens. Impulsivement, Laerya le suivit.

L'homme avança particulièrement vite, ce qui avait pour don de titiller la curiosité de la demoiselle. Elle se demanda ce qu'il avait à cacher pour avoir tant besoin d'éviter la milice. Soit, elle avait autre chose en tête. Alors, quand ils furent loin, elle le rattrappa aussi rapidement qu'elle put et lui lança son manteau sur la tête. Ce geste, ni dangereux, ni menaçant avait pour simple but de l'arrêter et de lui faire écouter ce qu'elle avait à dire. Légèrement essoufflée, elle le regarda d'un air méchamment énervé. Cela était bien rare de voir ce doux visage teint d'une triste colère, mais à ce moment, elle n'avait pas le cœur à être joyeuse.

Quand elle eut repris son souffle, elle arriva de nouveau à esquisser un léger sourire. Certes, un faux sourire, mais un sourire tout de même.

- Mon cher maître, il ne faut pas oublier svos affaires derrière vous. Aurez-vous oublié que je suis vôtre durant une journée entière ? Elle montra la petite bourse et la fit sauter dans sa main droite. Etant à votre service, je me dois de vous dire la vérité et de vous offrir la meilleure des connaissances pour que vous puissiez vivre heureux. Il s'agit du respect de la vie humaine, même si l'humain en question est le pire des brigands.

Elle avait dit le tout d'un sourire angélique et lumineux cachant au fond, un léger sentiment de colère. Comment un homme pouvait-il être heureux en tuant ? Elle était persuadée que c'était tout bonnement impossible de l'être. En voyant cet homme prendre une vie comme il jetait un vulgaire bout de papier, elle ne put rester de marbre.

Laerya avait toujours été du genre à se jeter la tête la première et rester avec une personne jusqu'à qu'elle soit heureuse. A croire que cette jeune fille cherchait simplement à mourir. Nombreux sont ceux qui se sont énervés et qui l'ont envoyée balader et elle était presque certaine qu'il en sera de même avec ce noble. Mais qu'importe le nombre de fois, elle essaierait.

Au bout d'un moment, elle s'accroupit, attrapa son manteau et sa dague, et entreprit de découper une manche. Certes il n'était pas de très bonne qualité. Mais le temps de lui trouver des bandages ce tissu faisait l'affaire. Elle tailla son pansement de fortune avec une pointe de tristesse lui pinçant légèrement le cœur.

"Je sens que je vais encore avoir froid cette nuit..." songea-t-elle dépitée.

Elle leva ensuite un visage joyeux vers l'homme et lui tendit une main.

- Qu'attendez-vous ? Montrez moi votre épaule pour que je puisse lui mettre le panser. A moins que vous ne souhaitiez jouer au petit poucet, mais avec vos traces de sang ?

Laerya s'attendait à tout que ce soit un coup de pied ou un coup de lame et elle n'en avait cure. Mais elle préférait tout de même le coup de pied. Cela mettra moins de sang sur le sol.
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Kris
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Aventure #8 écrite Jeu 24 Juil - 1:38

Et loin d’être finies.

Pressant le pas, je passais au travers les groupes de passants parsemant la Grande Place qui portait son nom avec la plus vérace des légitimités. Les anciens spectateurs de mon spectacle improvisé devaient probablement me penser en pleine fuite, mais il n’en était rien. A ce moment là, je traquai. Les quatre restants avaient empruntés cette direction et n’avaient que quelques minutes au plus d’avance sur moi. Si je rajoutai leur arrêt pour attendre le retour du cinquième, mes chances de les retrouver étaient à la limite de la certitude. Suivant l’empressement que je ressentais à nos retrouvailles sous la montée de mes sombres pensées, je glissai entre les marcheurs matinaux avec l’aisance des mes années à pratiquer. Il était bon de retrouver cette sensation. Je me sentais à nouveau tel un prédateur, confiant et à l’affût, remontant la piste d’une proie ignorant qu’elle est déjà condamnée. Une émotion qui vint gagner en ampleur, lorsque je vis à quelques mètres l’un d’eux, accroupis avec pour seul bouclier, un assemblage de caisses en bois.  

Mon regard s’illumina de mon noir désir, ma main vint caresser avec lenteur l’intérieur de ma toge jusqu’au pommeau de ma dague qu’elle agrippa avec fermeté. L’instant était parfait. Parfait, jusqu’à son retour. M’utilisant de porte-manteaux, elle m’obligea à attendre qu’elle atteigne ma hauteur. Et si elle me retenait d’assouvir un plaisant besoin, elle m’offrit probablement le plus grand sourire intérieur que j’eue jusqu’à aujourd’hui. Elle était là, devant moi, et me vantait la valeur de la vie. J’vous jure, à moi ! Balancer tout un discourt sur son importance et sa beauté, sur l’aspect gentil de faire le Bien et ce genre de conneries de ce que je me rappel. Si à cet instant elle avait su qui était en face d’elle, elle aurait ri jusqu’à s’en tordre de douleur. J’en restais muet, me répétant ses paroles silencieusement. J’en étais presque devenu heureux tellement cette situation était amusante.

Enfin, jusqu’à ce qu’elle finit par s’accroupir et dégainer sa dague pour se faire bien plus violente avec son pauvre manteau, qu’elle ne le fut avec son agresseur plus tôt. Intrigué, je compris rapidement son attention. Elle ne fut pas idiote en relevant que je semais une parfaite ligne entre moi et la milice. Mais elle fut idiote de penser que j’avais parlé avec sérieux lorsque je me proposai d’acheter ses services, pour toute une journée de surcroît. J’avais simplement cherchai un prétexte et elle jouait à merveille ce rôle, rien de plus. Je ne comptai absolument pas l’avoir comme compagnie. Lorsque j’étais encore naïf peut-être, mais plus maintenant que la raison m’était revenue. Me rapprochant d’elle en feintant lui offrir mon épaule blessée, j’usai de mes talents de voleur pour récupérer la  bourse que je lui avais préalablement accordée. Après quoi, avant qu’elle ne puisse panser la plaie convenablement, je me retirai et lui tournais le dos pour reprendre ma chasse.  


- Je vous délivre de votre devoir.  -Lui fis-je en faisant sauter la bourse de Tsuris dans ma main gauche, comme elle le fit-

Retournant à mes occupations, je balayai cette danseuse de mon esprit. Plus rien à part ma cible ne comptait. Partant soudainement, je disparu parmi une dizaine de passant descendant la rue non loin de là. Lorsqu’ils eurent finis de passer, je me retrouvai de l’autre côté, observant accroupis la vie quitter le regard de ma proie dont aucune plaie n’était visible bien que son sang lui, commençait à dessiner un cercle.  
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Aventure #9 écrite Sam 26 Juil - 12:51

Laerya lui tendait le bras, montrant ainsi son bandage improvisé. Certes, il n'était pas très beau à voir, mais c'était déjà ça. L'homme s'accroupit et lui montra son épaule blessée afin qu'elle puisse la panser. Le sang coulant abondamment, la jeune fille  commença son travail en serrant le plus possible son pansement, espérant ainsi arrêter l'hémorragie. Cependant, son sauveur n'avait pas l'air d'être du même avis, car celui-ci se releva promptement en lui reprenant au passage la petite bourse de tsuris. Laerya observa tour à tour la bourse sautant dans la main de l'homme et le bandage pendant, à moitié défait. Elle n'avait pas terminer de le soigner qu'il s'en allait déjà.

D'un air contrarié, elle regarda l'homme partir avec le reste de la manche droite de son manteau.
Au bout d'un moment, elle soupira et se releva. Essuyant quelques poussières sur ses vêtements, elle tourna les talons et repartie en sens inverse.

- Les hommes, je vous jure... Trop fière pour accepter un simple pansement... soupira-t-elle, un léger sourire d'amusement sur ses lèvres.

Pour le moment, elle retourna à ses occupations habituelles. Elle marcha dans les rues en quête d'un endroit où elle pourrait attirer suffisamment de monde avec ses représentations. Pourtant, même ainsi, elle ne pouvait sortir cette drôle de rencontre de son esprit. Peut-être aurait-elle dû le suivre ? Elle n'en savait rien. Son instinct lui dictait que ce n'était pas encore le bon moment pour l'embêter.

Rien ne servait d'être pressée, ni de le suivre contre son gré. Elle sentait qu'ils allaient se revoir un jour. Pour l'instant, elle le laissait s'en aller, mais la prochaine fois, elle ne comptait pas le laisser s'en sortir aussi facilement.

Laerya sourit et se mit à chanter.
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Un sourire ?

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